Skip to main content

Full text of "Paléographie latine. 125 fac-similés en phototypie accompagnés de transcriptions et d'explications avec un exposé systématique de l'histoire de l'écriture latine par le Dr. Franz Steffens. Édition française d'après la nouvelle édition allemande par Remi Coulon, O. P."

See other formats


paléographie latine 






• • . 


125 Fac-similés en phototypie 





accompagnés de transcriptions et d’explications 
avec un exposé systématique de l’histoire de l’écriture latine 


par le 





p r - Franz Steffens 

// 

Professeur à l’Université de Fribourg (Suisse) 







Edition française 


d’après la nouvelle édition allemande 



par 


REMI COULON, O. P. 






1910 




Trêves 8 /m 

Imprimeurs et Editeurs 

SCHAAR & DATHE, S ,é p. Actions. 


PARIS 

Libraire-Editeur pour la France 

H. CHAMPION, Quai Malaquais 5. 
















































































































‘ ’• '. i • 

. • : : - • 
















































































































































































































paléographie latine 


125 Fac-similés en phototypie 

accompagnés de transcriptions et d'explications 
avec un exposé systématique de l’histoire de l'écriture latine 

par le 

p r Franz 5teffens 

Professeur à l'Université de Fribourg (Suisse) 


* — 

Edition française 

d'après la nouvelle édition allemande 

par 

REMI COULON, O. P. 




1910 


Trêves 8 /m 

Imprimeurs et Editeurs 

SCHAAR & DATHE, S té p. Actions. 


Paris 

Libraire-Editeur pour la France 

H. CHAMPION, Quai Malaquais 5. 


Digitized by 


Original from 

























































A la mémoire 

de 

Monseigneur 

Antonio Ceriani 


Ancien Préfet 

de 

l’Ambrosienne à Milan. 


S 


Digitized by 


64Û69G 


Original from. 


















Digitized by 

HNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 







Préface. 


I es planches que nous publions ici contiennent, dans un ordre chronologique, des exemples de l’écriture latine et des écritures qui en dérivent 
^ depuis les temps les plus reculés jusqu’au XVIII" siècle. Elles montrent comment l’écriture, au cours des siècles, s’est développée chez 
les Romains et plus tard chez les divers peuples d’Occident, et quelles furent, pour chaque période et pour chaque pays, les notes caractéristiques 
de cette écriture. 

Dans le choix des exemples, nous nous sommes surtout appliqués à illustrer les périodes de transition et l’origine de nouvelles 

écritures. Nous avons envisagé aussi bien récriture des livres que celle des documents, car il faut connaître l’une et l’autre pour comprendre 

l’évolution des différents genres d’écritures. Les nombreux documents que nous mettons à contribution — pontificaux, impériaux ou privés — 
peuvent servir aussi, par là même, à l’étude de la Diplomatique. 

Le texte, qui accompagne chaque planche, donne de brèves notices sur le contenu, l’âge et l’origine du document. Puis viennent 
des explications sur le caractère de l’écriture en général, sur la forme des lettres isolées, sur les abréviations, les ligatures, la séparation des 
mots et des phrases et sur quantité d'autres points qui, dans l’étude des manuscrits et des documents, méritent de fixer l’attention. Enfin, 
le texte de la planche elle-même se trouve reproduit, et cela tout à fait littéralement; pourtant dans l’usage des grandes et petites lettres, 
dans la séparation des mots et des phrases on a suivi la façon moderne d’écrire; nous ne tenons pas compte de la différence de l’s long 
et de l’s rond non plus que d’autres petites différences, par ex. dans la manière d’écrire l’a, le d, l’I ; lorsque ces différences ont Une importance 
paléographique, nous le signalons dans les explications; nous distinguons u et v sans tenir compte du texte, de telle sorte que u n'est 
employé que pour la voyelle et v seulement pour la consonne (sauf pour les noms propres, que nous reproduisons exactement, tels qu’ils 
sont dans le texte). Les abréviations sont résolues et les lettres introduites par nous dans les exemples de l’époque ancienne — jusqu’au 
commencement de la minuscule gothique — sont rendues en cursive. 

Le but poursuivi dans notre traité a été de fournir une introduction pratique à l’étude de la paléographie latine. Nos lecteurs 

y apprendront à déchiffrer les anciens textes et à transcrire correctement les abréviations et les ligatures, à fixer l’origine et l'évolution des 
différentes sortes d’écritures, à reconnaître les forces latentes agissant en elles, à distinguer les caractéristiques de chaque écriture, et à marquer 
l'époque et autant que possible le lieu d’origine de chaque manuscrit. Enfin l’étude de la paléographie doit aussi nous aider «à comprendre 
et à corriger les erreurs, qui se sont glissées dans la tradition de certains textes fixée par l’écriture, erreurs amenées par une écriture plus 
ancienne ou d’un caractère spécial, et à cause de cela difficile à lire et de fait mal comprise» (Voir Ludwig Traube, dont tous les amis de 
la paléographie déplorent la mort prématurée, Vorlesungen und Abhandlungen, Munich 1909, p. 3). 

La plupart de nos planches reproduisent les manuscrits et les documents originaux et de grandeur naturelle. Quelquefois cependant 
nous avons été amenés, par le format du travail et aussi pour rendre l’ouvrage d’un prix accessible, à ne donner les spécimens que sous 
un format réduit ou à n’en publier que des fragments. Les reproductions pour la plupart ont été faites sur des photographies prises par nous- 
mêmes sur les originaux; beaucoup pourtant sont dues à l’amabilité de savants bienveillants; un petit nombre, en particulier pour la période 
la plus ancienne, a été emprunté, avec la permission des éditeurs, à des reproductions déjà publiées. Nous avons d'ailleurs toujours cité 
les ouvrages auxquels ces emprunts ont été faits. 

Nous adressons nos remerciements à tous ceux qui nous ont aidé dans ce travail, particulièrement à MM. les bibliothécaires et archivistes 
qui, avec la meilleure grâce, nous ont permis de prendre des photographies de manuscrits et de documents. Notre reconnaissance s’adresse 
avant tout à MM. Ratti, préfet de l’Ambrosienne à Milan ; E. Motta, bibliothécaire de la Trivulziana à Milan ; P. Ehrle, S. J., préfet de la Vaticane 
à Rome; Dom Amelli, O. S. B., jadis bibliothécaire de Montecassino; le professeur Martini, directeur de la bibliothèque nationale à Naples; 
le Dr. Fava, directeur de la section des manuscrits à Naples; le professeur Barone, archiviste à Naples; Dom Leone Mattéi Cerasoli, O. S. B., 
bibliothécaire de la Badia di Cava près de Salerne; Don Antonio Spagnolo, bibliothécaire du chapitre à Vérone; le Comte Eusebio Güell y Lopez 
à Barcelone; le directeur de la bibliothèque royale de l’Escurial; Léopold Delisle, directeur honoraire de la bibliothèque nationale à Paris; 
Henri Omont, conservateur du département des manuscrits à Paris; P. Van den Gheyn, S. J., conservateur des manuscrits à la bibliothèque royale 
de Belgique; A. E. J. Holwerda, directeur du musée des antiquités à Leyde; Sir Edward Maunde Thompson, directeur du British Muséum; 
Hubert Hall du Public Record Office de Londres; F.J.H.Jenkinson, bibliothécaire de la bibliothèque de l’université de Cambridge; T. K. Abbott, 
bibliothécaire de Trinity College à Dublin; le Dr. Lager, conservateur de la bibliothèque de la cathédrale de Trêves; G. Kônnecke, archiviste 
d’état à Marburg; l’Abbé Willibald Hauthaler à Salzburg; Mgr. Schmid von Cirüneck, évêque de Coire; le Dr. Fâh, conservateur de la biblio¬ 
thèque de l’abbaye de Saint-Gall; Johannes Bohl, autrefois archiviste de l'abbaye de Saint-Gall; le Dr. Werner, conservateur de la bibliothèque 
cantonale de Zurich; le professeur von Mülinen, conservateur de la bibliothèque de la ville de Berne; le Comte Max Diesbach, conservateur 
de la bibliothèque du canton et de l’université de Fribourg en Suisse; Tobie de Raemy, conservateur des archives cantonales de Fribourg; 
le Père Bernhard Fleury, bibliothécaire du couvent des Cordeliers à Fribourg. C’est aussi avec reconnaissance que nous rappelons les noms 
des défunts qui nous prêtèrent un amical appui : Son Excellence le Prince Trivulzio à Milan ; le professeur Dr. Keuffer, conservateur de la 
bibliothèque de la ville à Trêves; le Comte Malaguzzi-Valeri, directeur des archives d’état à Milan; le Père Dcnifle, O. P., sous-archiviste du 
Saint-Siège à Rome; le recteur Dingels à l’Hospice Cues-sur-Moselle; le professeur Dr. Hôlder, bibliothécaire, et Joseph Schnewly, archiviste 
à Fribourg en Suisse; le professeur Dr. Ludwig Traube à Munich; enfin Mgr. Antonio Ceriani, à la mémoire duquel cet ouvrage est dédié. 


Fribourg en Suisse, Juillet 1910. 


Digitized by 


Original from 



















Concordance 

des planches de notre 2* édition allemande et de l’édition française avec les planches de la 1** édition allemande et du supplément ( S.). 


2' éd. 

1*" éd. 

2' éd. 


1 èr * éd. 

2 * éd. 

1"* éd. 

2' éd. 


1** éd. 

2* éd. 


1' 

éd. 

2* éd. 


!♦" éd. 

Partie 


I*«« Partie 



Il» Partie 



Il» Partie 




III» Partie 



III» Partie 



l . . 

i 

26 b 



35 a 

48 a 

s. 

34a 

«s • 


a 1 

104 

87 a 

• 

a 

7« 

108 . 

• 

. 85 

2 . . 

2 

rji 



*5* 

48b . 

• 

39 

66a 



55a 

87 b 




109 . 

• 

s. 43 


3 

27 b 

* 


35b 

49» • 

* 

30b 

66b 


• 

54 

88 . 


s. 

36 

110a 

4 

. 86a 

3 . . 

4 

37 c 




49b 

s. 

24b 

67 . 


S. 

30 

89 . 


s. 

37 



86 b 

4 . • 

, loi 




36 

50 . . 

s. 

*5 

68a 


t 

6a a 




72a 

110b 

« 

. 87a 

S • • 

♦ S 

27 il 

« 


*7 

5» ♦ 

s. 

26 

68b 


• 

45* 

90 . 


4 

72b 

lit . 

• 

. 88 

6 . . 

. 6 

38 . 


S. 

10 

S»* • 


43b 

68c 


• 

6a b 

9* • 


t 

73 



89 

7 • • 

. 7 




29 

53b . 


49 a 

68 d 


• 

6ac 

93 . 


s. 

38 



90 

8 . . 

8 

29a 

• 

s. 

Il b 

53* • 

4 

44 b 

69 . 


S. 

3« 

93 . 


• 

74 

lia . 


S. 43 

9 . 

. 9 

29b 

* 

• 

30 a 

S3b . 

• 

49b 

70 a 


a 

56 a 

94 . 


• 

75 

i«3 . 


. 9* 

IO . . 

S i 

30 . 

a 

s 

12 

53C . 


40b 

70 b 


* 

56b 

95 • 


• 

76 

114 . 


. 9« 

Il . . 

n. ta 

3* • 

a 

s. 

*3 



4* 




57 

96 . 


• 

77 

»»5 


S. 44 

iaa . 

. 10 

3* • 

• 

s. 

>4 



42a 

70c 


t 

58a 

97» 


• 

78 

116 . 


. 93 

tab 

S. a 

33 . 

• 


37 



4tb 




58 b 

97 b 




"7 


S. 45 


>3 

34 a 


• 

38 a 



43» 

71a 


• 

43C 

98 . 


s. 

39 

Il8 . 


. 94 


• 4 

34b 






44 a 

71b 


» 

594 

99 • 


s. 

40 

119a 


. 95» 


«5 

35 • 

• 

s. 

16 



45 b 




59b 

tooa 


. 

79 

119b 



• 3 . 

S. 3 

36 . 

a 

s. 

«7 



4SC 

73 . 


« 

60 

100b 






95 b 

■ 4 . . 

S. 4 

37 . 


• 

3« 



46 

73 - 


t 

6l 

101 . 


a 

83 

iao . 

4 

. 96 

• S • • 

s. s 

38 . 

• 

• 

33 

54 . . 

• 

«03 

74 . 


s. 

33 

102 . 


4 

80 

131 . 

• 

S. 46 

16 . 

S. 6 

39 . 


s. 

18 

55 • • 


103 

75 ♦ 


. 

I05 

103a 




132 . 


. 97 

17 • . 

S. 7 

40 . 


s. 

«9 

56 . . 

« 

48 

76 . 


• 

63 

103b 


4 

81 

133a 

• 

. 98a 

|8 . . 

S. 8 

4> . 


s. 

30 

57 • • 


47 

77 


s. 

33 

«04 . 


• 

82a 



98 b 

•9 • . 

. 16 

4*a 


s. 

15b 

58 . . 

s. 

47 

78 . 


• 

64 




82 b 



98C 

ao . . 

• «7 

43b 

a 

4 

38 b 

59 . 

• 

5® 

79 . 


a 

65 

105 a 


• 

82c 

123b 



ai a 

S. 15 a 



s. 

ai a 

60 . . 

s. 

28 

80 . 


a 

66 

103 b 


• 

87 b 



99 

aib . 

. 28 

43» 

• 

• 

33» 

61 . . 

s. 

29 

81 . 


t 

67 

106 , 


s. 

41 

«34 . 

• 

S. 47 

32 . , 

- «9 




33b 

6a . . 

• 

5» 

82 . 


« 

68 

107 . 


• 

84 

I25 

* 

. loo 

*3» . 

. 20 

43b 

. 

s. 

21b 



5« * 

«3 • 


S. 

34 








ajb . 

. ai 

• 43C 


s. 

21c 

63a . 

a 

51b 

84 . 


s. 

35 








2JC 

18a 

44 a 



33C 

63b 



«5 • 


a 

69 








*4 . . 

s. 9 




34 

63c . 

» 

55b 

86 . 


• 

70 








35* • 

S. ua 

44b 


4 

40 a 

64 . . 

• 

53 













32 

45a 



35 















ajb . 

• *3 

45 h 

a 


38 















a6a 

. 34 a 

46 . 

• 

s. 

22 
















24b 

47 . 

» 

s. 

33 
















Concordance 

des planches de la 1«* édition allemande et du supplément (= S.) avec les planches de la 2* édition allemande et de l’édition française. 


l*~ éd. 

2 f éd. 

I*** éd. 

2" éd. 

éd. 


2* éd. 

1*" éd. 


2* éd. 

1**» éd. 

2* éd. 

1*" éd. 

2* éd. 

Suppl. 

2 

•éd. 

Suppl. 

2* éd. 

1ère Partie 


I*»» Partie 


Il» Partie 



Il» Partie 



111» Partie 


III» Partie 










1 


« 1 

22 


36 . 


45b 



63 b 

7« • • 

. 87 a 

87b . 

. 105 b 

s. 

1 . 

• 

'° 1 

s. 

*3 • 

4 

47 

2 

• » 

, 2 

*3 . . 

. 35b 

37 . 


33 

53 . 


. 62 


87 b 

88 . . 

. ni 

s. 

2 . 


12b 

S. 

24 a 

• 

48a 

3 



*4a . 

. 26 a 

38 a 


34 a 

53 . 


. 64 

72a 


89 


s. 

3 • 

a 

• 3 

s. 

24 b 

• 

49 b 

4 

» 4 

. 3 

24b 




34 b 

54 . 


. 66b 

72b . 

. 90 

90 


s. 

4 » 

a 

■ 4 

s. 

35 . 

. 

s® 

S 


* 5 

25a . 

. 26b 

38 b 


. 42b 

55» 


. 66a 

73 . . 

. 9* 

9* . . 

. 114 

s. 

5 * 

• 

•5 

s. 

36 . 

a 

5* 

6 


. 6 

25b . 

. 27 b 

39 . 

« 

. 48b 

55b 


. 63c 

74 . . 

. 93 

93 

. 113 

B 

6 * 

• 

16 

s 

37 . 

a 

58 

7 


. 7 

25c . 

. 27a 

40a 

* 

. 44b 

56 a 


. 7oa 

75 • 

. 94 

93 . . 

. 1 «6 

S. 

7 • 


• 7 

s. 

38 . 


60 

8 


. 8 


27 c 

40 b 

• 

- 53C 

56 b 


. 70b 

76 . . 

• 95 

94 . . 

. 118 

s. 

8 . 

4 

18 

s. 

39 . 

a 

61 

9 


O 9 

26 


41 



57 



77 • • 

. 96 

95* » 

. 119a 

s. 

9 • 

4 

34 

s. 

30 . 

a 

67 

10 


. 12a 

37 • . 

. 27 d 

42a 



58 a 


. 70c 

78 . . 

. 97a 

95 b 


s. 

IO * 

4 

28 

s. 

3* . 

a 

69 

II 


. Il 

28 . . 

. 21b 

42b 



58b 




"7»' 


119b 

s. 

ua 

• 

35» 

s. 

33 . 

• 

74 

12 

a 4 

. Il 

39 


43C 


7»* 

59» 


. 7«b 

79 . . 

. 100 a 

96 . . 

. 120 

s. 

11 b 

• 

39» 

s. 

33 • 

a 

77 

«3 



3oa . 

. 29b 

43* 



59b 




100b 

97 . . 

. 122 

s. 

12 . 

• 

30 

s. 

34 . 

a 

83 

«4 



30b . 

49» 

43 b 


. 53» 

60 . 


. 73 

80 , . 

. 102 

98a . 

. 123a 

s. 

«3 - 

4 

3i 

s. 

35 • 

a 

84 

«5 



3* . • 

. 37 

44* 



61 . 


. 73 


103a 

98b 


s. 

14 . 

• 

33 

s. 

36 . 

a 

88 

16 


4 19 

3» . • 

. 38 

44b 


• 53» 

62 a 


. 68a 

8t . . 

. 103b 

98c 


s. 

t$a 

• 

2t a 

s. 

37 . 

a 

89 

«7 


. 20 

33* . 

. 43* 

45* 

« 

. 68b 

62 b 


. 68c 

82a 

• «04 


123b 

s. 

15b 

4 

42a 

s. 

38 . 

a 

93 

18 

4 • 

. *3C 

33 b 


45b 



62 c 


68 d 

82 b 


99 


s. 

16 . 

♦ 

35 

s 

39 • 

a 

98 

«9 

4 • 

22 

33C . 

44» 

«S* 



63 • 


. 76 

82c . 

. 105a 

100 . . 

. *35 

s. 

«7 - 

♦ 

36 

s. 

40 . 

a 

99 

20 


4 23» 

34 


46 



64 . 


. 78 

83 • 

toi 

101 . . 

4 

s. 

18 . 

a 

39 

s. 

41 • 

• 

106 

21 

• • 

. 23b 

35 • • 

• 45* 

47 


• 57 

*5 • 


. 79 

84 . - 

. 107 

102 . , 

• 55 

s. 

19 . 

a 

40 

s. 

43 . 


109 






48 . 


• S6 

66 . 


. 80 

85 . . 

« 108 

103 . . 

• 54 

s. 

20 . 

a 

41 

s 

43 • 

. 

112 






49 a 


52b 

67 • 


. 81 

86a . 

110a 

104 . . 

. 65 

s. 

21 a 



s. 

44 • 


"S 






49 b 


- 53b 

68 . 


. 82 

86b 


105 . . 

. 75 

s. 

ai b 


43b 

s. 

45 • 

« 

« «7 






50 . 


* 59 

69 


. «5 

87a . 

. Iiob 



s. 

21c 

a 

43C 

s. 

46 . 

• 

121 






51a 



70 • 


. 86 





s. 

22 . 

• 

46 

s. 

47 . 

t 

124 






5lb 


. 63a 

















Digitized by Original from 






























































Table des matières. 


Avant-Propos .. , . , 4 # 

I. Histoire de l’écriture latine. 

A. Ecritures de la période romaine . 

i. Ecriture capitale . 

J. Ancienne cursive romaine . 

3. Ecriture onciale . 

4. Nouvelle cursive romaine . . ...... 

5. Ecriture demi-onciale . 

B. Ecritures nationales . 

1. Anciennes écritures italiennes . 

a) Ancienne cursive italienne . 

b) Ecriture curiale . 

c) Ancienne écriture italienne de manuscrits . , 

d) Ecriture lomhardique . 

3. Ecriture mérovingienne . 

3. Ecriture visigothique . 

4. Ecriture insulaire (irlandaise et anglo-saxonne) . 

C. Minuscule carolingienne . 

D. Minuscule gothique . 

E. Ecriture humanistique et gothique moderne 

1. Ecriture humanistique . 

a) Ecriture humanistique de livres . 


Introduction. 


I 


. . lit 
. . III 

. . iv 

. . IV 
V 

. . vu 

. VIII 
VIII 
. . VIII 
. . IX 
. IX 
. . X 
. . X 
. . XII 
. . XIII 
XVI 
. . XX 
. XXIII 
XXIII 
. XXIII 


b) Cursive humanistique . XXIV 

c) Ecriture italienne de chancellerie . XXV 

a. Ecriture gothique moderne . XXVI 

a) Cursive gothique française .. XXVI 

b) Cursive gothique anglaise . XXVI 

c) Cursive gothique allemande . XXVI 


II. Abréviations dans l’écriture latine. 


A. Abréviations de l'époque romaine . XXIX 

1. Abréviations par suspension .. XXIX 

3. Notes tironiennes . XXX 

3. Abréviations par contraction . XXXII 

4. Abréviations des manuscrits de droit . XXXUI 

5. Chiffres romains . XXXIV 


B. Abréviations du moyen âge . XXXV 

1. Abréviations dans les écritures nationales . XXXV 

3. Abréviations dans la minuscule carolingienne et gothique . XXXVI 

a) Abréviations par suspension . XXXVII 

b) Abréviations par contraction . XXXVII 

c) Abréviations par lettres suscrites . XXXVII 

d) Abréviations par signes spéciaux . XXXVIII 

e) Abréviations propres à certains mots . XXXVItl 

f) Chiffres romains et chiffres indo-arabes . XXXIX 


|*re Partie. 

1. Saec. VI. vel V. ante Chr. La plus ancienne inscription romaine. 

2. circa 300 ante Chr.— 200 post Chr. Inscriptions sur des médailles romaines. 

3. 31 ante Chr. — 79 post Chr. Carmen de bello Actiaco. Capitale. 

4. A. D. 41—54' Le Papyrus Claudius. Cursive romaine. 

5. .A. D. 57. Tablettes de cire de Pompéi. 

6. A. D. 93. Diplôme militaire romain. 

7. Saec. II. ineunte. Inscription votive sur marbre. 

8. A. D. 142. Tablettes de cire de Transylvanie. 

9. A. D. 166. Document sur papyrus. Cursive romaine. 

10a. Saec. III. Papyrus trouvé à Oxyrhynchus. 

10b. Saec. IV. Vergilius Vaticanus. Rustica. 

11a. A. D. 301. Inscription de Dioclétien. 

11 b. A. D. 330—346. Inscriptions sépulcrales. 

12a. Saec. IV. Vergilius Sangallensis. Quadrata. 

13 b. Saec. IV. Vergilius Augusteus. Quadrata. 

13. Saec. IV. Lettre latine. Cursive romaine. 

14. Saec. IV. Kragmentum de formula Fabiana. 

15. Saec. IV. et VH./VIII. Cicéron. De re publica. Palimpseste. 

16. Saec. V. Rescrit impérial. Cursive impériale. 

17. post A. D. 435. Chronique d’Euscbe-Jérôme. Onciale. 

18. Saec. V. et VIII. Codex Veronensis de Gaius. Onciale. 

19. Saec. V.(VL Vergilius Romanus. Rustica. 

20. A. D. 509/10. S. Hilaire de Poitiers. Demi-onciale. 

21 a. A. D. 546. Le Codex Victor à Fulda. Onciale. 

21 b. circa A. D. 700. Codex Am iatinus. Onciale. 

23. A. D. 572. Document de Kavennc. Cursive romaine. 

23a. Saec. VI. Flavius Josephus. Demi-cursive romaine. 

33b. ante A. D. 570. Demi-onciale du Mont-Cassin. 

34. Saec. VI. S. Avit de Vienne. Demi-cursive. 

25a. Saec. VIL Lectionnaire gallican. Ecriture mérovingienne. 

25b. Saec. VIL S. Maximus. Ancienne écriture italienne. 

26a. A. D. 680—691. Antiphonaire de Bangor. Ecriture irlandaise. 

26b. Saec. VII. Orose. Ecriture irlandaise. 

27. Saec. VII. et VIII. Manuscrits de Bobbio, en Italie. 

28. A. D. 69$. Diplôme de Childebert III. Ecriture mérovingienne. 

29a. Saec. VIII. S. Césaire. Ecriture mérovingienne. 

29b. Saec. VIII. S. Grégoire. Ecriture mérovingienne. 

30. Saec. VII. exeunte. F.vangéliaire de Kells. Ecriture irlandaise. 

31. circa A. D. 700. Evangéliairc de Lindisfarne. Ecriture anglo-saxonne. 

32. circa A. D. 737. Beda vencrabilis. Ecriture anglo-saxonne. 

33. 34. Saec. VIII. S. Isidore. Ancienne écriture italienne (Bobbio). 

35a. ante A. D. 779 Ecriture visigothique. 

35 b. Saec. VIII./IX. Ecriture visigothique. 

36. A. D. 743. S. Isidore. Ecriture visigothique. 

37. A. D. 754. Evangéliairc d'Autun. Ecriture onciale et mérovingienne 

38. A. D. 757. Document de Saint-Gall. Ecriture mérovingienne. 

39. A. D. 755. Diplôme d'Aistulf. Ancienne cursive italienne. 

40. A. D. 760. Diplôme de Pépin. Ecriture mérovingienne. 

41. A. D. 781. Diplôme de Charlemagne. Ecriture mérovingienne. 

42a. A. D. 779. Ancienne écriture italienne (Mont-Cassin). 

42b. Saec. VIII. exeunte. Ancienne écriture italienne (Novara). 

43. Saec. VIII. exeunte. Ecritures mérovingiennes. 

44. A. D. 783. 7u8 (79a). Documents de Saint-Gall. 

45a. A. D. 781. Evangelistarium de Godcscalc. Minuscule carolingienne. 

45b. Saec. VIII. exeunte. Le Codex Ada. Minuscule carolingienne. 

46. circa A. D. 800. La Bible d'Aie vin, à Zurich. Ecriture demi-onciale. 

47. circa A. D. 800. La Bible d'Alcvin, à Zurich. Minuscule carolingienne. 


II e Partie. 

circa A. D. 800. Liber Pontificalis iLucca). Ecriture italienne et onciale. 
49 »- Saec. VIII./IX. Ecriture de Corbie. 

49b. A. D. 828. Lex Visigothorum. Ecriture visigothique. 

50. Saec. IX. ineunte. Priscien. Ecriture irlandaise. 

51a. A. D. 819. Vitae patrum. Minuscule carolingienne. 

51b. Saec. IX. ineunte. César, De bello gallico. 

52a. Saec. IX. ineunte. Régula S. Benedicti. 

52b. Saec. L\. Sedulius. Carmen paschale. 

53a. ante A. D. 827. Evangéliairc de Louis le Débonnaire. 

53 b. Saec. IX. Alphabet runique. 

53c. A. D. 828. Document de Saint-Gall. 

54a. A. D. 828. Cartulaire de Fulda. Ecriture anglo-saxonne. 

54b. Saec. IX. ineunte. Coluraella. Ecriture anglo-saxonne. 

55. Saec. IX. Vergilius Turonensis. Minuscule carolingienne. 

56. Saec. IX. Notes tironiennes. 

57a. Saec. IX. medio. Evangéliairc greco-latin. 

57b. Saec. IX.X- Psautier greco-latin. 

58. A. D. 850. Privilège de Léon IV. Ecriture curiale. 

59. A. D. 856. Diplôme de Louis-le-Germanique. Ecriture mérovingienne. 

60. circa A. D. 860, Valère-Maxime Minuscule carolingienne. 

61. Saec. IX.|X. Térence. 

62. A. D. 876. Privilège de Jean VIII. Ecriture curiale. 

63a. A. D. 872—883. Psaumes traduits de l'hébreu. 

63b. A. D. 911. Glossaire latin. 

63c. A. D. 933. Document de Saint-Gall. 

64. A. D. 882. Diplôme de Louis III. Minuscule diplomatique. 

65. Saec. IX. exeunte. Horace. Ecriture irlandaise. 

66a. A. D. 909. Document de la Marche d'Espagne. 

66b. A. D. 911. Ecriture visigothique. 

67. A. D. 912. Diplôme de Bérenger I. Minuscule diplomatique. 

68. Saec. IX.—XII. Ecritures lombardiques. 

69. Saec. X. exeunte. Serments prétés à Strasbourg en 842. 

70a. A. D. 9*4—995- Codex Egberti. 

70b. circa A. D. iooo. Antiphonarium Hartkeri, avec Ncumcs. 

70c. A. D. 1004. Tabula paschalis. 

71a. Saec. X. exeunte. Ecriture anglo-saxonne. 

71b. A. D. 1029/30 S. Augustin. Minuscule carolingienne. 

72. A. D. 1053. Diplôme de Henri III. Minuscule diplomatique. 

73. A. D. 1071. Privilège d'Alexandre II. Ecriture curiale. 

74. A. D. 1086. Domesday Book (Angleterre). Minuscule carolingienne. 

75. Saec XI XII. Sénèque. Ecriture lombardique. 

76. A. D. 1102. Privilège de Pascal IL Ecriture curiale. 

77. A. D. 1101 —1106. Autographe de Sigebcrt de Gembloux. 

78a. A. D. 1106. Document de la comtesse Mathilde. 

78b. A. D. 1159. Document de l'archevêque Ilillin de Trêves. 

79a. A. D. 1114. S. Jérôme. 

79b. A. D. 1137. Frontinus, De aquaeductibus urbis Romae. 

80. A. D. 1137. Privilège d'Honorius II. Minuscule papale. 

81 a. A. D. 1138. Bulle d'innocent 11 . Minuscule papale. 

81b. A. D. 1145. Bulle d’Eugène III. Minuscule papale. 

82. A. D. 1139. Diplôme de l'empereur Conrad III. 

83a. A. D. nj8. Kvangéltaire de Maclbrigte. Ecriture irlandaise. 

8jb. A. D. 1141. Martyrologe. Minuscule carolingienne. 

83c. A. D. 1154. Cicéron, De arte rhetorica 

84. circa A. D. 1150. Codex traditionum de Salxbourg. 

85. A. D. 116a. Document de l'évêque Landric de Lausanne. 

86. A. D. 119t. Eusebius-Rufinus. Minuscule gothique. 


Planches. 

48. 












* 


Digitized by 


Original from 



















































































•ê 


III** l’nrtir. 


87a. A. D. 1203. Registres d’innocent III. 

87 b. A. D. 1*73. Registres de Grégoire X. 

88 A. D. ia<>8. Bulle d'innocent III. Minuscule papale. 

89. A. D. 1210. Document de l'évêque Conrad de Constance. 

90. A. D. 1231 . Registres du cardinal Ugo d’Ostia. 

91. A. D. 1334. Privilège de Grégoire IX. 

93. A. D. 1340. Registres de Frédéric II. 

93. A. D. 1349. Charte des franchises de Fribourg en Suisse 

94a. A. D. 1234. Bulle d’innocent IV. 

94 b. A. D. 1299. Bulle de Boniface VIII. 

93. A. D. 1261—1264. Autographe de S. Thomas d’Aquin. 

96. A. D. 1275. Deux diplômes de Rodolphe de Habsbourg. 

97 a. A. D. 1279—1292. Statuts diocésains de Cantorbéry. 

97 b. A. D. 1270. Arrêts de l’ancien Parlement de Paris 
98. A. D. 1286. S Thomas d’Aquin. 

99 A. D. 1291. Premier traité d’alliance entre Schwyx, Uri et Underwaki. 
100a. A. D. 1310. Document du duc Léopold I. 
ioo b. A D. 1319. Délégation d’un procureur à la Curie Romaine. 

101. Saec. XIV. incuntc. Le Virgile de Pétrarque. 

102. A. D. 1313. Isidore de Séville. 

103. A. D. 1337. Dante. 

104. A. D. 1339. Iura archiepiacopi Trevircnsis. 

103 a. ca. A. D. 1346. Registres de l’archevêque Baudouin de Trêves. 

105b. A. D. 1411. Chiffres arabes. 

106. A. D. 1353. Commentaire sur les Décrétales de Grégoire IX. 

107 a. A. D. 1366. Diplôme de l’empereur Charles IV. 


107 b. 

108. 

109a 

109b. 

110a. 

110b. 

ut. 

112. 
113a 
113b. 
114 
115a. 
113b. 
116 
117a. 
117b. 
118. 
119a. 
119b. 

120. 

121. 

122. 


A. D 
A. D 
A D 
A D. 
A. D. 
À. D. 
A. D. 
post 
A. D. 
A Du 
A D. 
A. D. 
A. D. 
A. D. 
A. D 
A. D. 
A. D. 
A. D. 
A. D. 
Saec. 
Saec. 
A. D. 


1360. 

» 3 <> 4 . 

1380. 

1422. 

1384 
1404 
1410. 
A. D. 

«455 

«463 

«457 

« 457 - 

1488. 

1472. 

« 477 - 

1730 . 

1496. 

1502. 

1576. 

XVI 

XVI. 

1362. 


123. A. D 1577. 

124. A. D. 1716 
123. A. D 1763. 


Registres de l’empereur Charles IV. 

Instrument de notaire. 

Salluste. Uellum Iugurthinum 
Cicéron, De oratorc. 

Glossaire allemand-latin. 

Sermons de S. Vincent Kerrier. 

Collection de lois dite «Schwabenspiegel* 

1433. Décrets du concile de Bâle. 

Fabulac moratizaiae. 

Document concernant Jean Guttembcrg. 

Valerius Probus. De notis antiquis. 

Le Bel Inconnu. Poème anglais. 

Columella, De re ruatica. 

1513. 1606. Brefs de Sixte IV. de Jules II, de Paul V. 
Supplique avec signature de Sixte IV. 

Motu proprio de Benoit XIII. 

1513. Deux lettres de l’empereur Maximilien I. 

Lettre de Louis XII, roi de France. 

Lettre de Henri 111 . roi de France, 
ineunte. Ecriture gothique anglaise. 

Ecritures allemandes. 

Lettre du cardinal Carlo Borromeo. Ecriture de chancellerie 
italienne. 

Deux diplômes de l’Université de Paris. 

Ecritures allemandes et écriture latine. 

PsslU #1 t YTIÏ 'srntiiifa hnll>tini 





























Addenda et Corrigenda. 


PI. 3. Au paragraphe sur les aficet et sur l’I allongé, ajouter : voir 
J. Christiansen, De afieibus et I longis inseriftionum latinarum, Diss. Kiel 1889. 

PI. 10a. L’écrit de Ernst Kornemann a pour titre : DU neue Litim- 
Lfitome aur Oxyrhjmchue. Tcxt und Untersuchungen (dans BeitrUge tur alun 
GtsthUhu, 2» fasc., Leipzig 1904). 

PI. lob. Dans les explications, col. I, lignes 13 et «3, il faut lire : Seuls, 
le Vergilius Sangallcnsis et Augusteus. les fragments du Vergiliu» Veronensis 
et du Lucain de Vienne et de Naples, sont écrits en quesdrata. Voir l’intro¬ 
duction, p. III. 

PI. 15. A ajouter à la description : voir aussi E. Châtelain, Les palimpsestes 
latins (dans Ecole frais/ne des /fautes-Etudes. Section des sciences historiques 
et philologiques Annuaire 1904, Paris 1905, p. 5—12). 

PI. 17. Voir la recension de l’édition de Fotheringham par E. Schwartz 
dans Berlines fhilalogistke Wochenschrift. 26, 1906. col. 744. 

PI. 39. Voir aussi la reproduction du diplôme par Giuseppe Bonelli. 
Coditt faits franco Lombards, pl. 7, Milan 1908. Dans le texte à la fin de la ligne 9 
Bonelli lit : prccefp] et au commencement de la ligne 10 : tum; ligne 15: 
herede nostro; ligne 17 : quandoq[ue]. Sur le facsimile de Bonelli on voit 
nettement qu’un trait d’abréviation oblique et allongé, formant coulée, 
termine le dernier mot du document (fel)\ ce mot doit donc être rendu 
par YelUiter. 


Pl. 42 a. Dans le titre au lieu de A. D. 779 lire A. D. 779—797. — Dans 

la description, ligne 3, au lieu de la phrase «Comme on avait coutume . 

il faut lire : D’après une communication de M. E. A. Loew on avait coutume 
de commencer ces tables avec la première année de ce cycle lunaire de 19 ans, 
dans lequel tombe l’année courante; il est donc à supposer que le manuscrit 
trouve sa place entre les années 779 et 797. (De fait 779 est la première 
année d'un cycle lunaire. l.a table pascale se trouve continuée jusqu’en 835, 
c’est-à-dire jusqu'à la fin du 3» cycle lunaire.) 

Pl. 30. Dans la description ajouter à la littérature : Stokes et Strachan, 
Thésaurus Talatoksbemicus, vol. Il, Cambridge 1903. 

Pl. 54 b. Les mots en marge, en notes tironiennes (ttrram ntt sent serre 
net faùgati) forment le titre du chapitre du a* livre. Ils se retrouvent par 
exemple dans le Codex Columella de Naples ivoir pl. 115b) et dans l’édition 
de Venise de 1528; il s’y trouve cependant une addition : ttrram net stntsetre 
ntt fatigari, si steresretur. — Dans le texte, ligne 26, dans vient a est barré 
à ce qu’il semble ; il faut donc lire vite. 

Pl. 66 b. A la note de la col. 2 il faut ajouter : à ce qu’il semble, il 
faut lire danUm. 

PI. 69. Dans la description ligne 9, lire Pétau au lieu de Petau. — 
A ajouter à la littérature : Voir aussi M. Lauer, Annales de flodsard. intro¬ 
duction, p. XLV. 
















Original from 































INTRODUCTION. 


Avant-Propos. 


I cs Romains avaient reçu leur écriture des ürecs, par l’intermédiaire 
* des colonies grecques de l’Italie méridionale et de la Sicile. Ces 
colonies — Kyme, Neapolis, Rhegion, Zatikle, Naxos, Katane, I^otitinoi 
et d’autres — étaient essaimées de Chalcis en Eubée : aussi les monu¬ 
ments les plus anciens de l'écriture latine ont-ils tout à fait les formes 
caractéristiques de l’alphabet chalcidien, qui appartenait au groupe 
occidental de l’alphabet grec (voir pl. 1. Sur l'alphabet des colonies 
chalcidiennes et sur le plus ancien alphabet latin, consulter A. Kirchhoff, 
Studien zur Geschichte des griediisdien Alphabets, 4* édit., Gütersloh 
1887, p. 116; en outre, l’article «Alphabet» de Joh. Schmidt, dans 
Pau lys peal - Encyclopüdie der classischen Altertumswissenschaft. 
Nouvelle édition, par les soins de G. Wissowa, Stuttgart, depuis 1894, 
I, colonne 1612; et l’article «Alphabetum» de F. Lenormant, dans 
Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, 
Paris, depuis 1877, I, p. 215). 

L'écriture latine de l’époque primitive, jusqu'au début de l’ère 
chrétienne, ne nous est connue que par des inscriptions. L’histoire 
de son développement relève donc de l'épigraphie. Nous nous con¬ 
tenterons de signaler ici brièvement les rapports de l’alphabet latin 
avec l’alphabet grec et les changements qui se sont produits dans le 
cours des siècles. 

Le C est la forme arrondie du Gamma, que l’on trouve déjà dans 
l’écriture des colonies chalcidiennes. Pourtant il cessa de représenter 
la gutturale douce du Gamma et prit le son dur du K, et supplanta K ; 
il n'a conservé le son du Gamma que dans les abréviations des plus 
anciens noms, conservées traditionellement : C =Gaius et CN = Gnaeus. 
K devint une lettre supervacua (comme l’appelle Marius Victorinus); 
il ne subsista que dans quelques abréviations, comme K ou Kal = 
Kalendae, K = Kaeso, K. C. = calumniae causa (voir pl. 114, dans 
la transcription en bas). 

Le Zêta cessa d’être en usage de bonne heure. Dans la série de 
l'alphabet la nouvelle lettre G prit sa place. Cette lettre fut inventée 
pour exprimer la gutturale douce. Elle se forma du C auquel s’ajouta 
un trait final. 

Pour le son de F on se servait de l'ancien signe du digamma 
grec, conservé dans l’alphabet chalcidien. 

Pour indiquer l'aspiration on se servait du signe de l'Eta : H. 
P portait en haut un crochet ouvert, rond ou angulaire. 

Q est l'ancien Koppa grec (le Koph de l’alphabet sémitique); 
il se trouvait aussi dans l’écriture des colonies chalcidiennes. 

R avait tout d'abord, comme dans l'alphabet chalcidien, deux 
iormes : la forme du Rho grec, avec une simple panse (comme P), et 
une autre forme où un trait était ajouté à la panse; plus tard la seconde 
forme triompha, le trait fut alors allongé et il en résulta l’R latin. 


De même V eut tout d'abord, comme dans l’alphabet chalcidien, 
une double forme : Y et V ; la forme V subsista seule et cette lettre 
servit aussi bien pour la voyelle que pour la consonne (pour U aussi 
bien que pour V). 

X (ou T) est I e Chi de l’alphabet grec; déjà les groupes occi¬ 
dentaux de l’alphabet grec usaient de ce signe comme x. 

Les signes des trois articulations aspirées — Thêta, Phi, Chi — 
furent supprimés; ils ne trouvèrent d’emploi que comme nombres 
(voir le chapitre sur les chiffres romains). Lorsque plus tard on chercha 
à indiquer l’aspiration dans les mots tirés du grec, on écrivit th, ph. ch. 

Les lettres Psi et Oméga de l’alphabet grec de plus tard, ne se 
retrouvent pas dans l'alphabet latin; elles n’existaient pas dans l'alpha¬ 
bet chalcidien. 

Au temps de Cicéron on emprunta de nouveau Ypsilon (y grae - 
cum) et Zêta à l’écriture grecque, et l’on s'en servit pour les mots et 
les noms propres empruntés à l’idiome hellénique; ils furent placés 
à la fin de l’alphabet. 

Ainsi l’alphabet des Romains comptait 23 lettres : 21 latines, dont 
la dernière était X (Quintilien l'appelle ultima nostrarum ) et 2 grecques : 

A B t I) I I G H I K L M N O P Q R S T V X Y Z, 

Notre alphabet moderne a 25 lettres, 2 de plus que l’alphabet romain. 
Au XVIP siècle, dans l’écriture minuscule, on distinguait nettement 
I et j, u et v — et de même dans l’écriture majuscule I et J, U et V — : 
depuis lors I marque le son de I et j celui de Jot, u le son de U, 
v celui de Vau. (I bref et j long, ainsi que u rond et v pointu étaient 
depuis longtemps en usage, pourtant ils n’étaient pas nettement distin¬ 
gués ; chaque forme exprimait tantôt le son de la voyelle, tantôt celui 
de la consonne; voir pl. 121 et 124.) — A noter que l'alphabet allemand 
a 26 lettres, y compris le double v (w, W). Il se compose de deux v 
entrelacés; on le trouve assez souvent depuis le XI* et XIF siècle 
dans les mots allemands et anglais (pl. 74 et 78 b). 

Les plus anciens monuments manuscrits de l’écriture latine, 
que nous connaissons, remontent au 1« siècle de l’ère chrétienne; ce n’est 
donc qu’à partir de cette époque que l'on peut suivre le développement 
de l’écriture écrite. La paléographie, dans le sens restreint du mot, 
ne traite que de cette écriture écrite, non des inscriptions ciselées ou 
gravées. Elle cherche avant tout à distinguer les divers genres d'écri¬ 
tures qui se sont développés au cours des siècles et à connaître les 
changements survenus dans chaque genre d’écriture, soit dans le carac¬ 
tère d’ensemble des lettres soit dans les lettres considérées isolément. 
En outre, elle cherche à déterminer, quand et où chaque genre d’écriture 
a pris naissance et comment il s’est répandu. De plus, elle enseigne 
l'histoire des systèmes d’abréviation, en usage à chaque époque, dont 
la connaissance est si nécessaire pour la lecture des manuscrits anciens. 


i 


Digitized by 


Original from 




















* » r 




II 







* 


Littérature générale. 

The New Palaeographical Society. Officcrs and Editors : E. M. Thompson, 


a) Epigraphie latine. 

Th. Mommsen, Die unteritalisdien Dialekte, Leipzig 1850. 

Fr. Ritschl, Priscae Latinitatis monumenta epigraphica ad archetyporunt 
/idem exemplis lithographis repraesentata, Berlin 1862. Avec cinq 
Supplémenta, maintenant réunis dans Ritschl, Opuscula IV, 494. 

E. Hübner, Exempta scripturae epigraphicae latinae. A Caesaris dicta- 
toris morte ad aetatem lustiniani, Berlin 1885. — Rômisdie Epi- 
graphik (dans Iwan Millier, Handbudi der klassischen Altertums- 
Wissensdiaft, 2« édit., Munich 1892). 

R. Ognat, Cours d'epigraphie latine, 1884 1885, 3* édit., Paris 1898. 

S. Ricci, -Epignt/ia Jatina. Milan 1898. 

- - « , . 

: b) Ecriture latine. 

.. ' 

Jean Mabillon, De re diplomatica libri VI, in quibus quidquid ad 
veterum instrumentorum antiquitatem, materiam, scripturam et 
stilum; quidquid ad sigilla, monogrammata, subscriptiones ac 
notas chronologicas; quidquid inde ad antiquariam, historicam, 
forensemque disciplinam pertinet, explicatur et illustratur. Acce- 
dunt commentarius de antiquis regum Francorum palatiis, veterum 
scripturarum varia specimina, tabulis LX comprehensa, nova du- 
centorum, et amplius, monumentorum collectio. Opéra et studio 
domni lohannis Mabillon, presbyteri ac monachi ordinis S. Bene- 
dicti e congregatione S. Mauri. Paris 1681. 1709. Naples 1789. 

Scipione Maffei, Istoria Diplomatica. Mantoue 1727 (et d'autres ouvrages). 

(Toustain et Tassin), Nouveau traité de diplomatique, où l’on examine 
les fondements de cet art: on établit des règles sur le discernement 
des titres, et l’on expose historiquement les caractères des bulles 
pontificales et des diplômes donnés en chaque siècle, avec des 
éclaircissements sur un nombre considérable de points d’histoire, 
de chronologie, de critique et de discipline; et la réfutation de 
diverses accusations intentées contre beaucoup d’archives célèbres, 
et surtout contre celles des anciennes églises, par deux religieux 
Bénédictins de la congrégation de S. Maur, Paris 1750 — 1765. — 
Edition allemande de J. C. Adelung et A. Rudolph: Nettes Lehr- 
gebâude der Dip/oniatik. Erfurt 1759 — 1769. 

Ulrich Friedrich Kopp, Palaeographia critica, Mannheim 1817—1819. 

Comte de Bastard d’Estang, Peintures et ornements des manuscrits, 
Paris 1835—1848. 

Natalis de Wailly, Eléments de paléographie. Paris 1838. 

J. B. Silvestrc, Paléographie universelle. Collections de facsimilés d’écri¬ 
ture de tous les peuples et de tous les temps, Paris 1839 — 1841. 
— Edition anglaise de F. Madden, Universal Palaeography, 
Londres 1850. 

Alphonse Chassant, Paléographie des dtartes et des manuscrits du 
XP au XVIP siècle, Evreux 1839 ; 8 e édit. Paris 1885. 

Th. Sickel, Monumenta graphica medii aevi ex ardiivis et bibliothecis 
impéril Austriaci collecta, Vienne 1858—1882. 

Léopold Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, 
Paris 1868—1881. 

W.Wattenbach, Anleitung zur lateinisdien Paldographie, Leipzig 1869; 
4 e édit. 1886. — Das Sdiriftwesen im Mittelalter, Leipzig 1872; 
3- édit. 1896. 

The Palaeographical Society. Facsimilés of Manuscripts and Inscrip¬ 
tions. Edited by E. A. Bond, E. M. Thompson and G. F. Warner, 
I. Sériés, Londres 1873—18813, 11. Sériés. 1884 -1894. 


G. F. Warner, F. G. Kenyon. Londres, depuis 1903. 

W. Arndt, Sdirifttafeln zur Erlernung der lateinisdien Paldographie, 
Berlin 1874; 3 e et 4- édit., par les soins de M.Tangl, 1897—1907. 

Recueil de fac-similés à C usage de f Ecole des diartes, Paris 1880 1887. 

Ernesto Monaci, Facsimili di antichi manoscrltti per uso delle scuole 
di filologia neolatina, Rome 1881—1892. — Ardtivio paleogra/ico 
italiano, Rome, depuis 1882. 

Album paléographique ou Recueil de documents importants relatifs à 
l’histoire et à la littérature nationales, reproduits en héliogravure 
d’après les originaux des bibliothèques et des archives de la France, 
avec des notes explicatives, par la Société de l’Ecole des chartes 
(avec introduction de L. Delisle), Paris 1887. 

Cesare Paoli, Programma scolastico di Paleografia latina e di Diplo¬ 
matica, Florence 1883 ; 3 e édit. 1901. — Edition allemande de 
K- Lohmeyer, Grundriss zu Vorlesungen über lateinisdie Paldo¬ 
graphie und Urkundenlehre, Innsbruck. 

Girolamo Vitelli e Cesare Paoli, Collezione Fiorentina di facsimili 
paleografici greci e latini, Florence 1884—1897. 

Emile Châtelain, Paléographie des classiques latins, Paris 1884—1897. 

Fr. Blass, Paldographie, Budtwesen und llandsdiriftenkunde (dans 
lwan Müller, Handbudi der klassischen A/tertums-Wissenschaft, 
2' édit, Munich 1892). 

Isidoro Carini, Sommario di Paleografia, 4° édit., Rome 1889. 

Maurice Prou, Manuel de paléographie latine et française du VP au 
XVIP siècle, suivi d’un dictionnaire des abréviations, 2 8 édit., 
Paris 1892. — Recueil de fac-similés d’écritures du V* au XVIP 
siècle. Paris 1904. 

Edward Maunde Thompson, Handbook of Greek and Latin Palaeo¬ 
graphy. Londres 1892; nouvelle édition, 1903. 

G. Friedrich, Ucebnd kniha palaeografie latinské, Prague 1898 (en 
bohémien). 

A. Chroust, Monumenta palaeographica. Denkmdler der Sdtreibkunst 

des Mittelalter s, Munich 1899—1906. 

F. Carta, C. Cipolla e C. Frati, Monumenta palaeographica sacra. 
Turin 1899. 

Reusens, Eléments de paléographie, Louvain 1899. 

W. Schum - H. Bresslau, Die sdiriftlidien Quellen (dans G. Grôber, 
Grundriss der romanisdtcn Philologie. 2* édit., Strasbourg 1904). 

B. Bretliolz, Lateinisdie Paldographie (dans Aloys Meister, Grundriss 

der Gesdiiditswissenschaft, Leipzig 1906). 

Carlo Cipolla, Codici Bobbiesi délia biblioteca nazionale universitaria 
di Torino, Milan 1907. 

J. van den Gheyn, Album Belge de paléographie. Recueil de spécimens 
d’écritures d’auteurs et de manuscrits Belges (VII*» — XVP siècles), 
Jette-Bruxelles 1908. 

Ludwig Traube, Vorlesungen und Abhandlungen. éd. par Franz Boll, 
Munich, I, 1909. 

Une liste détaillée des nouveaux ouvrages de paléographie se 

trouve dans Gabriel Meier, Die Fortsdiritte der Paldographie mit Hilfe 

der Photographie (dans Centralblatt für Bibliothekwesen, XVII, 1900, 

p. 1. 113. 191. 255). 


Digitized by 


Original from 





















1 . 

Histoire de l'écriture latine. 


On peut diviser l’histoire de l’écriture latine en cinq périodes 
et distinguer ainsi cinq groupes d’écritures : 

A. Les écritures de la période romaine; I 

B. les écritures nationales; 


C. la minuscule carolingienne; 

D. la minuscule gothique; 

E. l’écriture humanistique et la gothique moderne. 


C 


A. Les écritures de la période romaine. 


De cette époque nous connaissons cinq écritures différentes : 

1. La capitale; 

2. l’ancienne cursive romaine; 


3. l’onciale; 

4. la nouvelle cursive romaine; 

5. la demi-onciale. 


1. Ecriture capitale. 


PI. 2. 3. 6. 7. 10b. 12. 19. 

L’écriture capitale des manuscrits est formée d’après la capitale 
des inscriptions; le trait pourtant en est plus libre, plus léger. On 
distingue la capitalis quadrata et la capitalis rustica. 

Le Vergilius Sangallensis et le Vergilius Augusteus pl. 12, nous 
offrent des exemples de la capitalis quadrata. Les lettres affectent 
une forme à peu près carrée; de hauteur égale, elles paraissent comme 
rangées entre deux lignes parallèles; seuls F et L dépassent un peu 
la ligne supérieure et la queue de Q la ligne inférieure; souvent leurs 
traits fermes et droits sont ornés de lignes de fuite. 

Les planches 3, 10b, 19 contiennent des exemples de la capi¬ 
talis rustica. Les lettres sont tracées d’une façon plus courante et 
plus vive; d’ordinaire, elles sont plus hautes que larges et les barres 
sont légèrement ondulées. A manque d’ordinaire de la traverse, les 
barres de E, F, L, T sont courtes. B aussi bien que F et L dépassent 
souvent la ligne supérieure; de même la queue de G et de L aussi 
bien que celle de Q et le trait final de N et de V descendent souvent 
au-dessous de la ligne de base. Cette forme de capitale était préférée 
à la quadrata ; en effet, des manuscrits en capitale qui nous sont 
parvenus, la grande majorité est en rustica. il n’y a que le Vergilius 
Sangallensis et Augusteus, et les fragments du Vergilius Veroncnsis 
et du Lucain de Vienne et de Naples, qui soient écrits en quadrata. 
Le nom de - rustica», qui plus tard fut donné à cette écriture, ne nous 
paraît pas juste, car elle est aussi belle et bien formée, souvent même 
plus belle que la solennelle et raide quadrata. 

La capitale semble avoir persisté comme écriture vigoureuse et 
familière aux écrivains jusqu’au VI e siècle. Elle fut employée, en par¬ 
ticulier, pour les œuvres poétiques et pour les discours de Cicéron. 
Plus tard on chercha quelquefois à la dessiner d’après des modèles 
anciens (par exemple, dans le Sedulius de Turin du VII*’ siècle et dans 
le psautier d’Utrecht du IX* siècle). A l’époque carolingienne souvent 
on se servait de la capitale pour une ou plusieurs pages des manuscrits 
de luxe. On continuait à l’employer toujours (à côté d’autres formes 
de lettres) pour les titres de livres et de chapitres, et pour les initiales 
(pl. 23c. 25a. 29b. 36. 37. 46. 47. 51b. 52b. 55 etc.). Elle subsiste 
encore aujourd’hui dans les majuscules de l’écriture latine des livres 
imprimés. 

Les abréviations sont rares. Nous ne notons que Q. pour 
que et B. pour bus . Quelquefois à la fin des lignes M est remplacé 
par un trait ou par un trait avec un point, N par un simple trait. 


Dans le manuscrit parisien du poète chrétien Prudentius, transcrit à 
la fin du V* ou au début du VI* siècle, on trouve ainsi que dans 
les autres manuscrits chrétiens les abréviations des Nomina sacra. 

Ligatures. Souvent plusieurs lettres, en particulier à la fin 
des lignes, sont unies, par ex. : AE, NT, VM. Ces litterae ligatae 
se rencontrent aussi dans les inscriptions et médailles (voir pl. 2, 
médailles 2. 8, et pl. 7, col. IV, ligne 7 et col. Il, ligne 8). 

Séparation des mots et des phrases. Certains manuscrits, 
tels que le papyrus d’Herculanuin et aussi une partie du Vergilius 
Romanus, ont leurs mots séparés par des points (ce que nous voyons 
aussi dans les inscriptions. Voir pl. 3. 19; comp. pl. 7). Dans d’autres 
manuscrits les mots se suivent sans séparation aucune (scriptura con¬ 
tinua); quelquefois des points ou d’autres signes y ont été mis plus tard. 
La distinction des phrases est souvent marquée dans certains manuscrits 
par des points ou d’autres signes (pl. 3. 10 b). Au début d’un nouveau 
paragraphe on rencontre parfois un signe de paragraphe (pl. 3). Souvent 
chaque page commence par une lettre agrandie (pl. 10 b. 12 b). 

Les deux formes de capitale se retrouvent aussi dans les inscriptions 
La quadrata se rencontre particulièrement dans récriture des grands monuments; 
c’est pour cette raison que Hübner l a dénommée scriptura monnwentmlis. La nutùa 
s’employait surtout pour les documents gravés sur le bronze (acta) et aussi pour 
des inscriptions peintes soit sur le blanc des parois, soit sur des tablettes de bois; 
d'où le nom que iiùbner lui a donné de scriptura a.tuana (voir Exempta icripturat 
eptgraphna* p. LUI); mais la rttrtia i se rencontre souvent aussi sur les monuments 
et il n’est pas rare non plus d’y rencontrer unies quadrat <» et rustica (pl 7). 

Le papyrus de Mb (pL 3). découvert â Herrulanum, nous offre le 

plus ancien exemple de lettres capitales écrites. Des codices sur parchemin 
il n’y a que le Vergilius Mediceus à nous fournir par sa finale une base d’appréciation 
de son âge : il fut écrit avant 494. Sur les dates des manuscrits en capitale voir 
L, Traube, Dus Alter des Codex Roman us des Virgit (dans les Strena llelbigiaua, Leipzig 
1900, p. 307); Fr. Ehrlc dans son introduction à Picturae, > rnamn\ta t complur* uripturae 
s péri min a codiris Vatican i jS&q, qui codex r VergilH Romanus audit , pkeMyfice exprtssa, 
Rome 1902; K. Dziatzko. ( ntersnehungtn ùher ausjtnritÂ/u Kapitel des antiken Bwekweteme, 
Leipzig 1900, chapitre VU; voir aussi C.Wcsscly, Oher dos Alter der lateinrichen Kafital- 
schrift in dem Fragment X. êj der „ Schriftla/elm nur dlteren leUetuiscken Paléographie 
(dans S indien sur Paléographie and Papyrutkunde, Leipzig 1901. p. I) 

En dehors des ouvrages paléographiques signalés p. II, on trouvera de 
nombreux exemples d’écriture capitale dans Zangcmcister et Watlenbach, Exempla 
codicum latin or nm Utteris maémeculte nriptorum, Heidelberg 1876—1879. 

Dans le supplément au !• volume des Vorleeungen und Ahhandlnngen de L Traube, 
p. 157, Paul Lehmann a donné une liste des manuscrits écrits en capitale encore 
conservés et connus. Il note 4 manuscrits en capitale quadrata et 23 en rustica \ 
il donne de plus le lieu d’origine, toutes les fois que cette origine peut être établie, 
et la bibliothèque d’origine, c’est-à-dire le lieu le plus ancien où s’est trouvé 
conservé le manuscrit, enfin les ouvrages où sc trouvent des descriptions et des 
reproductions de ces manuscrits. 


1* 


Digitized by 


Original from 

















2. Ancienne cursive romaine. 


PI. 4. 5. 8. 9. 

A côté de l’écriture soignée des livres, les Romains avaient une 
écriture tracée «en courant., dont ils usaient particulièrement dans le 
commerce ordinaire de la vie, par exemple pour les quittances, pour 
les lettres, pour les annonces écrites sur les murs. Les « graffiti 
(inscriptions murales), les tablettes de cire et les fragments de papyrus, 
trouvés en ces derniers temps, nous ont conservé des exemples de cette 
écriture. On lui a donné le nom d’écriture vulgaire ou commerciale, 
mais communément on l'appelle, d’après sa forme, écriture cursive 
(scriptura cursiva ; l'écriture des livres est appelée, d’après sa forme, 
posée ou droite, scriptura erecta). Les anciens l'appelaient littera 
epistolaris. pour la distinguer de la littera libraria ou littera libralis 
(voir Traube, Vorlesungen und Abbandlungen. I, 6, note 2). La cursive 
romaine eut primitivement une autre forme que plus tard, au IV e , V r et 
VL siècle; d’où la distinction entre ancienne cursive et cursive nouvelle. 

L’ancienne cursive romaine est aussi appelée cursive 
majuscule; en effet, elle n’est autre chose qu’une écriture majuscule 
écrite rapidement. Elle se caractérise 1. par la forme courante des lettres, 
2. par la tendance à la liaison entre les lettres (ligatures), 3. par la 
hauteur inégale des lettres. 

1. La forme des lettres est plus courante et plus simple que 
dans la capitale soignée. Dans beaucoup de lettres les traits secondaires 
sont laissés de côté et seuls les traits essentiels sont conservés. A 
raison de la rapidité de l’écriture souvent les lettres sont arrondies, 
qui dans la capitale sont angulaires. 

Dans l'a il manque le trait du milieu (la traverse); la haste droite 
dépasse de beaucoup celle de gauche. 

b n'a plus la panse supérieure, et celle du bas est placée (ce 
qui est singulier) du côté gauche. 

La haste de gauche du d est arrondie, la panse de droite est 
poussée fort haut. 

Dans e on a omis les barres du haut et du bas; il y a seulement 
la barre du milieu (la languette); la haste est recourbée. 

La queue du g est un peu allongée. 

Dans h la haste de droite n’est conduite qu'à mi-hauteur et 
souvent elle est tracée d’un seul coup de plume avec la traverse. 

Dans m et n les jambages sont arrondis et ondulés. 

p n’a qu’un très petite panse, quelquefois même celle-ci est 
remplacée par un petit trait. 

q est formé d'un petit cercle, mais avec une longue queue, oblique. 

r a une grande épaule, la queue de l'écriture capitale est supprimée. 

s est plutôt tiré en long qu’en large; généralement il est fait 
de deux traits légèrement recourbés. 

t vers la base est souvent recourbé à droite. 

u est arrondi en bas. 

Cette description des lettres se rapporte surtout au papyrus 
Claudius (pl. 4). 

Sur les tablettes de cire et aussi dans les «graffiti* sur les murs, 


où les lettres étaient tracées avec le stilus, le trait des lettres est na¬ 
turellement plus raide que dans les papyrus, de même les traits sont 
moins arrondis. Parmi les lettres des tablettes de cire, on remarquera 
surtout e et m : e est tracé avec deux traits verticaux, m avec quatre 
(planche 5). 

2. Les ligatures. Dans les plus anciens exemples de cursive, 
la plupart des lettres sont indépendantes et séparées les unes des autres; 
il n’y en a que quelques-unes, l’e en particulier, qui souvent soient 
unies aux lettres suivantes, mais d’une façon assez lâche et sans change¬ 
ment de forme (pl. 4. 5). Pourtant les tablettes de cire de Transylvanie, 
du II» siècle de notre ère, ont de nombreuses ligatures, dans lesquelles 
le trait final d’une lettre constitue le trait initial de la lettre suivante 
(pl. 8). Le papyrus de l’an 166 possède aussi quelques ligatures (pl. 9). 

3. La hauteur inégale des lettres. 11 est important de noter 
que déjà dans cette cursive ancienne le rapport des lettres entre elles 
s’est fortement modifié : les traits de certaines lettres dépassent de 
beaucoup la hauteur habituelle, d’autres au contraire descendent fort 
au-dessous de la ligne de base; à remarquer en particulier b, d, f, h, q. r. 
Ainsi se fait jour la distinction entre lettres longues et lettres courtes, 
qui, plus tard, est faite d'une façon systématique dans la cursive nouvelle. 

On abrège, selon l'ancien système romain de suspension, les 
pronoms, les formules et les mots qui reviennent souvent. 

Séparation des mots et des phrases. Dans le papyrus 
Claudius il y a de petits intervalles entre les mots et des points; 
le commencement des nouveaux paragraphes est en saillie sur la marge 
(pl. 4, col. II, ligne 2; col. III, ligne 10). De même dans les tablettes 
de cire on trouve souvent un petit intervalle ou un point entre les 
mots (pl. 5. 8); pourtant dans les tablettes de cire de l’année 142 et 
dans le papyrus de l’année 166 la séparation des mots est le plus 
souvent omise. Le commencement des nouveaux paragraphes, aussi 
bien dans les tablettes de cire que dans le papyrus en question, est 
marqué de diverses façons (pl. 5. 8. 9). 

Reproductions d'écritures cursives sur tablettes de cire : Joh. 
Ferd. M.is-sinann, LiMlu* aurorius, sive talmlae ceratae et antiquissimae et unicae 
Komanac in fodina auraria apud Adrudbanyam oppidulum Transsylvaniae nuper 
repertae, Leipzig 1841. G. de f’etra, Lt Unalttlt cirait di l'ampii (dans les AM de Sa 
A'tait Atcadtmia dit l.intei, Rome 1875—1876). Th. Mommsen, Corpus ins^riptixnnm iali - 
narum, vol. 111 , p. 921—960. C. Zangcmciater, Corpus inscription nm latinarum, vol. IV, 
S uppltmtu htm. 

Reproductions d'inscriptions murales : C. Zangemeister, Inscriptions 
par titan je Pomptianae lit renia mu set Staôianat (dans le Corpus inscriptUnum latmarum, 
Vol. IV). G. B. de Rossi, Koma utterrania, et Inscriptianes christ tan ai urhis Homo*. 
Fiorelli, Aothit d*gli uavi, Rome 1887 et années suivantes. 

Reproductions de cursive de papyrus : C Wcssely, .V ,hriftutftln sur 
dlttrtn iatanischem Paliographie, 1898 (on y trouve beaucoup d’exemples extraits de 
la collection de papyrus de l'archiduc Rainer). Grenfell and Hunt, Th* Oxyrhynckus 
Papyrt, Londres depuis 1898, et G mi Papyri, Sertis lt, A’no Classicai Fragment* and 
otkir Grttk and latin Pafyri, Oxford 1897. 

Dans le Contraliùatt fur Bsbliothtkxotstn, XVI, Leipzig 1899, p. 541, sous ce titre : 
l.attiniseh* Papy ri, Max Ihm a donné une énumération des manuscrits latins en cursive 

C Wcssely surtout a donné un aperçu de la littérature des papyrus dans 
S tu dieu \mr PaUographi* und Papyrutiunde, Leipzig, depuis 190t. Voir aussi U. Wilckcn. 
Archiv fur Papyrusforschung und verwandt* Cibiste, Leipzig, depuis 1900. 


3. Ecriture onciale. 


Pl. 10a. 14. 15. 17. 18. 21. 37. 48b. 53a. 

L’écriture onciale se distingue de la capitale par le caractère arrondi 
de ses lettres. Elle est issue de la capitale, sous l’influence de l’ancienne 
cursive. Les lettres caractéristiques sont A, D, E, H, M. Q, V — lettres 
qui ont aussi dans la cursive un autre caractère que dans la capitale. 

Lettres isolées de l'onciale. 

Dans les plus anciens manuscrits le côté gauche de l’A se com¬ 
pose de deux traits allongés et fins, formant un angle; plus tard ce 
côté gauche forme une courbe ou une panse. 

Dans le D les traits de droite et de gauche sont tous deux arrondis. 

La haste de l’E est arrondi; il y manque les deux barres d’en 
haut et d'en bas; ainsi E ressemble à l’epsilon grec oncial. 

La haste de droite de H n’arrive qu’à mi-hauteur; elle est tracée 
d’un coup de plume avec le trait du milieu. 


Les angles supérieurs de l’M sont arrondis, les traits latéraux 
descendent tout droit (c’est la forme ancienne) ou bien ils décrivent 
une courbe en dedans (c’est la forme plus récente). 

Q a une queue verticale, allongée. 

Le premier trait de V est arrondi à la base. 

Nous avons vu que dans la capitale les lettres, avec peu d’ex¬ 
ceptions, étaient de même hauteur. Dans l’onciale il n'y a plus cette 
régularité. Non seulement F, L. Q dépassent les lignes, mais aussi 
D. O, H, P, R 

L’onciale, laissant à la main une plus grande liberté d’allure, se 
prêtait beaucoup mieux à l’écriture à la plume que la capitale rectiligne 
et anguleuse. C’est pourquoi elle devint l’écriture des Codices, tandis 
que la capitale resta l’écriture des inscriptions. L’onciale, à ce qu’il 
semble, reçut sa première formation au IIP et IV* siècle de notre ère ; 


Digitized by 


Original from 











y 


elle s'affirma et persista comme une écriture vigoureuse et familière 
aux écrivains jusqu’au début du 1X*> siècle. A l’époque carolingienne 
on chercha à la remettre en honneur et à s’en servir pour les manu¬ 
scrits de luxe. On l’employa surtout, pour mettre en relief le début des 
livres ou des chapitres (pl. 45. 46. 47a); souvent même on écrivit en 
onciale des livres entiers. De même que la capitale, l’onciale — soit 
seule, soit mélangée à d’autres formes de lettres a toujours été 
en usage pour les titres et initiales; elle subsiste aujourd'hui encore 
en beaucoup de formes de nos majuscules latines (pl. 33. 36. 42). 
La forme onciale de l’a l’emporta aussi dans la minuscule carolingienne 
et domine aujourd’hui encore dans l’écriture latine imprimée. De même 
la forme onciale du d s’introduisit dans la minuscule carolingienne, 
et elle fut généralement adoptée dans la minuscule gothique; elle 
domine aujourd’hui encore dans l’écriture gothique; elle est souvent 
aussi employée dans l'écriture latine courante d’aujourd’hui à côté de 
la forme droite. 

Eu dehors de la belle onciale des calligraphes, qui nous est le 
mieux connue, il y avait aussi une onciale mélangée de formes minus¬ 
cules et plus simple. C’est ainsi qu'était écrit l’épitome de Tite-Live 
découvert en Egypte, le fragment de la formula Fabiana également 
découvert en Egypte et le Gaius de Verone (pl. 10 a. 14. 18). Cette 
onciale simple a souvent une forme penchée, tendant à la cursive (pl. 14); 
on la rencontre en particulier dans les notes marginales (pl. 17. Sur 
cette forme d’onciale voir Thompson, Handbook, p. 196). 

Dans les anciens codices en onciale les abréviations sont rares. 
On trouve d’ordinaire — comme dans les manuscrits en capitale 
Q. — que et B. bus; de plus, à la fin des lignes M est souvent rem¬ 
placé par un trait, ou par un trait avec un point, et N par un simple trait. 
Un plus grand nombre d’abréviations se trouve dans les notes mar¬ 
ginales de la chronique d’Eusèbe - Jérôme (pl. 17). Les manuscrits 
chrétiens ont les abréviations des Nomina sacra. Il n’y a que les 
manuscrits de droit qui soient riches en abréviations de diverses sortes 
(pl. 14. 18; voir le chapitre sur les Notât iuris ). 

Des ligatures se présentent surtout à la fin des lignes. L’E 
cédille (E caudata), résultat de l’union AE, se trouve déjà dans un 
écrit en onciale du VL siècle (Commentaire de saint Jérôme sur le livre 
de l’Ecclésiaste. dans la bibliothèque de l’Université de Wurtzbourg; 
voir Chroust, Monumenta palaeographica, livr. V, pl. 3, I. 15). 

Séparation des mots et des phrases. Dans les anciens 
manuscrits les mots se suivent sans séparation aucune; plus tard on 
commence peu à peu à laisser des intervalles. La plupart du temps 
les phrases sont séparées par un petit espace, et souvent par un point. 
Les phrases nouvelles commencent généralement par une lettre agrandie; 
les nouveaux paragraphes commencent à la ligne et la première lettre 
agrandie fait saillie sur la marge. De même souvent chaque page 
commence par une lettre agrandie. Dans le Gaius de Vérone, à la fin 
des paragraphes, on a parfois deux points, ou deux points et un trait 
ondulé (î~), ou seulement un trait ondulé (pl. 18; voir Studemund, 
üaii institutionum etc., p. XXV). 

Le nom uneiales Interne se rencontre pour la première fois dans le prologue 
de S. Jérôme au livre de Job : Habeant ;nt valant vtieres libre*, vtl in membranis fur- 
puni* aura argeu/e^u* desertftas, vtl uncialsbut ut vulge ainnt Ji/teris entra magie exatata 
çuam redite t : du mm ode mi Ai meissut permit tant au* fa ufer e J kabtrt stkedulat, et nom tam 
fulthre* itJiit*. ptum emeuda/ar. Cependant on ne sait pas quel genre de lettres 
S Jérôme voulait exactement désigner par là. On suppose communément qu'il 
avait en vue de grandes lettres en général. Telle était aussi l'opinion «le Mabillon; 
«ou* le nom de unelalt* il comprenait toutes le# lettres majuscule# (Ve rt diplematua. 


lib. I. cap. XI, 4). Toustain et Tassin pour la première fois distinguent entre 
eafitalts et un et «lit dans le sens moderne : fur éertfure aneiale. ntus entendent lu 
majuscule d* ferme rend* et distinguée de la eafital* far certains clément* (Xeuveau traite, 
II, 506 et III, 14»). 

Les onciales U et E se rencontrent déjà au II* siècle dans les écritures 
cursives 'pl. 9); M onciale #c trouve quelquefois en des inscriptions du II* siècle 
iZangcmcister, Cerf us inscriftieuum latiuarum, vol. III, p. 905). Le plus ancien exemple 
connu d’écriture onciale se trouve dans le papyrus de l'épilome de I.ivius découvert 
en Egypte, et que l'on fait remonter au III* siècle (pl. 10 a). Il est à remarquer 
que dans ce même papyrus on rencontre déjà des formes minuscules pour It I», N 
et que quelques autres lettres, comme F. I*. q. K se rapprochent de la forme 
minuscule. L'inscription de Dioclétien de l'année .toi (pl. 11) renferme également 
des lettres onciales et minuscules. 

Il y a un certain nombre de manuscrits en onciale, qui fournissent des 
critères extérieurs pour déterminer leur âge. par ex.: l'évangéliaire de 
Vcrceil, attribué à l'évêque Eusèbe de Verccil (f 371); la chronique d'Euscbe- 
Jérôme, conservée à Oxford (pl. 17); la table pascale de Zettz, qui a été écrite peu 
après 447 «Mommsen dans les Mémoires de l'Académie de Berlin de l'année 1862, 
Berlin 1863. p 537); le Codex Victor, à Kulda pl 21a); le Codex Amiatinus (pl. 21b); 
le Codex Prosper d'Aquitaine, à Trêves, de l'année 719 (Zangcmeister-Wattrnbach, 
pl. 49); le Codex de l'Ambrosiana avec les dialogues de Grégoire-lc-Grand. écrit 
en 750 (PalacographicalSociety, pl.iai); l'évangéliaire d'Autun de l’année 754 pl.37). 
On remarquera aussi les deux dernières lignes de la pl. 20. «le l'année 500 10. 
Enfin le manuscrit du Liber feutipealir de Lucque, écrit vers 800 (pl. 48 b), nous 
offre un des derniers exemples d'une onciale vigoureuse. 

Jusqu'ici les opinions sur la date des manuscrits en onciale non 
datés varient beaucoup entre elles. Voici «j’après Châtelain des critères qui peuvent 
servir à fixer la date de ces manuscrits : Au V* siècle II. L, M n'ont aucun trait 
d’ornement; les barres de F, T sont petites; la panse de P est petite et non fermée; 
la panse supérieure de lt est petite et atteint à peine le milieu de la haste. 
Pour M et h* à la fin des lignes on a très souvent un trait, souvent aussi un trait 
avec un point au-dessous, et ce signe d'abréviation se trouve en haut à droite 
de la voyelle précédente (pas pourtant dans tous les manuscrits). Les cahiers 
sont numérotés au bas «le la dernière page, à droite. Le* manuscrits dont les 
pages sont à double colonne, ont quelquefois la pointe «lu compas marquée entre 
les colonnes, au milieu, usage propre peut-être à l'Afrique ou à l'Espagne — 
Les manuscrits du VI» siècle sont la plupart du temps en parchemin très lin. 
F. L. T sont plus larges qu'au siècle précédent; la barre intérieure de F est presque 
aussi grande que la barre supérieure; L se termine <|uelquefois par une petite 
queue ou par un point; la barre du T est plus longue du c«ïté gauche que du ' 
côté droit et elle porte un trait d'ornementation; la panse du F est plus grande, 
et pas toujours fermée; «Je même la panse supérieure de K commence à être 
plus grande; le troisième trait de M porte en haut un trait d'ornementation. 
Les cahiers sont numérotés comme auparavant à la dernière page, en bas de la 
marge, à droite. — Au VII* siècle le parchemin parfois encore est fin. pour¬ 
tant le plus souvent, il est épais et ridé. Les hastes supérieures de H et de L 
portent un petit trait d’ornement; le trait inférieur de L a la plupart du temps 
une queue ; dans l'N le premier trait aussi bien que le troisième est orné ; le plus 
souvent la panse de I* est fermée; la panse de lit devient plus grande; la barre 
du T est plus grarnle et sa partie gauche est fortement recourbée vers le bas (en 
particulier à la fin du siècle). La numérotation des cahiers se fait/encore au bas 
de la marge, à droite, sauf vers la fin du siècle I>e plus en plus les copistes 
de ce siècle accusent leur manque de culture et leur ignorance de la grammaire — 
Au VIII* siècle les traits supérieurs d'ornementation de II et de L deviennent 
plus grands; le trait inférieur de I. se termine d'ordinaire par une longue queue; 
la première boucle de l'SI est souvent fermée et le trait du milieu repose souvent 
sur une petite barre; le trait du milieu de l’N n'atteint ni le sommet du premier 
jambage ni le pied du troisième, d’où il suit que S a à peu près la forme de L II 
capital; la panse de K est démesurément grande et descend jusqu’au milieu de 
la haste; à la barre de T pend à droite et à gauche un petit trait; de temps en 
temps T a la forme minuscule. Les cahiers sont désormais numérotés au bas de 
la marge, au milieu. De même les copistes de cette époque, jusqu au règne de 
Charlemagne, sont aussi peu instruits qu'au siècle précédent. « Voir E. Châtelain. 
t'ncialir seriftura eedicum iatinerum névés exemflis illustrâta. Pars prior. Paris 1901.) 

On trouve de nombreux exemples «le l’écriture onciale, en dehors des 
collections mentionnées page 11, en particulier dans l’ouvrage déjà cité de M 
E. Châtelain, Cudalts seriftura etc et dan* Zangeineister et Wattenbach. Exempta 
eedseum latsnerum litteri* matuseuitt serifterum. 

Dans le supplément à Traubc, Verltsungen und Abkandlungen, p. 171 — *61, 
composé par P. Lchmann (sur le# annotations «le L Traube). on trouve un index 
fort utile des manuscrits en onciale qui sont conservés. 390 manuscrits y figurent, 
avec des notes sur le lieu d'origine, sur la bibliothèque, où chaque manuscrit 
était primitivement conservé, ainsi que sur les ouvrages qui en donnent des de¬ 
scriptions et des reproductions (voir plus haut p. III). 


4. Nouvelle cursive romaine. 


Pl. IL 13. 16. 22. 23. 23b. 24. 

Dans l’histoire de l’écriture latine cette cursive est de la plus 
haute importance, c’est d’elle, en effet, que sont issues l’écriture demi- 
onciale et les écritures nationales ainsi que la minuscule carolingienne, 
et ses lettres contiennent les formes essentielles des petits alphabets, 
dont nous nous servons aujourd’hui encore pour les livres imprimés 
et pour Iccriture courante. Ce n’est que peu à peu quelle sortit de 


l'ancienne cursive, au cours du III* et IV* siècle. Malheureusement les 
exemples nous manquent qui nous permettraient de suivre pas à pas 
cette évolution; on trouve pourtant quelques lormes de transition 
dans l'inscription de Dioclétien de pretiis rerum venaliutn. ainsi que 
dans les inscriptions funéraires de notre planche 11 et dans la lettre 
latine de la planche 13. On remarquera particulièrement a, b. d, g, r. s. 

La nouvelle cursive romaine nous est surtout connue par les 


Digitized by 


Original from 












U? 




• i 

V 


YI 


papyrus de Ravenne et les fragments d’écriture récemment découverts 
en Egypte (pl. 13. 22; voir aussi la signature du correcteur dans le 
Codex Hilarius de 509 10, pl. 20). 

Elle sc caractérise, comme l’ancienne, 1. par la forme courante 
des lettres, 2. par la tendance à la liaison entre les lettres (ligatures), 
3. par la hauteur inégale des lettres. Mais toutes ces marques carac¬ 
téristiques sont ici, dans la nouvelle cursive, plus fréquentes et plus 
saillantes. 

1. La forme des lettres accuse une main fort légère qui écrit 
rapidement ou «en courant*. En outre la plupart des lettres ont forte¬ 
ment changé leur forme et beaucoup ont un grand nombre de formes 
variées. C’est l’effet de la rapidité de l’écriture et de la tendance à 
former les lettres de façon à faciliter les liaisons avec les lettres voisines. 

2. Les ligatures. La nouvelle cursive se distingue aussi par 
des ligatures nombreuses et caractéristiques. Pour pouvoir écrire plus 
rapidement, on liait les lettres de beaucoup de façons. Ce sont ces 
ligatures qui rendent difficile la lecture de la cursive, mais on doit 
s'y appliquer parce qu’elles sont le type des ligatures des écritures 
nationales et de l'ancienne minuscule carolingienne, et elles nous aident 
â comprendre ces ligatures des temps postérieurs. Deux ligatures 
romaines ont subsisté jusqu’à nos jours : & (= et) et, dans l’écriture 
gothique, (= st). Voir la forme primitive de & pl. 13. 

3. La hauteur inégale des lettres. Le caractère le plus typique 
de la nouvelle cursive c’est la distinction entre lettres longues 
et lettres courtes. Au premier coup d’œil on la reconnaît par les 
traits allongés de beaucoup de lettres, a, m, n, o, t. u sont d’ordinaire 
courtes; b, d, h, k, I montent haut, g, p, q descendent bas; c. e. I, r 
et les lettres x, y, z n’ont aucune grandeur déterminée : leur forme 
est tantôt longue, tantôt demi-longue, tantôt brève; enfin f et s vont 
souvent aussi bien au-dessus qu’au-dessous des lignes. Dans ta nou¬ 
velle cursive nous avons donc le premier alphabet minuscule (scriptura 
minuta) et c’est à bon droit qu’on l’a désignée du nom de cursive 
minuscule. Dans la capitale les lettres étaient rangées comme entre 
deux lignes parallèles; la cursive majuscule et l'onciale accusaient déjà 
une forte tendance à rompre ces lignes et un certain nombre de lettres 
allaient, tantôt plus tantôt moins, au-dessus ou au-dessous des deux 
lignes; enfin les lettres dans notre cursive minuscule paraissent comme 
rangées entre quatre lignes parallèles : généralement les lettres courtes 
sont comprises entre les deux lignes du milieu; de même les panses 
ou boucles des lettres longues sont comprises entre ces deux lignes 
du milieu ; mais ces lettres lancent leurs hastes et leurs queues jus¬ 
qu’aux lignes extrêmes en haut ou en bas, ou tout au moins elles 
s’en rapprochent (car les hastes et les queues ne sont pas toujours 
d'égale longueur). 

Lettres isolées de la nouvelle cursive. 

Le trait droit de l’a ne dépasse plus le trait gauche; celui-ci 
est aussi grand que le trait droit et en est indépendant; l'a ressemble 
ainsi à l u et a la forme ouverte qui, plus tard, subsista dans les écritures 
nationales (la planche 22 montre comment l’a se distingue de l'u). 
Souvent l'a a une forme réduite et est placé plus haut que les autres 
lettres. Les planches 11 a et 13 montrent le passage de la forme ancienne 
à la forme nouvelle. 

La haste de b (comme aussi celle de d, h, I) est composée de 
deux traits, poussés en haut et en bas et souvent formant une coulée. 
Au IV*- et V- siècle parfois encore la boucle du b est du côté gauche, 
comme dans l'ancienne cursive (pl. 13). 

La plupart du temps c est grand et souvent fait de deux traits; 
ce c cursif est précurseur du grand c ou du c brisé des écritures 
nationales. 

Le trait droit du d est d'ordinaire vertical; au lieu de s’unir au 
trait gauche, il se courbe vers la droite sans toucher le trait gauche, 
et se prolonge souvent au-dessous de la ligne; d a donc ici la forme 
droite, qu’il a conservée jusqu’à nos jours dans l’écriture latine. 

e prend une forme longue et une forme brève. La boucle su¬ 
périeure est souvent fermée : ainsi e a un œil. 


f n’a pas de barre en haut; la haste est légèrement recourbée 
vers la droite, en haut. 

La partie supérieure du g qui dans la capitale et l’onciale constituait 
le corps de la lettre, est dévenue très petite, la queue, au contraire, 
est longue et forte; avec le temps cette queue n’est plus formée d’un 
seul trait avec la partie supérieure, mais elle est faite d’un coup de plume 
indépendant : c’est le passage au g à queue développée de la demi- 
onciale et de la minuscule (voir l’évolution du g pl. II. 13. 22). 

I est tantôt bref, tantôt long ou demi-long. 

I est la plupart du temps arrondi à la base; souvent pourtant 
il est anguleux comme dans la capitale. 

m a la forme minuscule; le premier trait, qui dans l'onciale n’était 
qu’un trait latéral, est devenu maintenant indépendant, avec un coup 
de plume en haut. Le dernier trait descend tout droit ou est un peu 
recourbé â l’intérieur. 

n aussi a la plupart du temps la forme minuscule et il est formé 
comme l’m ; souvent pourtant il a la forme majuscule. 

Souvent les lignes de l’o se croisent en haut. 

p, comme plus tard dans les écritures nationales, a tantôt une 
forme petite et tantôt une forme grande. 

La queue du q est très longue. 

r est bref ou il est long et descend au-dessous de la ligne. Quand 
r est isolé, l’épaule est ondulée et finit en se tournant vers le haut; 
quand r est en ligature, l’épaule sc détache de la haste en formant 
avec elle un angle droit ou un angle aigu : ce sont les deux formes 
de l’r que l’on rencontre plus tard dans les écritures nationales (r droit 
et r pointu). Souvent l'épaule de l’r prend très bas de sorte que la 
haste de l’r parait fourchue (comparer la forme de l’r dans l'écriture 
pointue insulaire, pl. 32. 50. 54). r ressemble beaucoup à l’s (notre 
planche 22 montre comment il faut les distinguer). 

s a une forme courte et une forme allongée. Il n’est plus ondulé, 
mais se compose plutôt d’un trait vertical qui, en haut, décrit un arc 
vers la droite; il a un coup de plume à peu près au milieu, là où 
dans l’ancienne cursive prenait le trait supérieur oblique; ce coup de 
plume est souvent allongé et presque indépendant et forme en bas 
avec le trait principal un angle aigu : on peut y voir l’origine de l’s 
fourchu, dont la forme est caractéristique de l'écriture pointue insulaire 
(voir pl. 32. 50. 54). 

La haste du t décrit en bas une courbe à droite; souvent elle 
se recourbe d’abord vers la gauche, avant de se diriger vers la droite. 
Primitivement la barre du t est horizontale, plus tard, à gauche, elle 
s’incline : le t prend ainsi la forme que l’on rencontre plus tard dans 
les écritures nationales (comp. le grand t de l’écriture latine courante 
d’aujourd’hui). 

La plupart du temps u a la forme d’onciale : le premier jambage 
est arrondi â la base, le second est droit; de plus on rencontre quelque¬ 
fois déjà le petit v pointu, imitant la forme de capitale (voir pl. 23 a); 
souvent u est suscrit, mais réduit de forme; il prend souvent alors 
la forme d'un trait ondulé (voir le petit u dans l’ancienne cursive, pl. 4). 

Cursive impériale. Une forme particulière de la nouvelle cursive 
se développa dans la chancellerie impériale à Constantinople. On 
l’appelle cursive impériale (pl. 16). On a découvert de nouveaux frag¬ 
ments de cette cursive impériale parmi les papyrus de la collection de 
l’archiduc Rainer (N“ 523; reproduction de C. Wessely, Schrifttafeln 
etc., N” 25). 

Demi-cursive. On employa aussi la cursive comme écriture de 
manuscrit, pourtant avec quelque changement : les traits des hastes 
supérieures et inférieures ne sont pas aussi grands, les lettres sont 
plus fortes et plus serrées; les hastes supérieures sont souvent faites 
de deux traits, comme dans les documents, mais ces traits se tiennent 
d’ordinaire si serrés l’un contre l’autre qu’ils semblent ne former 
qu’un seul trait fort et annoncent déjà les hastes supérieures à forme 
de massue de l’époque suivante. Pour certaines lettres telles que g, I, n 
souvent les formes majuscules sont préférées (pl. 23 b. 24). On peut 
désigner cette écriture du nom de demi-cursive. Dans l'histoire 


Digitized by 




Original from 



















de l’écriture elle joue un rôle important; en effet, l'écriture de manuscrit 
de trois écritures nationales en est immédiatement issue (voir l’ancienne 
écriture italienne pl. 25b, l'écriture mérovingienne pl. 25a, l’écriture 
visigothique pl. 35 a). 

Pour les abréviations voir pl. 22. On remarquera en parti* 
culier l'abréviation des finales par un trait oblique. 


On trouve des reproductions des documents de Ravenne en particulier 
dans l'ouvrage de Gaetano Marini. 1 Papiri diplomaties raecrJti ed illustrât i, Rome 1805. 
Pour les fragments latins de la collection de papyrus de l'archiduc Rainer, voir 
Pùkrer durch dit Autstellung (édité par J. Karabaceki, Vienne 1894. p. 122 et 127. 
Il y a aussi beaucoup de reproductions de cette collection dans l'ouvrage cité 
déjà plusieurs fois de C. Wessely, Schrifttafeln sur àlteren la/eiuisekeu Paléographie, 
Leipzig 1898, N<"> 14 <6- >7- >8. 19. 21; quelques-uns de ces fragments sont datés 
tics années 317. 396. 398. On trouvera d'autres indications de littérature dans les 
ouvrages déjà cités (au chapitre de l'ancienne cursive romaine). 


5. Ecriture 

Pl. 20. 23 c. 46. 

La demi-onciale est issue de la cursive romaine : les lettres 
de cette cursive sont tracées avec art et les formes en sont belles, 
fermes et bien proportionnées. Cependant quelques lettres, surtout 
dans les anciens manuscrits, ont assez souvent des formes onciales, 
l’N majuscule en particulier se maintint longtemps. 

D’ordinaire, la demi-onciale, surtout primitivement, a les lettres 
grandes et larges; à la regarder superficiellement, elle ressemble fort 
à l’onciale. Elle en diffère pourtant essentiellement : l’onciale, en effet, 
est une écriture majuscule, tandis que la demi-onciale est une écriture 
minuscule; de plus, dans l'onciale, quoiqu’elle subisse l'influence de 
la cursive en quelque sorte, les lettres correspondent généralement à 
celles de la capitale; la demi-onciale, au contraire, emprunte la plupart 
des formes de ses lettres à la cursive. 

Les lettres les plus caractéristiques de la demi-onciale sont a, g, n. r. 

Certaines lettres de la demi-onciale, telles que b. d. m, r, s, se 
rencontrent déjà au IIP et IV* siècle (voir l’épitome de Tite-Live, pl. 10a, 
le décret de Dioclétien et l’inscription funéraire de Gaudcntia, pl. 11, 
ainsi que le fragment de formula Fabiana. pl. 14). L'âge d’or de la 
demi-onciale va du V» au IX* siècle. Il est à remarquer qu’en général 
les codices en demi-onciale qui nous sont parvenus renferment des 
ouvrages de littérature chrétienne. Evidemment les chrétiens 
l’employaient de préférence pour leurs livres religieux. 

Demi-onciale de Tours. Au IX* siècle la demi-onciale fut 
imitée avec grand succès à l’école calligraphique de l’abbaye de S. Martin 
de Tours et on s’en servit aussi bien pour les manuscrits en entier 
que pour quelques pages, les débuts de livres ou de paragraphes. 
Du reste, elle ne se distingue de la minuscule carolingienne du même 
temps que par la forme des lettres mentionnées ci-dessus (a, g, n, r) 
et par la rondeur et ampleur des lettres (pl. 46. Voir L. Delisle, Mémoire 
sur r école calligraphique de Tours au !X* siècle, dans les Mémoires 
de t Académie des inscriptions, 32, Paris 1835). 

Lettres isolées de la demi-onciale. 

Le trait de droite de l’a est vertical. La panse de gauche est 
grande et aussi haute ou peu s’en faut que le trait de droite; en 
beaucoup de manuscrits de l'époque primitive cette panse est ouverte 
ou à demi-ouverte en haut; a ressemble à un c et I juxtaposés. — 
On rencontre aussi quelquefois la forme de l’a oncial. 

Les panses de b, d, p, q, dans les manuscrits anciens, sont ouvertes, 
plus tard elles sont fermées. A partir du VU* siècle les hastes de b. 
d. h, I, p, q sont la plupart du temps ornées. 

Le plus souvent e est fermé en haut par la languette, dans les 
manuscrits anciens pourtant il est souvent ouvert (comme dans l’an¬ 
cienne onciale), e se tient entre les lignes du milieu ou dépasse la 
ligne médiane supérieure. 

t n’a pas en haut de barre, mais la haste est recourbée vers la droite. 

La tête du g est formée d’un trait droit ou ondulé; la queue 
est grande et ouverte à gauche, g ressemble au z allemand allongé 
d’aujourd'hui. 

I et d'autres lettres, comme m. n. r, u. ont souvent une petite 
ligne de fuite ou tout au moins portent un coup de plume. 

I est recourbé en bas, quelquefois pourtant ses lignes forment 
un angle droit, comme dans la capitale. 

m se compose de trois jambages verticaux, unis en haut; le 
dernier jambage se retourne fortement à gauche, en dedans, comme 
dans l’onciale. 


Digitized by 


demi-onciale. 

n la plupart du temps a la forme majuscule. 

L’épaule de l'r est longue et dans beaucoup de manuscrits descend 
très bas. 

s d’ordinaire se compose de deux traits : le premier est vertical, 
l’autre est oblique; le trait oblique décrit un grand arc vers la droite. 

La haste du t d’ordinaire est recourbée vers la droite, en bas; 
souvent elle se recourbe d’abord vers la gauche, avant de se diriger vers 
la droite. En beaucoup de manuscrits la barre du t s’incline eu avant. 

u a la forme ronde; souvent il est susdit, mais alors il est réduit. 

Les abréviations répondent en général à celles des manuscrits 
en onciale. Dans le palimpseste d’Autun, contenant un commentaire 
de droit, on trouve employées les Notae iuris (voir ci-dessous). Traube 
cite une demi-onciale à Vérone LUI (51), où un système limité de 
notes juridiques a reparu ( Palüographisdte Anzeigen dans Neues 
Archiv. 26, p. 235). 

Ligatures. Plus fréquemment que dans l’onciale nous trouvons 
les lettres reliées entre elles. Les languettes de e et de f en particulier, 
la tête de g, l’épaule de r et la barre de t sont souvent liées avec les 
lettres suivantes. Quelques lettres changent en même temps de forme : 
ainsi dans certaines liaisons e est grand, ouvert et comme brisé, I est 
prolongé au-dessous de la ligne; dans le Codex Hilarius de S. Pierre 
(pl. 20), au lieu de ae on a quelquefois ç cédillé (on en trouve un 
exemple pl. 136, ligne 9, du Facsimile de la Falaeographical Society). 

Séparation des mots et des phrases. Dans les manuscrits 
anciens les mots se suivent sans interruption, plus tard de plus en plus 
on laisse un intervalle entre les mots. Les phrases et les membres 
de phrases sont la plupart du temps séparés par un petit espace; les 
phrases nouvelles commencent souvent par une lettre agrandie, les 
nouveaux paragraphes par une lettre, qui avance en marge. Comme 
signe de ponctuation on trouve souvent un point. 

Mabillon ne connaît pa* encore le nom tic demi-onciale {semiumeialis ). Maffei 
non plus, à notre connaissance du moins. Toustain et Taxsin pourtant consacrent 
à la demi-oncialc un grand chapitre et en notent excellemment les caractéristiques. 
Us l'appellent écriture demi-oueialt ru (future mixte {Nouveau traité, III, 204). 

De tous les manuscrits en demi-onciale connus les fragments «lu commentaire 
aux Institutions de Gaius, découverts par Châtelain en 1898 dans la bibliothèque 
du séminaire d'Autun semblent être les plus anciens. Châtelain fait remonter ces 
fragments au V* siècle ( Journal des Savante, 1898, p. 378; Pihliothéfne de t/-Isole des 
chartes, 1898, p. 383; P. Kriiger, Der Aommeutar su O'aii Insfitutienes in Autun, dans 
la Zeitnhri/t fur Kuktsgtrtkkhte, romanistische Abtedung, 24. Weimar 1903, p. 375). 

Parmi les manuscrits en demi-oncialc qui sont datés, citons : Les J-asti 
c&Hsulares du Codex LV (53) de Vérone, commencés en 487 (Zangemeister-Wattcn- 
barh, pl. 29,'30); le Codex Hilarius aux archives de Saint-Pierre de Rome, colla¬ 
tionné en 309 ou 510 (pl. 20); le Codex XXXVIII (36) de Sulpice-Sévère «lans la 
bibliothèque du chapitre de Vérone, de l’année 517 (Zangcrneistcr • Wattcnbach, 
pl. 32; Arndt-Tangl, 3* édit., pl. 34a); le commentaire sur les épitres de S. Paul, 
à Montecassino. lu en 570 (pl. 23c). 

Pour déterminer l’8ge des manuscrits non datés, voici les critères, 
que Châtelain nous donne : Au V- siècle a est un peu plus petit que les autres 
lettres brèves, ou bien il est oblique. « est assez grand et a la forme d'onciale. 
Les hastes supérieures de I». «I h I et les hastes inférieures de p. (| n'ont aucun 
trait d’ornement. Le premier jambage de N est un peu plus long que le second. 
La panse de q est souvent plus large que haute. Dans les liaisons a et U I se 
prolonge souvent au-dessous de la ligne. Les cahiers sont numérotés par un chiffre 
ou une lettre, placé en bas de la dernière page dans le coin de droite. — Au 
VI* siècle le plus souvent e a la forme de minuscule. Le jambage du milieu 
de in (au moins dans la première moitié du siècle) n'a pa* encore de ligne de fuite. 
Les lettres longues ne sont point encore ornées. La barre du t s'incline quelque¬ 
fois en avant. Pour ni et n à la fin des lignes on a un trait horitontal d’abréviation, 
sur la voyelle qui précède et le plus souvent sans point. I et I ne forment pas 
ligature. — Au VII* siècle on commence à orner les hastes supérieures et 
intérieures. Le jambage du milieu et souvent aussi le premier jambage de l'm 
ont en bas une petite ligne «le fuite, u commence souvent avec une petite ligne. 
Pour m et n, vers la fin du siècle, on a un trait d'abréviation non seulement à 


Original from 























VIII 


la tin mai* aussi au milieu de la ligne. Au commencement du siècle. I orthographe 
e»t encore assez bonne, mais i la fin elle est mauvaise. — Au VIII» siècle 
nous voyons les hastes inférieures et supérieures ornées de plus en plus; le 
jambage du milieu de 1 ni repose souvent sur une petite ligne de fuite. Le trait 
oblique de l'Ji majuscule prend asses lias, à gauche. Le trait vertical du I finit 
quelquefois tout droit, en bas (c'est-à-dire sans courliei. in et n sont abrégés 
non seulement à la fin mais aussi au milieu de la ligne. Les cahiers sont numérotés 


d'ordinaire en bas. au milieu de la dernière page. Les copistes montrent peu 
de connaissance de la grammaire; ils confondent e et I. I et » pas cependant 
dans tous les manuscrits. (Voir E. Châtelain, Uncialii ttriptur* latin arum ««r/s 

illustrât*. Pars altéra. Paris 1903.) 

On trouvera de* reproductions de manuscrits en demi-onciale en particulier 
dans l’ouvrage cité plus haut de E. Châtelain et dan* les Extmfla caditum Uttuarum 
littrria maiusatJij scrifforum de Zangementer et Wattenbach 


B. Ecritures nationales. 

: 2. L'écriture mérovingienne. 

3. L’écriture visigothique. 

4. L’écriture insulaire (irlandaise et anglo-saxonne). 


1. Les anciennes écritures italiennes 

a) L'ancienne cursive italienne; 

b) l'écriture curiale; 

c) l'ancienne écriture italienne de 

d) l'écriture lombardique. 

Après la chute de l'Empire romain, on continua dans tous les 
pays d’Occident, à se servir des écritures romaines : de la capitale, 
de l’onciale et de la demi-onciale pour les manuscrits, de la cursive 
dans le commerce ordinaire de la vie, de la demi-cursive pour les 
manuscrits plus ordinaires. La capitale, l’onciale et la demi-onciale 
(les écritures des calligraphes) conservèrent leurs anciennes formes, 
mais la cursive subit bientôt de graves changements et prit selon les 
pays des formes différentes (tout comme la langue latine dans les pays 
romans). Ainsi l’on vit se développer en Italie la cursive italienne, 
la curiale, l’écriture italienne de manuscrits et l’écriture des duchés 
longobards de l’Ilalie méridionale; en France l’écriture mérovingienne 
et en Espagne l’écriture visigothique. L’écriture insulaire (irlandaise 
et anglo-saxonne) fait exception à cette évolution; elle ne procède pas 
de la cursive, mais de la demi-onciale. Toutes ces écritures sont des 
écritures minuscules, comme la cursive dont elles sont issues; 
de même l’écriture insulaire est essentiellement une écriture minuscule 
(comme la demi-onciale), encore que souvent elle renferme quelques 
lettres majuscules. 

On donne à ces écritures du haut moyen âge le nom générique 
d'écritures nationales; on donne pourtant aujourd'hui un autre 
sens qu’autrefois à ce nom : on sait, en effet, aujourd’hui que ces 
écritures nationales ne sont pas des produits spontanés, comme on 
le supposait jadis, mais que toutes sont issues de l’écriture romaine; 
cependant il est évident que chaque nation, dans le cours des siècles, 
a donné à l’écriture un caractère spécial. 

Mabillon distinguait Cinq écritures nationales différentes : la K*m,tua. Gatkica 
(ancienne espagnole), S*.%**tûa (anglo-saxonne), J.amgabaniita, J-raueo-gaiUiû *tn 


Mer.ningioi ; et il croyait, que chacune de ces écritures avait été inventée 
par ces peuples. Scipionc Maffei de Vérone (1675 — 1755) protesta contre cette 
assertion et soutint, au contraire, qu'il n'y avait pas d'écritures nationales, mais 
que ces écritures n'étaient que des variations des trois genres de l'écriture 
romaine : de la majuscule, de la minuscule, de la cursive Les Bénédictins, 
Toustain et Tassin, tout en reconnaissant, que au fond l'idée de Maffei était 
juste, soutenaient pourtant que l'on pouvait tout de même parler d'écritures 
nationales, car encore que ces écritures aient la même origine romaine, les 
formes en sont pourtant fort différentes : • Le quatrième système, que nous 
substituons aux précédents, fait descendre de ia seule romaine toutes les 
écritures, qui depuis quinze cents ans eurent cours en France, en Espagne, 
en Angleterre, en Allemagne, en Italie. Les Goths, Wisigoths, Francs, Saxons. 
Lombards, loin d'apporter, ou plutôt d'introduire une écriture qui leur fût propre, 
adoptèrent celle des peuples vaincus .... Mais l'ignorance, la décadence des 
arts, et le mauvais goût, qu'entraînèrent après elles ce* nations indisciplinées, 
firent dégénérer le* écritures, comme tous les ans. Bientôt chaque royaume se 
distingua par une écriture différente de celle de ses voisins .... Par l'exposé 
de ce dernier système, l’on voit que nous sommes d'accord avec M. le marquis 

Mafféi sur plusieurs points essentiels - Mais Bur bien des conséquences, qu'il 

tire des principes qui nous sont communs, nous ne nous croyons ;>a* obligés 
d'entrer dans scs vues .... Quand par exemple, il s'efforce d abolir toutes les 
dénominations d'écriture : mérovingienne, lombardique. gothique ou vnsigothique. 
saxonne, Caroline et gallicane, comme si c'étaient des terme*, qui ne fussent 
bons qu'à induire en erreur, nous réclamerons toujours contre une prétention 
si singulière. Pourvu qu'on ne nie pas que toutes ces écritures viennent de la 
romaine, ces dénominations sont très utiles pour déterminer les divers genres et 
espèces d’écritures, dont on veut parler. Ce serait tout confondre que d’appeler 
seulement romaines toutes les sortes de cursives, que nous voyons dans les rnss. 
et le» diplômes. A la faveur de ces dénominations, et des notion* qu’elles ren¬ 
ferment, jointe» aux exceptions, qu'apporte nécessairement la succession des 
siècles, on peut encore fixer à peu près l'àgc des mss. et encore plu* sûrement 
le texte* (Xrui'tau traite, III. S— il). 

Sur cette controverse et sur les travaux de ces grands paléographes — 
Mabillon. Maffei, Toustain et Tassin — on pourra consulter la notice intéressante 
de L. Traube. V&rltruuge* un J .fohandluugtH, I, p. 34 — 56. 


I. Anciennes écritures italiennes. 

Après l'époque romaine, l’on vit surgir en Italie plusieurs genres a) L’ancienne cursive italienne; 

d’écritures, tous issus de la nouvelle cursive romaine. On en peut b) l’écriture curiale; 

distinguer quatre principaux: c) l’ancienne écriture italienne de manuscrits; 

d) l’écriture lombardique. 

tt) IneleniM» rur%lve italienne. 


pi. 39. 

Cette écriture est généralement appelée lombardique, parce qu’on 
la croyait inventée par les Lombards. En réalité, elle n’est autre 
chose que la nouvelle cursive romaine continuée. Elle ne se trouve 
pas seulement dans les documents du royaume lombard (568 774), 

mais aussi dans les documents des provinces italiennes, qui n'étaient 
pas sous la domination lombarde, et après la chute du royaume 
lombard elle demeura longtemps encore l’écriture commune en l'Italie. 
Nous la connaissons surtout par les actes notariés. C’est dans les 
duchés lombards de Bénévent, Capoue, Salerne et en d'autres provinces 
du sud de l’Italie qu’elle se maintint le plus longtemps. Lorsque les 
Normands se furent emparés de ces duchés (1062 et 1077), la minuscule 
carolingienne y lut introduite, mais les notaires continuèrent à se servir 
pour leurs actes de l'ancienne cursive. Finalement l’empereur Frédéric 11. 


Digitized by 


l'interdit en 1220 et de nouveau en 1231. Malgré cette défense, on la 
rencontre encore dans les actes notariés du sud de l’Italie, vers la fin 
du XIV» siècle (voir N. Barone,'Contributo allô studio délia tadiigrafia 
curialesca napolitana. p. (6), dans les Memorie délia R. Accademia 
di Ardieologia etc., Naples 1908). 

L’ancienne cursive italienne a en général le même caractère que 
la nouvelle cursive romaine : les traits en sont très courants, les liga¬ 
tures nombreuses, les hastes inférieures et supérieures très développées, 
cependant elle est d’ordinaire plus petite, plus irrégulière et plus entre¬ 
lacée. Il va sans dire qu’elle varie beaucoup dans les différentes provinces. 

On ne connaît dans l'original aucun document royal lombard. Le seul, 
qui autrefois passait pour original, le «praeccptum» d'AistuIf de l'année 755. 
à Bergame, est selon toute probabilité une copie de la même époque (pl. 39 '• 

La première ordonnance de Frédéric II. contre l'ancienne écriture des no¬ 
taires, de l’année 1330 est perdue; la seconde, de l'année 1331, est ainsi conçue: 


Original from 
















Consuetudinem ,’Ujiw olim in aliquibuj rrgni par Obus auJrvtmuj obeinere. diiusida eonststuttone 
cassantes deeemimm, instrumenta publiai et quaslibet eautiones fer litteraturam communem 
et legtbilem per statut or a noble notariat tcribi dsbere, scribendi mode, qui in esvstate Xeapolit, 
ducat u Am al fine ac Surrenti atqne per forum pertinentiai ko et en us servabatur, amnino subi a ta 
(Iluillard-Hréholleg, JJistoria dsplomattca Frtdetui IL, Pari* 1852- lR6l, vol- IV, p. 56). 

Reproductions et littérature, G Maimi, I papiri diplomaties, Rome 1805. 
Porro, Codex dstlomatieus I^tngobardiae, Turin 1873. Tatmiartnm Casinruse , Montccasaino 
1887—1891- Codex diplomatieus Cavensis, nunc pnmuin in lu< cm editus, < urantibus 
DD. Michaele Morcaldi, Mauro Schiani, Sylvano de Stcphano, O.S. B., Milan, Naples, 
Pisc 1873—1893. M. Rusai, Faleografia e Diplomatiea de' documenté delleprovince Xapolitane, 


Naples 1883. K. Monaci, Carte Lombarde e Veronesi (vol. III de I 'ArckM* paleografice 
italieno I O Pisciccllî-Tacggi, Saggio dé serittura notante per gli studi paUogrmfiei. 
1 iuriali di Amalfi, Carra, Napoli, Sorrento, Montccassino 1893. On trouvera surtout 
de belles et nombreuses reproductions dans l'ouvrage de Giuseppe Ronelli, Codiez 
paleografieo Lombarde, nproduzione m eliotipia et tr&scriiione diplomaties di tutti 
i document! anteriori al 1000 (secolo VIII) esistenti in Lombardia. Milan 1908. 
On trouvera aussi quelques Faesimile dans K. Voigt, Beitrdge sur Diplowatik der 
langobardist hen I ûrstrn von Beurrent, Capua und Salem a, Goettingue 1902. 

Voir aussi la liste des Faesimile de documents en cursive de la haute Italie 
et de Tltalie centrale dans H.Bresslau, Handbuch der Irkundenlekre , I, p. 909, note 2. 


b) l'.rrllurt» curiale. 


PI. 58. 62. 73. 76. 

Cette écriture est surtout celle de la chancellerie pontificale 
pendant le haut moyen âge; mais nous la rencontrons aussi dans les 
actes des notaires romains. Elle est également issue de la nouvelle 
cursive romaine. Ou ne sait ni quand ni comment elle se développa 
avec ses formes caractéristiques ; les plus anciens documents originaux 
de la fin du VHP siècle et du commencement du IX' nous la montrent 
déjà parfaite. Elle se conserva jusqu’au début du XII* siècle. On 
distingue entre curiale ancienne et curiale nouvelle. 

Curiale ancienne (pl.58.62). Les lettres sont grandes, larges 
et droites. Les hastes tant inférieures que supérieures sont très longues. 
Les lignes sont fort distantes les unes des autres. L’écriture produit 
une impression solennelle. 

Les formes les plus caractéristiques de la curiale sont celles des 
lettres a, e, q. t. 

Lettres isolées. 

a est large et ouvert; sa forme rappelle l’omega de la minuscule 
grecque. 

e se compose d’un cercle, dont les lignes se croisent en haut; 
aussi il est facile de le confondre avec o ; souvent pourtant au-dessus 
du cercle se trouve un petit œil. 

q a une forme caractéristique, évidemment issue de la forme 
majuscule. 

r a, comme dans toutes les écritures nationales, une forme ronde 
et une forme pointue. 

t, comme e, se compose d’un cercle, dont les lignes se croisent 
en haut; il se distingue pourtant de l’e par le caractère horizontal des 
lignes qui se croisent, tandis que la première ligne de l e est verticale. 

Curiale nouvelle (pl.73. 76). Au cours du XI*siècle peu à peu 
l’écriture curiale subit une transformation. Ses formes devinrent plus 
petites et aussi plus gracieuses. De plus en plus elle subit l’influence 
de la minuscule carolingienne qui dominait déjà depuis longtemps dans 
la haute Italie et dans l'Italie centrale comme écriture de manuscrits. 
C'est l’époque, où la chancellerie pontificale commença à se servir 
de parchemin au lieu de papyrus, ce qui favorisa la transformation 
de l’écriture. Sous Benoît VIII. (1012 — 1024) les bulles sur papyrus 
alternent avec celles sur parchemin (la bulle sur parchemin, la plus 
ancienne que nous connaissions, délivrée pour le monastère de San 
Sepolcro et conservée aux archives d’état à Florence, est de 1013); 
sous les papes suivants les bulles sur papyrus devinrent toujours plus 
rares; après le milieu du XI e siècle elles disparaissent tout à fait (la 
dernière bulle sur papyrus qui soit conservée, délivrée pour Hildesheim 
et qui se trouve aux archives de Hanovre, est de 1020 -1022 : en voir 
le Faesimile dans Arndt-Tangl, pl. 80; en 1057 on cite pour la dernière 
fois une bulle sur papyrus). 

Après que, sous Clément II. (1046—1047), la minuscule caro¬ 
lingienne eut été introduite dans le texte des documents pontificaux, 
la curiale n’en demeura pas moins longtemps encore en usage à côté 


de la minuscule. Les copistes, qui avaient été formés à Rome, s’en 
tinrent fermement à la curiale, les copistes étrangers, surtout ceux qui 
étaient alors employés à la chancellerie, lorsque les Papes séjournaient 
hors de Rome, employaient la minuscule. Quelques scribes usaient 
d’une écriture mixte où les éléments de la curiale se combinaient 
avec les formes de la minuscule. 

Le dernier Pape, sous lequel, en dehors de la minuscule, ait été 
employée la curiale, est Pascal II. (1099 — 1118; voir pl. 76). Sous 
Calixte II. (1119—1124) on rencontre une écriture mixte, dont les 
lettres sont généralement empruntées à la minuscule, certaines lettres 
au contraire et quelques ligatures, par exemple l’a ouvert et ri et ti, 
sont empruntées à la curiale. Sous Honorius II. (1124—1130) la curiale 
ne se présente plus (voir pl. 80). 

La curiale se rencontre aussi, un peu modifiée, dans beaucoup 
de documents privés de Rome du X* au XIII* siècle. On ne conserve 
aucun exemple d’une époque plus ancienne; les documents les plus 
anciens qui soient connus remontent à la seconde moitié du X* siècle. 
Dans ces documents d’ordre privé la curiale se conserva encore long¬ 
temps, après qu'elle fut bannie de la chancellerie pontificale; on en 
connaît encore des exemples du commencement du XIII* siècle. 

Il est à noter que certains documents de l'Italie méridionale, 
par exemple de Gaéte, de Naples et d’Amalfi, ont quelques lettres 
caractéristiques de la curiale, en particulier la forme oméga de l’a 
(voir par ex. : B. Russi, Paleografia e Diplomatica etc., Naples 1883, 
pl. 7. 9. 12). 

Le document le plus ancien qui nous soit parvenu de la chancellerie ponti¬ 
ficale est une lettre d’Adrien I. de tannée 788; elle est conservée aux archives 
nationales à Paris (reproduite par Tardif, Archères de r Empire, Facstmile de skartes 
et diplômes mérovingiens et cartovintiens, Paris 1866, N° 87, et par Pflugk-Harttung, pl. loi); 
le second document le plus ancien est un privilège de Pascal I. de l’année 819, 
à l’archevéché de Kavennc (le début et la fin ont été reproduits par A. Gloria, 
Compendio delle lésion i teorico-pratiche di Paleografia e Diplomatica, ta vole, Padoue 1870, 
pl. 22, et par Pflugk-Harttung, pli). 

Reproductions et littérature. W. Diekamp, Zum pdpstluhen Urknndeu • 
rot s en des XL % XIL und der ertten //a l/te des XJ/L Jakrkundertt (dans Mstteslungen des 
Instituts fur osterreichische Gesckicktsforscku ng f 3, 1882. p. 565). J. Pfiu^k - Xlarttung, 
Specimina eelecta ehariarum foutifieum Bomanorum, Stuttgart 1885; et Die Bull en der Pàpste 
bb mum Fnde des XIL JakrkunderU , Gotha 1901. Cardinal Pitra. De epietolie et regbtrit 
Bomanorum pan ti tien m (dans Anale et a navissima Spicilegii S aies m en sis. Altéra continuatio, 
t. 1 , 1K83). Mas Latrie, /.es éléments de la diplomatique pontificale (dans Berne des questions 
historiques, 39, 1886). E Mühlbachcr, Aaistrurkunds und Faptturkuude (dan» le 4 èa * e 
volume de «suppléments des Sfitteiiungen des Instituts fur osterr. Gesc hic ht s for se k un g, 
1893, p. 499), E. Monaci, Monument* paleografia dt Borna (vol. Il de YArthnsiopaleografico 
italiano). L. M. Hartmann, Fce/eetae 5 - Marias in Cia La/a tabularium, Vienne 1895 — 1901. 
Kehr, Fine I/ers/elder Papyrusurkunde (dans Gàttinger gelehrte Xachrichten, 1906, p. Il); 
Cher eine rombeke Papy rusurkunde im Staotsarchtr tu Marburg (dans Abhandluugtn der 
X. Gesellschaft der tCbsenscka/ten tu Gettsugen, Phil.-hist. K lasse, Nouvelle série, vol. I, 
N° t , Berlin 1896 — 1897); et Serinium und Palatium (dans le 6* m * volume de 
suppléments des Mittetlungen des Instituts J ïtr osterr . Geschiehts/ortehung, 19°°* P* 93 )* 
NlCCoR> Rodoiico, Note paleografiche e diplomatieke sul Prh'ilegio pontifiât, Bologna 
(sans année d'édition), L. Schmitz * Kallenberg. Die Lehre ron deu Papsturkunden 
(dans A Mcister, Gruudrbs der Geuhickiswissensehaft, I, Leipzig 1906, p. 180). 

Sur d'autres reproductions et ouvrages voir W. Diekamp, Die neutre Lite* 
ra/ur tur pdpstluhen Dipdomatik (dans Hbtoriscket Jahrbuck de la société Gftrres, 4. 
1883, p. 210. 361, 681). 


e) Ancienne écriture 

PL 25 b. 27. 33. 34. 42. 48 a. 

Cette écriture nous est connue surtout par les manuscrits de 
Bobbio, Lucqucs, Vérone, Novare et d’autres écoles calligraphiques 
de l’Italie du nord. Elle est issue de la demi-cursive romaine. Au 
VII e et VIII e siècle elle est fortement cursive et riche en ligatures, plus 


italienne «le mjtiiii»crit». 

tard ses formes sont plus fermes, plus régulières et le nombre des 
ligatures diminue. 

Dans le nord de l’Italie l’ancienne écriture italienne fut sup¬ 
plantée au cours du IX e siècle par la minuscule carolingienne. Elle 
se maintint plus longtemps dans l’Italie méridionale; c’est là qu’elle 

a 


Digitized by 


Original from 















X 


sc transforma dans la belle écriture lombardique (voir ci-dessous). 

On remarquera en particulier qu’en beaucoup de manuscrits du 
nord de l'Italie les notes tironiennes romaines et les abréviations des 
manuscrits de droit romains sont employées dans une large mesure. 


Les plus anciens manuscrits, qui se distinguent par le nombre d’abrévia¬ 
tions de cette sorte, viennent de Bobbio, d’où l’on peut conjecturer 
que cette innovation est due aux moines irlandais de ce monastère 
(voir ci-dessous le chapitre sur les abréviations du moyen âge). 


tl| llrrilure lombardique». 


PI. 68. 75. 

Cette écriture eut cours surtout dans les abbayes bénédictines 
de Montccassino, La Cava, S. Maria deU’Albancta, S. Sofia de Benevent, 
S. Liberatore alla Maiella et dans d'autres abbayes des duchés lombards 
de ritalie méridionale. C’est l’ancienne écriture italienne se développant 
sous une forme calligraphique spéciale. Elle atteignit son apogée a 
Montccassino au XI e siècle sous les abbés Theobaldus, Richerius, Fre- 
dericus et Desiderius. Dans le cours du XII- siècle elle devint trop 
maniérée : la brisure des traits fut exagérée et la distinction entre les 
traits forts et les traits déliés devint par trop marquée. Elle se maintint 
longtemps, même après que la minuscule carolingienne se fut intro¬ 
duite dans les écoles calligraphiques de ces abbayes. On la rencontre 
encore dans un manuscrit, contenant un commentaire de l’abbé Bernard 
Ayglerius (t 1282) sur la règle de S. Benoit. 

Il n’est pas rare de rencontrer cette écriture, mais un peu altérée 
de forme, aussi dans les chartes de l’Italie méridionale. 

Ce qu’il y a de caractéristique dans cette écriture c’est la forte 
brisure des lettres, la forme archaïque de l’a, e, r, t et le signe ondulé 
d’abréviation pour ni. 

1. Brisure des lettres. I et les jambages de l’m. n. u com¬ 
mencent par un trait fort, oblique, tourné vers la droite, puis vient 
un délié tourné vers la gauche et de nouveau un trait fort dirigé 
vers la droite. De même les lignes des lettres rondes sont brisées; 
d’où ces lettres affectent des formes anguleuses. Il n’y a que les hastes 
des lettres longues qui soient droites. 

2. Forme archaïque des lettres a, e, r, t. Ces quatre lettres 
se signalent, comme dans toutes les écritures nationales, par des formes 
caractéristiques. 

Lettres isolées. 

Dans la période primitive a prend la forme ouverte, plus tard 
il affecte d’ordinaire la forme du cc fermé. 

d la plupart du temps a la forme ronde. 

e a la grande forme brisée et dépasse d’ordinaire les lettres brèves. 

La panse supérieure aussi bien que la panse inférieure du g est 
ouverte; plus tard souvent la panse supérieure est fermée. 

La panse de h est brisée par en bas et retournée vers la droite. 

I est souvent très long, en particulier au commencement des mots; 
il est facile de le confondre avec I; ce dernier pourtant décrit une 
courbe en bas vers la droite, tandis que l’I est droit 


o affecte la forme de losange. 

r la plupart du temps a la forme de ligature allongée et pointue; 
on trouve la forme ordinaire à la fin des mots et en d’autres endroits 
où r n’est pas lié aux lettres suivantes. 

La barre du t est fortement penchée en avant; dans les manuscrits 
anciens elle ne descend pas jusqu'à la ligne de base et n’adhère pas 
à la haste; plus tard, elle descend jusqu’à cette ligne et se lie en bas 
à la haste, de sorte que t ressemble à a; il s’en distingue ordinaire¬ 
ment en ce qu’il se termine en haut par un trait droit, tandis que a 
porte un crochet oblique. 

3. Signe ondulé d’abréviation pour m. Ce signe se ren¬ 
contre aussi bien à la fin des mots qu’à la fin des syllabes : il se 
compose le plus souvent d’un trait ondulé, vertical ou oblique. 

Autres abréviations. Pour que et bus, on a q et b avec un 
point et un trait; le même signe se rencontre pour la finale us. Souvent 
pour est ou a la note tironienne (comme dans l’écriture insulaire). 

Ligatures. Elles se forment particulièrement à l’aide des lan¬ 
guettes de e et de I, de l’épaule de l’r et de la barre de t. De même 
les ligatures avec I sont nombreuses, par ex. : ei. fi, gi, li, ri, ti ; il faut 
signaler aussi nt, sp, st. Dans la ligature ti t prend la forme d'epsilon, 
quand il a le son de z, la forme ordinaire, quand il a le son de t 
(voir pi. 22). 

Liaison de boucles. Il y a à remarquer que dans l’écriture 
lombardique s’est formée une nouvelle manière de lier les lettres entre 
elles, c’est la liaison de boucles. Dans ces sortes de liaisons (que l’on 
rencontre déjà à l’état isolé dans le manuscrit de Vienne Tab. 1 430», 
écrit à Fulda vers 816 en caractères anglo-saxons) les lettres finissant 
par un trait rond pénètrent dans la lettre suivante, lorsque celle-ci 
commence par un trait rond; voir par exemple da, pa, po, pt pi. 68a, 
lignes 1. 3. 8. (Voir Wilhelm Meyer de Spire, Die Buchstaben-Ver - 
bindungen der sogenannten gotisdien Schrift, dans les Abhand/ungen 
der K . Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen, Phil.-hist. Klasse, 
Nouvelle série, vol. 1, N u 6, Berlin 1896 1897.) 

Reproduction» et littérature. Oderisio Piscicclli-Tacggi, Iditagrafi* 
artittua di AfoutetassiMa, 1S76—i$8l. Biôiietktea Ldi mentis, Montccassino, depuis 1873* 
Voir de plus le» ouvrages mentionnés ci-dessus au chapitre de l'ancienne cursive 
italienne. Nieeolô Rndolico, Géant t svalgiment* délia icnttura laugobard*-castin tse 
dans l' Arekhda stariea italien.’, Florence 1901). A. Moriniello, Luila icnttura tongobarda 
ne/U sue diverse jan. Rome 1906 Voir aussi les Facsimile du manuscrit de Léon 
d'Ostie (écrit vers 1100) dans Chroust, Monument* falategrafhùa, Munich, livr. X, 2, 
et Arndt-Tangl, Sekrifttm/e/H etc.. 3» édit., pl. 38. 


2 . Ecriture mérovingienne. 


PL 25 a. 28. 29. 37. 38. 40. 41. 43. 44. 49 a. 59. 

Mabillon désignait sous ce nom l’ancienne écriture du royaume 
franc (scriptura merovingica seu franco-gallica). Elle fut surtout en 
usage dans les chancelleries des rois mérovingiens et des premiers 
carlovingiens ; elle se rencontre aussi, mais un peu altérée de forme, 
dans les actes privés et dans beaucoup de livres. Elle est issue de 
la nouvelle cursive romaine. 

L’écriture des diplômes des rois mérovingiens (pl. 28) 
est très irrégulière et embrouillée. Les lettres sont d’inégale grandeur. 
Elles sont étroitement serrées les unes contre les autres et fortement 
entrelacées. Les hastes supérieures et inférieures sont d’une grandeur 
démesurée et empiètent souvent sur les lignes voisines. D’ordinaire 
les mots ne sont pas séparés. 11 n'y a pas de réglage et les lignes 
ne sont pas droites. Les lettres de la première ligne, qui ne contient 
d’ordinaire que le nom et le titre du roi avec l’adresse, sont allongées. 

L’écriture des diplômes des rois carlovingiens (pl. 40. 
41.59) est plus régulière et plus lisible; les lignes sont plus droites, 
les ligatures sont moins nombreuses, les lettres mieux séparées et plus 


indépendantes les unes des autres. La minuscule carolingienne, qui, 
sous Charlemagne, l’emporta comme écriture de manuscrits, prit aussi 
une influence de plus en plus marquée sur l’ancienne écriture des 
diplômes. Celle-ci pourtant subsista dans la chancellerie royale jusque 
sous Louis-le-üermanique. 

Dans les anciens documents privés l'écriture est également 
grossière et sans art. Pourtant déjà sous Pépin on a des documents 
qui accusent une main sûre et exercée (pl. 38). Sous Charlemagne 
l’écriture des actes privés devient de plus en plus parfaite; elle se rap¬ 
proche de l'écriture de manuscrit et passe enfin à la minuscule caro¬ 
lingienne. C’est précisément dans les documents privés, qui la plupart 
du temps sont datés, qu'on peut le mieux suivre le passage à la 
minuscule carolingienne (pl. 44; voir aussi 53c). 

L'écriture mérovingienne de manuscrits est issue de la 
derni-cursive romaine (pl. 25a. 29. 37. 43. 49a; voir le manuscrit de 
S. Avit de Vienne, pl. 24, qui marque le passage de la demi-cursive 
romaine à l’écriture mérovingienne). Les formes de lettres sont plus 
fortes, plus régulières que dans l’écriture de diplôme et les hastes 


Digitized by 


Original from 

















supérieures et inférieures sont moins grandes. Les hastes supérieures 
sont souvent appuyées en forme de massue. Souvent les finales 
manquent de lignes de fuite. Dans la seconde moitié du Vlll« siècle, 
l’écriture devient plus soignée et ainsi se prépare son évolution vers 
la minuscule carolingienne. Autrefois les paléographes regardaient 
comme lombardiques un grand nombre de manuscrits mérovingiens, 
en particulier ceux qui étaient issus de Corbie et d’autres monastères 
du nord de la France (pl. 49a). L. Traube, le premier, a dénoncé 
cette opinion comme fausse (Traube, Perrona Scottorum, ein Beitrag 
zur Ueberlieferungsgesâiichte und zur Paléographie des Mittelalters. 
dans les Sitzungsberichte der philosophisdi - philologischen und der 
historisdien Classe der k. b. Akademie der Wissensdiaften zu München. 
année 1900, Munich 1901, p. 472). 

Lettres isolées. 

a revêt cinq formes : 1. Souvent il est ouvert et ses deux traits 
en haut sont droits, comme dans Pii, ou ils ne sont que légèrement 
recourbés : dans cette forme, il est facile de confondre a avec u; il 
s’en distingue pourtant par son trait droit dont la base est fortement 
recourbée vers la droite et qui s’unit généralement avec la lettre sui¬ 
vante (comme dans la cursive romaine); de plus, en haut, les traits 
de cet a sont pointus (pl. 40. 44 a). 2. Souvent, par contre, le trait 
droit de l’a, en haut, est recourbé vers la droite ; alors a ressemble 
à ic (pl. 29 a. b. 40). 3. Le plus souvent le trait droit aussi bien que 
le trait gauche est recourbé eti haut vers la droite : alors a ressemble 
à deux c (pl. 25a. 37). 4. Quelquefois le trait gauche est fortement 
recourbé en haut et adhère au trait droit : alors a ressemble à l’a 
de la demi-onciale ou à l'a de notre écriture courante d'aujourd’hui; 
cette forme se rencontre très souvent dans le manuscrit de Grégoire 
de Tours, de Corbie (Paris 17655; voir Album paléographique, pl. 12; 
Prou, Manuel, pl. 1). 5. Quelquefois déjà on rencontre la forme issue 
de l'onciale, qui triompha plus tard dans la minuscule carolingienne 
et qui aujourd'hui encore domine dans l’écriture latine imprimée 
(pl. 29a. 38. 44). — Souvent en ligature a est placé au-dessus des 
autres lettres brèves, mais sous une forme petite et ouverte. — Au lieu 
de la diphtongue ae on a souvent e cédillé ou e simple. 

La panse de b est souvent très petite; souvent au-dessus de la 
panse il y a un petit trait, qui sert de liaison avec les lettres suivantes 
(pL 29 a). 

Ou bien c est petit et simple, ou il est grand et semble fait de 
deux c placés l'un au-dessus de l'autre (la forme brisée). 

d a d’ordinaire la forme droite, issue de la cursive romaine, 
plus rarement la forme ronde, issue de l'onciale; la haste descend 
la plupart du temps fort au-dessous de la ligne; la panse est ouverte 
en haut, quand elle est liée à la lettre précédente. 

Ordinairement dans la première période e a la forme fermée 
d'epsilon et dépasse les lettres brèves. Sans doute cette grande forme 
fut conservée si longtemps ici comme d'ailleurs dans d’autres écritures 
nationales, parce que dans cette forme la languette de l'e se pouvait 
lier facilement avec le sommet de la lettre suivante. Déjà le copiste 
du document de l’année 757, pl. 38, cherche maintes fois à atteindre 
ce même but en donnant à la languette du petit e une direction 
oblique vers le haut (voir par ex. : de rebus. 1; meorum, de iure 
meo, 3 ; maneat, 6). 

La tête du g est souvent composée d'un trait ondulé, mais sou¬ 
vent ce trait forme en avant une boucle tantôt fermée et tantôt demi- 
ouverte; cette boucle est faite de bien des façons; en souvenir de 
l'ancienne forme, le g porte en haut, à droite, un petit trait par où il 
est possible de le relier aux lettres suivantes; ainsi s'explique le petit 
appendice qu'aujourd’hui encore on donne au g dans les imprimés 
d’écriture latine. La queue du g est d’ordinaire ouverte. 

Souvent, surtout au commencement des mots, I est très long, 
comme une lettre avec une haste; de même en ligature il est long 
et descend au-dessous de la ligne; souvent en haut et quelquefois 
aussi en bas il est un peu appuyé, ou bien il a une petite ligne de 
fuite; souvent cette ligne n’est que légèrement indiquée. 

Le dernier jambage de l‘m et de l’n tombe la plupart du temps 


droif ou se trouve quelque peu recourbé vers l’intérieur et il finit en 
pointe. Souvent pourtant il est recourbé vers l’extérieur ou il a une 
ligne de fuite; souvent du moins cette ligne est légèrement indiquée, 
n a souvent la forme majuscule. 

Les lignes de l’o d’ordinaire se croisent en haut et o ressemble 
alors au chiffre arabe 8 ouvert; c'était aisé par là d'unir o aussi bien 
avec la lettre qui précède qu’avec celle qui suit; plus tard la ligne 
de droite dépasse souvent celle de gauche : alors o ressemble à un 
delta grec de la minuscule moderne. 

La panse de q est souvent ouverte en haut, surtout lorsque q 
est lié à la lettre précédente. 

Lorsque r se trouve seul, il a la forme droite; en ligature il a 
la forme pointue, r et s sont fort ressemblants. Pourtant l’épaule de 
l’r, comme dans la cursive romaine, décrit une courbe vers le haut; 
le trait final de l’s, au contraire, forme un arc tourné vers le bas. Les 
deux lettres se trouvent brèves ou longues ou de moyenne grandeur, 
selon les manuscrits. 

La plupart du temps la barre du t s'incline fort bas en avant, 
à peu près jusqu’au milieu de la haste; souvent cette barre inclinée 
touche la haste. En certaines ligatures t a la forme d'epsilon (voir 
le paragraphe sur les ligatures, pl. 22). 

Le premier jambage de l’u décrit souvent en haut une courbe 
à gauche (par conséquent en dehors); mais souvent la courbe va à droite 
(donc en dedans); souvent les deux jambages de lu sont appuyés 
en haut. Parfois u se trouve suscrit, mais alors il est réduit. Dans 
les anciens manuscrits, u a parfois la forme d'un trait ondulé allant 
de haut en bas, surtout quand il est susait; souvent cet u ondulé 
est placé au milieu des autres lettres. Le plus souvent cet u ondulé 
se rencontre dans les finales ur et us. Pl. 43 a, ligne 6, on trouve un 
v pointu et suscrit. 

Dans le manuscrit déjà signalé de Grégoire de Tours y a une 
petite forme pointue, avec un point au milieu (comme dans le mot 
synodum, pl. 27 d, ligne 9). 

Voir la forme de z, pl. 38, ligne 7.14.15, et pl. 44a, ligne 10.11. 

Abréviations. Pour les syllabes bus et que on a d’ordinaire 
b et q avec un point et une virgule (pl. 38, 3. 11); sur notre pl. 29b, 
11.17 on a b avec une grande virgule, q avec deux points ou un point- 
virgule. Pour que on a parfois q. dont la queue se trouve coupée 
d’un trait allongé et oblique, par exemple dans le manuscrit déjà cité 
de Grégoire de Tours (Paris 17655) : cela explique peut-être l’abrévia¬ 
tion pour que (- quae) pl. 43a, 12 et 44a, 2 (comparer avec la forme 
pour qui dans les manuscrits espagnols pl. 35a. 36). — m se trouve 
remplacé par un trait horizontal et ondulé non seulement à la fin des 
lignes, mais aussi à l’intérieur de la ligne et même à la fin des syllabes 
dans le corps du mot (pl. 29b, 11 ; 37, 11 ; 38, 5. 10). — Les finales us 
et um et aussi d’autres finales sont souvent, surtout dans les chartes, 
remplacées par un long trait oblique ou par une coulée (pl. 38, 1 ; 
44 b, 1 ; comparer avec les abréviations du document de Ravenne pl. 22). 

On trouve partout les abréviations par contraction des Nomina 
sacra. — Dans les anciens diplômes royaux on trouve quelquefois 
pour per l’abréviation qui est d’ordinaire usitée pour pro (voir la même 
forme d’abréviation dans les manuscrits espagnols, pl. 66 b). — Dans 
la seconde moitié du VHP siècle, aussi bien dans les documents que 
dans les manuscrits, les abréviations deviennent de plus en plus nom¬ 
breuses : on rencontre la suspension syllabaire, les abréviations pour 
per. prae. pro. celles des pronoms relatifs, de plus on trouve ë pour 
est , ëë pour esse etc. On remarquera que pour vel on trouve ül : c’est 
donc d’après le principe de la contraction qu’on fait cette abréviation, 
tandis que dans les manuscrits de droit on a ü (d’après le principe 
de la suspension) et dans les manuscrits insulaires et de Bobbio on a 
I avec une barre (pl. 32. 33. 34 a). Pour quod aussi on trouve d’ordi¬ 
naire l’abréviation faite par contraction : qd. On notera surtout que 
la finale us aussi bien que la finale ur sont quelquefois remplacées par 
un crochet rond, comme dans les manuscrits de droit et ceux de Bobbio 
(pl. 38,11 ; 44a, 2; 44b, 3.8.9). Le copiste de Saint-Gall Winithar con¬ 
naît aussi la note tironienne pour con (voir les explications, pl. 43a). - 

2* 


Digitized by 


Original from 



















XII 


Le signe commun d'abréviation varie de forme selon les manuscrits : 
dans certains, il se compose d'un trait oblique, ondulé; en d’autres d’un 
trait horizontal, ondulé; dans d’autres enfin, on trouve les deux formes. 

Dans l’écriture mérovingienne nombreuses sont les ligatures 
avec changement de lettres. Souvent aussi les lettres sont reliées entre 
elles d'une façon simple, sans altération de formes. 

Séparation des mots et des phrases. Dans les anciens 
manuscrits la séparation des mots est très imparfaite, plus tard elle 
s’améliore et en certains manuscrits elle est à peu près parfaite. Les 
phrases nouvelles commencent d'ordinaire par une lettre plus développée 
ou par une lettre capitale ou onciale. Dans le manuscrit de Corbie, 
pl. 49a, les lettres au commencement des vers sont empruntées aussi 
bien à la capitale qu’à l’onciale. De même les titres des chapitres et 
souvent aussi la première ligne des chapitres sont écrits en onciale 
ou en capitale ou avec un mélange des deux (pl. 29b, 19; 49a, 9.10). 
Les initiales ont soit une ornementation simple (pl. 29b, 20; 49a, 11), 
soit représentent des dessins fantastiques de poissons ou d'oiseaux 

3. Ecriture 

Pl. 35. 36. 49 b. 66 b. 

C’est l’écriture qui se développa en Espagne, après sa conquête 
par les Visigoths. Elle est issue de la nouvelle cursive romaine. L’âge 
d’or de l’écriture visigothique (appelée aussi toletana ou gothica) se 
place aux VIII*, IX*, X* et XI* siècle. Seule récriture des manuscrits 
visigothiques est belle et soignée; l’écriture des documents resta 
laide pendant des siècles, avec des formes cursives, surchargées de 
ligatures et difficiles à lire. Au IX* et au début du X* siècle l’écriture 
visigothique de manuscrits est forte, large et ronde, plus tard ses formes 
se font plus fines et en même temps plus anguleuses. 

Vers l’année 1091 un concile tenu à Léon, sous la présidence 
du cardinal Rainer (plus tard Pascal II.) décida que désormais les livres 
liturgiques ne seraient plus écrits in littera toletana, mais in littera 
gallica. Le résultat fut que la minuscule carolingienne la littera 
gallica — fut de plus en plus employée pour les manuscrits non- 
liturgiques, pour les diplômes royaux et les actes privés, et finalement, 
vers le milieu du XII* siècle, elle supplanta presque complètement 
la toletana. En Catalogne, où les rapports d’ordre politique et reli¬ 
gieux avec la France étaient plus étroits qu’ailleurs, la minuscule eut 
la prédominance dès le IX* et X* siècle (pl. 66a). 

L’écriture visigothique est caractérisée par la forme de la lettre g 
et par la forme des signes d'abréviation pour bus, que, per, m. 

Les lettres a, e, r, t ont des formes qui ressemblent à celles des autres 
écritures nationales. Les hastes supérieures des lettres sont souvent 
appuyées fortement ou ornées. Les lettres, commençant par un jambage 
droit, telles que I, m, n, p, u, sont le plus souvent appuyées en haut; 
les lettres, qui finissent sur la ligne de base par un jambage droit, 
comme I, m, n, u, ont la plupart du temps une petite ligne de fuite. 

Lettres isolées. 

a est largement ouvert et par là se confond facilement avec u ; 
il s’en distingue, comme dans la cursive romaine, surtout par son trait 
final qui décrit une courbe vers la droite et entre en liaison avec la 
lettre suivante, tandis que le trait final de l’u est droit et reste séparé; 
de plus, en beaucoup de manuscrits, les traits de l'a en haut sont 
pointus; anciennement a est souvent suscrit, avec une forme oblique 
caractéristique, comme dans la cursive romaine. Pour ae on a e pl. 35a 
et 36 et 49b; en d’autres planches on rencontre aussi ae et l’ç cédille 
(pl. 35 b. 66 b). 

d prend aussi bien la forme droite que la forme ronde. 

e en ligature dépasse les lettres brèves; la languette est grande; 
l’œil est ouvert ou fermé. 

g est la lettre la plus caractéristique de l’écriture visigothique : 
il ressemble à q. Cette forme est issue de la forme onciale : la boucle 
supérieure est ouverte par en haut, la queue est longue et droite ou 
un peu tournée à gauche; g se distingue de q surtout par sa boucle, 
qui est ouverte. Voir la forme de transition pl. 36. 


(par exemple dans le manuscrit de Luxcuil, pl. 25 a, et dans celui de 
Grégoire de Tours, Paris 17655, tous deux du VU* siècle). Le point 
constitue d’ordinaire le signe de ponctuation; dans le manuscrit 
de Luxeuil (pl. 25 a) souvent la grande pause est marquée par une 
virgule, la petite par un point. A la fin des paragraphes on a souvent 
des signes spéciaux (pl. 29 b, ligne 24; pl. 43 a). 

Reproductions et littérature. A. J. I.etronne, Diplômes et charte< Je 
t époque mérovingienne. sur papyrus tt sur velin, l'aris 1845—1846; continué par J. Tardr, 
Arcksves Je F t-mpirc. pacstmile de charte 1 et dixième t mérovingiens et carlovtugiens, Paris 186Ô. 
G. H. PcrtJt, Diplomatum tmferii, L l. Hanovre 187 a (dans les Monument a Herman sas 
historien). Musée des archive/ départementales. Paris 1878. L. Delisle. Notice sur un manu¬ 
scrit mérovingien contenant des fragments dLugyppius, Paris 1875; Ai otice sur un manuscrit 
mérovingien de la HMâMfUê d Opinai, Paris 1878; Morice sur un manuscrit mérovingien 
Je la Mliothèfue royale Je Belgique, Paris 1884; Notice sur un manuscrit de f abbaye de 
Luxeuil copié en ôej, Paris 1886. H. Sybel et Th Sickel, Aaiseruriundcn in Abbildmngm, 
Berlin 1880 — 1891. livr. L lit. VII. Beaucoup de beaux exemple* d'écriture méro¬ 
vingienne se trouvent aussi dans les œuvres déjà mentionnées de Arndt- langl 
et de Chrou»t, et dans Y Album palcographigue. Voir aussi Ph. Laur et A. Samaran, 
les diplômes originaux des Mérovingiens. Facsimilés phototypiques aves notices et 
transcription* Préface par Maurice Prou. Paris 1908. 

visigothique. 

Très souvent I est long et appuyé en haut, surtout au commence¬ 
ment des mots; il ressemble à I; cette lettre pourtant décrit une courbe 
à sa base vers la droite et se lie d’ordinaire avec la lettre suivante, 
I, au contraire, est droit et demeure séparé. 

r est petit et a la plupart du temps la forme pointue de ligature; 
on rencontre l’r simple à la fin des mots et surtout dans la liaison ri\ il 
ressemble fort à l’s, pourtant son épaule est tournée en haut, tandis que le 
trait final supérieur de l’s regarde en bas (comme dans la cursive romaine). 

La barre du t se penche fortement en avant et adhère à la haste 
comme dans l’écriture lombardique; par là t ressemble beaucoup à 
l a fermé. En ligature t a souvent la forme d’epsilon. 

u est souvent suscrit en forme réduite (pl. 36, ligne 29, il a la 
forme pointue). 

Il y a aussi à remarquer les formes des lettres majuscules 
dans l’écriture visigothique (pl. 36). 

Abréviations. La forme de l’abréviation pour bus et que est 
caractéristique : elle se compose d’un trait vertical ondulé, qui se place 
sur b et q; ce trait ressemble à un petit s rond. On retrouve souvent 
le même signe pour la finale us en général et aussi pour m, pl. 49 b. 

m et n sont remplacés à la fin des mots et des syllabes soit 
par une simple barre, soit par une barre avec un point suscrit; dans 
beaucoup de manuscrits on fait une différence entre les abréviations 
pour m et pour n : pour m on a une barre et un point, pour n une 
simple barre (pl. 35 b. 36. 66 b). 

Une barre ou une barre surmontée d’un point sont aussi em¬ 
ployées comme signe commun d'abréviation. 

L’abréviation pour per revêt la plupart du temps la forme qui, 
en d’autres écritures, est usitée pour pro (cornp. la forme pour per 
dans les documents mérovingiens); pro ordinairement n’est pas abrégé: 
il est écrit tout au long ou bien on écrit p avec un signe général 
d’abréviation. — L’abréviation pour qui a souvent la forme, que l’on 
trouve en d’autres écritures pour quod (pl. 35a. 36). — L'abréviation 
pour vel est faite d’après le principe de la contraction : ûl (comme 
dans l’écriture mérovingienne). 

On remarquera les abréviations par contraction aum = autem, 
Î3t = id est, ppr ou ppfr = propter, set = sic ut, nsr, nü etc. = noster, 
nostri etc. (Traube, Perron a Scottorum, dans Sitzungsberidite der Aka- 
demie zu München, année 1901, p. 513; et Paldographische Anzeigen, 
dans Meues Archiv, 26, 1901, p. 234. 237). 

Enfin il faut encore noter que dans les manuscrits latins d’Espagne 
on trouve une forme spéciale pour le nombre XL, c’est-à-dire X avec 
un petit crochet placé en haut et à droite (voir cette forme dans le 
manuscrit mérovingien, pl. 25, ligne 8). 

Les ligatures sont nombreuses, comme dans toutes les écritures 
nationales. On notera la ligature it pl.36, ligne 7, et it et eius pl.66b, 
col. I, 16 et col. II, 4. 


Digitized by 


Original from 




























XIII 


Séparation des mots et des phrases. D’abord la séparation 
des mots est imparfaite, dans la suite elle s’améliore. Dans le manuscrit, 
d’où est prise notre reproduction, pl. 66 b, les phrases sont séparées 
par un petit espace blanc; comme signe de ponctuation pour la grande 
pause on a un point avec un crochet rond assez distant, pour la petite 
pause on a un point; les phrases nouvelles commencent le plus sou¬ 
vent par une lettre majuscule, les nouveaux paragraphes par une lettre 
majuscule agrandie, en saillie sur la marge, les nouveaux chapitres 
ont des initiales ornées. Dans d’autres manuscrits, on rencontre sou¬ 
vent d’autres signes de ponctuation, par exemple deux points obliques 
pour la grande pause, un point avec un trait oblique par-dessus pour 
la petite pause. 

Orthographe. Les copistes visigoths écrivent pour la conjonc¬ 
tion cum d’ordinaire quum\ pour la préposition cependant ils écrivent 
cum. On trouve aussi persequutio pour persecutio, quiquumque pour 
quicumque, qitur pour cur. Souvent v est remplacé par b; on a par 
exemple fabores pour favores, rogabit pour rogavit, salbator pour 
salvator, vibendo pour vivendo. Souvent h est supprimé; on a par 
exemple ac pour hac. auriunt pour hauriunt, ntici pour midii, nicit 
pour nichil, pulcerrima pour pulcherrima. uiusmodi pour huiusmodi. 

Les pointes du compas, pour le réglage des lignes, ont laissé 
leurs traces, pl. 66b, au milieu des feuillets, entre les colonnes. 

La prohibition de I écriture viriyothigue par le concile de Léon est ainsi 
rapportée par Lucas Tudensis. évéque de Tuy. dans son Ckrouicon Hûfauiat (achevé 
vers 1236) : statnemnt, ut scriftores de cetera jçaUicam li/teram serttarent et fraetermitterent 
toletana».> IM e/futis e.ciesiastuii, ut Huila estet di Visio inter mmittrot eccleriae Dei. C’est 
certainement, avec cette restriction (in effidit eceUtiattidt) qu'on doit aussi entendre 
les paroles souvent citées de l'archevêque Rodrigo Ximenès de Tolède : ibidemque 

célébrât* concilie cum Bernard* toletana frimate multa de officih eedetiae statuerunt. ut et sam 
de cetero a muet ter if tores omis ta liftera toletana, qu-sm Gulflas Uotkorum efiscofns adinvenit, 
pallias iitterü uterentur (dans le traité De rebut Ilufaniae, Itb. VI, cap. 29, terminé 
en 1243; il semble même que Rodrigo se soit servi du texte de Lucas Tudensis. 
Sur ce» deux écrivains voir Gams, Dit Ainhengesekiehie von Sfauien, vol 3. 1» partie, 
Ratisbonne 1876, p. 8. 147 151. L'assertion de Rodrigo, que l'évêque «Gulfilas» 
ait inventé la littera toletana, repose naturellement sur une erreur). On s'explique 
que le concile de Léon ait été amené & s'occuper de l'écriture par le fait qu'à cette 


époque, la liturgie romaine remplaça l'ancienne liturgie de Tolède ou mozarabe; 
on dut |>ar conséquent veiller à la confection de nouveaux livres liturgiques; d'où 
le débat sur l’écriture à choisir (l’ancienne écriture visigothique ou la nouvelle 
écriture carolingienne Les moines français de Cluny surtout, qui, vers ce temps, 
déployaient une grande activité dans le nord de l'Espagne, étaient ardents pro¬ 
pagateurs de la liturgie romaine. De même, l archcvêque de Tolède, mentionné 
par Ximenès, Bernard d Agen, auparavant abbé de Sahagun au royaume de Mon, 
avait été moine à Cluny. Or, ces moines étaient habitués à l'écriture carolingienne 
ou franque, et c'est dans cette écriture qu’étaient écrits les livres liturgiques 
romains que l’on devait copier pour les églises d'Espagne. On comprend facile¬ 
ment. qu'ils préférassent l'écriture carolingienne. — Du reste, les Mozarabes de 
Tolède (c'est-à-dire les chrétiens, qui avaient subi la domination maure) après 
qu"Alphonse VI. se fut emparé de Tolède (1085) avaient obtenu le privilège de 
I «ravoir conserver leur liturgie et c’est cette liturgie qui a subsisté jusqu'à nos 
jours; on l'appela liturgie de Tolède ou mozarabe, et. semble-t-il, c'est de là 
que vint plus tard aussi à l'ancienne écriture espagnole l'appellation de toledana 
ou mofarmx'a (voir A Morel-Fatio dans l’article cité ci-dcssous'i. 

En ce qui concerne l’introduction de l’écriture franque dans les docu¬ 
ments, le paléographe Muhot y Rivero fait les remarques suivantes : Dans les 
documents d'Alphonse VI. de Castille (106$—11091 domine encore l'écriture visi- 
gothique, pourtant on rencontre déjà des exemples de minuscule franque. Sous 
la reine Urraca (1109—1126.1 on emploie l’une et l'autre écriture; l'écriture franque 
se rencontre plus souvent dans les documents de Castille et de Mon, l’écriture 
visigothique est plus fréquente dans les documents émanés de la reine pendant 
son séjour en Galicie Sous le règne d'Alphonse VII. (1126 — 1157) l'écriture franque 
est presque communément employée, pourtant la littera godca n'est pas encore 
totalement abolie. — C'est vers 1120 que la minuscule franque commence à faire 
son entrée dans les documents privés. C'est dans la province éloignée de la Galicie 
que l'écriture visigothique se maintint le plus longtemps; on l'y rencontre encore 
dans des documents de la fin du XII* siècle. 

Reproductions et littérature Estevan deTerreros y Pando, Paleograjia 
trfanola, Madrid 1758. Andrés Mcrino. Etetula falmgrafkiea, Madrid 1780. L. Delisle. 
Manuscritt de Iabbaye de Silos acquit far la Bibliothèque S'aliénait. et Les manuscrits 
de ("afocalrfst de Beatue (dans Mélanges de faléografkie et de bibiiogratkie. Paris 1880). 
J Muno* y Rivero, Manuel de Paleograpa difiontatica ttfa'nola de lot réglât Xll al XI'II, 
Madrid 1880; et Paltografia vttigoda, Madrid 1881 (voir la critique de cet ouvrage 
par Morcl-Fatio dans la BMiatktgut dt rEcole des ckartes, 43. 1882. p. 23$); et Ckrtsto- 
matia falaeografkica. Scriftmrae hitfanae veteris efecimina. P. Kwald et G. Loewc, Exem¬ 
pta tcréfturae vùigoticae XL tabula e.xfressa, Heidelberg 1883 — Sur les manuscrits 
espagnols en général voir P. Ewald, Reise uack Sfauien im H'inter van / 8 j 8 auf t$yç 
dans A’eues Ankhs, 6, 1881. p. 219); Isidoro Carini, Cil arckivi e U biblioteekc di Sfagua 
in rafforte alla tteria d"Jtalsa in generale e di Sicilia in farticolare. Palcrmo 1884; 
R. Bcer, Haudickri/tmsckJttt Sfamen -, Vienne 1894 (tiré-à-part des Sittung rberichte 
der Akademit tu Wien). 


4. L’écriture insulaire (irlandaise et anglo-saxonne). 


PI. 21a (les gloses). 26. 30. 31. 32. 50. 54. 97a. 65. 71a. 83a. 

Cette écriture, elle aussi, est issue de l’écriture romaine, non pas 
de la cursive, comme les autres écritures nationales, mais de la demi- 
onciale. Selon toute vraisemblance, elle fut introduite en Irlande au 
V* et VP siècle en même temps que le christianisme. Les livres, ap¬ 
portés du continent en Irlande par S. Patrice et d’autres missionaircs 
chrétiens et qui servaient soit au service divin soit à l’instruction — 
sacramentaires, évangiles etc. — sans doute étaient écrits en demi- 
onciale (voir ci-dessus le chapitre sur la demi-onciale); ainsi s’explique 
que les Irlandais apprirent à connaître surtout ce genre d’écriture et 
qu’ils l’imitèrent, lorsqu’ils commencèrent à copier ces livres. Mais avec 
le temps la demi-onciale romaine prit en Irlande certaines formes spé¬ 
ciales et ainsi naquit l’écriture nationale irlandaise. Cette écriture 
est ou ronde ou pointue. L’écriture ronde cessa d’être employée dès le 
IX* siècle. L’écriture pointue traversa tout le moyen âge; au XL et XII- 
siécle elle reçut une forme stéréotypée que plus tard on continua à imiter 
(pl.83a); elle est encore employée aujourd’hui pour les textes gaéliques. 

Grâce aux missionaires irlandais, cette écriture se répandit aussi 
au nord de l’Angleterre chez les Anglo-Saxons. Ces derniers apprirent 
aussi à connaître l’écriture romaine, au sud, par les missionaires venus 
de Rome (le Pape Grégoire-le-Grand, d’après Bède, Historia ecclesia - 
stica. 1 , 29, envoya codices pturimi à l’archevêque Augustin); de même 
les pèlerins anglo-saxons sans doute rapportèrent souvent des manu¬ 
scrits du continent; mais c’est l’écriture ronde et l’écriture pointue des 
Irlandais qui fut généralement adoptée. Naturellement cette écriture 
prit en Angleterre une forme un peu différente qu’en Irlande; pourtant 
en beaucoup de manuscrits la différence est très minime, et souvent 
il est difficile de distinguer si un Codex est d'une main irlandaise 
ou anglo-saxonne. On peut dire que l’écriture anglo-saxonne se 
distingue de l'écriture irlandaise en général par la rondeur accentuée 


Digitized by 

ri tv r\c r 


et la libre allure des lettres. L’écriture ronde, en Angleterre (comme 
en Irlande), cessa d’être en usage au IX e siècle. L’écriture pointue se 
maintint dans son ancienne forme jusqu’au X- siècle. Ensuite, sous 
l'influence de la minuscule carolingienne et à la suite d’une réforme 
de l’écriture, qui, de nouveau, remit en honneur certaines lettres de 
l’écriture ronde, il se produisit une grande transformation : l'écriture 
pointue devint plus ronde et plus large (pl. 71a). Peu après le milieu 
du X e siècle on commença à employer pour les textes latins la minuscule 
carolingienne; l’écriture nationale fut pourtant longtemps encore en 
usage pour les textes anglais; c’est seulement après la conquête de 
l’Angleterre par les Normands (1066), que nous ne la voyons presque 
plus usitée pour les manuscrits. 

Les missionaires irlandais propagèrent aussi sur le continent 
l’écriture de leur patrie. Les monastères qu’ils y fondèrent, devinrent, 
tout le monde le sait, autant de centres d’art et de science où l’on 
mettait tout son zèle à recueillir et à copier les anciens manuscrits. 
De là vient que dans les bibliothèques du continent, aujourd’hui encore, 
on retrouve tant de Codices de main irlandaise. Les centres les plus 
renommés étaient entre autres Luxeuil en Franche-Comté, Saint-Gall 
en Suisse, Bobbio près de Piacenza en Italie, Wurtzbourg en Allemagne. 
Mais, ainsi qu’il fallait s’y attendre, peu à peu les moines irlandais et 
leurs écoles subirent, dans leur façon d’écrire, l’influence de la contrée 
où ils vivaient. On eut ainsi des écritures mêlées, qui d’une part 
accusent la main de copiste irlandais et de l’autre la nouvelle patrie 
du scribe (pl. 27a, b. 57a. 65). 

Au VII- et VIII* siècle des missionaires vinrent aussi d’Angleterre 
sur le continent : saint Willibrord, saint Boniface et d'autres; eux aussi 
emportaient l’écriture de leur pays, qu’ils enseignèrent là où ils fon¬ 
dèrent des monastères. C’est surtout l’école calligraphique de Fulda qui 
nous offre des exemples de l’écriture anglo-saxonne du continent (pl.54). 


Original from 











XIV 


On distingue donc quatre groupes de manuscrits insulaires : 

1. Les manuscrits irlandais d’Irlande; 

2. les manuscrits anglo-saxons d’Angleterre; 

3. les manuscrits irlandais, écrits sur le continent; 

4. les manuscrits anglo-saxons, écrits sur le continent. 

Dans le haut moyen âge on appelait l’écriture insulaire scriptura 
scottica, du nom de Scotti qui désignait les Irlandais (il y a encore 
aujourd’hui des églises en Allemagne qu'on appelle «Schottenkirchen»). 
Mabillon l’appelait scriptura saxonica (du nom des Anglo-Saxons). 
L.Traube, pour la distinguer de l’écriture du continent, l’appelle écri¬ 
ture insulaire. Les Irlandais eux-mêmes semblent avoir donné à 
leurs lettres le nom de litterae tunsae (Traube, Perrona Scottorum. 
(dans Sitzungsberichte der Akademie zu München, année 1900, Munich 
1901, p. 470. 533). 

L’écriture ronde (pl. 30. 31) fut surtout employée pour les 
livres liturgiques et pour la Sainte-Ecriture. Elle a les lettres grandes 
et larges de la demi-onciale, avec de très petites hastes supérieures et 
inférieures. La lettre r en particulier est caractéristique, avec son épaule 
fortement penchée; les lettres b et I se font remarquer par la courbure 
de leurs hastes vers la gauche, a et g ont la forme de demi-onciale. 
Les traits verticaux, et particulièrement les hastes supérieures sont 
généralement appuyées en haut, en forme de triangle. Certaines lettres, 
telles que d, e, n, r et en particulier s, ont souvent la forme onciale. 

L’écriture pointue (pl. 32. 54) n’est qu'une modification de 
l'écriture ronde. Ses lettres sont plus longues que larges, la plupart 
du temps elles sont plus petites et plus serrées que dans l’écriture 
ronde et les hastes inférieures finissent en pointes effilées. Caracté¬ 
ristiques sont les lettres a, I, g, r, s. Les hastes supérieures, comme 
dans l’écriture ronde, ont d’ordinaire une ornementation triangulaire. 
Certaines lettres ont quelquefois la forme onciale; souvent en par¬ 
ticulier on trouve l’s rond. L’écriture pointue est manifestement née 
du besoin qui se faisait sentir de lettres plus simples, plus courantes 
et que l’on put tracer plus rapidement que l’écriture ronde, avec une 
plus grande économie d’espace et de frais. Elle devint donc naturelle¬ 
ment l’écriture de commerce, comme la cursive du continent et elle fut 
généralement employée pour les chartes. Elle fut aussi, au IX' siècle, 
adoptée comme écriture des manuscrits. Dans les manuscrits, d’ordi¬ 
naire, elle est plus régulière et plus soignée que dans les chartes. 

11 y a des manuscrits, où les lettres ne sont ni aussi rondes, ni aussi 
larges que dans l’écriture ronde; d’autre part, elles ne sont ni aussi 
pointues, ni aussi serrées que dans l’écriture pointue (pl. 50b, 2» col.). 

Lettres isolées. 

Dans l'écriture ronde a prend la plupart du temps la forme demi- 
onciale ; la boucle de gauche ressemble souvent à un c ou à un o. 
Dans l’écriture pointue a a une forme anguleuse en haut. 

Les hastes de b et 1 d’ordinaire décrivent une forte courbe à 
gauche avant de faire la courbe à droite. 

d prend aussi bien la forme ronde, issue de l’onciale, que la 
forme droite provenant de la demi-onciale, plus souvent pourtant il a 
la forme ronde. C’est là un caractère frappant, car l’écriture, en général, 
est issue de la demi-onciale. 

En ligature e est notablement plus haut que les lettres brèves. 
Après le X e siècle pourtant l'e haut devint rare (pl. 71 a). 

f souvent ne dépasse pas la ligne médiane supérieure et n'a 
qu’une haste inférieure; et le plus souvent le trait du milieu (la lan¬ 
guette) repose sur la ligne de base (la ligne médiane inférieure). La 
haste porte en avant un coup de plume; celui-ci, dans l'écriture pointue, 
est si grand et descend si bas, que f est comme fourchu. 

La tête du g se compose d'une barre droite ou ondulée (comme 
dans la demi-onciale). 

N majuscule a un trait de milieu presque horizontal. 

La panse de p est très souvent ouverte, en bas, et se termine 
par un point ou un petit trait, en particulier à l'époque primitive. 

L’épaule de l'r souvent descend si bas qu’il est facile de con¬ 
fondre r avec n ; pourtant l'épaule de l’r décrit en bas une forte courbe 
vers la droite, tandis que le trait final de l’n est droit Dans l’écriture 


pointue, le trait principal de l’r descend au-dessous de la ligne et se 
termine par une fine pointe, comme l’s. 

L’s long porte d'ordinaire en avant un fort coup de plume, qui, 
dans l’écriture pointue, est souvent si grand et descend si bas que 
l’s est comme fourchu (comme l’f). Dans l'écriture pointue s descend 
au-dessous de la ligne et souvent dépasse aussi la ligne supérieure; 
il se termine en bas par une fine pointe. En beaucoup de manuscrits 
il est facile de le confondre avec r, pourtant l’arc supérieur de s regarde 
en bas, comme dans la cursive romaine, tandis que l’épaule de l'r se 
retourne vers le haut. Souvent on rencontre l’s rond majuscule. 

La haste verticale du t décrit ordinairement, comme dans la 
demi-onciale, une courbe à gauche avant de s’incliner vers la droite. 
La barre est souvent ondulée et vers la fin se retourne en haut. 

Souvent u est suscrit, mais réduit de forme (pl. 26a, col. 1, ligne 11; 
pl. 26 b, 14). 

L’y est fort employé dans les textes anglais; il a maintes formes. 

Les Runes de l'alphabet anglo-saxon. En plus des lettres 
de l’alphabet latin, les Anglais avaient trois lettres, qui servaient 
à marquer les consonnes qu'on écrit aujourd’hui th et w. Pour th 
on avait en premier lieu un petit d oncial, dont la haste est traversée 
par un trait oblique (pl.31, col.I, ligne 4,5, dans la glose); ce signe se 
rencontre jusqu'à la fin du XHF siècle. En second lieu on avait pour th 
la •Dorn-Rune-, signe qui d’après Wimmer serait issu du D capital 
latin (pl. 31, col. Il, ligne 1, en marge, dans la glose); cette rune se 
retrouve encore dans les manuscrits du XV« siècle, mais il a alors 
une forme semblable au p ou à l’y (pl. 115 a, ligne 2 et 82). Pour 
w on se servait de la «Wen-Rune», signe fort semblable au p latin; 
plus tard cette rune fit place à la nouvelle lettre w; on le rencontre 
quelquefois encore dans un manuscrit, exécuté vers 1300. Voir la 
«Dorn-Rune» et la «Wen-Rune» dans l'alphabet runique, pl. 53b : le 3* 
et 8* signe. Quant à l’emploi de ces trois lettres voir W. W. Skeat, 
Twelve Eacsimiles of old English Manuscripts, p. 6. 7, et W. Keller, 
Angelsüdisische Paldographie, p. 42. Voir aussi L. F. A. Wimmer, Die 
Runensdirift, traduit du danois par F. Holthausen, Berlin 1887. 

Abréviations. Les manuscrits insulaires possèdent en dehors 
des abréviations ordinaires un nombre remarquable d’abréviations, em¬ 
pruntées en partie aux notes tironiennes et en partie aux abréviations 
des manuscrits juridiques. 

Abréviations provenant des notes tironiennes. 

A cette catégorie appartiennent les signes pour con et pour et 
(pl. 32. 50). Dans les textes anglais le signe pour et est aussi employé 
pour and (ond) (pl. 31, col. I, ligne 1, 3, dans la glose). 

De même le signe pour autem provient évidemment de l’écriture 
tironienne. Il se compose d’un h — un des signes tironiens pour a 
et d'un petit trait oblique comme signe auxiliaire; ce trait est placé 
soit en haut, soit à droite de la panse de l'h (pl. 32, 4. 19). Dans 
l'évangéliaire de Maeseyck en Belgique, le signe auxiliaire au-dessus 
de l’h se compose de deux virgules rondes, jointes à la panse de l’h, 
en haut (voir le Facsimile dans Reusens, Eléments de paléographie. 
pl. X, ligne 23). Voir là-dessus le chapitre • les abréviations du moyen 
âge» dans la suite de notre introduction. 

De même le signe pour est provient manifestement des notes 
tironiennes, il est pourtant quelque peu modifié : dans ces notes, en 
effet, il se compose d’un trait horizontal avec un point à côté (—,); 
ici, au contraire, dans l’écriture insulaire, il se compose d’un trait 
horizontal ou oblique avec un point suscrit et un autre souscrit 
(pl. 32. 16. 21). Comparer le signe qui est employé pour est dans le 
Codex Ambrosianus L. 99, sup. : ici aussi deux copistes ont fait un 
trait avec un point au-dessus et un autre au-dessous (pl. 33. 34b); 
un troisième copiste ne fait qu'un trait avec un point suscrit (pl.34a,3). 

Le signe pour élus semble aussi être issu des notes tironiennes : 
il ressemble à un grand C retourné, au milieu duquel on a ajouté un 
trait horizontal (pl. 32. 50 a). La note tironienne pour eius ressemble 
également à un C retourné, pourtant on a au-dessus du C le trait 
auxiliaire (voir Châtelain, Introduction à la lecture des notes tiro¬ 
niennes, p. 69). 


Digitized by 


Original from 


























L'abréviation pour vel sc compose de la lettre I, traversée d’une 
barre (pl.32.50a); cette abréviation fut formée probablement en rapport 
avec la note tironienne pour vel : celle-ci se compose, en effet, de la 
lettre I, à laquelle on a ajouté en haut un petit u (Châtelain, Intro¬ 
duction etc., p. 44). 

Abréviations issues de manuscrits de droit. 

A cette catégorie appartiennent les abréviations pour les préposi¬ 
tions per. prae. pro et pour les pronoms relatifs. Cependant le plus 
souvent pour per on a p avec un petit trait oblique ajouté à la panse 
(comparer pl. 27c; pl. 32 et pl. 54 a, l'abréviation pour per a la forme 
habituelle). — Souvent, pour distinguer quae de la particule que. 
on a q avec trois points (pl. 32. 54 a). On remarquera aussi la forme 
de l'abréviation pour quant et quia pl. 32 et pl. 65, 111, 36. 

L’abréviation pour inter dérive aussi des Notae iuris (voir pl. 
50 b, 1,16 et ci-dessous la table des abréviations juridiques). 

Le signe pour ur. consistant en un petit crochet arrondi, que 
nous voyons surtout ajouté au t (= tur ), est issu également des 
manuscrits de droit (pl. 50. 65). L'abréviation pour tur. dans laquelle 
un trait oblique coupe la barre du t, ne semble être qu'une modifi¬ 
cation de ce signe. — D’ordinaire us est écrit tout au long, ou bien 
on a un point-tiret, comme dans bus (pl. 50. 65). 

Dans les manuscrits insulaires on trouve aussi des exemples de 
l’abréviation par suscription d’une lettre (pl. 50. 65). 

Enfin, il y a encore à mentionner le signe pour enim. composé 
de deux traits verticaux, coupés par une barre (pl. 32). Dans les 
manuscrits juridiques pour enim on a N majuscule avec un I dedans 
(voir ci-dessous la table des abréviations juridiques). 

Toutes ces abréviations se retrouvent aussi dans les manuscrits 
de Bobbio, que l’on date de la fin du VII* siècle et du VIII* siècle 
(voir pl. 27. 33. 34). Il serait intéressant de savoir si les moines irlan¬ 
dais de Bobbio apportèrent avec eux d’Irlande la connaissance de ces 
abréviations, ou bien s’ils les inventèrent à Bobbio et les introduisirent 
ensuite dans leur pays (voir ci-dessous le chapitre sur les abréviations 
du moyen âge). 

Ligatures. De même que dans la demi-onciale du continent, 
dans l’écriture insulaire e, en particulier, entre souvent en ligature 
avec la lettre suivante, et I avec la précédente. On trouve par exemple 
eg. ei. em. en. er, es, et, fi, ri, si, ti . En ligature e dépasse de beau¬ 
coup les lettres brèves, I descend au-dessous de la ligne de base. 
Dans les textes anglais pour ae on a soit ae soit ç. Très souvent aussi 
on a des ligatures, dans lesquelles les lettres sont placées soit au-dessus 
soit au-dessous d’autres lettres (pl. 32. 57a. 65. 83a. Comparer les 
manuscrits de Bobbio dans lesquels on trouve aussi des ligatures de 
ce genre : voir pl. 33). 

Accents. Ce qu’il y a aussi de caractéristique dans récriture 
insulaire c’est le fréquent emploi d’accents (pl. 26a. 31. 50. 65. 71a). 
Ces accents ne sont autre chose qu’une continuation des apices 
romains (comp. pl. 3. 4); ils indiquent donc qu’une voyelle est longue; 
on les employait de préférence dans les mots monosyllabiques et dans 
la finale is du Datif-Ablatif pluriel. Mais plus tard, lorsque l’on eut 
oublié la signification primitive des apices. on s'en servit aussi pour 
faire ressortir les petits mots et les préfixes, même quand la voyelle 
est brève. Enfin, on employait souvent l’accent pour marquer l’accent 
tonique. (Voir Wolfgang Keller, Cher die Akzente in den angelsüchsi- 
schen Handschriften, dans Prager deutsdie Studien, 8 e livr., Prague 1908. 
Voir aussi les travaux de Paul Sievers qui y sont cités, Die Akzente 
in althochdeutsdien und altsdchsischen Handschriften. Berlin 1906; 
L. Schmitt, Die Akzente in altenglisdien Handschriften mit Berück- 


sichtigung der Akzente im Lateinischen und Althochdeutschen. Diss. 
Bonn 1907.) 

Séparation des mots et des phrases. Dans les manuscrits 
anciens la séparation des mots est très imparfaite, plus tard elle s’améliore. 
Les phrases sont séparées par un espace blanc et souvent par un point. 
On aime à terminer les phrases et surtout les paragraphes par de 
nombreux points et virgules. 

Ornementation des manuscrits. Les manuscrits tant irlan¬ 
dais qu’anglo-saxons se signalent par leurs initiales caractéristiques, 
richement ornées et de belles couleurs. Le système d’ornementation 
consiste surtout dans des filets de points, des lignes et des rubans 
artistiquement entrelacés. Souvent aussi on y mêle des dessins d'ani¬ 
maux fantastiques : chiens, oiseaux, serpents. Les copistes irlandais 
en particulier excellèrent dans ce genre d’ornementation et montrèrent 
dans ces dessins un génie d’invention surprenant. Ils ne réussirent pas 
aussi bien dans la représentation de figures humaines, pour lesquelles 
ils se servaient également de lignes géométriques. — Les nombreuses 
initiales simples, que l'on rencontre dans les manuscrits insulaires, 
en général, sont entourées de points rouges (pl. 30. 31). 

Parmi Ica manuscrits irlandais, qui fournissent des critères extérieurs 
pour déterminer leur âge, nous avons l'anliphonairc de Bangor, de 63 o à 691 
(pl. 26a); les évangiles de Mac Regol, écrits vers Xoo et aujourd'hui À Oxford. 
Hodleian Library (Polaeographtcol Society, pl. 90); «the Book of Armagh», Codex 
contenant des fragments du Nouveau Testament et d'autres écrits dont le copiste, 
à ce qu'il semble, fut Ferdomnach, mort en S44 (Xatiomal Manuseripts of Jreland, 

I, pl. 15-19); les évangiles de Maclbrigte de l'année 1138 (pl. 83a!. — Parmi les 
manuscrits irlandais célèbres et non datés nous citerons : le Codex L’tunanut de 
la bibliothèque de Tnnity College à Dublin, avec des fragments de l'Itala, du VI* 
ou Vit* siècle (Pal Soc.. Il, pl 33); l'évangéliaire de Kclls (pl. 30); Pévangéliaire 
de St. Chad, aujourd’hui aux archives du chapitre de Lichticld. en Angleterre, 
que l’on fait remonter au commencement du VIII* siècle (Pal. 3 W, pl. 20, 21. 35); 
le Priscicn de Saint -Gall (pl. 50). 

Le plus ancien comme le plus beau manuscrit anglo-saxon est l'évangé- 
Itaire «le Lindisfarne (pl. 31). Parmi d'autres manuscrits, offrant un critère extérieur 
pour la détermination de la date, nous citerons le Marbrait<gmm pœticnm de Bè«le 
811- 814 (Pal. S*-, pl. 165); le Liber Titoe «le Durham, liste de bienfaiteurs com¬ 
posée vers 840 (Pal. Sac., pl 238); un Codex de Winchester, avec une Table pascale, 
écrit, semble-t-il, avant 863 (Pal. Sac., pl. i68>; un psautier latin, écrit vers 969 
(Pat. Sac •„ pl. 188. 189); le Liber pontifical" de S. Dunstan, aujourd'hui 1 la Biblio¬ 
thèque Nationale & Paris, de la fin du X* siècle (pl. 71a); une chronique anglo- 
saxonne, écrite environ vers 1045 > Pal. Sac , pl. 242'. — On a conservé aussi beau¬ 
coup de chartes anglaises datées. 

Parmi les nombreux Codices d’écriture irlandaise, copiés sur le 
continent (Ubri tcottice scri/tO, nous citerons en particulier le Codex 363 de la 
bibliothèque de la ville de Berne (pl. 65), et l'évangéliaire gréro-latin de Saint- 
Gall (pl. 57 a). 

Parmi les Codices d'écriture anglo-saxonne, exécutés sur le 
continent, nous citerons l'histoire ecclésiastique de Bède le Vénérable, écrite 
vraisemblablement vers 737 à Fchternach (pl. 3a); le cartulaire de Fulda, achevé 
vers 8a8 (pl, 34a), et le manuscrit de Columella, qui se trouve à présent à l’Am- 
brosiana & Milan (pl. 54 b). 

Reproductions et littérature. J. O. Westwood, Paloeographica Sacra Pic - 
toria, Londres 1843—1845, et Thé Miniatures and Omamentt af .Anglo-Saxon and Irisk 
Manuseripts, Londres 1868. F. Keller, Bildcr und Schriftsuge in dru iriseken Mannseripten 
der schtceiseriscken Bibliotkeken l «lans Mitteiiungen der antiifuarischen Geselhchaft in Zurich, 
iSjl). t. A. Bond. Pacsimilet 0/Ancien! Charters in theBriiitk Afuteum, Londres 1873 1878. 

J. T. Gilbert, Paenmi/es of Xationai Afonuteriptt of Ireiond, Dublin et Londres 1874—1884. 
W B. Sanders, Pacsimilet of Anglo-Saxon Manuseripts, photozincographed by command 
ofHer Majesty ^Juccn Victoria... Ordnance Survey Office. Southampton 1878 1884. 
Catalogne of Ancient Manuseripts in the Brittsh Muséum, Part Latin (cd. K. M l hompson 
et G F. Warner), Londres 1884. M. Stokes, P.ariy Christian Art in /retond, Londres 1887. 
W. W. Skcat. Tueive Pacsimilet of Old P.ngtisk Manuseripts, Oxford 189a. J. H. Gallée, 
AltsdJuiscke Sprachdeukmàter, Leyde 1894/1895, F. G. Kenyon, p’acsimiles of Bihtical 
Manuseripts in the Britisk Muséum, Londres 1900. W. Keller. Angelsack tâche Paléographie. 
Pie Schrift der Angeltackten mit besonderer Lincksieht anf die Denkmiiler in der Volktspracke 
(dans Paiastra. l'ntersuchungen und Texte ans der denttehen nnd engliscken Philologie, 43. 
1 et 2). — Voir aussi les chapitres sur l’écriture irlandaise et anglo-saxonne dans 
Thompson, Handkaok of Çreek and Latin Palaeography, p. 236 et 244; de plus Thompson, 
Th* l/istory of Englisk L/andwriting, A. D. 700 — 1400, dans Tramai fions of the Biblio- 
graphical Socùty. volume V, Londres 1901; et les nombreux Facsimile dan» les 
publications de l'ancienne et de la nouvelle Pataeograpkieat Society. 


Digitized by 


Original from 

























C. La minuscule carolingienne. 


PI. 45. 47. 51. 52. 53. 55. 56. 60. 61. 63. 64. 66 a. 67. 69. 70. 
71b. 72. 74. 77. 78—85. 87. 

Cette belle écriture — ordinairement appelée minuscule caro¬ 
lingienne ou minuscule franque ou simplement minuscule — se ren¬ 
contre pour la première fois dans les manuscrits du royaume franc, 
à la fin du VIII 8 siècle. C’était l’époque où l’art, la science et la vie 
religieuse, sous la protection de Charlemagne, prenaient un nouvel 
essor. On se mit alors avec zèle à recueillir les manuscrits qui avaient 
survécu de l'antiquité et à les copier, et il fut tout naturel aussi de 
s'appliquer dès lors à écrire avec plus de soin. Grâce aux fréquents 
rapports qu’on avait avec l’Italie, on s’était de nouveau familiarisé 
avec de beaux modèles de l’ancienne écriture capitale des Romains, 
de l’onciale et de la demi-onciale et on imitait ces genres d’écriture 
avec grand succès. Pourtant la principale réforme calligraphique porta 
sur l’écriture vulgaire du pays, c’est-à-dire sur l’écriture mérovingienne, 
qui était la plus familière aux vieux copistes : on perfectionna cette laide 
écriture et on obtint une minuscule qui se distinguait par sa simpli¬ 
cité, sa netteté et sa beauté. On employa cette minuscule non seule¬ 
ment pour les manuscrits ordinaires, mais aussi pour les livres de luxe 
et bientôt elle supplanta complètement tous les autres genres d'écriture. 
C'est cette minuscule qui aujourd’hui encore sert de base à notre 
écriture latine d’impression. 

Le foyer de la vie artistique et scientifique de cette époque était 
l’école palatine (scfiola palatina), à laquelle Charlemagne prodigua un 
intérêt personnel et à laquelle il incorpora les hommes les plus instruits 
de la France et de l’étranger. C’est probablement dans cette école 
que la réforme de l’écriture commença; en tout cas elle doit avoir 
eu une part prépondérante à son développement. De cette école vrai¬ 
semblablement sont sortis plusieurs des plus anciens manuscrits de luxe 
de l’époque carolingienne. Et il est à noter, que le plus ancien exemple 
daté de la minuscule carolingienne se trouve dans un Codex, écrit à la 
demande de Charlemagne et de son épouse Hildegarde (pl. 45a; cotnp. 
pl. 45b). D’ordinaire, l’école palatine avait sa résidence à Aix-la-Chapelle, 
mais souvent ses membres accompagnaient le roi dans scs voyages. 

La nouvelle minuscule se répandit avec une rapidité surprenante 
dans toutes les provinces du royaume franc, et aussi, avec le temps, 
dans les pays voisins : en Italie, en Espagne, en Angleterre. Partout 
elle remplaça les écritures nationales (sauf en Irlande), et elle devint 
l’écriture dominante en occident. Dans la haute Italie et dans l’Italie 
centrale on la trouve comme écriture de manuscrits déjà dès le IX 8 siècle. 
Dans les bulles pontificales elle fut employée pour la première fois 
sous Clément II. (1046—1047; voir p. IX). Dans le sud de l’Italie elle 
eut longtemps à lutter avec l'écriture lombardique (voir p. VIII—X). 
Elle s’introduisit en Angleterre au X 8 siècle, tout d’abord pour les 
textes latins; à la fin du XI 8 siècle, après la conquête normande, elle 
y fut bientôt adoptée généralement (voir p. XIII). En Espagne on la 
rencontre d’abord dans la Marche espagnole (pl. 66a); dans les autres 
provinces elle fut introduite à la fin du XI 8 siècle et elle devint pré¬ 
dominante à peu près vers le milieu du XII* siècle (voir p. XII). 

Origine de la minuscule carolingienne. Les lettres de la 
minuscule dérivent de l’écriture vulgaire dite mérovingienne. Ainsi 
se reproduisait la même évolution que nous avons déjà observée dans 
le développement de l’onciale et de la demi-onciale : ces écritures 
tiraient aussi leurs formes caractéristiques de l’écriture vulgaire de 
leur temps (voir p. IV et VII). On a voulu soutenir que la minuscule 
carolingienne était issue de la demi-onciale romaine; mais le caractère 
d’ensemble de la minuscule aussi bien que la forme de certaines lettres 
isolées (voir par exemple celle de l’a et du g), de plus la forme des 
ligatures et le manque des traits d’ornement sont autant de preuves 
contre cette hypothèse. L’emploi fréquent de l’N majuscule ne peut 
être cité comme preuve en faveur de la demi-onciale, car l’N majuscule 
se retrouve aussi dans l’écriture mérovingienne (pl. 29 b). Là où l’on 
employait la demi-onciale, c’est-à-dire à l’école calligraphique de Tours, 
on savait fort bien distinguer les deux écritures : à côté de la minuscule 


Digitjzed by 


h} 


on aimait à employer la demi-onciale pour mettre en relief la première 
ligne des livres ou des chapitres, et pour les prologues (pl. 46. 47). 
II est vrai d’ailleurs que l’une et l’autre écriture sont fort apparentées 
et ont entre elles une grande ressemblance; mais ceci résulte de leur 
origine commune, caY toutes deux sont issues de la cursive romaine : 
cependant la demi-onciale a été directement formée de cette cursive, 
tandis que la minuscule l'a été indirectement par l’intermédiaire de 
l’écriture mérovingienne. 

Marques caractéristiques de la minuscule carolingienne. 
Contrairement à l’écriture mérovingienne, la minuscule cherche tout 
d'abord à rendre toutes les lettres indépendantes les unes des autres; 
elle laisse donc de côté les ligatures compliquées et sépare les lettres; 
là où elle lie les lettres, elle le fait par de simples lignes de liaison, 
qui ne comportent aucun changement de forme. 

En second lieu elle donne aux lettres des formes régulières et 
bien déterminées. 

Histoire de ta minuscule carolingienne. 

Minuscule carolingienne primitive. La réforme de l’écriture 
ne s’accomplit pas, cela va de soi, sans lutte ni d’une manière uni¬ 
forme dans toutes les écoles du royaume franc. Longtemps encore, 
aussi bien dans les manuscrits que dans les documents, on conserva 
certaines ligatures et formes archaïques de lettres. Elles se trouvent 
surtout dans la minuscule, appelée carolingienne primitive, pour la 
période comprenant à peu près le dernier quart du VIII 8 siècle et le 
premier quart du IX* siècle (pl. 45. 47. 51. 52a). Dans cette minuscule 
primitive les hastes supérieures sont d’ordinaire appuyées, en forme 
de massue ; a. c, e, g. t ont souvent encore des formes mérovingiennes ; 
les panses de d et q souvent sont très larges; le dernier jambage 
de l’m et de l'n manque souvent de ligne de fuite et il n’est pas rare 
qu’il soit recourbé en dedans; n a souvent la forme majuscule; les 
abréviations n’ont pas encore toutes des formes fixes; on trouve encore 
un certain nombre d’anciennes ligatures. 

Dans le cours du IX 8 siècle la minuscule se perfectionna 
de plus en plus en acquérant plus de régularité et en se débarassant 
davantage des anciennes traces de l’écriture mérovingienne : alors com¬ 
mence la période de la minuscule perfectionnée. En général ses 
lettres ont une apparence forte et belle. Les hastes supérieures perdent 
de plus en plus leur forme de massue. L’I et le dernier jambage de m, n, u 
ainsi que les hastes de d et de h ont plus fréquemment qu’auparavant 
des lignes de fuite formant un angle aigu ou un angle droit; souvent 
d’ailleurs ces lignes manquent encore ou bien il n’y a que des coups 
de plume : 1 et u portent souvent aussi en haut un petit coup de plume. 
Parfois encore on rencontre des formes archaïques et des ligatures, 
en particulier l'a ouvert et la forme cc de l’a, de plus le g ouvert 
et la ligature rt. 

La minuscule du X 8 siècle. L’évolution de la minuscule 
se poursuit lentement. Les formes archaïques deviennent plus rares. 
Les hastes supérieures d’ordinaire n’affectent plus la forme de massue. 
Cependant, en certains manuscrits, on rencontre encore l’a ouvert et 
la ligature rt. Pour le reste l'écriture accuse souvent les tristes condi¬ 
tions politiques et économiques du X 8 siècle : elle est souvent négligée 
et grossière. Les copistes sont moins exercés dans leur art et ont moins 
de sens artistique que ceux du lX r siècle (voir Th. Sickel, Das Privi - 
legiurn Otto /. fttr die rOmische Kirdie vom Jahre 962. Innsbruck 1883). 

La minuscule du XI e siècle. De nouveau l'on écrit avec plus 
de soin et plus de goût. Les hastes supérieures ont souvent des traits 
d’ornements, même quelquefois déjà elles sont fourchues. Quelques 
nouveautés importantes se sont introduites : 1. Souvent à la fin des mots 
on commence à employer le petit s rond au lieu de l's long; 2. on intro¬ 
duit le W ou w dans les mots allemands; 3. on commençe à indiquer 
parfois la séparation des mots à la fin des lignes par un trait d’union ; 
4. on fait un plus grand usage des abréviations qu’auparavant. 

On trouve toujours encore, mais rarement, quelques ligatures 
anciennes. 


Original from 


























La minuscule du XII* siècle. En ce siècle la minuscule 
carolingienne atteignit l’apogée de sou développement. Les lettres 
ont une belle apparence, les mots sont bien séparés. Presque toutes 
les lettres commencent et finissent par une légère ligne de fuite; très 
souvent les hastes supérieures sont fourchues. On commence à donner 
des traits diacritiques au double i, pour le distinguer de lu, et plus 
tard quelquefois on donne aussi à l'i simple un trait diacritique. 
Les abréviations deviennent toujours plus nombreuses et plus variées. 
Une innovation importante se fait jour, qui plus tard devait avoir de 
grandes conséquences : les arcs arrondis des lettres sont de plus en 
plus remplacés par des arcs pointus (forme d’écriture qui se rencontre 
quelquefois déjà au XI* siècle); les lettres prennent donc un aspect 
anguleux et ainsi se trouve préparé le passage à la minuscule gothique. 

A propos de ce développement de la minuscule entre le VIII* 
et le XII* siècle il faut observer qu’il y avait des copistes, des écoles 
calligraphiques, voire même des contrées entières qui souvent con* 
servaient longtemps d’anciennes formes d’écritures, qu’on avait 
ailleurs abandonnées. Et naturellement les scribes, vieux, conservaient 
l’écriture de leur jeunesse. Par contre, certains copistes innovaient 
sur leurs contemporains. Il s’ensuit — et cela vaut aussi pour les 
autres genres d’écritures — que l’on ne peut donner des règles abso¬ 
lues pour déterminer la date des manuscrits d'après leurs caractères 
paléographiques; celles que l’on propose ne doivent être reçues qu’avec 
précaution et en ayant égard aux conditions de lieux et de personnes. 

Ecoles calligraphiques. 

De même que l’on peut par un examen attentif des manuscrits en 
minuscule, qui sont datés, arriver à déterminer d’une manière approxi¬ 
mative l’âge des manuscrits non datés, de même souvent il est possible 
de déterminer d’une façon exacte ou tout au moins avec vraisemblance, 
à quelle école calligraphique ou à quelle province un manuscrit ap¬ 
partient. Dans chaque école la minuscule acquit une empreinte par¬ 
ticulière qui se trahit généralement dans le trait de plume, dans les 
formes de certaines lettres, les ligatures et les abréviations, ainsi que 
dans le goût artistique; lorsque l’on connaît ces divergences locales, 
on a une base pour déterminer si un manuscrit appartient à telle ou 
telle école. 

Par exemple, les manuscrits de Saint-Oall ainsi que ceux de 
Reichenau ont un caractère qui les distingue de tout autre manuscrit 
(voir pl. 52 a. 53c. 63a. 63 c. 70a. 70 b; voir aussi pl. 44 de l’époque 
de transition). 

Les manuscrits de l'école palatine de Aix-la-Chapelle 
accusent un caractère semblable à celui de Saint-Gall, mais pourtant 
distinct sous divers rapports (voir pl. 45 a. 45 b. 53 a). 

Nous sommes particulièrement bien renseignés sur l’écriture de 
l’école calligraphique de Tours, grâce à la célèbre étude de L. Delislc : 
Mémoire sur f école calligraphique de Tours au IX* siècle (voir pl. 46. 
47. 55). 

On appelle écriture franco-saxonne l’écriture de certains manu¬ 
scrits du nord de la France caractérisée par la petite dimension des 
lettres et par l’ornementation des manuscrits, qui est faite d’après des 
modèles anglais. A cette catégorie de manuscrits appartient la bible 
de S. Paul à Rome (voir L.Delisle, l.‘évangéliaire deSaint-Vaast d'Arras 
et la calligraphie franco-saxonne du IX* siècle). 

Beaucoup d’écoles calligraphiques allemandes nous sont aujour¬ 
d’hui connues, grâce aux belles et nombreuses reproductions de Chroust, 
Monumenta palaeographica : les écoles de Bamberg, d’Eichstaet, 
de Fulda, Lorsch, Ratisbonne, Reichenau, Salzbourg, Saint- 
Gall, Würtzbourg. On trouve aussi dans Chroust des reproductions 
de manuscrits de Rhétie, de France (Amiens, Cluny, Corbie, Reims, 
Stablo-Maltnedy, Saint-Vaast, Tours), d’Italie (Bobbio, Montecassino), 
d’Angleterre et d’Irlande. 

La minuscule diplomatique. Pl. 64. 67. 72. 82. 

La réforme de l’écriture carolingienne trouva tout d'abord son 
application dans les manuscrits. Les chancelleries royales usèrent 
longtemps encore pour les diplômes de l’écriture mérovingienne. 
Sous Louis-le-Pieux (814—840) le notaire Hirminmaris et ses collègues 


commencèrent à se servir de la minuscule pour la ligne de la date; 
sous Louis-le-Germanique (840- 876) elle fut finalement adoptée pour 
le texte lui-même par le notaire Hebarhard (voir pl. 64; comp.Th.Sickel 
dans Kaiserurkunden in Abbildungen, texte, p. 160). La minuscule des 
diplômes royaux, jusqu’au Xlll* siècle, renferme pourtant beaucoup de 
formes spéciales; de là son appellation de minuscule diplomatique. 
On retrouve 1. les hastes supérieures, grandes et légèrement inclinées; 
2. l'écriture allongée de la première ligne et de la ligne du Signum 
et de la Recognitio ; 3. certaines formes archaïques de lettres (a ouvert, 
c grand et brisé, r allongé et finissant en pointe, t avec barre cursive); 

4. quelques ligatures de la période précédente (en particulier et, et. rt.st). 

5. On continue à donner à certaines lettres en haut ou en bas des 
traits d’ornementation (à f, à l's long, souvent aussi à e, g, p, q); 6. on 
continue à faire le signe commun d'abréviation en forme de nœud, 
(signe d’abréviation diplomatique). 

Minuscule papale. Pl. 80. 81. 

La minuscule carolingienne ne s’introduisit dans les documents 
pontificaux que très tard. On la rencontre d’abord dans les signatures 
des chanceliers dans la ligne de la date (voir le privilège de Jean Xlll. 
de l’année 967 dans Pflugk-Harttung, Specimina selecta. pl. 8, facs. 2; 
voir aussi la date de notre pl. 73 et les signatures et la date pl. 76). 
Enfin à l’époque des Papes allemands Clément IL (1046 — 1047) et 
Léon IX. (1048 -1054) elle fut introduite aussi dans le texte des bulles 
elles-mêmes. Sous les Papes suivants du XI e siècle, elle fut souvent 
employée à côté de la curiale (voir p. IX). Sous Honorius 11. (1124—1130) 
elle finit par prédominer et supplanta la curiale. On imita la minuscule 
diplomatique des diplômes impériaux, mais avec le temps on donna 
à la minuscule papale une forme bien plus belle et plus artistique. 
Ses lettres sont bien formées, les hastes supérieures sont modérément 
grandes, les hastes inférieures sont petites. Toutes les hastes sont 
légèrement ondulées : les hastes supérieures décrivent une légère courbe 
vers la droite, les hastes inférieures vers la gauche. Dans les privilèges 
solennels la première ligne est en écriture allongée; les lettres f et s 
ainsi que les ligatures et et st sont ornées de boucles, le signe commun 
d'abréviation a la forme d’un nœud. Dans les ligatures et et st les 
deux lettres c et t, ainsi que s et t sont fort distantes l’une de l’autre 
et réunies par une longue barre. Le début des paragraphes est signalé 
par des initiales en saillie. Dans les documents ordinaires l’écriture 
est plus simple, non ornée et elle se rapproche davantage de l’écriture 
de manuscrits. 

Minuscule des chartes privées. Pl. 53 c. 63c. 66a. 78. 85. 

De très bonne heure la minuscule carolingienne fut adoptée pour 
les chartes privées, par exemple à Saint-Gall après l’an 820 (pl. 53 c). 
L’écriture des chartes privées, en général, imite l’écriture des 
manuscrits, souvent pourtant le trait en est plus libre, les lettres 
sont moins serrées, les lignes sont plus espacées les unes des autres, 
les hastes supérieures et inférieures sont un peu plus longues et plus 
ondulées. Au XI e siècle les grands seigneurs ecclésiastiques et laïques 
commencent à imiter pour leurs documents la minuscule diplomatique, 
par exemple dans l’ornementation des hastes, dans l’usage du signe 
d'abréviation diplomatique et dans l’allongement de quelques mots 
à la première ligne (pl. 78b. 85). 

Lettres isolées. 

La forme de l’a, issue de l’écriture onciale, encore rare dans 
l’écriture mérovingienne, devient prédominante dans la minuscule caro¬ 
lingienne. Beaucoup de manuscrits et documents pourtant ont un a 
plus simple, dont le trait droit ne dépasse pas la panse de gauche, 
mais est droit ou très peu incliné; dans cet a simple la panse de 
gauche est ordinairement grande et monte très haut, souvent jusqu’à 
la hauteur du trait droit, comme dans la demi-onciale et dans l’écriture 
insulaire (pi. 66a. 69). Cette forme simple de l’a ressemble à l'a cursif 
de l’écriture d’aujourd’hui. — Dans la minuscule primitive on rencontre 
encore souvent deux formes mérovingiennes archaïques : l’a ouvert et 
l’a avec ta forme de cc; l’a ouvert ressemble à l’u, ses deux traits, 
en haut, sont droits ou légèrement inclinés et finissent en pointe; dans 
la forme de cc les traits de l’a en haut sont recourbés en forme de c 


XVII 




























XVIII 



m * 


(pl. 45 b. 51). La forme cc disparut de très bonne heure. De même 
l’a ouvert dans le cours du IX e siècle devint de plus en plus rare, 
mais parfois il se rencontre encore dans les manuscrits du X* siècle, 
par exemple dans le psautier de S. Hubert, en Belgique, écrit entre 
908 et 920 ( Paiaeographical Society, pl. 94), et dans le commentaire 
de Rabati Maur, écrit après 948 (PaiaeographicalSociety, série II, pl. 109); 
la chancellerie impériale le conserva le plus longtemps et on le ren¬ 
contre encore dans les diplômes du XII» siècle (pl. 72. 82). 

Dans les manuscrits anciens c porte quelquefois encore un coup 
de plume ou il a la forme brisée, comme dans l’écriture mérovingienne; 
c’est dans les diplômes royaux et les bulles pontificales que cette forme 
s’est conservée le plus longtemps (pl. 67. 80). Parfois c est substitué 
au t là où t a le son de z, particulièrement au XH* siècle (negociis, 
iniusticiam, pl. 78). 

Dans la première période d la plupart du temps a la forme droite, 
quelques copistes pourtant lui préfèrent le d rond oncial ou emploient 
tantôt l’une et tantôt l’autre forme (pl. 51 b. 52a. 52b. 78). Au XII* siècle 
on commence à employer de plus en plus le d rond (pl.8la. 81 b.84.85). 

D’ordinaire e est petit, arrondi, avec l’œil fermé; il se rapproche 
de l’e moderne. Primitivement, la languette est souvent très longue et 
horizontale; plus tard elle est ordinairement oblique et tournée en haut; 
elle sert fréquemment de lien pour réunir l e à la lettre suivante. 

f, en beaucoup de manuscrits, n’a que la liaste supérieure (63a, c); 
en d’autres il a une haste supérieure et inférieure (pl. 46. 51 b. 53). 
Il ressemble à l's de forme longue; toutefois il s’en distingue par sa 
petite languette au milieu; cette languette sert souvent à lier f à la 
lettre suivante. 

Beaucoup de copistes de la première période laissent ouverte soit 
la boucle supérieure (la tête), soit la courbe inférieure (la queue) du g. 
soit l’une et l’autre, d’autres les ferment; plus tard on ferme d’ordinaire 
la tête. Mais il est à noter que l’on trouve la tête ouverte encore dans 
des manuscrits du X* siècle (pl. 70a). La queue est quelquefois fermée 
par un trait oblique (pl. 81b). Dans le document de 1162, pl. 85, la 
queue est ouverte et spn trait final est horizontal et ondulé (forme, 
qu’on trouve souvent, plus tard, dans l’écriture gothique). 

La panse de h, dans la première période, ne descend pas au- 
dessous de la ligne de base, plus tard elle est un peu prolongée; 
voir les manuscrits de 1029 (pl.71b), de 1137 (pl.79b), et les documents 
de 1159 (pl. 78b) et de 1162 (pl. 85). — Dans le document de 1159, l’h 
une fois est remplacé par un esprit dur grec (pl. 78 b, ligne 18), usage 
qui, d’après Wattenbach, se vérifie souvent dans les manuscrits du 
IX e au XIII* siècle (Anleitung, p. 51. Comparer pl. 48 b, lignes 22. 24, 
dans les corrections). 

Dans la première période, I, surtout au commencement des mots, 
souvent encore est très long (pl. 53c). Quelques copistes, au com¬ 
mencement du XII* siècle, mettent de petits traits sur l’I double; c’était 
pour distinguer les deux I de l u (car la ligne de fuite qu'on donnait 
à l’I était si grande que le premier I de l’I double semblait être le 
premier jambage de l’u). Les premiers exemples, qui se trouvent sur 
nos planches, sont des années 1114 et 1127 (pl. 79a. 80). Dans les 
diplômes impériaux allemands on trouve ces signes diacritiques sur 
l’I double depuis 1110. Dans le cours du XII* siècle on commença 
aussi (bien que rarement) à mettre un trait sur les I isolés, en particulier 
quand I se trouve avec m, n, u, car dans ces cas, il y avait aussi danger 
de confusion (voir des exemples dans les mots enim et vivant dans 
un manuscrit d’environ 1130, reproduit par Rcusens, Eléments de paléo¬ 
graphie, pl.25). De plus, on allongeait souvent le second I du double I 
(ainsi que 1 1 après m, n, u) au-dessous de la ligne de base et on lui 
donnait une légère courbure vers la gauche; aussi à la fin des mots 
on aimait d’allonger Pl (voir les planches du XII* siècle 78 b. 80. 85). 

Le dernier jambage de l’m et de l’n, dans la première période, 
finit souvent encore en pointe et décrit quelquefois une courbe en 
dedans (pl. 51a), le plus souvent pourtant, il a une petite ligne de fuite, 
et plus tard, il se recourbe souvent vers la droite (pi. 47.71b). Quelque¬ 
fois ni a une forme qui revient à l’onciale (pl. 78. 81a). 

Dans la première période, n a parfois la forme de majuscule (pl. 51). 


r a diverses formes : tantôt il est bref comme les petites lettres, 
tantôt il est plus ou moins long et dépasse la ligne de base. Surtout 
dans les diplômes on retrouve souvent l’r allongé (pl. 67.72). Le trait 
principal de l’r est droit et vertical ou bien, à la base, il est (dans 
certains manuscrits et documents) un peu retourné vers la gauche; 
souvent, en bas, il finit en pointe; au XII* siècle il a souvent, en bas, 
une ligne de fuite, à droite (pl. 79a). Dans la première période, l’épaule 
de l’r se compose d’une ligne ondulée assez grande; plus tard cette 
ligne devient plus petite et souvent elle est brisée; souvent l’épaule 
ne se compose que d’un point (pl. 77. 78 b. 79 a). La ligature or , dans 
le manuscrit de Godesscalc, a déjà la forme ronde, qui représentait 
primitivement le trait final de l'R majuscule (pl. 45 a, col. II, ligne 13; 
comp. pl. 42 b, ligne 21). Dans la suite, cette forme devint de plus 
en plus fréquente dans la syllabe or (pl. 79a. 85). — On rencontre 
çà et là l'R majuscule. 

Jusqu’au XI* siècle s a d’ordinaire la forme longue; en beaucoup 
de manuscrits cet s long n'a que la haste supérieure; en d’autres 
manuscrits il a aussi bien la haste inférieure que la haste supérieure. 
On ne retrouve que rarement l’s rond, en particulier dans la ligature 
ns et us (pl. 47. 63c). Enfin au XI» siècle quelques copistes introduisent 
à la fin des mots un petit s rond indépendant, et cette façon d’écrire 
s’étendait de plus en plus au XII* siècle (pl. 72. 77; voir aussi le manu¬ 
scrit de Liège de 1034, dont Reusens donne un Facsimile : Eléments 
de paléographie, pl. 21). Au XII* siècle quelques copistes emploient 
aussi l’s rond quelquefois au commencement et dans le corps des mots 
(pl. 78b. Sla. 81b. 85; on le retrouve assez souvent dans le diplôme 
de Louis VI. de l’année 1113, reproduit dans Y Album paléographique). 
Toutefois, à côté de l’s rond on trouve à cette époque aussi l’s long 
à la fin des mots. L’s rond prend souvent une forme allongée, dé¬ 
veloppée, et souvent, sous cette forme, il est suscrit, surtout à la fin 
des lignes (pl. 78 b. 79 a. 82. 84). 

La barre du t est ordinairement droite ou légèrement ondulée, 
il n'y a que dans la minuscule carolingienne primitive et dans la mi¬ 
nuscule diplomatique qu’elle penche souvent en avant, comme dans 
l’écriture mérovingienne (pl. 45 b. 52 a). Dans certaines écoles calli¬ 
graphiques de la première période la haste verticale décrit une large 
courbe à gauche, avant de se recourber à droite (comme dans la demi- 
onciale et l’écriture insulaire). Le plus souvent la haste se trouve tout 
entière au-dessous de la barre, cependant on trouve dès le IX* siècle 
des exemples isolés où la haste coupe la barre et la dépasse un peu ; 
cela se présente plus souvent au XI* et au XII* siècle (pl. 72. 78 a). 
t est très long dans les ligatures et et st (pl. 67. 78 b. 85). 

Le plus souvent u a la forme ronde aussi bien pour marquer 
le son de la voyelle U que pour le son de la consonne V. Mais déjà 
au IX* siècle on trouve chez quelques copistes la forme pointue du v 
également pour indiquer l’un et l’autre son — et cela d’ordinaire 
au commencement ou à la fin des mots; à partir du X* siècle la forme 
pointue devient plus fréquente, même dans le corps des mots (pl. 52b. 
63c. 77. 81a). Le nombre V a le plus souvent la forme pointue. D’après 
Sickel, dans les manuscrits italiens, le v pointu au X* siècle et dans 
la première moitié du XI* siècle était à peine connu; dans la seconde 
moitié du siècle le v pointu se répandit rapidement (Das Privilegium 
Otto /. für die rOmisdte Kirche vom Jahre 962. Innsbruck 1883, p. 33. 
Comp. aussi le document de la comtesse Mathilde, pl. 78). 

Pour le son du w dans les mots allemands d’abord on écrit uu 
(pl. 44 b. 63c. 64. 69); plus tard on écrit aussi vu, et au XI* et XII» siècle 
on a souvent vv (pl. 77). Dans un document de Guillaume le Con¬ 
quérant de l’année 1072 on voit pourtant le nom Wilelmi écrit dans 
le texte avec deux V entrelacés (= W ; dans la signature du document 
le nom est écrit avec uu; de même les autres signatures du document 
portent uu; voir Paiaeographical Society, pl. 170). Dans les documents 
du Codex traditionum de Saint-Pierre de Salzbourg, écrits entre 1090 
et 1100, on trouve aussi souvent le W (Chroust, Monumenta palaeo - 
graphica, livr. VIII, pl. 4). Dans les mots anglais du Domesday Book 
on a le grand et le petit w (pl. 74). Au XII* siècle on écrit de plus 
en plus w (pl. 78 b. 80. 82. 84. 85). 


Digîtized by 

IINIX/FRÇITY OF CAI IFORNIA 


Original from 







z a diverses formes. Les barres du haut et du bas sont ou droites 
ou ondulées. Souvent la barre inférieure est tellement recourbée qu’elle 
parait être la panse de l’h t si bien que le z ne se distingue de l'h que 
par la barre supérieure (pl. 53c. 63 c. 84). Le trait oblique du milieu 
est tantôt grand, tantôt petit. 

Les majuscules dans la minuscule carolingienne. Ainsi 
que c’était déjà l’usage dans l’écriture mérovingienne, on employait 
d'ordinaire de grandes lettres pour les titres des chapitres et au début 
des phrases. Ces lettres étaient empruntées partie à l’alphabet de la 
capitale, partie à l’alphabet oncial, mais souvent aussi on se servait 
de lettres minuscules, en leur donnant une grande dimension; voir 
par ex. le grand n minuscule dans le manuscrit de 1114 (pl. 79a, 4.7), 
le grand m minuscule dans le document de 1150 (pl. 84, 1, 20 etc.), 
et le grand a minuscule dans le document de 1162 (pl. 85, 19); on 
rencontre souvent en particulier un grand e, délié (pl. 47.52b. 63c. 84; 
il se retrouve déjà dans l’écriture mérovingienne pl. 37, col. II, 8.18). 
Au XII e siècle on commença à renforcer les grandes lettres, en doublant 
leur traits (pl. 80 : voir A ligne 2, et S ligne 15; pl. 85 : voir A ligne 7.26, 
et T ligne 9.13). — Primitivement les noms propres commencent par 
une petite lettre (pl. 45 b. 51a. 51 b. 53c. 60); plus tard ils commencent 
tantôt par une grande, tantôt par une petite lettre (pl. 63c. 69. 77); 
finalement ils ont d’ordinaire une grande lettre (pl. 74. 84). Dans notre 
diplôme de l’année 1053, pl. 72, toutes les lettres des noms propres 
sont écrites en petites majuscules; le même usage se trouve dans 
beaucoup de noms du Domesday Book anglais (pl. 74). 

Abréviations. Dans la première période les copistes ne con¬ 
naissaient que peu d’abréviations et en faisaient un usage modéré. 
Plus tard peu à peu ils apprirent à en connaître un plus grand nombre 
et se mirent à en employer de plus en plus. D’abord on donne à cer¬ 
taines abréviations des formes diverses, plus tard on applique des règles 
déterminées et communément acceptées. En général, ces abréviations 
sont empruntées aux abréviations romaines de suspension, aux notes 
tironiennes, et aux abréviations des manuscrits de droit et des livres 
chrétiens. Deux signes nouveaux pourtant ont été introduits : le signe 
spécial pour ur et le signe spécial pour er et re. (Sur ces signes et 
sur les abréviations dans la minuscule carolingienne en général voir 
ci-dessous le chapitre sur les abréviations du moyen âge.) 

Ligatures. Dans la minuscule carolingienne primitive on re¬ 
trouve encore beaucoup d’anciennes ligatures. Quelques unes, telles 
que ra, re. ri. ro. rs. disparurent bientôt (pl. 51 a. 52a. 53c). — nt et rt 
se rencontre encore quelquefois au X" siècle (pl. 51a. 52b. 60. 63c). — 
De même fi. hi. mi. ni. ti et d'autres se rencontrent longtemps encore 
(pl. 53c. 63c. 80). — et, st. et se sont conservés le plus longtemps. 
Lorsque les lettres de et furent écrites séparément, un vestige de la 
ligature subsista : t conserva une forme allongée; de plus, souvent 
il portait en haut un trait d'ornement (pl. 78 b. 85). — La ligature st 
restait toujours en usage; l’arc de liaison de l’s et du t est d’ordinaire 
rond, pourtant à la fin du XI e siècle il commence à être souvent pointu 
(comp. pl. 81b). Dans les diplômes impériaux et dans les privilèges 
pontificaux solennels, les deux lettres de et ainsi que celles de st 
sont fort distantes l’une de l’autre et réunies par une longue barre 
(pl. 72. 80). — Dans la première période on emploie la ligature & 
tant pour la conjonction et que pour la syllabe et au commencement, 
au milieu et à la fin des mots, et souvent d'une façon surprenante 
(pl. 51. 63c); peu à peu cette ligature devint plus rare au commence¬ 
ment et dans le corps des mots, mais on la retrouve encore à la fin 
des mots au XI e et XII e siècle (pl. 72. 78 b). Au Xll* siècle, à sa place 
on trouve de plus en plus la note tironienne pour et (pl. 74. 85). 
Maintes fois la ligature prend une forme qui montre que l’on avait 
perdu de vue son origine primitive. On l’emploie aussi pour etiam. 
mais avec un trait par-dessus (pl. 85). 

La ligature or était surtout employée dans l’abréviation pour orum\ 
dans la syllabe simple or elle est d'abord plus rare, au XII e siècle pour¬ 
tant elle devient de plus en plus fréquente (pl. 45a. 53c. 72. 78b. 79a). 

Pour ae et oe on a très souvent une ligature ou un ç cédille — 
e caudata, également issue d’une ligature : la queue, en effet, avait 


primitivement la forme d’un petit a — ou on a un e simple. A partir 
du X e siècle l’e cédille domine en beaucoup de manuscrits; mais au 
XII e siècle l’e simple devient de plus en plus fréquent et à la fin du 
XII e siècle il supplante presque complètement tant l’ç cédille que les 
diphthongues ae et oe (pl. 79a. 79b. 85). Dans les bulles pontificales 
l’ç cédille disparait déjà sous Alexandre 111. (1159 — 1181); il ne se 
retrouve dans les bulles de ce Pontife que dans les signatures des 
cardinaux. Dans la chancellerie impériale il se conserve jusqu'au Xlll* 
siècle (voir Denifle, Specimina palaeographica etc., p. 15). Souvent ç 
se trouve là où l’on devrait avoir un e simple, par exemple çcclesia, 
çloquencla , çvangelia (pl. 79a. 85). Voir sur l’ç cédille Ulysse Robert, 
Note sur F origine de F ç cédille dans les manuscrits (dans les Mélanges 
Havet, pp. 633 — 637). 

Au XII e siècle on rencontre souvent une liaison de d et de e, dans 
laquelle e se trouve en haut dans ta haste du d rond (pl. 78b. 84. 85). 
Souvent b et e sont unis de la même façon. 

Voir aussi les multiples ligatures pl. 83 c et 84. 

Dans les noms propres allemands on trouve souvent une ligature 
spéciale : un petit v pointu au-dessus de 10 (pl. 63c. 84). 

Jusqu’au XII e siècle on retrouve parfois encore d’anciennes ligatures 
de lettres majuscules, en particulier à la fin des lignes, par exemple 
NS. NT. US. UT (pl. 74. 77. 78 a. 79 a). 

Les liaisons de boucles sont rares dans la minuscule caro¬ 
lingienne; ce n’est que dans la seconde moitié du XII e siècle qu'elles 
deviennent nombreuses, en particulier dans les manuscrits italiens. 
Souvent les boucles ne sont que serrées les unes contre les autres. 
De même les lettres bb et pp sont liées de façon que la boucle de 
la première lettre se trouve unie au jambage vertical de la seconde. 
(Pl. 78 a. 81. 85.) 

Séparation des mots et des phrases. Dans la minuscule 
carolingienne on cherche à mieux séparer qu'auparavant les mots et les 
phrases. Dans une poésie. Alevin avertissait les copistes de s’appliquer 
à mettre le sens des textes en relief par la ponctuation (par cola, 
commata. puncti ; Dümmler, Poetae latini aevi Carolini, 1,320). La 
séparation des mots néanmoins ne se perfectionna que peu à peu; 
en particulier les prépositions et d’autres petits mots longtemps furent 
joints au mot suivant. — En fait de ponctuation on n'arriva pas 
à un système unique. Un certain nombre d’écrivains se contentaient 
de mettre un point pour toutes les pauses, grande, moyenne ou petite; 
d’autres s’efforçaient de marquer les différentes pauses par des signes 
différents. En dehors du point, on rencontre souvent, en particulier, 
pour la petite pause ou la pause moyenne, un signe consistant en 
un point avec un trait oblique par-dessus (pareil à notre signe d’ex¬ 
clamation ; pl. 63a. 70a. 71 b. 77. 79a); il se retrouve déjà dans le psau¬ 
tier de Charlemagne, à Vienne, écrit avant 797 (Chroust, Monumenta 
palaeographica, livr. XI, pl. 4); ce signe manque encore dans la bible 
d'Alcvin de Zurich, il n’y a que des points, mais une main plus récente, 
en beaucoup de chapitres, a ajouté des traits sur les points. En dehors 
du simple point, à la fin des phrases et des paragraphes beaucoup 
de copistes avaient diverses combinaisons de points et de virgules; 
par exemple, une virgule à côté d’un point, ou une virgule au-dessous 
d'un point (pareil à notre point-tiret), ou deux points et une virgule, 
ou deux ou trois points etc. (pl. 45a. 45 b. 53 a. 56c. 63 b). — On 
commençait une phrase nouvelle par une lettre majuscule; entre deux 
phrases on laissait un espace blanc. — Grâce aux anciens grammairiens, 
on connaissait aussi la manière des Grecs en fait de ponctuation : un 
point au pied des lettres pour la petite pause (subdistinctio), un point 
à mi-hauteur des lettres pour la pause moyenne (distinctio media), 
enfin, un point en haut de la lettre pour la pause finale (distinctio 
finalis); mais cette façon de marquer la ponctuation fut rarement em¬ 
ployée, probablement parce qu’elle ne s'adaptait pas bien aux lettres 
de la minuscule; certains copistes pourtant employèrent le point d’en 
haut et de plus celui d’en bas ou le point moyen (pl. 63 a. 70. 77). 
— Voir la forme des points d’interrogation, pl. 46. 60. 79a. — 
Voir les signes de paragraphes, pl. 85. 


a* 


Digitized by 


Original from 





XX 


Traits d'union. Au XI* siècle quelques scribes commencent 
à mettre un simple trait à la fin des lignes, lorsque le dernier mot 
est séparé et réparti sur deux lignes. Au XII* siècle on emploie ce trait 
plus souvent (pl. 78 a. 78 b. 79 a). Quelquefois on ne se contente pas 
de mettre un trait à la fin de la première ligne, mais on en met aussi 
un autre au commencement de la ligne suivante. 

Ornementation des manuscrits carolingiens. VoirH.Jani- 
tschek, Geschidite der deutschen Malerei, Berlin 1889, et Die künst- 
lerische Ausstatlung des Ada-Evangeliars und die karolingische Ruch - 
malerei (dans Die Trierer Ada-Handschrift, Leipzig 1889, p.63); de plus 
F. F. Leitschuh, Gesdiichte der karolingischen Malerei, ihr Bilderkreis 
und seine Quellen, Berlin 1894; Swarzenski, Denkmdler der Süddeut¬ 
sche n Malerei des frühen Mittelalters (1* partie : Die Regensburger 
Rudimalerei des 10. und II. Jahrhunderts, Leipzig 1901 ; 2 e partie ; 
Die Salzburger Malerei von den ersten Anfdngen bis zur Rlütezeit 
des romanischen Stils, Leipzig 1908). Voir aussi Fr. Wickhoff, Re- 
schreibendes Verzeidtnis der illuminierten Handschriften in ôsterreich 
(en Tyrol, à Salzbourg, en Carinthie etc., Leipzig, depuis 1905). 

On ne connaît aucune ordonnance de Charlemagne sur l'écriture; et aucun 
modèle d’écriture de quelque école carolingienne ne nous a été conservé. Il faut 
bien supposer «que le perfectionnement de l'écriture ne s'est pas produit grâce 
à un modèle déterminé, mais s'est trouvé assuré par le soin, la pratique et le goût 
des copistes. Le copiste novice apprenait du copiste exercé, ainsi on avançait 
continuellement dans les différents seriptaiia» (K. Mcnxeï dans Dit Ttitrtr Ada- 
Handschrift, p. 4). 

L'ordonnance de Charlemagne, concernant les livres, a trait surtout à 
l'amélioration du texte des livres ecclésiastiques : le 23 Mars 789 il donnait une 
Admanitia gtntraiit, dans laquelle les ecclésiastiques sont exhortés à donner tous 
leurs soins pour faire copier correctement les livres saints : l'salmae. n.*tar, ompotum, 
grammaticasn per tin gui* menas tena vtl epitcopia et libres cathalicos bette emendate; quia 
saepe. dum bette aiijui Dettm regare .uptunt, tedfer tnemendalat libres male regant Etpueras 


vestra* tten tinite ter t 'et legtnda vel scribmdo tertttmfert ; et si afin ett evangrUum, psa,- 
terium et mitrale ttribert. perfectae aeiatis hem inet reribant tum «uni diligmtia (A. Boretius. 
Capitulant regum Iront-mm, I. 22 , cap. 7 *. p 60, dans les Mert u u unta Ger manias his tança) 

Alevin, qui longtemps fut l'Ame de I école palatine de Charlemagne, com¬ 
posa un traité sur l'orthographe, il n’y parle pourtant pas de la forme que doivent 
affecter les lettres De même dans va poésie dédiée aux copistes, il ne fait que 
la recommandation suivante : Carrectasque sibi ,/narrant studio" Itbellet, — Ttamtte fur 
recta penna vo.au lis eat. — Per cela distinguant proprser et eemmata teneur, r.t punctos 
panant ordint quoique ma. — Xe p et falsa legal taceat vel farte repente Ante pies fratres 
Uctiff etrUria 

Reproductions et littérature. L. Dclisle en de nombreux travaux a 
traité des écoles calligraphiques de l'époque carolingienne et de beaucoup de 
manuscrits séparément ; citons : Mémoire sur l’étale calligraphique de Teurs au IX* ttetle, 
Paris 1885 ( Extrait des Mémoires de t Académie dre inscriptions et belles - lettres, t. 32); 
Mémoires sur d’anciens Saeramentaires (ibid , t. Jt); /.' Evangéliaire de Saint- Vaeut d’Arras 
et la calligraphie franco-saxonne du IX• siècle. Pans 1888. — Sur l'origine et les premiers 
développements de la minuscule carolingienne voir K. Mcrizel dans Die Trierer 
Ada-Ifandsihrift, Leipzig 1889. p. J; Th. Sickel, IVoiegemena tum Liber diumus, p 18 
i tiré à part des Sitsungsberithte der A indemie der IVissennha/fm tu Htm, section phil.* 
hi.st., vol. 117, Vienne 1889); Sickel émet ici l'opinion qu’il faut vraisemblablement 
rechercher à Rome l'origine de la minuscule; voir au contraire Traubc dans 
Sitîungsberichte der Bayeristhen Akademie. tSçt, Munich 189a. p. 4*8, et dans Xeues Arc hiv. 
27, 1902, p. 281. — C'est surtout dans le grand ouvrage déjà cité de A. Chroust, 
Menumrnta palaeographica. Munich 189a — 1906, que Ion se renseignera le mieux sur 
le caractère de la minuscule dans les écoles calligraphiques allemandes. — 
Sur les manuscrits en minuscule du IX* siècle en Italie voir V. Lazzarini, Il codice 
Antaniana sSs, Padouc 1903; C Cipolla. L a»tua bibUottca Xovalicietue t il frammtnta 
di un codice délié omelie di S. Cetarto, Turin 1894 lEstratto dalle Memorie délia Reale 
Accademia delle Scienu di Toriua, série IL tom. 44); V. Fedenci, La „Régula paetaralit" 
di S. lîrtgario Magna uetl‘ Archivée di S. Maria Maggiore {Remis,he Quartalsckrift fur 
ehristluhe Altertumskunde. 15, 1901. p 12). — Sur la minuscule en Espagne voir 
J Muhoz y Ri ver o. Manual de paleograjia diplamatica npanola de lot siglos XII al XVII, 
2* éd., Madrid 1890. — Sur la minuscule en Angleterre voir Thompson, Ifond- 
booà of Gttek and Latin Paloeogrophy , p. 267. — E. llildebrand, Svensia skriftpreb fran 
Erik tid EU Gustav III. donne des échantillons d'écriture d'après les documents et 
les manuscrits de Suède de 1135—1520. Kr. Kalund nous présente des spécimens 
d'écritures d'après les documents et manuscrits du Danemark du XII* — XVI* 
siècle ; Palaeagra/Gk Atlas, Copenhague 1905. 


D. La minuscule gothique. 


PI. 86. 89. 92-113. 115 a. 

Contrairement à la minuscule carolingienne, caractérisée par les 
formes rondes et larges, la minuscule gothique se distingue par les 
formes pointues et anguleuses des lettres; de plus ses lettres sont 
plus hautes que larges, elles sont plus serrées et plus étroitement liées 
entre elles; la distinction entre les traits forts et les déliés est plus 
apparente. Cette écriture se développa peu à peu et insensiblement 
à l’époque précisément où, en architecture, l’arc rond fit place à l’ogive. 
La tendance vers les formes pointues qui se manifesta déjà chez quelques 
scribes du XI* siècle, s’accusa toujours de plus en plus dans le cours 
du XII* siècle, en particulier à partir du milieu de ce siècle. A la fin 
du XII* et au commencement du XIII* siècle nous voyons déjà beau¬ 
coup de scribes adhérer méthodiquement à cette manière d'écrire : 
ils brisent tous les traits ronds des lettres. Bientôt les scribes, dans 
certains manuscrits, font une double brisure des traits au lieu d’une. 
Cette double brisure apparait déjà à la fin du XII* siècle, ce n’est que 
plus tard pourtant qu'elle se fit plus complète, en particulier dans 
les Missels et les autres livres liturgiques; de là le nom d’écriture 
de Missel; les Allemands lui donnent aussi le nom de «Textur» 
(parce qu'elle ressemble à un tissu); les Français l’appellent lettre de 
forme (pl. 101. 104. 111). De cette écriture sortit plus tard l’écriture 
plus simple, communément adoptée par les imprimeurs allemands, 
qu’on appelle «Fraktur» (pl. 101. 104. 106. 111). 

La cursive gothique. Dans la minuscule gothique, on distingue 
de nouveau la cursive de l’écriture de manuscrits (comme dans l'écriture 
des Romains). La cursive gothique se développa au cours du XIII* siècle; 
comme autrefois la cursive romaine, elle a les traits couramment écrits 
et les lettres étroitement liées. Pour lier les lettres on se servait des 
coups de plume et des lignes de fuite, que l’on prolongeait et multipliait. 
C’est alors qu’on commença à écrire beaucoup de lettres, voire même 
des mots entiers, d’un seul coup, sans lever la plume. — Ce qu’il y a 
surtout de caractéristique dans cette cursive c’est la forme des lettres 


longues. On cherchait à les pourvoir toutes de lignes de liaison et 
au lieu de hastes droites on leur donnait des boucles ou des lacets 
(pl. 92. 96. 97a. 97 b. 99). C’est l’origine des boucles dont on se sert 
aujourd'hui encore communément dans l’écriture allemande courante 
et aussi dans beaucoup de lettres de l’écriture latine courante. Nous 
voyons une forme intermédiaire entre ces boucles et les hastes droites 
d'autrefois dans les hastes courbées, que l’on rencontre souvent dans 
les écritures du XII" et XIII- siècle (pl. 78b. 94a. 99.103). — Dans cette 
cursive les lettres m, n, u subirent un grand changement au XIV" siècle. 
Les jambages de ni et de n étaient auparavant reliés en haut par une 
courbe arrondie comme les jambages de l’u l’étaient en bas; mainte¬ 
nant on les unit par des traits droits déliés, tracés en diagonale de 
bas en haut. Par conséquent ou ne pouvait plus distinguer ces lettres 
les unes des autres et finalement il devint nécessaire d'ajouter à l’u 
un crochet pour le distinguer de l’n. (PL 100a. 100 b. 105 a. 105 b. 
107b. 113b. 118b; comparer les m, n, u allemands d'aujourd'hui avec 
les m, n. u latins.) — La forte brisure des lettres, caractéristique de 
l’écriture gothique de manuscrits, était moins propre à une écriture 
légère et rapide, c'est pourquoi la cursive gothique conserva toujours 
beaucoup de formes rondes. 

Il existe entre l’écriture des Missels, anguleuse et soignée, et l’écri¬ 
ture cursive de nombreuses variétées d’écriture gothique : la brisure 
est tantôt plus et tantôt moins accentuée; les lettres sont tantôt plus 
et tantôt moins tracées couramment; l’écriture en est tantôt plus soignée 
et tantôt plus négligée. Une forme de l’écriture donc se rapproche 
davantage de l’écriture des Missels, une autre de la cursive. (Pl. 96b. 
97. 103. 105 etc.) 

Le XIII e siècle marque l’apogée de l’écriture gothique. A cette 
époque les lettres, d'ordinaire, sont belles et bien formées, les formes 
pointues ne sont pas exagérées, les lettres ne sont point trop serrées 
les unes contre les autres, le nombre des abréviations est modéré, les 
signes d’abréviation sont nets de forme. Au cours du XIV* et XV" siècle 


Digitized by 



Original from 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 


















le plus souvent les lettres deviennent plus pointues et plus serrées, 
assez souvent l’écriture est négligée et irrégulière, souvent il est im¬ 
possible de distinguer certaines lettres, telles que c, e, t, de plus n et u, 
b et v; la forme générale des lettres devient plus raide, les abréviations 
augmentent et leurs signes ont souvent des formes indistinctes. Ce 
qui contribua à gâter ainsi l’écriture, ce fut l’usage du papier, qui 
(encore une rareté au Xlll« siècle) fut employé pour les livres (pas pour 
les documents) de plus en plus au XIV* et XV* siècle. 

C’est dans le nord de la France que la minuscule gothique semble 
s’être développée tout d’abord. A la fin du XII* et au commencement 
du XIII* siècle elle s’étendit à tous les pays occidentaux, et l’on peut 
dire qu’elle devint prédominante au XIII- et XIV' et au commencement 
du XV* siècle. Mais de même que l’architecture gothique eut dans chaque 
contrée certains caractères particuliers, de même l’écriture gothique 
reçut partout une empreinte nationale. Au XV 1 siècle les humanistes 
revinrent à l’écriture carolingienne, et ce sont eux qui donnèrent à l’écri¬ 
ture pointue (comme d’ailleurs au style ogival) le nom de gothique, 
c’est-à-dire de barbare. Ce terme n’implique bien entendu aucune 
relation avec les anciens Goths. 

L’écriture des diplômes royaux suivit le développement de 
l’écriture de manuscrits. Au cours du XIII" siècle elle perdit les carac¬ 
tères spéciaux qui la distinguaient dans les siècles antérieurs : les 
grandes hastes supérieures et inférieures, l'ornementation des traits de 
la fin, les signes d’abréviation en forme de nœud, les lettres allongées. 
Par là elle se rapprochait de l’écriture de manuscrits, tout en conservant 
un tracé plus libre et des traits plus ondulés. Il y a certains diplômes 
royaux qui sont tout à fait rédigés en cursive, d’autre part beaucoup 
de diplômes royaux imitent l’écriture de manuscrits (pl. 96. 107a). 

L’écriture des bulles papales suivit aussi en général le 
développement de l’écriture de manuscrits. Pourtant à Rome, comme 
d’ailleurs en Italie, on conserva plus longtemps les formes rondes de 
l'ancien temps. Au XIII- siècle, la minuscule papale est très régulière, 
élégante, bien proportionnée, d’un tracé léger, avec des hastes supé¬ 
rieures et inférieures légèrement ondulées. C’est dans les privilèges 
solennels qu’elle atteint son plus haut degré de beauté. — Au XII* siècle, 
on commençait à donner aux bulles papales des formes particulières 
selon que le sceau de la bulle se trouvait fixé par un cordon de «soie» 
ou de «chanvre*. (Pl. 88. 91. 94; voir Paul Maria Baumgarten, Die 
Entwicklung der neuzeitlichen Bullensdirift, dans Rômlsche Quartal- 
sdirift, 1909, p. 16.) 

Pour les chartes privées on emploie d’ordinaire soit la cursive 
gothique, soit une forme se rapprochant plus ou moins de l’écriture 
de manuscrits (pl. 89. 93. 99. 100. 108). 

Lettres isolées. 

a est en premier lieu oncial, mais cet a oncial prit bientôt une 
forme caractéristique : dans la seconde moitié du XIII* siècle certains 
copistes commencent à faire retomber le trait de droite qui passe 
au-dessus de la panse de gauche, jusqu’à ce qu’il touche cette panse, 
de sorte que a reçoit une seconde panse superposée à l'inférieure; 
au XIV* siècle cet a à double panse devient de plus en plus fréquent, 
au point qu’on dit qu’il est caractéristique pour ce siècle. (Pl. 96a. 96b. 
97a. 97 b. 98. 100. 104; à noter que déjà dans le privilège pontifical 
de 1234, pl. 91, on trouve des exemples isolés de cette forme de l’a.) 
Souvent on trouve une autre forme de l’a oncial ; le trait de droite 
est tellement allongé en haut, que sa forme se rapproche de celle 
du d droit (pl. 89; on rencontre cette forme déjà dans des documents 
du XI- et XII- siècle). En second lieu a prend beaucoup plus souvent 
qu’auparavant la forme simple : le trait de droite ne dépasse pas en 
haut la panse de gauche, et cette panse monte fort haut; cette forme 
est particulièrement employée dans certaines liaisons, par exemple dans 
ra et ta, et dans la cursive, et dans les écritures qui se rapprochent 
de la cursive, de sorte qu’on peut l’appeler la forme cursive de l’a 
gothique (pl. 89. 99. 100a. 103. 107a. 107b). Enfin, dans certains manu¬ 
scrits du XV* siècle a revêt encore une troisième forme caractéristique 
(voir pl. 113 a. 115 a). 

Très souvent c est susceptible d’être confondu avec e et t; il 


se distingue d’ordinaire de l'e en ce que son crochet commence en 
haut à angle droit, tandis que le crochet de l’e forme un angle aigu 
et est oblique (pl. 106. 107b); il se distingue souvent de t en ce que 
son crochet se trouve en haut, tandis que celui de t se trouve plus 
bas que la pointe de la haste (pl. 108. 110a). A partir du XIII- siècle 
c est toujours de plus en plus employé à la place de t, là où t a le son 
de z, par exemple dans les finales tia et tio (pl. 96 b). Au XIV* siècle 
c, en beaucoup de manuscrits, perd sa courbe inférieure, et sa haste 
tombe tout droit; c’est de cette forme qu’est issue plus tard la 
forme du c de l’écriture allemande courante, et qui ressemble à l’I 
(pl. 113 a. 113 b). 

Le d rond au XUl" siècle a toujours de plus en plus la préférence, 
le d droit disparaît complètement de beaucoup de manuscrits. Spé¬ 
cialement dans les textes italiens, français et allemands le d droit 
n’est plus employé que rarement; en beaucoup de manuscrits d’Italie 
et de France on observe la règle suivante : « Devant les lettres rondes 
a, e, o et l’r rond on emploie le d rond, devant l’I, u, n (ni, r), qui 
ont des lignes verticales, on emploie le d droit. * (Voir W. Meyer, 
Die Budistaben-Verbindungen etc., p. 17; voir plus haut p.X). La forme 
du d rond se modifie notablement dans la cursive gothique : d’abord 
la hampe se trouve en haut recourbée vers la droite; puis elle se trouve 
fort prolongée en bas, de façon à former une boucle; dès lors on change 
la manière d’écrire le d et on forme sa boucle d’après le même procédé 
que nous employons aujourd’hui encore dans l’écriture courante : on 
regarde le trait extérieur qui est secondaire comme trait principal et 
on forme la boucle à l’intérieur de la lettre (pl. 92. 96. 100). 

Dans la cursive gothique e prend souvent au lieu de l’œil un 
simple crochet ou un trait oblique; plus tard ce crochet est souvent 
séparé du trait principal (pl. 95. 107b. 110a. 110b). Là où antérieure¬ 
ment dans les textes latins on avait ae, oe ou e cédillé, dans l’écriture 
gothique on n’a d'ordinaire qu’un simple e. 

La queue du g est souvent faite (comme déjà à la fin du XII* siècle) 
d’une grande ligne ondulée; elle est tantôt ouverte, tantôt fermée; 
souvent elle est fermée par un trait spécial oblique ou par une coulée. 
(Pl. 96 a. 96 b. 97 b.) 

La panse de l’h de plus en plus est prolongée au-dessous de la 
ligne. A la fin du XIII* siècle, dans la cursive, souvent la haste de h 
a une boucle comme b et 1. (Pl. 93. 96. 97a. 97b. 100a.) 

L’I double a d’ordinaire deux traits diacritiques. Au commence¬ 
ment du XIII* siècle, le trait diacritique sur l’I isolé est encore rare, 
mais dans le cours du siècle il devient de plus en plus fréquent; en 
beaucoup de manuscrits on le trouve placé sans règle tantôt ici, tantôt là, 
dans d'autres on le rencontre surtout là où I est accompagné de m, n,u. 
Vers le milieu du XIV" siècle, on commence à mettre parfois un point 
sur Pl, au lieu du trait; vers la fin du XIV- et au XV- siècle on préfère 
de plus en plus le point (le premier exemple fourni par nos planches 
se retrouve dans un manuscrit de 1339 : voir pl. 104). L’usage de la 
minuscule carolingienne de prolonger, en beaucoup de cas, l’I au- 
dessous de la ligne de base, est conservé dans l’écriture gothique. 
On prolonge spécialement le second I dans PI double et Pl au com¬ 
mencement et à la fin des mots. (Pl. 93. 113 b.) 

Le trait final de l’m et de l’n à la fin du mot est souvent pro¬ 
longé au-dessous de la ligne (pl. 92. 97 b). Plus tard m est souvent 
remplacé par un trait ondulé (pl. 101. 109 a). 

Pour marquer la modification de la voyelle radicale dans ô dans 
les mots allemands on met un petit e sur Po ou deux traits obliques 
ou un simple point ou un trait (pl. 100a. 107a. 110a. 111). — Un 
manuscrit anglo-normand de la fin du XII- siècle porte régulièrement 
pour oe et eo un o coupé d’un trait oblique (L. Delisle, Notice sur 
un psautier latin-français du Xll* siècle, dans Notices et extraits 
des manuscrits etc., t. XXXIV, 1891). Une forme semblable pour oe 
se trouve déjà, à maintes reprises dans l’écriture anglo-saxonne d’Aelfric; 
elle est aussi en usage dans les langues du nord et se retrouve aussi 
vers le milieu du XIV* siècle dans des livres de la basse Allemagne 
(Wattenbach, Anleitung, p. 105). 

p a souvent en bas un trait d’ornement (pl. 99. 104). 


Digitized by 


Original from 










L’écriture gothique a deux formes de r : l’r droit et l’r rond. 
L’r droit la plupart du temps est petit, souvent pourtant il descend 
au-dessous de la ligne (pl. 96b. 97a); il a trois formes principales: 
1. la hampe verticale est simple et droite et l’épaule prend en haut, 
à angle aigu (pl. 101); 2. la hampe semble divisée en deux : elle est 
munie d'un trait latéral, prenant en bas sur la ligne et se dirigeant 
obliquement vers le haut et servant de liaison avec l’épaule; il semble 
que ce soit là le point de départ de l’évolution qui plus tard devait 
conduire a l’r avec double trait vertical, qu’on a aujourd'hui dans 
l’écriture gothique allemande; souvent l'épaule de l’r est supprimée, 
on a seulement le trait latéral oblique; cette forme se retrouve en 
particulier dans la cursive (pl.96a. 100a. 100b); 3. la hampe, à la base, 
est fortement recourbée vers la droite (pl. 89.91. 93.115a). — L’r rond 
n’est autre chose que l’r dans l’ancienne ligature or. Avec le temps 
il devint une lettre indépendante. De même cet r a des formes variées: 
le plus souvent on a l’ancienne forme, où la partie supérieure de l’r 
est formée d’une petite courbe, ouverte à gauche, et à la base de laquelle 
adhère un trait horizontal ou oblique; fréquemment pourtant il ressemble 
au z bref d’aujourd’hui de notre écriture latine; en effet, souvent aussi 
bien en haut qu’en bas il a un trait horizontal. (PI. 101.113a. 113b. 115a.) 

Au XIII* siècle l’s rond est toujours de plus en plus employé 
à la fin des mots, mais on rencontre encore toujours l’s long. Au 
commencement et dans le corps des mots s rond est d’abord rare; 
ce n’est que plus tard qu’il devient plus fréquent. Sa forme subit de 
grandes transformations : au commencement il a la même forme que 
notre s moderne de l’impression latine, il est donc ouvert en haut et 
en bas; puis il devient fermé en haut ou en bas ou des deux côtés 
à la fois; c’est pour cela qu'il affecte souvent la forme du chiffre arabe 8 
(pl. 96b. 108); en beaucoup de manuscrits il a la forme d’un B majuscule 
latin (pl. 107a). Souvent déjà sa forme se rapproche de l’s final dans 
la gothique courante moderne (pl. 92. 96). Parfois aussi on rencontre 
un s rond, étiré (pl. 101. 109 a). 

La haste du t coupe la barre plus souvent qu'auparavant et la 
dépasse un peu. Il est souvent difficile de distinguer t de c, la barre 
étant placée tout à fait ou en majeure partie sur le côté droit de la haste. 
Souvent la haste du t, en bas, descend tout droit et n’a pas de courbe. 
(Pl. 100a. 112.) Dans la liaison tt, le premier t en beaucoup de manu¬ 
scrits, a la forme de c, surtout dans les manuscrits italiens. (Pl. 100b, 
ligne 3. 103. 105. 107b. 113a.) 

Pour u et v le plus souvent encore on a la forme ronde, rarement 
la forme pointue; cependant vers la fin du XIII* siècle l’usage devient 
de plus en plus fréquent de mettre le v pointu au commencement des 
mots, l’u rond au milieu et à la fin, mais toujours sans distinction 
de son (pl. 96a. 96b. 100a. 104. 107a). Dans la cursive le v pointu 
est ordinairement arrondi vers la base (pl. 100 a. 108). Plus tard, v a 
une forme plus grande avec un long trait initial; ce trait souvent forme 
une boucle; il faut pour cela avoir soin de ne point confondre v avec b 
(pl. 100. 108. 110a). — Pour distinguer u de n quelques scTibes com¬ 
mencent vers la fin du moyen âge à placer au-dessus de l u un crochet 
(voir pl. 118 b). — Pour marquer la modification de la voyelle radicale 
dans fi dans les textes allemands on place un petit e au-dessus de l’u, 
ou deux traits ou deux points, dont la forme rappelle souvent encore 
et clairement son origine de l’e; souvent aussi on mettait un trait ou 
un simple point au-dessus de l’u. (Pl. 107a. 110a. 111.) 

Souvent aussi w a les traits initiais allongés, comme v; on risque 
alors facilement de le confondre avec II ou 1b (pl. 113b, ligne 26). 

y dans les textes anglais et français est mis très souvent pour I, 
en particulier dans les diphtongues et au commencement des mots. 
De même dans les textes allemands, à partir du XIV e siècle, y est 
employé de plus en plus. (Pl. 107a. 111. 113b.) 

z, dans l’ancienne écriture gothique, a d’ordinaire une queue 
(pl. 107a. 110a). On remarquera la forme du z dans le Codex de Dante, 
pl. 103 : d’après Wattenbach cette forme se retrouve particulièrement 
en France et en Italie; c’est de cette forme qu’est sorti le ç français 
(c cédillé), qui s’est détaché de z ( Anleltung, p. 66). Cette forme se 
trouve déjà dans la bulle d’innocent 111. pl. 88. 


Les lettres majuscules, dans l'écriture gothique, se rencontrent 
plus souvent qu’auparavant non seulement au commencement des 
phrases et dans les noms propres, mais aussi pour signaler les mots 
importants, et souvent sans règle aucune, en particulier au XIV e et 
XV e siècle, pour toute espèce de mots. On rencontre souvent des lettres 
de demi-grandeur dont la forme ne permet pas de reconnaître si elles 
représentent des majuscules ou des minuscules. Les majuscules sont 
toujours de plus en plus ornées et renforcées, avec des doubles traits 
et des entre-lacs de toutes sortes. Souvent les majuscules sont formées 
de petites lettres agrandies et ornées. (Pl. 89. 96a. 96b. 100a. 108.) 

Abréviations. Dans la minuscule gothique on fait un bien 
plus grand usage des anciennes méthodes d’abréviation que dans la 
minuscule carolingienne. Les signes d’abréviation au XIII e et au com¬ 
mencement du XIV e siècle sont formés avec soin et netteté, plus tard 
au contraire ils sont souvent négligés et à cause de cela difficiles à 
déchiffrer. Pour ne pas avoir à lever la plume, souvent à la fin du 
XIIF siècle et à l’époque suivante on relie le signe d’abréviation avec 
la lettre finale ou avec une autre lettre du mot, ce qui amène souvent 
une grande transformation du signe. (Pl. 96b. 97a. 97b. 100a. 107b. 108.) 

Dans l’autographe de S. Thomas d’Aquin pl. 95 et dans le traité 
théologique pl. 98 les mots qui se répètent souvent sont abrégés de 
telle façon que seule la première lettre est écrite, ayant à sa droite 
et en haut la dernière lettre suscrite, ou bien plusieurs lettres initiales 
et finales sont écrites de cette façon. Cette méthode d’abréviation, 
plus tard, est communément adoptée. (Pl. 100b. 110b.) — Au XIV e siècle 
l’usage se répandit de plus en plus de remplacer certaines finales 
par un trait vertical ou oblique; souvent ce trait forme une boucle. 
(Pl. 92. 100b. 107b. 108. 110b.)— (Sur les abréviations dans l’écriture 
gothique voir ci-dessous le chapitre sur les abréviations du moyen âge.) 

Ligatures. La minuscule gothique est aussi caractérisée par 
ses nombreuses liaisons de boucles. Ces ligatures (que nous avons 
appris à connaître tout d’abord dans l’écriture lombardique : voir p. X) 
se rencontrent déjà dans la minuscule carolingienne du XII* siècle (voir 
p. XIX), mais ce n’est qu’au XIII e siècle qu’elles devinrent d’un emploi 
plus commun. On suit la règle déjà mentionnée p. X : « Lorsqu’une 
lettre se termine par un trait rond (comme o) et que la lettre suivante 
commence par un trait rond (comme o), ces deux traits ronds ne sont 
pas séparés, mais au contraire sont écrits l’un dans l'autre.» Ainsi 
se trouvait créé un moyen d’unir les lettres rondes qui jusqu’alors 
avaient été inabordables. Souvent aussi des lettres rondes sont écrites 
dans des lettres droites. (Pl. 89. 93. 98.101.) — La minuscule gothique 
se distingue aussi par le fréquent emploi de la ligature des lettres 
avec l’r rond. Tandis qu’auparavant on ne mettait l’r rond qu'après o, 
on l’écrit souvent maintenant après d’autres lettres, finissant avec un 
trait rond, par exemple après b, d, g, h, p, v, et enfin, ainsi qu'on l'a 
dit plus haut, on traite l’r comme une lettre indépendante, qui peut 
être employée partout. (Pl. 96b. 98. 99. 113a. 113b. Voir W. Meyer, Die 
Budistaben-Verbindungen der sogenannten gotischen Schrift, p. 6.7.19.) 

Des anciennes ligatures on trouve toujours celle de st. Celle de et 
est plus rare; comme vestige de l’ancienne ligature, t conserve en beau¬ 
coup de manuscrits une haste allongée (pl. 93. 96b. 100a). De même 
la ligature & devient rare, on lui préfère la note tironienne pour et. 
On rencontre encore quelquefois les ligatures be et de. dans les¬ 
quelles e se trouve inscrit en haut de la haste de b ou d. (Pl. 89; 
voir p. XIX, col. Il, en haut.) 

Séparation des mots et des phrases. La séparation des mots 
est en général faite d’une façon régulière, pourtant il y a encore des 
manuscrits dans lesquels les prépositions et d’autres petits mots sont 
quelquefois unis au mot suivant (pl. 93. 95. 103). Comme signe de 
ponctuation on a, d’ordinaire, pour la grande pause un point (et 
la phrase suivante commence par une majuscule), pour la petite pause 
un point avec un trait oblique suscrit (notre signe d’exclamation) ou 
un simple trait oblique. Souvent aussi un simple point marque la 
petite pause, mais alors il n’y a pas de grande initiale. Les phrases 
interrogatives ont le point d’interrogation. A la fin des documents on a 
souvent d’autres signes de ponctuation. (Pl. 91. 92. 96a. 101. 103b.) 


Digitized by 

IINIVFRRITY DF C Al IFORNIA 


Original from 

IINIVFRRITY OF T Al IFORNIA 



















H n o 








ls< 


1 



C Ct 







t 








s 













Digitized by 



Original from 

MMiwcpciTvncrAi icadmia 























XXIV 


L’époque la plus florissante pour l'écriture humanistique de livres 
est le XV” siècle. Au XVI», en effet, on l'écrit plus rarement, car l’im¬ 
primerie, inventée vers l’année 1450, se chargea de la multiplication 
des livres. Elle a survécu jusqu'à nos jours dans Yantiqua de l'im¬ 
pression latine. 

Lettres isolées. 

a prend d'ordinaire la forme onciale. Pour ae et oe on a de 
nouveau soit la diphtongue soit une ligature; on a aussi l’ç cédille 
et l'e simple; avec le temps ces dernières formes disparaissent. 

d, de nouveau, est droit le plus souvent. 

I est surmonté quelquefois d’un trait, le plus souvent pourtant 
il porte un point. Dans l’i double le second I ordinairement est allongé, 
pourtant à côté de lj on rencontre aussi IL Au XVII' siècle, pour l’im¬ 
pression, on se servit toujours de plus en plus de l’j long au com¬ 
mencement des mots, et l’usage se forma peu à peu de n’employer 
l’I bref que pour la voyelle I et j pour la consonne Jot. — Comme 
majuscule I, au commencement des mots, ou bien est tout entier sur 
la ligne ou bien se trouve prolongé au-dessous de la ligne. Dans 
l’impression, primitivement, on n’a qu’un I vertical, sur la ligne, mais 
vers la fin du XVI” siècle on trouve aussi le J allongé. Au XVII” siècle 
les deux formes sont distinguées, c’est-à-dire I marque la voyelle I et J 
la consonne Jot (voir ci-dessous le chapitre sur la cursive humanistique). 

r a de nouveau la forme droite, rarement la forme ronde; mais 
plus tard beaucoup de scribes préfèrent la forme ronde. 

s de nouveau est souvent long à la fin des mots, pourtant souvent 
aussi il est rond; plus tard c’est la forme ronde qui triomphe. Finale¬ 
ment l's rond a partout la préférence, tant au commencement des mots 
qu’à la fin. 

La haste du t dépasse la barre, mais d’ordinaire elle n’arrive pas 
à la hauteur des lettres longues, t a donc une forme demi-longue. 

Primitivement on donne à u et v d’ordinaire la forme ronde 
(qui prédominait dans la minuscule carolingienne que l'on cherchait 

b) l,n curmlre 

PL 116a. 116b. 117. 118a. 123b. 

Au XV” siècle, en Italie, on forma aussi une écriture cursive ronde, 
inclinée vers la droite. Pour cette cursive on ne trouvait aucun modèle 
dans la minuscule carolingienne (qui était essentiellement une écriture 
de livres); on transforma donc les lettres de l’écriture de livres en 
leur donnant une forme cursive; en outre on adopta certaines lettres 
de la cursive gothique alors en usage (par exemple a cursif simple, 
d rond, r rond, v arrondi). Il s’ensuit que dans la cursive humanistique 
on retrouve, à côté des lettres carolingiennes, des lettres gothiques. 
Comme l’écriture humanistique de livres, cette cursive humanistique 
se distingue par sa netteté et sa beauté; les traits pourtant en sont 
plus courants et les liaisons de lettres meilleures, ce qui fait qu’elle 
était plus facile à écrire. De même que l’écriture humanistique de livres, 
elle fut imitée bientôt aussi hors de l’Italie et de plus en plus; d’abord 
on ne l’employait d’ordinaire que pour les textes latins, mais plus tard 
on l'employa pour toute espèce d’écriture et avec le temps elle devint 
l’écriture commune des pays qui avaient adopté pour l’impression 
l’écriture humanistique de livres. En Espagne elle devint prédominante 
au milieu du XVI" siècle, en France au commencement du XVII", en 
Angleterre et dans les Pays-Bas vers le milieu du XVII”, en Suède, 
en Norvège et en Danemark dans le cours du XIX" siècle. De même 
dans les pays de langue allemande elle se propagea beaucoup, pour¬ 
tant elle est encore considérée comme «écriture latine». 

Aldus Manutius, à Venise, se servit aussi de la cursive humanistique 
pour l’impression d’une édition de Virgile et de Pétrarque en 1501. 
Scs lettres, dont les caractères avaient été gravés par Francesco Griffo 
de Bologne, font l’effet d’avoir été imitées de l’écriture des brefs 
pontificaux (voir Nicola Barone, Centto paleografico del terzo periodo 
délia storia délia scrittura latina, Naples 1899, p. 6). Au XVI" siècle, 
on aimait beaucoup cette cursive pour l’impression des livres; plus tard 
elle fut employée surtout pour les notes, les introductions, les tables des 
matières et les citations et aussi pour mettre en évidence certains mots. 


à imiter), pourtant au commencement des mots on emploie souvent 
la forme pointue. Dans la seconde moitié du XVF siècle, on rencontre 
plus fréquemment dans les livres imprimés le v pointu au commence¬ 
ment des mots, pourtant il s’emploie toujours encore pour les deux 
sons de u (voyelle) et de v (consonne). Ce n’est qu’au XVII» siècle 
que les deux formes commencèrent nettement à se distinguer : on 
employa alors u pour le son de la voyelle et v pour le son de la 
consonne. — Au commencement, pour la majuscule, on ne connaissait 
que le V pointu (la forme de l'ancienne lettre capitale des Romains). 
Ce n’est qu’à la fin du XVF siècle que l’on rencontre à l’état isolé 
l'U rond; au XVIF siècle l’usage se répandit de plus en plus de distin¬ 
guer entre U et V : U est employé pour le son de la voyelle; V fut 
souvent employé pour les deux sons, et au XVIII” siècle, sous l’influence 
de l’humanisme renaissant, beaucoup d'imprimeurs retournèrent au 
seul V. (Voir E. Horn, Zur Orthographie von V und V, T und J. 
dans le Centralblatt fiir Bib/iothekwesen, 11 , 1894, p. 385.) 

Pendant longtemps la lettre w fut traduit par uu, puis par vu 
et vv; ce n’est que plus tard que w reparut. — Pour le W majuscule 
on employa VV et Vu, puis aussi Vv, et ce n’est que plus tard que 
l’on retourna à W. 

Les majuscules étaient employées au commencement des phra¬ 
ses, dans les noms propres et dans les titres. Primitivement les scribes 
les employaient aussi à leur gré, ou pour mettre un mot en relief. 
D’ordinaire on leur donnait la forme de l’ancienne capitale romaine. 

Les abréviations étaient fortement limitées et avec le temps 
on les mit tout à fait de côté. 

Comme ligatures, en plus de st, de nouveau on rencontre 
souvent ae, oe, et et et, comme autrefois. De même les liaisons de 
boucles se retrouvent souvent dans les anciens manuscrits, plus tard 
cependant elles se font plus rares. 

Pour les signes de ponctuation voir ci-dessous le chapitre 
sur la cursive humanistique. 

liunianlfttiqiM». 

En France, ces lettres cursives portent aujourd’hui encore d'après leur 
origine le nom d 'italiques; en Angleterre elles sont appelées italies. 

Il y a beaucoup de genres differents de l’écriture cursive huma¬ 
nistique. Elle est tantôt plus raide et tantôt plus courante de forme, 
la liaison des lettres est tantôt plus tantôt moins parfaite. Dans l’im¬ 
pression et dans les manuscrits elle se rapproche de l’écriture huma¬ 
nistique de livres, dans les documents elle se rapproche de l’écriture 
courante d’aujourd'hui. Dans la seconde moitié du XVIII” siècle elle fut 
fortement modifiée par les calligraphes anglais, et elle fut enseignée 
communément dans les écoles au XIX” siècle comme «écriture anglaise». 

La principale différence entre l'écriture courante moderne et 
l'ancienne cursive humanistique consiste dans le trait plus libre, 
dans une plus grande finesse des traits déliés et dans ta liaison 
plus parfaite des lettres. La finesse des traits résulta de l'emploi de 
plumes pointues qu’on, en écrivant, appuyait tantôt plus tantôt moins, 
tandis qu auparavant on se servait de plumes émoussées, qui, d'après 
la direction du coup de plume formaient des traits forts ou déliés. 
Pour arriver à mieux lier les lettres entre elles, on les marquait toutes 
de petits traits de liaison : beaucoup de hastes étaient dotées de boucles 
et l'on ajoutait au point final de b, o, v, w de petits crochets. (Voir 
F. Soennecken, Das deutsdie Sdiriftwesen etc., p. 24.) 

Lettres isolées. 

Contrairement à la forme onciale de la des livres on donnait 
à l a de la cursive la forme simple, comme dans la cursive gothique; 
le trait de droite ne s'élève pas au-dessus de la panse; celle-ci est 
grande et atteint la hauteur du trait de droite. (PI. 116b. 117.) 

Primitivement d le plus souvent affecte la forme droite (comme 
dans la minuscule carolingienne), plus tard c'est la forme ronde qui 
de nouveau est beaucoup employée (comme dans la minuscule gothique). 

Primitivement e était formé de plusieurs coups de plume, ce n’est 
que plus tard, qu’on commença à l’écrire d’un seul coup de plume, 
comme nous l’écrivons aujourd'hui (pl. 117a. 117b). 


Digitized by 


Original from 






















f, tantôt en haut tantôt en bas, porte une boucle; souvent, plus 
tard, il a une boucle à la fois en haut et en bas. 

La panse de l’h se recourbe à droite, en dehors; ainsi sa liaison 
avec la lettre suivante peut s’établir facilement. 

Primitivement I a quelquefois un trait diacritique, mais plus tard 
il porte d’ordinaire un point; le second i de l’I double fut pendant 
longtemps prolongé au-dessous de la ligne. Au cours du XVII» siècle 
l’J long dans la cursive, comme dans l’écriture de livres, devint d’un 
usage toujours de plus en plus fréquent au commencement des mots 
et il finit par se distinguer nettement de l’i bref : dès lors j marque 
la consonne (le Jot) et 1 la voyelle. - Vers le même temps aussi on 
commença à distinguer dans la majuscule entre l’I sur la ligne et le 
J prolongé au-dessous de la ligne, pourtant cette distinction fut moins 
strictement observée et aujourd'hui encore il y a des écoles qui ne 
distinguent pas entre I bref et J long. — En Allemagne, plus tard, 
les philologues réussirent à bannir des textes latins cette distinction 
de l’I bref et de j long : j long fut écarté, 1 bref, de nouveau, fut em¬ 
ployé aussi bien pour la consonne que pour la voyelle. 

m, à la fin des mots, a souvent la forme d’un trait ondulé (pl. 117a). 

La panse de p est recourbée vers la droite; on l’écrivait souvent 
tout d’un trait avec la haste, sans lever la plume. Souvent on liait 
la panse à la lettre suivante, en donnant une boucle au trait final. 

Primitivement l’r droit avait la préférence (comme dans la minus¬ 
cule carolingienne), pourtant beaucoup d’écoles employaient souvent 
aussi l’r rond; celui-ci a maintenant une autre forme qu’auparavant : 
le trait horizontal ne se trouve plus mis en bas mais en haut et la courbe 
n’est pas ouverte à gauche, mais à droite (pl. 116b, ligne 1 : accrescat). 
C’est la forme de l’r ressemblant au petit z dans l’écriture gothique 
qui constitue le passage à cette nouvelle forme (voir page XXII). C’est 
de cet r rond qu’est sorti l’r rond employé aujourd’hui dans l’écriture 
latine courante à côté de l’r droit. 

Pour pouvoir lier plus aisément l’s rond à la lettre précédente, 
on lui donna un trait oblique délié (pl. 117a. 117b. 118a). D’autre part 
la tendance à rendre aussi bien la courbe supérieure que la courbe 
inférieure susceptible de liaison fit que l’on donna souvent une boucle 
à l’s soit en haut soit en bas ou même des deux côtés à la fois; 
on affectionnait particulièrement cette forme pour le premier s de l’s 
double; sous cette forme l's ressemble tout à fait à 1 h minuscule alle¬ 
mand (pl. 117b, ligne 2 : essi). 

Souvent t était écrit comme lettre longue, mais le plus souvent 
comme lettre de demi-longueur. Ou bien la barre coupe la haste, ou 
bien elle est placée du côté droit. 

Chez beaucoup de copistes humanistes u reprend d’abord la forme 
ronde (voir le bref de 1472, pl. 116 a); pourtant d’autres copistes, sui¬ 
vant l’écriture gothique, mettent souvent le v pointu au commencement 
des mots (voir le bref de 1512, pl. 116b). On eut plus tard pour v 
deux formes : une forme tout à fait pointue et une autre à base 
arrondie (voir la forme pointue pl. 116c, ligne 9.10; la forme arrondie 
pl. 117 b, ligne 2.3). Au cours du XVII e siècle on distinguait nettement 
l u rond et le v pointu ; dès lors u marque la voyelle et v la consonne 
(le Vau). — A partir du XVIII» siècle beaucoup de philologues allemands 


cherchèrent de nouveau à écarter cette différence dans les textes latins : 
ils bannirent le v, pour employer toujours l'u rond; heureusement ils 
y eurent moins de succès que dans la suppression du j long (voir 
ci-dessus). 

x souvent fut écrit d’une autre façon qu'auparavant : on le com¬ 
posa d’un c retourné (d) et d’un c ordinaire, accouplés ensemble. 

Plus tard aussi y eut sa forme un peu changée; sa haste inférieure 
d'ordinaire forme une boucle. 

z a aussi bien la forme brève que la forme longue (avec une 
haste inférieure); la forme brève fut adoptée dans la plupart des écoles. 
Souvent z dépasse la ligne supérieure médiane. 

Les lettres majuscules imitent la capitale romaine. Souvent 
aussi elles imitent la forme des grandes lettres gothiques. 

Abréviations. Au XV» et XVI» siècle on fait souvent encore 
usage d’abréviations, moins fréquemment il est vrai que dans l’écriture 
gothique. Mais peu à peu on commença à écrire complètement toutes 
les lettres; on réserva les abréviations pour certains mots se répétant 
souvent et pour les titres. On usa surtout de la méthode d’abrévia¬ 
tion consistant à placer les dernières lettres plus haut que les autres; 
on donna souvent à ces lettres une forme plus réduite avec un ou deux 
points par-dessous, par ex. : mon™ s* Galli (— monasterii sancti Galli), 
occ** (— occasione), opp"* (== opportune). Voir aussi les exemples 
pl. 116b, et dans la lettre italienne pl. 122. 

En général, la ponctuation est mieux marquée qu’auparavant. 
Pour la grande pause on a un point, suivi d’une grande lettre. Souvent 
aussi pour la petite pause on a un point, mais suivi d’une petite lettre. 
Pour la petite pause on employait encore quelquefois le point d’ex¬ 
clamation, comme dans la minuscule carolingienne et gothique (pl. 114, 
6), plus souvent pourtant on a un simple trait (pl. 116 a, 4. 116 b, 1). 
Primitivement ce simple trait était sur la ligne (comme dans l’écriture 
gothique), mais plus tard il se trouva moitié sur la ligne et moitié au- 
dessous, et finalement il reçut la même forme et position que notre 
virgule actuelle (pl. 116c. 118a. 122). Dans un bref de Léon X. de 
l’année 1516, en plusieurs passages, pour la petite pause et la pause 
moyenne on a un point-tiret, en d'autres passages on a deux points. 
De même dans la lettre de l'année 1562, pl. 122, on a une fois un point- 
tiret et une fois deux points (ligne 3. 8). Dans son ouvrage Ortho - 
graphiae ratio Aldus Manutius, le Jeune, publia en 1566 un chapitre 
Interpungendi ratio, dans lequel se trouvent marqués les divers degrés 
de notre ponctuation moderne : semicirculus (virgule), punctum semi- 
circuto impositum (point-tiret), geminatio puncti (deux-points), 
unicum punctum (point). De même dans le bref de Paul V. de l’année 
1606, pl. 116c, on trouve la virgule, le point-tiret, les deux-points et 
le point; mais ils n'ont pas encore une signification établie. — Au 
XV» et XVI» siècle on aime à employer les deux-points; on en use 
aussi bien pour la petite que pour la moyenne pause, quelquefois 
aussi pour la grande pause (pl. 115b. 116a. 116b. 116c. 117a). Ce signe 
est issu à ce qu’il semble, du signe de l’écriture gothique, composé 
d'un point avec un trait par-dessus (le point d’exclamation) : à la place 
du trait on fit un point, d’où les deux points (voir l’une et l’autre 
forme pl. 117a). 


f} l/*cr!ture Italienne «le chancellerie. 


PI. 116 c. 122. 

Cette écriture est une variété de la cursive humanistique. On 
la rencontre au XVI» siècle dans la correspondance de la secrétairerie 
d’état des Papes, dans les lettres des nonces, dans beaucoup de brefs 
pontificaux et en général dans les écrits des chancelleries italiennes. 
Naturellement selon les contrées en Italie elle admet certaines diffé¬ 
rences; d'où les appellations données par les maîtres d'écriture de 
tettera Romana, Napolitana. Fiorentina, Veneziana, Milanese, Berga- 
ma^ca etc. Pour certaines variétés on a les noms de lettera notaresca, 
tettera mercantile etc. Avec quelque changement de forme, cette 
écriture se répandit bientôt aussi en dehors d’Italie, en particulier en 
Espagne et en France; en Espagne elle reçut le nom de bastardilla, 
bastarda, en France on l’appela escriture italienne bastarde à la fran¬ 


çaise ou simplement écriture bâtarde, parce qu’elle était un composé 
d’éléments de diverses écritures. Les notes caractéristiques de cette 
écriture de chancellerie sont les traits ondulés et libres des lettres et 
les extrémités appuyées des hastes. A cause des têtes appuyées des 
hastes, cette écriture est souvent appelée en Italie testeggiata (testa 
= tête). En général les lettres sont rondes, souvent pourtant on trouve 
des formes pointues. On rencontre le d rond à côté du d droit, l’e 
avec l’œil fermé à côté de l’e avec crochet séparé, et l’r droit à côté 
de l’r rond. Voir pour les lettres isolées les explications pl. 116c. 122. 

L'écriture de» bulle» pontificales. Il faut encore ici brièvement men¬ 
tionner une autre espèce d'écriture en Italie, l'écriture moderne des bulles 
pontificales (appelée aussi litura santii l’ttri et en italien teri/tmrs Miatüa), dont 
l'origine pourtant est tout à fait différente de l’écriture humanistique Au XV» 
et XVI» siècle on employait pour les bulles l'écriture gothique, sous la forme 


4 


Digitized by 


Original from 





















XXVI 


qu'elle avait prise dans les siècles précédents dans la chancellerie pontificale 
(pour les brefs, au contraire, ainsi qu’il a été dit, on adopta l’écriture humanistique). 
Dans la seconde moitié du XVI* siècle les scribes de la chancellerie apostolique 
commencèrent 8 donner 8 cette écriture gothique des formes tout à fait caracté¬ 
ristiques, qui la distinguent de tout autre genre d'écriture. Ce qu’il y a surtout 


de spécial, ce sont les traits appuyés, brisés et entrelacés Avec le temps 1 écriture 
des bulles devint si illisible qu'on se voyait obligé d y ajouter un tramum/tum en 
écriture ordinaire pour les intéressés. A Rome, les copistes croyaient que c était 
I ancienne curiale pontificale que l’on devait conserver, eu égard à sa vénérable 
antimiité. Léon XIII la supprima finalement en 1878. (PI. ** 5 -> 


2. L’écriture gothique moderne. 


Après l’invention de l’imprimerie (vers le milieu du XV* siècle) on 
laissa de plus en plus aux imprimeurs le soin de la publication des 
livres. On n’écrivit donc plus l’écriture gothique de manuscrits. C’est 
la cursive gothique qui devint l’écriture usuelle. Cette écriture pour¬ 
tant ne s'est maintenue jusqu’aujourd'hui que dans les pays de langue 
allemande; dans les autres contrées elle s’est vue supplantée par la cur¬ 
sive humanistique (voir ci-dessus le chapitre sur l’écriture humanistique). 

l,a raraivv 1 

PI. 119a. 119b. 123a. 

En France, la cursive gothique subsista dans la chancellerie royale 
jusqu'au commencement du XVII e siècle. Chez les notaires et greffiers 
elle se conserva beaucoup plus longtemps; dans leurs actes, cette écri¬ 
ture a souvent une forme absolument détestable, à peine lisible (Giry 
l’appelle cursive déformée et dégénérée, qui semble au premier aspect 
un griffonnage indéchiffrable : voir Manuel de diplomatique, p. 519); 
ce n’est qu’au XVIII e siècle qu’elle devint plus lisible. 

La cursive gothique française se signale par une grande variété 
de formes de lettres. Les formes de a, r, s sont surtout caractéristiques 
(voir les explications des planches). 


La cursive gothique reçut dans chaque pays des formes nettement 
nationales, aussi peut-on parler d'une écriture gothique française, an¬ 
glaise, allemande et d’autres pays. Si l’écriture humanistique n’avait 
pas été adoptée, aujourd’hui, selon toute vraisemblance, nous aurions 
un grand nombre d’écritures nationales différentes, d’une lecture difficile, 
comme dans le haut moyen âge, avant que la minuscule carolingienne 
ne fut venue supplanter les écritures nationales. 

Iliique Irançalw. 

Sur les abréviations dans les textes français voir L. A. Chassant, 
Dictionnaire des abréviations latines et françaises, 5* éd., Paris 1884, 
et Paléographie des chartes et des manuscrits du XI* au XVII* siècle, 
8 e éd., Paris 1885; M. Prou, Manuel de paléographie, ... suivi d'un 
dictionnaire des abréviations françaises, p. 353—383. 

On trouvera beaucoup de reproductions d’écritures gothiques françaises 
dans U Musée des archives dc/artemen taies, Paris 1878 D'autres Facsimilc se trouvent 
dans A. Bourmont, lecture et tranuriftien des vieilles écritures, Mutuel de Raléogra/htt 
des XVI*, XV//* et XVIII* siedtt, Caen 1881; L Delisic, Alimmfalcogra/hifue, Parisi887; 
J. Kaulek et E. Plan te t. Recueil de /assimilés /cuvant servir à r étude de lu /aléografhie 
moderne, Paris 1889; M Prou, Recueil de /assimilés d écritures du XII* un XVII* siècle, 
Paris 189a, et Alauvewu recueil de /assimilés etc., Paris 1896, et Recueil de /assimilés 
du V* au XVII* siècle, Paris 1904. 


b) l>n curvlve gothique nnglati»«. 


PI. 120. Comp. pl. 115a. 

En Angleterre la cursive gothique se maintint jusqu'au XVII e siècle. 
Mais de plus en plus elle devait céder à la cursive humanistique et 
à une écriture semblable, l’écriture bâtarde française. Pourtant 
on conserva longtemps encore à la chancellerie royale et dans les 
tribunaux de justice certaines formes de l’ancienne écriture gothique. 
La «Chancery-hand* aujourd’hui encore est employée en certains docu¬ 
ments. La «Court-hand* (écriture des tribunaux de justice) se retrouve 
jusqu'au règne de Georges 11. (1727—1700). 


Certaines formes spéciales de l’écriture gothique anglaise se re¬ 
trouvent déjà dans des documents anglais de la fin du XIV e siècle, 
par ex. : la forme O de l’e et la forme allongée de l’r. Pourtant avec 
le temps ces particularités et d’autres s’accusèrent toujours davantage 
(voir notre reproduction pl. 120 et les explications). 

Sur la cursive gothique anglaise voir E. M. Thompson, Handhaoh »/ Greei and 
lutin Palaeografky, le dernier chapitre avec les paragraphes Englith Chancery-hand, 
Englith Court-bond , A. Wright, Court-IIand restored or the Student's Assistant in reading 
olddeeds, charters, records, etc., nouvelles éditions de Scott et Davey (A Guide ta tks collecter 
0/ kistoricul documents etc.), Londres 1891, et de Ch. Tr. Martin, Londres 189a. 


e) l.n cursive gothique allemande. 


Pl. 118b. 121. 124a. 124b. 

La cursive gothique allemande («Deutsche Kurrentschrift») reçut 
son caractère spécial à la fin du XV e et au XVI* siècle. Dans nos 
reproductions, c’est le document de Maximilien I., de l’année 1513 
(pl. 118b), qui offre le premier exemple d’une écriture allemande; on 
le comparera avec la copie du document concernant Jean Guttemberg 
de 1465, qui offre encore le caractère de la cursive gothique commune 
du XV e siècle (pl. 113 b). 

Comme toute cursive, la gothique allemande a ses traits légers 
et courants avec les lettres étroitement liées. Beaucoup plus encore que 
la cursive gothique du moyen âge, elle affectionne les lignes droites 
et les angles aigus. Les panses des lettres ont d’ordinaire la forme ovale. 
Des déliés longs assurent la liaison des lettres. Les hastes supérieures 
et inférieures ont d’ordinaire des boucles. Beaucoup de lettres sont 
divisées en deux parties, réunies entre elles par un crochet : voir a, g, 
q, r, v, w, y ; les débuts de cette forme de lettres remontent du reste 
jusqu’au XV e siècle ; la forme de l'a, en particulier, sc retrouve déjà 
dans les documents de l'empereur Sigismond (1410—1437). 

Au XVI* siècle la cursive allemande a souvent encore des formes 
raides et épaisses, rappelant l’écriture de livres, avec le temps pour¬ 
tant les traits deviennent plus légers, plus coulants. Le b et l'o qui 
auparavant ne souffraient aucune liaison avec la lettre suivante, sont 
maintenant munis d'un petit crochet qui rend cette liaison facile. De 
même le trait du milieu de I f et le trait inférieur de k et de t prennent 
la forme d’un crochet de liaison. — Ce qu’il y a aussi de caractéristique 
dans la cursive allemande c’est la grande variété des lettres majuscules. 


A côté de la cursive ordinaire il se développa en Allemagne 
une écriture de chancellerie, appelée simplement «Kanzlei» (chan¬ 
cellerie), forme hybride, tenant le milieu entre la cursive et l’écriture 
de livres (voir pl. 121b. 124 b). 

Lettres isolées (voir ci-dessous la table des huit alphabets). 

Dans l’a on ajoute en haut un petit trait, unissant la boucle de 
gauche avec le trait de droite. La modification de la voyelle dans ae 
(comme aussi dans oe et ue) est indiquée ou par un petit e suscrit 
ou par un petit crochet ou par deux traits ou deux points (â, ô, ü). 

La haste de b a d’ordinaire une boucle. Plus tard le trait final 
de b prend un petit crochet qui sert de liaison avec la lettre suivante. 

Le trait principal de c tombe d’ordinaire tout droit. Primitive¬ 
ment c porte en haut un crochet horizontal, comme auparavant; plus 
tard cependant ce crochet est négligé et c ne se compose plus que 
d’un trait droit avec un léger coup de plume oblique et une ligne de fuite 
(tout à fait comme I; c ne se distingue de l’i que par l'absence du point). 

d a la forme ronde. Il se termine d’ordinaire par une boucle, 
qui souvent descend fort bas et se trouve prolongée pour la liaison 
avec la lettre suivante. 

Le trait principal de l'e tombe le plus souvent tout droit. Au 
XVI e siècle e a en haut soit un grand œil de caractère particulier 
soit un petit crochet oblique. Plus tard il porte en haut un petit trait 
parallèle au trait principal, auquel ce petit trait est relié par un trait 
délié; finalement ce trait secondaire est devenu aussi long ou à peu près 
que le trait principal ; il en est résulté la forme bizarre d’aujourd’hui, 
dans laquelle e est fait de deux traits verticaux et de trois traits déliés 















obliques. — Il n'y a que l’E majuscule avec sa grande boucle en haut 
et le trait du milieu qui rappelle l’ancienne forme de l’e avec œil et 
languette. 

I va aussi bien au-dessus qu’au-dessous des lignes médianes. 
La plupart du temps, en haut, il a une boucle et au milieu un petit 
crochet. — F majuscule rappelle l’ancienne forme ondulée de l’f. 

La tête du g est reliée à la queue par un petit crochet (comme 
dans a). Cette tête a la forme de l’o. 

Peu à peu h prend une forme longue, étirée, avec des traits tant 
inférieurs que supérieurs formant des boucles. La brisure du milieu 
rappelle la forme ancienne. Cette brisure ne se trouve plus dans l’écri¬ 
ture d’aujourd’hui. 

Au commencement sur 11 on a encore de temps en temps un 
trait diacritique, plus tard cependant on a régulièrement un point; 
quelquefois aussi on a un petit crochet. Dans l’I double, le second I 
se prolonge au-dessous de la ligne. Souvent les deux 1 sont liés de 
façon à ressembler à un y. Souvent aussi i simple, surtout au com¬ 
mencement des mots, est prolongé au-dessous de la ligne; souvent 
il dépasse en même temps la ligne supérieure médiane; il est difficile 
alors de reconnaître s’il est majuscule ou minuscule. La différence 
de son entre I (avec le son de I) et de j (avec le son de Jot) ne s’établit 
que dans la seconde moitié du XVII" siècle (voir plus haut le chapitre 
sur la cursive humanistiquc). j aussi bien que i a d’ordinaire un point — 
De même dans la majuscule beaucoup de saibes distinguent entre I, 
au-dessus de la ligne, et J prolongé au-dessous de la ligne; d’autres 
ne font aucune distinction. Dans l’impression gothique on n’a pas réussi 
à former de caractères majuscules spéciaux pour les deux sons. 

La forme de k a subi maintes modifications. 11 a en bas un crochet 
pour la liaison avec la lettre suivante. 

o porte en haut un petit crochet, tout comme b. 

La boucle de p maintenant se fait d’une tout autre façon qu’au- 
paravant. Le trait inférieur du p forme une boucle. (Voir les formes 
de transition pl. 118 b, 9.13.) 

Dans q la panse est liée à la haste par un petit crochet, comme 
dans g. La panse a la forme de l’o. 

Au début on se servait aussi bien de l’r rond que de l’r droit; 
plus tard c’est l’r droit qui prédomine. Cet r droit se compose de 
deux traits verticaux, reliés entre eux, à la base, par un petit crochet. 

L’s rond se retrouve régulièrement à la fin des mots et des syllabes. 
Il a diverses formes; ou bien il a la forme d’une lettre brève ou bien 
il dépasse la ligne médiane supérieure. L’s long se retrouve au com¬ 
mencement et dans le corps des mots; sa haste va aussi bien au-dessus 
qu’au-dessous des lignes médianes. L’s long finit ordinairement en 
haut par un arc; ce n’est qu’à une époque plus récente qu’on lui a 
donné la forme moderne où toute trace de l’ancien arc a disparu. 

Avec le temps t se trouve de plus en plus prolongé vers le haut : 
il a une demi-haste supérieure ou une tout entière. La haste, la plupart 
du temps, en bas, tombe droit. En avant t porte un long trait délié, 
oblique, qui le lie à la lettre précédente. La barre se trouve placée 
de plus en plus bas, jusqu’à ce qu’elle atteigne à peu près le pied de 
la haste; finalement elle prend la forme d’un crochet. 

Au-dessus de l’u. pour le distinguer de l’n on a d’ordinaire un 
crochet. Ce crochet se retrouve souvent aussi sur le v quand il a le 
son de U. Le v est composé de deux parties, réunies en bas par un 
petit trait. Au XVI e siècle on écrit encore le v au commencement des 
mots et l’u rond dans le corps des mots et cela d’ordinaire indiffé¬ 
remment tant pour le son de U que pour le son de Vau. Ce n’est 
que dans la seconde moitié du XVII" siècle qu’une différence fut in¬ 
troduite : u fut réservé pour la voyelle et v pour la consonne. Dans 
l’ouvrage de G. KOnnecke, Bilderatlas zur Gesdiichie der deutschen 
Nationalliteratur. 2* éd., Marbourg 1895, p. 176. 185. 186. 192, les 
manuscrits de Martin Opitz, de l’année 1638 et de Frédéric de Spec 
(t 1635), ont toujours le v au commencement des mots; au con¬ 
traire l’édition de Paulus Gerhardt de l’année 1656 et le manuscrit 
de Christian Gryphius (t 1706) portent v seulement pour la consonne 
et u seulement pour la voyelle. 


w n’est pas seulement employé pour le son de We, mais souvent 
aussi pour le son de u, en particulier dans les diphtongues (fraw = 
frau; nevr=. neu; lewten — leu t en, pl. 121a). En ce cas on a souvent 
par-dessus un crochet, comme sur u : voir getrewer, pl. 118b, 3 . On a 
aujourd’hui encore une trace de cette façon d’écrire dans l’abréviation 
Ew. = Euer. 

x porte en haut une boucle et en bas un grand trait recourbé, 
ouvert à droite (voir la forme de X comme chiffre, pl. 118 b, 16). 

On a encore longtemps, comme dans le bas moyen âge, une 
préférence marquée pour y, qui remplace très souvent i. Il subsiste, 
jusqu’au siècle passé, surtout dans les petits mots, tels que bey./rey. sey. 
On trouve souvent y avec un ou deux points. 

Très souvent z va aussi bien au-dessus qu’au-dessous des lignes 
médianes, surtout au commencement des mots (pl. 118b); aujourd'hui 
il ne va d’ordinaire qu’au-dessous de la ligne; son trait inférieur forme 
une boucle. 

Les lettres majuscules (appelées «Versalien») ne sont pas 
seulement employées au commencement des phrases et pour les noms 
propres, mais aussi pour attirer l’attention du lecteur sur certains mots 
et souvent tout à fait ad libitum et sans règle. Il ressort des plaintes 
d’écrivains du XVII* siècle que les imprimeurs, en particulier, aimaient 
à multiplier les majuscules, parce qu’ils croyaient que c’était un orne¬ 
ment de l'écriture allemande. Vers la fin du XVII e siècle, l’usage 
s’établit d’écrire tous les substantifs avec une majuscule, particularité 
qui s’est conservée jusqu’aujourd’hui dans les textes allemands (pl. 
124 a. 124 b). La forme des majuscules subit de grandes modifications. 
On aimait à en rendre les formes très compliquées; souvent on les 
chargea de tant d'ornements qu’il devint presque impossible d'en 
distinguer la forme primitive. (Voir pl. 121b, lignes 6.7. Pl. 121 d; et 
les initiales pl. 124a et 124b.) Beaucoup de majuscules prirent la forme 
de minuscules agrandies, par ex. : A. G, P, Q, V, W, Z (voir A et G 
pl. 124 a). D’autres majuscules rappellent par leur forme les anciennes 
majuscules ou minuscules, par ex. : la forme de H et R. (Voir la table 
des huit alphabets ci-dessous.) 

Les abréviations sont rares dans les textes allemands. Un 
trait horizontal remplace souvent les lettres m et n, ou bien e dans 
les syllabes em et en. En second lieu on a souvent un trait vertical 
ondulé ou un crochet arrondi pour r ou er, re. ir, ri. Troisièmement 
on a l’abréviation par lettres suscrites : souvent les lettres finales sont 
suscritcs, mais souvent aussi les lettres dans le corps du mot. Enfin 
on remarquera les abréviations qui reviennent souvent : dz = daz ou 
das; wz — teaz ou t vas; vm — urrtb; vn = unde ou und ; et v, coupé 
d’un trait oblique, pour ver. 

Ligatures. La lettre s, en particulier, entre en de nombreuses 
ligatures, si se lie de la même façon que plus de mille ans auparavant 
dans la cursive romaine (pl. 118b, ligne 5; comp. pl. 22). Une ligature 
nouvelle, fort en faveur, et qui s’est conservée jusqu’à nos jours est sz ; 
au début z se trouvait dans cette ligature à peu près placé au milieu 
de l’s long (voir pl. 113b, ligne 8.12.13); plus tard il se trouve en haut 
de l’arc de l’s long avec lequel il est tracé d’un seul coup de plume. 
Cette ligature est surtout employée à la fin des mots et des syllabes, 
quelquefois pourtant aussi au milieu du mot (voir pl. 124a, ligne 3. 8). 
Pour ss on a souvent une ligature formée de l’s long avec s arrondi. 
On a aussi les ligatures sa, se, so, sdt, sp. Voir d’autres ligatures : 
ff, pp, sdi, tt (pl. 121c. 124 a). 

Pendant longtemps la ponctuation fut imparfaite et irrégulière. 
Pour la grande pause on a d’ordinaire un point et la phrase suivante 
commence par une grande lettre. Souvent aussi le point se trouve 
pour la petite pause; après vient une petite lettre. Très longtemps on 
conserva le trait oblique au-dessus de la ligne; il se trouve d’ordinaire 
pour la petite pause, plus rarement pour la grande pause; ce n’est 
que peu à peu qu’il passa au-dessous de la ligne, et devint la virgule 
moderne (pl. 121 a). On usait beaucoup aussi des deux-points et cela 
aussi bien pour la petite que pour la moyenne et souvent aussi pour 
la grande pause. Beaucoup de copistes et d’imprimeurs n’emploient 
aucun signe. Il faut noter l'explication que Nicolas de Wyle, d’Esslitigen, 

4 * 


Digitized by 


Original from 






















XXVIII 



donnait en 1462 de sa méthode de ponctuation. Dans la dédicace à 
sa traduction d 'Euriolus und Lucretia d’Aeneas Silvius, il déclare que 
quiconque veut comprendre son livre, doit faire attention «aux virgules, 
aux points et distinctions», qui s'y trouvent, c’est-à-dire / : . ? (). 
Puis il explique : la virgule signifie la petite pause, les deux-points 
marquent la pause moyenne; le point marque la pause forte; le signe 
d'interrogation signifie que ce qui précède a le sens d’une interrogation; 
«là où quelque chose se trouve entre deux lignes recourbées comme ici 
(Jhesus cristus) on a une parentesis, du nom latin, ou interposicio.» 
(Voir les parenthèses rondes pl. 121a, ligne 3. 4). — Vers la fin du 
XVI* siècle on rencontre pour la première fois le point surmonté d’un 
trait comme point d’exclamation (!), appelé aussi point d’admiration. 
Au XVII" siècle peu à peu la ponctuation se régularise et se perfectionne. 
Le soin qu’apportaient à la ponctuation des livres imprimés les Aides 
de Venise, et les règles posées par Aldus Manutius le Jeune ne furent 
pas, à ce qu’il semble, sans influence pour ces progrès en Allemagne 
(voir p. XXV). Dans une lettre de distlnctione et interpunctione 
Juste-Lipse distingue le comma (la virgule), le semicolon (le point-tiret), 
le colon (les deux-points) et le point. Le point-tiret est souvent em¬ 
ployé maintenant à la place des deux-points ; l’usage des deux-points, 
au contraire, devient prédominant, quand on cite un texte; pour la 
petite pause, au lieu du trait oblique placé au-dessus de la ligne, on a 
plus souvent maintenant la virgule; pour la première fois on trouve 
les tirets (traits suspensifs). Le premier, Gottschcd, Deutsche Sprach - 
kunst, Leipzig 1748, demande expressément que les deux-points soient 
employés pour les textes cités. Joh. Christoph Adelung, qui passe 
pour être le fondateur de la ponctuation allemande moderne, parle 
ainsi dans sa Spradilehre fUr Sdiulen, 1781, au sujet de l’usage des 
deux-points : on les met après le premier membre de la proposition, 
si celui-ci est très long (autrement on se sert du point-tiret), de plus 


on s’en sert pour les citations, et enfin pour les énumérations, le 
point-tiret sépare les membres de phrases d’une certaine longueur et 
la virgule s’emploie dans tous les autres cas. (Voir Alexandre Bieling, 
Pas Princip der deutschen Interpunktion nebst einer übersichtlichen 

Darstellung ihrer Gesihûhte, Berlin 1880.) 

Pour la division des mots à la fin des lignes on se sert de deux 
traits d'union horizontaux ou obliques (pl. 118b. 121a. 124a. 124b). 

Le plu* célèbre maître d'écriture allemand du XVI* siècle, dont les modèles 
d'écriture furent, pendant longtemps, considérés comme classiques, est Johann 
Ncudôrffer de Nuremberg Notre planche m donne trois reproduct.ons de ses 
modèles d'écritures. Il eut un disciple dans la personne de Wolfgang bugger 
de Nuremberg; la quatrième reproduction de notre planche I3i donne un de ses 
modèles. C’est avec raison que Socnnecken porte ce jugement sévère sur ces 
maîtres d'écriture et d'autres calligmphes allemands ; «Ils mettaient leur gloire 
à faire des lettres compliquées et embrouillées; ils oubliaient ainsi tout à fait 
le but de l'écriture. Il faut reconnaître la patience et persévérance qu ils ont 
montrées dans leurs travaux, mais quand nous comparons leurs efforts avec ceux 
de leur* contemporain* en Italie, en France, en Angleterre, il faut avouer quils 
sont fort en retard » (K. Socnnecken. Put deutt.it Sthriftntttn und die NututtntightU 
stiutr Rtfurm, Bonn-Leipiig 1881. p. 13 .)- Michel Baurenfcind passait pour le plus 
grand maître d'écriture du XVIII* siècle et on l'appelait «le père de 1 art d écrire»; 
nos reproductions de la pl. 124 offrent de ses modèles. Son écriture allemande 
se rapproche de la cursive allemande moderne. Baurenfcind s inspira aussi de 
beaucoup de beaux exemples de cursive latine, d'écriture italienne de chancellerie, 
d'écriture française et hollandaise auxquelles il rendit sincèrement hommage; 
il était surtout plein d'admiration pour la bâtarde française et il déclarait qu en 
fait d'écriture « les Allemands devaient laisser le frut à la nation française ». 
Malheureusement il ne se laissa pas aller pour autant à recommander I écriture 
ronde comme devant être admise communément. Et 1 Allemagne continue au¬ 
jourd’hui encore de conserver deux genres d’écriture, avec huit alphal>ets, tandis 
que toutes les autres nations se contentent d’un seul genre d'écriture, avec quatre 
alphabets (voir ci-dessous la table des huit alphabets). 

On trouvera de nombreux exemples de gothique-allemande dans G- Kôn- 
necke, Biideratias tur Geicki.kte der ientithen Auti&naUitttraiur, S* éd., Marbourg I& 9 S» 
R. Thommen, Schriftpreltn «Ut Handukrifttn der XIV. — XVI. Jahrhundtrlr, 3 * éd., 
BAlc 1908; Joh. Ficker et O. Winckelmann, Haudsthri/tenfreken dtt XVI JukrkmmJtrtt 
nack StrartbuT£tT Ori £ tnaitn, Strasbourg, à partir de 1903. 


Nous donnons ici les huit alphabets qui s’enseignent aujourd’hui 
dans les écoles allemandes. Il y en a quatre latins et quatre allemands. 
On distingue : 

1. Les majuscules de l’impression latine, 

2. . . . l’écriture latine. 


3. les minuscules de l'impression latine, 

4. „ . „ l’écriture latine, 

5. „ majuscules de l’impression allemande, 

6. . . . l’écriture allemande, 

7. „ minuscules de l’impression allemande, 

8. . „ , l’écriture allemande. 


1. 

A 

B 

C 

D 

E 

F 0 

H 

I J 

K 

L 

M 

N 

0 

P 

Q 

R 

S 

T 

U 

V 

w 

X 

Y Z 

2. 



¥ 

& 

y 


«r / ar s 

aX aT e 

& 

e 



ir 

y x 

3. 

a 

b 

c 

d 

e 

f g 

h 

1 j 

k 

1 

tn 

n 

0 

P 

q 

r 

s 

t 

U 

V 

W 

X 

y t 

4. 

a 

/ 

c 

«/ 

« 

/ ^ 


• / 


/ 

#91 

et 

« 

/ 

/ 

i 

4 

/ 

êi 


ut 

4? 

r * 

5. 

u 

» 

G 

X 

(S 

3f ® 

t> 

3 

« 

fi 

aw 

« 

0 

V 

Q 

« 

3 

X 

U 

V 

SB 

X 

V 3 

6. 

a 

Z 

v S 

$ / / f 


jf 


M £ 

cr 

/f 

œ 

r 

7 

II 

JS à? £? 

// 

7. 

a 

b 

C 

b 

e 

f 9 

*> 

* i 

f 

1 

m 

n 

0 

p 

q 

t 

i » 

t 

U 

0 

10 

X 

« t 

8 . 

4*- 

S 



AT 

/ r/ 

^ / 

✓ 





/ 

/ 




.4* 


t 

r £ 


Digitized by 


Original from 





















XXIX 


II. 

Les abréviations dans récriture latine. 

Nous distinguons : 

A. Les abréviations de l’époque romaine; 

B. les abréviations du moyen âge. 


A. Les abréviations de l epoque romaine. 


Dans les écritures de l’époque romaine, on rencontre cinq genres 
d’abréviations: 1. Abréviations par suspension; 

2. notes tironiennes; 

• 

1. Les abréviations 

Le mode d’abréviation le plus ancien, en usage chez les Romains, 
consistait à n’écrire que la première lettre du mot (ou plusieurs lettres, 
là où une seule eût prêté à confusion). On écrivait, par exemple, C. 
pour Gaius, CN. pour Gnaeus. S. pour Spurius. SER. pour Servius, 
SEX. pour Sextus. Ces abréviations on emploie surtout pour les 
prénoms et titres des personnes et pour les formules qui reviennent 
souvent et dans les diverses classes d’inscriptions et documents. Ces 
abréviations sont désignées sous le nom de litlerae singulares ou 
singulae litterae (voir pl. 114, p. 2, ligne 19 et p. 1, ligne 12); on les 
appela plus tard sigla (siglcs; ce nom se retrouve dans le Codex de 
Justinien, I, 17, 2, § 22). 

Dans l’ancien temps les mots étaient abrégés de la même façon, 
qu’ils fussent au singulier ou au pluriel. Pourtant à partir du 
I* r et II* siècle après J.-Ch. peu à peu l’usage se répandit de marquer 
le pluriel en doublant les lettres. D’abord on redoublait la lettre autant 
de fois que le nombre de personnes mentionnées contenait d’unités; 
plus tard on s'habitua à considérer le redoublement de la lettre comme 
la marque du pluriel, sans y attacher l’idée d’un nombre plutôt que 
d’un autre. Si l’abréviation se composait de plusieurs lettres, d’ordinaire 
on doublait la dernière. Ainsi on écrivait DD.NN. pour deux domini 
nostri, DDD.NNN. pour trois domini nostri. AVGO. pour deux Augusti. 
AVGGG. pour trois Augusti. CAESS. pour Caesares, IMPP. pour im- 
peratores. VV.CC. pour viri clarissimi. — Avant Dioclétien l’abrévia¬ 
tion pour consul ou consules était COS. (pl.5, ligne 13.23; pl.6, ligne3; 
pl. 8, ligne 20), quelquefois seulement au 111» siècle on écrivit CONS.; 
au temps de Dioclétien pourtant on commença à écrire CONSS. pour 
consules et on s’en tint communément à cette façon décrire; CONS. 
au contraire ne désigna plus désormais qu’un seul consul. (Voir G.B.de 
Rossi, Inscriptiones christianae Urbis Romae. I, p.XXIll; Th.Mommsen, 
Livii Codex Veronensis. dans Abhandlungen der Akademie der Wissen - 
schafien zu Berlin. 1868, Berlin 1869, p. 158, et dans les Rrolegomena 
de l’édition du Theodosianus. pag.CL. Comp. la forme de l’abréviation 
pl. 11, reproduction a et b.) 

Souvent le féminin était désigné en retournant la lettre à gauche, 
par ex. : T = filia ou femina. *1 = puella ou pu pilla. Le plus souvent 
on a 3 pour Gain, dans la formule 3. L. = Gaiae libertus, liberta 
(== mulieris libertus. liberta). 

Au ll« siècle de notre ère se présentent des cas isolés de la 
suspension syllabaire (on écrit 1 initiale de chaque syllabe). 
Dans la suite, cette méthode d’abréger les mots devint d’un usage 
de plus en plus fréquent. On trouve FCR — fecerunt. HRD = heredes, 

MS -= menses, MN — minus. PR = parentes. 

Après le mot abrégé on a d’ordinaire dans l’ancien temps un point 
comme signe de l’abréviation; très souvent pourtant ce point fait defaut. 


3. abréviations par contraction; 

4. abréviations des manuscrits de droit; 

5. chiffres romains. 

par suspension. 

Au U» et III* siècle on commença de temps en temps à marquer l’abrévia¬ 
tion en mettant une barre au-dessus du mot abrégé; plus tard cela 
se pratiqua de plus en plus (pl. 7, ligne 3; pl. 8, ligne 3. 24; pl. 22). 
Quelquefois la barre ne se trouve pas au-dessus du mot, mais est mise 
en travers (voir l’inscription de Gaudentia, pl. 11). 

Les abréviations romaines nous sont surtout connues par les 
inscriptions et les médailles (voir pl. 2. 6. 7). Dans les manuscrits 
romains qui nous sont parvenus, on rencontre le plus souvent B* pour 
bus et Q* pour que. Primitivement l’abréviation pour bus n’était em¬ 
ployée que pour le datif et l'ablatif pluriel de la troisième déclinaison, 
plus tard on l’employait quelquefois pour bus, en général; dans le Livius 
de Vienne, par exemple, on a une fois Ahetiobarb. = Ahenobarbus. 
Primitivement aussi l’abréviation pour que n’était employée que pour 
la conjonction que. quelquefois pourtant elle est employée aussi dans 
d’autres cas; par exemple dans le Vcrgilius Mediceus on a neq.am = 
nequeam (voir Cipolla, Codici Bobbiesi. pl. VI, facsimite 3, ligne 289); 
et dans le Bembinus de Térence on a ncq.o = nequeo (voir Traube, 
Vorlesungen und Abhandlungen. p. 139, notes 1. 2.) Voir aussi q.remus 
sur notre pl. 14 a, 16. 

On doit aussi ranger, parmi les abréviations par suspension, la 
suppression de m et de n à la fin des lignes. On imitait ainsi les 
manuscrits grecs, dans lesquels le v final se trouve remplacé par une 
petite barre. Dans les manuscrits les plus anciens l’abréviation se trouve 
indiquée par une barre, placée en haut à la suite de la lettre qui pré¬ 
cède l’omission, à l’endroit où est supprimé m ou n ; plus tard la barre 
se trouva placée au-dessus de la dernière lettre écrite. Au-dessous 
de la barre, on a souvent un point et dans beaucoup de manuscrits 
il y a cette différence que pour m on a une barre et un point tandis 
que pour n on n’a qu’une barre (pl. 12 b). Un des plus anciens 
exemples connus de suppression de l'm se trouve à la fin de la ligne 
d’une inscription de Philocalus, le quadratarius bien connu du Pape 
Damasc, dans le mot parentum (L. Traube, Hieronymi Chronicorum 
codicis Floriacensis fragmenta, Leyde 1902, p. VII). Primitivement m 
et n n’étaient supprimés qu’à la fin des lignes, plus tard aussi à l'in¬ 
térieur des lignes à la fin des mots et enfin même à l’intérieur des mots. 
(Voir sur la suppression de l’m et de l’n Traube, Momina sacra, p. 241.) 

Il faut ici encore attirer l’attention sur l’abréviation de la finale 
par un trait oblique, au-dessous de la ligne; dans nos planches cette 
abréviation se rencontre pour ta première fois dans la signature du 
correcteur du Codex Hilarius de l’année 509 10 et dans le document 
de Ravenne de l’année 572 (pl. 20. 22). 

Signalons, en terminant, encore quelques autres abréviations par 
suspension : incip. ou inc. = incipit ; expi. = explicit (pl. 20); s s = 
supra scriptus ; q s = qui supra (pl. 8. 22). 


Digitized by 



Original from 

L1MI\/FR Ç1TY QF C Al IFOR Ml A 
















M Valeriu* Probus, qui vivait dans la seconde moitié du I** siècle de 
notre ère, a composé sur les abréviations un traité dont nous avons encore un 
fragment (voir pl. 114. Comp. Th, Mommsen, AWamm tatermli, dan* Keil, Gmmmotia 
Utini. IV, p. *67 et 315). — Voir sur le* abréviations en général J. L- Walther, 
I.txittn MfbmHitum, abbreviationes sylîabarum et vocum in diplomatibus et codicibus 
a saeculo VIII ad XVI usque occurrente* exponens. i* éd. Goettingue 1745 ”* 747 . 
a» éd. Ulm 1756; C. Zell, Jtr rtomuckm EftgrmfAJA. a* éd. Heidelberg 1874; 

L. A. Chassant, Di<ùmnmirt dis abréviation! Satin*/ rt /r an, aises. J® W < Paris 1884 


(Chassant fut le premier à parler ^'abréviation/ far mifenriom). Voir de plus Zamno 
Volta, Délit abbrevtature nella faieograjia Satina. Milan 189a; Adriano Cappelli Lexicon 
ahbrreiatttrantm. Milan 1899. Sur les sigles en particulier voir E, llübner, Exttnfl* 
uriftarai efigrofJkiea* Satinai. Prolegomena p. LXXII, et Xbmiuht F.f/g/afhik (dans 
I. Müller. Handéuek Jtr kUstischen AStertum/. Hïsunsekaft, l® vol ); R. Cagnat, Court 
Féfigrafki* Satine. Voir de plus les tables de chaque volume du Çarftu imeriftionum 
larinantm. On trouve de nombreux exemples de sigles dans notre planche de 
médailles romaines (pl. a) et dans les planches 5. 6. 7. 8. 9. 


2. Les notes 

Pl. 56. 54b (note marginale). 55 (dans les gloses). 40 et 41 (dans 
le signe de récognition). 

Les notes tironiennes (ainsi appelées du nom de Tiron, affranchi 
de Cicéron) se composent, ordinairement, d'un signe principal (signum 
principale ), et d’un signe auxiliaire (signum auxiliare). Le signe prin¬ 
cipal est exprimé, en général, par la première lettre du mot ou par 
plusieurs lettres. Le signe auxiliaire marque la terminaison des mots. 
Les notes tironiennes sont tirées ou des lettres capitales ou des lettres 
cursives. Quand les notes sont formées simplement par un signe 
principal — représentant soit un mot indéclinable, soit un mot usuel 
employé en nominatif, soit un verbe usuel employé à la 3® personne 
du singulier de l'indicatif présent — on peut les considérer comme 
des abréviations par suspension; mais les lettres, la plupart du temps, 
ne sont pas écrites tout au long, mais seulement indiquées, il n’en est 
donné qu’un trait caractéristique. D’après le mot que les notes doivent 
représenter, aussi la position du signe, la direction, les formes de liaison, 
tout est différent. Le signe auxiliaire a une forme plus petite que le 
signe principal. En dehors des lettres on employait encore pour le 
signe auxiliaire de simples traits ou points, qui étaient placés tantôt 
à un endroit et tantôt à un autre du signe principal. 

Le témoignage le plus important sur l’histoire de cette sténo¬ 
graphie romaine se retrouve dans Isidore de Séville, qui au chapitre 22 
du 1®® livre des Origines écrit : Vulgares notas Ennius primus mille 
et centum invenit. Notarum usas erat, ut quidquid pro contione aut 
in iudiciis diceretur, librarii scriberent complures simul astantes, 
divisis inter se partibus. quot quisque verba et quo ordine exciperet. 
Rom ne primus Tullius Tiro Ciceronis libertus commentais est notas, 
sed tantum praepositionum. Post eum Vipsanius Filagrius et Aquila 
libertus Maecenatis alius alias addiderunt; denique Seneca contracta 
omnium digestoque et aucto numéro opus effecit in quinque milia. 
Notae aut cm dictae, eo quod verba vel sy/labas praefixis characteribus 
notent et ad notltiam legentium revocent. Quas qui didicerunt. proprie 
iam notarii appellantur. (Voir pl. 33.) 

Ces quelques phrases dont le texte et la teneur n’offrent pas peu 
de difficultés sont vraisemblablement, en substance, de Suétone, qui 
d’après une tradition rapportée par Suidas, aurait composé un livre 
jtfçl xtbv tv rofç , iij/riotï otifuitov. La dernière phrase est empruntée au 
traité de S. Augustin De doctrina diristiana : Augustin y parle des 
diverses inventions de l’homme qui sont utiles et précieuses pour la 
vie et il dit que les chrétiens doivent aussi s’en servir; à ces choses, 
continue-t-il, appartiennent en particulier les lettres (litterarum figurae), 
sans lesquelles nous ne pouvons lire, et la diversité des langues .... 
De ce genre sont aussi les notae; quas qui didicerunt, proprie iam 
notarii appellantur. (Voir Traube, Die Gesdiichte der tironischen Noten 
bei Suetonius und Isidorus, dans YArchiv für Sténographié. 53, 
Berlin 1901). 

La première mention de l’emploi de «signes* pour la transcription 
d’un discours, se trouve chez Plutarque dans la Vie de Caton le Jeune 
(Cato min. 23); on se demande pourtant si les signes dont il s’agit 
chez lui sont bien les «notes tironiennes». Plutarque raconte : «Le 
discours (celui que Caton prononça contre Catilina dans la séance du 
sénat du 5 Décembre de l’an 63 avant J.-Ch.) a été conservé, dit-on, 
par ce fait que le consul Cicéron avait eu soin d’apprendre auparavant 
aux scribes les plus habiles des signes, qui par le moyen de traits menus 
et brefs (tv tuxçoïç xal foaziai ttJ.Torç) donnaient le sens de beaucoup 
de lettres, et il avait placé ces scribes en divers endroits de la curie. 
Car ils n’avaient encore formé aucun sténographe, ni n’en possédaient, 


Digitized by 


tironiennes. 

mais c’est la première fois qu’ils entrèrent dans cette voie.» (Voir 
Th. Sickel, Die Urkunden der Karolinger. Vienne 1867,1, p.328, note 4.) 

De l’époque romaine il ne nous est parvenu aucun écrit en notes 
tironiennes, mais de leur usage on fait souvent mention. Elles ser¬ 
vaient surtout à mettre par écrit les discours prononcés soit au sénat 
soit au forum et pour les débats de tout genre. 

Parmi les exemples les plus anciens de notes, qui nous soient 
parvenus, se trouvent celles des diplômes royaux mérovingiens et 
carolingiens. Elles accompagnent le plus souvent la souscription du 
référendaire; dans les diplômes carolingiens elles se placent dans la 
ruche à la fin de la ligne de récognition. Ces notes donnaient d'ordi¬ 
naire le nom de celui qui a collationné, relu ou souscrit le diplôme; 
souvent aussi elles mentionnent le nom de celui de qui émanait l’ordre 
de dresser le diplôme, ainsi que des ambassadeurs à la demande desquels 
le diplôme a été obtenu (pl. 40. 41). Il y a aussi des documents ou on 
rencontre des notes dans le chrismon, au début du texte, et à la suite 
de la date ainsi qu’à la fin du texte. Quelquefois aussi on a des notes 
au verso des documents. Vers la fin du IX* siècle les notes deviennent 
de plus en plus rares dans les diplômes; la connaissance des notes 
se perd ; beaucoup de scribes de la fin du IX® siècle et du X® siècle 
remplacent les notes par des signes quelconques ou bien ils copient 
mécaniquement les notes de documents antérieurs (pl. 59. 64). — On 
conserve encore des manuscrits (surtout des psautiers) de la période 
carolingienne, qui sont en tout ou en partie écrits en notes (pl. 56a). 
Les notes sont souvent mêlées à l’écriture ordinaire ou bien ne sont 
employées que pour les gloses ou les notes marginales (pl.54b. 55. 56c). 
— Les notes se présentent quelquefois aussi dans les documents privés; 
les documents issus de Touraine au X* siècle se signalent d’une façon 
particulière par cet usage des notes (A.Giry, Manuel de diplomatique. 
Paris 1894, p. 523). La connaissance des notes n’était point encore 
tout à fait disparue au commencement du XI- siècle, ainsi que le mon¬ 
trent, entre autres, les manuscrits d’Adémar de Chabannes (t 1034; voir 
L.DelisIe, Notice sur les manuscrits originaux d'Adémar de Chabannes, 
Paris 1896, p. 38, tiré à part des Notices et extraits etc., t. XXXV). 

Le Lexicon Tironianum, remontant à l'antiquité romaine 
et qui nous a été conservé en 14 manuscrits de l'époque carolingienne, 
est de première valeur pour la connaissance des notes. La plupart 
de ces 14 manuscrits sont du IX® et du X® siècle; six se conservent 
à la bibliothèque Nationale à Paris, deux à Leyde, un à Genève, dans 
la bibliothèque du monastère de Goettweig, à Cassel, à Londres, à la 
Vaticane, à Wolfenbüttel ; un quinzième, le Codex Pistorianus, dont 
Gruter s’était servi pour son édition du Lexicon, périt dans l’incendie 
de la bibliothèque de Strasbourg en 1870. De plus, on a encore quelques 
fragments du Lexicon (pl. 56 b). Le plus souvent dans ces manuscrits 
les notes sont réparties en six * Commentarii», et chaque commentaire 
à son tour est divisé en chapitres; quelques manuscrits pourtant ont 
une division un peu différente; mais il semble que tous descendent 
d’un seul manuscrit original. Le manuscrit qui passe pour le plus ancien 
et le meilleur est celui de Cassel, de la fin du VIII® siècle ou du com¬ 
mencement du IX®; ensuite vient celui de Goettweig, du commencement 
du IX® siècle, puis celui de Paris Ms. lat. 190, que l’on donne comme 
étant de la fin du IX® siècle. A quelles époques les diverses parties 
de ce Lexicon furent composées, on l’ignore; en tout cas, ce n'est 
que peu à peu qu’il arriva à son volume actuel — il compte plus de 
13000 notes. D’après Zangemeister, la première partie remonte aux 
premiers temps de l’empire, le fond se réfère à Tiron lui-méme et c’est 
par «Puteoli», le lieu d’origine de Tiron, que commence le paragraphe 


Original from 















XXXI 


géographique; la guerre des Gaules de César est spécialement ex¬ 
ploitée; sous Marc-Aurèle la collection reçut des additions : la liste des 
empereurs va jusqu'à Pius ; plus tard on y ajouta les mots chrétiens, 
attribués en partie à S. Cyprien; enfin de nouvelles additions furent 
faites à l’époque carolingienne. (Voir Zangemeister, Géographie des 
rômisdten Galliens and Germaniens nach den Tironischcn Noten, dans 
Neue Heidelberger Jahrbiidier, 2, 1892, p. 1.) 

Il y a aussi quelques manuscrits avec descriptions de notes 
qui nous sont parvenus de l’époque carolingienne; ils étaient, à n'en 
pas douter, destinés à l’enseignement. Le plus important est le manu¬ 
scrit de la bibliothèque Nationale, à Paris, Ms. lat. 1597 A (voir Christian 
Johnen, qui, le premier, a attiré l’attention sur ce manuscrit et a donné 
un Facsimile des quatre premières pages, Zwei tironische Handschriften 
der Pariser Nationalbibliothek. dans YArchiv für Sténographié, 56, 
1905, p. 84.113.145; P. Legendre, Un Manuel tironien du X' siècle, 
Paris 1905; G.Gundermann, Ein allés Lehrbuâi der Tironischen Noten, 
dans YArchiv für Sténographié, 57, 1906, p. 273. 312). — Dans ces 
descriptions de notes on procède ainsi : on va des signes simples 
aux signes composés et les notes difficiles sont ramenées à des notes 
connues. Voici les termes techniques en usage pour désigner les signes 
principaux dans leur forme caractéristique et leurs modifications et les 
diverses places qu’ils occupent (G. Gundermann, 1. c., p. 313) : 

1. Noms des lettres, 

2. nota = signe principal de la note, 

3. titula = signe d’abréviation, consistant en un trait horizontal, 

4. punctum = simple point, 

5. quod est = tel qu’il est, sans modification, 

6. acutum (et diversum) = pointu et allongé, 

7. pressum = épais et court, 

8. longum (et sursum) = allongé (en haut), 

9. latum = allongé (horizontalement), 

10. inclinum (ou inclinatum ) = oblique, 

11. demissum (ou dimissum ou demes) = allongé en bas, 

12. excussum (ou scussum) = étiré en haut vers la droite, 

13. inversum = retourné, 

14. pronum (et ad dentem ) = couché, 

15. volutum — roulé vers la fin, 

16. dimidium = partagé en deux, 

17. ipsum ou is (d’après Gundermann cet is serait la forme latine 
vulgaire pour ipsé)\ ipsum a la valeur de idem, de sorte que 
le sens serait «le même* ou bien «dun seul trait*; cest le 
contraire de tangit (voir ci-dessous). 

Pour la place du signe auxiliaire par rapport au signe principal, 
on a les termes suivants (G. Gundermann, I. c, p. 318) : 

1. super = au-dessus, au milieu, 

2. subtus — au-dessous, au milieu, 

3. super caput prius — au-dessus, en avant (à droite), 

4. super caput posterius = au-dessus, en arrière (à gauche), 

5. subtus caput prius = au-dessous, en avant (à droite), 

6. subtus caput posterius = au-dessous, en arrière (à gauche), 

7. ante — en avant (à droite) au milieu (à mi-hauteur), 

8. post ou post notant — en arrière (à gauche) au milieu (à mi- 

hauteur), 

9. ad faciem = en haut, en avant (à droite), 

10. ad aurem = en haut, en arrière (à gauche), 

U. ad pedem — en bas (sur la ligne) en avant (à droite), 

12. post pedem = en bas (sur la ligne) en arrière (à gauche), 

13. in gremio = au milieu dans la note, 

14. per notam = la note est coupée au milieu, 

15. per caput = la note est coupée en haut, 

16. per pedem — la note est coupée en bas, 

17. tangit — le signe auxiliaire touche le signe principal, la plupart 

du temps à mi-hauteur. 

Comme il ressort de ces termes, l’image du corps humain a ete 
transféré aux signes principaux et auxiliaires. Par rapport à notre façon 
de regarder les lettres, dans cette description la différence d’orientation 


est à remarquer : la direction, en effet, n’est pas dénommée par rapport 
au lecteur, mais bien par rapport à celui qui écrit, dont les lettres 
pour ainsi dire cheminent en avant comme un voyageur; ainsi la lettre 
regarde en avant, le visage à droite; son dernier trait est donc en avant, 
le premier en arrière; c’est pourquoi on appelle en avant» ce que nous 
disons -en arrière» et vice versa (G.Gundermann, 1. c., p. 318). 

Voici quelques exemples de descriptions de notes empruntées 
au manuscrit parisien 1597 A (là où nous mettons le signe = se trouve 
dans le manuscrit la note)-: 

Ad acutum = Am (am est donc rendu par le même signe que ad, 
mais pointu et allongé). 

Quant pressum = Ad, 

Ce inversum = Con, 

I latinum — In (ainsi donc ta majuscule I est mise pour in), 

Titula in ipsum = Et (et est rendu par un trait horizontal uni 

au signe pour in), 

Titula quam ipsum == Etiam, 

Si punctum ad aurem = Sive (sh*e se trouve rendu par le signe 
de si avec un point en haut, en arrière). 

Ita punctum ad pedem = /ta tamen, 

Is titula per notam = Enim (enim est rendu par la note pour is, 
coupée au milieu par un trait horizontal). 

II faut encore remarquer que l’auteur de ces descriptions avait 
totalement perdu la notion que les éléments des notes sont les lettres 
de l’alphabet latin; il ne voit plus en elles que des signes conven¬ 
tionnels (voir M. Tangl, Neues Archiv, 31, 1906, p. 286). — Sur les 
autres manuscrits avec description de notes voir W. Schmitz, Com- 
mentarii etc., texte, et Zum mittelalterlidien Unterridite in den tiro¬ 
nischen Noten (dans Neues Archiv, 23, 1897, p. 260). 

Hormis de petites différences, les notes des manuscrits et des 
documents concordent généralement. 11 y a quelque temps pourtant, 
C. Cipolla et plus tard J. Havet découvrirent dans des documents du 
nord de lïtalie, du X« siècle (en particulier à Asti), des exemples d’un 
système syllabaire de notation tironienne. Ce système consiste 
en ce que chaque syllabe est représentée par un signe. Quelques-uns 
de ces signes répondent tout à fait à ceux de la notation ordinaire, 
mais ils sont groupés d’une nouvelle façon. On forma de plus des 
signes tout à fait nouveaux. — Cette découverte a finalement livré la 
clef de l’écriture chiffrée de Gerbert d’Aurillac (qui fut plus tard le Pape 
Silvestre 11.). Cette écriture chiffrée répond tout à fait à la notation 
syllabaire de l’Italie du nord. Sans nul doute Gerbert a été initié à 
ce système d’écriture, quand il était abbé de Bobbio (982). 11 s en 
servait dans le livre de brouillons de ses lettres, dont on a encore 
plusieurs copies; une fois Pape il ajoutait aussi quelques notes de ce 
genre à côté de la formule de salutation Bene valete de ses bulles. — 
De même en France et en Espagne on a découvert des traces d’un 
système de notation syllabaire. (Voir C. Cipolla, dans Miscellanea 
di storia Italiana, t. XXV, 1887 et t. XXVIU, 1890; Julien Havet, La 
tachygraphie italienne du X* siècle, et L'écriture secrète de Gerbert, 
Paris 1897, dans les Comptes rendus de t Académie des inscriptions 
et belles-lettres, t. XV, 1897 et dans les œuvres complètes de Havet, 
1896, vol. II; A. Meister, Die An/ange der modernen diplomatischen 
Geheimschrift, Paderborn 1902, p. 5; E. Châtelain, Introduction etc., 
p. 152; voir aussi sur la tachygraphie syllabaire de Gerbert le mémoire 
dans le Sdiriftwart, 1899, p. 25, cité par C. Dewischcit dans YArchiv 
für Sténographié, 57, 1906, p. 328.) 

Johanne» Trithcmius (t >5*6) fut le premier dan* le» temps modernes à attirer 
de nouveau l’attention sur les notes tironienne»; il avait acquis un manuscrit qui 
contenait de ce» signe», dont il publia une trentaine dans sa Ptlygrapkia (15081. 
En 160J J. Gruter publia i Heidelberg le Lcxicon Tironianum dont nous avons 
parlé plu* haut; il parut en appendice à l’ouvrage a»ti.ju<u t*tius erlir 

A sous ce titre : jVatat lui lit Tyrenit <u A H nntt StntcM tivt ckarattertt, futiuj 

uUbjHtur A'emaut vtUttt im ren/tura ctmftniiari* uH Ultra vtrtuw /ont, U même année 
une seconde édition parut, en appendice à l’édition de Sénèque par A. Schott; 
une troisième (où les signes sont réduits de plus de moitié) parut à Amsterdam 
en 1707. Mabillon n'a fait allusion aux notes qu’en quelque» phrase* seulement. 
C’est Carpentier qui tenta le premier d'en donner une explication méthodique 
(AlfkaAttMB* TirruiauHm uu matas Tirntis txflitamdi metiadut, Paris 1747 )- Les éditeur* 
du Xamvtau Traité consacrèrent un grand chapitre aux notes tironiennes ; sentant 


Original from 


Digitized by 










XXXII 


pourtant l'insuffisance de leur exposition, ils exprimèrent le regret que jusqu'ici 
ces signes n'aient été de U part de personne l'objet d'une plus grande attention; 
pour pouvoir les déchiffrer sûrement, disaient-ils, il faudrait d'abord en donner 
une liste méthodique. Ce travail fut enfin entrepris au commencement du XIX* 
siècle par Ulrich Friedrich Kopp, qui. le premier, reconnut la vraie nature des notes 
et les règles présidant à leur formation; deux volumes de son grand ouvrage 
Palaeographiea critica (Mannheim 1817) étaient consacrés aux notes; le premier volume 
( Tachygrapkia vetsrum txfosita st illnstrata) traite de l'origine et de la signification 
des notes, le second contient un Lexicon Tironianum, dont la première partie donne 
les notes dans l'ordre de leur valeur alphabétique, avec transcription littérale; 
le second une liste alphabétique des mots avec renvois à l’endroit où les notes 
qui les expriment se trouvent dans la première partie. — Plu* récemment Th.Sickcl 
a contribué grandement à l'étude des notes (voir entre autres scs interprétations 
de notes dans les Acta Adroliuorum, Vienne 1867, I, 326. et dans le texte des A’aissr- 
urtuHarn ru Ahhtidungtn ; de plus son mémoire Dos lexicon Tironianum der Goethi-eiger 
Stiftsbihliethek dans les Sitnsngsberiekte der ll’tener A iodemie, 38, 1861, p. t). 

Un des plus érudits en notes tironiennes, à notre époque, était Wilhc'-m 
Schmitz. directeur du Gymnase de Cologne; il a étudié la plupatt des Codiccs 
renfermant des notes et il a consigné les résultats de ses recherches en de nom¬ 
breux ouvrages et mémoires. Une partie de ses travaux est réunie dans un volume 
intitulé BeitrJge tur iafrsniscAen SprocA- und I.iteraturkuude, Leipzig 1877. Son œuvre 
maltresse est intitulée ; Commentant notarum Trroniauarum, cttm pro/egamenis, adnota- 
tionihus criftcu et e.xegeticie nctiarumçut indice alghabetieo, Leipzig 1893; on y trouve une 
nouvelle édition du Lexicon Tironianum ci-dessus mentionné, d'après le manuscrit 
de Cassel, enrichie de nombreuses variantes, avec suppléments d'autres codiccs; 
de plus, il y a un index alphabétique des transcriptions de toutes les notes, où 
l'on trouve la note de chaque mot de la collection. Après cet ouvrage, le plus 
important travail de Wilhelm Schmitz a pour titre : Mises lion ta Tisouiana (sur le 


Codex Vaticanus latinus reginae Christinac 846, Leipzig 1896). Schmitz avait aussi 
l'intention de publier un Lexicon Tironianum méthodique, c'est-à-dire une édition 
critique du sujet déjà traité par Kopp sous le même titre; ce projet pourtant 
ne fut pas réalisé. — F-n France Jules Tardif, d’Arbois de Jubamville et Julien Havet 
se signalèrent surtout par leurs recherches sur les notes tironiennes. La meilleure 
introduction à l'étude des notes est aujourd'hui le livre d'Emile Châtelain, Intro¬ 
duction à la lecture des Notes ttroniennet, Paris 1900. On y trouve pag. IX-XVI une 
liste des traités sur les notes. 

Parmi la plus récente littérature sur le sujet, nous signalerons : Ferd. Ruess. 
Cher die lachygraphie der Remer, Munich 1879. et Die tironiechen Lndungtn, 1889; 
O. Lchmann. Dos bronische Psalterium der ItWfenhu/teler Bihlietheh, Leipzig «885; 
A. Mentt, Die Sténographié tur Zeit der A’arolinger (dans A ri hiv /tir Sténographié, 55, 
1903, p. 225); K Chateiain et A.Spagnolo, La taehygraghit latine des manuscrits de Vérone 
(dans Revue des MMiotheques, ta. 190a. 15. 1905); Luigi Schiaparelli. Tironisehe No/en 
in den l'rkunden der A "onige von Italien aut dem 9. und so. fahrhundest (dans Archer 
fur Sténographié, 57, 1906, p. 209); P. Legendre, Eluder tironiennes (dans flihliothèque 
de l’Ecole des hautes études. 165); M. Jusselin, Notes tironiennes dans les diplômes méro¬ 
vingiens (dans HihUothèfue de f Ecole des chartes, 68, 1907. P 481); enfin les nombreux 
mémoires de M. Tangl : Dit bteniscken Aotsn in den Urkunden der A’arolingtr (dans 
Archiv fur Urkuudenforschung, I, Leipzig 1907, p. 87—166); Eine Messe m tironiechen Noten 
(dans Archiv fur Sténographié, 58, 1907, p. 326); Der Entumrf einer unhekauntm Urkunde 
Karls d. G. in tironiechen Noten (dans Mittheslungen des Instituts fur itsterr. Geschichte- 
forsehung, zi, 1900, p. 344) etc. On trouvera encore beaucoup d'autres mémoires 
sur les notes tironiennes dans \' Archiv fur Sténographié et dans le Schrifhoart. — 
Sur l'histoire des notes voir Zeibig, Gesehkhte und I.iteratur der Geschwindschrtihkunrt, 
l* éd , Drcsden 1878, et Nachtrâge, 1899; Moser, Allgemeine Geschichte der Sténographié 
vom klastischtn Aitettum his tur Gegenwart, I, 1889. Voir aussi A. Giry, Manuel de diplo¬ 
matique, Paris 1894, p 519—5*4 


3. Les abréviations par contraction (Nomina sacra). 


Ces abréviations sont dues aux cailigraphes chrétiens. On les 
rencontre tout d'abord dans les anciens manuscrits de la Bible. On 
y imitait les abréviations des manuscrits de la Bible en grec. Dans 
ces manuscrits grecs on trouve 15 abréviations; les plus usitées sont: 
Wî = KC * xiyitoç, le - ïijooî'f, Xê = Xpiordf, TJXÂ — Jirttyin. 

Parmi les variantes de ces abréviations, on remarquera en parti¬ 
culier TSü = 7»fooé; et XFÛ = XçioTôg ; on les rencontre déjà dès le 
commencement (L. Traube, Nomina sacra, Versuch einer Geschichte 
der chrlstlidien Kürzung, Munich 1907, p. 114). 

On écrivait donc aussi dans les traductions latines de la Bible : 
DS = de us. IHS = lésas , XPS = Christus, SP5 = spiritus. Comme 
on le voit, pour le nom lesus Christus on n'adoptait pas seulement 
le mode d’abréviation des Grecs mais aussi quelques lettres grecques. 

Traube explique cette manière d’imitation en ces termes : «Il est 
à supposer qu’avant S. Jérôme un traducteur, en présence du texte grec 
qu’il devait rendre en latin, ait accompli la transformation graphique des 
Nomina sacra. En effet, cela ne peut être que l’œuvre d’un homme qui 
n’était guère plus éloigné du grec que du latin et qui cherchait à rem¬ 
placer le grec par le latin, en un mot non par un calligraphe quelconque, 
ni par un lecteur ordinaire, mais par un traducteur.» (Traube, l.c. p. 135.) 

A cette ancienne liste de contractions latines destinées à représen¬ 
ter les noms sacrés s’ajoutèrent au IV* siècle DNS ou DMS — dominus, 
au V* siècle SCS = sanctus, au commencement du VI* siècle (dans la 
phrase domini nostri lesu Christi etc.) NI, NO, NM = nostri, nostro, 
nostrum (1. c. p. 146—236). 

Au V* et VI* siècles, d’autres mots ecclésiastiques, abrégés au¬ 
paravant par suspension, furent abrégés par contraction, par ex. pbi, pbo 
etc. — presbyteri. presbytero etc., ëps = episcopus, diacs = diaconus, 
rcus = reverentisslmus, omnips = omnipotens (l. c. p. 245). 

Vers le même temps les abréviations par contraction s’introdui¬ 
sirent aussi dans les manuscrits d’un contenu profane. «Le calligraphe 
chrétien d’alors,* comme le remarque Traube, «était déjà devenu le 
principal propagateur de la littérature romaine ancienne et nouvelle. 
11 copiait aussi bien les livres de droit et Virgile que les Evangiles et 
Cyprien. Cela avait une double conséquence pour l’écriture. Les formes 
abrégées des noms sacrés étalent employées là où elles n’avaient que 
faire; on écrivait dans Virgile ds nobis haec otia fecit • (voir pl. 19, 
les explications), «et on appelait l’empereur dns» (voir pl. 20, en bas). 
«Puis on était amené à faire des abréviations analogues en beaucoup 
d’autres cas. Ce n’est qu’alors qu’on peut dire, que l’abréviation par 
contraction est pratiquée par principe. Jusque là on n’avait que peu 
de mots déterminés, que l’on abrégeait par contraction; maintenant on 


pratique la contraction comme méthode générale pour abréger les mots 
à côté de l’abréviation par suspension, et cette nouvelle méthode com¬ 
mence à supplanter la méthode plus ancienne* (Le. p. 237). Comme 
exemple de contraction chez les Juristes citons ; ppô = praefectus prae- 
torio (auparavant on avait P. P. ou PR. PR.). Voir d’autres exemples 
dans la table d'abréviations de droit (p. XXXIII, N« 3). Dans les do¬ 
cuments on abrégeait de cette façon en particulier les mots heres et 
supra scriptus (pl. 22). 

Ces abréviations par contraction reposent sur un nouveau prin¬ 
cipe : alors que dans les abréviations par suspension on ne donne 
que le commencement du mot, ici on donne aussi la fin, il n’y a que 
l’intérieur du mot qui soit supprimé. Il en résulte un grand avantage : 
dans la suspension, en effet, le cas du mot ou la forme verbale doivent 
être suppléés par le lecteur; dans la contraction, au contraire, les flexions 
sont données, d’où l'on ne peut avoir aucun doute sur la forme à lire. 

Le signe de la contraction était une barre placée au-dessus du 
mot abrégé. Cette barre primitivement ornait en grec les mots hébra¬ 
ïques ou les formes grecques issues de l’hébreu et en latin les mots 
hébraïques et grecs. 

Le dernier ouvrage du regretté professeur L. Traube, Aomiua sacra, nous 
renseigne très bien sur l'histoire si intéressante de cette méthode d'abréviation. 
Selon Traube, il faut considérer le système grec de contraction comme une in¬ 
novation judéo-hellénistique, et le système latin comme une dérivation du système 
grec, et la multitude de* formes latines de contraction au moyen Age comme une 
suite du développement de ce principe nouveau (l.c. p. 15). Dans les manuscrits 
hébraïques le saint nom de Dieu, qui ne devait point être nommé, était représenté 
par quatre lettres (le tétragramme). Lorsque l'on traduisit en grec les livres saints 
des Juifs, on rendit aussi le tétragramme par un mot, dans lequel également 
plusieurs lettres étaient omises, de sorte qu'il n'offrait pas un sens complet. 
Dans le texte grec des Septante le plus souvent le tétragramme est rendu par 
KP = xi'QiOS (ce n’est pas une traduction de Jahwé mais d'Adonai ; cela s'explique 
parce que les Juifs évitaient effectivement de dire Jahwé et préféraient de dire 
Adonaij. Parfois aussi pour Jahwé on a Ht’ = iho;. « Au lieu du nom saint, 
incommunicable, on donnait un nom moins saint, encore celui-ci n'était-il point 
écrit avec toutes scs lettres, mais dans une forme telle qu'une partie du mot 

n'était pas exprimée. Ainsi la théologie et ta foi populaire, en s'efforçant 

de donner au nom de Dieu une forme grecque répondant le plus parfaitement 
possible à l'original hébraïque, avaient découvert inconsciemment un nouveau 
principe graphique. Cette découverte était tombée du ciel chez les Juifs hellé¬ 
nistiques, comme d'après la tradition l'invention du verre et de la pourpre chez les 
Phéniciens» (I. c. p. 30—33). Voir aussi la conférence de Traube à l'Académie de 
Bavière, le 4 février 1899, parue dans Vorltsungen und Ahhandlumgm, sous le titre 
Lehre und Geschichte der Ahhünungm, p. 139; de plus voir son mémoire sur l'antiquité 
du Codex Romanus de Virgile dans Strena Ilelhigiana, Leipzig 1900. p. 307; enfin 
son histoire de l’abréviation de autem ( PaLlegraphis t hs Anuigen dans A 'eues Archiv, 
26, p. 232) et de noster (Perron a Seottomm dans les compte-rendus des séances de 
l'Académie bavaroise 1900, p. 469'. Comparer le compte-rendu, que Krumbacher 
donnait du livre de Traube, Nomma sacra (dans VAllgtmetne Zeitung, supplément du 
18 et 19 décembre 1907, reproduit de nouveau dans PopnUre Aufsdtu, Leipzig 1909). 


Digitized by 


Original from 


















XXXIII 


4. Les abréviations des manuscrits de droit (Notae iuris). 


Parmi les manuscrits de l’époque romaine, qui nous sont par¬ 
venus, ceux des jurisconsultes se signalent par la grande variété de 
leur abréviations. On n’y rencontre pas seulement des abréviations 
obtenues par suspension, mais aussi beaucoup d’autres reposant sur 
des méthodes tout à fait nouvelles; en outre on y rencontre employées 
régulièrement beaucoup d’abréviations qui ne se présentent dans 
les autres manuscrits et dans les inscriptions qu'à l'état isolé : 

1. Souvent la finale des mots est omise et l’abréviation est marquée 
par un petit crochet arrondi, ressemblant à notre virgule; ce crochet 
se trouve placé en haut, à droite, à côté de la dernière lettre. Ce signe 
annonce celui qui plus tard à Bobbio, en Irlande et en Angleterre sera 
employé pour ur et dans l’écriture carolingienne primitive tant pour ur 
que pour us et finalement seulement pour us (voir pl. 34. 46. 51a. 52a). 

2. Souvent on trouve employée la suspension syllabaire : la pre¬ 
mière lettre de chaque syllabe est écrite et sur le mot abrégé se trouve 
une barre horizontale. 

3. Parfois dans les mots abrégés on trouve ajoutée la désinence 
du nom ou de l'adjectif : c’est ainsi que la méthode d’abréviation des 
manuscrits chrétiens — l’abréviation par contraction — se trouve in¬ 
troduite dans les manuscrits de droit. 

4. L’abréviation par lettres suscrites est usitée, en particulier, pour 
la désinence, mais aussi en général en beaucoup d'autres cas. Ainsi 


se trouve inaugurée cette méthode d’abréviation par lettres suscrites 
qui plus tard devait être si fréquemment employée. La lettre suscrite 
a une forme réduite. C’est d’ordinaire la lettre finale qui est suscrite, 
mais souvent une lettre du corps du mot. 

5. Certains mots ou syllabes qui reviennent souvent sont abrégés, 
par un trait oblique qui coupe la dernière lettre écrite. (Voir des 
exemples de ce genre d’abréviation aussi dans l’inscription funéraire 
de Gaudentia, pl. 11.) 

6. On use très souvent des abréviations des pronoms relatifs et 
des conjonctions commençant par la lettre q, ainsi que des abréviations 
des prépositions commençant par p. Quelques-unes de ces abréviations, 
telles que quae et prae sont faites selon le système général de la 
suspension, d’autres pourtant sont spéciales. 

7. Les signes pour con et contra sont empruntés aux notes 
tironiennes, pourtant leur forme a subi un grand changement. On 
remarquera de quel emploi sont ces signes en certains mots. 

8. On notera enfin certaines abréviations d’un genre particulier, 
figurant dans notre table en dernier lieu. Dans certains cas la première 
et la dernière lettre du mot sont écrites (on a donc une abréviation 
par contraction); on remarquera en particulier l’abréviation pour esse, 
qui revient si souvent. En d’autres cas une lettre est placée au milieu 
d’une autre ; voir enim, nihil. nisi, xis, xisti. 










Table de* nbré% lation* île* iitanu»erit* de droit. 


y. 


y 


s. 


; 

c’ 

s CUAtV 

bJi° 



v 

r, y, “y, s « 

b' 


bbé 

- 

> 

• bvVul 

7, 7Z P Z,9, c.n4u«. 


9 tU** 

bbes 



m le*t«v 

AT, Aî/ - o-tu 

b' 

« bac 

lï^u en 

» f)«tlbum\ 

k 

B L x y Ct.ce t 

^ S S . Caw^u.(t(t«4 



hî> i B- 


M 

m n<uin 

Z Ll S l A & 

N' 

m ni c 

bTATCCD 

* irbtt’ai'tnx 

* 

p tCS ; utiiUo. 

£ 7 N € OO . (mfltMHCnx 


c paS j paît 

* 

NI 

O) 

v ttA. 


m iiltlUuuiv 

pi^>Z , 


- tum. 

TT 



. seb, stf 

S 6 Cri » *• 

V 

5 * 

m seb f set 

• 

TT 

_ totaux#rvtc 

T 

s 

U l N b l ï N 6 Cri.vi* 

T’ 

9 tut 

TT 


Tft 

- tuvivj 


2. 


A. 

• 

6, 


t. 

AT 


en 

- 

* 

* 4f\tai 

IjJ y € fjj » 

bb 

ô beln.be 

ch 

• 


x 

q a ^ 

1^1 . 



Ni 

s nu«nc 


-- V— 

P s mi* 

qb 

S 

NJ 

« 


d c 

N , M « 

44 

m 

f 

P 

* f'" 

* 

p qtudt 

€ 6 « 

w*« 


9 

e 

« p.t.kt 

£ 

■ pC-V 

X 


SN 

«i èiisf 


« 

P » 

P * T“ 

) A O s 

TC0 

3 taL^rve n 

3 

a 


a, « 

TT 

- teuvtunv 

T 

s. tvwnx 

jp 

* pto 

% s *-Uti 

UU 

- VcfJi p veCwt 

O 

U 

s v«co 

JP P' 

pp s 

• 


Les abréviations des manuscrits de droit nous sont connues aussi bien par des 
manuscrits où elles furent pratiquement usitées que par des collection* dcAW iurit. 
Le manuscrit le plus important qui soit encore conservé est un 
palimpseste de la bibliothèque du chapitre de Vérone, dont la première écriture 


contient les Institutions de Gaius (pl. i&). Le manuscrit a été dernièrement reproduit 
tout entier en phototypie par le bibliothécaire de la bibliothèque du chapitre, 
Antonio Spagnolo : Gai Codex Reuri/tui BiàUotkecme Capitulant Ecrierims Cmtkedrmlis 
Veronenris atrm et ttudio riutdtm Brilütheeae cm ledit phatetypic* expert tus, Leipzig 19<>9- 


6 







Digitized by 


QRN I A 


Original from 

UN I VERSITY ' QE CALIFORNIA 


















— Un second manuscrit de droit important est celui de la bibliothèque Vaticane 
Cod. lat. 5766. appartenant autrefois au monastère de Bobhio (quelques feuillets 
se trouvent à la bibliothèque de Turin). Th. Mommsen en fit une édition par 
Facsimile. dont les caractères imitent parfaitement les lettres de l'original : 
Coditit VaÜaaai A". J766 in qna tnt un t inrit antetuttimiani fragmenta qnae duuntur l’ati.ana 
tvemflmm additn Iranteriftiont notitqne critiat (dan* Pkil-hùt. Akkandiungtn dtr Akademie 
der m*urntciaften tu Berlin de l'année 1859. Berlin 1860. p. 265). Ce manuscrit est 
aussi palimpseste. Mommsen suppose que l'ancienne écriture onciale, renfermant 
les fragmenta inrit, remonte à la fin du IV* ou au commencement du V* siècle. 
Mommsen donne aussi une table des notes contenues dans le Codex (p. 385—3H8). 
Notre table donnée plus haut des abréviations de droit est basée sur cct index 
et sur celui de Studemund fait sur le Codex de Gaius. — Parmi les fragments 
d’autres manuscrits de droit, contenant des Xotœ inné, à mentionner : Bragmentum 
d* iurt JUri à Vérone (édité par P. Krüger, Leipzig 1868); frogmentnm rmtitu/ionum 
dfiant à Vienne (également édité par P. Krùger dans KriUttke Vtrtuckt im Gtkieto 
dtr rfinfrrtirr AWktt, Berlin 1870); fragment*»' d* formula B'aAiana dan* la collection 
de l'archiduc Rainer (voir pl. 14); le fragment du commentaire aux Institutions 
de Gaius. découvert par Châtelain en 189K & la bibliothèque du séminaire d’Autun 
(voir E. Châtelain, Unciaiit tenftura codicum latinomm notrit txtmflit iünstrata, par* 
altéra, Tab. I, Pan* 1902); Zioei urne Bmchttiuk* ans Viciant Ditfutationen in Stratthurg 
(édités par O.I.enel dans Sittmngtberùkte dtr Akademie dtr Wietenukaften tn Berlin. Berlin 
1903, p. 923. et 1904, p. I Ij6); U'eitere Bruekstiuke atu Ulfiant Ditfntationen (O. Lencl, 
dans la Zeitukri/t fur Reekttgtichickie, Romanistische Abteilung. 25, 1904. p. 368). 

Les collections le» plus importantes des Xotae inrit, qui soient encore con¬ 
servées, ont été réunies par Th. Mommsen et publiées sous le titre de Xotarum 
lattrcnli dans le 4* vol. de Keil, Grammatiei latini, Leipiig 1862, p. 267. Ces collections 
sont désignées soit du nom de la bibliothèque ou elles se trouvent, soit du nom 
de celui qui le premier les a réunies, soit enfin du premier éditeur moderne. 
Les plu* correctes sont les AW at I.ugduutnstt du Codex XVIII. 67 F de la biblio¬ 
thèque publique de Leyde, en Hollande; ce Codex remonte au VIII* siècle; les 
notes sont intitulées : Incifiunt giott iurt. Les autres collections les plus anciennes 
portent dans Mommsen la dénomination de Xotae tx eodiee rtginat (du Codex 1128 
de la bibliothèque de la reine Christine de Suède, au Vatican); Xotae inrit a Magnone 
coJJeetæ (réunies et dédiées à Charlemagne par l’archevêque Magno de Sens); 
Xotae Lindtnbrtgianae (éditées par Fridericus Lindcnbrogius ou Tiliobroga, 1599) i 


Xotae f 'oùcanat (de diverses copies des Codices .128 et .462 reginae. au Vatican); 
xZ i'afianat et LinsidUntt, (ainsi appelées parce que Papia» '« publia dann son 
glossaire édité en 1053; celui qui a réuni les notes du C °J” U 

thèque d’F-insiedeln prit comme base de sa collection les Notae Papianae, mais 
,! les augmenta des note» de Valerius Probus. sur un manuscrit plus complet que 
ceux qui nous sont parvenus de Valerius Probus; voir pl. 114.- 

L emploi des Xataa inrit. au V* et VI* siècle, fut défendu pour les manuscrits 
de recueils de lois. Dan* les actes du sénat d* Thtodotiamo fukiuando en 438 «n : 
//Mit tadià, qui faritndnt a conititnlimariii, natal inrit non adtertUntur ■ ( voir édition 
du TMiiamm' de Th Mommsen et de P. M. Meyer, vol. I. p. 3 . Berlin .905. la 
décision du sénat, qui précède immédiatement et qui d après Mommsen se rap¬ 
portait aussi aux notes lironicnnes était ainsi conçue : Xt comrirtmtÊ interfolmtur. 
i*,*,, tadiett Utterie coaecribantur). De fait, les manuscrits du Tkeodatianu, qui ont 
été conservés n ont ni dans le texte ni dans les rubriques presque aucune d «* 
Xatat inr„; on les emploie pourtant dans les titre* et les signatures; la défense 
ne visait donc que le texte même des constitutions et les rubriques On observe 
aussi la même différence dans les manuscrits les plus anciens du Bmiarinm 
Atarùiannm, recueil de lois visigothiques, qui a pour base le code Théodosien. 
Les abréviations des titres et signatures du Tkeodotianut et du Bmtiarimm corre¬ 
spondent en général à celles des collections des Xatat htrv mentionnée* ci-dessus 
(et qui d iprèn Mommsen furent justement compilées pour faire mieux comprendre 
le Jkeodotiannt et le Breviarium aux jurisconsultes de l'époque postérieure). — 
L'empereur Justinien lui aussi à plusieurs reprise* fit des ordonnances contre les 
Xatat. Dans la constitution Tanta de l’année 533 ü statuait : Eandem antem feenom 
falritatit amttitaimut et advtrtut eat, oui ht fotfemm Itgtt nattrat fer riglomm rixenritatei 
mut f ne tint conseribtre. Omnia tnim. id tri, ri nomma frndenttnm et fiUtiot et iiàromm 
numerat fer tonttquenliât létterarnm vahmue, non fer tigla maniferiari , ita nt qui taiem 
litrwn ttri far ave rit, in que tigla foiita tint in qnaltmennqui latnm htri val voluminû, 
uiat iuatitii n tut toduit diminum. Xtqne tnim lùentiam aferimat ex tait ctdin in iudiàum 
aiiqntd rtritare, qui in qnaeunqnt tna farte tigtomm kaàet maîitiat. (Voir la seconde 
Praefatio Dtgtriamm et le Codex Justinien. I. 17. 8 23 > comp. les Constitutions Dta 

anriore. g 13. et Omntm. § 8, dans la première Prae/atio Digtriomm, et la Constitution 
de emendutione Codirit D. Jnrihtiani et tt.nnda tint edttione, qui commence Cardi, g 5). 
Isidore de Séville mentionne la défense des empereurs dan* son chapitre De motif 
vn/ratiôut et £)t notée iurtdittt (voir notre pl. 33* dans le texte, en bas;. 


5. Les chiffres romains. 


Les chiffres ont été en ntalic, dit Mommsen, le point de départ 
des abréviations des mots. On employait les signes des nombres I, V, X 
déjà, avant que l’alphabet ne fut reçu. Us marquent les nombres d’après 
les doigts : I figure le doigt étendu, V la main ouverte et X les deux 
mains ouvertes. Après l'introduction de l'alphabet on forma les signes 
pour 100, 1000 et 50 en se servant des signes des trois articulations 
aspirées de l’alphabet gréco-chalcidique 6t, *1*, X (Thêta, Phi, Chi), 
qu’on n’avait pas reçus dans l'alphabet latin. (Voir Th. Mommsen, 
dont nous suivons les explications, Zahl - und Bruchzeichcn, dans la 
Revue Hermes, 22, 1887, p. 5%; voir plus haut, p. L) 

On n’a conservé aucun exemple de l’ancien signe latin pour 100 
(issu du H grec). Il est à supposer que sa forme correspondait au 
signe étrusque pour 100 qui lui aussi était imité du H grec : un cercle 
avec une croix au milieu. Plus tard, lorsque la tendance prévalut 
d’assimiler les chiffres à la forme des lettres, cet ancien signe fut 
supplanté et remplacé par C, commençant le mot centum. Cette trans¬ 
formation se produisit, lorsque le C eut déjà perdu le son de Gamma 
(voir plus haut, p. I). 

Le signe pour 1000 consistait, comme <I>, en un cercle coupé 
d’un trait vertical. Plus tard ce signe fut un peu allongé, comme on 
le voit dans les tablettes de cire de Pompei, pl. 5, ligne 1, et dans la 
chronique d'Eusèbe-Jérôme, pl. 17, ligne 7. 23. — A l’époque de César, 
une nouvelle manière d’écrire s’introduisit : pour mille et les multiples 
de mille on se servit du chiffre simple surmonté d’une barre; on eut 
ainsi I 1000, Il 2000, X ss 10000, XV - 15000, L - 50000, 
C— 100000. D = 500000. Sur les tablettes de cire de Pompei, qui 
datent du temps de Néron, c’est l’ancienne méthode d’écriture qui 
domine, pourtant la nouvelle se fait jour de temps en temps. 

M est l'abréviation de mille et milia, par ex. dans l’expression M. P. 
= milia passuum ; mais jamais les Romains ne l’employèrent comme 
chiffre; on ne trouve jamais, par exemple, MM pour 2000. 

Le signe pour 500 s'obtenait par la division du cercle signifiant 
mille : 13 ou D. Souvent on le distiguait de la lettre D, en le coupant 
d’une baire. 

Pour 10000 on traçait un cercle autour du cercle marquant déjà 
mille ; CCI33; pour 100000 deux cercles : CCCI333. Primitivement 
on ne dépassait pas le chiffre 100000 (non erat apud antiquos numerus 


ultra centum milia, et hodie multiplicantur haec ut deciens centena 
aut saepius dicatur. Pline, Hist. nat., XXXIII, 133). D’après le même 
système, pour 5000 on trace un demi-cercle autour de 13 : donc 133, 
pour 50000 deux demi-cercles : 1333 (voir pl. 5, ligne 1). Pour quin- 
genta milia on eut plus tard un signe particulier, ressemblant à Q. 

Le million que l’on exprimait, en parlant, par multiplication, 
sc trouvait désigné, conformément au language, par un chiffre entouré 
de trois traits, deux verticaux et un horizontal (à droite, à gauche et 
en haut) : 1X1 = decies (centena milia). ID — 5000000, IDI =50000000. 

Le signe pour 50, primitivement, ainsi que la lettre pour Chi, 
avait la forme d’une ancre renversée (semblable à un T retourné); 
plus tard il prit tout à fait la forme d’un T retourné (J.), et finalement 
la forme de L. Cette forme se retrouve déjà dans une inscription du 
commencement du temps d'Auguste (voir Ritscht, pl. 90 G). 

VI est représenté par un signe particulier dans les tablettes de cire 
de Transylvanie, dans les inscriptions chrétiennes et plus tard dans 
les manuscrits mérovingiens (voir le signe dans Gundermann, Die 
Zahlzeidten, p. 30, figure 10, IV, 2—5; à comparer le signe de notre 
pl. 11b, ligne 4). 

Pour distinguer les chiffres des lettres, on commença au temps 
d’Auguste à placer une barre au-dessus des chiffres (pl. 5,12.23; 8,19; 
pourtant dans les dates du calendrier longtemps on omit cette distinc¬ 
tion ; voir pl. 5, 11, 24). Comme on mettait aussi une barre au-dessus 
du chiffre simple pour lui donner le sens de mille etc. (voir plus haut), 
il en résulta souvent une équivoque, que l’on semble avoir supportée 
sans rien tenter pour la corriger. La plupart du temps on pouvait voir 
par le contexte comment il fallait lire. 

Les chiffres romains placés côte à côte d’ordinaire doivent être 
additionnés (VI = 6, XII = 12, LX — 60). Plus tard cependant, con¬ 
formément au language (undeviginti. duodeviginti, undecentum) et 
dans une mesure plus étendue, souvent on écrivait un certain nombre 
de chiffres de telle sorte qu'il faut ôter le premier chiffre du reste, par 
exemple IV = 4, IX 9, XIIX 18. XIX = 19, XL - 40. XC ^ 90, 
CD = 400. Pourtant il n’y a que I, X et C qui peuvent être ainsi 
employés, jamais V, L et D. 

'|s était désigné par S, initiale de semis. D’où pour le mot sester - 
tius (= semis tertius) le signe : IIS. En effet, le sesterce primitivement 


Digitized by 


Original from 









XXXV 


était 2 as ‘/a, la quatrième partie d’un denier, qui, au début, comme 
son nom l’indique, se composait de 10 as. Pour distinguer ce signe 
— qui était devenu une abréviation pour le mot sestertius — du chiffre, 
on le coupait par une barre (il a souvent la forme de HS parce que 
la barre n’atteint que II). Pour la même raison on coupait aussi d’une 
barre le signe X, lorsque celui-ci était employé pour le mot denarius 
(pl. 5, 1; 8, 4). 


Voir des exemples de chiffres romains dans Ritschl, Priseae latinitatù monu¬ 
ment* eftgr*pkù* % p. 114, Hùbncr, Exempt* scripturae epigrapkuae latinae, Prolegomena, 
p. LXX; Ernest Babel on, Traité des monnaies grecques et romaines , I, Taris 1901» col. 743. 
— K. Zangemcister a tenté une autre explication des chiffres romains : voir son 
mémoire Die Entitekung dtr remis cken Z*kl%eicken (dans Sttzungsberuhte der Akademie 
mu Berlin, 1887, p. tou). Mommsen a jugé cette tentative comme malheureuse 
(Zm dm rïmiiiken Zahl- und Brmekuichm, dans /fermer ; 2 J» 1888, p. 152)* — Une nouvelle 
interprétation des chiffres a été donnée par Gundermann. A son avis les chiffres 
italiques auraient une origine orientale : voir son mémoire Die Z*kl%eichm , Gicsscn 
1899. Programme de l'Université. 


B. Les abréviations du moyen âge. 

1. Les abréviations dans les écritures nationales. 


Les manuscrits du haut moyen âge — du temps des écritures 
nationales -t- en général ont peu d'abréviations. Pourtant les manuscrits 
anglais et irlandais font exception : ils se distinguent par un grand 
nombre et par une grande variété d’abréviations (voir le chapitre sur 
l’écriture insulaire p. XIV). De même beaucoup de manuscrits anciens, 
provenant du monastère de Bobbio dans l’Italie septentrionnale, se 
distinguent par leur grand nombre d'abréviations. Ce monastère, comme 
on le sait, a été fondé en 614 par S.Columban, Irlandais, et ses moines 
étaient, en grand nombre, des Irlandais. Parmi les Codices de Bobbio 
les plus connus, citons le Cod. Neapolitanus IV A 8, aujourd'hui 
conservé à la bibliothèque nationale de Naples, le Cod. Vindobonen- 
sis lat. Nr. 16, aujourd’hui à Vienne, le Cod. Ambrosianus L.99sup. 
et le Cod. Ambrosianus C. 105 inf., aujourd’hui à l’Ambrosiennc 
de Milan (voir les reproductions pl. 27c. 27d. 33. 34). Dans ces Codices 
en plus de nombreuses abréviations basées sur la suspension et la 
contraction on en trouve beaucoup d’autres empruntées aux notes 
tironicnnes et aux manuscrits de droit. Elles méritent d’être con¬ 
sidérées à part. 

Abréviations empruntées aux notes tironiennes. 

Tout d’abord nommons les signes pour con et et : d’ordinaire 
ils ont tout à fait la même forme que dans les notes (voir pl. 33. 34). — 
Dans les Cod. Neapolitanus et Vindobonensis pour contra on a dj. 

De même les signes pour autem et est sont manifestement issus 
des notes tironiennes, encore que leur forme ne répond pas tout à fait 
à celle des notes (comp. les notes tironiennes pour autem et est dans 
Châtelain, Introduction etc., p. 41 et p. 72). Il pourrait être que les 
copistes de Bobbio aient déjà trouvé ces formes dans d’autres anciens 
manuscrits; mais il est tout aussi possible qu'ils aient choisi ces formes 
nouvelles à dessein ou par méprise. Leur signe pour autem se compose 
de la note tironienne pour a — qui ressemble à un h — et d’un petit 
trait auxiliaire; ce trait se trouve placé soit en haut sur la panse de h 
(dans le Neapolitanus et le Vindobonensis : voir pl. 27 c, ligne 5 ), 
soit en bas, au pied de la panse (dans l’Ambrosianus L 99 et C. 105 : 
voir pl. 33 et 34. Parfois on rencontre la seconde forme avec le sens 
de aliter en marge des manuscrits carolingiens, en particulier pour les 
variantes du texte, par ex. dans César, De bello gallico, Paris lat. 5763, 
de Fleury-sur-Loire : voir Châtelain, Paléographie des classiques latins, 
pl. 46; avec le sens de autem on trouve le même signe dans un manu¬ 
scrit de Cicéron De oratore provenant de l’abbaye du Mont Saint-Michel, 
aujourd’hui à la bibliothèque publique d’Avranches : voir Châtelain, Le., 
pl. 19). — Le signe pour est, qui dans les notes tironiennes est fait 
d’un trait horizontal avec un point à côté ( — ♦), à Bobbio se compose 
d'un trait horizontal surmonté d’un point (—); souvent le point se met 
aussi bien au-dessous que par-dessus le trait (-J-); dans l’Ambrosianus 
L. 99 (pl. 33. 34) un des copistes a adopté la première forme, deux 
autres la seconde; on voit ainsi que la forme du signe alors n’était 
pas encore fixée. Dans le Neapolitanus et le Vindobonensis on a, au lieu 
de la note, l'abréviation ë (pl. 27c, ligne 6). 

De même les signes pour eius et vel semblent issus des notes 
tironiennes : le signe pour eius (pl. 34) ressemble à un C renversé, 
au milieu duquel on a ajouté un trait horizontal (la note tironienne 
ressemble également à un C renversé; pourtant le trait, qui est ajouté. 


se trouve placé au-dessus du C : voir Châtelain, Introduction etc., p. 69). 
— L’abréviation pour vel se compose de la lettre I, barrée au milieu 
d’un trait (la note tironienne pour vel se compose également de la 
lettre I, à laquelle se trouve adjoint, en haut et à gauche, un petit u : 
voir Châtelain, Introduction etc., p. 44). Il paraît du moins que la 
note tironienne fut cause qu’on adopta cette forme spéciale d’abrévia¬ 
tion de vel , dans laquelle ce n’est pas la première, mais la dernière 
lettre qui joue le rôle principal (voir pl. 33. 34). 

Abréviations empruntées aux manuscrits de droit. 

A cette catégorie appartiennent, en premier lieu, les formes 
abrégées des pronoms relatifs et d'autres mots commençant par q ; 
quae. quant, quia. quod. Souvent on avait encore pour quae une autre 
forme : q avec trois points en forme de triangle (pl. 331,15; 34a, 27.28). 
L’abréviation pour quam se compose de q dont la queue est traversée 
par un trait oblique, ondulé; l'abréviation pour quia lui ressemble, 
pourtant le trait est droit (pl. 34 b, ligne 5. 9. 11. 33; comparer les 
deux formes pl. 32). 

A cette catégorie appartiennent aussi les formes abrégées des 
prépositions, commençant par p : per, prae, pro. Cependant per ne 
se présente pas toujours abrégé par un p à queue tranchée, mais sou¬ 
vent surmonté, à droite, d’un petit crochet (on rencontre cette forme 
dans le Cod. Neapolitanus et Vindobonensis : voir pl. 27 c, I. 1 et 2). 
Dans un très vieux manuscrit du VII* siècle (Ambrosiana O 210 sup., 
reproduit par Châtelain, Introduction etc., pl. XIII) on voit que souvent 
le trait oblique est tracé immédiatement au-dessous de la panse ou 
même qu’il coupe cette panse; c’est sans doute cette façon d’écrire 
ou une semblable qui plus tard a fourni aux copistes l’occasion d’intro¬ 
duire la nouvelle forme d’abréviation : ils ne gardèrent que la partie 
du trait qui se prolongeait au-dessus de la panse, ils laissèrent tomber 
l’autre partie. (Comparer la forme d’abréviation pour per, pl. 34,1.3.4). 

C’est aussi des manuscrits de droit qu'est issu le signe pour ur 
dans la syllabe tur : un petit crochet arrondi, placé soit en haut et 
à droite de t soit au-dessus de t (pl. 33. 34). On trouve le petit crochet 
quelquefois aussi sur c = cum et sur m = mus. Pour us on ne se sert 
pas du crochet; us est écrit tout au long, ou bien on a à sa place 
deux points ou un trait ondulé (pl. 33. 34 ; dans le Cod. Neapolitanus 
on a par ex. ; dicem : = dicemus ; naturellement, on retrouve souvent, 
comme dans les autres manuscrits, b: — bus). 

On a des exemples de suspension syllabaire dans dx = dixit ; 
pp = propter. 

Très souvent on a l’abréviation par lettres suscrites, en particulier 
dans les mots qui commencent par la lettre q (qui, quo, homo, modo, 
vero, mihi, tibi etc. : voir pl. 27c. 27d. 33. 34). 

Pour enim on a deux traits verticaux, coupés par une barre 
(pl. 34 a, 6. 20); cette forme est manifestement issue de l’abréviation 
de droit, dans laquelle i est intercalé entre les barres de N (voir la 
table des abréviations de droit p. XXXIII, N° 8). 

La forme abrégée pour esse (ëë) est également empruntée à la 
forme des manuscrits de droit (pl. 34 a, 4). 

Dans le Cod. Neapolitanus parfois dixit est rendu par un d rond, 
traverse d’un trait (comp. avec les abréviations de droit p. XXXUI, N u 5). 

La forme abrégée de haec est faite de h surmonté d’une barre. 


6 * 


Digitized by 


Original from 

UNIVERS I TY Or CALirORM * 






















XXXVI 


Pour hic on écrit h avec I suscrit. L’abréviation pour hoc se compose 
de h et d’un point» placé à côté ou au-dessus de la panse de h 
(pl. 27c, ligne 8; pl. 34 a, 4; 34 b, 2). Sed est abrégé de la même façon : 
s avec un point ou un petit crochet placé à côté de l’s. Dans le Cod. 
Neapolitanus nombreuses sont les finales remplacées par un ou deux 
points. (Dans les manuscrits de droit, comme nous avons vu, les finales 
sont souvent remplacées par un petit crochet arrondi : voir notre table 
p. XXXlll, N® 1). — Enfin, notons que dans le Cod. Neapolitanus pour 
huius on a h avec la haste coupée d’un trait oblique. 

On a aussi emprunté aux manuscrits de droit la forme d’abrévia¬ 
tion pour inter : Pi long tranché par une barre oblique (voir la table 
p. XXXlll, N” 5; comp. pl. 50 b 1, 16). 

Toutes ces abréviations répondent essentiellement à celles des 
manuscrits irlandais et anglo-saxons et il n’y a pas de doute qu’elles 
aient toutes une origine commune dans une seule et unique école 
calligraphique. Mais où? En Irlande, en Angleterre ou dans quelque 
monastère irlandais ou anglo-saxon du continent? Il nous semble 
qu’il ne faut pas chercher cette école ailleurs qu’à Bobbio : c’est dans 
ce monastère irlandais qu’on réunit d’abord les abréviations des anciens 
manuscrits romains, qu’on les imita et que c’est de là qu’elles se 
répandirent en Irlande et en Angleterre. A l’époque romaine chaque 
méthode d’abréviation ne servait qu’à une catégorie déterminée de 
livres : ainsi les manuscrits des classiques employaient les anciennes 
abréviations romaines par suspension, les manuscrits chrétiens les 
abréviations des domina sacra, les manuscrits de droit les Notae iuris; 
en outre dans certains manuscrits on se servait des notes tironiennes. 
Le grand mérite des moines de Bobbio est d’avoir porté leur attention 
sur toutes ces diverses méthodes d’abréviations et d’avoir cherché à 
les faire toutes entrer sans distinction dans leurs manuscrits. Ils n’ont 
pas découvert de nouvelle méthode, ils n’ont fait qu’employer toutes les 
méthodes de l’antiquité romaine. Ils devinrent ainsi, en ce qui regarde les 
abréviations, comme les intermédiaires entre l’antiquité et le moyen âge. 

Cette hypothèse que Bobbio et non pas quelque autre école 
calligraphique d’Irlande ou d’Angleterre ait pour la première fois réuni 
les abréviations insulaires, repose sur plusieurs considérations. Nous 
voyons, en effet, que ces abréviations, en majeure partie, sont em¬ 
pruntées aux manuscrits romains de droit et aux notes tironiennes. 
Or, c’est un fait, qu'à Bobbio on possédait des manuscrits de droit; 
l’un d’eux nous est môme parvenu (il a été édité par Mommsen sous 
le titre de Fragmenta iuris anteiustiniani Vaticana ; voir ci-dessus 
p. XXXIV, l**col.). Il y avait aussi à Bobbio le Theodosianus de Turin 
qui fut brûlé en 1904 (voir les reproductions chez Cipolla, Codici 
Bobbiesi, I, pl. Vil et VIII. Comp. ci-dessus p. XXXIV, 2* col.). De même 
des études récentes ont montré qu'à Bobbio l’on connaissait les notes 
tironiennes et l’on s’en servait : il y avait là un système particulier 
de notes, s’écartant en plusieurs points au système ordinaire que nous 
connaissons par les manuscrits carolingiens (voir Châtelain, Introduction 
etc., p. 117—120 et pl. XIII ; voir aussi ci-dessus p. XXXI). Mais à notre 


connaissance jamais on a entendu que des manuscrits romains de droit 
aient été transportés et étudiés en Irlande, pas plus qu’on y ait fait 
usage de notes tironiennes. 

S’agit-il de l’âge des manuscrits? Ceux de Bobbio ne le cèdent 
pas aux manuscrits irlandais ou anglais. Malheureusement aucun des 
manuscrits de Bobbio n’est daté; pourtant le Neapolitanus (composé 
aujourd’hui de feuillets isolés) offre un point de repère pour déterminer 
approximativement son âge et l’on croit qu’il appartient a la fin du 
VII* siècle (voir ci-dessous). On y rencontre déjà en abondance les 
abréviations insulaires. De même dans l’Ambrosianus C. 105 inf., écrit 
vers l’an 700, on rencontre beaucoup d’abréviations (pl. 27 d). Au con¬ 
traire le Codex d’Irlande le plus anciennement daté — l’Antiphonaire 
de Bangor, écrit entre 680 et 691 — n’a que le signe insulaire pour 
autem et de plus les abréviations pour per et pro. mais dans leur forme 
habituelle (comp. pl. 26); “The Book of Kells”, attribué à la fin du 
VII e siècle (autant que les Facsimile de la Palaeographical Society 
permettent une conclusion) ne porte que le signe pour autem (voir 
notre pl. 30). “The Gospels of SL Chad” à Lichfield, du commence¬ 
ment du VIH* siècle, ont le signe pour autem et l’abréviation pour per ; 
l’Evangéliaire de Lindisfarne, écrit entre 698 et 721, a les signes pour 
autem, eius, est et l’abréviation pour per (voir notre pl. 31). Ce n’est que 
dans le courant du VIII e siècle que les abréviations insulaires deviennent 
plus nombreuses dans les manuscrits d’Irlande et d’Angleterre (pl. 32). 

Il y a aussi à remarquer que dans les manuscrits de Bobbio beau¬ 
coup de ces abréviations n’en sont encore qu’à la première phase de 
leur développement et ont des formes de transition, tandis que dans les 
manuscrits d’Irlande et d’Angleterre, elles ont des formes plus définitives. 

Une partie des manuscrits de Bobbio nous est aujourd'hui beaucoup mieux 
connue qu’auparavant grâce au beau travail de Carlo Cipolla, Cadiei MHesi délia 
MWm nasianale emheersitaria di Tarin* (vol. I de la Celletione paieagrafita IMkiete), 
Milan 1907. Parmi ses Facsimile les plus importants pour l'histoire des abréviations 
citons les fragments du Neapolitanus IV A 8 : pl. I, X, XI, XXXVI, XLU. Cipolla 
partage l'opinion de Pcrtz. Ouchesne et Mommsen qui datent la seconde écriture 

— les feuillets, en grande partie, sont des palimpsestes — de la fin du VU* siècle; 
ce sont les fragments du Liber pontijieolis qui donnent un point de départ pour 
cette date : en effet, en tête on a une liste des Papes, de Pierre jusqu’à Conon 
(f 687); puis il y a une place libre. On suppose donc que cette copie du Liber 
pontijiealis a été faite sous le successeur de Conon, le Pape Scrgius I. (681—701). 
Mommsen aussi a donné une reproduction du Neapolitanus (Gesterum p.mtificum 
Komanarum vol. I, LiM pontijiealis pars prior, Berlin 1898, pl. 4. dans les Manumcnte 
llermaniae Aisteri.aV E. Monaci dans Y Arcksvi* paleagraneo italien». II, 63,64,6$, a donné 
trois reproductions des feuilles du même Codex, contenant le Charisius. Sur ce 
manuscrit voir aussi G. H. Pertz dans Y Arckiv der Gesellsckaft /iir dltere deutseke 
Gesekicitsknnde. V, 1824, p. 74; L. Duchesne, /./ I.iber pontijitalis, Paris 1886—1892, 
Introduction, p. CLXXVl. — Le Vindubonensis plusieurs fois cité, Cod. lat. N° 16, 
est attribué au Vlll* siècle On en a des reproductions dans Châtelain, Poüograpkie 
des classiques latins, pl. I$3; dans Chroust, Monument* palaeagrapkica, livr. XI, pl. 2. 3; 
dans Bick, Wiener Palimpseste, l : Cad. Pâlot. Tindabonensis là, elim Habbttntit (dans 
SiteMMgskeriikte der Akademie est ft'ien, 159. 1908). Comparer notre reproduction pl. 2$C. 

— Plusieurs de nos planches sont des reproductions de l’Ambrosianus L. 99 sup. 
(pl. 33. 34). — La pl. 27d donne un specimen de l’Ambrosianus C. 105 inf. 

Voir sur les abréviations de Bobbio W. M. Lindsav, The Bobbio Scriptorium • 
ils tariy minuscule Abbeeviations (dans Zentralblattfur Bibliothekraestn, 26,1909, p 293—3°^)î 
Fr. Steffens, Ueber die Abkürtungsmetkadm der Sekreibsekuie van Bobbio (dans Mélanges 
C ko fêlai*). 


2. Les abréviations dans la minuscule carolingienne et gothique. 


Dans la minuscule carolingienne primitive on trouve peu d’abrévia¬ 
tions. De même dans la minuscule perfectionnée du IX e et X e siècle 
elles ne sont pas nombreuses. Au XI e siècle elles deviennent plus 
nombreuses; mais ce n’est que dans le cours du XII e siècle qu’on 
les rencontre en grand nombre et de formes très variées. D’abord 
on abrège, en particulier, par suspension et contraction; on se sert 
souvent aussi des abréviations pour per, prae, pro et de quelques autres. 
Avec le temps, on en vint à se servir de presque toutes les abréviations 
anciennes qu’on trouve dans les manuscrits de Bobbio et dans les 
manuscrits irlandais et anglais. Il est donc probable qu’on a appris 
à connaître ces abréviations par des scribes de Bobbio ou par des 
scribes irlandais et anglais. Le monastère de Saint-Gall et d’autres 
monastères du continent fondés par des Irlandais et Anglais peut-être 
ont été les intermédiaires; en effet, peu après l'an 750 les copistes de 
Saint-Gall connaissaient beaucoup de ces abréviations (pl. 38. 43a. 44). 


Pourtant toutes les abréviations de Bobbio ne passèrent pas dans la 
minuscule, il y eut plutôt un choix : entre autres on laissa de côté 
les signes pour autem, eius. est. 

Le système des abréviations du moyen âge est parfaitement établi 
dès la fin du XII e siècle. C’est au XIII e , XIV e et XV e siècle qu’on fait 
l’usage le plus étendu des abréviations. Dans les écoles en même temps 
que l'art de tracer les lettres, on enseignait celui d’abréger; c’était une 
partie essentielle de l'écriture. Aussi partout, en général, on trouve les 
mêmes méthodes d’abréger. Pourtant quelques écoles calligraphiques 
pour certains cas avaient adopté une méthode spéciale. Du reste pour 
chaque discipline on trouve des abréviations particulières : pour la 
philosophie et la théologie (pl. 95.98), pour le droit (pl. 106), pour les 
mathématiques (pl. 105b), pour la médecine (voir les abréviations pour 
la médecine, du XVII e siècle, dans Cappelli, Lexicon Abbreviaturarum, 
p. 427). 


Digitized by 


Original from 


ORNIA 











XXXVII 


D’une part, on peut considérer les abréviations du moyen âge 
d'après leur développement historique — comme nous avons fait plus 
haut pour les abréviations de l’époque romaine et pour les écritures 
nationales. On peut aussi les considérer comme un système complet 
et les classer simplement d’après la façon dont elles sont formées. 
Ce second point de vue assure un meilleur résultat. Nous diviserons 
donc les abréviations médiévales (sans tenir compte de leur évolution 
historique) en six classes : 

1. Abréviations par suspension; 

2. abréviations par contraction; 

3. abréviations par lettres suscritcs; 

4. abréviations par signes spéciaux; 

5. abréviations propres à certains mots; 

6. chiffres romains et chiffres indo- arabes. 

1. Les abréviations par suspension consistent dans la sup¬ 
pression de la fin du mot. 

Les litterae singulares sont surtout employées pour les inscrip¬ 
tions, médailles et sceaux. Quelques exemples : A. D. = anno Domini, 
D. O. M. — Deo optimo maximo, R. I. P. = requiescat in pace, S. R. E. 
= sanciae Romanae eccleslae. S. R. I. = sacri Romani imperii. D’or¬ 
dinaire après ces sigles on a un point. 

Dans les manuscrits on se sert en particulier des sigles pour les 
mots qui reviennent souvent; souvent après on a un point, souvent 
aussi la lettre est enfermée entre deux points, par ex. -I- = id est. 
•n- = enim. q- = quasi, -s- = scilicet. D’autres sigles de cette sorte 
sont distingués la plupart du temps par une barre, par ex. c = con. 
ê = est, n = non, 5 = suât ; parfois aussi ces sigles, en outre de la 
barTe, sont accompagnés d’un ou deux points. (PI. 46. 47. 52 b. 81b. 
84. 92). 

On continue à abréger régulièrement la finale bus et la particule 
que, comme dans les anciens manuscrits romains. Mais au lieu d’un 
point qui auparavarit suivait b et q, on a d’ordinaire dans la minuscule 
deux points, ou un simple crochet ou plus souvent encore un point- 
virgule. Plus tard le point-virgule fut d’ordinaire tracé d'un seul coup 
de plume, de sorte que le signe d’abréviation ressemble à un 3 arabe. 
(PL 47; 60 b II, 1; 92, 3. 10.) 

Le sed (qui dans les manuscrits de droit était rendu par s avec 
un crochet — voir la table des Notae iuris, p. XXXIII — et à Bobbio 
par s avec un point) dans la minuscule est quelquefois reproduit par 
s avec un crochet (pl. 52 b, 15). Plus tard au lieu du crochet on a 
un point-virgule (pl. 74 I, 44, 49; 84). Cette abréviation a peut-être 
donné l’idée de remplacer et en beaucoup d’autres mots par un point- 
virgule, par ex. dans deb; ou d ; - débet, h; = habet, 1 ; — licet ou 
libet. o; = oportet, p; = pat et. pl; = placet. t; = tenet, vi ; ou v; 
= videlicet. (PL 98. 99. 105b. En Angleterre on a encore aujourd’hui 
vlz = videlicet = namely.) 

Pour hoc on a h avec un point au-dessus de la boucle (pl. 83c 
125; 90,6; comp. l’abréviation de droit p. XXXlll, N" 1, et l’abréviation 
de Bobbio, p. XXXVI). Dans l’abréviation pour haec. on a une barre 
au-dessus de h. Nous signalerons encore, que pour hic on a h avec 
1 suscrit. 

Pour ut on a quelquefois u ou v avec un point suscrit (pl.90,41.43). 

m et n sont remplacés par une barre aussi bien à la fin des mots 
qu’à la fin des syllabes. 

L’abréviation de la finale par un trait oblique, passant sous la 
ligne, est employée primitivement dans beaucoup de finales, par ex. pour 
dum, mus, nus\ plus tard clic ne se présente que dans la finale orum\ 
plus tard elle est usitée pour rum en général. (Pl. 52a, 18; 93, 2.16). 

La suspension syllabaire est très souvent employée, en particulier 

dans les syllabes terminées par em, en. er, is. 

Le signe de la suspension est le plus souvent un trait horizontal 
ou oblique ou vertical (droit ou ondulé), placé sur la dernière lettre 
(on appelle ce trait titulus ou encore titula. titellus ou Utella). Dans 
les mots où la dernière lettre a une haste supérieure, le trait souvent 
tranche cette haste. L'usage devient de plus en plus fréquent au XIII* 
et XIV* siècle de marquer certaines finales, en particulier is, par un trait 


Digitized by 


vertical ou recourbé et lié à la dernière lettre; souvent ce trait forme 
coulée. (Pl. 92. 100 b. 107 b. 108. 110 b.) 

Le sigle o, traversé d’un trait, signifie dans les nécrologes et sur 
les pierres tombales obiit ou obitus. — Le sigle R. également coupé 
d’un trait, a diverses significations : recepit. registrata. require. requi- 
rendum, respondeo. respondetur, responsorium, rubrica etc. 

On remarquera aussi les sigles hd que l'on rencontre là où il 
manque quelque chose dans un texte; ils signifient : hic deest. Les 
sigles hp ou d’autres semblables, leur correspondent en marge des 
manuscrits; :1s signifient : hic ponas (ces deux formules se retrouvent 
écrites tout au long dans un passage du manuscrit romain du Liber 
diurnus : voirTh.Sickel, Prolegomena zum Liber diurnus, dans SUzungs- 
berichte der Akademie zu Wien, 117, p. 26). Au lieu de hp on rencontre 
aussi hl et hs, qui doivent se lire, semble-t-il, hic legas et hic scribas. 
Sur notre pl. 84 là où il manque quelque chose on a simplement h 
et où se trouve le complément d. 

Au XII* siècle, la chancellerie pontificale pris l’habitude de ne 
pas écrire tout au long les noms des destinataires des lettres, mais 
de mettre seulement les initiales. D’autres chancelleries imitèrent cette 
manière d’écrire et au XIII* siècle Maître Ludolf de Hildesheim, dans 
son manuel Summa dictaminum la propose comme règle à suivre 
(Rockingcr, Quellen und Erôrterungen zur bayrisdien und deutsdien 
Geschichte. 9, p. 363). Voir pl. 81a, 10; 81b, 1; 85, 1. 4; 91, 1. 3, 
Les initiales sont mises d'ordinaire entre deux points. Puis l'usage 
s’introduisit de supprimer même les initiales du nom et de ne plus 
conserver que les deux points (gemipunctus . Pl.94a, 1; 94b, 1; 96b, 1.) 

2. Les abréviations par contraction consistent dans la sup¬ 
pression, à l’intérieur du mot, d’une ou de plusieurs lettres. Dans les 
manuscrits du moyen âge, ce sont les plus nombreuses. On peut dire 
qu'autant, à l’époque romaine, on abrégeait surtout par suspension, 
autant le moyen âge abrégea par contraction. Ainsi que nous l’avons 
marqué plus haut, les contractions se distinguent surtout des suspensions 
en ce qu’elles donnent les finales et facilitent ainsi la lecture. A une 
époque où le latin avait cessé d’être la langue maternelle des scribes 
et des lecteurs, c’était d'une grande importance. De là vient que beau¬ 
coup de mots, qui dans les manuscrits romains ou du commencement 
du moyen âge étaient abrégés par suspension, dans la minuscule per¬ 
fectionnée le sont par contraction. Il en résulta aussi que quelques 
formes d’abréviations prirent une autre signification qu’auparavant. 
Ainsi tm, qui dans le système d’abréviation par suspension syllabaire 
signifiait tamen, doit se lire maintenant tantum ; pour tamen au con¬ 
traire on a tri. 

L'ancienne abréviation pour le nom lesus Christus (1HS XPS) 
est rendue dans la minuscule par TEs xps. Lorsque, au IX* siècle, le 
sens philologique s’accrut, beaucoup de copistes érudits se méprirent 
à propos de l'S ou s latin dans ces abréviations. Ils le remplacèrent 
par le C grec (sigma) de sorte que toutes les lettres du nom étaient 
grecques : IHC XPÜ. On eut également pour la minuscule : ihc xpc. 
A ce qu’il semble, ce sont les copistes insulaires qui, les premiers, 
introduisirent cette forme d’écrire le nom de Jésus-Christ. Cela amena 
les scribes parfois à substituer c à s aussi dans d’autres mots; ainsi 
dans épe = episcopus, ompe = omnipotens. spe = spiritus. (VoirTraube, 
No mina sacra, p. 161.166). — Christus. Christi est souvent rendu par 
x avec la lettre finale suscrite (pl. 85, 2; 110 b, 11). 

Nous rappelons encore ici l’attention sur deux abréviations : 
qm = quoniam et qn = quando. 

Sur les abréviations par contraction on pourra consulter les tra¬ 
vaux deTraube mentionnés plus haut (p.XXXII); de plus W.M.Lindsay. 
Contractions in carly Latin Minuscte manuscripts. Oxford 1908 (St. 
Andrew's University Publications, N” V). 

3. Abréviations par lettres suscrites. Primitivement ces abrévia¬ 
tions sont rares, mais avec le temps elles deviennent de plus en plus 
nombreuses. Elles apparaissent de préférence dans les mots qui com¬ 
mencent avec la lettre q (pour qui. quo etc.). 

Dans les traités de philosophie, de jurisprudence et de théologie, 
les termes qui reviennent fréquemment sont abrégés de telle sorte 


Original from 

UN I VCBS I TY Or CAL i rORN I ft 











XXXVIII 


que la première ou les premières lettres seules sont données et la 
dernière ou les dernières sont tracées à un niveau plus élevé que 
les premières, à droite. Cette façon d’écrire devint plus tard d’un 
usa^e général. On l’emploie encore aujourd’hui. (PI. 52b. 90. 95. 98. 
100b. 105 b.) 

4. Abréviations par signes spéciaux. 

a) L’a suscrit. L’a était déjà souvent suscrit, dans les manuscrits 
de droit, dans les syllabes où l’a se trouvait (voyez qua dans le tableau 
p. XXXIII, N° 4). Dans la cursive romaine et dans les écritures nationales 
a avait la forme ouverte, et c’est dans cette forme que l’a a été suscrit 
pendant tout le moyen âge. On l’employait surtout pour ra et ar 
(mais parfois aussi pour d'autres syllabes où a se trouvait). Les scribes, 
qui ne connaissaient plus son origine, souvent lui donnèrent la forme 
d'un trait ondulé et l’employèrent souvent pour er et aussi pour l’r 
simple; il se retrouve avec ce sens surtout dans les manuscrits italiens. 
A partir du XIII* siècle l’a ouvert est souvent fermé par une barre. 
Il a dans certains manuscrits la forme de deux traits séparés ou de 
deux points; il se retrouve sous cette forme dans le «Catholicon* de 
Guttemberg. (PI. 74. 89. 90. 92. 97a. 98. 99. 101.) 

b) Le signe d = con est issu des notes tironiennes. Il est rare 
dans la première période (on abrège d’ordinaire con par suspension, 
c’est-à-dire par c : voir pl. 46), ce n’est qu’au XII* siècle qu’il devient 
plus fréquent. On l’emploie aussi pour corn, cum et cun (et pour la 
première syllabe du mot cognosco). Il est placé sur la ligne de base, 
au rang des lettres brèves; il se distingue du signe pour tis en ce que 
ce signe est placé au-dessus des mots (du reste, la plupart du temps 
le signe pour con a une forme plus grande que le signe pour us). 
Plus tard son trait final est souvent prolongé au-dessous de la ligne 
de base. — contra est souvent rendu par le signe pour con avec un 
a ouvert suscrit. Dans les manuscrits philosophiques et théologiques 
le signe pour con est souvent employé avec un o suscrit pour contrario. 
— En Italie, le même signe avec une barre par-dessus est aussi usité 
pour condom (quondam). 

c) Le signe pour et est issu, lui aussi, des notes tironiennes. 
Au début ce signe sc trouve rarement (d’ordinaire pour et on a la 
ligature &), ce n’est qu’à partir du XII* siècle qu’on le rencontre plus 
souvent et il supplante cette ligature dans l’écriture gothique. Il a 
maintes formes. Au XIII* siècle, dans les manuscrits de beaucoup de 
pays, il a un petit trait au milieu. (D’après Cesare Paoli ce trait de 
milieu se présente dans les manuscrits allemands, français et anglais : 
voir Die Abkiirzungen in der lateinisdien Sdtrift des Mittelalters, 
traduit par K. Lohmeyer, Innsbruck 1892, p. 22. En fait, d'ordinaire, 
il ne se trouve pas dans les manuscrits italiens dont nos planches 
donnent des reproductions : voir pl. 101,3; 103,3; 106,10; 109a II, 27, 
note marginale; voir pourtant des exceptions dans les gloses du Virgile 
de Petrarca, pl. 101, lignes 32 et 64.) Ce signe n’est pas seulement 
employé pour la particule et. mais aussi pour la finale et, par ex. dans 
licet. Lorsqu’il y a un trait par-dessus, il signifie etiam. (Pl. 74. 78b. 
79a. 80. 81. 84. 89. 90.) 

d) Le signe pour rum n’est pas autre chose que l’r rond tranché 
par un trait vertical ou oblique. (Pl. 79a). 

e) et f) Les signes pour ar et us. Le petit crochet, pareil à 
une virgule, qu’on trouve dans les manuscrits de droit pour les finales 
de différentes sortes et dans les manuscrits de Bobbio pour ur, remplace 
dans les manuscrits de la première période carolingienne aussi bien 
ur que us. Pourtant en plusieurs Codices, écrits vers 800, on donne 
une forme un peu différente à ce signe quand il doit avoir le sens de ur : 
on ajoute au-dessous du crochet un petit trait horizontal ou oblique, 
tandis qu’on emploie le petit crochet pour us sans aucun changement. 
Cette distinction dans le cours du IX* siècle devint générale. Le signe 
pour ur primitivement ressemble à l’r rond ; nous ne savons pas pour¬ 
tant si cette forme résulte réellement d'une assimilation à l’r rond 
(dont on ne se servait autrefois que dans la ligature or) ou bien si 
c’est par hasard que le crochet a pris cette forme de l’r rond. Avec 
le temps ces deux signes subirent des modifications assez importantes. 

Le signe pour us sert aussi à exprimer os (et quelquefois ost, dans 


le mot post). En beaucoup de manuscrits du nord de la France et 
des contrées voisines du IX* au XI* siècle, ce même signe est aussi 
employé à la fin des mots pour s seul (voir les notes de Delisle, de 
Vries et Traube dans la Bibliothèque de rEcole des chartes, 67, 1906, 
p. 591 et 68, 1907, p. 426). Ce signe se retrouve souvent aussi pour 
s seul dans un nécrologe du XII* siècle, écrit en gîande partie à Villars- 
les-Moincs près Fribourg, en Suisse : voir Gustave Schnürer, Das »\ecro- 
logium des Cluniacenser-Priorat es MUnchenwiler (Villars-les-Moines), 
Fribourg 1909, p. 2. — D’autre part, dans un sacramentaire de Liège 
du X* siècle on a souvent pour us un s rond au-dessus de la ligne 
(Chroust, 1. c., livr. XI, pl. 10). — Le signe pour ur remplace quelquefois 
r seul, en particulier dans les manuscrits italiens (pl. 90. 92). (Voir 
pl. 46. 47. 51a. 52a. 52b. 60. 63c. 79b, 1. 100a, 8; comp. les repro¬ 
ductions de la bible de Rado à Vienne et de celle d’Alcvin à Bamberg, 
dans Chroust, Monumenta palaeographica. livr. XI, pl. 6 et livr. XVIil, 
pl. 4, explications.) 

g) Le signe pour er et re — un trait ondulé allant de haut 
en bas — est issu de la forme ondulée du signe commun d'abréviation; 
cette forme était surtout employée, quand le signe d’abréviation se 
trouvait avec des lettres à hastes supérieures. En effet, en beaucoup 
de manuscrits du XII* siècle et encore plus tard ce trait ondulé sert 
aussi bien de signe commun d’abréviation que de signe spécial pour 
er et re. De même les lettres ir et ri. qui autrefois étaient rendues 
par I suscrit, sont remplacées plus tard souvent par un trait ondulé. 
A noter la forme, que ce signe prend dans la syllabe ser (pl. 107,19.21). 
(Pl. 74. 78 b. 81b. 82. 85. 89. 100 b, 11.) 

De temps en temps on rencontre aussi dans les manuscrits en 
minuscule les signes insulaires (ou de Bobbio) pour autem, eitts, est. 
mais seulement chez les copistes qui d’une façon ou de l'autre se 
trouvèrent en relation avec les écoles calligraphiques des Irlandais ou 
Anglais sur le continent. (Pl. 53b,6; 60, explications; 79a). — La forme 
abrégée de vel — I coupé d’un trait horizontal — se rencontre souvent 
(pl. 52b, 3.15; 63b; 79a, 25; 90,23 ; 99, 7); d’ordinaire pourtant pour 
vel on a la contraction ûl (pl. 90, 26). 

5. Abréviations propres à certains mots. 

a) Abréviations des pronoms relatifs et d’autres mots 
commençant par q (comp. la table des Notae iuris pag. XXXIII, 
col. 6). Pour quae ou que (= quae) on a q, comme dans les anciens 
manuscrits de droit — quod est également souvent abrégé comme 
dans les manuscrits de droit. Souvent pourtant on trouve l’abréviation 
par contraction : qd, et quelquefois on a qd avec la lettre o suscrite 
(pl. 47 II, 5; 82, 4; 85,6; 90,33). — qui la plupart du temps est rendu 
par q avec un I suscrit. Souvent pourtant on a une forme d’abréviation 
nouvelle : la queue de q est tranchée par une barre. (Pl. 52 a, expli¬ 
cations; 72,15; 78,6; 79,32; 90,2; 115b, 24). Les manuscrits italiens, 
semble-t-il, affectionnent cette dernière forme d’abréviation; elle se 
rencontre déjà dans l’écriture mérovingienne de notre document de 
Saint-Gall de l'année 757 (pl. 38,12). Dans les Notae iuris cette même 
forme signifie quam (voir la table pag. XXXIII, col. 6). Pour quam 
on a beaucoup de formes : la plupart du temps a est suscrit, et la 
queue est coupée d’un trait oblique, ou bien ce trait oblique ressemble 
tout à fait à celui de l’abréviation pour quod ; souvent aussi on a qm 
avec a suscrit. L’ancienne forme des Notae iuris, dans laquelle la queue 
est coupée d’un trait ondulé, est rare. (Pl. 79a, 6; 85, 21; 93,4; 97b, 13; 
100a, 8; 100b, 3; 109a, 7). La forme des Notae iuris pour quia, à la 
première période, est rare (voir des exemples pl. 51a et 61); ce n’est 
qu’au XII* siècle qu’on la rencontre plus souvent (pl. 90,15; 97b, 19). 
— Pour quantum on trouve souvent la forme d’abréviation que les 
Notae iuris ont pour quod. avec m suscrit. 

b) Les abréviations des prépositions, commençant par 
la lettre p, ont en général la même forme que dans les Notae iuris. 
Pour pre (= prae) on a p surmonté d’une barre horizontale ou d’un 
trait ondulé, comme autrefois; mais plus tard on a souvent un trait 
ondulé allant de haut en bas, c’est donc le même signe que pour re. 
p à queue tranchée ne signifie pas seulement per, mais aussi pare t por. 
(Pl. 90, 16; 99, 5. 7. 8.) 






Digitized by 


Original from 












XXXIX 


c) Autres abréviations d’un genre particulier. Pour 
erga on a souvent g avec a suscrit, pour ergo g avec o suscrit, pour 
igitur g avec I suscrit (pl. 85,23; 105 b, 14). — Pour enim on rencontre 
souvent le signe que nous avons appris à connaître dans les manuscrits 
de Bobbio : deux traits verticaux, coupés par une barre. Mais plus 
souvent on a la forme de suspension : -n- (pl. 83 II, 12). 

6. Chiffres romains et chiffres indo-arabes. 

a) Chiffres romains. Pour distinguer les chiffres des lettres, 
on mettait souvent, comme déjà à l’époque romaine, un trait par-dessus; 
mais plus souvent on y ajoutait un point, ou bien on mettait les chiffres 
entre deux points. Souvent la finale est écrite au-dessus du chiffre. 
(Pl. 76, 26; 91, 25.) — Sur les uns, plus tard, on mit (tout comme sur 
la lettre i) des traits diacritiques, puis des points, et l’on prolongea 
le dernier un au-dessous de la ligne. Souvent le second un est allongé 
même quand il est suivi d'autres uns; c’est sans doute là un rappel 
de la façon d’écrire l’I double. (Pl. 78b, 21.22; 91,25.) — La plupart 
du temps V a une forme pointue, mais souvent une forme ronde, 
correspondant à l’u oncial ; dans ce cas, il est facile de le confondre 
avec II (pl. 38, 17; 44b, 14; 53c, 18; 54, 6; 64,11). Dans la cursive 
gothique, V est tracé d’un seul coup de plume et arrondi en bas; 
sous cette forme il ressemble beaucoup à X, tracé également d’un 
coup de plume. (Pl. 108, 3; 118 b, 16.) 

Pour les multiples de cent on mettait autant de C qu’il y avait 
de cent, par ex. CCC = 300 ; plus tard on mit souvent C au-dessus 
du chiffre simple qui indique, combien il y a de cent, par ex. Ilic = 300. 
De même les multiples de mille sont indiqués par la répétition de M 
ou par suscription d’un petit M, par ex. MMM ou III m = 3000. 
On a aussi la façon romaine d’écrire : fîT = 3000, XXX = 30000. 
Le signe pour 1000, à une époque reculée, a souvent encore la forme 
archaïque que nous voyons sur nos reproductions pl. 5, 1 et 17,7. — 
De même que l’on mettait C et M au-dessus des chiffres, souvent aussi 
en France et en Flandre on suscrivait XX pour 20; on écrivait donc 
IU|xx = 80 = quater viginti, en français quatre-vingts, en flamand 
vierwaerf twiniieh (voir Reusens, Eléments de paléographie, p. 148). 

Le plus souvent pour 4, 9, 40, 90 on écrit 11II, Vllll, XXXX, 
LXXXX, rarement IV, IX, XL. XC. Sur les horloges l’usage s’est con¬ 
servé jusqu’à nos jours d’écrire toujours llll. 

Pour marquer 1|* on se servait primitivement de la lettre S (- 
semis); plus tard souvent le chiffre I fut barré d’un trait; de même 
un des traits de V et X fut barré pour signifier 4 1 /» et 9 V». 

Dans les anciens comptes on trouve souvent un signe, composé 
d’un I avec le signe d’abréviation pour us : il signifie minus . Il sert 
à indiquer que l’on doit retrancher quelque chose de la somme pré¬ 
cédente, par ex. : CXXV1I1 1b. XII s. minus III — 128 librae, 11 solidi, 
9 denarii. (Voir Thommen, Schriftproben, pl. 4.) 

Sur le système particulier en usage à la chancellerie pontificale 
pour indiquer les nombres, voir les explications pl. 125. 

b) Chiffres indo-arabes. Les premiers exemples connus des 
chiffres indo-arabes se trouvent dans le Cod. Vigilanus en Espagne 
(Escorial d I 2), écrit en 976 au monastère d’Albelda, et dans le Cod. 
Emilianus (Escorial d 11), écrit en 992 à San Millan de la Cogolla 
près de Burgos. Les chiffres se trouvent là comme appendice aux 
chapitres du IIP livre des Origines d’Isidore de Séville sur les chiffres 
romains, avec l’explication suivante : Item de figuris arithmetief. 
Scire debemus Indos (Ms. in indos) subtilissimum ingenium habere et 
ceteras gentes eis in arithmetica et geometria et ceteris liberalibus 
disciplinis cedere (Ms. concedere). Et hoc manifestum est in nobem 
figuris, quibus désignant unumquemque gradum cuiuslibet gradus. 
Quarum hec sunt forme (Ms. forma) : 9876 5 4321 (voir P. Ewald, 
Palaeographisches aus Spanien, dans bleues Archiv, 8, 1882, p. 357). 
Le zéro manque. Dans ce texte on attribue donc l’invention des chiffres 
aux Indous. Les écrivains arabes anciens disent aussi que les chiffres 
viennent des Indes. D’après les recherches d’Isaac Taylor les chiffre* 
viendraient du Pendjab, contrée en-deçà de l’Indus, et que Darius 
avait réduite en satrapie perse. En effet, d’après Isaac Taylor, les 
chiffres représentent les initiales des noms de nombres dans 1 écriture 


indo-bactrienne. Nous connaissons l’alphabet de cette écriture surtout 
par la célèbre inscription du roi Asoka du III* siècle avant J.-Ch. 
Cette écriture était issue de l’écriture iranienne, qui à la suite de la 
conquête de Darius s’était répandue dans les Indes; à son tour cette 
écriture était fille de l’écriture araméenne, qui avait dominé dans la 
vallée de l’Euphrate après la suppression de l’écriture cunéoforme. 
Le chiffre 5, d’après Taylor, serait la lettre indo-bactrienne p, l’initiale 
du mot sanscrit panchan , en grec xèvte, cinq; le chiffre 4 ne serait que 
l’initiale de chatur. en latin quatuor, quatre; le chiffre 7 serait l’initiale 
de saptan, sept. (1. Taylor, The Alphabet, Londres 1883, vol. 2, p. 263.) 

Dès la fin du VIII* siècle les Arabes apprirent à connaître les chiffres 
(Woepcke, Mémoire sur la propagation des chiffres indiens dans le 
Journal asiatique. XVI, 1863, p. 446). Au temps du calife Almamun 
(813— 833) Abu Djafar Mohamed Ben Musa Alkharismi (c’est-à-dire 
originaire de Kharism, près de Khiva) écrivit un traité sur l’arithmétique, 
qui nous a été conservé dans une traduction latine. On a découvert 
aussi un abrégé de cet écrit, dont l’auteur Johannes Hispalensis 
(appelé aussi Joannes de Luna) était un savant juif vivant en Espagne 
et qui sur l’ordre de l’archevêque Raymond de Tolède entreprit entre 
1130 et 1150 une traduction d’ouvrages arabes. (Le traité aussi bien 
que l’abrégé ont été édités par le prince Baldassare Boncompagni, 
Trattati d’Aritmetica. /. Algoritmi, De numéro Indorum. U. Johannis 
Hispalensis, Liber Algorismi De practica Aritmetice, Rome 1857.) 

La connaissance des chiffres passa d’Espagne en France, en Angle¬ 
terre et en Allemagne. Nous savons que Gerbert d’Aurillac (plus tard 
Pape sous le nom de Sylvestre II.) a connu les novem numerorum notae 
vel caractères (A. Nagl, Gerbert und die Rechenkunst des zehnten Jahr- 
hunderts, dans les Sitzungsberichte der Akademie zu Wien, 116, p.861). 
Le manuscrit allemand le plus ancien, qui soit connu, et qui contienne 
des chiffres, remonte à l’année 1143 (il se trouve maintenant à Vienne, 
dans la Hofbibliothek N" 275; voir Th.Sickel, Monumenta etc., VIII, 16; 
A. Nagl, Cher eine Algorismus-Schrift des XII. Jahrhunderts und über 
die Verbreitung der indisch-arabischen Rechenkunst und Zahlzeichen 
im christlichen Abendlande. dans Zeitschrift far Mathematik und Physik, 
partie historico-littéraire, 34, p. 129. 161; M. Curtze, Über eine Algo - 
rismus-Schrift des 12. Jahrhunderts, dans les Abhandlungen zur üe- 
schichte der Mathematik. V1U, supplément au vol. 42 de la Zeitschrift 
für Mathematik und Physik, Leipzig 1898; Arndt-Tangl, Schrifttafeln, 
4* éd., pl. 26a). Il y a aussi plusieurs manuscrits d’Allemagne de la fin 
du XII* siècle, qui contiennent les chiffres : l’un, aujourd’hui à Heidel¬ 
berg, provient du monastère de Salem sur le lac de Constance (édité 
par M.Cantor dans la Zeitschrift für Mathematik und Physik, 10, p.2); 
le second, Cod. 14733 à Munich, était primitivement à S. Emmeram 
à Regensburg ( Monumenta Germaniae historica, Scriptores XVII, 578 
et pl. III; Arndt, Schrifttafeln, 2* éd., pl. 23 b). Ainsi l’on voit que les 
chiffres étaient déjà connus dans la seconde moitié du XII* siècle en 
plusieurs endroits de l’Allemagne. Longtemps encore pourtant ils ne 
furent connus que des savants. Voir aussi A. Huemer, Zur Einführung 
des indisch-arabischen Zahlensystems in Frankreich und Dcutschland 
(dans la Zeitschrift für die ôsterr. Gymnasien. 55, 1904, p. 1093); 
L. Jordan, Materialien zur Geschidite der arabischen Zahlzeichen in 
Frankreich (dans Archiv für Kulturgeschichte, 3, 1905, p. 155). 

Leonardo de Pise (appelé aussi Fibonacci = filius Bonacii) s’est 
acquis un mérite spécial en ce qui concerne la propagation des chiffres. 
Il apprit à les connaître à Bugea dans le nord de l’Afrique (aujourd’hui 
Bougie, dans la province de Constantine) où son père remplissait l’office 
de scribe dans un établissement Pisan; au cours de voyages en Egypte, 
en Syrie, en Grèce, en Sicile et en Provence, il s’enquit partout dans 
ces différents pays, des méthodes en usage pour compter. En 1202, 
il publia son fameux ouvrage Liber Abaci. Il y signalait, en particulier, 
l’utilité pratique de la méthode de calcul avec les chiffres arabes pour 
l’addition, la soustraction, la multiplication et la division, et c’est juste¬ 
ment dans cette arithmétique appliquée que gît l’importance spéciale 
de son ouvrage (M. Cantor, Geschichte der Mathematik, vol. 2, p. 3; 
A. Nagl, 1. c., p. 142. Le travail de Leonardo a été imprimé par Baldas¬ 
sare Boncompagni, Scritti di Leonardo Pisano matematico del secolo 


Digitized by 









Original from 

UN i vcns i TY or cALiroftN ia 








































,K 


*1 



- 






•* 



%• i 


XL 


decimoterzo, Rome 1857—62). En Allemagne Adam Riese (né en 1492 
à Staffelstein près Bamberg) mérita bien de la science en travaillant 
à introduire les nouvelles manières de compter avec les chiffres arabes. 
De là l’expression usitée en Allemagne : «D’après Adam Riese». Le 
système indo-arabe est surtout important en ce qu’il ne comporte que 
dix signes (neuf unités et zéro) et que les autres nombres ne sont que 
des compositions de ces dix signes; dans ces compositions, chaque 
signe a une valeur double : une valeur absolue et une valeur relative, 
d’après la place qu’il occupe dans le groupe : le dernier chiffre à droite 
marque les unités, chaque place en allant vers la gauche multiplie 
par dix la valeur du chiffre. 

Il ressort d’un Statuto delt’ arte di cambio à Florence qu’en Italie 
déjà au XIII- siècle, l’on fait usage des chiffres; dans ce statuto il est 
défendu aux commerçants de s’en servir dans leurs livres. La raison 
de cette défense, répétée souvent depuis, est d’ordre juridique : l’usage 
des chiffres romains était devenu un droit coutumier et l’introduction 
des chiffres arabes portait atteinte à l'authenticité des livres de com¬ 
merce devant les tribunaux. En Allemagne aussi le conseil de la ville 
de Francfort défendit en 1494 à ses employés de se servir des chiffres 
arabes dans les livres de compte du conseil (Nagl, Le.). Au XVI e siècle 
pourtant peu à peu ils furent généralement adoptés. Dans les livres, 
qui ne servaient pas au commerce, nous les trouvons, à l’état isolé au 
Xlll* siècle, plus fréquemment au XIV*; au XV* siècle, ils sont générale¬ 
ment connus. (Voir des exemples des années 1286, 1346, 1404, 1496 
sur les planches 98, 105a, 110b, 118a.) 

Souvent chiffres romains et chiffres arabes étaient employés côte 
à côte, quelquefois même on rencontre les deux dans le même nombre; 
c’est ainsi que nous avons lu sur un vitrail à Fribourg en Suisse : 
M-VC-XXX4; à côté il y a 1534. Sur les fonts-baptismaux de la 
cathédrale de Strasbourg il y a •MCCCCLI1I» et à côté -1453-. 

Chiffres isolés. D’après Leonardo de Pise, le zéro, chez les 
Arabes s’appelait zephirus; dans le Codex de Vienne, du XII* siècle, 
on l’appelle ciffra. C’est de là que vient notre terme chiffre, employé 
aujourd’hui pour tous les chiffres indo-arabes et aussi pour les signes 


romains de nombres. — Dans les Codices de Vienne et de Munich 
du XII* siècle mentionnés plus haut 3 a la forme d'un trait vertical, 
auquel adhère à droite une petite barre placée au milieu. En France, 
en Angleterre et en Allemagne 4 au commencement a une autre forme 
qu’en Italie (voir pl. 98 II, 17; comp. pl. 118 a, 9, où 4 est fait scion 
la manière italienne). La forme italienne supplanta les autres formes 
à la fin du XV* siècle (Nagl, 1. c. p. 135). 

Enfin, disons encore quelques mots des signes mathématiques 
d'un commun usage dans l’art du calcul. D’après ce que I on sait les 
signes pour plus et minus (-{- et — ) se trouvent pour la première fois 
dans Widmann d’Eger; pourtant il ne les présente pas comme une 
nouveauté, il dit seulement : tuas — ist das ist minus und das -f- 
das ist mer (Joh. Widman, Behemie und hfibsche Redinung auf allen 
Kauffmannschafft, Leipzig 1489, cité par Cantor, Le. p. 211). Le 
signe pour la racine carrée tient sa forme actuelle de Michael Stifel 
dans l’édition du Coss de Rudolff de 1553 (Cantor, Le. p. 409); c’est 
sans doute l’r allongé de la cursive gothique et qui représente l’initiale 
du mot radix. — Le signe d’égalité (=) a été pour la première 
fois introduit par Robert Recorde; en effet il n’y a rien de plus égal 
que deux traits parallèles ( The Wheistone of witte, 1556, cité par Cantor, 
L c. p. 440). — Le signe de la multiplication (X) se rencontre 
pour la première fois chez William Oughtred dans son traité Clavis 
mathematica, 1631. Oughtred introduisit aussi pour les proportions 
un signe composé de quatre points (;:). Entre les deux quantités mises 
en proportion il place un point, a b :: c d signifie donc chez lui 
qu’a est à b comme c est à d (Cantor, L c. p. 658). Plus tard au lieu 
du simple point on eut un double point et au lieu de quatre points 
on eut le signe d’égalité (a : b = c : d). — L’angle couché qui signifie 
qu'une grandeur est plus petite ou plus grande qu’une autre «1 et », 
se retrouve dans un ouvrage intitulé Artis analyticae praxis, composé 
par Thomas Harriot (f 1621) et édité pour la première fois par Walter 
Warner 1631 (Cantor, Le. p. 721). Voir Cantor, Gesdiidite der Mathe- 
matik. 2* édition, 1894 — 1901; Tropfke, Geschichte der Elementar - 
Mathematik. depuis 1902. 



Digitized by 


Original from 







































Digitized by 























Digitized by 


Original from 












































































































































































* 



























































































Original from 

SITY 01 














































PLANCHES 

I 




• • 







Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSI TY Q F CAL 

























Digitized by 

UNIVER5ITYQF CALIFORNIA 









































































1 


Saec. VI. vel V. ante Chr. — La plus ancienne inscription romaine. 

Rome, Forum Romanum. 

I a plus ancienne inscription romaine connue. Elle se trouve sur une stèle en tuf, qui à la suite des fouilles faites en 1899 au Forum Romain, 

^ fut découverte dans le voisinage de l'Arc de Triomphe de Septime-Sévère, au milieu des ruines d’anciennes constructions. Cette stèle semble 

avoir été primitivement à peu près de hauteur d’homme et de forme pyramidale, actuellement il n'en reste plus que la base, haute de 60 cm 
environ. Quelques savants pensent que cette inscription remonte à l’époque des Rois, l’opinion générale pourtant est qu’elle date des premiers 
temps de la République. Le rex, dont il est fait mention (5* ligne) est vraisemblablement le rex sacrorum et non un roi dynastique, le mot 
kalator qui se trouve plus bas désigne en effet un serviteur du Pontifex tnaximus (lignes 8 et 9). De la comparaison avec les plus anciennes 
inscriptions étrusques, il ressort qu’on peut faire remonter notre inscription au VF ou au V« siècle avant J.-Ch., mais elle permet aussi de la 
faire remonter plus haut jusqu’au temps des Rois. (Voir E. Lattes, Di akune concordante paleografiche fra t‘ iscrizione arcaica del Foro Romano. 
la grande iscrizione di S. Maria di Capua e le etrusche piii antiche, dans la Revue Atene e Roma, 1900, p. 194.) 

L’inscription a trait à la sainteté du lieu : l'imprécation est prononcée contre quiconque oserait profaner le sanctuaire. Selon une con¬ 
jecture de Comparetti on pourrait ainsi reconstituer le texte de la première phrase : Quoi honce loqom sciens violasid. sacros esed. Puis vient 
une ordonnance où il est parlé d'un rex, de kalator , de iumenta et d 'iter : probablement c’était là un lieu de passage, et l’accès en était soumis 
à certaines restrictions. — Comparetti croit qu’il s’agit de la garde et de l’inviolabilité des rostres et que c’était par là qu’on y accédait; d’autres 
pensent qu’il s’agit du prétendu tombeau de Romulus ou de quelque autre sanctuaire. 

Nous devons les reproductions et la transcription du texte à l’obligeance de M. le Professeur Domenico Comparetti, qui nous a permis 

de les emprunter à son mémoire : Iscrizione arcaica del Foro Romano. Les reproductions sont faites sur des photographies que Gamurrini, 
le premier, fit paraître d’après des moulages dans les Notizie degli scavi (1899) et que Comparetti, après un examen plus approfondi, a com¬ 
plétées et corrigées. Les petites reproductions donnent la stèle in situ, vue de divers côtés, telle qu’elle a été retrouvée; la grande reproduction 
présente les lignes groupées sur un plan horizontal. Sur cette inscription dont on a tant parlé, voir Gamurrini et Ceci, dans Notizie degli 
scavi (1899), p. 151; de plus Holsen, dans Berliner Philologische Wochenschrift. 1.19 (1899), pp. 1001 et 1531; Keller, ibid. t. 20 (1900), pp. 698, 
1116, 1244, et dans Jahreshefte des Osterreichischen archüologischen Institutes in Wien. t. 4 (1901), Supplément p. 47. 


L'inscription s'étend sur les quatre faces de la stèle debout; pour pouvoir 
la lire on devait en faire le tour. Une ligne (16) se trouve écrite sur l'aréte 
émoussée, entre le 4* et le 5* côté. Manifestement les lignes ont du être gravées 
sur la pierre horizontalement, avant que la stèle n'ait été dressée. Elles se trouvent 
maintenant dans une position verticale, courant de bas en haut et de haut en bas 
La i* ligne, ainsi qu'on l'admet communément, commence sur le côté qui n'a que 
trois lignes. Le premier mot est qnai. La 1* ligne va de droite à gauche (de bas en haut 
pour celui qui regarde la stèle); la a* ligne va de gauche à droite, la y de nouveau 
va de droite 4 gauche et les lignes se suivent ainsi presque toutes 4 la façon des 
boeufs qui tirent la charrue (écriture bnustrophédone). Ce n'est pas 14 pourtant 
une règle toujours observée : ainsi, les lignes 6 et 12 qui devraient aller de gauche 
4 droite, vont au contraire de droite à gauche. De plus, il faut remarquer que 
les lignes 8, 9, 16 ont leurs lettres retournées, la tète en bas : façon décrire 
que l'on retrouve aussi dans les inscriptions étrusques, dans lesquelles les lettres 
de la ligne qui va en sens contraire sont retournées. Quelques lettres n'ont pas 
toujours la forme qu'elles devraient avoir, d'après la direction de la ligne : voir 
8 et A en divers endroits (a. 3. 6. 7), de plus P (4) et E (6). 


L'écriture est grecque, mais la langue, latine. C'est l'écriture des colonies 
gréco-chalcidiqucs du sud de I Italie, adoptée par les Romains Toutes les lettres 
de l’alphabet latin primitif s‘y trouvent, à l'exception du II C, la forme arrondie 
du Gamma, sert pour le U (s). Voir aussi les formes de l ll (1. 9.131, de I M (6.9.10), 
du I* (11), du (j (1. 7), de 1K (a. 3), de I X (a. 10). V a deux formes : Y et Y (1. 7. 
10. 13. 14 15)- 

La ponctuation se fait par 3 ou 2 points qui séparent entre eux les mots 
ou les lettres (2. 5. 7. 8. 9. 10. n. ta. 14. lj). En quelques endroits, il est difficile 
de dire s'il s'agit d'un point ou d'une détérioration de la pierre. — Au-dessus de 
la 10» ligne sc trouve un trait marquant peut-être que là commence une ordonnance 
nouvelle (répondant aux « Paragraphes » des Inscriptions grecques et des Papyrus). 

Parfois on a fait des corrections : ainsi 4 la 11* ligne 1 a été ajouté 4 I*, 
à la 16», OIY a été corrigé en OVI; à la 13* de Y on a fait q, cependant on re¬ 
connaît aisément les traces de T Y.. 

(Dans la transcription, les lettres dont la lecture n'est pas tout 4 fait certaine, 
ou qui sont mutilées, sont mises entre parenthèses; les lettres qui ont été restituées 
d'après le sens sont placées entre crochets.) 


OOIAOél 0(8) 


(vqoaiov? 

AKPOiiEV 


, . . . AirijAS 
iOj)iiaoaq 
. EYAVA 

*(»■>? 


T*ï 


•* * *# • 4 *.* • 

.4 . Wf k y*r*Vu^q. 
. ( 8 )vgfAV 3 *d 


IbiKJiYiovtod 


quoi bo(D)[c* ........... 1 

Bjâkroa e» 

*d tord. « 


f)â* 


r«gei Cio). 1 

mave. 

quos nh. « 


m kalato 

mn fcuubi. * 


. . (I)ODIO; V4-AVE H 
VATOO!AOAX ? AT 


.. . («iiq; aT:i(-)*s 
. . . . (Mn 9 Y O I 0 A 
, . YTavt: oojai 
•tOiDüoretToo 


n 


n 


timd iouxmefi 

ta kapta(d] dota v. u 


ai. tt«r tpeilr . 

(mi quoi ha- « 

vslod Miqo(oé ......... 

o(d) dion «stod 1 * 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




































































? 


• i 


2 




l 


area 300 ante Chr. - 200 post Chr. — Inscriptions sur des médailles romaines. 

Milan, Casa E. Gnccchi. 


Digitized by 



Original from 










2 


cire» 300 ante Chr. 200 post Chr. — Inscriptions sur des médailles romaines. 

Milan, Ca*a E. Gnecchi. 


I es monnaies de notre planche appartiennent à la célébré collection de MM. Ercole et Francesco Gnecchi de Milan, qui avec la meilleure grâce, 
L* en ont mis les moulages à notre disposition. Les plus anciennes datent du IV e ou du Ill« siècle avant J.-Ch., c’est-à-dire du temps où les 
Romains commencèrent pour la première fois à faire graver des inscriptions sur les monnaies; les plus récentes appartiennent à l'époque de 
Septime-Sévère (193—211 après J.-Ch.). On peut donc voir sur notre planche la forme des lettres des monnaies pendant une période d’environ 
500 ans. On se sert toujours de la capitale. Voir sur les plus anciennes monnaies la forme développée de l’M et la petite forme de l’O; le P 
est ouvert; voir de plus les nombreux monogrammes ou ligatures (litterae ligatae, nexus), par exemple les N« 2.5.8. Les monnaies romaines 
ont de nombreuses abréviations. La forme la plus courante d’abréviation consiste à ne donner que la première ou plusieurs des premières lettres 
du mot, souvent suivies d’un point (lltterae singulares ou singulariae ; sigles). Parfois il n’y a que la terminaison des noms qui soit omise, 
par exemple, aux N°» 2. 8. 


». Argent. Pièce frappée en Campanie entre 34a et an avant J.-Ch. — Roma. 


Valcria. 

8l 

avant 

Axia. 

69 


»* 

Junia. 

*9 


99 

Aburia. 

1*9 


99 

Kumonia. 

43 


99 

Pomponla. 

64 


99 

Cassia. 

42 


a» 

Domina. 

42 - 

■36 

H 

Aemilia. 

43 


H 

Julia. 

43 


H 

Atia. 

40 


N 

Junia. 

44 — 

■42 

H 


Denier de la famille Fonteia. 112 avant J.-Ch. — CaiuS Fonteius. Roma. 

Pièce frappée en Campanie entre 342 et 211 avant J.-Ch. Droit et rever*. — Roma. 

avant J.-Ch. — Caius Valerius Flaccus imperator ex senatus consulto. Hastati, Principes. 

— Roma. 

— Decimus Silanus Luci filius. Roma. 

— Marcus Aburius. Roma. 

— Caius Numonius Vaala. 

Quintus Pomponius Musa. 

— Caius Cassius imperator. 

— Ahenobarbus. 

— Marcus Lepidus triumvir reipublicae constituendae. 

— Caius Caesar triumvir reipublicae constituendae (Auguste). 

— Quintus Labienus Parthicus imperator. 

— Brutus imperator. 

17 . „ Auguste 6 après J.-Ch. — Caesar Augustus divi filius pater patriae. 

18. Argent. Famille Pompeia. 43—35 avant J.-Ch. — MagnuS Pius imperator iterum (frappée par Sextus Pompée. Tète de Pompcius Magnus). 
19 Or. Jules César. 43 avant J.-Ch. (frappée par Auguste). — Caius Caesar dictator perpetuo pontifex maximus. 

20 . „ Auguste. 20 avant J.-Ch. — Caesar AugUStUS. 

2ii'a». Or. Néron. 51 après J.-Ch. — Droit: Neroni Claudio Druso Germanico consuli designato. 

Revers: Equester ordo principi iuventutis. 

23 / 25 . Brome. Caliguia (37—aO- — Droit: Caius Caesar Augustus Germanicus pontifex maximus tribunicia potestate. 

Revers: Senatus populusque romanus patri patriae ob cives servatos. 

24. Or. Vrtellius (69). — Aulus Vitellius Germanicus imperator Augustus tribunicia potestate. 

26 . „ Néron ( 54 — 68 ). — Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus tribunicia potestate imperator. 

27. Argent. Vespasicn ( 69 — 79 ). — Vespasianus Augustus Caesar. 

28 Brome. Trajan (98—117). Imperator Caesar Nerva Traianus Augustus Germanicus pontifex maximus. 

29. Or. Trajan (père de l’empereur Trajan). — Divo Traiano patri AugUSti. 

30 Bronze. Plotina (épouse de Trajan). — Plotina Augusta imperatoris Traiani. 

31. Or. Hadrien (117—138). — Impcratori Caesari Traiano Hadriano optimo Augusto Germanico Dacico Parthico. 

32 Brome. Hadrien — Hadrianus Augustus consul 111 pater patriae. 

33. Or. Aciius (mort 137). — Aelius Caesar. 

34. Bronze. Antoninus Piu« ( 138 — 161 ). — Antoninus Augustus Pius pater patriae tribunicia potestate consul UH. .... 

35. Or. Antoninus Piu* — Antoninus Augustus Pius pater patriae tribunicia potestate consul III. .... *• ;* 

36. Bronze. Marc Aurèle. 145 ou 146. — Aurelius Caesar Augusti Pii filius consul IL ••••* 

37- Or. Commode. 175. — Commodo Caesari Augusti filio Germanico. .Va : 

38 . Bronze. Commode ( 180 — 192 ). — Marcus Commodus Antoninus Pius Félix Augustus Britannicus. •!*’ liy. 

39,41- Argent. Sept. Sévère. Frappée en Asie-Mmeure — Droit: Imperator Caesar Lucius Septimius SeverUS PiuS’TÎugQStUS. 

Revers: Imperator Caesar Lucius Septimius Severus Pius Au^âstus 
40 Or. Septimc Sévère ( 193 — 211 ). — Lucius Septimius Severus Pertinax Augustus imperator VIII. \*> 

42. Brome. Julia Domna (épouse de Septimc Sévère). — lulia Augusta. •*•** **** 


Digitized by 



ORNIA 


Original from 














r*-k fÊfAn^f'/’MkHrfCTkdMlkTA'’ Jl kKA.OATIf"/’’ 
OyhLUKDit' J fikKi t i f kc; û c r Ma^nitvia. 

./? C.MMmk fCLMÏfS'Q^ff 1 KAM L 7 fAA cïT A ' AkOf AA^ i f / 

fft/A Ot £ * fkNJUA, î-ÛCl C'-'KA î Afvk COlÂf M|1 - J 

J^ÎTAVi/sAf NJrANJrCJÇX, vio COkCffTArkAM'N^ / 

NjkJD t^AnCli-LvC CX- -\rO flf/c|AAA£'Cc|&:' XyA4 





• s 



31 ante Chr. 79 post Chr. — Carmen de bello Actlaco. Ecriture capitale. 

Naples, Masco Naziutialc 


CO 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




























































31 anlc Chr. 79 post Chr. — Carmen de bello Actlaco. Ecriture capitale. 

Naples. \fnsco Nationale. 





• ••• 


F ragment de papyrus provenant d'Herculanum avec un poème sur la bataille d'Actium. Le nom du poète n’est pas connu. Le combat ayant eu lieu l’an 31 avant J.-CIt.. et 
la destruction d'Herculanum l'an 79 apres J.-Ch., il s’en suit que ce papyrus a été écrit dans l'intervalle. Ces fragments ont été retrouvés avec environ 2000 autres rouleaux 
de papyrus, grecs pour la plupart, vers le milieu du XVIII* siècle, au cours de fouilles pratiquées dans une villa, près d’Herculanum. Au cours du XV1IH et du XIX* siècles, de 
nombreux Fac-similés de ces papyrus ont été publiés dans les Volumina Hercutanensia. En 1802 , un Anglais, John Hayter, avec la permission du gouvernement napolitain et 
sous les auspices et aux Irais du prince de Galles (plus tard, Georges IV), entreprit de dérouler et de déchiffrer un certain nombre de ces papyrus; après un travail de plusieurs 
années, il fit graver sur cuivre d’après ses dessins le poème De bello Actbco et d’autres papyrus. En 1810 , le prince de Galles fit don de cette collection à l’Université d’Oxford. 
En 1885 , Walter Scott en fit parallre un catalogue sous le titre Fragmenta Hercutanensia. A descriptive Catalogue of the Oxford copies of the Herculanean Rolls together wilh 
the texts of sei'eral pùpfrt accompanied by facslmtles. Edited. s vit h introduction and notes by Walter Scott. Oxford, Clarendon Press. C’est de cet ouvrage que nous avons 
extrait, avec ta bienveillante permission des représentants de la Clarendon Press, nos deux Fac-similés. Sur le texte du poème, voir Bachrcns, /■’oc/nc latini minores 1 , 212 . 

Capitale. Le» lettre* wwit semblable» k relie» de» inscriptions. elle» sont pourtant plus légère» une forme, annonçant déjà Iécriture onciale ; en effet, le bas du premier jambage oit fortement arqué 

et plu* courante» : Ici on »e servait de la plume et du papyru», tandis que U on faisait usage du (i. *. j). La forme de I X es* régulière (i). 

ciseau sur te marbre A l'exception de I P, I et q le» lettres ont généralement la même hauteur, il Souvent Ion trouve sur le» voyelle» longue» de petits trait* afict, ; par contre I long a une 

»'en trouve pourtant de temp* en tcm|>s qui dépassent un peu la ligne soit en haut, soit en Iras. forme allongée ou doublée (j. 4 - 6). 

■ ■ « *- «_a! _ .1 __ t •#ud hAr Inu tlltc < 4 «*« XltlfM ror liras 


Lettres isolées. La traverse «le IA. Ica barre* horiaontales de l’E et tk l‘P sont dordinaire 
obliques (a 7). Les Urres boriiontalc* de Vf sont petites et la Hastc descend souvent au dessous de 
U ligne 15. 7 15. 16 La queue du I# est très petite (4 6 *J. l-a seconde hastc de IM est plu* petite 
que ta première (n. ta). H, M et V sont très développés {1 a. 3). La panne du I* est petite et ouverte {t\ 
La queue du t{ est longue et descend au-dessous de la ligne (i- a). î.a panse supérieure de l K est 
petite (1. a) H est plutôt tiré en long qu'eu large (3. 4). La Uure du T est petite (1. 2 ta souvent 


Quelques «ne* comme II I L. P, T ont. soit A la tête soit au pied, un léger coup de plume (a. 3 «0 


Séparation des mot* et des phrases. Îjcs mots sont séparé* k* uns des autres par des 
points, à mt-hautcur, Tomme signe de ponctuation *»« emploie A la tin de beaucoup de vers «n trait 
oblique, et une fois (2) deux traita. — Au commencement de la 17* ligne, il y a un signe de paragraphe» 
pour indiquer une nouvelle division (il rè|>ond aux paragraphes des manuscrits grcc*\. 


Les lettres qui. per suite du mauvais état du papyrus, ont di*paru en tout ou en partie et que 
l’on a pu restituer sont, dans la transcription, placée* entre crochets.) 


. • . ctumql uc] . » . m quo fnojvU [t]urba co{ijrct 
Praebcrctquc suae st»ectac«la tr|»|tia nsortia. 
Ottali* ad instant is acics cum [tjcla parant tir, 
Signa, tubae, dassesque mmul terrcstr.bus arm» 


$ Est faciès ea visa loci, c[u|m sacra mirent 
Irixt ruinent a nrcis v[ar]lo congesia paratu: 
Uml[i|que sic illuc «auqw» dcfnrme co[aV{t]ura 
Omac vagabatur lcti gt nus. omne limuris. 


. . . . acet. [fJcrTo, tu . . la . . le ren . , , . 


10 Aut pendentfe su^s rcrvicihus aspide molkm 
Latiitur in somnum trahiturque Ul*dine nvortis 
Pcrc[u*lit Jad flatu brévia hune aine mor*tbu» anglais, 
Volncrc seu tfejnui pars tnbta parvt venent 
Ocius iitteiK'in'a’l, laquei* para cogt[t>ar artis 


InjtcT saeptam animant pressé* eflundere vml*; 
l[n|niers»quc f]r)cto clauscrunt guttura fautes. 
[Iljas inter *trages solii descendit et inter 


Digitized 



UNIVERSITY ■ CALIFORNIA 




Original 

UNIVERSITY TCALIFORNIA 







J. ■ . -> ' 

i v 1 f v 

■-Tv v '" . rAr^fffï 





t fn ro r j 




; ' " T' Cj- É' ■' • S-om# 

k t * k!ZL‘» . t - \ *• ' *1 V r : % x -* - .• V 

:X : V • 


A. D. 41 54 . — Papyrus Clatidius. Cursive romaine. 

Berlin. K|»i. Musccn, Auyi*tt*chc UrVamiciv H, $$07 


: s . • • •». •• • : • 
vRUWKi'i!^ 


t 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






























A. D. 41 54. — Papyrus Claudius. Cursive romaine. 

Berlin, Kfcl. Mu»een, Àgyiiinche Urkunden, P. 8507. 


C 'est un fragment de papyrus, de provenance égyptienne. Le fragment tout entier mesure 28,5 X 65 cm. Le recto du papyrus porte une écriture latine, en trois colonnes, le 
verso une écriture grecque, que l’on croit du 1 " siècle apres J.-Ch. Notre Fac-similé reproduit la seconde colonne de l’écriture latine, la mieux conservée, avec la fin de la 
première et le commencement de la troisième colonne. Le papyrus a été édité par Ûradenwitz et Krebs dans Agyptisdie Urkunden aus den Kônigiidien Museen zu Berlin. Griedtisehe 
Urkunden. Il, Berlin 1898, p. 254 . 255 . 256 , N" 611 (voir aussi Beriditigungen und Naàttrdge, p. 357 ). Ont traité de ce papyrus: Blass, Literar. Centralbtatt. 1897 , N" 21 , et Mitteis, 
Zur Berliner Papyruspublication II. dans Hermes. 32 , 1897 , p. 639 . - U s'agit de fragments de deux Orationes princlpis in senatu habitue. Les éditeurs les croient du temps 
de Claude ( 41 — 54 ), car. d'une part, il est fait mention des cinq décuries de juges de Caligula, d'autre part on ne tient encore aucun compte du senatus-consulte de Turpillius, 
de l’an 61 , contre les artifices malveillants des dénonciateurs. Le style aussi, d’après eux, serait du temps de Claude. Voici le contenu d’après Mitteis: «On s’élève contre cet 
abus, que les procès criminels sont suspendus par le fait de l'entrée en vacances des tribunaux, ce qui, à n’en pas douter, prolonge la douloureuse angoisse des inculpés et, 
comme il ressort des motifs, n’est qu’un pur artifice de dénonciateurs méchants. C’est pourquoi les causes criminelles pendantes seront aussi désormais, prolatis rebus. traitées 
jusqu’à conclusion. Du reste, semble-t-il, au commencement de la 3 * colonne se trouvait encore une autre proposition. » Nous devons le Fac-similé à l'amabilité de M. le Professeur 
L. Traube de Munich. 


Ancienne curaive romaine. Le* lettres sont donc écriture légère et courante, et géné¬ 
ralement un peu inclinées à droite, leur forint répond à l'écriture capitale; mai* en beaucoup pour¬ 
tant les trait* accessoire sont laissés de côté, on ne conserve que les c**cntici* ; souvent aussi les 
lettres qui dans l'écriture capitale sont angulaire* sont kl arrondies La distinction entre lettre* longues 
et lettres courte* apparaît dé)A fort nette : ainsi, certaines lettre* »ont ton jouta courte», comme ni. n. 
•. a, d autre* sont tantôt longue», tantôt courte», comme f, I, a, d'autres enfin dépassent régulièrement 
U ligne, en Haut comme b 4 b, et d'autres en bas comme f. %. r Un a donc Ici le point de départ 
de récriture minuscule. S* l'on compare cette écriture avec celle «les tablettes de cire, on voit que le 
tracé sur le papyrus est plus franc, le* trait* ont plus de mouvement et \H sont plu* arrondis : le* 
lettre* se traçaient sur le* tablette» de cire avec 1c /AV*#, tandis qu'ki on s'est servi du ioJmwtu. 

Lettres isolées Le jambage droit de la commence par un trait légèrement incliné, presque 
liotuontal, puis * infléchit fortement ver* ta part* inférieure; la traverse manque (cawrsum. i; Aar, t\ 
b n'a que la boucle inférieure, et encore du côté gauche, de sorte que l’on «*t induit à lire 4 cependant 
4 a ici une tout autre forme (ugtmefru*, a; tvMs rtJrtur, J; Ai/ôm», *aX t ert tantôt long, tantôt bref et 
fait d’un seul ou «le «leux trait* t; /r»\W*n/, a; iuJidbms, 4K Le trait gauche dan* le d est 

arrondi; celui de droite déborde celui de gauche qu'il coupe quelquefois a; viJtiur, A**m*mus, %). 

Généralement e c»t long et fortement arrondi, les barres font défaut en haut et en ba*; la languette 
ae rattache souvent aux lettre» suivantes (t. al. f descend au-dc»*ou» de la ligne (y. iiX La queue du g 
est faite d'un petit trait, ondulé et honwwital {mgtut&us, a; 7}. La seconde haute de I b ni que 

ta moitié de sa hauteur; elle est faite d’un seul coup avec la traverse ( 4 a/, a; 6). I a la forme 

longue, demi-longue et brève, d'ordinaire, il c*t long au commencement et à la fin de» mot*, bref au 


milieu (/riteri t; ri, a; fui, imimU+s, 135 cf iis, 4; r/*C 15; ÿu*. ai). Voèr 1 (««<>, a; //*.'.«*»/, 4). Voir m qui 
souvent à la fin des mot» a le dernier jambage allongé | ca,vrr*m, 1; rtfnuut. la; wr»*, I9l< Voir ■ (1. a). 
• est ordinairement très petit (1. 2. \\ Le |* ni j*s de boucle en haut, mai* seulement un petit trait; 
en bas la haste infléchit ver* ta droite (fttiusi /1). % a la queue très longue et oblique fi*a#. H; 
tanfmam, *•* haste de fr descend bien au-dessous de la ligne, t épaule de t r consiste généralement 
en une barre placée à côté ou au-de**u* de la hastc, ou la coupant; quelquefois» au corn mener ment 
des ligne» l'épaule de I r est grande et ondulée; on ne retrouve plu* U queue de lécriture capitale 
(/v<i*.rè i; iutrm rtrum, 5; ttmtJU, 9ï rwv, 14X l-*» tantôt long, demi-long ou court ; il cal plutôt tiré 
en long qu’en large ; souvent il semble fait d’un seul coup de plume généralement pourtant il ert fait 
de deux traits «le plume il. j. 3. 4. 10 17) l*a haste du I est dan* sa partie inférieure ou drotte ou 
courbée ver» la droite (1.1 jX ■ f* 11 d’une boucle ronde, ouverte ver» le haut; il c*t le plu* souvent 

très petit et souvent aussi c*t lié aux lettre» suivantes (1. 3. 4. 21). Voir 1 l/.tlX 

Souvent il y a de* accents (1. 3. 4X 

Abréviations. Voir les si g 1 cm pour o*m rtn/^i (3, et colonne 111 , to). 

Liaison de* lettrea, La plupart du temps les lettre* aont séparées les une* de* autre», 
quelques unes pourtant, l e en particulier, *ont liée* avec les suivantes : voir tu, *«, ei (1), «t mt> rt, mu{ aX 

Séparation de* mot» l.cs mots sont sépare* par de petit» espaces blancs et par des point*. 

Voir les corrections aux lignes t 13. 19. 

A la a* ligne de la H* colonne et 1 la 10" ligne de la III* colonne, il y a un mot. qui avance 
en marge 

(Dans la transeri|4ion on a reproduit aussi le* accent» et le» |>oint* qui sc trouvent dan» l’original.) 


. . in . iungi 
, , ncquis 
. . reetprratoc 
. . pu tu . ho» 

, . iddicarc 
. i» . Laetociae 


. as . sed „ hôc 
„ . inlic a» 

. . ciô . cum 
. . m . iôdicem 
. , et . nec 
. . » . inter 
. . stet 
..d». profi 
. . cite 
. . giunt 
. oicm . est 
. , antur 
. . ac 

. . ore . ne 


•> im i** tu barr* « f»« • écrit ^ n *1 !*•••* ett+gitukèu*»* /i 


m 


tenuisse . caussam . pctitôri . expédiât 

hae . ne . procédant 1 ) , artc* . male agentlbus . si 
vubi* . vUlctuf . p atrts , deccrmtmus . ut . etiaro 

pruldtis . rebu» Ü» . lôdicibus . nécessita» . ImUcandi 
5 impemitur . qui . intré . rerum (.] agendàrum . dk» 
incubât a iud(k]cia . non . pcrcgcrinl . nec 
de futurs* . ignoro . fraudes . monstrusc agent ibus 
multas . adversu* . qua* . cxeogitAvimus*) . sp[e)ru 
remédia . intérim , hanc . pracclii»i**e 
10 nimium . volgatam . omnibus . mal-as . Iite» 
haltentilHis . salis . est . nam . qtmlcm . acett- 
satôrum rrgnum . ferre . nullô . mixlô possum 
qni . cum 1 ) . apud , conosum . consilium . ininuro» . sues 
reos . fecerant . relincunt . eô» . in - albô . pendente» 

13 et . ipsi . tanquam . nlhil . egerint . ficregrinafUur 
cum . reiiujm . magi* . natura . quam lege» , |tam| 
accustatôrfe)m 4 ) . quam . rcum . ( ]ulatum . constr|ic|- 
tumque h(a]f*cat . adiuvam[. .] . quidem hoc 

.*) pro(pô»)itum . accu*a[to|rum et reonam 

jo dd[i)riae . q[uia . mtnu]* . invidio[*jum . sit . ©ocum 
talc . factum . qui . un . sq[a h rcm . sumnre 
barbam[qn]e . et . capillum . |*u]mmittere 


suâ . raus . . 
fastidiu . • 
data . ins . • 

;« )* at • • 

hanc . . 
faciam . . 
di(e]bus . 
d . . . . n , ♦ 


caussa . . 

haec . 
simplkitcr 
displicent 
tcnqdum . 
voltis • » 
dum . qu 
mem • . 
min . . 
huiua . . • 
consule • 
relati . . • 
vrnten « « 
adse . • 


p aires C*0 u>st/H . t! • • « 


• « 
• ♦ 

••••* 9 u\ 
%••• 

^ •• • 

*••• « 

Mit 

». ••■ ■ 
*• ♦ * 


UÀ km apr)rr«4ip au <k»iM 4» U I»»** *1 Fmii *» Six Idlw» mi»»* W kurlfi 


• i» 
• • • ■ 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







I* U 11 ^' 
Jimw# 

u 

fi f t*r 

ftl/H 



(f*g s) 



A. D. 57. — Tablettes de cire de Pompél. 

Naples. Musco Nazlonalc. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 











































































A. D. 57. — Tablettes de cire de Pompél. 

Naples, Musco Nazionale. 


T ablettes de cire de Pompéi avec des quittances ( perscriptiones ). Trois tablettes de bois étaient réunies en forme de livre. Les couvertures, 
c’est-à-dire le premier côté de la première tablette et le second côté de la troisième n’étaient pas enduits de cire et ne portaient non plus 
d’écriture. Il n’y a donc que les côtés 2, 3, 4 et 5 qui soient écrits. Les côtés 2 et 3 contiennent un protocole dressé devant témoins sur une 
déclaration verbale de Tullia Lampyris, où celle-ci reconnaît avoir reçu de L. Caecilius Jucundus la somme de 8562 sesterces, représentant le 
montant d’une vente publique, déduction faite de la provision. Le 4 e côté porte les noms et les sceaux des témoins de cette déclaration. La 
reconnaissance se trouve répétée sur le 5" côté, mais dans une autre forme et écrite d’une autre main : Sex. Pompeius Axiochus déclare au nom 
de Tullia Lampyris qu'elle a bien reçu cette somme, etc. (Sur d’autres tablettes de ce genre, le destinataire a de sa propre main écrit cette 
seconde quittance, d’où le nom de chirographes.) On fermait la quittance principale, écrite sur le deuxième et troisième côté, en pliant la première 
tablette sur la seconde et, en les nouant ensemble par des fils. Grâce à la quittance extérieure de la troisième tablette, on pouvait toujours 
prendre connaissance du contenu de la quittance principale, sans avoir à l’ouvrir. Une rainure pratiquée dans l’épaisseur du bois, au milieu 
du 4* côté, qui portait les noms des témoins, laissait passer les fils tenant fermées la première et seconde tablette; c’est sur ces fils qu’étaient 
apposés les sceaux en cire des témoins. On peut encore y voir la trace des fils. Exceptionnellement les noms des témoins se trouvent ici gravés 
sur la cire; dans la plupart des perscriptiones, le quatrième côté ne portait pas de cire, et les noms se trouvaient écrits sur le bois, à l’encre. 
Les noms sont au génitif — sigillum est à compléter — à gauche sont écrits le praenomen et le nomen , à droite le cognomen. 

La date correspond au 23 Décembre 57 de notre ère. — Notre < Triptychon » fait partie des libelli qui furent découverts au cours des 
fouilles faites à Pompéi, en 1875, dans un coffre de bois chez L. Caecilius Jucundus, banquier, qui remplissait l’office publique de commissaire- 
priseur. — Nous devons à la bienveillance de M. C. Zangemeister d’avoir pu emprunter le dessin (et la transcription du texte) au supplément 
du 1V° volume du Corpus inscriptionum latinarum, pag. 334 et 335, N” XL. 


Ancienne cursive romaine. La plupart des lettres sont empruntées 
à l'écriture capitale, pourtant, elles sont gravées dans la cire d'une manière agile 
et courante. Comparer cette écriture avec la cursive sur papyrus, de la même 
époque, planche 4. A remarquer la différence de main, du côté 5 et des autres 
côtés. A remarquer aussi la différence entre les lettres longues et brèves; quelques 
unes ont une forme où l'on surprend les commencements de l'écriture minuscule 
(par exemple b, 4 . s). 

Lettres isolées. L a n'a pas de traverse et le jambage de droite dépasse 
de beaucoup celui de gauche (s. 4). b ressemble fort à 4 . sa haste pourtant dans 
le haut s'incline vers la gauche, tandis que celle du 4 est droite {3. 4). c est très 
grand (a. 3). La forme de I * surtout est remarquable, elle se réduit à deux hastes (a), 
f n'a qu'un trait court et oblique en haut (31). La seconde haste de l'h est abrégée 
dans l’écriture de la première quittance (7.15). i a souvent une forme allongée (a. 3). 
L'ai des côtés 2 et 3 est fait d'un long trait suivi de trois plus petits (3.6), dans 
la seconde quittance du côté 5, il a la forme capitale (23. 24), n a toujours la 
forme capitale (2). L » est fait de deux traits concaves (4. 7). La tête du p est 
faite d'un trait oblique (2. 5). La haste de l'r descend beaucoup au-dessous de 
la ligne, le trait de l'épaule n'est plus brisé comme dans les capitales, mais simple¬ 
ment recourbé (5. 6). L's la plupart du temps consiste dans une ligne légèrement 


ondulée (2. 6!; sur le côté 5. l's se rapproche quelquefois de l’s allongé de l'époque 
suivante et se trouve fait de deux traits (27. 30). u se rapproche souvent de la 
forme adoptée plus tard dans l'écriture onciale (2. 7). 

Le chiffre II aux lignes 12 et 22 se distingue par un trait horizontale. 
Dans la date, aux lignes 11 et 24, il n’y a pourtant aucun trait sur I X A remarquer 
i la première ligne le signe pour sestertiu» : il est fait du chiffre II et de la lettre S 
(= remit), coupés d un trait horizontal; le sesterce était primitivement = 2* s as, 
c'était la quatrième partie du denier, qui valait au commencement 10 as. — Sur 
les chiffres représentant 5000 et 1000 voir dans l'Introduction le chapitre « Des 
chiffres romains ». — Nous croyons qu'il faut lire : Se/terti.?mm nummontm (ou te 1 ter- 
ftim nMMmûm) mu milita etc.; mais les Romains se servaient aussi d’une autre ex¬ 
pression : ttturtia »fU milita ; dans l’une et l'autre forme eertertiu* était considéré 
comme adjectif. Nous croyons aussi que ULXII doit se lire : quingentor rexaginta 
éuat (mmma j vel settertior). Dans Columella, De rt rnrtiea, III. 33 on lit en effet, pour 
3480 sesterces : Sertertia tria millia et qnadringenti oetoginta ttttmmi (voir E. Babclon, 
Traité Jet monnaie* grecqtui et romaine», t. I, Paris 1901, Col. 755 -'* 

Séparation de» mots. Les lettres sont placées côte k côte, chacune isolée. 
Les mots sont séparés souvent par de petit» espaces blancs, quelquefois aussi 
par des points (3. 24). 


(f*g •) 

Sestertiornm rxummorum 100aîXSCPLXII 

L. Vedi 

fag. 4J 

Ccrati 

quae pecunia in stipu- 

ij A. Caccili 

Phtlologfi] 

latum L md Caccili lucundi 

Cn. Helvi 

Apollon Ji] 

venit ob auctionem 

M. Stabi 9 ) 

CryserotjisJ 

Tulliae Lampundis,*) 

D. Voici 

Thalli 

merccde minus 

Sex. (PJom. 

Axsioc. 

persoiuta, habere 

20 P. Sexti 

Primi 


• C Vib» 

Al ami 


(fag. 3) 

se dixsit Tullia 
Lampyris ab L»,» Caeciti[o] 
to lucundo. 

ActstM Pomprér X k a'.enJai lanuar.-j» 
Nerone Caesare II 
Lnoii Caesio Marti [ale] co nantit tu. 


0 *».r* sJ 

Nerone Caesare II Act«w Pompcis 9 ) 
Liuio Caesio Martiale co n*ti,'ttn* 

X Valenda* Ianuarias Se xitu Pompeius 
C$ Axiochus scripsi rogatu 

Tulliae Lampyridis, eam 
acccpisse ab Lacio Caecilio lucundo 
sestia*) nummum 9 ) ucto [milia] 
quingenti sexages dupun- 
30 dius*} ob auctionem cius 

ex interrogatione facta 
tabellarum signatarum. 


»> Plu* loin. K|MI 9 ot > 6 , lo nom «écrit Lamgyrtt. « On pourrait lirt au«i Stoki. »i Artum Tamfnt n été ajouté Ifftl coup. •) Po«r tetUrttorum. •) C’oot peut ttro 1* Turmo contractée »•«“' 
(t- Mfmmorum/ *| four fuimgentot termgmta ttupvnAium. t)upundiu» ett ici pour ifcwt MUritioi (*n*r lo aommo S la première lis»* 


Original from 



UNIVFRSI 








6 


(s**, i> <**■ •> 




, A. D. 93. — Diplôme militaire romain. 

Sofia. Musée National. 




Digitized by Original from 







































A. D. 93. — Diplôme militaire romain. 

Sofia, Musée National. 

P iplôme militaire, consistant en deux plaques de bronze. Il a été trouvé près du village de Negovanovci, dans le district de Widin. Les plaques 
mesurent 17 cm de hauteur sur 14,6 cm de largeur; la première pèse 341 grammes, la seconde 459. Notre Fac-similé est un peu réduit 
Les diplômes militaires étaient composés de deux plaques de bronze réunies et reliées au moyen de fils de métal; elles formaient ainsi 
un Diptychon avec deux faces intérieures et deux faces extérieures. Sur les faces intérieures (2 et 3) se trouvait le document principal. Sur l’une 
des faces extérieures (4) étaient gravés les noms des témoins, et à la rencontre des extrémités des fils de métal, traversant les deux trous du 
milieu des plaques, étaient imprimés les sceaux en cire des témoins. On ne pouvait donc, sans rompre les sceaux ou les fils, ouvrir le Diptychon. 
Néanmoins, on pouvait toujours prendre connaissance du contenu du document, car le texte s’en trouvait répété sur l’une des faces extérieures (1), 
à découvert. Le texte extérieur de notre diplôme correspond mot pour mot au document intérieur, sauf qu'il y a, à la fin, une indication de lieu 
plus précise. Plutôt que le document intérieur, le document extérieur était destiné à la lecture, c’est pour cela que d’ordinaire il était gravé avec 
le plus grand soin, tandis que les faces intérieures l’étaient négligemment. 

Notre diplôme contient une copie, déclarée conforme par sept témoins, d’un décret de l’empereur Domiticn, du 16 Septembre 93, dont 
l'original était exposé à Rome au temple d’Auguste, aux termes duquel les vétérans de trois ailes et de neuf cohortes — et parmi eux L. Cassius 
de Larisa, de la première cohorte de Cispadie — obtenaient leur congé honorable ( honesta missio) avec le droit de civitas et conubium. — 
L’année du décret se trouve déterminée par les titres de Domitien. Le mois d’Octobre (ligne 21) porte le nom de Dornitianus, nom que l’empereur 
Domitien lui-même avait donné à ce mois (voir Suétone, Domit. 13, et la chronique d’Eusèbe-Jérôme : Duo menses aliter appellati. Sepiember 
Gerntanicus et October Dornitianus). 

Avec l'aimable autorisation de MM. E. Bormann et O. Benndorf nous avons emprunté les Fac-similés et la transcription du texte aux 
Jahreshefte des Ostenreichischen archdologisdten Institut es in Wien I (1898), où M. E. Bormann parle en détail de ce diplôme et d’autres trouvés 
récemment. Les reproductions sont prises de photographies que M. Dobrusky, Directeur du Musée National à Sofia, a fait faire. Voir sur les 
diplômes militaires en général Mommsen, Corpus inscriptionum latinarum. III, 842; Hübncr, Exenipla scripturae epigraphicae latinae, p. 285; 
L. Régnier, Recueil de diplômes militaires. 1876; R. Cagnat, Cours d epigraphie latine, 1890, p. 264; Reusens, Éléments de paléographie. 1899, p.372. 


Dans l'écriture du document extérieur, on remarquera I M développé, le I* 
ouvert, la longue queue de q. la grandeur du T. dont la barre dépasse souvent 
les autres lettres (16. 17. 20). 

Dans le document intérieur l'écriture de la seconde face est très lisible, 
mais elle n'est pas aussi régulière et les luirrcs y sont souvent négligées; il est 
difficile de distinguer l'un de l'autre I, E, F. L, T. O est souvent plus petit que 
les autres lettres (a. a). I.e premier jambage de !T est tout à fait oblique, le second 
jambage est k peu près droit ( 2 . 3). 


La y face est écrite d une façon tout à fait hâtive. Nous suppléons les mots 
illisibles en nous servant du document extérieur (sans les mettre entre crochets:. 

Les noms des témoins sur U 4* face sont gravés en traits grands et distincts; 
cependant souvent c'est à peine si l'on peut reconnaître les barres 

Les mots sont abrégés selon l'ancienne méthode romaine : il n'y a que les 
premières lettres qui soient écrites {litêtrmt singularts). 

Les chiffres sont surmontés de traits sauf pour les dates du calendrier 

(I, 3 . ai; IL 3- 22 ). 


r P*t O 

lmp trater Caesar divi Vespasiani tiliut Dornitianus 
Augustus Gcrmanicus, pontifex maximus, 
tribuniCM potestatr XIII, imp trator XXU. consul XVI, 
censor perpctuus, p ater p utriut, 

5 equitibus et peditibus, qui militant in alis tri* 
bus et cohortibus novem, quae appcllantur 
Il Pannoniorum, et Claudia nova, et praeto- 
ria. et I Cilicum, et I Cisipadensium, et I Crctum, 
et I Flavia llispanorum milliaria, et I Anlio- 
10 chcnsium. et II Gallorum Macedonica, et 1111 

Raetorum, et V Gallorum, et V Hispanorum, et 
sunt in Moesia supcriorc sub Cnaro Aemilio Cica- 
tricula Pompeio Longino, qui quina et vice* 
na stipendia aut plura meruerunt, item di- 
15 misais honesta missione emeritis stipendiis, 
quorum nomina subscripta sunt, ipsis liberis 
posterisque eorum civitatem dédit et conubi¬ 
um cum uxoribus, quas tune habuissent, cum 
est civitas iis data, aut, si qui caelilies essent, cum 
so iia, quas postca duxivscnt, dumtaxat singuli 
singulas. A ntt d itm XVI Valentin Domit/j/io^ 
lit* Pomponio Basso L ud* S1I10 Deciano comsufüu*. 
Cohortô I Cisipadensium, cui praest 
l. tut ut Cilnius [LwW] UUut Pom ftma Secundus, 

83 pediti 

Lwa.> Casaio Casai tilt* I.arisen* 1 ) 

Description et recognitum ex tabula aenea, 
quae fixa est Romae in muro post templum 
divi Augwsrt ad Mincrvam. 

4) 

O uinti Orfi Cupiti Cn an Egnati Vitalis 

Cul Jul[i| Saturnini Lm<« Pulli Hcraclacs 

Quintl Aemili Soterichi P ukli Cauli Vitaiis 

Lmti Pulli Sperati 


*) 

Imp <ral*r Caesar divi Vespasiani UUut Dornitianus 
Aucustus*) Gcrmanicus, pontifex maximus. 
tribunic/it potestat/ XIII, imperaier XXII, co»sm< XVI, 
censor perpctuus, p *ttr pstruv, 

5 equitibus et peditibue.*) qui militant in alis tri* 
bus et cohortibus novem, quae appcllantur II 
Pannoniorum, et Claudia nova, et practoria, 
et t Cilicum, ci*) I Cisipadensium, et I Cretum, et I 
Flavia Hispanorum milliaria. et I Antio- 
10 chcnsium, et 11 Gallorum Macedonica, et 
IIII Raetorum, et V Gallorum, et V Hispa¬ 
norum, et sunt in Moesia superiore 
sub Ctw » Aemilio Cicatricula Pompeio Lon- 
cino, 4 * * ) qui quina et vicena*) stipendia 


15 aut plura meruerunt, item dimissis 
honesta missione emeritis stipcmiiis, 
quorum nomina subscripta sunt, ipsis li- 
beris posterisque eorum civitatem dé¬ 
dit et conubium 7 ) cum uxoribus. quas tune 
20 habuissent, cum est civitas us data, aut, si qui 
caclibes essent, cum iis. quas postea duxissent, 
dumtaxat singuli singulas A Htt XVI k&Unda / r>omitj,/jrt*r 

T it* Pomponio Basso LnW/Silio Dcci&no co*s uJüuj. 

Cohorti/ 1 Cisipadcn<rtfm* «yipraext 
55 Lin?*/ Cilnius (L*/*] 1 i J 7 b/ Secundus, 

pe*u 

L*,#* Cassio Cassi tiV^*feanseo^ J ) 

I>escriptum et rectqjmftun fcx* tabula ac- 
nca, quae fixa est Romae, .***. 

• • •• 

... 


•» Ou L*ri**n*i, 
du corriger. 


•) Pot* AufMktut ») Pot* peditihuk. •) Pour et. Pour Lonç imo ♦) Aprè« ncrua, il «ouiblo qu’il y «il eu p fini Uivr ment dm u A^ieu du S, 0 | s u*« nuirt lenre que lon m tenté 


UNIV 






Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 




lo 


«5 


il 



'RVJ J IC ITRR) 1OJO/M GA L l>A NK )RV MTTP1K PS 

MAC r Ai IVS1ÀN VA RIV SV 11 '] V SS IXTJANV S\1V 1VR JVSSICVN 

ÀNNJV^Àr.AIHOttyiVJ .•<A^V5‘llAIR 1 DIC1 V5IV]\CH1 S IVllVKOKiWiiV.t JIA.I.UWKVlXSIMV.' 

ANiQNlV.fi ROl’l11MV5 TKBVUMlllLTWQR MCIPlVftlMm IVCM1 IVttUSlVJ .JlKVlUVSAJHflMQ 

akJXHVa’» hYkakiwj» ç inv/i\/ii!\/rrriliil\(\/r ivkhucomin c 11 rim i\/c*x\ariTixav/C MVIUWMÎKJàNMK 


V’-’ïv 

__•« -r- 


t*‘-M 


4# t/V/oXl\V J ilk I A' v i\4% IV 1 WVl 

■ivimiyj ivttoipvftAUvi rnuiuv: ■■PHH 

'.;/>*VIU0 R j’HLUlV.HAÎi-Vl K VMlNVttflï!. 

LWioiji/'Xf uÂNiwMkxiMVî vinv.nvncm»*i 

.K AP^NVWWÎVIK VmiAiVnti’.IA 

BUÎAV^A*^r»i s myti pw.au- v u, ■ ,^ 




. 



, , 


Saec. II. Ineunte. — Inscription votive sur marbre. 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 
























Sacc. II. Ineunte. — Inscription votive sur marbre. 











C ctle inscription fut decouverte en 1885 à I* suite de travaux de voieric dans le voisinage du Monte Testaccio, à Rome. Le marbre était brisé en plusieurs endroits, pourtant on 
réussit à en retrouver tous les morceaux que l’on réunit. Une société, répondant au nom de Cottegiüm salutare , avait dédié ce monument au N amen de la maison impériale. 
Les noms de tous les membres de cette société s’y trouvent gravés par ordre alphabétique. Le marbre mesure 60 cm de hauteur, sur 100 de largeur. Il ne s'y trouve aucun nom 
d’etnpereur, non plus que de date consulaire, mais il est permis de conclure d’après le caractère de l'écriture et d’autres critériums que l’inscription remonte au temps d’Adrien 
( 117 — 138 ). Parmi les personnes faisant partie de ce collège et qui manifestement appartenaient à la domesticité impériale, il ne sc trouve que deux Ulpius et un Aelius (ligne 4 ; 
col. 1 , 14 ; col. 5 , 15 ); plus communs sont les noms d’Anlonius, de Claudius et de Julius, qui rappellent les plus vieilles familles impériales; de l'autre côté, il manque encore le 
nom d'Aurelius, qui appartient à une période postérieure; il faut aussi remarquer que l’expression de Caesar noster , dont on sc sert ici ( 3 ), sous Antonin le Pieux n’est plus 
usitée ou du moins très rarement Voir sur cette inscription W. Henzen dans le Bullettino deir Istituto di Corrispondenza ardieologica , 1885 , p. 137 , et dans le BuJIrttmo deüa 
Commission? ardieologica communale di Roma , 1885 , p. SI. Avec l'aimable permission de M. le Professeur Giuseppe Gatti, nous empruntons notre Fac-similé au dernier Bulletin 


mentionné ci-dessus, tavola VI. 


1.’ inscription offre un exemple de* h titra tafiuln çuéJrata et eu mime temps des cmfiuta rmiUmt. 
O» pourra comparer avec elle la ftriftur* fuajrmia et rwx/i.a tics planche* i i et 19, écrite *ur parchemin 
Dans l'écriture dite rustique les lettres sont plu* hautes que larges; les barres de I E. F, L. T sont 
très petites et ces lettres sont très faciles à confeindre avec I. Certaines lettre* sont quelquefois 
allongées et passent par-dessus les autres: C, I T V. 

Lettres Isolées de U rmrtkm: k a une traverse comme dan* la fmUralt. mais «le temps 

en temps, elle est omise, ou n est plus reconnaissable l.S/wl*/, col y *; \fmm*4tr, col. 5. 9); le jambage 
«le droite défiaaac souvent celui de gauche (col. i ). l.a panse supérieure du R est plu* |<tite que 
l'in'érieure (col. a). Une fois C se prolonge au-dessus de la ligne cnl 3- l- es barres de 

l'K sont si jietlte* que souvent on ne le distingue de I I que |*r la languette {col. jï. l.a barre *ii|>ér>rure 
de I F se trouve d ordinaire plus à gau< Itc qu'l droite (col 3). l a partie inférieure du U se relève et 
se termine par un trait fort t agismut, col. 1, 7. ij). I quelquefois dépasse la ligne supérieure 


(/<*/« ai, CoL i, 16). Le pied de IX CM la plupart du temps très petit (col 4). Le trait oblique de 1 X 
dépasse d'ordinaire la hnstc de gauche Col. 1, il. ta). Il est fortement nval l'Utar, col 3, 14 13' 

F a U panse pctilc et ouverte 'Col 4). La barre du T est plus longue du côté gauche que du côté 
droit; souvent elle est toute du côté gauche; souvent aux», clic a une inclinaison légère; T déjasse 
très souvent les autres lettres (col 4 et 5V ¥ dépasse aussi quelquefois les autres lettres (iMmjmu, col. 2 .1 il. 

Voir l'abréviation pour nartti : elle est indiquée par un liait placé au-dessus de l‘ 3 f ;ligne 3); 
du rcslc il n'y a pa* de signe* spéciaux pour les abréviations. 

FH 1, TtJafJkar, col. 2, v et TH | frrtntà**, cul. 4, 7) forment ligature 

Les mots sont séparés par des points. 

Il est à remarquer que les lettres finales de» nom». |*ar raison d'harmonie, se trouvent placées 
à la fin des colonnes. 


Annius Agathobulus 
Antonius Troptumus 
Annius Hymniis 
10 Antonius Trypho 

Ântonius Menirder 
Antonius K|aphr|o]ditus 
Actalius Cr encens 
Aelius Asclepiadc* 

15 Ait ius Logismus 
Mentis Felicls 


Nummi domus Aug «/4 sacrum 

Acstulaplo et saluti Aug»jft‘ collegium salutar/ 

loco adsignato ab ptorsrr«A*rr Clfifà iW/ri Asoto 

fccerunt Félix ver** Aspergu» Kegianu». Vindcx 

Ter ma. vllkl prextiorum Galbanorum et pleps, 

hum»*** Actalius lanuariu*, Ulpius ScxtUnua, Quturius undus. 


IJccius Eutyche* 
Decidius Stachus 
Euse 1 »es Fellck* 


Klassus Italie! 
RahulBuf Tclc*phor 
Cluturius Fothinus 
Cluturius Theotimus 
Cia tu lin* Fiugi 
Claudius Lamyrtss 
CWkIius Fut y chu* 
Claudia Xoc 
Cornélius Euschemita 
Clamtius FJainus 
Claudia Auxcut* 


Euiebcs CaestW/ veriw 
Flavius Alcimus 
Félix Anm 

lucundus Cac**W/ versa 
lulius Victor 
lulius Wti'»r lunr.*r 
lanuarius Cac**rô ver «a 
lunius Ncmertes 


lulius Corinthu* 
Lucretius Rlastus 
Licinlas Maritimus 
Manlius Verus 
Martialis Ve ri 
Onesimus Sextiani 
Philetus tarit %trrm 
Philctus Cu««fè versa 
Pianiu* Xlaximus 
Romanus CacMn// vc rua 
Se eu ml us Cae*#r/r vcr*« 


Sempronius Docimus 
Servit ius Athetno 
Severiu» Mcnander 
Tcrcntius F pa prixht ur 
Terentms [Kjleuther 
Titius Hutychu* 
Turrama Marna 
Vakrius Agilis 
Ulpius Eutychca 
Vettla F.utychia 

% .* 

• *! * 

• ••• * 

MO 

• • • • • 

• • • 

••• 

MM 

. ’•••• 

•* *• M*« 

•*. 

MM • 

• • •♦ 






J 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


















8 


(f*X- ») 


4> 
















10 


«5 


vwxCoj * t 

V*T K- J _ 

f r^"^'(’"‘'' , " k "' H ”^:r 

» Ax. «fo V • 5 ‘'.'N' viv * yvV'"^ 

^a M »CvN^*^ v ‘ l6 > VV ' tt<X 

f > T «M V^\ * 9 ^) W« 

i^vw^vvC^V>^ 
T vy* I ^ ^ °S^ MiVV^ \Nb vvNJ 

~r\ju f-g») V T 


f/v s J 


x eV^TîV ■ \}<^p\ 

OlwWvCv^h^s^n^ Jv#/f.Mv>vvSf 

{•xsafvw/rw* t «*?*> °> Çf wjx ^ vve «<#■•— 

\sj\>l% 4rytv.vc i^sv uiW\ÿ^''W 





C*~J 


*5 


30 


VMi^jlxn^W —- 

(K ltS i|Uu\^vvflT .«-IV .**•♦•' 

Vi^.\\\|^ vVvV i r *• tj»-u^*N/// 
(i.xKx^»vv tf «î^vV *. • >\oAv* \ 

Ur \ A\n\J^ \ 

j^v n\si^vv^ 4,N - 

vNS/i///- ^ N î*'* v '*^ï >N ' > " 
///,;/fyvx\> AX^wJ n 

/////w^v^^V ^| XT ] 
v.v?Kvk\ Wcvwk)» A>» y,\j^ 
^^|7 V| VVxf i j Vv^NvC.* 

Vk C>\lV\\^uW 


• ■ 

\f I'l I KcVhvuvi 

X^'U^y CUVjSj 

1 


| '■*• v s j u * s K^uNy' 
MH’lhw bj 

N N / 
{fibnyrh)rr*lj 

y 

‘l 

h* Ui ^n^xj 

à\\vJVV>l 2 )-l 

• 

• 




35 


40 


Oyu *#0*'j/ \\1N\M>.}'MXV.'//- MM min».». >* ^‘V""' v "' > ^'- V ^j 

P, Wb vv\^ - 7 r^l HsW„vJA\mv* 

-r.lt . vCVt;^»^ 4 ^ T ^ ,,V ^ ^ ' Cc^-Av^vnV^ V.V 

'—n kj\\ i-c tlH <!»>.MeJltC»».V« îi^"- 


v-^'AUV'^j <j/ ^ cVc* ' 


UOttVkNvVvNr^C^^vjj-^/^//vo^ ^ 

/ f (// w V\T MO«>vvy X\\\^v^ / 

)x^VJJ\N^VVva^7 

• ••_•••• 

• • • ,• • »• 

• • • •• • • « 


• • • 


A. D. 142. — Tablettes de cire de Transylvanie. 

Blaserulorf, collection privée. 


Digitized by 

U.NIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CAL l fORNIA 



























































8 


A. D. 142. — Tablettes de cire de Transylvanie. 


BlasemtoiT, collection privée. 


T ablettes de dre, trouvées en 1855 dans une ancienne mine d’or près de Vôrôspatak, en Transylvanie. Comme dans les tablettes de Pompéi, 
il n’y a là aussi que les faces intérieures des tablettes qui soient enduites de cire et écrites. Les faces 2 et 3 contiennent le document principal, 
d’après lequel Dasius Breucus achetait de Bellicus Alexandri pour la somme de 600 deniers un esclave du nom d'Apalaustus; Vibius Longus 
se portait caution; le vendeur déclarait avoir reçu le prix. Sur la face 4, on voit, au milieu, la place pour les sceaux et pour les fils qui tenaient 
ensemble les deux premières tablettes; à droite, se trouvent les noms des témoins, à gauche commence le document extérieur. La face 5 porte 

la conclusion du document extérieur : le contrat est répété mot pour mot; ici beaucoup de mots sont écrits tout au long, qui, dans le document 

principal, sont abrégés; l’écriture ressemble beaucoup à celle du document principal, pourtant la forme différente de certaines lettres, par exemple 
du g, de l’s, de l’x, comme aussi la façon différente d’écrire les noms propres (1. 21.13.39. 18. 44), prouve que cette écriture est d’un autre copiste. 
La date correspond au 16 mai 142 de notre ère. Avec la bienveillante permission de M. le Professeur Th. Mommsen, nous avons emprunté les 
Fac-similés (et la transcription du texte) aux dessins du Corpus inscript ionum lot inarum III, pag. 940—943, N" VII. 

(24. 30. 42) m est Tait de trois traits (6). p est tantôt court, tantôt long; souvent 
il passe au-dessus île ta ligne ; la haste en bas. est recourbée vers la droite ; p a 

la forme que I on rencontre plus tard si souvent dan* récriture cursive (i. 7. 8. 35). 

f| a la forme minuscule (1. 5. 7. 35). s est plus allongé dans le document secondaire 

que dans le principal (1. 2. 21. 23). Voir la forme de l’x dans le document prin¬ 
cipal (4. 8. 11) et dans l'autre document (26. 34). 

On se sert des abréviations particulièrement pour les formules. Des 
points accompagnent souvent ces abréviations. Pour le mot n *e trouve 

surmonté d'un trait (3. 24). Voir le signe pour « denier» ligne 4, 17, 26, 42 : il est 
composé du signe pour dix (= X asi, traversé d un trait jwur le distinguer du 
chiffre. Aussi, le chiffre 500 est barré (4. 17. 26; sauf la ligne 42, où d a la forme 
de capitale). 

Séparation de mots et de phrase*. Les mots sont parfois séparés 
par un petit espace blanc et de temps en temps aussi par de* points {13. 30. 36). 
I.es phrase* dans le document principal sont nettement séparées {7. 14); dans le 
document secondaire, 1 espace blanc est très petit (32. 40) et une fois manque 
complètement IJ7). A plusieurs reprises, aux nouveaux paragraphes, la première 
lettre empiète sur la marge (5. 28. 42) et une fois, dans les deux documents, un 
grand espace blanc a été ménagé (16 42). 


Ancienne cursive romaine. L’écriture ressemble & la cursive de* ta¬ 
blettes de cire de Pompéi (voir pl. 5), pourtant l'élément cursif apparaît beaucoup 
plus développé. F.n particulier, on remarquera les nombreuses ligatures, qui 
ordinairement sont faites de telle façon, que le trait final d'une lettre sert en même 
temps de trait initial à l’autre : voir par exemple er et um dans le mot / utrum (2) 
et dans les mots tum tuent (la). Dans le document extérieur ti est quelquefois 
écrit comme on le rencontre souvent dans les écritures postérieure* : I tient à la 
barre du t et se prolonge en la* (30. 36). Voir aussi d et ri (39. 44. 2b. 32. 40). 
Cette liaison des lettres rend la lecture très difficile. Une autre difficulté se trouve 
dans la ressemblance de beaucoup de lettres : a et r, b et d, e et p, e et a, o et u 
souvent se distinguent à peine. L'écriture est plus serrée que dans les tablettes 
de Pompéi, et elle est un peu inclinée ver* la gauche; ici aussi se fait remarquer 
la distinction entre les lettres longues et les lettre* courtes; quelques lettres ont 
déjà la forme minuscule. 

Lettres isolées. Ce qui a été dit à propos de la planche 5 vaut aussi 
pour la plupart des lettres de nos tablettes. Une seule fois b a la panse inférieure 
à droite (4), mais régulièrement elle se trouve à gauche * 1. 3). d a une forme qui 
se rapproche tantôt de l'onciale, tantôt de la minuscule (3. 5. 11.14 25). La queue 
du ic dans le document principal est placée haut et se trouve séparée de la panse 
(3- b. 15), dans le document secondaire elle est liée h la panse et s’allonge en bas 


CMi- *) 

Dasius Breucus émit mancipioquc acccpit 

pucrum Apalaustum, sive is quo alio nomine 

est, n«/**rc Grecum, apocatum pro uncis duabus, 

denariù DC de Hellico Alexandri, fidt r*g«u> 31. Vibio I.ongo. 

5 Eum pucrum sanum traditum esse 1 ) furtis noxaque 
solutum, erronem fugitium caducura non esse 
prestari: et si quis eum puerum qnu de a gitur, 
partenve quant quis ex eo evicerit, que m \mtu 
emptorem su/ra striftum eunve ad quem ca rcs pertinebit 
to uti frui habere possidcrcqw rccte liccat; 
tune, quantum id ent quod ita ex eo cvic- 
tum fucrit, 


(Mi- 4) 

Dassiu* Breucus [omit man-] 
cipioque acccpit [pu c[rum] 
Apalaustum, sive is quo ali[o] 
nomine est, natûme Grecum. *!po-] 

25 citation*) pro unci* duabus. 

d! wuriù DC de Bcllko Alexandri, 
fidt M. Vibio Longo 

Eu’m pucr]um sanum traditum 
[essc| furtis noxaque so- 
30 [lutu]m, erronem fugiti- 
vum kaducum non esse 
prestari: et si quis eum pu¬ 
erum, qwa de a gitmr. partemve 
quant quis ex eo evicerit. 


Appi Procli vettraui 

le g/, wj XIII g etuinat 
Antoni Celeris 
Iule Viatoris 
Ulpi Scveri- 
ni 

L. Firmi Primiti- 

vi 

M. Vibi Longi 

fidciussor/e 
Bcllici Alcxfajn- 
dri vend.t„. r »j 


(fg- JJ 

lu u tum [treuniam dtiplam*) p r*dam ttdt «Itrri fidt rogavit Dasius Breucus, 35 

Bellicus Alexandri. Id’cm] fidc sua esse dari fidt p rvmint 

15 iussit Vibius Longus. 

Proquc eo puero qui tufra s, Tîftui est, pretium 
eius dtnurint DC accepisse et habcrc sc dixit 

Bellicus Alexandri ab Dasio Breuco. 40 

AcUq» jK&nab/'/*) Iegr«w 7 XIII gem/Toie XVII ka Irndat Iunias 
**.a‘o Rutrnd t 4 :<*tuâdrato cousuJOu*. 

.♦ ••• .*.•••• • * * *• 


(Mi- s) 

quo minus emptorem sufra s tri/tum cumve ad quem ca res 
jiertinebit uti frui habere possideretque rec* 
te liccat: une,*) quantum id erit, quod ita ex eo e- 
victum fuerit. tantam pccuniam duplam 

probant recte fidt Tegm'it Daxsius Breuci, dur» fidt p rtmirit Bel* 
licus Alexandri. Idem fide sua esse iussit M. 

Vibius Longus. 

Proque eo puero, qui s u/ra s .ri/tut [est, prjetium eiu* dtnurt.» DC acc(e-[ 
pisse et habere se dix[i]t Bellicus AIexand[ri] 
ab Dassio Breuci. 


« »,* . « .... • •• 

" nw *•< écrit r»fde,»u« *| éufUm nt écrit ptr 4 tuut •> Sa» A'm«liw *u »oir TV Cerf Ht iHUtiftinumm lutitutenm lit, p. >8». <) Peut-être feai-il lire e/«rê«fliw. •) Peur htm 


Digitized by 



Original from 

0F f.Al IFORNIê- 













9 


io 


'5 


20 


30 



A. D. 166. — Document sur papyrus. Cursive romaine. 

Londres, British Muséum Papyrus CCXXIX, 


Digitized by 


Original from 



























A. D. 166. — Document sur papyrus. Cursive romaine. 

Londres, British Muséum. Papyrus CCXX 1 X. 



r 


C ontrat de vente sur papyrus. Grandeur : 36,5X27 cm. Avec l’aimable permission de M. Ed. Maunde Thompson, nous empruntons le Fac- 
similé et la transcription du texte aux Facsimiles of Manuscripts and Inscriptions de la Palaeographical Society II, 190. Voir, en particulier, 
sur ce papyrus A. Schulten, Fin rOmisdier Kaufvertrag auf Papyrus aus dent Jahre 166 n. Chr., dans la Revue Hernies, 32, 1897, p. 273 289. 
Le contrat est rédigé d’abord sous une forme objective : C. Fabullius Macer, optio de la trirème Tigris de la flotte de Misène, a acheté d’un 
miles de la même trirème, Q. Julius Priscus, au prix de 200 deniers, avec l’impôt de vente, un esclave de l’âge de 7 ans, du nom d’Abbas ou 

Eutyches (avec la clause de garantie contre les risques de Yedictum aedilicium et de l’éviction, avec stipulation de la simpla pecunia — resti¬ 

tution du prix de vente - pour le cas d’éviction); C. Julius Antiochus, manipularius de la trirème Virtus, s’est porté caution; le vendeur déclare 
avoir reçu le prix d’achat et avoir livré l’esclave en bon état. Après la date vient une répétition du contrat et de la quittance, cette fois d’une 
rédaction personelle et manifestement écrite de la propre main du vendeur. Il dit : J’ai vendu mon esclave etc. et reçu l’argent. Puis viennent la 
signature du répondant ou mieux de son représentant Titianus, car le répondant ne sait pas écrire, et les signatures de trois témoins, toutes 
de leur propre main sous une forme personelle, avec le mot signavi. A la ligne 29, il y a des caractères grecs, mais on ne peut en reconnaître te 

contenu. Les lignes 30 et 31 portent une date et quelques mots en grec. 

La Date romaine (17), de Seleucia Pieriae en Syrie, où la flotte était à l’ancre, correspond au 24 Mai 166 de notre ère. La Date 
grecque (30) dorme l’année 274, d’après une ère de la ville de Séleucie, qui commençait l’an 108 avant le Christ (voir Eckhel, doctrina numorum 
veterum, III, 327); le mois syro-macédonien Artemisius répond au mois de mai romain (voir Ideler, Handbudt der Chronologie, I, 434); les 
chiffres par lettres de la date (^) sont reconnaissables au trait qui les surmonte; ils sont dans un ordre renversé. Les mots qui suivent la 
date échappent à une sûre interprétation; il s’agit vraisemblablement de la quittance délivrée par celui qui affermait les impôts; on en trouve, 

en effet, de semblables sur d’autres documents de la partie grecque de l’Empire (Schulten, 1. c. 287). 

« La marge supérieure du papyrus est de 2 cm environ repliée du côté écrit; sur la surface repliée sept sceaux sont mis sur les fils 
qui ferment le pli. Sur les sceaux sont reconnaissables deux fois une Victoire, une figure drapée, un rameau (?), un lion et un bouquetin ; le 
septième signe ne peut être déchiffré. La façon d’apposer les sceaux n’est pas ce qu’il y a de moins intéressant dans le document. Alors que 
sur les tablettes de cire de Potnpéi et de Transylvanie les noms des témoins sont placés à côté des sceaux (voir planches 5 et 8), ici, au 
contraire, les sceaux et les noms des témoins sont sans relation. . .. Cette façon de sceller, c’est-à-dire l’usage d’apposer les sceaux sur la marge 

repliée du document, est grecque.... Jusqu’ici la marge repliée et scellée n’a pas encore été déployée, mais sans doute, on y trouverait comme 

dans les documents grecs, une répétition de l’élément principal du document. Il y a donc aussi dans ces documents une scriptura exterior et 
interior, mais il est à remarquer que la partie ouverte est plus détaillée : elle porte le contrat proprement dit; la partie close, plus courte, devait 
servir seulement à prouver, le cas échéant l'authenticité.... Aux sept sceaux correspondent les cinq signataires, c’est-à-dire le vendeur, le fideiussor 
et les trois témoins. Les deux autres sceaux sont manifestement celui de l’acheteur et de ce Titianus qui a signé pour le fideiussor. Les sept 
sceaux n’ont ainsi de commun avec les sceaux primitifs des témoins, que le nombre. Us appartiennent en majeure partie aux personnes qui 
ont pris part à la ratification du contrat. C’est le passage à la pratique moderne d’après laquelle les seuls contractants apposent leurs sceaux. » 
(Schulten, I. c. 275, 283, 284, 285.) 


Dans l'écriture de ce jiapyrus on reconnaît diverses nuances de l'ancienne 
cursive romaine. L'écriture du contrat lui-même a conservé en général la forme 
de la capitale écrite couramment; voir en particulier l'in et I n (i. a); pourtant n 
a une fois la même forme que dans le Papyrus Claudius de la planche 4 {puerum, 7); 
d et * sont en onciale, et u sc rapproche aussi de la forme onciale (1. 2. 4. 5); 
b. q r. s »c rapprochent de la minuscule comme dans les tablettes de cire (1. 2. 3.10); 
p a une grande et une petite forme (1. 2. 4). — Dans la signature du vendeur, 
les formes anciennes de l'écriture capitale dominent; 1» et s ont la forme cursive; 
4 ressemble au «I onciale; la queue du jr est longue. — Dans les signatures du 
répondant et des deux premiers témoins, la cursive ap|»arait le plus développée : 
l’écriture de Titianus (23—25) est serrée et penchée à droite; «est formée dune 
hastc avec une languette; à remarquer dans l'écriture d'Isidorus la forme arrondie 
de l u et sa liaison aux lettres suivantes (/uSisu, 27; comparer la forme de IV de 


la planche 4). Le troisième témoin, Demelrius, se tient davantage à la forme an¬ 
cienne des lettres capitales, comme Priscus (28}. 

Voir la forme singulière des abréviations pour triere (1. ta. 21; écrit tout 
au long à la ligne 6) et pour eeuturio (27); le signe {.tour teuturir a de la ressem¬ 
blance avec le signe pour «ses et amtra des manuscrits des juriste* (voir dans 
l’Introduction la table de ces abréviations). 

Liaisons. Souvent les lettres sont légèrement unies les unes aux autres, 
mais ce n'est que par exception que les liaisons sont faites d'un trait et que les 
lettres changent de forme (voir les derniers mots des lignes 8. 9. u. 16). 

Séparation de mots et de phrases. Ce n'est que rarement que les 
mots sont séparés. Pour les nouveaux paragraphes la ptemière lettre avance sur 
la marge (13. 17). 


to 


'5 


20 


Coins Fabullius Macer. optio ctassis praetor»W Miscnatium tritr* 

Tïgride, émit puerum natione transfluminianum 
nomme Abban, quem F.ulychen, sive quo alio nomine 
vocatur, annorum circiter septem, pretio denariorum 
ducentorum et capitulario portitorio de IJuiut* Iulio 
Frisco milite classis eiusdem et triere cadefm]. Lum pue¬ 
rum sanum esse ex e(dicto], et si quis eum puerum 
partemve quam eius evicerit, simplam pccuniam 
sine denuntiatione rectc dare stipulatus est Fabul¬ 
lius Macer, spopondit Qswau lulius Priscus. Ul fidc sua 
et auctoritate esse iussit l'«wi lulius Antiochus mani¬ 
pularius triere ViltUtC. 

Eosquc denarios ducentos qui s»/r* xtrîf-ti sunt probos rccte 
nu me raton accepisse et habere dixit ijuintus lulius Priscus 
venditor a C ai* Fabullio Macro emptore et tradedisse ci 
mancipium s upra seri/tum Eutychcn bonis condicionibua. 

Actum Scleuciac Pieriae in castris in») hibernis vexilla- 
tionis clas/ts pr aetoriae Miscnatium viiii kal enJas lunias Quint* Servilio 
Pudcnte et A uU Fufidio Pollione co*a mMus. ... . 

tjuin/nt lulius Priscus mile/ tertre Tigridc vendedi Coi* Fabullio Macro, option! 
triere eadem, puerum meum Abbam, quem et Eutychen, et re- # JfÊ 

Oi/a/Vuïhîs Titianus 0 ) suboptio trier *Libcro Paüxetipse») rogatus proGaio Iulio Antihoco manipulano trier* Virtute, qm-nc«àîit se] Iiteras 
scire, cum sponderc et fidc suam et auctoritate esse Abban, cuen ed*) F-utycen. puerum*) ed pretium eius dcnarjbs duCentos, 
ita ut Sa fret s. scr{i)ptum») est. 

Coins Arruntius Vafens suboptio trier* Salutc signavi. 

G attu lulius Ixulorus etnturi* triere Proviilentia signavi. * 

Gains lulius Dcmctrius buemator pri[n}cipalis triere [Vi]rtutc siffnavi. 


• •• • 


30 


t([ Qttfuojlov 7x âoftiuoç rtçnai'àfç p/iotb.m/î xvtvra[vôji MtimjvnxCsr fx 
ttf .tgd/eae TOC xatdjtiov 'AJJa toi> xai Éérrgor 


x« 


•) im mi k barrtr. »i F.rr«ur pour terift *) Fomt tm et, »#ir ligne »i *1 /-umtm tel écrit M-UeMut de U ligne ») Avent teriftum »« itouve e., qui »e« le ôgle pou» eeriptum. 


Digitized by 

l-1JNIVF.RSITY QF CAI IFORNIA 


Original from 

L1MIVFRSITY OF CALIFORNIA 


























;"Vï:£' 

CfVftïW* cjoLu 
”, >y ciiAUA«u(a<(r’.! 

‘ U < AcAlii^iuTufffiA 

li v i 

«'Vl ..*)««<»l»urcAtti o. 

a p : •'>v«V «{-«iat c\a.u o 

rv.-- . Sàaafci . 2 i.V > 1 

i o f* • 

> ï«r. Al 

*TÿP*» 0 '* jfTJo. 

1 f;<|i|^vu»r*cç *, 

c McuUr\if>ufM^ r ^^H 
t cvimVcojrA' 



*.\e-<%irAi «Uiurrvi fiftliK rXfit&j 


n tio^ v C K ofTI U*» *p Cl'] 



Saec. III. — Papyrus trouvé à Oxyrhynchus. 

LomJrcv Egjpt Exploration Kuivtl 


O 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



\CVtlVttltNUCTClOttSlUlMlNKMMSls 
C V. :At KO : l RANVMl IlT.WMN ISlûlUtVjSMJ 
hÇC tt IUNIW C f VJ NI CtM iAlUtt (UtS* N-t »M 11MCU NI 
ÀU\l\CVJ.OlMlilNtOSlUS«NCUMfUS\NÎ^M 



I 


5 


Saec. IV. — Vcrtfllius Vaticanus. Capital)* rustlca. 

Rom*. Bibliotcca Vatican*, Vai Lat 311 ^ 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

























Saec. III. — Papyrus trouvé à Oxyrhynchus. 

Londres F-gypt Exploration Kor>il. 


F ragments de 8 colonnes d'un rouleau de papyrus, qui furent découverts en 1903 par 
ürcntcll et Hunt à Oxyrhynchus, en Egypte. Ils contiennent un épitome des livres 
37—40 et 48—55 de l’histoire romaine de Livius (donc aussi un fragment des livres 
perdus de cet auteur). Les événements sont rangés par ordre chronologique suivant les 
années des consulats. Chaque colonne représente à peu près un livre. Notre reproduction 
donne la colonne 8 des fragments; le texte correspond aux années 139, 138 et 137 avant 
J.-Ch., du livre 54 et 55. — Le papyrus est doublement intéressant, parce que plus 
tard on employa le revers pour une copie, en écriture grecque, de l'épltre de S. Paul 
aux Hébreux (voir le Fac-similé à la planche 47 de la New Palaeographical Society). 
On trouva ces fragments réunis avec beaucoup de documents en écriture cursive, appar¬ 
tenant aux lk IIP et IV* siècles (pour la plupart au IIP siècle). L'épltre aux Hébreux 
appartiendrait à la fin du DP ou au commencement du IV« siècle, l'cpitomc de Livius, 
avec une grande vraisemblance, serait donc du IIP siècle, l.e papyrus a été publié pour 
la première fois par ürcnfcll et Hunt dans The Oxyrhynchus Papy ri, part IV, p. 90 ! 16, 

N* 668. et (l'épltre aux Hébreux) p. 36 - 48, N" 657, Londres 1904. C'est à cet ouvrage 
qu'avec l'aimable permission de la Société « The Egypt Exploration Fund » nous avons 
emprunté notre reproduction. Voir aussi la description et ia reproduction des colonnes 
1 et 3 dans les Fac-similcs de la New Palaeographical Society, planche 53, Londres 1905; 
voir aussi Kornemann, Beitrüge sur a/fert üesehnhte, Supplément 2, Leipzig 1904. 


Ecriture onciale, avec mélange de lettres 
mi mine u Ici- l.e* lettre?» «ont formée» avec beau¬ 
coup de soin et de régularité. Le* trait» princi¬ 
paux «ont très fort», le» trait* secondaire* fin* 
V K II U ont la (orme onciale» Il 11 N la forint 
mmuMcule; quelque* autre» lettres aussi, telles que 
\ F U L la forme rmnu*rulr 

Hr.m» . tut» de icttfc* montent au-de*»u% de la ligne : 

i 1 M l I autres d» I 

i* q It I im ■ 

beaucoup U dcmi-on» ialc (voir pl 20); elle appar¬ 
tient aux écriture» mixtes. 

Lettre* isolée». Le >amhage droit de I A e»t 
fort, le* trait» de gauche, formant un an Je aigu, 
sont fins 12. j) B est minuscule (a. \'y B est minus¬ 
cule, 1 a haste est bute et droite, U panse c»t large 
24). La languette de T K onciale est longue et 
fine (1. t). La forme de I F se rapproche de la 
minuscule : ta barre supérieure c*t |*ctitc cl légère¬ 
ment recourbée, la languette est fine et longue 
14 - *0 *J' La queue du O est très petite |$ «cii. 
Il r*t oncial (a i). Le pied de I L est tantôt à angle 
droit, tantôt arrondi; L monte au dessus de la ligne 
et souvent aussi descend un peu iiHlmon 
haut. il y a durdinaire un petit coup de plume 
1 25.^7 H est minuscule 4 20 X est majuscule; 
le premier |»mlxage eut très long et descend au- 


dcxsiius de U ligne; le trait oblique prend un i»cu 
au-dessous du sommet du premier jambage et se 
termine environ au milieu du second jambage; 
donc it n’c»t que légèrement incliné et X rcvxcmW 
au grand II (1. *0. 21). O est souvent petit 120). 
La panse de I* et de q est très petite 11. 41 IC a 
la forme minuscule de a demi onciale (t 31 N a 
la forme majuscule, pondant souvent le trait su- 
rieur forme angle, comme dans la cursive (1,99 ro < 
a la forme majuscule, sa barre est line (17 i«)l 
V es* oncial (t, j Viur X et K (17.23). 

En «lehors des abréviations habituelles jour 
les prénoms et |»our les titres, on trouve lib. - 
et une fo*s omniU wm , 1 : Mis ni», » AU- 
a* 4 *t*t> paoi(voir la planche de ls Pal.ico- 
raphical Society). Le* abréviations sont suivies 
un pmiu i.ao. 15 

Liaisons La languette de I K. celle de I F 
et la barre du T cherchent ordinairement à se relier 
aux lettre* voisine» (2 3. 4. 201. 

Les mots sont quelquefois séparé s les uns 
des autres par un espace blanc (A. aol. 

Pas de ponctuation. Les ligne* où sont 
donnés les consul» de l'année, avancent sur la marge, 
et les prentière* lettres sont un peu plus forte» que 
les autres (1. 20 251. 


< noiv Ptsone CW# Pollilo 1 ) c 'ft#s*A 4 v.r 
(’haldaei urbe til*) . . . 

AmUu (alu ni us*) vernafe .... rogat ionem tulit 
Miffragiurn per ia|l»eUam ferri. . . - 
S Sernlius Cacpso a b equitibus quos penculo 
obiecerat clavo [ictus . , 

Audax Minuru» O ita ko . . . 

Viriathum iugula verunt 

l-ilvr [LV 

10 [Pnû/#a Soi jûovic iWw# lunio [cowxm<V**/ 

Interfcctore**) Vxrifathi.praemntm 

negatum C[um Sciploncm (?) Naaicam et 
dccemviru’m 1 ) co*su.Wl Licini us et Curiatius 
tribu»* pUàir in carfcer cm [c)oll[orarent, . 

13 preeibut populi mul[t]a rcfmissa. . . . 

pto»> pro commodis i>op[u)i . . . 

i>tnuil>»/ lucti 4 ) expiravit. Co[. ... . dc- 

sertores in comitio vfcigi» car »i sestertiis 
s.n^ulis 1 ) venèerunt. 

(Lm mmu*. » An t eesmde m /uw» / 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


fSuite de im feeunkèee jo /. m Ht ) 

20 PusVuj Africanus cum I ni» Cottam faccu)sar[ct . . . 

magnitudinem nom[inis . .] , cae( . , . 

Luxitani vastati An*) N uman jtinjis clades accepta. 
Dtndotu» TrvphonAn[tioc]hum ’regem occi- 
dit -Suriaguc*) pot 1 tus e[st. 

25 At milio Cmà» Hontilio M anjcino [couSu/**wr 

Det tmu» Hrutus in llispania re henc gc»ta 
Oblmoms l>r ( i (lumen plan us t») transjivit. 


• P M t •> Pour «*rW *1 Jh i/m. • l^ir UImmi. ♦ IW euU*/<r tustlme. •> Hoat lUeéemmm tl.mMrm 

• rw «mmiNiy ktrctn* *} a iwtirtus «M/m/u « a«w tuttïu mm»m. *) p am m -, p our «*| V««af OS.V 

*'» Cavr / r raw u. 


Saec. IV. — Vergilius Vaticanus. Capllalls rustica. 

Kumc, Biblioteca Vaticana, Vat Lat 3223. 

U ne page du Vergiiius Vaticanus. Grandeur de la feuille : 22,5X20 cm. Noire Fac- 
similé contient Géorgien IV, 170 174. avec une image représentant la forge des 
Cyclopes. Le manuscrit est célèbre pour scs 50 peintures qui rappellent tout à fait l’époque 
classique de l'art romain et appartiennent à ce qui nous est parvenu de mieux de la 
peinture romaine. En raison de ces images, on lait remonter le manuscrit au IV» siècle. 
Il fut d'abord la propriété de Gioviano Pontano de Naples, puis celle du cardinal Pietro 
Rembo, plus lard il appartint à Fulvio Orsini qui le légua à la Bibliothèque Vaticane 
où il entra en 1602. Voir la description dans Fragmenta et picturae VergUtana codicis 
Vaticani 3225 phototypice expressa, Rome 1899 (|« volume des Codices e Vaticanis 
selecti phototypice expressi iussu Leonis PP. XIII. consiUo et opéra curatorum bibllo- 
thecae Vaticanae). Voir aussi F 1 , de Xolhac, Le Virgile du Vatican et ses peintures dans 
Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale et autres bibliothèques, 
t. XXXV, Paris 1897, p. 673. Nous devons le Fac-similé à l'amabilité du Prélct de la 
Bibliothèque Vatkaue, le R. P. Franz Ehrle. 


Cette écriture nt ajqteke scriptun capi- 
f al i s rustica. Elle n'a \>*% le caractère solcrmrl. 
MMIMMSUt «le la < apilal» - quadrata, mai» elle 
n’en est pas moins belle. Les lettres sont d un trait 
facile, aisé généralement 1rs line» lignes qui ter¬ 
ni ment le* barres de l’B, F L, T, qui distinguent 
la fuaJra/ 4 , font ici défaut; les barres sont d'ordl- 
naue très petites. Cette sorte de capitale convenait 
mieux pouf une écriture rapide que U 
aussi est-elle employée dans presque tous le» *t~ 
Jh2* qui nous s«int parvenu*, en écriture capitale. 
Il n y a que deux exceptions : le IV/g&rau Au/serteut 
et le VêsjtiiM*SsMgxUSmdû, qui sont écrits en *»*t>*ta 
(voir pl ia; un autre exemple de pl 19). 

Lettres isolées. A 11 a pas de traverse (t). 
I.a panse supérieure du B et île I B est très |»ctite 
et quelq uefois ouverte 24 F et L dépassent les 
autres lettres en hauteur l i ai. (I s»c termine soit 
par un gros point, soit par un tr»it descendant 
au-dessous de I* ligne 13. 4. 5). La traverse de I H 
se trouve au-dessus <t»i milieu et coupe ordinaire¬ 
ment le premier |amh*gc $1 Le dernier trait de 
t > descend souvent au-dessous de la ligne 1.2'L 
O est fait de deux trait»; on 1 dans 

le* autres lettre* rondes qu’elles ont été tracées en 


plusieurs fois (1.2. Fa une petite pi nie ouverte; 
au pied de la haste il y a une petite barre trans¬ 
versale il. iV l-a Ixarre du T est légèrement re¬ 
courbée (1 2), Le jifcmier trait de 1 l’ est fort et 
•resque recourbé, comme dans l'écriture onria'c, 
e second est fin (l. 2). 

Abréviation*- Notre Fac-similé ne présente 
aucune abréviation; sur d'autres pages, ou n n 
contre parfois B. pour U» et If. pour ***, soit avec 
un point, soit fdus communément itcc une virgule, 
à droite, en haut. A U fin des ligne*, un trouve 
quel 4 |uefois un trait pour M. 

Fa» de séparation des mots. La séparation 
île* phrases et souvent mu km de* mut* sc marque 
par un fndnt, placé soit en haut, soit à mi hauteur 
des lettre*. Quelques uns de ces point* semblent 
avoir été fait* par te copiste lui-même, la plupart 
sont h ruvre du correcteur qui revoyait avec grand 
soin le manuscrit aussitôt achevé. — La première 
lettre de» jage* c*t plus grussc 

A la ligne 2 et 5, se trouvent des corrections. 

En haut, A la marge et au-4leK*u» de* page», 
on retrouve de temp* en temps des traces du titre 
du livre. •* % 


••••* 

(Fcrvet ot^i», redokrtquc Ihvmo fragranyur no*Ua .) 

1 Ac veluti ienti 1 ) l ydopes fufmma massis-V. 

2 i um properant. alu* taurin!» folhbu» ai^^ IJ” 
t Accipitant rcdduntquc, alii stndcnlia tingijh* î 

4 Acra laeu; gémit inpositis incudihus antfum; •***• 

5 flli*) inter »e»c magna *i brarrhia tollunt .?*» 
fin numcTum vctsantque tenaci forcipe f^syinV***» 
Non aliter, si panra licct componere maÿuii, %V/ 

< ecropM» innatus if»c* imor urguct hal<n*h 
Xluncre quamque *u«» gmndacvl* o;»pida * Curai./ 
Et munirc fa vos et Ifcaedala (ingère tecta | *••% 


•i Vmm* »V«h* •) Correction 4'dUi *i t«nrn>M d«Uti. 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








à •* 


*»• OcN^l/C 

oiXrrw^N^ 
XXXV 0 (f. 

«Kjiéfff clrtf^c) 
/'t/s/ioorp 

7 / /o 


«*ïVh^« jwhv<w^\. 

I3'£ AoVfe»»»€fe»»fVAv6Jttor.tffcîKlK* . • 1 

â * 1 ;*^ ♦, *\ » ' ’< A vH % * . \ s % % 

fc , * # * „ ||'. » A K I V * *1 |k V f |. .. ** - k .J . A K « 


^ro^g* W.m0 | w nxLi 

^ v 0ON$^js%HVXM^c«imrc ’ • 7 

îf. * r> xr. eu -m ®o fiiÂifcrito »nç Ri»w l> cRva i : 8 

AGXÇlo?h s ;f-^KxR^,l ( , v i v 


b) i 


3 

4 


f M 11 N N 0 CI N 

TJ 0 AVI) E NTIAEQlVEVI 
XIT-cCAN-V M:\ mir» J IN ÎACE 

U/ v fo Œ’pOLCTviloC^p 


" 




e) « 


W^TlO Ju)f}) 
Notfiï. ) £ o.Gvjg c ^c"\' 


c\ 


rmTÏ\ 




A. D. 301. — Inscription de rédit de Dioclétian De pretiis rerum venalium. 

Athènes, Musée National. 

A. D. 330 340. — Inscriptions sépulcrales. 


Digitized by 

1VF RSITY OF PAI IFORNIA 


Original from 

UNIVFRS ITY OF CALIFORNIA 



























• •• • 


11 


A. D. 301. — Inscription de l’édit de Dioclétien De pretils rerum venalium. 

Athènes, Musée National. 


F ragment d'une inscription, trouvée en 1889 dans les ruines d’une église byzantine de Platée, en Grèce. Elle contient le préambule de l’édit 
de Dioclétien De pretiis rerum venalium de l’année 301. Du côté droit, les lettres sont effacées, car la pierre avait servi de pavé à cette 
église. Elle mesure 135 cm de hauteur j la largeur, en haut, est de 80 cm. en bas de 83,5; I épaisseur du marbre est de 1,8. Le texte est rempli 
de fautes; il est visible que le quadratarius ne comprenait pas l’écriture de son modèle; dans les notes à la transcription nous avons corrigé 
quelques unes des fautes qui détruisent le sens. Voir la description de la plaque dans Tarbell et Rolfe, Papers of the American Sdiool of 
classical studies at Athens (American Journal of Ardiaeology), 1889, p. 428; et dans Mommsen, Corpus inscriplionum latinarum 111, 801 et 1909. 
Avec l’aimable permission de M. Ed. Maunde Thompson, nous empruntons notre Fac-similé et la transcription du texte aux Facsimiles of Manu- 
scripts and Inscriptions de la Palaeographical Society II, 127. 


L’écriture est un mélange de lettres onciales, minuscules et cursives. De 
même, deux autres fragments de cet édit, retrouvés à Halirarnasse et à Samos, 
portent une écriture semblable (voir Carfm. t bucriftianmm latinarum III. 1924). 

Lettres isolées. A a la forme capitale, sans traverse ( 9 ). Le II n a qu'une 
panse en bas; comme souvent il a une courbe vers la gauche, il rappelle le II 
de l'écriture irlandaise ( 9 ). La forme onciale du l> sc rapproche de la minuscule, 
la haste est à peu près verticale ( 9 ). K est oncial ( 9 ). F est cursif ( 9 ). La queue 
du U est allongée; il ressemble à un S rond et l’on voit par là comment le g 
minuscule est sorti du grand U ( 1 ). Le second jambage de I II n'a qu'une demi- 
hauteur ( 9 ). Le pied de I L descend obliquement ( 6 ). M se rapproche de la forme 


minuscule ; le dernier jambage décrit la plupart du temps une courbe à droite ( 9 ). 
S est majuscule; le trait oblique du milieu prend ordinairement au milieu du premier 
jambage ( 8 . 9 ). q a la forme minuscule, sans descendre toutefois au-dessous de 
la ligne (4 5). K est majuscule et le plus souvent plus grand que les autres lettres (8). 
S est cursif (5 6 ). T décrit une courbe en bas vers la droite (8i. D est ordinairement 
arrondi en bas ( 9 ); s’il vient après Q, il est plus petit et sc trouve tout en haut (4. 5 ). 

Les mots sont souvent séparés. A la ligne 5 , où commence une nouvelle 
phrase, se trouve un petit espace blanc. A la ligne 9 , on trouve une feuille de 
lierre; elle n'a ici aucune signification; flans le modèle, elle remplissait vraisemblable¬ 
ment un espace blanc à la fm d'une ligne. 


1 

2 
î 

4 

5 

6 

7 

8 

9 


gulcs et huniversis reos atrocissimae inhuman itatis] . 
am dio 1 ) rerum neccssitate desiderata prorumjh(imus] . 
bo aut superillou medillae nustrae*) interven tus] . . 

tur qui tt°) annorum reticentiam nustram . . . . 

luerunt. Ouïs enim adeo oatumsi*} pectorfis] . . 

posait, inmo non senserit in venalibus rejbus,] . . 

conversationcm tractantur, in tantum se. 

rapiendi ne[c] rerum copia ncc annorum uertatibfus] *) 
officia cxercitus*) O habent, dubium non sit se[mper| . 


') Pour Jim *) Pouf mtdtUat nottraf. *) P»ur M. 4 I Pout oflmmtt 4 ) Pour mirriatib m*. *| Pour litrttlat. 


A. D. 330 346. — Inscriptions sépulcrales. 

N ous empruntons ces inscriptions aux dessins de G. B. de Rossi, dans son 1 er volume des /nscriptiones diristianae urbis Romae. Elles sont, 
au point de vue paléographique, d'un haut intérêt. En effet, elles sont d’une époque où s’est fait le passage de l ancienne cursive romaine 
à la récente et justement, hormis quelques petits fragments, nous n’avons de cette époque aucun monument manuscrit. Ces inscriptions sont 
datées suivant l'ancienne méthode romaine, c’est à dire par les noms des consuls. Quelques lettres ont une grande ressemblance avec celles de 
l’édit de Dioclétien; en général pourtant l’écriture se rapproche beaucoup plus de la cursive et elle a fait un grand pas vers la minuscule. 


a) A. I». 830. (Naples, Museo Nationale.) Dans de Rossi, p. 37 , N* 38 . 

De Ru«m remarque dans les Addenda et Ctrrigendn au i** volume de son oeuvre, 
p. 574 , que les signes, qui se trouvent .au-dessous de l'inscription, désignent une 
secte juive. L’inscription a été aussi mise à contribution par Mommsen, lnseri/ti*mer 
Kegné é \ea/vJiUni latinne , N° 7 M&* 

Lettres isolées. Le trait gauche de l'a est rond; il part du haut de la 
gauche (autant qu il semble), et descend en bas pour remonter vers la droite (i. J. 5 ); 
d’où une plus grande indépendance du trait gauche : c est le passage 4 l'a ouvert 
de la cursive, d se rapproche de la forme minuscule (4). e est oncial (1). f est 
cursif ( 3 ), m sc rapproche de la minuscule (j. 6 ). n aussi en quelques endroits se 
rapproche de la minuscule ( 1 . 3 ), il a jiourtant aussi la forme majuscule (a). t|. r, s 
sont cursifs (1 .4. 5 . 6 . S). Le bas de l'a est tantôt pointu, tantôt arrondi ( 1 . 2 . 3 ). 

1 Victorina que 

2 vixit ann/i plu# minus 

3 XXXV dcfunct- 

4 a die pridie id- 

5 us Maias Galli- 

6 cano et Symma- 

7 co consj*/#£«fj dilea (?) 

8 ossa ...... om 

b) A. IL JW*. (Rome, Museo Capitolino.) De Rossi, p, 43 , N° 50 . 

Les premières lignes sont gravées en écriture capitale, la quatrième ligne 
a été ajoutée après coup, en plus petite écriture. Autrefois, cette 4 * ligne passait 
pour l’exemple le plus ancien d’onciale et de cursive et les paléographes lui 
prêtaient «une grande attention. De fait, même aujourd'hui, elle est encore intér- 
£'e*t une écriture de transition où se trouvent mêlées les formes anciennes 
’et*floftvc1lçs v Plusieurs lettres, telles que a. I, ■ ont la forme que l’on rencontre 
'TfcOis 1 csVi\/iVi» en onciale; d'autres ont la forme minuscule, qui est caractéristique 
jl 1 ir- fsr fVnrt-onriale . comme b, d. m. r; d autres encore ont la forme plutôt cursive, 
comme f et s La languette de I * sc lie régulièrement aux lettres suivantes. Dans 
la ligature avec 1, I se trouve plus bas que les autres lettres. Voir la forme du 
chiffre VI. — Le d barré signifie à la 3 * ligne ditbut, à la 4 *• Jtfotita*. A la 3 » ligne, 
on rencontre une feuille de lierre; après les abréviations AN et M, dans la même 
ligne, on trouve un point. 


1 Anime innocen- 

a ti Gaudenttac que vi- 

3 xit an ms V m tnsibu VII d iebus XXI. In pacc. 

4 Mcrcurius pater filiae Arfatitat VI. idus Novembrv f'rso et Poleraio co«rs ulibut. 

t) A. D. 5M9. Rignano, Cimitero di Teodora, Via Klaminia XXVI. ab trbe lapide.) 
De Rossi, p. 45 , N° 55 . 

Cette inscription et les suivantes de la Catacombe de Rignano sont gravées 
sur la jnerre. qui scelle le tombeau dans le mur. 

Lettres isolées, b et d se rapprochent de la minuscule (a), jr a une 
longue queue, qui par une ligne ondulée se rattache au trait horizontal ( 1 ) : il ne 
manque donc plus que le trait horizontal soit tracé séparément pour avoir le g 
de la dcmi-onciale ni a tantôt la forme d'onciale, tantôt la forme de minuscule (a), 
n n'a qu'une seule fois ta forme minuscule (Constant»*, 1 ); d’ordinaire il est majuscule. 
Voir la forme de l'r et de 1» (a), u est oncial ( 1 . a). 

1 Constantin Au gustj 11 et Costanti Aug ust* [cn.SM.Ww/] 
a nonis Deccmb. C!au[di]anus dormit in [pace]. 

4) A. D. 845. (Rignano.) De Rossi, p. 57 , N° 86 . 

Dans la reproduction du texte, de Rossi a complété plusieurs mots d'après 
une copie faite en 1745 , alors que la pierre était en meilleur état. On remarquera 
en particulier la forme de b, d, m. n, p, r, s. 

1 Depopossio Renati pridie [kaUrf./] 

a Octobres Amantio et [Albino cowsw/Ww/]. 

3 In pace. 

<; A. D. 3M4j. (Rignano.) De Rossi, p. 59 , N° 90 . 

Là aussi de Rossi a complété plusieurs mots d'après la copie de 1745 A 
remarquer en particulier la forme de a, b, d. m, B. s, B. 

t .(dep] .... idus lunias, qui visit 

2 [annos VII me]m// V dics octo 

3 [post consif/o/nm Ajmanti et Albini. 


Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


Original from 

IINIVFRRITY O F ("AI IFORNIA 

































12 


* 





ammisadolerepenaSc^ 


I 'FR VS Al BNSASONEPANTfTrOCVLATONVNT 
ON F. TT Y RI ITERLIMI NALATTÀFRF.OyFNTES 
ENEREVORLSIVSSIDISCVMREREriCTIS s> . 
JUj4TVRDONAAEN EAÉMI RANTVRIVLVAV 

mCUsmSCYOE f VVI.TVS'S IMVLATAOyE VERRA 

xv*n• ftp icty/aa rRnrpnvHI a\aenacantiio 


10 


AjpCXl ETr ICTVMCROCF.O V E l.AAA EN ACANTI H 
^fVEÏM^ELlxrESTEnEVOl AFVTVRAE 7 
\\ ENT EA! N EOVITAR DESCITQVETVEN DO 
SSAFTrARITFRrVF.R JDON ISQ:A\OVEl V%: 
&&JCOM F tf^VAl AEN E A E CO LLOQ^r E r E N T !T 
Aq£jVMFALSI I Nrrl.EVITGFN ITO RIS AAI O R E AV* 




V l N Di H ÜMI N! ESN ATI D\i 


rLN(^tSOLV\V_CRlÀ!llSEX 3 IMrLOA 4 INI«TB \N,\I 

• ag a ,'*» * J, * . A 0 m 

*■-—^ ' •_ _ _ , ’. __ vh _ . _ * . - 


•* 









J IF. 

t, - - - -'WX ^ ^ ▼" JL-l V*5^• 

7 4 ' .* t ' 

fECVN DA5V 51 PîrVX«‘i|i% 
AROÏV1WAU EN VISA! ERLTSVS CEN DLRLSVLCO 


k. 



:h ic 

AEXLRNj^^. 

/ i - , ^NftSr • N< ■» 4 « > 

USEGNEMl!, 


IS N LFTWCI R VS'H ER.5NE 

iM l l) ES E T\PÇ f MORH AIUNv 


-i' 

- * • V • 

y .»■ * ♦. * - 


'. iW 


r 

T • • V v * -J* 




.v je 


AVI 1511 LAVAS l RtSA LV XATOS1D E RETARDA a 

»»' ., • . ;_i __r J _ i ____ ____■ - 


i* *yJi 


v; 

r 


: 






T. 


H.V 




.V*3 


Saec. IV. — Vergilius Sangallensis. Capitalls quadrata. 

St Gall, Stiftühibliothck. Cod. 1394 . p. 11 . 


Saec. IV. — Verglllus Augusteus. Capitalls quadrata. 

Rome, Biblioteca Vatican*, 3256 , fol. «. 


Digitized by 


Ü N IVERSITY. QF CALIFORNIA 



Original from 

OF CALIFORNIA 


































12 






Saec. IV. — Vergilius Sangallensis. Capitalis quadrata. 

St. Gall. Stiftsbibliothek, Cod. 1394, p. ta. 


F ragment d'une page du Vergilius Sangallensis (Enéide 1, 704—716). Voir la description dans Schcrrer, Verzeichnis der Handsdtriften der 
Stiftsbibliothek von St. Galien, Halle 1875, p. 456; dans Chroust, Aionumenta palaeographica, livraison XVII, pl. 1. 2. On ne conserve que 
12 feuilles du Codex. Ces fragments sont de deux mains. Notre page est de la main A. On peut voir des échantillons de la main B dans 
Zangemeister et Wattenbach, Exempta etc., pl. 14a, Châtelain, Paléographie etc., pl. 62, Chroust, 1. c. XVII, 2. En haut de la page se lit en 

[ >etite écriture Aen. ; à quoi répondait sans doute sur la page suivante l'indication du livre lib. /; de fait lib. / se trouve sur la page précédente, 
.a feuille est maintenant de 28 cm de haut sur 26 de large; le format primitif mesurait, comme on peut déduire des pages 15 et 39, au moins 
30 cm de hauteur et au moins 34,5 de largeur (Chroust, 1. c.). Au commencement de chaque ligne de notre page quelques lettres manquent; 
dans la reproduction, elles sont restituées entre crochets. Le parchemin est fin et laisse transparaître l’écriture de l'autre page. Où et quand ce 
Codex a-t-il été écrit, et comment est-il arrivé à Saint-Gall, on l'ignore. Le bibliothécaire lldefonsc d’Arx trouva les feuilles sur des couvertures 
de livres, il les détacha et les réunit à des fragments d’autres Codices sous le titre de Veterum fragmentorum manuscriptis codieibus detractorum 
collectio. Selon lui, le manuscrit serait du III* ou IV' siècle, d'autres pensent qu’il appartient au IV* ou V* siècle. 


L'écriture est la capitalis appelée quadrata, elegans ou aussi monu¬ 
ment a lis, parce que le plus souvent on s’en servait pour les inscriptions des 
monuments. Les lettres ont à peu près la forme carrée et sont en général de même 
grandeur; il n y a que YY et le plus souvent aussi I L qui dépassent un peu les 
autres lettres, et la queue de la lettre descend bien bas (i. 29)* Les lettres 
sont formées avec beaucoup de soin, la plupart du temps elles ont en haut et 
en bas de légèrs coups de plume et les barres ont leurs extrémités appuyées 
(voir E, F. L. T de la première ligne). 

Lettres isolées. La panse supérieure du 11 est petite, l'inférieure est 
grande (3 5), C est tracé de deux coufts de plume (3. 5). Le trait final du t» est 
dirigé en haut 113). O est fait de deux traits (1.2). La panse du P est petite et 
ouverte (1. 2). H est formé de trois traits de plume; les traits de la fin sont quekiue- 
fois divisées (1.7. 10). Le trait de gauche du T est quelquefois un peu recourbée 
17. 8). Voir la forme de l'X et de IV (4. 9 


La seule abréviation est O. pour (s. 7). L'abréviation de M et de 5 
ne se présente pas (Chroust, I. c.). 

Séparation de mots et de phrases. Les mots ne sont pas séparés. 
Les phrases ainsi que les membres de phrases sont séparés par une espèce de 
virgule, placée au-dessus des lettres (voir 4, 5. 6» 7 etc.); à la fin de la ligne 5 sc 
trouvent deux de ces signes. Un signe semblable se rencontre dans les manu¬ 
scrits grecs, en particulier dans IMlias Bankca» attribué au 11 * siècle après J.-Ch. 
(voir Palaeographica! Society, pl. 153); c'est là I œuvre d’un correcteur postérieur; 
de même, semble-t-il, on a ici une main plus récente. La première lettre des 
pages n’est pas aggrandie. 

Les lettres sont tracées entre deux lignes sèches. 

Il y a des corrections à la ligne 2 et ta. 


to 


Quinquaginta intus famu’ae: quibus ordine longo) 
Cura p]enum strucre et flammis adolcre pénates; 
Centu’m ahae •) totulcmq*/ pares aetate ministri. 
Oui dapjibus mensas onerant et poctila ponunt. 
Nec n]on et Tviii per limina laeta frequentes 
Convjcncre, tons iussi discumbere pictis. 

Mirjantur dona Acncae, mirantur lulum, 
Ma'grantisq»* dei vultus, simulataque verba. 
Pa!l]ainq«s et pictum croceo velamcn acantho. 
Project pue infelix, pesti de vota futurae, 

Expjlcri rnentem ncquit ardescitqtic tuendo 
Pho enissa, et pariter puero donisqw movetur. 
Illc,] ubi complexii 1 ) Acncae colloqwr pependit. 

Et mjagnum falsi inplcvit genitoris amorcm. 


•) Quelqv’un, d »n« façon tout à fait erroné*, a chtrchtr à changer aiiae «n «ffi au Moyen de pointe ot d’un petit I Mitent *> M haeré, et U y a un point au-deatu*. 


Saec. IV. — Vergilius Augusteus. Capitalis quadrata. 


Rome, Biblioteca Vaticana, 3256, fol. 1. 


F ragment d’une page du Vergilius Augusteus (Georgica I, 67 — 74). D’environ 40X35 cm. On ne connaît de ce Codex que 7 feuilles seulement : 

4 à la Vaticanc et 3 à la Bibliothèque royale à Berlin (Cod. lat. in fol. 416). Les feuillets de la Vaticane étaient auparavant en la possession de 
Claude Dupuy (Claudius Puteanus, | 1594); il en fit don à Fulvio Orsini (t 1600); c’est après la mort de celui-ci qu'ils entrèrent au Vatican. 
Les feuillets de Berlin furent acquis en 1862, à la Haye, par G. H. Pertz, dans une vente de livres; ils provenaient de la succession des familles 
van Limborch et van der Cracht; ils avaient été auparavant en la possession de Pierre Pithou (f 1596); à ce dernier appartenait aussi la feuille, 
égarée aujourd’hui, que Mabillon vit chez Le Pelletier (voir la reproduction dans De re diplomatica , 2* éd., 1709, p. 637; 3* éd., 1789, p. 657; 
dans le Nouveau traité , III, pl. 34, 3). Les deux fragments, au moyen âge, appartenaient à l'abbaye de Saint-Denis. On ne sait s’ils furent 
écrits en Gaule ou s’ils sont d’origine italienne. Pertz donna au Codex le nom d 'Augusteus, parce que croyait-il, il remontait au temps 
d’Auguste (voir Pertz, Cher die Berliner und die Vaticanisdien Blütter der dltesten Handschrift des Virgil, dans les Abhandlungen der Akademie 
der wissensdiaften zu Berlin (1863), Berlin 1864, p. 97). En général, aujourd'hui, on fait remonter ce Codex à une époque plus récente : 
Zangemeister et Wattenbach le placent à la fin du IV* siècle (voir Exempta etc., pl. XIII); Châtelain au II* ou III* siècle (voir Paléographie etc., 
pl. LX1). C’est à ce dernier ouvrage qu’avec l’aimable permission de M. E. Châtelain nous empruntons notre reproduction. 


Ce Virgile est aussi écrit en capitalis quadrata. Les lettres pourtant 
sont plus larges, plus élégantes et moins raides que dans le Sangallensis. Leur 
forme sc rapproche de la ru Stic a (voir planche n b et planche 191 : A n a aucune 
traverse; les barres de E r F, L. T sont petites, légèrement ondulées et sans ligne 
terminale. En haut et en bas des lettres se trouvent souvent de petit* coups de 
plume. La différence entre les traits forts et les traits fins *e fait fort bien sentir 
Comme dans le Sangallensis, ici aussi les lettres sont comprises entre deux 
lignes sèches. A la fin des lignes, souvent les lettres diminuent de grandeur, faute 
d espace (3. 10). 

Lettres isolées. C, O, S ont quelquefois leur trait final divisé (10. 11). 
F et F portent en bas un grand trait horizontal (4.5). La panse de l'H ne touche 
pas la haste (1). La barre du T à gauche est ordinairement beaucoup plus longue 
qu’à droite (1). Le )aml»age droit de V, la plupart du temps, se prolonge un peu 
au-dessous de (Ù# .. • , ; j 


Abréviations. Ib^=éwz, Q .m fwrfa.O. A la fin des lignes, sur notre page, 
H est remplacé 4 fois par un trait horizontal marqué au-dessous d un point (2. 10 
et 16. 19); une fois également S est remplacé par un trait horizontal, mais sans 
point sous le trait (Itfnmru, 14). Ce serait une indication pour la date du Codex, 
si l'on savait d'une façon certaine à quelle époque ce genre d’abréviation a été 
introduit dans les manuscrits latins. Un exemple ancien de cette abréviation et 
que l’on peut dater sc rencontre à la dernière ligne d'une inscription de Philocalus, 
le qu&Jrat 4 twt du Pap^c Damase (366—384; voir L. Traube, llitrvnymi ckrmh»rum 
çdéheit Flérriéutnsis fragmenta, Leydc 1902, p. Vil). 

A plusieurs reprises ST, OS. TB, ÜJÎT, sont en ligature h la fin des lignes. 

Nulle séparation de mot ou de phrase. La première lettre de chaque 
page est très grosse et colorée en vert, rouge, jaune et argent (1). 

«On ne rencontre ni trace de titre courant au-dessus des pages, ni dé¬ 
signation des quatermons, ni nrrW// • (Pertz, 1 . c. 102). 


• • • • • 

• • • *, 

• • • 


10 


(Continuo has leges acternaquc foedera ccrtis) 
InpoKuit natura loris, quo trmpore primum 
Dcucalion vacuum lapide* iactavit in orbe*, 

Untlc homincs nati, durum genus. Ergo age terme 
Pingue solum primis cxtcmplo mensib«s anni 
Fortes invertant taiiri, glaebasq*/ iacentis 1 ) 
Pulverulenta coquat maturis solib*z aestas. 

At, si non fucrit tcllus fccumia sub ipsum 
Arcturum tenui sat erit suspendere snlco; 
lllic, officiant laetb ne frugibos herbae. 

Hic, stenîem exiguus ne deserat timor hïl^enaMl. , ) 
Aetcrni**) idem tonsas cessa re novalis*) 

Et segnem paticrc situ durescerc campum; 

Aut ibi tlava acres mutato sidéré farra, 

Unde prius lactum siliqua quarante legume* 


•) Pour iwrttfr* P*nr hum*r m renam. *) Pour altérai*, •) Pour 


Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 






""" 



Original from 

OF CAI IFORNIA 























13 


- * ^ 4 * fc * ' ' ' - ‘ ]' _ 

r. • .t.- ? . V 

li • • . : i : 

• il* k ‘1 A, A m ; -, ». % - 

• ,« ■ ■ ; ■■ t fi 

• 1 . 1 ,••/> • < ■ - { V;]l.'^! > J, 

■ /wTni.^v •■! /? cWw-Jl/1 i/ i •••- --s- 

•• / /•;• •] f (} i *v 

35// ' J J , • f 1‘ -, *.•- ^ i. ïr ..ç Xt ' " 


4 » 






- 



ii ■ n lcV f, . 7 , - r. / u v ;• 

r" ■ ,1 L}^ bià™’ cA ’ 

»- 1 . I \ / 

tew? - 

♦ . — ' • * l I s* + , 


fr/,VM. * ■ - | -sr 

v / Î X 

L i CY^uWU^t i - *•/ 

^ ptwi f'* 1 - «F 

' : J ^ - « w. 

J^J^o/o l- , 



Sacc. IV. — Lettre latine. Cursive romaine. 

Strasbourg, Pap. lit Argent, i. 


Digitized by 


UNIVERS] 



Original from 

■ ' CALI 



— 
























Saec. IV. — Lettre latine. Cursive romaine. 

Strasbourg, Pap. lat. Argent, i» 


L ettre sur papyrus, retrouvée en Egypte. Voir H. Bresslau, Ein lateinischer Empfehlungsbrief (dans Archiv für Papyrus/orsdiung und verwandte 
+ Gebiete. édité par U. Wilcken, t. 3, fasc. 2, Leipzig 1904, p. 168—172). Nous empruntons à ce périodique, avec l’aimable permission de 
MM. H. Bresslau et U. Wilcken, notre reproduction et la description du papyrus. 

«R. Reitzenstein a acquis ce papyrus d’un marchand; on ignore le lieu où il fut trouvé. Le format du papyrus est carré; il mesure 
27 cm. On écrivait de telle façon qu’au recto les lignes suivaient parallèlement les fibres de la couche supérieure du papyrus. Puis la feuille 
prise de travers a été repliée treize fois, de sorte que les plis sont perpendiculaires aux lignes de la lettre; d'où l'adresse écrite au verso, paral¬ 
lèlement aux plis, se trouvait aussi parallèle aux fibres de la seconde couche du papyrus (celle du verso). A l’endroit où se trouve l’adresse, 
le papyrus est d’une couleur plus foncée : c’était donc la face extérieure de la lettre repliée. Je n’ai pu trouver trace d’un sceau sur la lettre. — 
La lettre est écrite par un secrétaire de l’expéditeur Vitalis; celui-ci n’a écrit que la salutation finale au recto (I. 15—19) et son nom au verso. 
Les deux mots irm^m i'otrtixi}; ne sont ni de celui qui écrivit la lettre, ni de Vitalis, mais d’un troisième, vraisemblablement de celui qui s’y 
trouve recommandé, Theophanes. La lettre ayant été retrouvée en Egypte, il s’en suivrait que Theophane n’aurait pas fait usage de la recom¬ 
mandation » (H. Bresslau, I. c. 168). 

La lettre n’est pas datée; le gouverneur phénicien Achillius, à qui elle est adressée, jusqu’ici n’est pas autrement connu. Ce gouverneur 
porte le titre de fatvubr = praeses, c’est donc vraisemblablement que la lettre a été écrite avant l’an 362; à partir de cette date, en effet, 
les gouverneurs de Phénicie étaient désignés du titre plus élevé de consularis , qui se traduit en grec par xofomv.il wo* ou encore par éxarutdç, 
v.iarerjuiç (H. Bresslau, I. c. 171). 


Cursive romaine récente. A comparer avec cc document, dune part 
récriture du décret de Dioclétien et des inscriptions funéraires de la pi. 11, d'autre 
part récriture du correcteur de la pl. 20, col. 2, ligne 22. et celle du document 
de Ravenne, pl 22. Les lettres sont aisées, écrites couramment et fortement arrondies. 
Les haste* supérieures ont souvent un coup de plume et les hastc* inférieures 
quelquefois se courbent vers la gauche- Certaines lettres ont des coulées qui 
rappellent celles de la cursive gothique {Aekilisa, 1; Vitalis, 2 ; traduntur 5; Tk+sfaneu, 6; 

Dytoii, 9). L'écriture penche un peu à droite. Les lettres sont plus nette¬ 
ment tracées et mieux séparées que dans les documents de Ravenne du V* et 
VI® siècle. — La distinction des lettres entre longues et courtes est 
faite maintenant d une façon systématique, tout en n'étant pas aussi parlait? qu'elle 
le sera plus tard : a, ni, n, o, 1, u sont courtes la plupart du temps; b. d. Ii I dépassent 
la ligne, en haut; ir, p q descendent au-dessous de la ligne; f et * vont souvent 
aussi bien au-dessus qu au-dessous des lignes médianes; r, «\ I. r n’ont aucune 
grandeur fixe. Dans cette cursive récente apparaît donc le premier alphabet nv.nus- 
cul, d'où l'on a appelé cette écriture, par op|»oaition à l'ancienne cursive majuscule, 
cursive minuscule. Dans récriture capitale les lettres étaient contenues en 
haut et en bas comme par deux lignes; déjà dans l'ancienne cursive et dans 
I ancienne onciale et dans les écritures mixtes, on sentait une fore inclination 
à franchir ces limites et un certain nombre de lettres allaient, tantôt plus tantôt 
moins, au-dessus ou au-dessous des deux lignes; dans cette cursive récente les 
lettres sont tenues comme par quatre lignes parallèles : les lettres dite» courtes 
se trouvent en général entre les deux lignes du milieu; les lettres longues ont 
au»si leur corps entre ces lignes médianes (elles re|>o*cnt toutes pour ainsi dite 
sur la ligne médiane inférieure, la ligne fondamentale); mais clics lancent 
leur hastc jusqu’à la ligne supérieure ou jusqu'à la ligne inférieure, entendu des 
quatre! lignes, ou du moins elles s’approchent de ces lignes extérieures (voir les 
explications à la pl. 20, où l'on donne un exemple de demi-onciale). - Un autre 
caractère de cette cursive récente est sa richesse en ligatures et par là les 
changements de forme des lettres. — Quelque disgracieuse que puisse être 
cette nouvelle cursive romaine, elle est pourtant d’une importance spéciale pour 
l'évolution de l'écriture, car elle est la mère de la demi-onciale et des écritures 
nationales ainsi que de la minuscule carolingienne; scs lettres contiennent les 
forint s fondamentales des petits alphabets, qui après avoir supplanté les alphabets 
majuscules régirent l'écriture du moyen âge et dont nous nous servons aujour¬ 
d’hui encore pour l’impression et jmur l'écriture. 

Lettres isolées, a a ici une forme semblable A celle de 1 inscription de 
Victorina (pl. 11 a) et dans le fragment De formula Fabiana (pl. 14); cc n'est pas 
encore l'a ouvert de la cursive postérieure (voir pl. 22), cependant on n'en est 
pas fort éloigné ; l'évolution consiste en ceci : le trait gauche en forme de boucle 
est maintenant plus indépendant; ce trait gauche commence en haut, descend, 
puis va de gauche à droite et de bas en haut ( Uitalis, 2; h tlnttat, 13; voir aussi 
Aekfflia, i; rifictutiae, 5) 

b a la boucle du côté gauche, comme dan* l’ancicnnc cursive {barris A eut- 
fuiras, 3; la forme de cc b s'est du reste conservée» au moins dans quelques do¬ 
cuments, jusqu’à la fin du V* siècle; voir aussi la forme du b dans la cursive 
impériale, pl. 16); il résulte qu’il est facile de confondre b et d; il se distingue 
du «I surtout en ce qu'il cherche à se relier aux lettres suivantes, tandis que d 
en reste séparé (dubi/a, fratdicabiiis, 6), 

e est grand et dépasse la ligne au-dessus; il est fait de deux coups de plume 
[eut*, 3; rifictutiae, ; 5). 

d n'a pas encore de forme fixe, il est tantôt rond, tantôt droit; sa hastc 
décrit en ha* un arc modelé sur la boucle — forme caractéristique pour l'onciale 
et qui plus tard dominera dans l’écriture gothique —, ou bien la hastc descend 
droite, en passant devant la boucle — forme prédominante dans la cursive récente, 
dan* les écritures nationales, dans la minuscule carolingienne et dans l’écriture 
humaniste 1 domino, t; damiui, Dyseali, 9; çuodamwad*, 10; domine , 15); en ligature avec 
les lettre* qui précèdent, la boucle du d est ouverte en haut 1 [trmdmutur, 5 . 

e dépasse la lîgr!c; il semble que le trait supérieur et 

la languette soienffariU d'tirf sêirf trait quand e est indé)>cndant [humant, 12; 
min: /.**#*£ lÿ ligature, apq\cfil # Jc « ur de I # porte un coup 

,*•••* • ••••• • • 

1 Domino suo Achiltio 

2 Uitalis. 

3 Cum in omnibus bonis benignitas tua sit praedita, tum 

4 ctiam scholasticos et maxime, qui a me cultore tuo hono- 

5 rificentiae tuac traduntur, quod honeste rcspicerc velit, 

6 non dubtto, domine praedicabilis. Quaproptcr Theofanen 

7 oriundum ex civitate Hermupolitanorum provinciae 

8 Thehaidos, qui ex suggestion e dornini mci fratris nostri 

9 Filippi umjuc ad officium domini tnei Dyscoli vexationem 
io itinens quodammodo sine ratione xu*tme?e videtur, 

u inimitabili religioni tuac trado, ut eundem praeter- 


de plume et quelquefois aussi on rencontre déjà une coulée qui rappelle la forme 
postérieure de l e avec l’œil fermé (damiue, lluofantn, 6; resfictre difueris, i 3 *• 

f manque de la barre supérieure, mais la hastc est légèrement inclinée vers 
la droite; f dépasse les ligne* médianes tant au-dessus qu'au-dessous (////.y#*, 
f/jisium, 9J 

fS a une forme de transition ; le trait supérieur est petit le plus souvent, 
la queue est longue; il ressemble à un tirond, très allongé (bcuifvitas, 3 ; suygts liant, S ; 
religion /, 11 ; comparer la forme de transition du g pl. u et 14, et la tonne cursive 
minuscule, pl. 22). 

h a la forme minuscule; la boucle prend soit sur la ligne fondamentale, 
soit en haut (kmêste 5» Tha/uuen, 6 ) 

1 est tantôt bref, tantôt long; il est souvent en ligature avec les lettres 
précédentes {in rmnsbn?, 3; r/tam, 4; rtjutntia, 5; fratdu*b*lu> 6). 

1 est arrondi à la base; souvent en haut il est pourvu d un coup de plume; 
quelquefois, il est fait de deux trait* qui forment une coulée (AtàilJi*. 1; VétaJéj t 2; 
iviit, 5; Pytütfit 91* 

m est minuscule; le dernier jambage est d'ordinaire un peu recourbé en 
dedans (1. 3). 

u est le plus souvent majuscule, il est parfois cependant minuscule (Am#/ 
Stnifuit+j, 3; konorijutuiiaf, 4. 5I- 

« est souvent petit et quelquefois très gros 4; trfrmdkm, 7; ruibut, 10). 

La panse du p est le plus souvent séparée île la haste, d'autres fois pourtant 
elle se présente comme le prolongement de la hastc : p a ainsi le* deux formes 
qui se retrouvent plus tard dans les écritures nationales; la hastc descend droite 
ou décrit une courbe vers la gauche (yraeJJfa, 3; ^Hayri>yttr, 6; ïilippi % 9; pttmtt, 1$). 

La haste du q est très longue; elle descend droite ou forme une courbe 
vers la gauche; la panse a une lorme i>articuhè*e. longue et ouverte (4. 5. 14). 

r est tantôt court, tantôt descend au-dessous de la ligne; l'épaule en est 
tantôt longue, tantôt petite; elle se trouve en ligature avec les lettres suivantes 
( traJuutur , 5; I/erm Méditant ru ut, 7)- 

% d'ordinaire dépasse les ligne* médianes en dessus et en dessous; en haut, 

11 se courbe vers la droite en descendant; il est fait de deux traits de plume; 
souvent il a un grand appendice, tourné en bas, et formant avec la haste un 
angle aigu ; on peut bien y voir l'origine de l’s fourchu que I on retrouve plu* tard 
dans l’écriture irlandaise ; à la fin des mot*, s a quelquefois une forme particulière, 
ondulée \nu\ x; Lïtmiis, 2; w>rnW tenir, rit, 3; konttlaits, 12; di/rurris, 13). 

t souvent, vers le bas. décrit un demi-cercle vers la gauche, avant qu'il 
ne se tourne ver* la droite; la barre à gauche est horizontale, quelquefois seulement 
elle s’im line (htnifnthu tua, 3; «411; f€Untt f 1 5; comp. la forme du t dan* la derni- 
oncialc. pl. 20); t constitue de nombreuse* ligature*; d’un intérêt tout particulier 
est la ligature et , qui est demeurée jusqu à nos jours i£ : on peut très facilement 
reconnaître que la languette prolongée de I e forme en même temps le trait vertical 
du t et que l'appendice représente la barre du t; cette ligature s'emploie aussi 
à I intérieur des mots i/téam, 4; tidsfur, 10 ; /raettr, il; et, 12; fttentt, 15; te, 16). 

u est tout à fait arrondi vers le bas; très souvent il a une forme amincie 
et *e trouve plus haut que le* autre* lettre*, en particulier en ligature avec q. 
voir la coulée dans le grand u du nom Uihtlis (2; eum , tua, 3; fui, 4; S* *4; 

comp le |>ctit 11 suscrit de l’inscription de Dioclétien, pl. 11, ligne 4. 5). 

Voir la forme de x et de y (4- 9). 

Aucune abréviation. 

Ligature* nombreuses. Comme dan* 1 ancienne cursive (voir le* tablettes 
de Transylvanie, pl 8) elle* aont formées de telle sorte que le trait final des lettres 
est tracé d’un seul coup avec l'un de* traits des lettres voisines, ou bien le trait 
final sert justement de trait initial aux lettre* suivantes. Voir par exemple ligne 3 
n mj, 60, tu, tas, tu, ty, ligne 4 ta, tttu 

Aucune séparation de mots ou de phrase*. Les mot* sont d’autant 
moins séparé* que souvent la dernière lettre de I un est en ligature avec la pre¬ 
mière lettre de l'autre (voir par exemple sit f ratdita, 3 ; meat/fart tua, 4 1 La suscription 
a des lettres plus grande* que le texte (x), et la première lettre du texte e*t fort 
aggrandic (3). 

12 euntem more honc’stati* tuae benigne et humanc 

13 rcspicerc dignen*. luro cnim salutexn communcra 

14 et infantum no9trorum, quod cnim codem minime 

15 petente henivolentiac 1 ) eundem insinuendurn*) putavi. Domine 

dulcissime et vere 
amantissime bcatum te 
mciquc amantem semper 
gaudcar*). 

.4 ter ta : Domino suo 4 ) Achillio éwMfnji 

Uitalis) 


*1 Apre» n»*nqu« tune, •) Pour •) Comp. 1 * fortno do U finolo «ton» ndéfur, lifne i<x •) Lot root* «/«mziro tuo »o#t dUldiei à rceonootiro 01 ou Hou dt omo, il tti pooilblo 

qu'il y ait mro 


Digitized by 

UNIVFRÇITY OF CAI IFORNIIA 


Original from 

IINIVFRÇITY OF f Al IFORNIA 






























U I 



b i 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 
*3 
14 
«5 

l6 



i le.-rvft t nxà^jyv *J v > 

^f/Vk^^TVs .‘t/âbé^rv/ii _ t T , 
Jt-ffirAntm*"**?» TllmJtXl/n 

Jhy&tétyil 7 W *jV':r/rjLM&Tf*fT4*AJjp.ea!LXcfé 
£ 0- A/77^JL^^^rJL7'/;i/ # 77^^ 

«A »TT<}m. ritrrT^^m/AJF °fLr7] L / &-n? fa 

m cct*AsÀ0&fsir*rip aj t *' / 7 7//7 - fi J /i- rnif \\nrtt ^ ^ 

•T^yi< t ^ <?W</w *lyyjtbû rf=A ifzo/i/n^.ç/ Dytiffi U J*; 


r*vU 

7^4 

/7/?7 <J« 


<*/; 


> y . . ^ 






V- * <- f 


»^n ^ f 

• ' ••» : : : '! 'A 

V 

\ H ♦' v :• v» *î .*• » 


WV- 


•■- **■• 


ik 


<s 


8 






* T N 

' V.. • *-'' 

- - 


‘,V*i . . ,« * * 


f O 


Saec. IV. — Fragmentum de formula Fabiana. 

Vienne. Sam ml un g der Papyrus Erzhcrtog Rainer. 


Digitized by 



Original from 

UNIVFRSITY OF CAI IFORNIA 


























Saec. IV. — Fragmentum de formula Fabiana. 

Vienne, Sammlung der Papy mu Erzherzog Rainer. 

P etit fragment d’un ouvrage de droit, où il est question de la formula Fabiana : c’est un des rares morceaux de parchemin retrouvés en 
Egypte (les découvertes de papyrus sont beaucoup plus nombreuses). Le fragment occupe toute la largeur de la feuille, il y a de plus 
un débris d’une seconde feuille. La largeur de la feuille jusqu'à la ligne où commence l’autre feuille est de 20,2 cm, la longueur des lignes 
est de 15 cm. Voir L. Pfaff et F. Hofmann, Fragment uni île formula Fabiana, dans Mitteilungen aus der Sammlung der Papyrus Erzherzog 
Rainer, vol. 4, Vienne 1888, p. 1—50; voir de plus P. Krüger, Das juristische Fragment der Sammlung des Erzherzog Rainer, dans Zeit- 
sihrift der Savigny-Stiftung filr Reditsgesdiidite , section romane, vol. 9, 1888, p. 144; Ibid . O. Gradenwitz, Die Fabianisdie Formel, p. 394. — 
L’âge de l’écriture ne peut être déterminé d’une façon certaine. Les premiers éditeurs étaient d’avis qu’elle remontait à la seconde moitié du 
IV" ou de la première moitié du V" siècle, mais que l’on devait plutôt opter pour la date la plus ancienne (I. c. 11). Quant au contenu, 
le fragment commence par quelques remarques sur la nature et la conception de la formula Fabiana, et traite de quelques cas particuliers où 
s’applique la formule et spécialement des véritables intéressés et de la mesure de leur responsabilité (Pfaff et Hofmann, Le. p.50). Nous empruntons 
notre Fac-similé (et la transcription du texte) à l’ouvrage déjà mentionné de Pfaff et Hofmann. Pour la transcription, nous nous servons aussi 
du texte de P. Krüger. 


Ecriture onciale, fortement mélangée de lettres minuscules (voir 
la forme de II. Il, 8). Beaucoup de lettre», telle» que A, 31 , H ont des formes de 
transition; l’écriture appartient donc aux écriture* mixte*. En général le» lettres 
«ont luen formée» et bien séparée*, mais écrite» couramment, Eues «ont inclinée» 
ver* la dn ite. En beaucoup de pointa, cette écriture rappelle d une part celle 
de l’épitome de Livius et des inscriptions, pl. 10a et 1 1 ; de l’autre, l’onciale in¬ 
clinée de* note* marginale* de la chronique d'Eusèbe-Jérômc, pi. 17. Le copiste 
*’cst fort négligé; à plu*ieurs reprise*, il a mal lu et mal écrit; comme il semble, 
ion exemplaire était d’une lecture difficile, (Dan* la description suivante nous 
nous occupons surtout du second Fac-similé, dont l’écriture est de* plu» nettes. 
Le* chiffres renvoient aux lignes de ce Fac-similé, Le premier Fac-similé est 
désigné par la lettre a.) 

Lettres isolée». A a ici la même forme de transition que sur la pl. lia 
et 13 (1.9.12). B est minuscule (a. 9). I> aussi 3. 4). E a la forme onciale; le demi- 
cercle du haut est fait d’un nouveau coup de plume; la languette est très longue 110). 
F descend bien au-dessous de la ligne; la languette, qui est longue, ac trouve 
quelquefois sur la ligne, habituellement pourtant elle est un peu plu* haut (9.10.141. 
U a la forme onciale, il se rapproche pourtant de la cursive : la partie supérieure 
est constituée par un trait ondulé; la queue est longue 18. 13). La la forme capi¬ 
tale; le pied se trouve souvent au-dessous de la ligne de base (1 3). 31 est fait 
de trois traits verticaux, reliés en haut par île petites lignes ou droites ou arrondies; 
il se rapproche donc de la forme minuscule; le troisième trait porte Quelquefois, 
en bas, un point final (3. 7. 14). N est majuscule (1. 2 , 3). O est d’ordinaire très 
petit (1, 2 ). L’épaule de l it descend bien bas, puis se retourne en l'air; quelque¬ 
fois, il se termine par un point (1.2.4.5; comp. la forme de l’R dans les inscriptions 
funéraires pl. ti, et dans la lettre, pl. 13). S a la forme minuscule, propre à la 
cursive (1. 3). 

Les abréviations romaine* ancienne* par le* litterae singularcs sont 
très nombreuses ainsi que les Notac iuris. Le* litterae singulare* ne sont 
pa* seulement en usage pour le prénom et le titre, mais aussi pour des mot* *ouvent 
répété* et de* formules, par exemple act = actionem, actitmes (a 8.13), ann —• annum (j), 
aut = iinUm (7), bp *= honorum possessions** I[14), c = 4*<r«*s 17), damnab = djmnaMur{ 2 \(i) t 


dm = dth ma [a (6), C tri (7), ex h ~ exheredato (8), fil — jUio, JiUnm (lo. 13. 15), form 
= formula 17. 9), hi =* hcredes institua (ll)> id » idem (a 8), inut w inntilis (lo), leg = 
[égaré (lo), lib = iibsrtus, liberti a 3. 1 2 ), mancip mon cita ri (3), me* mortis causa (7), 
mal = mulisr , mulicre (a6. 11. 15), nom = uomine (j), n =- non (9), patr = fatronum (12), 
pecul = ptiuho (5), pu = puSat (a 8), r u = rti ux&rias 11 15), sec = iscundum (a 12), u = 
vri, ver (4. 10. 13), vu! = video** us (10). Le» abréviations sont marquées ou par un 
point, ou par un trait, ou en même temps par un point et par un trait 16). Souvent 
pourtant il n’y a ni point, ni trait. De même I abréviation pour M à la fin des 
lignes sc présente deux fois (a 7. 11). Les abréviations ordinaires pour bus et que 
se trouvent ligne 10; a6. n. 16. 

Pour les Notae iuris, on en rencontre de toutes les sorte», à l’exception 
de l’abréviation de la finale au moyen d’un petit crochet arrondi (voir là-dessus 
les explication*, pl. 18 et le chapitre sur les abréviations usitées en droit, dans 
l'introduction). !• Exemple* de sus(>ension de sylla!>es : mm = mauumistionem (4), 
dt = du m taxai (j), qs = quasi (9 jj, qa — quia ( 13 )t q<l ■* quidtm (a 1 2), dd ■■ dan de (â 16). 
2** Exemples de l’emploi de la finale : co = centenario (il), exhdato *=• exheredato (12), 
mmonio, mmo = matrimouio ,a8. 9). 3* Lettres susdites : m = mortem, monts (4- 6.7). 
4" Abréviation par un trait oblique : voir les mots ^(3.4), ttiam 115). 5° Abréviations 
des pronom* relatif* ; voir quat (6; et aussi dans le mot quatremue, a 16), qnid et 
quod (14; a 10 11; la même abréviation se rencontre une foi* |h»ui quasntur, *1 toute¬ 
fois on doit lire réellement ainsi, a61. 6° Abréviations de* préposition* commen¬ 
çant par p : voir per (5. 14 ; on trouve aussi une fois la même forme pour passe, a 9), 
pose et p*>tt st (4. 13; a9. 15; cette forme est surprenante, car d’ordinaire elle est 
employée pour pr*< , prêter (a 16 . 7*» Les abréviations pour cou (ai. 7) et tmirm (as) 
sont empruntée* aux note* tironienne*. 8*> Voir f abréviation pour tuim (7.12). 

Aucune séparation de mot* ou de phrases. A la ligne 6 du verso (b) 
il y a une lettre un peu aggrandie et avançant sur la marge, |Kiur marquer le 
commencement d’un nouveau paragraphe. 

Le parchemin est réglé en lignes sèches. Deux lignes verticales limitent 
la surface écrite. Le* lignes homontalcs sont suffisamment distantes les unes des 
autre»; il y a une ligne d’écriture *ur une ligne du réglage et une autre entre 
deux réglage* 


apeHt 
h o n c 

esselV) 

c u s a 
i i s u b i 
d i s e r 
i t u r 
I a t u * 
s s e r i t 


a (ftctj) 1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

to 

11 

12 

13 

14 

*5 

16 


.oluntiduassuntqui contra sen- 1 ) 

tiunt].fox eontractu venit et cum eo «Hf/rahctur 

an patrono hac tenejatar formula , quant ex delicto vcncrit iibsni et est in fa¬ 
ctum et ar]bitraria s j etiam vivere*) huic ilicendum 4 ) alienatum esse, quis» 
mancjipio accepit (a liberto], ahenatkmr/pv nobis adomini 9 ) translationcm 
r]cfcrcntib*s. Sed hoc de silo q uaentur 1 ), si pro mul use dotem dedc{rit\ quis tcnca- 
tur hac formula, Std in propostt* et lavolcnu» mvfitctur cum 
viro acti*«vs»f esse et iiU* pu/<»/ # ) etiam dissoluto mu/nmonio sed veni- 9 ) 
rct OcUnmus manentc i[uH\tm matnmonio posst agi cura marito et p ast di- 
vortium. antequam dotem redat* 9 ); q uod si redderit 11 ), cum 
muli/fA et si q utd retinuent mantus, cum utroq uc. Hoc et ego venuw 

este didici. (Sed si debitorem] *uum iusserit dotem promitterc Whrrtus , sccundum TavoWvjvr 

et post divortium ipse tenebitur, ut act#W/ suas pracstact lf ), *i n*or« 

dum cxcgit; %ed si culpa eiu* solvemlo esse dcsit t# ) debitor, periculo 

patroni périt 19 ). Sed *i 19 ) statim \udest mul/>r Tes Oxonae (a gere, et antequam pati anus 

Fabwvtf lormuJa vocet ,9 ), damnal>t/«r rnantu* propres *[uam cu]lpam. Desnds q«**^rcnius 


b (versa) i laetonae noxales »unt. [Sed 1 ) si filto suo mancipare lussent pa-j 

2 ter, suo nom*** tenebitur, non de [peculio vcl de in rem verso, qucmadtnodum si] 

3 qui* iu**it alii 9 ) mancip^rr, ut iam diximu». Sed si se[rvus iniussu pat ris filio mancipatu* fueritj 

4 u uaeri/nr*) p+st mortem eiu* xei manmmi:rionem [vW] alienationem dominii, utrum fintra annumj 

5 de ;>ecul#i» teneatur, an et f>o*t ann um de co, qW ad ceum 9 ) p^rv[enit] . . . 

6 Et ea qni/dror, q uac nom m ortss Causa data sunt, ita revocat, si mata alienata sint; [ea] 

7 aut qui. cum 1 ) Nam in tornW* ita est: marfir causa hixlic 9 ) ma/j. In tnortis coûta etUm 

8 donatione sem;>er utine/ze 1 ) p raetar arbe 9 ), Ergo et [si] filo 9 ) exh endato 

9 m ortis causa clonavent, tenebitur hac formi»/4r; %ed cum p otest ei pa- 

10 ter Ieg4/v, vubtfâM»/. ne inutile sit Fabr^tf lorm«i/tf adv/rstts fil#wffT. Idq«f^ etiam 

• 3 lIulÀfât^/ »cr fat in maiore centenarns, qui cum treb. habet. I9 ) duo» Il errdes xnstitnit et tertio 

• V ; jiîl^cxlvfiéato ttiertés conta donavit. Ait en/*i, patr,qui tert iac partis passessiimcm acci- 

. #### 13* perct 11 )» Fab^pr^ înusiliier 11 ) adv^sus filium unurum, q w #a p otest ci et legarc 

• piter, nisinqufd] ia | cotncn[od]ut.. t qu*d per VhWèdtam habiturus esse eiu» 14 ) minu- 
•• •• ••• 4 # 5 # . ufcûr Arcatait 19 ), esse aequom quicquam fiU* eripi cum etiam ex mi- 

16 nima parte non istfe 19 ) ejxpulsurus sit jiatronum 


c e a IT ) 
q . lib. 19 ) 

u m q 
n a t 
Vrf eg[o) 
h/rrdat 

cto FTT 

exh/rar ,f ) 
hac p"i 
d c b p >l ) 


Stairqaci §»r • •* I>'«prè* Pf-lf tt Hofwmnn U ll*nt doit «t lir* [v]d1u*t Mrm?) 

trd «irnini, qui . 4 'apr^* Knigur ; n t «t n t i d a a. itmt <\m e*ntr* •en|titini . *) « Lo m«» 

et snt in Jactmm ci «rti/rurtu n« Hahitnt p<u »« r«|iput!«r mm coftltile, c eu peut être use (Ui« ini«o- 
du.it» dut I» texte ; paurinat, mftne avee le eheugeenent proposé la pirate ■>« p«e encore limpitl» • 
• Kiüger, u^. aote 71. r j etiam pi Vers (KaSf Hofniana •> difimu* . PfaflT-Hormana Après dit il y a un 
petit tfou daee le parchemin. •) Pfaff-Hofmaan «apposent «jae I»» lettre* ai» aoat d'une aecoaile mala, 
de me le dernier m de la ii*aa §. Ile prop»»*nt de itce fai, tvu peut-être i|ul «erteieM. KfâRer peopoee 
pMintui. •> Poar ad dnmimi. f | quid Pleff HolmannV *1 id ftu rti/ ujtueiae etiam Kfilger Au lieu 
de fa, lire peut-être /a Ktüger, 146 naît 4). •> uMMmemw /h**J ventre, Ortoi'enu* iKruger.; mat ri- 
mania. Sed l'enidm* H Qttareou* (Pfeff-H^fmanni. ^ Pour reddat. Peur reddideriS. '*} Pour praetUi. 
11 Pour demi ••) Pour peeiit (KrUger^ ,4 i Se/tnndum Oetitreamm auiemf »iaiim iKrufen. »• (rejoatet 
iKriiger . Gradenwtts tient pnue pncdble catte lecture : aatexjuam pair***** FabUua fornuia vocet il.c.4*»)« 
M > iJevant im#/, U p |, m 1 i trait final de a et an point- 


Knnarqett tut I *: Plaff llotmann peneent que cette trace dt lettre eet la partie inférieure 
du «Ifle pour inter. *> « On e attendraki à trouver encore le» mot» Mirant* qui eiu» patoUU tubteetm* 
non e*/» I KrU* er, p 149^ note 6). •> quid jJPfaff * Hofmann . •» Pour ad mm. *1 Au lieu de aut qm 
l'nntinal portait vrai»embUblemem ; aut q m. c. o n»^ ç'eat è-dira : auSrm, quae motli» /«t usa [data *unif, 
omni mada 1 Pfaff-Hnfm«nn, p, *i> •» Oit le cepiitr a lu Aodir, ac trouvaient dana le modèle let vicie» 
ur nivc data rPf»ff-Hof«aann, p «41, ou pour dotooe (KrÛgtf, p. 150K. 4 ) It'aprèe Kriiger oa devrait ilre 
i«av,e = dainm mette, p. 14} et t^o Plaff et llofmann Iteeni : un ner tare •) Pour prar/«»r ntbétratur 
iKrfi(e»|, pour prurfOvt» *rbÿf#f»«*#! (Pfaff Hofmann l •) Pour filia. Pour emm ite» JUto%\ Ami béret 
“) Pour auefeiit **) Pour nmtiitter. *•> Pour mW, inquit, ou rnw, tnqutt, id 1 Pfaff • Hofmann, p. Ul- 
14 Pour rare/, ei. Pf»ffet Hofmann 1i*ent : Àmto ait, Krüger Art»A«(__flittt#t«v ait ; Crradenwil» [H »rcettm» 

BNtoe ait (I. c 394! M ) Dan* le pfo*o>tvpe probahlemcat, il y avait la. i*t ou h in^t., c’eat-b-dire . keret 
nmêiêssim»; le copêate a lu . "o «*te (pfaff- Holmaan, p. ij, Krüger, p. 150b •*) La lettre attirante «emble 
être e avec nn trait aOrivaatil. *•) Apre* lit. il y a trace de p ou de r on île a. San» doute amivait 
La lettre d. •■> A prêt p il trahie qu’il y ait a. *•) L 4 aead n «aaablc auàvre. 


Digitized by 


Original from 







«xpteiuma^nuiuCüe^ p.»6cueMOHOumMourr*c|aATie plon^AiU' 
ün r’ -tC^oepiTiiieiwisn “ 

or>n 


IACOMO 


ODeo.lWhk.Vhr « a?Im c ----VïAWasxtiA* '0©Muijp,«sewi 


L 


lo 


peU‘t^>JX’>>|3CnLAcbTseu.ic6îïôfAe»seof>iWAAosxTiA* "-Oe^uuysemi 
wiiy Auie^^ - tuVldl.Vo > 

nAjbemusof'e^eamnjbouuro.xfcooDMes* cn^cicoe Jv&ôocoesmœspi^c;» 
otjue viir ik^|’ ms* ui 

[>Aace^çJr^ %y exc^çre'i- - 

ruœ cneacn » Oc^^atxcc se^DyoAi j>Ancecr»eri ea ^c^uwj 
K iLctu4o£ «bj^WtOTtsi ùrrSnls L* 10 s pimO^sc^ia^ùl!aU^tœ>M^setY>i 

isemi wens 

s^-vcsi* S€HY^ma^e^uAv4rmh^noaj^su&«p 
K a ih es aol xi via^uw » r^aocrioôofci 


10 


Meus 




(v>iN-\aj^ Q. 

w 

Se^n- 

UiLes^i ^4^c^>Aib<^^i^c^4^èssei P>0 M*K<%lSt*l>rfAÀ-.l5 

kA^eS^J^S(V^)STjÇ’6^C$8 , j IP») JbüNAUO 

Ntis^il&clioife) 'Àor)> ^i^uiimeics- pAcan* ^ucm]U)6. Jwn ^ 

hoonWtJy 

l>OCYÏ) v* 4 p . «» *" J HaiôUAC ^^ 9 ^ UC ^j a ^‘t l ^J 


«5 


30 


•5 


cheoiîd^tVAsnr^^vi^» S^iscepir ôv»cr> osp) r xio.çAabe^^^wÿC ^ 
cn6» ^iî^^èl^V7o^ML)su,^A«vea»fc-5K«<v..snfc<^vKm\»>. 
eic.ui al,iquiÔ MMnaLea^i c^vw»l»m aiod neôoèiuliiyn Urr»Mt«LLe 
c,.xsi>n.opicneAsip.icH»c»iaewat!;s«0»on»6iuorvMo»»uà )>AB»caeit^uo 6 


U 


35 


Saec. IV. et saec. VII. VIII. — Cicéron De re publica. Onciale. 

Rome. Uiblioteca Vatican.!. Vat. Lat. 5757, p. 86. 


\ 


Digitized by Original from 

J_LMI\/FRÇITY HF C Al IFDRMIA_ jJNIVFRSITY OF CAI IFORNIA 















Saec. IV. et Saec. VII. VIII. — Cicéron De re publica. Onciale. 

Rome. Biblioteca Vatican*, Vat. I.at. 3757. p. 86. 


P alimpseste. La grande écriture contient les livres de Cicéron De re publica, ta plus petite, écrite par-dessus plus tard, renferme le com¬ 
mentaire de S. Augustin sur les Psaumes. Notre Fac-similé, que nous devons à l’obligeance du R. P. Ehrle, Préfet de la Bibliothèque 
Vaticanc, contient d’un côté un fragment du lib. I, c. 6—7 De re publica, et de l’autre côté, un fragment de YEnarratio in psalmum 125. En 
haut de la page, au milieu de la marge, on trouve en plus petite écriture le titre : De re publica. 

Le Codex ne porte pas de date. Il appartient, croit-on, au IV' siècle; c’est peut être le plus vieux manuscrit en onciale que nous 
possédions. L’écriture récente appartient à la fin du Vil* ou au commencement du VIII* siècle. 

Le Codex appartenait autrefois au monastère de S. Colomban à Bobbio, près de Piacenza (fondé vers 612). Il entra à la Vaticane sous 
le Pape Paul V. Le premier, le cardinal Angelo Mai, remarqua des traces de l’écriture ancienne et il réussit, à l'aide d’un réactif de noix de 
galle (d’où les taches sur le parchemin) à rendre de nouveau les lettres lisibles. Il publia sa découverte en 1822 sous le titre Af. Tullii Ciceronis 
De Re Publica quae supersunt. Sur les nombreux écrits où il était parlé de ce Codex, voir Teuffel-Schwabe, Gesdiidiie der rOmischen Literalur, 
1890, 5* édition, 1** vol., p. 341. Le texte contenu dans notre Fac-similé, se trouve dans l'édition des œuvres de Cicéron par C. F. W. Müller 
(editio Teubneriana) partis IV vol. Il, p. 277; voir le texte de S. Augustin dans Migne, Patrologia latina, t. 37, col. 1664. 


LVrrilnre primitive est une onciale grande, large et forte Elle a tout à fait 
le caractère monumental de l’écriture capitale. Les lettres ont sensiblement la 
même hauteur, quelques unes pourtant comme II. Il L et F, P, IJ, K dépassent un 
peu la ligne soit en haut, soit en bas (II, i. 3. 7. 12). Les traits, qui descendent 
au-dessous de la ligne, décrivent souvent une petite courbe vers la gauche. Les 
hautes de certaines lettres portent souvent en haut un petit coude (voir II I, N, U, 
col. IL 2. 3 4. 7). De temps en temps à la fin «les lignes, faute de place, les lettres 
diminuent de grandeur (II, 3.7. 13. 15) La première lettre de chaque colonne est 
plus grande. Les lettres caractéristiques de l'écriture onciîilc sont A, II, K, Il M l\ 
Lettres isolées, Le côté gauche de \ X est fait de deux traits fins, formant 
angle aigu (II, 1. 3). La panse supérieure du II est petite, celle du bas est grosse 
( 11 , 4 5). Souvent il est parfaitement aisé de reconnaître que le crochet supérieur 
du t\ de l’E et du <• est fait d un coup de plume particulier (I, 6.7.8); pour I K 
il est visible qu on s‘y prenait en trois fois. La languette de l’E se trouve haut. 
Les barres de FF sont petites (II, 12). La queue du G est très petite (I, 7. 8). 
I parfois descend un peu au-dessous de la ligne et infléchit vers la gauche ( 1 , 7 ; II, 1). 
L a le pied arrondi (I, 6- 7). L'arc gauche de 1 31 descend verticalement; il est 
formé d’un coup de plume particulier; l’arc à droite est tourné vers l’intérieur 
et se termine en une fine pointe (I, 6.7). Le premier jambage de \ $ descend un 
peu au-deasou* de la ligne et décrit ordinairement une légère courbe vers la 
gauche (I. 4 . 5). O est formé de deux coups de plume il. io. 11). La panse du P 
est petite et ouverte (I, 10). La panse du (J est très grosse (I. 11), La haste de I II 
est longue et descend un peu au-dessous de la ligne; la panse est d’une grosseur 


moyenne, elle atteint à peine le milieu de la haste; le trait final est fortement 
tourné vers la droite II, 3.4). S est visiblement formé de trois traits de plume (II, 2). 
I«a barre du T est petite et légèrement infléchie (I, 1. 4). 

Abréviations. Pour rts fu é/rVo, on a l'ancienne abréviation romaine par 
suspension (II, 10. 15 et dans le titre). Quae une fois a la même abréviation que 
ft* ( 1 I # 11). Pour W et Si à la fin des lignes on a souvent un trait mis au «dessus 
de I endroit ou M ou S devait sc trouver, à côté de la voyelle précédente ( 1 ,5; II, 15). 

Col. I, ligne t, à la fin, on a la ligature VS. 

Pas de séparation de mots. Les nouveaux paragraphes commencent 
à la ligne, et la première lettre est mise en saillie (notre Fac-similé n'a pas 
d'exemple). 

L'écriture récente se compose de petites lettres onciales. Notre planche 
offre donc l'ancienne et la nouvelle onciale, de telle sorte qu'il est facile de les 
comparer entre elles. Dans la nouvelle onciale certaines lettres montent bien au- 
dessus de la ligne tandis que d'autre* descendent bien au-dessous, en particulier 
F, I*. II L. P, (J — Apres Ica abréviations pour bus et <r*t ae trouve, en haut, 
un petit crochet, ayant la forme d’une virgule (6.8.20). — La séparation 
des mots se trouve de temps en temps. Pour la séparation des phrases 
on a mis des points (la plupart du temps en forme de petits crochets), et on a 
laissé de petits espaces blancs; les phrases nouvelles commencent par des initiales 
plus grande* (1. 2). Pour les nouveaux paragraphes, la première lettre avance sur 
la marge et est souvent ornée. — Pour les citations de la Sainte-Ecriture, des 
guillemets sont mis à la marge. 


De rc \ntbiica 

(Equidcm, ut verum esset sua voluntatc sapientcm dcscendcre 
ad rationes civitatis non solere, sin autem temporibus cogcretur,) 



tum it 1 ) munus 

quando uti 


denique non 

nccessc esset 


rccusare. ta- 

Haec plurimis*) 


rnen arbitra- 

a me verbis 

5 

rcr*) hanc rcru« 

dicta sunt ob 5 


civilium mi¬ 

cam causam. 


nime ncglc- 

quod his lîbris 


gendam sci- 

erat institu- 


entiam sapi- 

ta et susccpta 

10 

enti, propter¬ 

mih» de re p«A//Vï> 10 


ea quod om- 

disputatio; quas 


nia essent ei 

ne frustra 


praeparanda, 

haberetur, du- 


quibus ncs- 

bitationem 

*5 

ciret an ali- 

ad rem pubfvam adeurr- 15 
(di in primis debui tollcre.) 


a flctu incipit vivere* Ridere nondum novit; quare plorarc iam no- 
vit? Cocpit ire in ista vita. Sed si de illis captivis est, hic flet et gé¬ 
mit, sed veniet gatulium Sequitur emm: 

,.Qui sommant in lacnmis, in gaudio metent." 

$ ln ista vita, quae plena est lacrimis, seminemus. Quid seminamus? 

Opéra bona Opéra miscricordiae semina nostra. De quib*r semi- 
nibitx ait apostolus: ,,Bonum autem facientes non dcficiamus; tem- 
pore enim proprio metemus inlatigabile*. Itaqu* dum tempus 
habemu* operemur bonum ad omnes, maxime ad domcsticos fidci. H 
10 Loque ns itaqu/ de ipsis aclcmosynis, quid ait? „Hoc autem, qui 

parce seminat, parce et motet.** Ergo qui multum seminat, mul- 
tum metet; qui parce seminat, parce metet; qui nihil seminat, ni- 
hil metet. Quare desuieratis latos fundos, ubi multa semina semi- 
nctisr Latior vobis non est ubi seminetis, quam Chnx/*s. qui in sc voluit sc- 
15 tninan. Terra vestra ecclesia est. Scminatc quantum potestis. 

Sed parum habes unde facias, Habes voluntatem. Quomodo ni¬ 
hil esset quod habes, si non adesset bona voluntas, sic et quia non 
habes, noli esse tristis, si est tibi bona voluntas. Quid cnim scmi- 
na9? Misericordiam. Et quid metes?* Pacem, Numquid autem 
20 dixerunt angeli: Pax in terra divitibax hominib*/? Sed: ,.Pax in.tcqV *• 
hominibiv/ bonac voluntatis* 4 In vidua magna voluntas. in Zac-**»* 
chco caritas magna. Suicepit D.winj<m hospitio 1 ). gaudens suscçrpu, 
et dimidium 1 ) patrïmonii sui pauperib*/ promisit se d&turum. ♦••• •••• 
et cui aliquid abstulcrat, quadruplum 9 ) redditurum*); ut intelle- : * 

*5 propterea sibi eum tenuisse dimidmm, non ut haberet quod • 


•) itL Le dernier R «prie coup • été lUKriL *) L'édition de Müller porte filuribu* 


h a été ftuecrit aprèe coup. *> Après dt 11 y e un grattage 
fiiatrmpJmm, •) Primitiventeot rsddrtupum 


*) Priemhf fl là 


Digitized by 


Original from ' 

















•7 ■ 


|8 * 


IV 3 


30 4 


ii 5 


O T 


14 * 


£ 


7 rjr^f/K * ^ ar»Nfc ^ --f . r^r - ^ 

f \ r *V ij 

■fai* X 'XXk ~ XXX- Ti/cri X' 

/ / • /. * L v* ( 


\ w - 

% H 



. 

• ' w-y [// yyy; 

■ ::Jp : riX 

. •/ < 4 V ^ 


S"v s \|'7 \ • / P'ïi' ' ’ /T\ i« # 

W*y *• v / V>. < A> £5v V 

/ / il- 

"Xk p 
* / 

* \ < f * • • « / 1 : v * * • * V « « 

* * '* \ y / ' * ./, r J 4 ; 


t ->, 


. •••■•!• • ».♦*••• 

• *»*,•• « • 

f • •■ • % • • • •** « 

» * »4«l é. «I 4 •„ I • • 

*• ♦ ••• * • * »v • V •••• 

1 • ••••%•** m'| 


Saec. V. — Cursive impériale. 

Lcxto, Rijk» Mtitcum van OuclHcdcn 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

























CO 


Saec. V. — Rescrit impérial. Cursive impériale. 

I.cyde, kijk% Xluveum van Oudheden. 


C olonne d'un fragment d'un rescrit impérial adressé au Préfet d'Egypte. Un morceau de ce fragment, contenant trois colonnes, se trouve maintenant à l.eyde, d’autres morceaux 
sont à Paris; ces derniers contiennent aussi quelques lignes d'un second rescrit. Ce sont les seuls documents impériaux de cette nature qui nous soient parvenus dans leur 
forme originale. Ils ont etc trouvés dans Plie Elephantine, ou d'après une autre version dans l'ile de Philèc; en tout cas, ils proviennent de l'Egypte du sud, qui était du ressort 
du gouverneur de la Tbéhalde. Voir Th. Mommsen. Fragmente cuvier iatcitüsdter Kaiser rest ripte auf Papyrus, dans le Jahrbuch des gemeinen deutschen Redits. 6, Leipzig 1863, 
p 3%. Nous devons notre Fac-similé à l'amabilité de M. A. U. J. Ilolwerda, Directeur du Musée Royal des Antiquités, de Lcyde; M. J. Bytcl, secrétaire du Musée, a eu la bonté 
de dessiner A l’encre de Chine les lettres que la photographie n'avait pas parfaitement reproduites. 

Nous empruntons à l’ouvrage de Mommsen les renseignements intéressants qui suivent et qui ont trait à l'histoire de la lecture du papyrus, à sa forme, à sa dale el A sou 
contenu, l.’cxistcncc de ces fragments fut révélée en premier lieu par Saint-Martin, dans une courte notice sur les papyrus de Casati (Journal des Savants. 1822, p. 153) et par 
Reuvens dans son mémoire sur les papyrus de la Bibliothèque de Leyde (troisième lettre à .Vf. l.etronne. 1830, p. 34. 35); aussi bien que Champollion le Jeune, ils reconnurent 
que l’ccriturc était latine (et Reuvens établit la relation des divers fragments entre eux), mais ils ne lentèreiit pas de la déchiffrer. Trois de ccs ira^iirçuls». .alors, rn.lr^f dans, ta 
Bibliothèque Rovaic de Pans, lurent édités par Champollion-Figeac (Chartes et manuscrits sur papyrus de ta Bibliothèque Royale, Paris 1840, pl. X7v)/.4itai3 4J-jdècfpcÿtuc'.pas 
pouvoir les déchiffrer. Néanmoins Massmann vers le rnéme temps (1840) parvint à déchiffrer le fragment de Leyde et en donna dans l'appendice à" Sûp. (Jbcl/uy aurarlui un 
excellent Fac-similé, en fixant la lecture d’une manière tout à fait satisfaisante. C'est ce que reconnut Champollion dans le texte à I a Paléographie universelle tfrj fyUestrc\j)lr-partic, 
f. 65 [237)). Peu après parut dans les Mémoires de tInstitut Royal de France. 1. XV, I" partie (1842), p. 399, un rapport détaillé et definitif de Natalis île Wailly, qui 'donnait 
en bonnes lithographies, en plus des fragments de I^cyde ceux de Paris déjà édités ou encore inédits. 

Quant à la forme extérieure, chaque rescrit se trouvait sur un rouleau de papyrus de 31 cm de haut (environ 17 pouces romains); la longueur du rouleau n'était pas déterminée. 
Le document était disposé sur une seule lace du papyrus, en colonnes placées côle à côte (»mafiat6r, <hâ/iW. pagina), d’environ 35 cm de largeur ( 19 pouces romains); l’espace 

entre les colonnes («<-'•«';) était de 6 cm (—3 pouces romains). Ainsi, ces bandes étaient destinées à être roulées et devaient être développées pour la lecture. Les papyrus d'Hercu- 
lanum et vraisemblablement tous les anciens papyrus, qui avaient été l’objet d’un soin spécial, étaient écrits de la même manière (voit pl. 4 et 10a), tandis que les documents ordinaires 
et les lettres étaient très souvent écrits transversa dtarta. c'est-à-dire qu'au lieu du côte large, c'est le côté étroit du rouleau qui se trouvait en haut et la colonne s'écrivait de 
haut en bas (voir pl 

Le nom et le titre de l'expéditeur de la lettre ont disparu des deux rescrits, de même du destinataiic on n’a conservé que le nom d'Andréas, dans le second document. 
A première vue ces deux rescrits sont adresses par un tribunal supérieur à un fonctionnaire du diocèse égyptien, compétent en matières de procès civils Dans le premier rescrit 
tout fait supposer que c'est l'Empereur qui écrit au Préfet d’Egypte : aussi bien le litre de spectabiUtas (30), donné au destinataire, que les mots, experientia tua (12), formule 
qui se rencontre dans un rescrit de Theodose I-, de l’an 392, au prae/ectus augustalis Potamius (Cod. Theod. 12, I, 126) Quant à la date du rescrit, on peut faire valoir, que la 
compétence des tribunuux militaires en matière civile dans les procès intentés aux soldats, était encore expressément relusée par un rescrit de l’année 397 (Cod. Theod. 2, 1,9); 
ce n’est que dans une ordonnance de 413 que cette compétence lut accordée, encore semble-t-elle une nouveauté (Cod. Just. 3, 13,6). Nos rescrits reconnaissent cette com¬ 
pétence, d’où il résulte qu'ils sont d'une époque postérieure à 413. De même, la langue et le contenu, tout fait supposer que les deux rescrits appartiennent au V* siècle. Vu 
l'exactitude de l’orthographe et l'usage de la langue latine, on ne peut les attribuer à une période plus récente; en aucune layon, les rescrits ne concordent avec l’organisation 
de l'Egypte octroyée par Justinien au VI- siècle. 

Notre rescrit est une réponse à une supplique. Tout d'abord, il est à remarquer que le tribunal supérieur ne répond pas directement au pétitionnaire comme cela se 
pratiquait peut-être toujours, certainement eu régie générale, avant l’empereur Constantin. Mais la réponse est adressée au gouverneur. La demande du plaignant aussi bien que la 
réponse touche les quatre points suivants : I* Ordre A l'inculpé Isidorus de payer une dette depuis longtemps renvoyée (ligne 15, 16); 2* restitution d’un nombre d'esdaves par 
le possesseur actuel (1. 17. 18); 3*’ restitution de divers immeubles aliénés par le plaignant, par vente forcée (contre retour du prix de vente) et l'annulation de ce contrat de vente 
(2—7. 19—25); 4* restitution de la solde retenue injustement au plaignant (8—10. 26—29). En outre, le rescrit contient une addition par laquelle les inculpés, qui, au terme du 
droit existant, devaient être traduits devant les tribunaux militaires, ont à se présenter devant le tribunal civil (30—32). 


Ctiraivc romaine impériale. Ccvt une (orme spéciale «le U cursive romaine. La forme de 
le, m. it est <le beaucoup la plus caractéristique, lie |>îim» il y a ;ï remarquer que |«c*qiie toutes les 
lettres sont très longues et, Cotant Jifîc s'exprime» « elle» ont un développe ment solennel «Je forme ► 
(Ph. Jaffé, dans I appendice au traité précité de Mommsen, p. 415:. 

Lettres isolée» a ie«*cml.le fort au t, le trait «le droite injuriant qui r*t tré* Itaut est oblique 
et légèrement ondulé, tandis que U barre du t rit droite ou te recourt* vers le las; 1 c trait de gain hc 
de 1 * décrit dans a partie intérieure une court*. 1 gauche, au contraire U havtc du t va à droite 
i4A/Ay*, iS; frr **rr*ti»cé, 20). La panse du b sc trouve à gauche comme dans l'anc tenue cursive 

(pL 4 5 H i vi de là vient que b rcaaetllble au il, sauf nue sa haste en général est plutôt droite, 
tandi- que celle du 4 est tournée vers la gauche; de plus I» entre en ligature avec les lettres suivantes, 
tandis que 4 reste «éjaré ydciètmw, i*i deriric/ruttetms, a#), t cil très long; il ressemble à Cl, pourtant 
ver» le bas, il ilécrit une courbe h droite tandis que a est droit aocfiite, 33). a a une forme tout-à-hut 
spéciale; Jatté croit qu il est issu de l e des graffni et de» tablette» de cire, où d est fait de deux traits 
verticaux (•*** detrcUmêoft *, 17; comp. la forme de l e pl $ lignes a \ 4 cl jd £. ligne 1. 31 Voir f (««■• 
/></*, 20; frmttiin*. 2i\ r sc compose d’un long trait ondulé, il ressemble à I b dans sa partie inférieure; 

tcurcuKreciH aur notre Fac-similé il est tout à fait illisible lU/stémo, *4; cotmx ai). Voir b (W, si). 
Voir I u. .. iu . m et n ont MM t r-rîMiquc ; ;ï ce propos, Jaffé dit. que Ym à prémunie 

vue est semblable au js grec, et on reconnaît facilement aussi le rapport de I n avec le r grec I/>.- 
«a rrmtèomc. *0) © est très petit et sc trouve en (uni {ft* 20). Voit p ( fostfesrimes ad 


if mm 2i! V«*r H •***«. 17; a*. ™'"\> M P* «b V L épaulé de l’r dépasse de 

beaucoup la ligne et se retour ni- en haut i/w muw*r<xLt **rhr/soue, 20) Voir » ( fosses sK^e», ta), t ttncnble 
A I a voir o-desaaab « est très [H-tit et nr. iiouve en haut; il est tantôt rond, tantôt aigu (imifm w#. 17; 
riri&Mf tl) Voir X /s, IU'l 

Aucune abréviation 

Nombreuses ligatures 

Séparation de mots et de phrases, l-c* mots ne sont pas séparés, les phrases au contraire 
sont bien distincte» ; chaque ligne autant que possible contient une membre d<* phrase. Cette dis¬ 
position de» ligne» prend amsi en quelque façon la place de notre ponctuation S. Jérôme parle de cc 
mode d’écrire d.«ns son prologue sur Isaïe : AVer mm frvfÀtU* tvrvMw/ iv&rUeit* ticurrffiu m*tr* $m ixinirnti 
ccfnJ /44r*ww lijywri, ri «ôy néJ r*Wj«V âoèrrr ae tv/ offrit** Scciomoccis : soi fâW é* i^rrndc/Asnc fi Tutti* 

i.iiW Jkfri, Ht fer cri* crriisiMtcsr ci fni HtifHs fou* fi mi crrsOus tinsse ifisrmut, *** f*^*t mtttüitii 

U iK entsmm froriémtss, icttffffftatifHfm ***** *<+%> stri*f*él jftrf éitü* %*wms N<« res* rit» montrent donc que 
rlans la chanrcllerie imp^Tiale on écrivait d'aprèi ce systeme — < |»ct Cola et commata » - , <c que 
locditait grandement le travail du lecteur Dans la transcription, nous ne donnons paa arulcment le 
texte de notre colonne mais aussi le texte de tou* le» fragment* encore conservés du premier rescrit 
d'apiè» l'édition de WailIplIoUMM Les partie* supplée» «ont imprimées en cursive La colonne 1 
(ligne» 1—b} ae tr«.uve A Pari», les colonnes 2 et j lignes u 24 ' sont à Leyde. la colonne 4 digne* 25—32) 
est (unie h Lcyde «t partie à Paris. 


1 |au naquis corum detentatoribua Uhi rcatitui. 

t |n»up#r etiam p 

3 emptl^»ale instramentum, quod per vinr ac necessatatcm tegibu» inimicam 

4 vili pfctio dato »U)>er possms/onibMS ad »e pertmentibus confectUM ici 

5 nulUw sibt praciudtcium genmrre, 

b »ed eriru* *retio, quod rc rera d.itum cat, cum legitimis usuris refuso 
7 eus t* nem oehtti» fructibus rtc upc rare, 
b /htnCftcf 

9 tic*» fftitor ^siderat. solacia ex militU tua débita 

10 mi Isidore frmcfmie utfssts «surpatore *ih« restitui, 

11 . iûrissitnc ac lucundissime 

12 I.anJoitUt itopcf expierl'entia tua, 

13 ri fre* 4 êlU r+riJ *s ifiCat. 

14 SI Mtfndm si ici md cmrisdKXHmciii Miain pertineret, 

t S frmefednsm Isidonum ad solutiuncm delûti vix tandem vme tiHa vana ildatione 
in nem fctiinrr cricérandom mxta legum tcnorem constringi;) 


17 iniquos vero dctcn:atorcs mancipiorum ad cum pertinentlum 
1$ portionem tpsi débita ni resarcue ; 

19 net utlum prccotorem ex »n*trumcnto cmptkmaîi 

20 pro memorata narratione |*r vim confecto praciudiciutn pati, 

21 sed, hoc viribu» vaenato, 

22 posscs*H>nes ad ipsum pertinentes cum débitas fructilxia, 

23 minimo pi et 10. qui»! re vert accepime proliatui 

24 cum legitirni» U* 11 ri* rcddito, al> mxjui* detentatoribu» 

15 (cum rcci|>crc |>v»ccipiat; 

26 praefato scilicet Lsxlor o 

27 solacia save emohimenta e |x militia siipr* dût* fetiun deht*, 

2H quoe perpteram in stium I tic r uni dkltur tretistt. 

au reatituerc <ompdk*n||do; 

30 ita tamen. ut penonae |j ad hit siK-ctaliilitatt/ t*** ftcUntHUt 

31 cessante militari appa ritioni» suae a^xili# 

32 in provmciali iodm • 
fuUcmtur 1 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 



















> 


»i I 

* 

s 

4 

5 

6 

7 

S 


•£**<»» 




UlltKWt 


XXa olvA^p* 

xxunu xxvn» 


<NIf*Jj’ f«(HNNI 

•xSîio76 

escoxisri xjcxu 


t»e: 

. TurusuNtcw 


♦ 

*°l 
" ï 


•s 

|6 

■7 

i* 


5XN2T1 &}L<t C1ISUS 

r.xx xxxnti jpTi?>ocipe 2 i<îxfsjo vxkui 

XXX» WXU tVlUG'Ll^&lSéleCTlXXXUll 

oocccxL xxx n xxxu» XTheNicîNSiiypRxexxxui»» 

KKutolvmp* *j tucpjNt—' 

xxxm XX<uii/v\\\wtv\wtv\\v'* vxvuuw 

xxx» i tWum ' 

SKicu xtcxunii ^ 

t»» U « 5 b .5T i li« m* it i <*>»*»» 

^cum^*m>>N»rumf<i« £.C>n WK’ 0£.tlflr>|l| 

f o mxrfr^ci* u^PruUms ho 5 Ti L»U 5 \X\„ 
6ar*rx< b é i n c^f 5 c um j u^. 

bomotul mjxfcoM u1>jç^m«i v 

xl I 


xl 

vl» 


U ; •fituvyb*m l y‘ 

pa.-mv*- otC>. ?" 

1 J /a. /**+**£*•*[*£■ 




■9 ‘ - 

70 * 


20 

21 

22 

>3 

24 


ri l 

coCCCl xliî 


XXXUI 

XXuijotvmi^ 

ryscmt Vcli 

x.xxtmi xlu 
Xl'xuttu Xln» 
xt xlnu 

xxumolv«]»‘ 




*j r 


2U 


xlni 


xlu 

xluî 

*rullwrb«ïTiUujftf»Tl»MÇ»in 


11 

III 

1111 

U 

Ut 

un 




. pUll MDII r xctf ( v. e .^lLx^t-jx < ix«,r Ulll 

7 xLm» xlu ni uni! 

- :- snv otTfT 

xi u .* xlu un x 


29 

3» 


V ’ 
; 














2‘ 








p*|t5A|Ul<n 


Oon$uU5 


ITINC <>Ok,' 


V 


' |NC^NÔlTUK.DtO' 5 üi>fKIMC»|^c>UiX 

Uxuplvtnp'" 

U1 , * Jb<^Huf\>C|Uo5lSITl''CK.<TO|>^fl^5c>c?i XKUlt 

*TUO'»^^TXf U £>SxLx<V* I >JXfO N NI l.vtc 

un cevTXc^cx^ Arbe*»i*NS*$piicxxxu 
uni • unr»iT»u*ouxlLxNT/ bVd*o3inx x\*u» 

ootoduuil cusisjufçwxr xxun 

AC 3 cY 1 u$tjlxço£ 5 i AKtnr»5CK»6T^: 

JSv»5cmiKi 

IXKUlolvmp' 

x [)dluo)iM|4.MCis^nNii>VcAU vxuiu 

Xi fTMOtoposr 0 «^o*siC(>> 5 ^'fL'a:u.si_s .vxumi 

Xii "n'uxMNji^Y>ç , xeRc^r xxx 

XIII. piKjfc.VKU.vHxtLUShx&CTUK XXXI 

; . î •■ ti.. * 


» 

r*‘ 

• i 


V llloUmf- ma, 

vin» ijiei»iÿrocUsiN|»éRSwj:uQiT xxxn r^i^ 1 

XLI ^ol'odcNTU vco dfe t X&11 «WFC *-» ET*OC X N U1 

pKin^i»rtUNoeisii»5u»OfcfX(r»pobl 
XIII CMiny 
PKcbuaS 

» xun po);ocU. , îtftAi)îir^^clM:i wr Xx.xij 

tx'CiunoWi«iphx6e>jTUK. 

bcr.0^vnJ.shi3iTOHlX>U.UA>5CKtpoK.VC»Oc..SClt^- 

Xuill f&.\CC/>YtlbC5tfT5lXCO¥JsSxrf>eu5 xxxu» ; 

Ë o-»ow tfplu timocH d'bRvont 

xuiin f^cXix.1 p icroKxcsio.scmiu^vamUv vvvVn -Z£jg£C3&i * 

»mxciNj»rvnuNSrluiiirt->\s»>outrx X’rr *^■ 


bumé 

m:*- 

% 0 'i'>Avcumcv> 5 i»N:i'O>c iXX.XUli oS 

iSxiM 5 Tupi:oiiiinùbtf):â£^ 


■1 


1 mxç » n 1 rv q u xs p U »m n u » r x 

TU 5 |:^C^KXTixUXCKVm>MXXNTbl . 
opi »>>xp p ell xmv» nr ).v»uu 

rrnemi5Tooi« Kxu.st otxli iti 5 >^cui 


M 


*• M * 
• * i» 


: . 

v. 

;*• • « » *♦•••• :*• ;• : : .** 

• •• • ** 4 * * .«* «* I • • .* 

•••:%**• •• • 




pci*t A. D* 435 . — Chronique d’Eusèbe-Jerôme. Onciale. 

Oxford, Ikxllcian l.ibciry, Aoct-T. II. 26, fol. 71^ und fol. S4 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 










































post A. D. 435 . — Chronique d'Eusêbe-Jérôine. Onclaie. 

Oxford. BodkUn Lihrary, Auct. T II »*. fol. 71* et fol. «,• 


ïiL‘n^STosir «emSe ♦™ï/*« 3 «a «ne urf consulat™ domini nostri TluodosU AV. u«m MCLXXXIX Si l'on était sûr que ces calculs aient été «ta par le copiste 
ISriî,; l,J on Sait un ooiît de départ déterminé pour dater le Codex. Mais comme il est possible que ces dates aient etc copiées sur un autre Codex elles n offren 

pourra^détermhiaUon°de$ïaot*ÏSS ?55! on peut bien aussi supposer dans ce cas. que le copiste avait exécuté son travail peu après ce consulat, autrement 
il aurait allongé ces ; ^ ou eût fait des additions aux anciens calculs (cl. Traube, I. c. p. XI). 

onciale inclinée ont généralement U forme de minuscule» a 


Division de U Chronique. La Chronique se compose de deux part*** très distincte» dan* 
leur disposition extérieure La fuemière t« de la naissance d Abraham jusqu à la recon^rtajrtics«a du 
Temple, après U captivité de Babyknic. Le* colonne» avec Icn/im r*insr*« et avec les notice» historique* 

— sf+timm birtsruum — y remplissent toujours deux pages : le liste ouvert présenté au lecteur la suite 
continue de* colonnes couvrant le* deux pages et en tomme n en fainant qu unc. Dan* cet arrangement, 
notre première reproduction représente le côté gauche, nou* ajoutons *u*»i dan* la transerip ion le 
texte du côté droit pour donner une image de U disposition cumplètc. L onciale de» notice* historique», 
pour cette partie, est petite; seules *es indications pour les changement* île gouverne menti», ou pour 
le commencement de* nouvelles |*ériode*, sont données en grande onciale. U seconde part e de a 
< hronique va jnsuu'à la mort <lc l'empereur Valent (A. D 3&i> Ici toutes le» colonise» tiennent sur 
une seule page, et les notice» historiques sont écrite* en grande onciale. Notre seconde rcpfudurtMMi 

donne une page de cette partie. ._ . . ,u 

A gauche, en marge, dans la première reproduction, on dorme les année» d Abraham de dc- 
cennium en «iccennium; puis viennent dans la première colonne les Olympiades, à I encre rouge, puis 
les années de règne du roi des Môles Dcjoces, à lencre noire; dans la 2- colonne, on donne les 
années de régne du roi dm Juifs, Manasscs. toute* à lencre rouge, le* colonnes suivante* de ta page 
sont à l encre noire. Les notices historiques couvrent aussi la colonne, qui sur les pages precedente* 
donnait la chronologie de* rois d'Athènes, cette colonne étant devenue libre Dan» la dernière colonne 
»C trouve d'abord le règne de Numa Pompilius; p„K vient la mention /tmaturum i /// ic c*t-a-dirc le 
troisième roi de* Romains! et de InUémt /foÜUm XXX// (c est-à-dirc. ce roi régna 3a ans Sur lec» té 
droit (que nou» avons seulement donné dan» U transcription), vient en premier lieu «ne colonne avec 
la chronologie du roi macédonien Archacus, puis une autre avec la chronologie du roi lydien isyges 

— celle-ci à l encre rouge, correspondant ainsi à la 2* colonne du côté gauche pu.s on a les notices 
historique» qui se répartaient également sur deux colonnes, et finalement on a une Colonne avec: la 
chronologie des rois égyptiens. — Sur la a* reproduction, à gauche, en matgr, on a d abord Ica années 
d Abraham, jmi» dans une première colonne, les Olympiade» {celles-ci à lencre rouge* et la chrono¬ 
logie de Xcrxès. Le s notice» historiques sont réparties sur trois colonne* Dans la dernière colonne, 
on a la chronologie du roi macédonien Alexandre, un ancêtre d Alexandre le T»rand Le» n ' ,lc * 
marginales sont de la même main que le Corps de l’écriture; clic» sont moitié en oiu lak pcnclite, 
moitié en onciale droite L'onciale penchée est au*»l de temps en temps employée dan» le texte lut- 
même, pour Ica correction* et à la fin «le* ligne» fbio). 

Ecriture onciale Les lettres du corps du manuscrit sont tracées nettement et avec soin. 
L'écriture des note* marginale* e*t la plupart du temps penchée vers la droite; B et D dan» cette 

Mcdorum Hcbiaeof**» Aü»cnieniuW*i Romanur** < Macedon** Lydor** 


, 4 #| K^i | »^h Ci ttt f«»ime sc présente 
ati»»i quelquefois dan» l'onclalc ilroitc (dM**##, I J7 N à la fin des Içgdeqy*} , " 1 ' 

il a auMi de temps en temps la forme minuscule (fol. «J), ***.. v V 

Abréviations. L'abréviation ordinaire pour hu et fwe, |*our ^P. l> y r £ « qri pes ligues. 
Dan* le* notes marginale», on rencontre de temps en temps le* abré|i*I*#ij*: usitées flohç.le droit : 
la finale «Uns m*r,tur et la finale »« dans est souvent remplacée par un périt‘crochet 

(toi. 102. i37 v . 140*; voir aussi les abréviatnm* de* nom*, à la |»rcmière ligne de flot reproductsous ; 
au fol on trouve tm [mur um *•»; au fol. Ht pfertus pour/iw/^au et ptorio poer/nfVds Sans 
doute ce C»dcx a été écrit par tin chrétien, aussi y a-t-il un intérêt tout spécial à sc rendre compte 
de» abréviations chrétienne* qui y sont cnqdoyées/ l.e nom A#w# iknttur se prêtent* toujours sou» 
la forme ihâ xps; une seule fol* je copiste a écrit le, mai* il a ensuite barré ces lettre» et a mi* A 
côté ihs (fol II!*); il écrit aus»i xi*am (foi 142) Pour Am/ il écrit 3 s et |H>ur d*mr»m dn*. s'il » agit 
du vrai Dieu, et d nu i nommis (fol. 127*1; une fol* pourtant devant le nom /mu \l a mis dont dj»i»** 

• fol. in*) L/i où il est raconté qu Alexandre le Grand a offert un sacrifice A Dieu, en Judée, 4 » est 
écrit tout au long dans le texte, mai» il est abrégé dan» la note marginale (fol. 9?) <j«y»d il s agit 
d homme dm* et éminui ne sont pas abrégé» (fol. 11H tu), dana lappendke au fol MS plu**ur» foi» 
dh ~ d*mému w.v*r est mis devant le nom de l'empereur Théodose. Il y a tro^jiom» de 1 ancien 
testament abrégé» selon la méthode des maruiwf rit* ecclésiastiques grec*, ce sont «lad /W (fol 49 *. 
U T . nu *»l 'fol $3*. S«*~ b** •• — /tmutUm l'foL 33^1 (Voir là-dessus C. H Turner dans 

I appendice V «le I mtroductUm ;i l'édition de è otheringhain. p <»v) Daulfes mots chrétsen* »«mt 
abrégé:* en marge. p*r sustension Ainsi on a epi»c‘ (fol 120 122. 13R ****** 

apost* (fol 122. mo t . m«K pour presb’ (loi. tin») S.tmUtu est écrit tout au long (foi. U5 )- 

Des ligatures se trouvent souvent à la fin de» lignes (ait. b5. 8 •* * 9 - 2 3 )* 

1 ^* quaternion» ont leur nunséro à la fin de la dernière feuille, en ba», A droite Pour la 
première juiftk île la Chronique, on se sert des chiflrc* romains «jusqu à Vllll), pour la seconde partie, 

ou sc sert des lettre* grecque*. __. - 

Au commencement des quaternions, en haut à gauche, on trouve en marge une c roix. Le signe 
représentait »an» doute l invoeation du nom du Christ, que I on rencontre aussi dans le* manant* 
inférieurs, maU surtout <Uns les document*. Une croix se voit aussi sur pluBteur* feuille» d un autre 
manuscrit de U Chronique, du V* siècle, le Codex Hor.acensi», d'oii I on |/eut conjecturer que S-Jérômc 
usait dêû de ce algue iFuthcringham, l.c. p ijî voir la croix devant Matt.Lnu» dans la transenption). 
Réglage Toute» le» jxages présentent un système de Ugnc* hociiontalcx et verticale» 


AeKy(ilioi«,« 


XXV Olymp- 

XXIX [m/ XXXIII 


MCLCXL 


TmSmM l|a««il*A4 


XXX 

XXXI 

XXXII 
XXVI Olymp 

XXXIll 

XXXIV 

XXXV 


XXXIV 

XXXV 

XXXVI 

XXXVII 
XX XV111 
XXXIX 


lAthenis annus princi-) 
pes consti- 
tuli sunt rea- 
santibnr/ reCibu* 
Principe» 1 ) ex no- 
tiiiilui/ urlus electi 
Athcnicnsilvsr prae- 
fuerunt. 

?$3$33&$&&& &&& & 


XXXV 


XXXVI 
X XX vu 
XXXVIII 

XXXIX 

XL 

XL 1 




Rinimmn f»«r- 
para «I fiietbin 

v»— XXXVI XL 

XXVII r)01ymp- 
XXXVllli*, XLI 

i xxxvin xlii 

, XXXIX XLHI 

• XL XLIV 

XXVIII Olymp. 

i XLI [Uj XLV 

l MCCCL XLII XLVI 


Cm*«« —a XLII 1 XLVII 

c«n T a lui Ha XLIV XLVIII 

uMua arü XXIX Oliwp- 
» «b. XLV [Arr 2 ) XLIX 


Tullu» llostiîium primum Romannrum 111 
regum Komannrum pur- TnlIittiHoatilnui 
para et fa»cibu/ usu* (XXXII 

est ac deinceps <um sua I > 

riomo fulmine conflagrivit, 


XIII 

XIV 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 


XX 


XXI 

XXII 

xxm 

XXIV 

XXV 

XXVI 


XXVII 

XXVIII 

XXIX 

XXX 

XXXI 

XXXII 
XXXIll 


Persarum 


LXXV Oljmp 


VI 


[fOA 


Cyficus oiulita*) est et l^>- 
cri in Italia 


(pou cia 

4 m. 


XfDXL 


VU 

Acgypti Nechcrses VI 
II 

Font*) C-aras mare ot»ti- III 

nucrunt Le*Ni am»a* LXVIII IV 


LXXVI Olymp- 

X \Ur 

XI 

XII 

xin 

LXXMI Olymp 
XIV («f 


con suie* 

(Xerxe* cum Athenas renisset) 
incendit urtiem sub principe CaINa 

Uellum, quod in I hernsopylis ges- 
tum est, et 1 ) ajmd Salammam navale 
certamen. Athcnicnsc» Pirac- 
um muro vallant. Hycro r l Sim- 
cusis regnat 

Acscylu» tragoediarum acnbtor 
agnosritur. 

Hélium in Ptatcis et in Mycale. 

Hierc» po*t Gelnnem Syracusia 
tyrannidern cxcrcct. 

Pindarus clam» habetur. 


Macedonif»v 


XXIV 

XXV 

XXVI 

XXVII 


XXVIII 

XXIX 

XXX 

XXXI 


prificiri 
un I X XI 


Nudipedalia primum acta 
in Lacedaemonc 


Tullus HostUius post Iongaru 
pacem bella reparavit, ' 

Albanos Vricnte» Fldcnate* L\ 
vicit et adiecto monte Caelk» 
urbem am| 4 iarit. x 


XXXIV Sib»*IIa quae et llcrofila 

XIX XXXV in Samo nobil» hsbetur. 

XX Archihxrhu* 4 ) et Stmonidc* et 

XXI XXXVI Ariatnacnu* muskus inlus- 
l.ydorum VI très haïrentur | 


V 

\l 

post quetn 
Ncchao VUI 

I 

II 


XVI 

XVII 

LXXVI 11 Olymp 

[Ai# 

xvm 

XIX 


XXXIV 

XXXV*) 


itou S- 


VU 

iMtftraa «cm- 
V«r aiioattn. 


111 


... • • v« —.n *. xv. j«.«. *****. »i»“* •• »•* • >•» •»••»*«,»«* • <•* m ï u, xf. u ! 

M tMd »u nü| M àp. * Feacre nnlf* •> l'n^ ruAta » ta eaecrà *) Cn* 4a* Ugmm «« s retire 4. XV# likto » •*><»* 

tfrrimm #• u*l~ «mu rt/urfn» 4 . n# ******** ***** 


Themistocks in Pcr»*s fugit XXXII 

Soviet 1 ) tragoediarum tctibtor XXXIll 

primum îngenll sui opéra m |»ubll- 
cavit. Romae vlrgo huma de- 
prehensa in »tu|>fo visa defossa est 
Sofocles et Euripide» « Un 
haïrent ur. 

ilerudotunhistoriarum acriptoc agnoscitur. 

Ilacchylides et Diagora» atlvrua XXXVI 

Mermone plurimo celebratur. 

MÜL XIX Zrtixm pictor») »ip,n»c»tur. ex cniu* XXXVU’> 

,« ima^initNii, aiui |il«riiiu* innt*- . J c .. 

tus fecerat, lavacrum lÜMiithi- 
2 ,l orum appellatiim*) arbitrant ur. 

The motocle» hau»to taun sanguine montur. 

K«nttu ne • eut b \ #f m *«.*♦ «n «CtW# «ur-et *, Correct-. q»i U «ernWa. 4# ii~r* 

», r •#- »• •* t *Mf •*«««» ‘ ««T #» rt m, >s*wat » y mil *•*•« /<**»»»* 

•» uii. # été AjMt** Ce chrflrc • 4M u|»#té pi- U»4 •. L+*r*ctmn m» 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








X 


ncttrunuiaYtv JXvscjf io v l>cisirx\oc>oTioiLisccicrK^ceni?5 
t toivuuNuaJïM io*md 1, 4çi^m\T^rr( icrmiAAfT*}Ai:icn^oTTrp|'Nj 
T\Li ypiiAolvissei^ij leruli i loyer» opu piçx<nAc mxi'TCîW T^CHllvi 

ktWWV \ M-rn Acn 

TJ^rîtOT Aû V»m J 

CXIWiV 

fit* miW 
’ 1 He 


«S 

16 

*7 

18 

• 9 
20 
21 
22 
*3 
U 



/VjnEiw 

*\\UYNst*tàww 

tcocfitfëi^NVdl 

g|M> I M o v »'K [Il 4 ; A 


i< "to>- 


*100*1 


l#MfcteTWSl**ll 

kjqiLa 

.*>rL 

MOT 


>esi 



9 1 W Mrfinm HM fiRftV* 0111 m 


' "^ïfc.iW 1 

^• oA(icncmvrrt tAoisiYthom vArinivccotri *• m irr?i*e**sxI,o 
• or» h i nnv\T ;C5 :c°/u r>\l,nA r rov Acc tt v‘nm*;cc u vuSucrv. 


\ <y a 

^•\pcui ii* | -x n,^ iç*r * 

v.op i \ l mCîh ï>• u &t*r û itfcuo • |Ve* p 11 u i aI 11 | u »t>r «!»*,. 
î.y«p\'p:* 5 tti uxi'| OinAUc* plutVoi KH’liiiiMVjîv^ 

^ir»sJv\SI Kll'OcPlIIOpS^CHIIU IJ*pl\( Wl’llOWcIv. 

5\o ItO.vlli^pMUMÏ>rOOXKlIM M'I 6lC(XX’n c HlP*w 
"î i x AV v I » i U MO |) i \ .V | » J).o I > l D» Il M» I » OAN |.Wrnn«' 

:^uibi vxsc I» » i*F ; v jit x p i tà () i p h i P> u r p t Wf ai i mpai* 
VH Ôçciî IM»\V J.ftl Ui)ICC *.lt llC^tl P AIO p II0| f fmfT iP.f 
Cô! vs^opimil iy«f p« 11? p*>JVli ()rtiôAbl»cpstivpp jm.' 
Net u u>pxoi u a >.vi i maki H \ o i *.icnfJ3 11 q i s vie p 1 1 u i î**i/r 

0(trU i\hUIH 1 pl‘*VW\XO,11 iVtoblVM NCpOCKJXCUtt i*<»Ç * 
N A II u OU U>p s' P o N Si o KJ l'm.UJI* c *S| m l* po V N AU iVtiC-' 
xpimcppoumpt'lM'A x?vplu5i |opi|„v» Nor»*<e.rj\ # 
P2PO N2ION C m\v)tJol OI CA* P I » f U » O p IlSt l C p mt Cxtii 
tilopllJfmo^opjçpi'KJ.vioKjciiHMubx^p popoujUmlA. 
911 llpljxpll Hf)\p;XllXH'Ar i» . 

O p» KJCI pA 11-VlCVb IUI.Vl OKI OlVl} X p hl 6l IO p IX.V^blf» 

» *Xp MiuiopiAXai(*\l)iRiropiX2i*4)iirKJx*MJcoc^i«r 
U xb i p 15 X' c M A \t' p’.v C »V 51 O Kl Kt V 1*0 KJ )» A p K1 AVI IH C*» T ' 
p cm | M C WÎ>A 1* t»’A IM5 |OMt.tc'( bl CI II llV U p ecj » f p \m> vp 
X hiP?w’WiNAt L pîif5SiONi.te liiimmiArcoin 
(>omo p*p*.t05SOpir 111 p N 01 p 1 ci moï)uoplSoui* ; 
vjcm.voi potv.ti ax Kxi’av u r nuoiicVt^ucr'ktflbpu^u 
34 ^ o p umpcisse.v.viiT vl 1 vhi » in 1 p ivbvxpf 


i 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 
«3 
U 

•5 

16 

•7 

18 

19 

20 

21 

22 
23 


phbi'Ap p 

• • « * « • •• • 

! ! î* # • » • • ♦ J* 

%s ï*: v . ••• • 

. , à4 • ««. ♦ • 

• '•••*« . •,» * « •* 

• • •*•; .v • ••• 


• * « • 
• • • « 


Saec. V. cl saec. VIII. — Codex Veronensls de Galus. Onciale. 

Vcfon*. LitljlkM«c« capilularc, Cod. ij (XV). 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 













r * 









Saec. V. el saec. VIII. — Codex Veronensis de üaius. Onciale. 

Verona. biUiwMct «pltolwc, Cod. IJ (XV). 


P alimpseste L'écriture primitive est une copie des Institutions du juriste romain Gains — la seule qui nous ait transmis cet ouvrage —, l’écriture récente est une copie des 
lettres de S Jérôme. Le Codex n’est pas date; l’ccriture primitive semble appartenir au V» siècle, l’autre au VIII- siècle après J.-Cb. Beaucoup de feuillets du Codex portent 
iusqn'à trois écritures, l’une du V* et les deux autres du VIII- siècle. De même, les copistes du üaius du V« siècle s’étaient déjà servis de quelques feuillets portant une écriture 
plus ancienne. Un feuillet, conservé à part, ne porte que l’écriture primitive. L’écriture ancienne est de deux mains : de la première sont les trois premiers livres des Institutions, 
de la seconde le 4 * livre. Nicbuhr et Savigny ont, les premiers, émis l’opinion que l’écriture primitive contenait l’oeuvre déjà citée de üaius. F. L. G oc sc h en alors la déchiffra 
et en prépara la première édition (Berlin 1820 ). W. Studemund au cours des années 1866 , 1867 et 1868 en prit une nouvelle copie et fit paraître, en 1874 , sous les auspices de 
l'Academie des Sciences de Berlin, une édition en Fac-similé, dont les caractères reproduisent exactement la forme des lettres du manuscrit Parmi les nouvelles éditions, citons: 
P Krueeer et W Studemund, Gai Institutions ad codlcis Veronensis apographum Studemundianum novis curis aactum, Berlin 1877 et plusieurs fois depuis; Ph. E. Huschke, 
Gaii Institutlonum iuris avilis commentant quattuor, Leipzig, plusieurs éditions; Dubois, Institutes de Gains, 6* édition (1~ française) d'après Yapographum de Studemund etc, 
Paris 1881 Notre planche donne en premier lieu, la reproduction d’une page palimpseste, dont l'ancienne écriture est de la main du premier copiste, elle contient le IIP livre, 
§ 130 136 des Institutions (voir la grande édition de Studemund, p. 163 ; la petite de Krueger et de Studemund, p. 132 ); les taches sur la page sont dues aux réactifs dont 

on s'est servi pour rendre de nouveau lisible l'écriture primitive. La seconde reproduction donne un côté du feuillet qui n'a été écrit qu'une seule fois et dont l’écriture est du 
second copiste; c'est le IV« livre. § 139 144 des Institutions (voir la grande édition, p. 236 ; la petite, p. 191 ). L’écriture récente de la première reproduction contient la 74 - 
lettre de S. Jérôme (voir Mignc, l*atrologia latina, t. 22 col. 684 ). 


Ecriture onciale. Les lettre* «ont simples et uns apprit -Souvent i la fin des lignes, faute 
de place, les lettre» diminuent de grandeur; pour I* même raison à la fin des ligne* parfois on s’est 
servi île lettres minuscule», en particulier de l’S long t hicl»|ues lettres » élèvent au-dc»*u» de la 
ligne H I». II L; d autres descendent au-dewous F « I*. t| H. .Dans Ih description y ni suit un a 
particulièrement eu vue le second Fac-similé, qui ne |*>ftc qu une seule écriture Les chiffres renvoient 
aux lignes de ce Fac-similé Le premier èacsimilé est désigné par U lettre a.) 

Lettres Isolées. Il monte fort su-dc**u* de la ligne \2 3) I» prend parlots la forme de la 
minuscule droite (mitre planche n’en donne pas d'exempte) K prend tantôt la forme onciale et tantôt 
la forme mmuscu c 14 13. 17). Les Iharrr» horizontales de Vf sont le plu* souvent petites, celle du 
haut est souvent de mime taille que celle du lias l 5. 7 !«)• Hans l’abréviation pour t*trr t I descend 
ordinairement beaucoup au-dr**ou* de la ligne {3.13. loi; ailleurs il n est que rarement prolonge 1.4 
L ■'arrondit en bas («1 Les jambages de 1 1 wwt légèrement rentre t 110 11 L’N n’est pas orné (4 v 
La panse du I* est pet»te tantôt ouverte et tantôt fermée (4- 4 » 7 Le a la panse forte et t» haste 
souvent recourbée 15. 7.16), La batte de I K est grande. U panse cm développée et arrive jusqu'à la 
ligne de ba»e. en général elle est ouverte; la «pieue a ordinairement une direction horizontale, plus 
rarement oblique, elle est tantôt longue, tantôt brève * 16. 17» H prend souvent la forme minuscule 
vers la fin de» lignes 10. 13). La barre du T est d'ordinaire très petite ». 3) 

Abréviations, Le manuscrit de Gaius est U meilleure source |<iur la connaissance des 
abréviation* en droit : «• Une petite apostrophe, placée au-dessus et U droite remplace souvent les 
finales (3. 4 »z\ *• Souvent on sc sert de la suspension syllabaire <1. ». 6). 3» l*an» le» mots abrégea, 
on ajoute quelquefois la finale du ras de la déclinaison ( 9. »4b 4° L'abréviation *e fait 

nu*%i par lettre* suscrites (3. 3 2») 3° L'ahréviatiou est indiquée par un trait oblique tranchant une 
lettre {3 S 181. fi* Très souvent on trouve les abréviations spéciales des pronoms relatif* et des pré- 
positions commentant p»t I* (» 3 *» *Q*i aussi l’abréviation pour m*i (ao 131 7° Le* »«gnes 

dan» le* mots ,d.V A '*r*«**r omtrmJki sont empruntés aux notes tironiennes a 24 ). & Dm abréviation» d un 


enre particulier »e votent dans la première reproduction pour rttim (a j) et pour *sy*s (a 24 la haste 
11 t{ tranche l'oblique de I H; l'abréviation n est pas facile à reconnaître sur la photographie). 
Dans les trois premiers livres de (jaiufc, quelques abréviations ont une autre forme que dans le 4 "# 
r est A cela justement que Studemund, le premier, reconnut que le Cortex était de deux main* : voir 
dans no* reproduction» la lofirc de* abréviations de fua* (aa. 13* l>«3 16), de fu*** et /mW (a 4 10; h 10 19), 
de frm (17.17; b a), et de W (a9; bHi. — Fn dehors de* abréviation» mentionnées, on en trouve très 
souvent par suspension, selon l'ancienne méthode romaine, Le signe de l'abréviation est souvent 
un trait placé au-demo». ou un point placé après la dernière lettre, ou un trait et un t*oinl mai» 
souvent on ne reconnaît à présent ni trait ni point (Pouf toutes ce* abréviation*, voir dans l Intro¬ 
duction le |Kiragtaphc . • Abréviations de l'époque romaine».) 

A la fin ues lignes, on rem 1 mire souvent «le* ligatures : ms, ni, um, «**/, ne, tu (22). 

Séparation de mots et de phrases. En général, ni les mots, 111 les phrases ne sont séparés. 
A la fin de* paragraphe*, «le temps en temps, on trouve deux point» {:) ou un »iut|4c point, la plu¬ 
part du temps, A mi-bautcur des lettre». Un espace blanc suit ordinairement fié). Quelquefois »us«i 
on trouve un point, U o6 nous mettons maintenant un point-virgule *»u une simple virgule (», après 
mi*i\ A ta 20* ligne il y a un grand dgne particulier de ponctuation; un signe «emMahlc, résultant 
«le deux points et d’un trait ondulé, se trouve |»arfois * la fin des paragraphes. Le* nouveaux para- 
Mt par une p!u* grosse lettre; au commencement des lignes, cette lettre fait saillie 
sur la marge (17. 21). De même aussi la première lettre de U page est en général plus grosse U), 
quelquefois aussi la dernière. 

Corrections Les lettre* inutile* «ont barrée* ou bien pointée» par-dcwu* A la 20* ligne les 
lettres A supprimer sont mises entre crochets 

Sur I écriture onriale plu* récente du Palimpseste, attribuée au VIII* siècle, voir dans l'Intro* 
ductiun le chapitre « De l'Ecriture onciale ». La >* transeriptkm (c) ci-dcssous donne le texte de 
cvttc accomlc écriture. 


«4 l#rMM In pimiun tranwctipiîo (h, «I Id qmd miUi Tiilm 4 **«t bfi» id n | 

a) 1 pensum tulero, id est si Titiu* tese 1 ) drlegavent 

2 mihi. Alia causa Cst exirum nominum quo/ an aria vo- 

3 cantur in hi» gnim rrtww 1 } litterarum obligatio*) consi- 

4 stit. q«ÿpe 4 ) n.»w aliter valet *1, qm» si minier ata ait perur.ia; 

5 numeratio a»tcM pKa#fiw«l rein 7 ' facit oWigationem. Quarn’’, de c#«o* re- 

6 cte dicemu» arcaria nomina nullam lacère ohli- 

7 gationem. W ob'igationis factac testimonium prue- 

a bere. Undc 9 ) p/^»nc dieit» arcan*»*) nominibus cUrnm pr»e- 
9 grino* obligan, q«j a n mi ip»e nome 1 * , anf nonvenrationet*) 

10 pecurn^e 11 ) obligantwr; qgenus obligationis iuris gen- 

11 tium est 

12 Trcfocripticiis 1 *} vw notninibi*/ an obillfen!*r*) peregrini, 

1 \ merito q^tfcrit ,r l, qww <|wda«niil#db iuris civili» est talis « 4 »bga- 
14 tio; q«r*vf Nervae placuit. Sabino a*t/»v et Cassio vi»una e si, 

u » « rr in prrtonam bat nonww traw/scripticium, c\*»m p/re- 

16 gTinos obligari; si ve*v a {vrKma in fvrsoruw, run oliligari. 

17 Pwterea litterarum obligatki firri videtur chiro- 

18 grafis et syngrsfi» Id <*#/ si qui» debere »e a*/ dstu- 

19 rum sesscribat ,f !'; ita s« ilic// utt^i n co nom in* stipulati- 

20 o non hat. O n.U genus obligationis (uoprium prregri- 

21 norum est " Comensu fiunt obligationes 

22 in emptionibus et v/«tiliti<mibu» location»!.«/ con- 

23 ductionibus societatilnis, mandatis Idco *nWm 

24 modi* concen**i n ) dicimM# oUigafilines s+*tm hi q«w ff ) n tynt v/rl *>imm 


|r«mulN Ititm cl q* 4 *u« !•> 

Ii) I ea rc utit**. ift^nJicta 1 ) de[cretaqi»F]. Vacante «lecreta. cmt» 

2 freri abquid iuh»ct, vcéuâf cum p>*eipii. ut alnpiMl e.\hil»e- 
) atur üsti rcsUtuatsr; i»c<Vrt!icta \n* % c um p^lübtt lieri. *ti\ué Cum pruFti* 

4 ph, ne sinede bitio») ivisidcmi vis h*t, neve in loco 

5 sacro aliqvAi hat. Undc omnia int/^iieta a t»t rcMitulo- 

«• ria a ji/ exhibitoria a ut prohvbitoria vocanUr. Nec ljnv*t ca«i 
7 qnid tussent fieri a»/ fiieri prvhibucnt, statim p^ac ^»] 3 ) 

H c si ncgot«um, W ad iudicem recupcrator//VC item 4 ! ctum** tbi 
t) editis tormulis qi^itur. an ahqunl advenus \»T*st*c\% c- 

10 dictum factum sit, xsl an factum t%*n sit, qar.^ 1* fien nusent. 

11 Et modo cum poena agiter, modo sine poena: cum )x»e- 

12 ni, xtJiui cum |vr sponsioncm agrt^r«), sine poena. v//uaf cu|m 

13 arvitcr T .l petitur. Et qAiêJmt ex p#vhibiiorii* i*2r/iJicti* sempe/- 

14 p<^ sponwonem agi «det; ex rr/titutonis vero t// exhi- 

15 bitorii* modo pr/ H»unsioncm, modo p er formulam a» 
ifi gitur qao# arvitrana* vncater 

17 Principali* ig ttur divisio in•) eo est, q»*j«/ üut p^hil 'itoria ***/ iw^rrdicta 

18 a»/ reditutoria aut exhibiton* Scsjucti» in eo at divlsio. 

19 q xtl adi|4«cen«Uc p../scssioms c suis conparata surit Sri 

20 «rtuiendae (^vsfK-mhmi* ••) cam.t m^niictum) v^ r rcciperamlac 

21 AdipiM-cndae fxusessioni* Cd»c^ indrrdlctum accommodaticrur”) 

22 Ixmoriccc pMUtasori, cuins psrticipium e si QUOR UM HONORfJ/; eius- 

23 «jut^ 1 *) et pot estas haec es/, Ut »|Uod qw/hqiie ex his bonis qu- 

24 orum |K»*»e»*io alicui data est si ir l, p rs li/svsle a »t pnr p»«s*essoc|c) 


f) «i car min, ^nu 4 *«*v <r •1»«* i* h**» «*IUm**h ««9111 
Mhli i»fro blulcn uihua biarotMM, mni |fh< 

liliivci i«M»« «MsWMlam Une tuu ««t autem iiua nuv 
•ria iuiiM iocm h f>»m ««b» WfU «^ultur oliMrrMUan, 

§ h pactac ««a»fdu iuriia Mauitic dn€««(na« <*F*^ 
r «l<ran#»* («of«raa nt «.Ob^rcMitqiN «un dwai- 

ni aatir ••/*, S*»»* .tp «Ucnio, «t eu 

ff«+«in « 1 |IUt. 4 .jMcdia «octc co»»ii|M«, l» 4 U fllun As la«*r« 
aaclnia* diuin^Mca, «1 in n» cnlocoil »in’ Rè>|« la* 
10 i«n apovtM nd Galnlas nrplnaUn, et «mi» advnrtâ^ f»o 
mtdfr Silo* and* ai»« im« faccit 

« «Mm «patMlui ,4lll «••». iccna» pnrtufto, 4 mn 

Qm'iAn furtif».If le »«* 4 a. M V«*«n tuh«, non «t *otM.»«re», 
«fl ut ocoScrri. Nn raun «»m» luit hue in, and aamul- 
«I te niia, et uun m-artu«m per leg*» «te«l« ln aine 
m ci*«»•« uiI pn.Ui L*«k«» 1** timpêU 

carrai « ; qtiwnnlo prf #p*«a«iuai l'aul.m et aecltaian- 
U#*» viraa intailnaeric arcle*ia. ita* ea«e an»* Siiaan, 
qci aentbarar »• »•»*..*»*»*«« coi»ea«*»i, qam l« ra¬ 
se ruhr.i non aidara» hj-l* a»r 4 t..T» ottuaa «< praeaen 

le t#t*. aitatn s*tapir Jr*Uua lara* IWiaaui «at, «tua au- 
te* «x*#.%/.pS»|)Vnie ,^l«»«»»r»«. H ira 

pc mena aiat». iwrn.. ;#e W hM 

iM<lwai ramtn<kVht ce» 4 »» *•»♦*. taie raa Sale* 
ai men. qui MMdaair uhwar acc»|»*«r aacunAaaa 
• . « • • • 

•• • • 


Ran««qH»i rat n r t l*era t*. # | Nur ni ». Le queue dn 4 ) rai à peine aUlbla. •» L* rupine ooù hen# In 

Mate du fariner P. *t P«*r ara/raf •> Ihtnatu «i In eaceaula Iwra de l'abreviatio* e«t ••• C * * I * l'o«r et. •> V**tt fM 
• ,Vm a«t otwa «préa wt 4 s -l Pou» «fia.Aar ». «*a-ar *aauru«. ••. Pr.M t^ae noanuw#. -| Peur *»ar»«i»«*. -I I* *«.. I* 

*««»• 4 «a P «at barr*« olilq^imiat, uir rt ne trauve «ne barre, paêa rieoMfit Ira Uttraa € S K **• Pora te* ««a. Caur 
**) Poa# f«M*Mhr *) Pote «a «wbir. *) a! a ét« njauté par *éf aade, *) Fora Utts ; al attable d‘aiHe«ra t*' 1 *" 4 
aie dé anaèeé an 4eae«a d» In («a» * f ) Peur «*n»t» *) Pua* f «ara 


Re*arqne» «tir I *) Kr*|«r «t ShadeiMid firliau ni ce paaui» Uttt* eu^âfss t f nr/rrrr*dwf#/*an « 4 rh» 
aoew . taterdicia iTncanlttr «ai mteuUMt lr.iardKU«| decretaqae *ï Poa* «w# ralra • *> Po^r ruaaa *1 ITeur rSms. •> Peur ti 

•l rmi *rit*s ») Pour araire •> Kor *rSairaeM. •» I a été ejoaaé *a draeua dn fed**. -# Ut traie raae« eæra paremht.c» 
ont été -j«.«»ôa per ruitarie paa la capa«te. dana le Ua ee«.t aandéa per dee «ra<94^rpl2éhraamM et epten ") V»u usomma- 
4 *tur. ^ Peur f w# têe *d eai ejeutS par * 4 fe*de. * 



Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


















rj7' 


T3MF 1 */ ' / " f ^ 






4 ‘4 


4 

r 



;; 


P* 

' J 


O 


A ION U t Viil'iltVli'S WÛK>] ,VCI A b AU N AN l L, 

COAOCAVOfLl5Al£X1NJtHILU £ AC AAAUNACVAAS. /. 
’.RU«ÈNOSFAlMl5£AfAEMOAIAU££NlÛVteO(^ • 

NJVNCniAAVt£CVO£5V.*UsA.V5-£lTA£GOÂ.VCA£2ÀNr 

NVLNIÈVi AI 0£A-£ 11 AAlOCCOlLAN l-AIIM tlAiACf &j* 

: 1 K£ STïtVSi l'A.Vn £>Of£S 5/ SAU S SCSI S V SA ESIV.’G 
Alil A SS £ £UV' l IVAVCï.' EtU A b A S'IOM V N 0110 Lî^J 1 ü 
ACAÜ CV.V VA AVCISU ADUMV £ S 
5 01£ S V: AA A ? E N î £ El SON A Xl'A A iV 51 AGI C A Ül S ' !. 

: MbNNEfVUSAllVSîEaSXlSAAVAAVLLlDJSl AAS/l 

Al avisv K AV AI AU-FASlliîJ A'N'Oî-J N £ AU N ALCÀM 
ÛVAAWl SL L L £- N IG£ AÛVAAAVJSiVCAN PlDVSISStS 
: '.0 fOUlOAIS M V £ AN 1-Al'WlAAN FCC Ai DKOlOAF. I : 

AL b ALIC'VSI A USA D\ÂN 1 VACC£ NI A.V l 1 'A/-l£ GV. NlyA_ 

Desiîcjvh 1516 VAVN y covjsiavoegae ai s: '. 

CLVAAVPlVISt£COE.LM’/JVFI-a\JAA\-JACriSAI)VMDANS 

\U LUAUAFSlCV'ltHÏ I-.ARHN-.UüFn 1 bVS'AGMAt^a 
A CAA IKFN ON AF SI Aï £-N OUV A FN 0 N fl, 1 GOAFDt lu ] 

• *1*52 ’ * .L V 

. : v < 

- j.- 


<-r 

1 


-V 

A • £ 




•„ 1 


Saec. V. VI. — Vergilius Rornanus. Capitalls rustlca. 

Rome, Hiblioteca Vaticana, Vat. Lat. 3867. 


Digitized by 

IINIV/FRÇITY DF TAI IFDRMIA 


Original from 
















19 


Saec. V., VI. — Vergilius Romanus. Capitalis rustlca. 


Rome. Biblioteca Vaticana, Vat. I.at. 3*67. 


P age du Vergilius Romanus . Grandeur de la feuille : 33,2X32,3 cm. Primitivement les feuilles étaient un peu plus hautes et un peu plus 
larges. Le Fac-similé, réduit, que nous devons à l’amabilité du R. P. Franz Ehrle, préfet de la bibliothèque vaticane, contient 1 fciloga II, 
5—25. En haut et en marge se trouve en écriture gothique : Istc liber est beati Dyonisii. On désigne ainsi 1 abbaye de Saint-Denis, près,Paris, 
dans laquelle le manuscrit se trouvait au moyen âge. Il semble être venu à Rome au temps de Sixte IV (1471 1484). 11 n y a guère de 

manuscrit, sur l'antiquité duquel les savants aient émis des opinions aussi divergentes : leur jugement oscillait entre le III e et le Xlll* siècle. 
Le P. Ehrle, lui, le place au V* ou au début du VI e siècle. L’écriture est belle, régulière et trahit une main exercée, qui a donné au lettres 
une forme déliée et naturelle. Si l’on compare cette écriture avec celle du Vergilius Vaticanus et Mediceus, on y trouve quelque chose d étudié. 
Mais elle diffère totalement de l'imitation artistique de la capitale carolingienne : il y manque aussi les initiales, caractéristiques des manuscrits 
carolingiens, on n’a pas essayé non plus de séparer les mots. Cette écriture accuse, au contraire, beaucoup plus de ressemblance avec celle du 
Vaticanus (voir pl. 10b) et celle du Prudentius de Paris que l'on fait remonter au commencement du VI* siècle; elle tient le milieu entre 
les deux. — Comme le Vaticanus, le Romanus a beaucoup de dessins, 19 en tout, ils sont pourtant bien moins beaux et bien moins artistiques 
que ceux du Vaticanus. Ils portent encore le caractère romain, mais la présentation et l’exécution accusent cependant dans I art une période 
de décadence. On trouve dans le texte beaucoup de fautes et de barbarismes, d’où l’on conclut aussi que le manuscrit ne peut remonter aux 
premiers siècles de notre ère. Le parchemin est mince et fin, tel qu’on ne le rencontre qu’avant le VII e siècle; en maint endroit il laisse trans¬ 
paraître l’écriture du verso. L’encre est appliquée sur le parchemin comme de la couleur, en beaucoup d’endroits elle a disparu. Voir la description 
dans Picturae, ornamenta, comptura scripturae specimina codicis Vaticani 3867, qui codex VergiUl Romanus audit, phototypice expressa, 
Rome 1902 (2* vol. des Codices e Vaticanis selecti phototypice expressi iussu Leonis PP. Xlll, consilio et opéra curatorum bibhothecae V aticanae). 


L'écriture est la tmfitmih rutUem; voir les explication* sur le Vergilius Vaticanus 
(jl. joli). Les traits horizontaux, la plupart du temps, sont légèrement ondulés; 
il» coupent le* trait* verticaux (tout comme dan* le J'nuUntiui de Tari*). Beaucoup 
de lettre* ont le trait de la fin ou le point final épais Le contraste entre le* 
trait* gros et les traits fin* e*t fortement accusé. Ce n'est j*as seulement le* lettre* 
k lignes anguleuse* «40e Ion traçait en plusieurs fois, mais même le* lettres i 
lignes ronde* telle* que II, C, B, (», B. S- Le copiste aime à I occasion, à iaire 
de long* trait» de plume, surtout à la dernière ligne ou à la fin des ver*. En 
plu* de I F et de I L, quelquefois aussi B dépasse la ligne. Le* premiers lettres 
des vers sont souvent grossie*. Par contre, à la fin des ver», faute d'espace, les 
lettre* sont quelquefois réduites. 

Lettres isolées. La panse supérieure du II, celle du I* et de I K sont 
très petite» et presque toujours ouverte*; elles sont dans 11 et H sans liaison 
avec le trait final (1.1.4), Le jambage de droite de I II est surmonté d'un petit 
trait (a. 6). 

Aucune abréviation ne se rencontre dans notre Fac-similé, à d autres 
pages, on trouve quelquefois les abréviations habituelles pour qi E et BIS. 
ainsi que le trait pour M à la fin des lignes. Chose remarquable, une fois BEI’S 
et UEO sont abrégé* comme dans les manuscrits chrétien», c’est-à-dire l>S et 


DO avec un trait par-dessus. L. Traube, le premier, a attiré l'attention sur ce 
fait, que c'est l’exemple le plus ancien de ces sortes d'abréviation* dans un écrit 
profane. Il en conclut que le manuscrit est l'ccuvre d un calligraphc chrétien, 
dont la plume ici a laissé échapper la forme en usage dan* les manuscrit» chrétien*. 
Il en conclut aussi que vraisemblablement le manuscrit appartient au VI» siècle 
(v. L. Traube, /)« Aller des Codex Roman ut des Vtrgil dans Strtna Helbigiana, Leipzig 
1900, p. 307). 

A la fin de la 4 » ligne, on a la ligature ST. 

La séparation des mots est faite par des points à mi-hauteur des lettres; 
il est visible qu'ils ne furent mi* qu'après l’achèvement complet du manuscrit, 
mais, semble-t-il, par le copiste lui-méme Parfois ils ne sont pas à leur place. 
Ils ne se rencontrent que dans une partie du manuscrit, jusqu'au folio 114; plu» 
tard, ils ne furent point continué*. 

Aux lignes 3, 7, 13, des correction* ont été faite*. A la T ligne, une 
lettre est supprimée par un point placé au-dessous. 

Le copiste «lu Codex a écrit en haut des pages les titres «les livres, non 
pas pour toutes, à vrai «lire, mais sur la première page, sur celle du milieu et la 
dernière page de* quaternions. 

Les quaternion» ne portent aucune numérotation d'époque ancienne. 


Iwt liber brv»fi Dyonou- 

Montibus et silvis studio îactahat inani. 

Qotydon O crudclis Alcxi, nihil mca carmina curas? 

Nil 1 ) nostri miserere? mon me denique coges. 

Nunc etiani pecudes umbras et frigora captant; 

3 Nunc viride* etbm occultant spineta lacertos, 

Thestylis et rapido fessis messoribu* aestu 
Alla*) serpullumque herbas contundit olcntis*). 

Ac 4 ) mccum rauci* tua dum vestigia lustro 
Sole sub ardenti résonant arbusta cicadis. 

10 Nonne fuit satius, tristis Amaryllidis iras 

Atque superva*) pati fastidia? nonne Menalcam, 

Ouamvi* ille niger, quamvis tu candidus esses? 

O formosc*) puer, nimiuin ne ccrcde colori! 

Alba ligustra cadunt, vaccima nigra leguntur. 

15 Despectus tibi sum, nec qui sim quaeris, Alcxi, 

Quam dives pecons mvei quam lactis abundans: 

Mille meae Siculis errant in montibus agnac; 

Lac mihi non aestate novum, non frigore défit 

" " —!»■ M — — ” • • 

•) Correction de Ml A*/ •) Correction de «/■«» no moyen du point tomcril; plut Utd, on • ajouté un tocond L à «ôté du premier (l'encre en pu» pélo’, d» telle »o»te «ju'iî faudrait ire ■»<•'<* V 

«UntiA. •) four ni. *) iTomt s«if*r6<i •) 51 d »n* /ormnfe e»t bftfté. ,•** 

• •• • •• m 

•••* •••• 
*•# 

• • •• • 



Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


Original from 

gNIVERSITY OF CAI IFORNIA 

















•) 


I ciimurV Mimcil |, jiuiMilor llm^tlcUMcJicie^ ftx, 'I -, 
Jopt*tvpir'uum(iilopcioM»rtef £ p5cci etzlicttep ï 



2 5 






O 

(M 





. 


•U» 


-L n* 








« «ivji wviic«^|tjuc 4 ru mu r 
, , Jp^NOMtn'irimurn^rl 

f***t fjuauirne-ruirrmr+iocrümurrumur^uicâîi & 

N i,M ^| u r ï f^oa n equejp n enan rHadcji ;> 
fin aïltjiiifîuireKJinirrtucl^populurn c^per4ioc * 
çewua ^eNuit7Mut^nicfepi^or|4umc|ucim. | 
curuprv^PrMer^inr'f I^ki i ("icttnoKieoo^Jôrtirrup’ 

juoMeMiina ir pîllor'iTieor^çetaer^cuji^ce^x’ûilcuûi 

rixlhorcaMturn f ’it |o v ciu iecexicil ^ct u i 
Mirf|^rceiNeoauocJairr ’* 
mcHirip'l .cjuimucuuJ 

inrurvliv.ic ucIcMrecinctJurirTif , 

r^iurtijc'rvcicloNnWeUeçrA uxbutduerje' 

ir^heUcliXeMtrfiKHir'cuJiTimi^omocorvum 
^lionuri pr^Mariiiircâr^rproppieÎTxi^urMr^ * 4 
xitciriY. ctetclçircoMOMrfë Na^uieriricjibro/J 
onum ciuoculecocliCciimerirhicefèrpljurine- 

LjrvIilecturciimrneureclamillirprvLprMam ; 

er'rvcliraTun ciuoPnon Mcicope^rn5rn«4W^f^* a 
rumrft' HONNacorYiue^îicrn9'l|cex>JciT7ii \ 
cT’^exJicuNttu^ uel eTCMclocecurM^umcIici j 
r v pou u I onui n cm^cur^ciuéîn fec i^ cImTt | 

6 v 5°r°r u * ur I ïV^I> tmNcircecur'UT^iaT: h<x 
r h 'r / J chi o c J moi rcicJ i c i üu n- nom im r.cU 
tcpetM 0^J o P^ioHetsr^^inirtl^ur>J v 
r ^ciTîrtOMe^ p4écj»é^ppoprMCtrirr^jMiK 

; S«- • # 1 


vrltPü'Cm ce ocrx>CoMUoisiicwTefbipUT Kticicun 
oPirvopuîiMx: lîcniculelKuleotrtNer 

quiucMHirvxiNc|ctneporrcioi4itHirric|f\4er^r 

|pre c |uociueprM c lcm KumnonruurciMctrfiCiriK. 
fcilupciT^cviuref^ OuiMUMCNctrvKioclurrinr' , 
curiic ojucuti ru pul fîropt m io m i( y ur'iKifun* axa' > 
peptMt'uarercoNr TxaLhumciKmrncliuiKiumcie » 
iiKlicuim cum»ciiioirrviTvU|eilni|vuirpnorci , 

MU IWplÇfiai \ ^*<|MOKlllCCi "Cll’IMUNIC tH^NO 

pcuoian ertuniiviporVcrMimpr<uMuc|icvipe^ 
t ^cx^HreKii m Ifrrl‘ixie ciuiburideiuocïrtt 
^CPirniNiotCimpumr'pie-ruKiccrn^ fùît'cprxm 
cloceuip' Cl uclt ut v t^l>orM.nn tHMCreutUM'cct , 
leçf*M*ri cun cl ucli ecl et ïcie-1 m p et 1 ' t » i rUci r ri T ' 
coMtVinirlOMer^i ciucIh u. ï i\ m , i .s 
pidern ctuclilumiviMutMpeicoNr ule Mcem 
Tlvm uarnu clucliberU*rneciexlamKictx^o i 
NU'PuolioumneMrîirn teriw'relle^e'rt^cliui n 
Nue-mi^ioNirlioivem etri ni micumin^tno 
r^iifTctKioroctim etpcixet'Nciepiexecxrtr 

tMUtHiClTl . 

(krlIyit/fimiMsJ.iïfLr I ‘iurfn '-J< t < *■'•»» '*hM0Stif+\r> fa ynf lt'%1 






/ 

i i 


CXJO 


t 


L,b 


|ber 




V . 




* * 


iMCONfîxiNrlurn 

& J -*%' m 
w - 

vXO:vM.\NU 


JDC^^.müuï w V». I,. v* t,^v-S-iîfeï»c \v 

/ i ' ' 






A. D. 50 » 10 . — St. Hilaire de Poitiers. Demi-onciale. 

Rome, Archivio di S. Pictro. D. ili. 



.jÿi- 

♦ # »,« . * ? *v ••• • 

»,* • • • ••• « • • 


Digitized by Original from 

UNIVERSIT Y 0F CA LIFORNIA_ _ UNIVERSITY 0F CAL IFORNIA 













A. D. 509 / 10 . — St. Hilaire de Poitiers. Demi-onciale. 

Rome. A«chl»»o «U S Pteiro, D, 1S1. 


T ire d'un Code* en parchemin, contenant les écrits de saint Hilaire de Poitiers. Grandeur : 27 X 20 cm. Notre premier Fac-similé donne les chapitres 13 et 14 du 1 j$/6 DC’ : \ 
Trinitate. le second donne la fin du livre In Constantium. Là, le correcteur du Codex fait cette remarque en lettres cursives, qu’il a collationné le Codex lit 14 ' âônee du* 
régne de Transamund, à Karalis. Le règne de ce roi des Vandales ayant commencé en 4 %, cette date répond donc  l'année 509 ou 510 de notre ère. La date ne se réfère 
évidemment qu’à la correction, mais celle-ci dut sc faire aussitôt après l’achèvement des manuscrits, d'oii il est à supposer que notre Codex était achevé à l’année indiquée ci- 
dessus ou peu auparavant. Jusqu’ici le nom de lieu, marqué dans la signature, a été lu de plusieurs manières : Holstenius a lu Putzatis. Mabillon et les éditeurs du ,Nouveau 
traité (d’après un mauvais Fac-similé) ont lu Kasulls. Reifferscheid Kasulas. Pertz, Zangemcister et Waltenbach et les éditeurs des Fac-similés de la Palaeographical Society 
Karalis. enfin Dziatzko Kurabis. On ne peut guère opter qu’entre Karabis et Karalis (voir les explications ci-dessous). Quelle est la ville qui sc trouve indiquée sous ce nom, 
on ne sait pas au juste. Dans les inscriptions africaines, figurant dans le Corpus inscriptionum latinarum. il est fait mention de Curubis. aujourd’hui Kurba ou Corba (vol. VUl, 

I, p. 127 et suppl. pars l, p. 1282 ); de plus de Karpis. aujourd'hui Korbes ou Curbes (vol. VIII, 1 , p. 130 et suppl. pars l, p. 1283 ); ces deux villes appartenaient à la Provint!* pro- 
ronsularis. Caralis se trouve mentionnée sur une inscription en Numidie (vol. VIII, 1 , p. 360 ). Il s'agit vraisemblablement de Cagliari en Sardaigne (appelée communément Calaris, 
mais aussi Caralis); ta Sardaigne se trouvait alors sous la domination des Vandales, et beaucoup d’évèques d’Afrique, bannis par Transamund, vivaient là. Voir sur le Codex 
Dziatzko, Untersudiungen über ausgnrlthUr Kapitel des antiken lluefixsvsens, Leipzig 1900 , p. 186 , note 2 ; Zangcmeistcr et Wattenbach, Exempta codicum latinorum h tiens rnaius- 
cutis scriptorum, Heidelberg 1879 , pl. 52 . 


Le Codex présente le premier exemple manu daté de l'érrUire dtmh+nciale. 

L’écriture c*t grande et forte et a conservé encore quelque chose de monumental; an premier 
coup *l‘œil, on serait t»orté à la prendre futur une écriture majuscule Mais clic a un grand nombre 
de lettre# minuscules, empruntées à la cursive romaine ; elle a donné A ces lettres une forme chIÜ- 
graphxfuc et le# a |*»ur ainsi dire cnnobl es. en particulier •. b, d g, m, r, » Aux autre* lettres elle a 
Uisiké plus ou moin# 1a forme onciale, tout en les a«iaptant au nouveau caractère d'écriture et en 
modifiant, d'après les autres lettres, leur proportion — La distinct:rm, formi les lettres, de longues et 
de courtes, observée dé;* ça et U dans des écrits antérieurs, ert faite, dans la demi-oncule icomme 
dans la cursive romaine récente» d'une fav«>n systématique. Alors que les lettres de la Capitale et de 
l'Oncialc «les premiers temps avaient k peu près la même hauteur et étaient contenues comme entre 
deux lignes parallèles, In le* lettres sont limitée» par quatre lignes : les unes se tiennent entre les lignes 
médianes a m, u, o, t. a, d autres déparent de beaucoup la ligne supérieure médiane, b. d. bal; 
d'autres, au contraire descendent au-dessous «le l’autre ligne médiane, g |« «| Un certain nombre de 
lettres n’out pas de grandeur hxc ; on le» trouve tantiM k l'intérieur des lignes médianes, tantôt elles 
les défassent soit en haut soit en t as ; souvent auxM elles sont d’une grandeur moyenne, et si elle» 
vont au-dessu» ou au-desaou* des lignes médianes, néanmoins elles n'arrivent pas jusqu'aux lignes 
leures Da MM ' . . t i i % \ jr * l>cux de ces lettres, f et % eu bca 

manuscrit», sont plus longues que toutes les autres lettres et défassent k la foi» en haut et en bas 
les lignes médianes (voir les explications, pl. ij). 

Lettres isolées, a la piufKtrt «lu temps est k moitié ouvert ( 1 , i; IL 6); quelquefois, en par¬ 
ticulier A la in «le la ligne, il a la forme onciale (II, 4). t est tracé de «Jeux coups de plume i l, 5. 61. 
d a la ferme droite; la pan»* est ouverte; la haste descend un peu au-dessous de la ligne il, H. • le 
Id us souvent est fermé; quand il se lie avec d'autre» lettres, il est quelquefois ouvert ; lare supérieur 
était tracé d’un nouveau coup de plume et ainsi il se composait «k trois trads 1 . 1 , ij 17). L* languette 
de I f est à la hauteur de la ligne *uj>éfieurc médiane il, 1). a ressemble k peu près à un f des tem|«t 
postérieurs, b tête en est formée d’une ligne horiiontale <1. 10) n a toujours la forme majuscule fl. t}. 
La («anse du p est d'ordinaire ouverte par en las (I, s). I>c même la panse de q; elle est large et 
formée de «leux traits (I, 4). L'épaule de I f est large et incline beaucoup vers le bas (L 1* *) La haute 
du t est tout k fait arrondie; elle décrit une courbe vers la gauche pour M redresser vert la droite <1, 2). 
m est quelquefois «usent la forme en est alors |*cnte et arrntuiie il, S. 27; II. 7). Voir 7 • II, SL 


Abréviations, q avec un trait ondulé pour fur il, >0). Pour ni et a A b lin «le» ligne» on a 
un trait qui »e trouve motùé sur U voyelle précédente (II*b. 14V On trouve aussi les abréviations de» 
manuscrits chrétiens (I, 9. 10. 1$ *6). 

Souvent u se trouve en ligature < 1 , 4 «I J*, H» J 1*)* * et I hument souvent une liau*»n libre 
arec les lettre» avoisinantes : alors • eut ouvert, I est long et «Scscend très bas (I, t. ijV Au heu de 
se on a déjà q cédillé (pourtant no» Fac-similés n'en offrent aucun exemplej. 

Séparation de mots et de phrases Les mots sont parfois séparés par un petit e»|»ace blanc 
Pour ta aéparatson de» phrases ou des membres de phrase, on laisse un plu» grand espace blanc ( 1 , 6 .9 to) 
Le» nouvelles phrases commencent i»arfoi» par de plus grandes lettres (II, t. q 1$) Aux nouveaux 
paragraphes, la première lettre avance un peu »ur 1 a marge (I. 4- 27). A certains i«a»«agc*, il semble 
qu'il y ait des point», mal» k y reganter de plus près on reconnaît que cc» points ne font que marquer 
La fin de la queue «tes lettres il. y 15). 

Lu tête de la page, on donne le numéro du livre; quatre point» entourent le chiffre 

Les quatermon» fMirtent leur numéro sur la dernière |>agc dan» t angle, en bas. k droite- 

La signature 4 m e«»rr«rett*ar marque une cuivive récente b*cn formée, avec beaucoup dr ligatures. 
Quant au nom de beu m fort débattu, on reconnaît facilement «Un» U première lettre un à dam» la 
seconde un m ouvert Minent; la J* CM un r et la 4* un a ouvert; la 5» lettre e#t douteuse En faveur 
de b : la lettre décrit d'abord un arc ver* U gauche, puis se redresse vers la droite, et ternldc finir par 
un point. I «r tient plu» A distance et est plus haut que dan» la ligature U du premier mot de la 
signature. En faveur de I 11 qui *mt, a la f«>rme longue, celle qu il doit avoir «Un* la ligature ff. non 
pas en liaison avec b: le point avant I résulte peut-être «le 1a transparence de l'encre «lu vers*» 

Dan» Ie nom on a deux a suacrit»; a a été Macvtt après coup; un trait oblique 

c«institue la finale abrégée. Aprè* le» lettre* rtjr viennent deux petits trait* que l «»n a lus jusqu’ici ù; 
ccpcmJant il» sont plutôt des signes de ponctuation : en effet, ils se trouvent séparé» du m«»t; «Je plus 
les lettres 1 et » n'avaient pas encore cette forme; les traits ont de la ressemblance avec le Mgtic 
d’abréviation dans le m«* rr/tort (II. ai). 

Lan 4 tn\ «trraiere* lignes ta lettres onciale* offrent un des rare* exemples de l’écriture onrule 
de date certaine. La dernière ligne contient le* premiers mots du livre a J A remarquer 

que Jjmémt, Ici titre «le l’empereur, a la même abréviation que /K désignant Dieu l^a phrase entière 
se lit : *mtnr* tua. ******* lf*t*sr*v* i tu-ut U. snm 1 l emsarjat. 


a) Fuimus enim aliquindo fili iracundiae; »cd fili 
Dfo per spiritum adoption» cfFcctt, et dtei iil 
meremur podus quam nascimur. 

Et quia otant quo«J Ht, antequam Hat, non fuit, 
5 non cum fila non fuimemu», ad kl quo«J *umu» 
eflximur. Ante enim fili non cramus sed 
pcutquam mena mus hoc sumus. Sumus autem 
non nati sed facti. neque generati sed adqui- 
aiti Ad«|oi»ivit enim *»!* !Vs» jMqmliiin et |>er hoc 
to geniiit Genuisse autem L>r»m filios, numquam 
cum proprietatis sâgniffcatiooe cognr.se imus. 

Non emm ait. ..Fdios meot généravi et exaltavi," 
sed hoc tantum; „FiUoa gcncravi et exaltavi. 4 * 
Ntw forte in eo quod ait ,.Fi1ius prinvogenitus 
15 meus Isr^èd," quio^uim hoc quod ..pnmogenitus 


meus" dixlt, ad «Jetrahendam Filki proprieta* 
tem grncraliunt» IntcIIcgit; ut quia et de 
Israhel dtxerit ..meus**, adsum|kKi fartorum 
filiorum pro natintatb proprictatc usur- 
20 pita slt, et Ulcuco non sit nativitati IVi rro- 
prium, qvHMl «le eo dtetum est: Jlbc e« fiîius me¬ 
us dileetus," cum ,.meux“ ctiam ill» prriprkim 
esse dicatur, quos non natos esse mnnifes- 
tum est. Non natos autem esse, Ikret nati 
2y esse dicantur, vel ex eo «Jocetur cum ilici- 

tur: „Fopulo qui nascclur, «jncm feett lWin#i." 

Ergo populus Israël ita nascctur, ut fiat; neque 
per U1 quod naso diritur, non intellegtrtur 
et fteri Ex adoptione est enim hliu», non ex 
30 generalione; ncq<w ei propneta», %cd nunrupalio 

Mi)* 

q.*»rr.*. XXXIIIL 


\#€T II. 

b| «Jccein et octo convenientcs aput Nioam 
cpiscopi sunt- anathema dcmde omives 
qui variis exindc expositionibu» a«Jfuerunt- 
Ipse quoqiie prxkm iam mort un* anathema 
5 tibi |ater tuu» est. cui Nicacna synodus fuit 
curae. quam tu falsi» npinionibua infamatasv 
perturbas, et contra humanum divmumque 
iudcium rtun paucis satellitibus tut» prufa- 
nn inpugnaa Sed non bret tibi nunc regno 
10 potenti ctiam in pottcium prac 1 u*licare. 
Extant emm litterac, quibu* id, «juimI tu 
Cftminotum puta», pie tune e»e »u»ceptiim 
docctur. Audi verborum sanctam intcl- 
legcntiam. audi eclesiac triperturliata»» 

15 constitutioncm, audi patri» lui profcssoMi 


fidrm. au«b humanae spei coniiilentcm 
aecuritatem, audi herettrae damnatio- 
nis pul-licum sensum. et intellegc te divi- 
nae religioms boatem, et inimirum mémo- 
au ni» aanctocum. et paternae psetatis 
rcbellrm 

Contuli in nomine D^Hini Ic/u Chn’«ri aput 

(Karalts 

Convtitutu» anno quartodccimo Transamund^ 

[re^w. 

ExpW liber iu Constantium. 
hn tf*i eiuMlem ad Constantium. 
f $ BcnignUtcs natiua tua, <L«ifne beatissime 


/ 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 

_ 




Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


7 H#; 


^ *v*î^ 

^ \*# 4 *i* i. «RMIAli* 

^tçu c~-tf.*e*UAmr •***:£* > *7. r«> 

t^^^r n »^HrK ^rT*^ 1 * 

»AM*rr+ t^H-i 4 ârt+ilf'é '"p^yrtSÿ **fi ''•ib***f 

v^xr v-fïr^* 

r n«*M# h% ( 

|mii iuin,\l.ii|Ui^(*|u , \ 1 U 
n-vceius • Scf i mptiKnus 

y iiuM^ilfcn* Sirxuiem 
7 on^H isKou>oud,o\ xôxu 
Î'H'MÎKJin- *1 X|iôus.\inp 
^ r \ftLot|cn*Nft(«m» n \fU^us 
) xftiaxti’)- |(iAcHiovmn 

} »n* *^ 7 ”*;^ i usï n uov**i mono ih*r.\J;* 

- 'ntl plU«|MiMU|«Ht\\BlOlOH l(N ) 

*!' mnMl*UMNmUM^ | |VO> 

c'i.Mwim^.vmi ixaul.11 i.\r 


} i*l* l*é*HHPT^ 


I f • » T* 

P #V r*'J.w<Y" k 


' | |.\c 

^ NO V\MSUC llld | HOS USCI # 

hàm.+*#>* * f!^ r ^ , lîi iin \ r|uu,a% 

Vro* 


«5 


_ i|«o6po i est ^Lua|u % ami 

tiw fcfd^'wn 
~**V*r* 4 


J C1 >.V 

ltAI 


suesi lus- C'sio 


*5 


30 


35 


quixSkiti'Sxif*! 

, lOlU^TUeKHId 

' VT "x!>1 OR • ktCCOiti P XfiXl^ilo^ 
» ^ <imOl*ONS'tc><'R>CM‘lUl«'l 

t P iua>WXi lurtM 1 SStl.\c 

P|MSpOfulo. (JoM^toC 
j-#7*-nTui^ rx.viiri wiecngt'etxBti! 

OTSTXI ImOHlnusosJ 

ciuxLwgueiwi. ÜUIM. 

1 co> j^najpcxcnrl inLe 
K^****»*^ Ce P e *F eCT Xl.IBOP.lXI IS 

ërpomr>xNscntr, h»ow 
jÿT-j—X«®i 1 orob b u iosusrxc 
c »xu;seî»px«nop.opop.îs 

V* OleBCATUSlHpXCTOSUO€*pjl 

, 7v &*«ai,t )£ XO I O «.O P UTA C Si* 

^ -ipesee^ 


-:v ^KfllSMlU 

•&*<: nctn^ioso 

Pçy - ._*'■• 1 * 



|fiSj‘w î > .. v -v. 

g^Sfe -I 



* ir -<^>Ï;VV •''•; • 

v >*y$ _• ~ •<&£* > ■*• *'. 


A. D. 54ü. — Le Codex Victor à Fulda. Onciale. 

KtikU, Lan«ic5.Ublicitbck, Codex Boni fat ianti* g. 


K ■.«*** y" ' ^ .\' Jt v.is» vV; •?;# 7^/31 

: •«••<■ il* - - 0 ■ . . .v., 

. V- ■ - - •: . 

.w^a^rairv*£> c | rcrm CTKUITO 


1 pri 


« 


î • r ' ’ 

^. 4 ^. ■**■*»& • .-.*• - f *#> 

^ W' -Mji * .+i*»*Lw% L ms* : - *«*-* t, r.-_ v. r ' 


*-*. 4 'f < ;•*;; ■ • É.frl î 


lp$l 

ses® 


t; ♦ 


v v? 

IC.M 


. .#•: 


•'• i 


U \ r- 

i: 3 


7;l 


k A V, 


’i 


i * 






*r v^* 


+Œ ; ■* ; > ♦ ^ y J j- 4 r*J 


P5V>^ /. i’ï< Kr • *. ^ r* pfev; 

H T/XNTli^êe 

h * T *‘ r V» •*. «/»*./ 4 ♦ ^ 

iNc\clis,Ot>m' - 

vüi .. . . / 2 ■ 

ÇtxirtpcR h 

\. V .lifc.-- XaL * v. >• 


*. jES f 


v\\ ,i \\ • . a ' 

•Wv^iî. ‘i- 



cire* A. D. 700 . — Codex Amlatlnus. Onciale. 

Ftorcnce. tiibliotcca Laurentima Code* Anuatinua 


(M 


% 


3 


4 


i 


6 


T 


8 


9 


lo 


II 


13 


• • 
• • a 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

























A. D. 546 . — Le Codex Victor à Fulda. Onciale. 

Fukla. Lanitcvlnbliothck, li*lcx lU.oiUtUnu» i. 

I CS 3 Caducs Bonifatiani de la Landesbibliothek de Fulda — le Codex Victor, le Codex 
* Kagyndrudis et l'Evangéliaire Cadtnug appartenaient autrefois, selon une ancienne 
tradition, à S. Bonitace. Le Codex Victor, auquel est empruntée notre reproduction, ren¬ 
ferme une concordance des Evangiles, ayant pour base le Diatessaron du Syrien Taticn, 
et les autres livres du Nouveau Testament. L'cvéquc Victor de Gapoue ( 5*11 — 554 ) fit 
une préface à la concordance des Evangiles et « lut > le Codex en l'année 546 et de 
nouveau en 547 . A la fin des Actes des Apôtres, il écrivait : Victor, famulus Christi 
et eius gratin episcopus Capuae. legi sexto nonas Matas die, indictione nona. qum- 
quiens pont consulat um Basilii viri clarissiml coasuILs; et à la fin de l'Apocalypse: 
Victor, famulus Christi et eius gratta episcopus Capuae, legi aputi basiticam Constan- 
tinianam die XIII kalcrtdas Matas, indictione nona. quinquiens post consulatum Basilii 
viri clarissimi consulis. Iterato legi indictione X. die pridie iduum Aprilium. Ainsi donc 
le Codex a été écrit en l’année 546 ou un peu auparavant Grandeur : 26 , 6 X 14 cm. 
Voir E. Ranke, Codex Fuidensis . Novum Testamentum etc., Marbourg et Leipzig 18 G 8 ; 
C. Schcrcr, Die Codlces Bonifatiani in der Landesbibliothek zu Fulda. dans la Festgabe 
zum Ronifatius-Jubildum 1905 . Fulda 1905 . Nous devons le Fac-similé à l'amabilité 
de M. Cari Sdierer, bibliothécaire de la Landesbibliothek de Fulda. 


Onciale. Le» lettre» sont plu» ornée», et leur 
tracé e»t un peu moins naturel que dan* le Codex 
l*t refeetdkm pl «5> et dan* U Chronique d'Eusèbc- 
Jérôroe I pl. 17 II cl L montent a**ef h.i ut a il-dca*ti» 
I b P, Odescen i Hleootii. 

Certain*! lettre», telle» que II L T. U portent à 
leur* extrémités de fin» coup» de plume 

Lettres isolées. K généralement est fermé 
I 14 ÏAê laite», de I I 

(*. 16 u). G a une longue queue (a«> 3$ Le pk*d 
de I Lrinit jar une petite queue ou par un point (1.3 
Le premier jambage de I * e»t fortement arqué 
ver* I intérieur ( 1 3). l-a |»an*e de I* H c»t développée 
(l. tl, La tarre du T a «le temps en temps du côté 
gauche un point final 16. ir> 17) 

Abréviation». Pour H à la fin des lignes on a 
un trait et un point ($ > Une ko» aussi, on a pour 
M, à rintérieur de la ligne, un trait (ni 


La première ligne d'un paragraphe nouveau 
evt souvent écrite a l'encre rouge et la première 
lettre est en saillie Mir I» marge (9- 34). 

Corrections. A b ligne n II est suscrit. Aux 
Iignra an et 31 le correcteur a modifié la coupure 
du mot : il a su | «prime le t* par un point «usent 
et la transporté au commencement de la ligne 
suivante, 

L«*t glaaee marginale* *-*nt d une écriture in¬ 
sulaire pointue voir sur 

<atiun«. pi, ssi hile» »e distinguent par un grand 
nombre d abréviation* N<»«* cruyotit» que res gto-ses 
sont du Vllh a>èc!e Parmi le» signe» marquant 
de* renvoi*, ou trouve plusieurs runes (voir Schcrcr, 
I. c. p.q). Dans notre tranacriptMJU ces signe» sont 
remplacé» jar «le» chiffre» Voir I édition des glose» 

K r kanke, Sfeeiuceu eadicii A/mi Te<tamenii FmkLeesis, 
rlin 1H60. 


*) per gencratior-cw crcaturae eiu» id est ut pr*/d>rate 
evangelium omm creaturae id en omni creato 
In t»apfi*mo nu» sumus initium aliqucxl prr liassions* et 
résurrection cm Chrts/i ed est primi novissimi 

•) respirit ad id quod supra d*»t: Omne «Uiurn et cetera 

•) hoc ad initium dortrinac contra causas elationis; 

scielat cnim apusW»/ eos ad quoa cpis^n/ mittitur prima- 
Yoluissc tenerc et docere. (tum vertu 

•) hoc in evangebo legitur: Qui iras- 
citur fratri »uo. rcu» erit iudicio. 

•) hoc est generaliter q u*t a diabolo *mni «umpta 
prr mmumlitiam corpon» et animae, 
q«*r pertinent ad fornicatiùncw. 

•) id est qaud m«xlo prardico vobis hoc est evan- 
gehum msitum prr multa tempera patnarcharuw 
et pfvphctarum, de qui» d*i/u t: lp*e entm salvum faciet 
popultuv suu* a peccati» cor»**. 

? J factores verbi sn*t qui custodiunt pweepta, fallaccs 
itti qui non cutfcNiiunt p/*ccpta et dcalderaat evangeiium 
Dri audirc et n«» inplere 

•) id en in quo et in quali natus est. 

•) mulierum est mon consklerare w in apeculo, ut placer* 
viri* «us» possint; vta animas n**/ras consklerare 
oportet in spccido evangs/*, ut viro suo Chrir/o placere 
poterint et non oblivisrantnr prweepta rime 

••) éd ut in nova lege. 

Ife ) le;*cm libertatis «bot cantate* de qua apo*i><W ait: Fortate 
cem honera vestra, sic adinpicbitis legem < hrôd. [mu* 

••) Umtandn ne met ipsum ut dlxit pluriscu* 

Non »um «eut ptiplscanus iste 


initium abquod creatu¬ 
rae eios. 1 ) Scitia fratres 
mei dilrcti.*) Sir autem 
ouinis Homo velux ad »u- 
diendum;*) tardu» autc* 5 
ad loquendum, et tardus 
ad iram ê > Ira enun viri 
iustitiam Dri non operatur* 

IV. Propter quod aûcientes 
omnem inmunditiam^) 10 
et abumJantia* mabtiae 
in mansuetudine susci- 
pite mutum verbum,*) 
quod p«»test salvarc ani¬ 
mas veslras. Esto* 15 

te 9 ) autem factores ver¬ 
tu et non auditore» tan¬ 
tum, fallentes vosmet- 
ipsos. Quia si quis audi- 
tor est vcrl.i et non fac- 20 
toc, hic cotnparabitur 
viro consi«!cranti vul- 
tum nativitatis *uae*) 
in »pccuk>*): comuie- 
ravit autem »c, et alnit. 
et station oblitus est 
quali» fuerut Qui au¬ 
trui pempexerit In lo¬ 
ge perfecta libertatis, *•) 
et pet-mansent, 19 ) non 30 
audit«>r obliviosu» fac» 
tus, sed factor «jjicm» 
hic beat us in facto suo crit. 19 ) 

V Si qui» autem putat se 
religioaum e»se t 35 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


circa A. D. 700 . — Codex Amlatinus. Onciale. 

Hotcnce, tUtJinteca Laurcntiana, Codez Amiatinus. 

U ne page du Codex Amiatinus, avec la dédicace du donateur. Ce Codex, le plus 
I Célébré de tous les manuscrits latins de 1 a Bible appartint autrefois à I abbaye Cister¬ 
cienne (bénédictine jusqu'en 1228 ) de San Salvatore di Monte-Am lata, prés de Sienne. 
Après la suppression du couvent en 1786 , il passa à la bibliothèque de l'ancien couvent 
Castello nuovo à Florence, et de là à la Laurentiana. Il se compose de 1029 grandes 
feuilles de parchemin et contient tout l'Ancien et le Nouveau Testament d’après la tra¬ 
duction de S. Jérôme. Grandeur : 50 X 34 cm. La dédicace est sur la première feuille. 

Au premier coupd ucil, ou s aperçoit que quelque* 
lettre* de* ligne* t. 2 et 5 ne concordent pa* avec 
le» autre», et qu elle* août uir de* rature* Il e*t 
manifeste, qu'il j avait là autrefois d autre» mots 
DrjA Handim tHblxythécairc tic la Laurentiana au 
teint»» uü le Oxkx arriva X Hurcac*) chercha 1 
rétablir »e texte primitif, pour découvrir l'auteur 
du Codex II lisait a la hgne 1 et 1 Cmimem ad eetmii 
metiir t*n<r+Sti* Jton. Kt il était déjà en bonne vole 
jour retrouver le donateur : il pensa a un jihU’ 

«1 Angleterre ou d'Allemagne Mau une signature 
grecque à la fin de la tabic de» « haintie» «lu livre du 
Lcvitiquc — Oh Y PIC CÈPHASJvC AIUOIHCES 
— lamena à jeuser à Senraiulu», un disciple de 
S. Benoit; Ct «nmmr ScrvaruluK avait été al'l< «Un* 
la Campagne Romaine, à la frontière du Latium, 
il lut ligne 5 . Servamdw t Mu. 

A notre éjHjquc G B de Ko«*i, le célèbre ex¬ 
plorateur des C atacombes, examina de nouveau 
la qucttUin, et il fut «net heureux (comme il 
s'exprime lui-méme) pour deviner k* vrai nom du 
donateur. Llus tard un examen attentif de toute* 
le» lettre» ct de* grattage* lui donna la certitude 
scientifique sur ce ixiint. Enfin, il eut la *ati»- 
fartson «le voir corroborer son opinion par le texte 
d'un ancien manuscrit d’Angleterre. Il lut mi» sur 
U voie par les mot* de la tr ligne : extremis de fus Une 
oWsij — ce qui indiquait un abbé des lie* Britan¬ 
nique» — en second lieu par un iu*»nge «le Bcde 
le Vénérable, où il est raconté que Ceolfnd, ablié 
de l'ablaye «le Jarrow ct de Wcarmouth dan* le 
Northumbcrland (690—716), avait lait c«q»cr troi» 
nouveaux Cedùe* de la livl-le sur un exemplaire, 
venu de Rome. w»m*» remet Kw+m r+imu 

ircum enter alia/ne munert mmfitt. ( 'e»t certainement, 
disait «le Rossi, IV» Jrtm$s de jfmdme «AWr du Codex 
Amiatinus! 1k fait, le nom «le Ccolfridus corre¬ 
spond très bien au vers et à la Iqmc de U déd»cacc ; 
la ae«on«ie lettre du n«mi est L et de même la 
seconde lettre de U ligne, «jui e*t encore du 
f»remier coptste, est aussi K; là où devaient **c 
rencontrer le» lettre» L et I’, qui dans l’onciale 
dé pissent la ligne en-de»*u» et cn-«je«oou*, on 
constate réellement un grattage au-dessus ct au- 
denous de la ligne A lui» «jue le second roi^ de 
la ligne 5 pouvait s’interpréter Ancien m ou flritem»*», 

«le Ro**i, pour divers motifs, se décida en faveur 
de Briimmm. Il lisait donc, ligne 3 CeeJfridnsBrefs wu«. 

Quelques mois après que de Roa»i eut publié 
sa découverte, le profenscur llort de Cambridge 
attira 1 attention sur un paniage «l ime bi«*jgraphie 
«le Oolfrub conservée dans le Codex Hurle y 3«u«> 
du Hnti»«h MuM-um; on y faisait mention dû der¬ 
nier voyage ct de la mort de Oollrid |t 1 l-iiigrcs. 
le 15 Seî*embrc 716); on lisait de plus : Sefuit* 
ifitue J^tJre, $ ni ex /ratrtto 1# .... diefemtmm $ter 

fret• rte dtUfmti mneetra. pxrt mttfrjt /m 
htt X'tdeihet mum/rnmr erat f*nJe>trs, ut drtrmmr, enter, 
frttniemt AfMi Mitrvmymé preedttm ex He dr m+ r et Crue.* 

/*eete trmmsfeuwu % bv«/ in ctxftte rétif tôt hwteim,*di ver. 
mt : i'vrfmi ed esewti wfret* mer*A%lt Celte — Ceduat 

1T es U ortfinnJf 
9 (4fp4« *>i «iiow. ncrito 
•NéfhWlé Fteil 
Qucm «tièii*» 

tefScu ait» &**• 

(!»airik»t« Ahfloru» 


eeclrsnte fuem eafmt atlt fidet — Ceeifrtdmt Amflortem 
extêmis Je ttnibeu aMas etc. (voir ei-dcsaoiis) Bar là 
toute hésitation disparaissait. L Amiatinus était 
bien la Hd4e de Ceoifrid. De même. U questkin 
était tranchée, de ttavoir si Ton devait tire .t*eft*rwm 
ou Britsnmm ; le Codex llarley portait ,te*ft*rwm. 

Il parai»*ait au*si fort curieux que le premier mot 
de la dédicace fut for fut ct pa* ernJmen. De fait, le» 
traces de la seconde lettre, encore de la première 
marn. |»eim«*ttent «1c conclure à O plutôt qu à V. 
De ce mot il résulte que le présent était destiné 
au tombeau de S. l'ierre, c'est-à-dire |>our la biblio¬ 
thèque «le la Cam/tnie tvat» Offre, où les Ra|»es a* aient 
coutume de réunir les document» important*. 

Le Codex est donc d origine anglaise. Pour¬ 
tant Thompson tient jKiur vraisemblable qu'il eM 
l'œuvre de copistes italiens venu» en Angkterre 
(E. M Thompson, fhud?.*à *f Cerek and /a/en Calme*. 
Xfitfiy, p. 194); Traulm «lit atinsè Serbamlu». qui 
écriv it et peignit le Codex, était vraisemblablement 
italien ct, » il travailla en Angleterre, il ne dut rien 
à aon nouvel entourage; en effet, son orthographe, 
ses abréviations, tout son style le démontrent 
(L Tfaul «c, C*U*feufAu%A* .inteigeee, dans A>a»f* Jrrièv. 
27 190a, p *7ji. Berger Miut«*nast au 1 ont faire que 
le Co« 4 ex était l'ceuvre d'un anglo-saxon, car le 
texte offrait Ira variante» de» Bibles anglo-saxonne» 
de cette époque; pourtant cette opinion, d'après 
Corssen manquerait de preuves suffisantes (voir 
Berger, J/irUere de ««§ lie*gaie, Paria 1H93, p 3S; 
P. Corssen. C*teingisc.k* geiekrte Aenetgtn, 1^94, p 860 
Quand et comment la BaUe de Ceolfnd parvint- 
elle à Monte-Amiata on I rniorc. Comme ce clottro 
avait au commencement du IX # siècle un abté du 
nutn de Prtru* Handini supposait que ce dernier 
aurait acheté le Codex |Kiur ton abbiye et aurait 
Introduit les changements dans la dcdrcace. En 
tout cas k Codex ac trouvait à Amiata défi en 1036; 
en effet, un catalogue de* reliques de l'abbaye, 
dressé cette même année, mentionne un manuscrit 
de l’Ancien et du Nouveau Testament provenant 
du Pape S. Grégoire. Il s'agit certainement de notre 
Codex, regardé autrefois comme un autographe 
de ce pape. — Au moi» «le Imllet 15R7, par ordre 
de Saxte-Qhiint, l Amiatinus fut transporté à Rome, 

i tour servir à la nouvelle édition de la Vulgate. En 
janvier 1590, la Codex fanait retour à I abtia\r 
Voir U description «laus Bamiini, IHsttrtarime 

su!/ an te. hittite M« ff w èf t Jfi tempe di S. Cregvri* 

CC t Venise 171m; G H. de Rossi, Lm ItebUa *ferta dm 
Ceui/rid* abheie mi tepalcr* di S. Oetr* erdece aufùAùttm* 
tra i mperttiti dette AiMef/eAe délia Sede ap**t*iiem (édition 
«le luxe MS*mm* CsntejUe ie*nt X/ll. emaggiegieddiare 
délia èfAieMeem Vatesamm, Rome iSSÙ Notre FlC aèmilé 
est emprunté à cette édition. 

Comparer la belle onciale du Codex Amiatinus 
avec celle du < otlex Victor. Le texte est à deux 
colonnes ct est écrit per ielet et e*mmais : chaque 
phrase et chaque membre de phrase commet^ 
une ligne nouvelle (comp. pl. iù). », *• 

••••• •• 

(Teeêe aetmlf 

f CntliMi ad ««Mit* 

r«Mnhii« , /a 

4j*»u cjpu «cclnua 

«I*«Ik*i hlu *»!•• 

Prln» Lin|ol»«»4«f«« 


•••• •••« 


• Air*ait d» IhIhi Uhu 
•!«(«•« 

F|n«-i «ittlo M» 

XiqiM ITiCMqMf «ÇlaM 

1Mb uur iMdu piaii 

t» <*•(!« MMMMV» 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







22 



A. D. 572. — Document sur papyrus, de Ravenne. Cursive romaine. 

Londres, British Muséum. Add. Ms. 5412. 


Digitized by 


Original from 

































A. I). 572. — Document sur papyrus, de Ravenne. Cursive romaine. 

Londres, British Muséum. Add. Ms. 5412. 


F ragment d'un rouleau de papyrus de Ravenne. Le rouleau tout entier mesure 255 cm de long sur 30 cm de large. Notre Fac-similé est 
un peu réduit. Le papyrus porte un contrat de vente, daté de Ravenne, la 7 me année de l’empereur Justin, dans la quatrième année après 
son second consulat, indiction 5»*. Cette date répond à l’an 572 de notre ère. A la fin du document, on trouve le signum manuale du vendeur 
(voir ligne 16) et les signatures des cinq témoins et du copiste. Nous donnons à la suite de notre transcription un exemple de ces sortes de 
souscriptions des témoins, avec la signature du copiste Flavius Johannis. Le papyrus se trouvait autrefois dans la bibliothèque Pinclli, à Venise. 
Il est maintenant au British Muséum, à Londres. Avec l’aimable permission de M. E. M. Thompson, nous empruntons notre reproduction aux 
Fac-similés de la Palaeographical Society, I, 2. Le document tout entier a été édité par Maifei, /storia diplomatica, Mantua 1727, p. 163, et par 
Marini, / Papiri diplomatici. Rome 1805, p. 183; c’est à ce dernier ouvrage que nous empruntons l’introduction du document. 


Cursive romaine récente. Voir les éclaircissements & la cursive de 
la planche 13; voir aussi les explications au Codex Hilarius, pl. 20. Les lettres 
ont une forme plus distincte et plus ferme que dans la cursive de la planche 13. 
Remarquer, par exemple, la forme de la, b, 4 . ir, n, r. La distinction entre les 
lettres longues et les lettres courtes est plus nettement marquée. Il y a un plus 
grand effort qu’auparavant pour tracer les lettres et certaines ligatures de lettres 
d‘un seul coup de plume. Pour les hastes de b, d. h 1 , la plume est conduite de 
l>a* en haut et de haut en bas (d’où les doubles traits ou les coulées); de même, 
les hantes descendantes de f, p, r, s, sont faites de deux traits (de là vient que 
ces lettres ont la forme de fourche). Toute récriture est inclinée vers la droite. 

Lettres isolées. La est ouvert et ressemble à l a i; le trait de gauche 
est aussi grand que celui de droite et lui est parallèle; a sc distingue de l u en 
cela surtout que le trait final se lie aux lettres suivantes; au contraire le trait 
final de Tu reste séparé; souvent a en ligature se trouve dans une forme réduite 
au-dessus des autres lettres (quantum, 7 ; taxation*, 5 ). Voir b ( kaMta, 5 ; 8 ). 

e est ordinairement grand; par suite de la ligature, il a quelquefois une forme 
qui rappelle le c brisé des écritures nationales j urunici/wMui c<mctsnf t 13). d a la 
forme droite; la panse en est le plus souvent ouverte; la haste descend souvent 
au-dessous de la ligne \m*d* r 5 ; rtddcr*. 6). e a une forme longue et une forme plus 
brève; il rappelle encore læaucoup l’onciale, seulement sa partie supérieure est 
souvent faite dune coulée, de sorte que l’œil est fermé; ce n’est que par exception 
qu’il est ouvert (fUM/ 1 ** melhratac, 4i aedi/tcatetfue, 5)* Le coup de plume commençant 
l’f est fort et grand, il descend au-dessous de la ligne et forme un angle aigu 
avec la haste : 1 f est donc fourchu {mterfuerït, 7 ). Le trait de tête du a est devenu 
indé[>cndant et s’allonge par-devant au-dessus de la queue (4. 10. 11.12; comp. 
la forme du a dans le décret de Dioclétien et dans les inscriptions funéraires, 
pl. ti et dans la lettre, pl. 13) ; dans le mot gwttit, ligne 12. on peut voir, comment 
du trait de tête d’abord simplement contourné, a pu naître plus tard une boucle 
ouverte, puis un cercle fermé. L i a en haut une petite coulée, il est tantôt long, 
tantôt bref et en ligature descend au-dessous de la ligne; au commencement 
des mots, il est généralement long i voir trois formes dan* intrrfmerit kmc, 7). n est 
minuscule ( 7 ). Les lignes dont I © est formé se croisent en haut (6). p a deux formes : 


une plus grande et une plus petite, que l’on rencontre souvent plus tard dans 
les écritures nationales (9- 10. 11). Voir q {fuamtmm, 7); en ligature q a une forme 
ouverte caractéristique (yiwyii/, 4; 5 ; d< qua, 14; comp, la forme, pl. 13, 

ligne 4, 5). r et s se ressemblent fort; ils se distinguent de la façon suivante : 
quand r est seul, son épaule a le trait tourné vers le haut {ptudiior, 6); en liga¬ 
ture, le trait qui forme l’épaule de l’r sc détache de la haste en faisant un angle 
droit ou un angle aigu (4); dans l’a au contraire, le second trait décrit en haut 
un arc ouvert en bas (tribus , 4); * a la plupart du temps une forme brève, 
mais quelquefois une longue; comme dans l’f, le coup de plume initial est grand 
et forme en bas avec la haste un angle aigu (4. 5. 6). En t la barre est fort in¬ 
clinée par devant, vers le bas, comme plus tard dans les écritures nationale* (4 5). 
Le premier jambage seul de Ym forme liaison avec les lettres précédentes, le 
second jambage reste isolé; u est souvent suscrit, en forme de trait ondulé; ce 
trait est vertical ou horizontal {cagantmr, 4; t/nturum, 8), Voir X (5). 

Sont abrégés en particulier certaines formules et certains mot* qui re¬ 
viennent souvent, comme suf ra, wfrajcriftus, htrtJes. Si I on compare ces abrévia¬ 

tions aux simples abréviations romaines anciennes liftera* tingularn, on re¬ 
marquera que souvent la finale du mot se trouve ajoutée \suprascriptum, ntfranrifto, 
le pluriel est indiqué par le redoublement de la première lettre (à/redes, 6); 
régulièrement un trait indique l’abréviation ; à plusieurs reprises la finale d un 
mot supprimée sc trouve indiquée par un trait oblique, tracé au-dessous de la 
ligne (voir éii et consulat» à l’avant-dernière ligne; AjptUari* à la dernière ligne est 
aussi abrégé de cette façon ; comp. l’abréviation des finales dans la signature du 
correcteur, pi. 20). 

Les ligatures sont nombreuses, et multiples aussi les formes des lettres 
dans ces ligatures. La forme du t en beaucoup de ligatures fait voir comment 
est née, plus tard, la forme epsilon du I dans les écritures nationales 
tradition*, 7). Il faut connaître ces ligatures de la cursive romaine et aussi les formes 
multiples de leurs lettres pour comprendre les formes propres des écritures 
nationale*, qui sont issues de la cursive romaine, et de la minuscule carolingienne. 

Aucune séparation de mots, ni aucune ponctuation. 


(Imperante domino nostro Iu*tino perpetuo Augusto anno septimo et post consulatum cius secundo anno quarto sub die tertio 
nonarum Iuniarum indictione quinta Ravennae scnbsi ego Iohannis forensis rogatus et petitus a domnino viro honesto Agellario 
filio quondam *.. ipso praesente [adjstante mihique dictante et con*enticntc et subter manu [sua prop’ria pro ignorantia hterarum 
signum faciente et (testes] ut suscrihcrent conrogavit. Constat cum * « « distraxisse et distr&xit [adquej tradedisse et tradedit 
Dcusdcdit viro clarissimo palatino scilicet romparatori îure directo in perpetuum hcredibus posterisque cius, id est fundum ...) 



1 erit tune quanti ea res eriç quae evicta fuerit, duplum pretium 

2 saf/ras^rz/tum quinque solidorum a bugraxen/to venditore et ab eiusque h/fr^rbus 

3 et successonbus eidem conparatori *ufra*cnft* eiusque hcredtbu* et succes- 

4 soribus cogantur inferre, sed et rei quoque melioratae instruc- 

5 tac acdificateque taxatione habita simili modo omma dupla- 

6 riae rei se qw# %ufra venditor h#r/dc*que suos reddere polhcetur, vcl 

7 quantum bufrabert/u empton mterfuent huic venditioni traditioni 

8 mancipationique rei **/r<«v*T/tae dolum malum ahessc afuturum- 

9 que esse vi inetu et etreumseriptione cessante, de quibus 

10 unciis supenus désignât)* sibi iM/mim/tu* venditor usumfructum re- 

11 tenuit dicrum triginta. quod possit bn/raten/to emptori ut leges cen- 
séant pro sollemnt traditione constare et gcsti[s allcgandij 

jmunicipalibus concesstt licentiam non denuo mquisita 

14 eius profcssionc, de qua re et de quibus omnibus %ugra*crif>\\% stipu- 

15 latione et sponsione mtcrposita. Actum Ravmivif* d*r et Comulat» %ufra*<riftis t t t 

16 Signum f tmfraMtréjto domnmi vin honesf* AgclUri# venditoris 


(f Moderatus vir devotus comitiacus his in&tmmcntis quimque unciarum fundi suprascripti curtini et duarum uniciarum casalis 
eius rogatus a suprascripto domnino viro honesto Agellario venditurc qui me présenté signum tecit testis suscnbsi et supra- 
scripto pretio quimque solidus ci in presenti a suprascripto Dcusdede viro clarissimo conparature draditus vidi fff. 
f Andréas vir clarissimus augustalis his instrumentis quinque unciarum . ♦ 

f Flavius Iohannis forensis huius splendedissimae urbis Ravennalis habens stationem ad monitam auri in porticum sacri palati 
scriptor huius instrument) complevi ttt) 


Digitized by 


Original from 




















O 






IO 






. qoiapcNpûJfnoiOi •' tcjcju iaimagNolcrait>(la(( tr . 

. f>(VpttmlaarpcMpfcn>qutaihrccU^^i^K!iva)ni 
qaafi jicrfapioraa n>!ù(un iNCjuaCaliKjlWTa'Pc, 
dcM^r^lcNaccv^opa crnp<^i!ium hocc£caxr4x) 

. bd^icnsituHGpû "co-cjulancera ikuno^I oe^aelV 
> ^rçt^cuJHniRÛ^C|>!<x*rrxMï>Mib<Jol»iIcur>c»4 - . 

iMCOï>:clufxotf£5Cpn >oon rcrocr>qucjr>pac<t»e^r<^ro* f 

■ tx^oNixctCtou l J~v-'jcnaei u L' u*ar wn'ci twofrNf 

hcu^ccr«^<{Bj^wc/-iaoi^nM5iifit)atx)Pcffiipur 





♦ cio McmfçüoQcdti 

■ tA' 1 


ftvuRj adcoNlumm»* 


« ’i> • 1 i ( V 


f * V 






d 


'5 


lUi»** 


* ’* Jkn >v • *' 

^ Tt V ‘ 

wciwt 



if** 


• r J 



• * X 


V • 


... ,ai« «r 

• •••••* » . • •• 

• jv • •• • 4 

• •• à» * 
• 4 * i# 




> 


• 4 



vit 

RINTttÇOS *IUMA. 4 

TfftTtû 


• t 
% 

•i 


^4 


Saec. VI. — Flavius Josephus. Demi-cursive romaine. 

Milan, BiMioteca Ambrosiana, Josephus Flavius. 


ante A. D. 570. — Demi-onciale du Mont-Cassln. 

Monteca**ino. Cod. 150 (autrefois 346), p. 34s. 



Digitized by 


Original from 


































23 



Saec. VI. — Flavius Josephus. Demi-cursive romaine. 

Milan. Uiblioteca Ambrosiana. Josephus Flavius. 

E xtrait d’un manuscrit papyrus, contenant des fragments d’une traduction iatine des Antiquitates Judakae de Flavius Josèphe. Nos Fac- 
similés donnent le commencement du 6" livre et les chapitres 382—389 du 8* livre. Les folia du manuscrit consistent en deux feuilles de 
papyrus, mises ensemble. Les deux côtés sont écrits. Grandeur de la feuille : 33,5 X 23 cm. Le manuscrit appartenait autrefois au monastère de 
Saut* Ambrogio à Milan, il fut donné, en 1605, au cardinal Federigo Borromeo pour l'Ambrosiana. Ce manuscrit était autrefois régardé comme 
un autographe de Rufin. Rufin pourtant ne traduisit pas les Antiquités de Josèphe. Cassiodore, dans son livre, paru en 544, De institutione 
divinarum litterarum, cap. 17, dit que les Antiquités furent traduites en latin, pour la première fois, par ses amis : Quem (Josephum), dit-il, 
pater Hieronymus scribens ad Lucinum Beticum propter magnitudinem prolixi operis a se perhibet non potuissc transferri; hune tamen ab 
arnieis nostris. quoniam est subtilis nimis et multiplex. magno labore in tibris viginti duobus converti fecimus in latinum. Il ne serait pas . 
impossible que le manuscrit remontât au temps de Cassiodore (mort vers 570) et qu’il ait été écrit au monastère de Vivarium. Déjà Mabillon 
remarquait, que l’écriture ressemble à la cursive romaine d’un papyrus de Ravenne de l’an 564 (Muséum Italicum 1, p. 12). Deux copistes 

ont travaillé au Codex : le premier a écrit les 8 premiers folia, le second les 84 autres. Le papyrus de la seconde partie est d’espèce différente. 
Notre première reproduction donne un Fac-similé de la première écriture; l'autre, de la seconde. 


Demi-cursive romaine. L écriture a une grande ressemblance avec 
la cursive de la pl. 22 de 1 année 372 et les explications qui ont été données là- 
mt me valent pour la plupart des lettres. Les lettres cursives des documents sont 
adoptées ici pour récriture du livre : pourtant elles sont plus étroitement unies 
et n’ont pas ces longs traits des documents. D’où on peut appeler cette écriture 
demi-cursive. Les hastes supérieures des lettres souvent sont formées de 
«leux traits, comme dans la cursive, mais ces traits sont parfois si serrés l'un 
contre l’autre qu’ils paraissent ne faire qu’un trait unique, plus fort; ils rappellent 
déjà les traits en massue de la période postérieure. — L’écriture de la première 
et seconde main est très différente : en celle-ci, les lettres sont beaucoup plus 
resserrées, les ligatures sont plus nombreuses, 1 et n n’ont la forme majuscule 
que par exception; en celle-là, les lettres sont mieux séparées et formées d’une 
façon plus régulière, ir. 1 et 11 ont souvent la forme majuscule 1; 

a) 1 Tcncntcs igitur Palcstini captivam suorum hostium [ar cam, 

2 sicut dudum praediximus, in civita[t]em Àzotum portaverunt [cam?] 

3 et apud d/Ntn suum, qui vocabatur Dagon, quasi tropeum aliquod posucr[unt]. Sc- 

4 quenti vero die diluculo ingressi templum, ut ds«m sollemniter ad[ora]rcnt, 

3 invenerunt cWn suum cira arcam hoc facicntevn: iacebat cnim evulsus 

6 de vase suo, in quo statutus esse videbatur; quem denuo devantes statucrunt, 

7 graviter de cius c&su dolentes. Cumque fréquenter venientes Dagon invenirent 

8 iaeentem et arcam similiter adorantem, in angustia et confusione gravis- 

9 sima constituti sunt Novissimae vero Azotorum civitatcm atquc provin- 


tfmfirfims. a), A remarquer aussi dans l’écriture de la première main la forme aigue 
du v en ligature {A*>tuw, 2; sutntu.< % 6), et la grande forme du z (Am vtum, 2). 

Les abréviations sont très rares. Sur nos Fac-similés, il n’y a d’abréviation 
que pour dium (3. 4.5); à la ligne 17 de notre première page (non pas sur la re¬ 
production), on trouve dm «*■ DemtnL 

Séparation de mots et de phrases. Lc9 mots ne sont pas séparés. 
I.es phrases le sont par un |»ctit espace blanc et par un point (5. 6. 7). Souvent 
aussi on trouve des points avec les noms propres. La première lettre du 6* livre, 
sur notre reproduction est fortement aggrandie- De même la première lettre de 
la page sur la seconde reproduction est un peu aggrandie. 

Le numéro des «juaternions se trouve indiquée à la dernière page en 
bas, dans la marge, à l’angle droit. 

Corrections. A la ligne 5 d se trouve barré dans le mot tm+turunt. 

I») 1 hostibus aciemque constituentihus ad pugnandum e diverse 

2 et Achab suum cgit excrcitum. Tum congrcssus robustissima dîmica- 

3 tionc commissa hostes convertit in fugam, et ad ccmm interitum 

4 [pjersequens inminebat. Illi vero suis curribus impediti ad invi- 

5 ccm sunt extincti, pauciquc diffugcrc valucrunt in civitatcm 

6 Aphecat. Sed et ipsi sunt mortui, mûris enim cadentibu* super eos 

7 viginti septemilia «lefecerunt. In prodio autem ccntum milia sunt 

8 occisi. Rcx autem Syrorum Adadus fugiens cum quibusdam fidelis- 


ante A. D. 570. — Commentaire sur les Epitres de S. Paul. Demi-onciale du Atont-Cassin. 

Montecassino, Cod. 150 (autrefois 346), p. 2,8. 

E xtrait d’un Codex en parchemin, dont la seconde partie contient un commentaire sur les Epitres de S. Paul, attribué à S. Ambroise. Grandeur 
moyenne des feuilles : 30 X 22 cm. Parchemin fin et transparent. Notre Fac-similé donne la fin du commentaire sur l’Epitre aux Romains. 
Un ancien possesseur du manuscrit, un prêtre du nom de Donatus, y a mis son nom, avec cette remarque qu’il a lu le Codex, au cours d’une 
maladie, la troisième année après le consulat de l’empereur Justin, dans la maison de S. Pierre in Castello Lucullano. On ne sait qui était ce 
Donatus; son écriture se reconnaît plusieurs fois dans les notes marginales du Codex. Comme on le sait, les restes de S. Séverin, Apôtre de 
Noricum, reposaient au Castellum Lucullanum, près de Naples, et c’est là que l'abbé Eugippius, au commencement du VI» siècle écrivit la vie de 
ce saint. L’empereur Justin, dont le consulat sert de point de repère, ne peut être que le second empereur de ce nom, car le premier (518—527) 
n’a jamais porté le titre de consul. Justin II porta le titre de consul une première fois en 566, une seconde fois en 568; l’année 569 était 
considérée par lui comme la seconde après son consulat, et 570 comme la troisième (voir de Rossi, Inscriptiones urbis Romae, I, 508 et 613; 
comme date du document, pl. 22, l'année 572 est cependant donnée comme la quatrième après le second consulat). Le Codex était donc écrit 
déjà dès l’année 570. Voir la description dans la Bibliotheca Casinensis, 111, 316—362. Nous devons le Fac-similé à l’amabilité du bibliothécaire 
de Montecassino, le P. Ambrogio M. Amelli. 


L’écriture est une demi-onciale, soignée, régulière, un peu raide. Les 
lettres sont larges avec des traits forts. Leur hauteur est exactement mesurée. 
Voir les explications, pl. 20. 

Lettres isolées, a est fermé (1.2). La hastc de h (comme celle «le l’I) 
décrit de temps en temps une courbe vers la gauche, pour remonter ensuite vers 
la droite (2.4 1 z ; comparer avec récriture irlandaise) e a généralement la forme 
fermée (1. 2). La barre su|>érieure de l’f (comme celle de l’a) est recourbée ; la 
languette est à peu près sur la ligne de base ; f ne dépasse la ligne que par en 
bas (3. 4 ; comp. la forme de l’f, pl. 20). Voir g (1. 2. 4; il a la forme, imitée plus 
tard dans la demi-onciale de Toura). Le dernier jambage de I ni est fortement 
recourir vers I intérieur (1. 2). n est majuscule (1. 2). Les panses de p et de <| 
sont larges et fermées (1. 2)- L’épaule de l’r prend très bas, le trait vertical a 
une petite ligne de fuite (2. 3). s ne descend pas au-dessous de la ligne et n'a 


qu’une demi-haste supérieure, elle ne monte pas si haut, que dans b. d. h, I (<**- 
Ausione, 7; mtnttiur nostris, 8). La barre du t est en avant tournée en bas; la hastc 
décrit dans sa première partie une courbe vers la gauche (1. 2). De même le 
premier jambage de l u est ordinairement un peu arqué vers la gauche (1. a). 

Voir x (6. 7). 

Abréviations, b. = >*/, q. = (5.6). A la fin des lignes, abréviation 

pour m (7). Les abréviations des manuscrits chrétiens (Sfiriftt santu, 5; ItmCkri4ti t b)\ 
voir sur ces abréviations, les explications, pl. 24. 

Avant le verset cité de la Sainte-Ecriture, on a un guillemet. 

Les lignes avec txfliàt sont écrites à Tcncrc rouge en cafitalh 

Le possesseur Donatus s’est servi pour sa signature de lettres onciales 
tracées couramment. Nous avons donc dans notre Fac-similé un exemple de trots 
sortes d’écriture du VI* siècle (demi-onciale, capitale et onciale). 


! .* ' 


c) quia per ipsum omnia. Qui cum agnoscitur, datur 
: Dro Patri laus per ipsum, quia intellcgitur per Chr/j/«m, 

* V l %/ quasi per sapientiam suam, in qua salvos fccit cre- 
•‘dentés. Gloria ergo Patri per Filium, hoc est amlio- 
*! t /-J-.bus gloria in Sp#W/u sa*c/o, quia utcrq«/ in una gloria est. 

„Gratia D.*«w/ni Ic/u Chr^ri cum omnibus vobis. Amcn u 
In conclusione Chr istum ponit. per quem facti et iteru** 
reformât! sumus gratis cius, ut mentibus nostris 
haereat; qua si beneficiorum cius inemores simus, 


10 semper nos tuebitur, sicut dixit: „Et cccc 4 \ inquid, „cgo 
vobiscum sum omnibu/ diebus usqwf ad consumma- 
tionem saeculi.** Amen. 

Exp/#c«/ ad Romanos. 

Incipit ad Corinthcos prima. 

15 f Donatus gratia Dri p rtjbrftx proprium codiccm Iustino Augusto tertio 
post consolatum eius in aedibus beati Pétri in Castello Lucullano 
intumus leg[i legi, legi. 111 


Digitized by 


Original from 


24 


91 






tf. 


I. 

i 1 p *: £1* *îSp ^ 


w 




h : 


Ç. r,,i 


-»#%- vv t • ♦ ? H * j 

i- ^ - 


, 


i^uniii 


« . % } 

fi 


8 


ri m\ 


!Ni 


™ O IkT&p^m yidb<& 

IO 


rySa^tp 

J pty6~y i fi p il 






h « 

r v 


a ( 


il 


_ p * . 

^UVwCjU.t 


iT*<4c> 


fl.l 


1 


W 


ù 


‘5 


16 


•i Hi 'i : -a ! --* 5 î 


f» v .w ’l 


V 


m 




‘- îj : j 


~4?l- 


la 


i'-li-i 




& 


,-N 


*• ! < 


: . v - ., / ' : v) 

/A'-v/ 

f f / * * r » ' •‘•i l Jf* 1 «jV^» '' k 

-S r » 

\\'. l f ' I • •- ** •/ #N 7» I I’j V 1 ! *!'v»l • 

( /” \' J * I 1 » 

% , i ^ . a/ y « . . 1 _ . k . . j . « ^ 


i.v , 




19 


20 




•1' 


r-î 


i’;J. ifvVîX 


r 


/• i 

tfe/ 

V, itf- /., 


- 4 lyt 




' #* «1 




>^4 


ylüV 




. * r6- -•* 

l,' ;". ‘ r% 1*“ 


m 


’rp. 




yr-î » ■ * v 

■&j*a 

r\ 


Br/7J3 




,nt 


«ÿ % : 


. _ _ ' wÇkA . % - 

. ; * 


* -r 


^ic@P 


-• I. k 






JjS*-L mV r 

4 yJ; v 



, • • •• 


Saec. VI. — St. Avlte de Vienne. Demi-cursive. 

Paria. Bibliothèque Nationale, fonds latin 8913, fol. 15. 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 
























Saec. VI. — S. Avlt de Vienne. Deml-curslve. 

Parie, Bibliothèque Nationale, fonds latin 8913. fol- 1 5 


F ragments de papyrus, contenant des lettres et des homélies de saint Avit (évêque de Vienne, en France, de 490 à 525 environ). Notre Fac* 
similé reproduit le recto du 15 e feuillet, qui fut découvert en 1865 entre les feuilles d’un autre manuscrit de la Bibliothèque Nationale 
(ms. lat. 11859, de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés). Il contient la fin d'une homélie, prononcée par saint Avit pour la consécration d’une 
basilique à Genève (dicta in dedicatione basilicae Genova quant hostis incenderat), et le titre d’une autre homélie, prononcée après son retour 
d’Agaune (St. Maurice en Valais), à Annemasse, pour la dédicace d’une basilique, érigée par l’évêque de Genève, Maximus, sur les ruines d’un 
temple païen. Ces deux homélies furent prononcées entre 513 et 516, la seconde après le 22 Septembre 515. Il y a donc là un « terminus a quo» 
pour déterminer l’antiquité des fragments. Le manuscrit appartenait autrefois à l’église de St. Jean, à Lyon ; c’est là que le vit, au XVI* siècle, 
Guillaume Paradin. Plus tard, il fit partie de la collection de J. A. de Thou (t 1617; d'où la dénomination de Codex Thuanus); c'est là que le 
copièrent Sirmond et plus tard Bignon. Il entra ensuite à la Bibliothèque Nationale, où Ruinart et Mabillon le virent (Mabillon, De re diplo- 
matica, Supplementum, p. 10). La grandeur du texte est de 26 à 28 cm de hauteur, sur 25,4 cm de largeur. Voir L. Delisle, Notice sur un 
feuillet de papyrus récemment découvert à Ut bibiliothèque impériale de Paris etc,, et A. Rilliet, Conjectures historiques sur les homélies préchées 
par Avit us, évêque de Vienne, dans le diocèse de Genève et dans le monastère d’Agaune en Valais (ces deux travaux sc trouvent dans Études 
paléographiques et historiques sur des papyrus du VP siècle etc., Genève 1866); R. Peiper, Alcimi Ecdicii Aviti Viennensis episcopi opéra 
quae supersunt (dans Monumenta Germaniae historica : Auctores antiquissimi, VI, 2, 1883, p. XXXVII. 132); U. Chevalier, Oeuvres complètes 
de saint Avit, Lyon 1890. — Nous devons le cliché, qui a servi à notre reproduction, à l’amabilité de M. le Chanoine Bourban, de l’abbaye de 
St. Maurice en Valais. La même reproduction se trouve aussi parmi les Fac-similés de la Palaeographical Society, pl. 68. 


Demi-cursive. Ici, comme dans le Flavius Josèphc de Milan (pl. 13a). 
la cursive des documents est adaptée pour les livres; les lettres sont (Miurtant 
plus régulières et plus fortes; les hastes sont grandes, mais moins que dans les 
documents; elles n'ont pas de coulées. F.n général, les lettres sont droites; il n'y a 
que le mot finit (16) qui se signale par le caractère penché de scs lettres. Voir 
les explications, pl. 13. 33. 33 a. 

Lettres isolées, a sc distingue de l u non pas seulement par la forme 
du dernier jambage, mais aussi par la forme du premier : celui-ci est beaucoup 
plus recourbé que dans u et la forme de l'a ne s'écarte pas beaucoup de celle 
du ce de la période postérieure { kateat, 2; am//a. fuamvir. 4); lié avec certaines 
lettres, a a une forme plus petite {/>ratmium, 1); voir aussi la forme de l'a suscrit 
(iilü fauferh, 10). e est grand la plupart du temps et se trouve fait de deux traits, 
qui se rejoignent à peu près au milieu; d’oii c parait brisé au milieu (8) d 1 la 
forme droite; en ligature, il a la panse ouverte (1.3). e, indépendant, est ouvert; 
en ligature, il est d'ordinaire fermé (8. 9). Le coup de plume initial de 17 est 
grand et descend bas; à sa partie inférieure, ou bien il forme avec la haste un 
angle aigu, ou bien il sc réunit à elle dans un seul trait épais (5. 6. 14). La tète 
du g est fortement inclinée en avant; la queue est très grande (3.5.7). La haste 
de h est ordinairement inclinée à gauche (11. ta). I au commencement des mots 
est tantôt court, tantôt long, tantôt de demi-longueur (10.15.16. 17). I a souvent 
une forme majuscule(3.3 4); il a souvent une petite courbe vers la gauche(4.6.10.11). 
Le dernier jambage de l'm et de I n est ou droit ou un peu recourbé vers l'ex¬ 
térieur (1.9. ti). n généralement est minuscule (une exception dans /dm», 19). u est 
souvent très petit (16). La panse de q est tantôt ouverte, tantôt fermée (8. tt. 17). 
Voir la grande forme de p (9.10); une forme plus |>etite est usitée en ligature (3. 10). 
r a soit la forme ronde, indépendante, soit la forme aigue de ligature ; il est tantôt 
bref, tantôt long ; il est fourchu comme f et a (3. 3). Le plus souvent s a une moyenne 
grandeur; le coup de plume initial ordinairement est long comme dans f. quelque¬ 
fois pourtant, il ne consiste qu'en un point {euteifiat, 14; /arvaUt, 16). La barre du t 
en avant, s'incline en bas et touche souvent la haste (1. 3. 4. 5). u est très souvent 
suscrit, il a alors la forme d'un petit trait ondulé, allant de haut en bas. en particulier 
dans les finales /«/ et fur (9.14.16; voir I n suscrit pl. 33, 1 . 3 - 4). Voir X et * (t. 3 5.7). 

Les abréviations sont très rares. Un trait oblique, tracé en travers de 
la dernière lettre indique que la finale est supprimée {tajiiiea, 17; de même, dans 
une autre page, on a l'abréviation inl = inhutrU). Pour dsmini on a une fois dom 
(fol. 8, 1). On emploie surtout les abréviations des manuscrits chrétiens (Ckriitu m, t; 
Chrûtus, 6. 13; tpiuefut, 17); en d'autres pages on rencontre scs et une fois sets 
pour tanctm* (fol. 1, 16) et 3 s pour dtos (fol. 6\ 11). Cette méthode d'abréviation, 
que nous avons déjà rencontrée plusieurs fois, (voir pl. 17. ao. 33a. 33b) est issue 
des manuscrits chrétiens de provenance grecque : c'était la coutume, en 


efTct, de ne pas écrire tout au long les noms saints et certains autres mots re¬ 
venant fréquemment, mais on les indiquait par la première et la dernière lettre, 
en y ajoutant parfois une lettre prise du corps du mot. Pour indiquer l'abréviation, 
on mettait un trait au-dessus des lettres. Les copistes des manuscrits chrétiens 
latins imitèrent ce pr océd é et pour Ittm Christus on se se rvit même des lettres 
grecques, car II dans IHs (= Icsus) et X et P dans XFs {= Christus) sont les 
lettres grecques cta, chi, rho. Plus tard, dans l'écriture minuscule, on transcrivit 
ces lettres majuscules, comme si elles étai ent d es lettres latines et l'on eut h pour 11, 
X pour X et p pour P; on écrivit donc lïT et xpf (Pour ce qui regarde la transcription 
de ces abréviations dans l'impression, beaucoup adoptent cette règle que les 
abréviations doivent être transcrites comme l'auraient fait les copistes eux-mêmes; 
et comme il est à supposer que les copistes du moyen âge, au moins de la période 
postérieure, ne connaissaient plus l'origine de ces lettres et croyaient qu'il y avait 
un h dans le nom letut — et de fait quand le mot est écrit tout au long, on trouve 
la forme /Aesut — il traduisent IST par Iktttu. D'autres sont d'avis, qu'il vaut 
mieux en ce cas faire une exception à la règle et transcrire l'abréviation d'une 
façon correcte d'après son sens primitif; ils traduisent donc IET par Ittm. Ici aussi 
on adopte cette dernière façon d’écrire.) 

On rencontre de nombreuses ligatures avec changement dans la forme 
des lettres. Voir, par exemple, la ligature af : le dernier trait ondulé représente 
évidemment la barre du t l creuat. 8 ; uutriat, 10). La comparer avec la ligature et 
{ferfetuis, to; a Junte, il). Voir de plus et i fruttut, 5 ; faeta, 8), Itimultum. 4), et//(«/,4 8). 
t dans les ligatures te. ti. tr, tu a souvent la forme d'epsilon, si caractéristique dans 
les écritures nationales (uutriat, to; mentum, 13 ; rtstetuat, 15; institution/, 19; voir les 
explications, pl. 33); souvent pourtant, dans les mêmes liaisons, on rencontre une 
autre forme (fraetnfüus, 9; mentium. II). 

Séparation de mots et de phrases. En général, il n'y a de séparation 
ni pour les mots, ni pour les phrases. La première lettre de la page est un peu 
agrandie. Le titre a des lettres développées (17—19). — Faire attention aussi à 
l'orthographe, qui suit la prononciation vulgaire, pourtant le copiste n'est 
pas conséquent. Souvent il y a une confusion de ae et de e, de e et de I. de o 
et de il; h est quelquefois supprimé et quelquefois aussi ajouté; c se rencontre 
quelquefois pour I ; juiafuU se rencontre partout pour quidquid et quicquam pour 
fuidfuum (Peiper, I. c. XLIÏ). Beaucoup de mots de ce genre sont signalés dans 
nos remarques 

Au commencement de l'homélie, I. 17, il y a une croix (chaque homélie et 
chaque lettre du manuscrit commencent par une croix). A l'omega qui subsiste 
encore dans la croix, répondait à gauche un alpha (voir la reproduction d'une 
autre croix, par Delisle, Le eabintt det manuscrits, pt- s 5,3)- A la fin de chaque homélie, 
il y a finit (16), à la fin des lettres, »»fiieit. 


1 

3 
J 

4 

5 

6 

7 

* 

9 

10 

11 

12 
«3 
14 

‘S 
1 ■ 

'7 

I* 
• 9 

30 




(V 


f i'aemium aede ditat[u]s, reccpisti Chr/rtom In possessionem consortfii 1 . 
la beat hic caelestis cultur 1 ) reditus suos, légat hic de lacrimaruin rivfulis] 
manepotos*) gaudtorum. Exeguetas praesentes*) t(abejmaculi reponendi satis 
est amp'a mercidi*); quamvis multum orreis sullercia*) ruralis apponat, spiri- 
tatis tamen fecundetas») fructus hic congregat, [ex] qua hodiac 1 ) Zacchcus 
noster Abrahae sui filius declaratur. Ilie Christus cum gaudio mansur*) per- 
mansurus excipetur*): hic iuxta evangelii regoljaa» pjauperebus*") thésaurus aperi- 
tur; salus, quae facta est hodic domicitio. crescat et domino; sic, rcfcctionc du- 
plecata génome»), benedicatur proventibus ubertatis terra tcmporancis, villa 
perpetui*. Ilia pauperis**) nutriat, haec fidelis 1 *); ibi corporum suppetat pastus, 
hic mentium; quicquid illic largitio sparserit, hic adunet oratio. Et quia 
bene recognuscit•«) hodic condetur») meritum suum: ..Hospis**) cram et cotlegistis 
me*', et ..quicquid fecistis uni ex minimis meis, mihi fccistis“ — succédât ChrûAsa 
hospicio, introeat quod adtrahetur»), suscipiat quod offertur, benedicat quod 
instetuit, restetuat**! quod promisit; invitctur votis, tencatur factis; 
caedatur in saenfieiis, pascatur in parvohs Finit. 

IMcta in dedicatione hasilfcrre, quant Maximus ep/Arojms in Ianauln[slH]i'>) 
urbis oppido condedit»), i(u| n|cro ad «ene*trniuj*ij dUtruc(tojB) 
inibi fan». Dicta omilia, cum de institutione 
Acaun[en|sium revertentis Namasce dedecatio 1 *) caelebrata est. 


•l fuJtvr •) hmmi>k/<m. »i t, igwittu franmtt, », mrretJi. *1 horreit sn UtrH*. *1 fnuuttitas. ’> hûdit. • m.tntt» •) «JTfl/ifwr '• rtguium fauf-trikm «I «tuf lu ai* grrmitn. 
rttngnouil **; tnnJitnr. aJlrakilur. “) inslitml, restiluaL •*) *•) “) simstrum. •*) dntrvtto. **) revtrtente* A'nuui dcdùmU». 


••• 
• •• • 


“i.y'jv/.v*.. •*) fiéetm. 


| * 4H4 


Digitized by 

UNIVERSITYQF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


















àvCfuÿCr c (fcptiç aw.Nu • tqflcomlctàKefld? ■ 

! mWfCjfiàym. ^ffa&aSfmU uûAuâjmWjnum 
lcrcum» W|N te PÇnlLâk^Wüf- 

'quiuôu '►’f<^^muî<&mû*umâ[\ gcmkic... 

vîcsncWn 6(irmfaAü3vrfctl>tiat^- 

# ! _jV _ A A W a 4JI* - .a Ak l 







fra, : , 

Iccjcio fipOCAivpJlS loli cVpüS > 

I.I 0C0»H*Ç 

(tuAutucixôn âôfâle-*^ '^•«Itci&tf UsudfirmAtci 

*krcift^ csm-mfffi î : tîpîaf&i« •psf 
A\a&.>ibs|tn. fom<W «waftoercôn âilit^^Ace- 
îcftcuru«tônvij^uœ^üin mul^nm-^cficuc 
ucsttocmùèwjmm ulTOfum ySC'.* *' 
«aleusW,. CjiKmiajn -jÉgiKattccWclfiier^âr 
ûmmC'OSenf. ‘J-'tfeeu. x,«r&89ml%nu{-6c 
demuf<çW<ïm 6y't)W«.w “SiÊgtt- 

feü'KôtW <ymü!p<rt^Æfe»%crj:fe»<eft- 

w» • Nÿrtbo^^osr 


•fc * 




*J!F. 




•?•• W* 


VMi. " 

'C)W. 


Saec. VII. — Lectionnaire gallican. Ecriture mérovingienne. 

P»m. Biblkrthtque Nit.ofi.ilc, fond* latin 9417. fol. 143. 


Ptcuryndm ntT'inftucn^Ifc _ 

fTcrJicxûr? fpjiinafiijiPfÜruSy cx&?J ir r&'Irt&ïvpt 

Oiu&cujcXÿriïpwt&Yfa rlffrf/X 

.fiâ^uvTvr~' 

dflhr&rt ^'InCàr^Jéitûrrurn Y'mounlnc^rtJ*oU'ttfirt>jCfte%zr J 
tfui)tâimuYric>iucvrn risUirfrurJcfaarîJâ fjfü l'zrtf^^fall^Ttjy^ 
Of4> iurrilucyS r"cjt>muiryu’ Jéc^~u Ij^rS^ buf&C , 
d^^Pt/pcil* 1 UYJt\â~ct4Vc^yôf / ïtzl^?o\ui/?ry&upC 0 y&<{ft~ 

Y~d^tf‘CUV*&y^cyPH*fonT^JrH C^üOrriellûflj^&t^fcï'' OÿHCCoî'ûyy. 
CavYttpCoyé-iŸb' fbil itfra f^r^CjO *<sfa n Tvn 1/rjJic^CJûrrrd^f 
y^pcoÿs - . atJI&é^r1&4lri^ u*y3^'Yyjr> 

fpinuï* fl^wrlAtfatUsU&yflri*' TlûtilVriUTr)usli&i^uzr' f&dte&urtl- 
(JpfyTqfi/trzfoi muir? Jifim f r~ &rpa*jf>fal>t4m o n luy^frx/y'rlll*- 

teôcmmc o li / fsT%ior>uir>um ' Ci*» u > f\n àv'rty&'a r> Jt r^l rjjt 

^^TlLurrûtiYf)iYi)y^3r\^ Ij'fenioridifrifiYiihZ^y^&TWr'fufyeffyt'Fr 
7~éd zys b ujpiÇcujcLfi t) hj^S'o r> c/f t^. vü^fj^yfry&LtXsiTr&f 

fy>) y) uf~&rfybuloY~feï~yr>intcltTirxbr 
^j CJ ôrW7iibctrthrrut>HŸ?^ 

ijJit^r&4^bfcZrna/Cé^rncvu'^ljïîCu'r^lunT | urr>bv 
)#J rfc6ï\*-uirijrfr)tt4, ti cC'Vcc L^y->af\r)up^yA 

u£niur> r r)ÿ\ âir^ % uû<cic Yiû/Ty-u uû-jynan Ji. moricfv tT' 

- • * v * • • . . 

• ••%♦.» I , 

,* * « • • •"»♦, ••♦ •, • 

1 • >* *• -?»> •. . .*:♦ : .; : .1 «, 



Saec. VII. — S. Maximum Ancienne écriture Italienne. 

MtUn, lUMiuteca Amhfooiatt*, C 98, parte ta f effort, f. *9 


10 

(NI 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 














iQ 

CM 


Saec. VU. — Lectlonnalre gallican. Ecriture mérovingienne. 

Paris, Bibliothèque Nationale. fond* latin 9417. fol 143. 

P age du lectionnairc gallican que Mabillon découvrit en 1683 , à l'abbaye de Ltixeuil, 
et qu’il lit connaître dans le second livre de son ouvrage De Liturgie Gallicane 
(Paris 1685 . 1729 ). Parchemin. Grandeur : 28 , 7 X 18 an. Le Codex contient les leçons 
tirées des prophètes, des épltres et des évangiles qu’on lisait pour la messe ou pour 
l'office, aux grandes fêtes de l'Eglise. Parmi les fêtes de Saints, dont le nombre est 
encore restreint, on trouve mentionnée celle de sainte Geneviève : Legenda in festivitate 
sanctae Gcnovefae. I.e Codex n’esl pas daté; on en fixe l’écriture au VU* siècle. En 


1857 , lors de la vente de la collection de 
fut acquis pour la Bibliothèque Nationale, 
produite par Migne, Patrologla latine, t. 
des manuscrits. III, 220 . 

Ecriture mérovingienne. L'écriture accu*e 
une main exercée, ferme, s'appliquant à tracer k» 
lettres avec art et netteté. On f*ourni comparer 
avec cette «friture, celle des homélie» de S Avil 
(pl. 24). Le» hsHtcM supérieures sont très longues 
et en forme de massue. Les Juste* inférieures 
finissent en pointe Les traits droits de Pl, ni. a, n 
commencent et finissent d'ordinaire avec un petit 
renflement. L'ensemble de récriture est un |«u 
penché ver* la gauche. — Le premier titre (ligne H) 
est en capitales ornées, le second [ligne 9) est en 
onciale» De même U première ligne de la leçon (10) 
est en capitales ornée» A remarquer les grandes 
initiale» (ligne 10) 

Lettres isolées es la forme de ne (1 V c est 
petit (t), d est droit d'ordinaire, quelquefois pour¬ 
tant, il est rond ($. 13) • est fermé, en ligature 
il est généralement brisé (forme d'epsilon 1 et de- 
passe un )>cu la ligne, en haut lu). La tête du g 
descend en avant cl adhère à la hn»tt U* I au 
commette cotent des mots est la plupart du temps 
long, parfoi» pourtant « il est court (3. 4. to); de 
mérite, À l'intérieur des mots, il est quelquefois 
long (16 n » parfot* la forme majuscule 4 p est 
grand r. a). Voir l’r rond et Pf aigu (t. ai. Voir t 
(t a) jr dépasse un j>cu la ligne au-dessous et porte 


manuscrits du Baron de Marguery, le Codex 
Voir la description dans Mabillon, I. c. (rc- 
72 , col. 167 ); el dans L. Delisle, Le cabinet 

un point (au, comp }, ligne 9). A remarquer en 
marge le signe |»our le nombre 40 : il a U forme 
alors usitée en Espagne, X avec un petit L en 
haut, à «Imite (8). 

Le* abréviations sont rares. 11 y a des abré¬ 
viations par suspension (8. 9), par contraction (a. 
1* 16), et pour ni à la fin des lignes (6). Le trait 
marquant l'abréviation est oblique et ondulé. 

Nombreuses sont le» ligatures, pourtant elles 
ne sont pas si fris pi entes que dans les homélies 
de S Avit (pl. *4) et a ici une forme. qui ne per¬ 
met plus de reconnaître que le trait final repré¬ 
sente la barre du t (t). I a très souvent la forme 
d'epsilun (1 a. 3), 

Séparation de mot* et de phrases Les 
mots sont très souvent séparés Les phrases et les 
membres de phrases sont toujours séparés par un 
csfxicc blanc et un point, ou par une longue vir¬ 
gule : la virgule en général finit une phrase, le 
p«iint un membre «le phrase, ce li ent pourtant pas 
absolu (1. f. 4 7)> L** nouvelles phrases, et parfois 
même les membres de phrases, commencent par 
une lettre plus grande et quelquefois par une ma¬ 
juscule (4 ij. 17). Quelquefois aussi les syllabes et 
même les lettres sont séparée* {monument***, 5; 

mullrrumt, 15 ). 


et videt lenteamina poslta, et sudariuttt, quod fu- 
erat super capet IW/ni kru. non cum Icntcamb 
nibus posituni, sed separatim involutum in iinum 
l«*cum Tune ergo introdt et III* diacipulu», 

5 qui venerat primu» ad monumentum, et vidit 
et crcdniit. Nondum cnim sevebant scribturam, 
quia oporterit cum a nsoctuès reNiirgerc 

XLV1I. L viztmht sexti (ferla Paschae. 

Lerelu apurai»pris IoIooimi* apoufo/j. 

10 Tempore illo, ego lohannis 

audivi Tixcm de »cdc dkens: Laudera dicl* 
tc D/o nostro omms servi cUis, qui timetis cum, pu»- 
illi et magni. Et audivi quasi vocem tubae magnae. 
et sâcut vocem aquarum multarum, et sicut 
t$ vocem tonitruum multorum, dicentium: 

AllduU. Quoniam regnavit IW*tas Dmt nosler 
omnipotent». Gaudeamus et exultemus, et 
demus gloriam ci, quia vcncrunt nuptiac agtti, 
et uxor cius praepnravit ae, et datum est 
CO illi, ut coopctiat »e bysrinum, splcndens candi* 

dum. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Sacc. VIL — S. Maximus. Ancienne écriture Italienne» 

Milan, Bibhotcca Ambrosiana, C. 98, parte inferiore, f 89. 

E xtrait d’un Codex en parchemin avec une collection des homélies de saint Maxime, 
évoque de Turin. Grandeur: 29,5 X 26 cm. Le parchemin est tort et de couleur jaune. 
Voir la description du Codex dans Reifferscheid, Hibiiotheca L\xtrum latinorum italien. 
vol. 2 , p. 9 . Voir le texte dans Mijjnc, fhxlrologia latina, t. 87 , col. 421 -et. 4 ^ 2 . ; Le £pdpx 
appartenait autrefois au monastère de saint Colomban, à Bohbio; il pAssaà l’AinVosionlr 
en 1606 . Il ne porte pas de date; d’après l'écriture, on peut conclure qu'il c’sf U«| Vif' Siècle- 


Ancienne écriture italienne. Cette Vrn- 
turc a une grande ressemblante avec « elle du 
Flavius Joaèpbc de Milan (twr les explications, 
pl. 2 y a). Pourtant il y a à noter un progrès con¬ 
sidérable : les lettres sont mieux séparées et de 
caractère moins archaïque. Ixa ha»ic» suj^neures 
sont en coulées ou elles sont formée» de trait» 
forts, souvent en forme «k massue (7. 15 17). 

Lettres isolées, a est ouvert; il se rapproche 
de 1 a forme de ce; en ligature U est souvent petit 
et de temps en terni** monte tiè* haut (3 4 3). 
il est droit; la haste dépasse ordinairement un peu 
la ligne en dessous (1 2) a, quand il est seul est 
ouvert, avec une longue languette; en ligature 
pourtant, t! est le plus souvent fermé (1. a). Voir f 
(3. il) Voir g (14. 13 16). I au commencement «les 
mots est généralement long (i.a. 3). Voir les di¬ 
verses forme» de I I [7 X. au si) Le dernier Jam¬ 
bage de I ni et de l a est un peu recourbé en 
dedans (l s), p a toujours la petite forme de la 
cursive (3.6). q en ligature est ouvert (4) L’épaulc 
de l'r est large (t. j). 7 est long sans point (tS 10 

Le* abréviations sont rares. De temps en 


temps on trouve un trait pour ni A la fin des mots, 
de même dans le corps de la ligne (13). Pour fine, 
ligne u. on a q dans la forme où il se trouve en 
ligature dans te pu pyrus «le k avenue (pl **, ligne 
4. 3. 14Ï. Pour frutree, on a un double f Lk plu* 
on fait usage des abréviations habituelles des manu¬ 
scrit» chrétien». (Sur d'autres page» du manuscrit, 
nous avons aussi noté l'abréviation pour hts % c’est - 
à-dire h avec un trait ondulé, «le même l'abréviation 
pour /t^)l 

Les ligatures sont nombreuses, avec change¬ 
ment dans la forme de» lettres A remarquer entre 
autres œ *1 11). *r(a), te {7). * I». *» (&)• 

Séparation de mots et de phrases. Les 
mots ne sont séparés que de tcmj*s en temps. Le* 
phrases sont séparées par des espace» blancs et 
par de» |x>int* D’ordinaire, la première lettre de* 
phrases nouvelles est plus gTosse (jj). A la fin de 
la première homélie (17) on a une fouille de lierre. 
Voir l'initiale «pii commence ta nouvelle homélie 
(18), de pareilles initiales se retrouvent au com- 
mcnccment des autre* homélie*; elle* sont teinte* 
en rouge, en jaune on en rouge jaun&trc. 


vaincra?* consuerunt De quibu» meminrt in cvangelio saîvn- 
tor dicens: Seminantis scmeti cecidisse inter spinas. et crcvisse cas 
ac suffocasse, quod satum est. Quae autem spmac »int, ipse pro- 
•rquitur: dicit utopie suUicitudinc* esse mundanas, quae cum 
5 crcscunt in corde hominis, mandata in eo salvatori[s] soffocant 
Qu u enim umquin» sullicitus de mundo potuit bene sullicitu* 
csae de Quis dum tucris do mu s suac providet, utilitatibu* ce* 

clesiae potuit pcoviderc? Undc ait aposiolus* „Qui sine uxore est, 
sollicitiis est, «juae »unt TW/m, quomo«lo ptaceat 1V» » ; qui a«itcm 
to cum uxore est, sotlicitus est. quae sunt mundi, quomodo place- 

at uxoci.“ Ergo. iratrn, vidctc ne vinea vestra non usas facial sed 
spinas; ncqwr vimlctnla vestra non vmum adfcrat sed aectum 
Quisquis cnim vindemia* legit, ci paupenbus non largitur. il’e 
acetum colbgit, non vinum. Qutsquis messes retondit, et indi- 
15 gentihu* non mini»tr.)t, i»te non nbmoniae trurtus reposent, 

»cd tribulos avaritiae congregavil Nam pcopterca ait arrip- 
lura «te terra noara: opinas et tribulos germinabit tibi.“ 

VIII S**c/i Cypfiani fetfi vital cm, sicut omnibus nolum est» 
hodie cctcbramus et natali, sirut dtcunt iam im- 
so minente vindcmta natalcm cius martyrii procura- 

mua O inventant igitur vota n«i»tra vcl mumb Mundus 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




10 


•S 


t ti 1 ' l’îiVM tj. 

ÇjCtichwr'boMnCyUï ^(H hi|itiofHnu-&» 

pr)iirri»f<U*«K l %\\, c,nn ’ ‘ ■ 

1 1 ! »n îti <t itifVa 4f tnitw 11 *. .^^F- T 

||T) onijifr't endimi^bC'tcC' fâ,tv*f)ci} ** f'* ,|r * _r4 'v 
jifr cutm> axa ce r*^v> • tmuptpiaTV itor>pon 

fpc ^\><j riCÇfMUPïÀ * 

C*inrritrCpOfvpccT<\î>/ 'r^tiplucc aîmc**v- 
J\] AiiifîiiiiM ijti4"nir ‘ p?mplCCfÎTr>ol«r^ 0 

J \jini uif puirrit'‘f*ri>Ti]Cv* un^C Cutn«J* intnC^* 1 
miyrrip1 l,<,< J î 11 (’pCTu'Q^T/ 

v )M*çp r p fp. 1 n f 5 ^' mipipçrrrirnfj'Y»*»n*n3^* 

O ^^«r^tiopp/m.v • T»CCF|’/*P l * ullA '' 

I V , I . ’ 4 < - i>4Tn£!«*» ini< >ï<> l,MT ‘ v 

t)CCnorîUTnc*i »iC*J ^ * F » r I * 

QX 4iCQK mrTrtAn ^‘ acx ^ IlJJTÇ*Hf pCCun*H * 

Périr* ClUTTiif pmm *v * ÎI4fVrn ,rlU V* v 

£p ta <ic n^cmC tunpvjl 
iU*nl>o Ji fnt> 4 rr^v -- 


vi ji4>r rr ir* tTÎ V ,nt,r,rrî ^ 

; kort»ofKucSir«.<.- 

pipr 1 m^rrrf"' 

• j .-ef-fir^C- 

1 




il 


' w 


J 


A. D. 680 691 . — Antiphonairc de Ban^or. Ecriture Irlandaise. 

M ilatt BthIUitccâ Amlnofcuna C 5, parte infenure, fol. >0. 


© 

(M 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



IO 


* '* 

* * « 

.«^>XTO^urrrcgrraU ’hcLbnxccvît' • %t(îmcfin<*f 
XOCUîfCilKJpOue^ v-TOd^ curncertqo^ 

xwnuroi^M^pcuv^ern TTK^cn^nofcMoJCCipt^^ 

V ' OCfëMbfôiHHC M opl^xaoruirn rnCn\ 

utfionumtvcxtonen^quafîino rncurtebüalqut 
r/ C^niriccçturn OCOttfa ^coCOdPOOTM 

xu^ ixirn^n^timrnavj' aer^nfcui^t\K>t x Ciniv» 

pecir un2>e^coTisaincjticürnuir<famlcnT^^ 
pcto6m •ççü^Cn mutro vxP^tTaorvçm 
tnuer^cctn^^ai'bt a^m^^coTiuocaî^pai' 

''~ç£m f^pcuuCi nc\rrK?paafftvK\uri ôep^rtunuV 

pt^^t^CüCutntr»utooctmpliufd?rMH^ *5 

^ neiir^pcvTM^^fVr^nMfrtJ 

CutcurrKvd^: ino^ircvnTifTiJ squippecomomrn»- 
■1 p^oeanmxxrrrK^tsft^r^ 

tTnrniOO^UXTMTctcCÇdctiT^ 1 ujmi ' <. 

p^Ornnp^omnTato c^poputif^ 

QUKL«rKtrm'CL(ui rmpurl>ab0cîtf^crtîj 

iaÊt • ... ; . 

• • ! V ! V « •♦• • 

•• • • • • m 

••• . • « «*».», •» •_ • • 

vÀLHvKiMi 

Saec. VIL — Orose. Ecriture Irlandaise. 

Milan, Bablioieca Ainhrosiana. P. »j |>4fte aiapcnore fol. i*. 




*0 


Original from 

UNIVER SITY OF CALIFORN IA 























A. D. 680 69J. — Antiphonalrc de Bangor. Ecriture irlandaise. 

Milan, Bltil**eca Ambroalana, C. j. parle inferiore. fol. jo. 

H ymne sur le monastère de Rangor (Bendiuir), en Irlande, qui se trouve sur un des 
derniers feuillets de l'Antiphonaire, dit de Bangor. Dimensions de la feuille:21X19cm. 
Le manuscrit se trouvait autrefois dans le monastère de saint Coiomban, à Bobbio. 
On ne sait quand il fut apporte de Bangor. Sur la dernière feuille, fol. 36, où Ton donne 
les noms des abbés de Bangor ( memoria abbatum nostrorvm ), Cronan est mentionné 
comme vivant encore. Or. il fut abbé de 680 à 691; d'où l'on peut déduire l’âge du 
manuscrit. Voir Warren, The AnUphonary of Bangor. A»» early Irish Manuscript in 
the Ambrosian Library of Mi/an. Londres 1893; Warren a reproduit les 36 folia en 
héliogravure. Voir aussi la notice sur cette publication par Bcllesheim, Neue Ausgabe 
des AnUphonars von Bangor, dans le périodique Der Katholik. Mayence 1894, p. 1. 


L'écriture de cet Antiphonaire, comme l'a min 
en lumière Warren, est unique «Un* son genre, 
parmi loti* H** manuscrit» irlandais : elle est diffé¬ 
rente de celle de tous les autres manuscrits de 
lWthhio et ne ressemble en rien 4 l'écriture des 
maniMCftU conservé» en Irlande et en Angleterre. 
Mieux que n'imforte quelle autre écriture de manu- 
vents irlandais, celle-ci a conservé le caractère de 
la deml-onciale du Continent, qui servait de modèle 
d’écriture aux Irlandais Comparer far exemple 
avec U demConrulc du Codex de S. Hilaire, pl. jo. 
Mais déjà l’on remarque certaines caractcriatiquca 
de l'écriture irlandaise, en particulier dans la forme 
des lettres b I r, * — Le titre. 4 I encre rouge, 
répond à l'écriture irlandaise ronde, tandis que le 
texte marque plutôt une tendance ver* récriture 
|xi«tértcure, caractérisée par les h as tes se termi¬ 
nant en pointe. — A remarquer que tous les vers 
finissent par a 

Lettres Isolée*, a tient le milieu entre la 
forme demi-onciale et onciale; dan* le titre il est 
tout A fait demi-oncial (i. a. 3). Souvent b et 1 dé¬ 
crivent une courbe 4 gauche, avant de rctmmtcr 
vers la droite; leur batte, comme aussi celle de 
quelque* autre* lettre*, a souvent en Kaut un ren¬ 
dement de forme triangulaire la, 6 , ao 4 a d'ordi¬ 
naire la forme ronde, «mue de l’onciale, une fois 
pourtant, il c*t droit <3-4; II, 17). • n’est que rare¬ 
ment ouvert (11, 7. 16) La languette de l'f est sur 


Vveslcall Tarni- 


Icnchuir boni régula 


Recta atqi* disma 

llta 

Strieta Mvrr* t»edula 

Bea- 

Summa iusta ac mira. 

cho¬ 

Munther Bcnchuir bcata 

ir. 


FkIc ftiixlata cet ta 
Spe sa lut** u ma ta 
Garitatc l'crfccta 
|o Navis numquaw turlata 
Ouawvis duciibu* tonsa 
Nuptis quoqMv parata 
Régi IWno sponsa. 

Hum u* dilxris plcna 
13 Super î>etra.u comtrucla 
Nccnon vloea vera 
Ex Argi|*o transducta, 
Certc civitas firrva 
Fortis atqa* munit» 

20 Gloriosa ac cligna 
Supra montent 
poeuta. 


la ligne rie base (7 Le trait inférieur du g fait 
un grand détour ver* la droite (to). p et q ont 
parfois les hastes pointues (12, 19); q une foi* a 
une forme ouverte caractéristique (11). L'épaule 
de l'r la plupart du temps descend très tas ; quelque¬ 
fois r a la forme majuscule lit. 1 3. 4 14). * a de 
temps en tctnfwi la forme fourchue caractéristique 
de l’écriture insulaire (n, 14 aay. Une fois ■ est 
susevit (11), 

Abréviation* Pour fwoaiq avec un point 
et une fois avec deux points (3. ta). Au lieu de 
ni on a un trait 4 la fin des mot*, aussi au milieu 
de la ligne (ta 15). De plus on ne sert de* abrévia¬ 
tions usitées dans le* manuscrit* chrétiens. (Sur 
d autres |ogc* on rencontre déjà le signe insulaire 
pour MMfrm ) 

Le* ligatures sont rares ; voir la ligature ter 

(H. 

On a parfois de* accents sur des syllabes 
longue* (Lll. 14; H, $1. 

Souvent le* mot* sont séfarés par de petits 
espace* blancs. A la fm des strophe* on a trois 
points, ou deux points et une virgule, ou trois 
l»oint* et une virgule (9. 13 22). Les strophes com¬ 
mencent far des lettres plus grandes, en saillie 
sur D marge et dont la forme est de temps en 
temps empruntée 4 d autres alphabets ( 1 ,10; 11, |V 
Dans le titre, après chaque mot, il y a un point 


Area llirubin tecta 
Omni farte 

aurata 

Sacros*«c/is referta 
Vins quattuor porlata. 5 

Chtéjfo rrgina apta 
Solis |«ce amicta 
Scmplcx simulqwv (locta 
Undcrumqw mvicta .* *\ 

Vcre rcgalis au la *. 

Varis gemma omata •*'*' '•** 
Gregisqnf Christ c*uU *{.* #M J 
Pâtre sunimo scrvala ♦••• 

Virgo valde fccunda ;V* 

Haec et mater Intacta #t ♦ 

Le ta ac trcmcbiind* 

Verbo ÎVi aubacta. 

• • 

• • .... 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Sacc. V r II. — Orose. Ecriture irlandaise. 

Milan, Üibhocera Amhriaiana, D, 13, parte supehore, fol. 1* 

E xtrait d'un Codex en parchemin, contenant l'ouvrage d’Orose Hlstorlae ad versant 
paganos. Li page reproduite contient le second chapitre du 1«* livre. Le Codex 
appartenait autrefois au monastère de saint Colornban. à Bobbio. Il passa à l’Ambrosiana 
en 1606. Il ne porte pas de date. On n'y retrouve pas encore les abréviations insulaires, 
c’est pourquoi nous croyons qu'il appartient au VU» siècle. Voir la description dans 
C. Zangcmcister, Pauli Orosii historiarum ad ver su m paganos libri 17// (dans le Corpus 
scriptorum ecelesiasticorum latinorum, vol. 5, Vienne 1882, p. X). Nous devons le l'ac- 
similé â l’obligeance du Préfet de l'Ambrosiana, Mgr. A. Ccriani. 


Ecriture irlandaise Le* lettre*sont imitée* 
de U riemi-oorialc romaine, mais avec les carac¬ 
téristique* de l'écriture irlandaise : Le corps des 
longues lettres h d h ji q est grand ci large, le* 
haates sont petite» Beaucoup de lettre* en jarti- 
culicr d, p et q, étonnent par leur forme anguleuse. 
L'épaule de l*r est longue I» et I décrivent une 
Cuurbc à gauche, pour se redresser vers la droite. 
Les hastes île h, d h I commencent par une espère 
de tranglc (t. 1. 14); de même d’autres lettres, jor 
exemple i, u. commencent par un coup «le plume 
fortement appuyé Le* jambage* de m, n, et de 
quelques autre* lettre» ont souvent en bas une 
petite ligne de fuite, tournée vers la droite 

Lettre* isolée* a s'incline un |>eu ver* la 
gauche (1 2) La h.iste de b et de I, qui se recourt»c 
ver* la gauche, est quelquefois brisée a; 

11). d a la finnir droite et la ronde [1.3. 5). 
la languette de l’f est haute 13. 10 La queue du 
ir dessine une large courbe 4 droite et a une ligne 
«le lutte particulière, qui la plupart du temps avec 
In queue constitue une boucle, la tète se compose 
d un trait hnruoetal comme dans ta demi-onciale 
(8L 10). La plupart du temps n est minuscule, sou¬ 
vent pourtant, il est majuscule (3 7). Voir p et q 
<4 4 7 >o). Souvent r »c confond facilement avec n; 
quelquefois il a une forme semblable à la majuscute 
(1 4. 7. S|. s long porte un coup de plume forte¬ 
ment appuyé II.4) La haatc du t décrit une courbe 
vers la gauche, pour se redresser vers la droite 2 3). 
u, ligue 14, est susdit et *e trouve de petite forme. 

Abréviation*, h; = hu, q: — 1 17 tu 

4 la 6n des mot* a une abréviation d un genre 


larticulicr : elle est faite d un trait avec un j*»iut 
au-dessus et au^lcianu* (3 41. A la ligne 9, 4 la fin 
d'une s)Italie et au milieu de la ligne 11 est rem* 
| 4 acé |«r un trait; mais en général (abréviation 
jour ■ et n ne sc rencontre qu’4 la fin de* ligne» 
(Zangcmcister, Le. 31, 3). Les abréviations carac* 
ténsnques de l'écriture irlandaise font défaut 
Ligatures. Le» lettres sont très souvent 
reliées le* une* aux autres, mai* sans altération 
dans leur forme Voir U bgature et (l 10). Dan* 
la ligature 84 , a se trouve être ou de petite forme, 
ou bien n'a que le premier trait et la forme as 
sc rapproche de I q avec une cédille (1.9 15 181; 
en d’autres endroits a et • vont séparés {3.9). 

Séparation de mota et de phrases. Les 
mot* ne sont séparés que rarement. Les phrases 
te sont par un petit espace blanc (5,6 10); souvent 
aussi 01» trouve de* nignes de ponctuation ; un 
point (2. 20) ou trois points <3); en d'autres pages 
on a souvent trois point» en forme de triangle, 
ou une longue virgule la première lettre d'une 
phrase nouvelle est un peu aggrandie et quelque¬ 
fois empruntée 4 un autre alphalxrt (s)u 

Corrections Ligne 14. il y a un trait au- 
dessus de la finale du mot fwtHmo un trait lui 
répond en marge avec la correction *em. C'est 
ainsi que généralement se font les corrections dans 
ce manuscrit, c'est aussi le vigne en usage pour 
le* variantes Ou a, en marge de la ligne 7. r — rqsw, 
ce qui semble avoir ici le sens de m .a? et être destiné 
4 attirer ( attention du lecteur sur ce passage, dan* 
d'autre* manuscrit* on met ce signe aux (assages 
fautifs (voir pl. 17. c). 


tDeinde insula Thnla, quac per iufrnitum a cetera* scpatala, cfcrctum vemu» medio *ita 
oceam, vix jauci* nota habetur. Ilybcrnia insula inter Hiitanniam et llyspaniam sita 
Hat< propiôr Britauniae. spatio terrai urn anguntior, *ed caeli sohsquc tempe rie maga 
utili*. t a] Scuttorum gentibus oditur. Iluic cttam Euania insula proxima cal) 
et i|i*a spatio non parva, solo commoiL, arqae 
a Scuttorum gentil** haUtatur liés «unt fine* 
totius Kuropac. Alfricam ut dîxi cum tcrtiam 
totius orbtM |xartc«n mamres nostri accipicndaw 
S dc»rtil>*crint. non spatiorum menvuras sr»l di- 
vaionum rationes sequti *unt Mare hoc *iqui- 
dem Magnum, quod ab occasu ex occano ori- 
tur, in meridiem magi* vergm* angustiorem in¬ 
ter sc et océanum coivarctatae AHricac lunttem 
focit. Umie etiam qui quamsis cam Icmgitudinu 
t m rem tamen multo angiMtiorem intclhgcnte», 
invcrecundum artMtrati tertiam vocare par- 
tem seij potiu* m Europa Affricam «ieputantea, 
hoc est sccundae portionis 4 } appellarc mal1m*runL 
Practcrea cum multo ampluiN tertac In Affrica 
ardore solis quam m Eurupa rqjore frigoris in- 
cultum idq«* im*ngnii.um sit — qutppe cum (imttla 
paenc animantia vcl germinantia paticntius et 
tukrabilius ad summum fngorts quam ad sum¬ 
mum calons accédant — ca »• ilkcl causa e*t, Af¬ 
fricam per omni» situ et fHqmh* minorent videri: 
quia et tutura *ui minus ho.l>eat spatii et caelà m* 

clementàa plu* deaerti. 


t.yn/r. 


# ) 


• o 


■S 


20 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








27 


IO 


I 


fub*e*y&r’ < J,2f< 

. ... r ^ __ _ ti 

v'YA'jf»* • tv)»p»»*n*if ^ ‘Tf /’" 1 » 

^1, # /n ^ qfnuWv'tiCŸ'*** ért&y* 444\ C\<r4 cat \4 y?^ 

tÿOÇwJtfon *4 b*4\^c\9â\bù<4ffifU0aié yfC\<oic 

'qfakVpvîv* rtCu+frlvuWfo* h v ^ t ^3 ’t ** *■ 

^ if vû**£ift* i »f i^»h4P1%i^^v 

, eu*** ** *K VlÛ 4 <df «tMr«IV* 

/fc <rw l^* < t^d>^v»avM$ç*i «i^tta^VZfKnfM^uW^HAïf 0 
#* jÊ.è.m 4 #* wrn- W ?1 /rXlàA« l ». i /«i* —wX/D J Aia 

Virautw cceteua 

inaJJib'ftilf fee^eellJCt^Cor^pctCTltTn efeclum 
^OjtfjVc^-âriUof pcCCfXrtakexÇ <VC«'et «icuc- 
;jjco.eiutT> <5fclpfîadot**mrr«g^uffc«^wnl 
ç^ufoLlttn Cuttwçu&atomdçjto <y«rAti^femper- 
ivjxâr>pî-oî.cuicïa>i^r / f5c:te^t«i’ctb'ctr«rt>-‘’ **■-*• 
x»*î>tv^^, 4 '” ( A^’-“‘‘‘r’ l’^^rf ,l * 

f *,*., pir-Ai »’^*< ***» Afc*", 4 -1 * v* •» «fc.— * 


nfm 

b*^ 3 


IO 


ther f>fr- & ***> r***»‘H*V«fl(fc * 

Jfc TTjptM'HCipio ^cÉxrtierburH cJc'U^obum et v< ^dpub 

w 3 c cffe^^TOerbum I^ocer<rcTiipnnciptoaptjb ; 

?l- cîn> Omni«^^ipfbmf^c^q\iTtc-oc^tnetpfo^cnrûtr> : .. : 

efnaifnL Cluocl C«xcxuti>cfnWT pfo uiTrcefc dctiretienne •' :<ï‘* : . :/•*. 

VKommttrn 

m v « ». .1 <j T,. . <\..^ !,.—«• ~-/vr-r.» J — /»....«a-~ #w> 


5 3 





r>A>W «y"»"» ; 

■ i , - 

_•* • 

VK > 


^tîlfY^Tr^--- r p 

; r « 


10 


, , "jiiZŒS 


(>r y»yf^|ïû.ï 

I 


*jf 


5r 


• rerÆr,^^^ 


;-/i 




von 


fei*C» 


Ÿ^c^eynùŸ*&t^ 
•elUfV^^c 


IO 


y»^vrtiL^n»i»»*r<^unifr»»ioL'cv-ir>r r cccer»i H' 1 ' * 

^(wtt<tv>to>MmqtfiyiTuC]t>iTPtufCoiKoy‘ , k<trCtn>iiiii-uw<CtVi > i> t <? , i , > 

x^YV^êi cacn n i « w <fp'^ennvfy^lwcoxvx\n^»«iMtt*o«p ° n «- 

rTO^büoCctv-if^c^ r r4>^VCu^,»Kpe^v.'ru>: t .v4 J .ab>yvereï>^ . 

* v . . . *1 _ | » ^rt|' ^»% ». _ .^TtWviVc«.r/»r# /y»W *«a( ftHrtl Ol 1 


Saec. VII. et VIII. — Manuscrits de Bobbio. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

IINIVFR SmLQF QM I FHRM I A 






























Saec. VII. et VIII. — Manuscrits de l'abbaye de Bobbio, en Italie. 


L es manuscrits en parchemin, auxquels sont empruntées ces reproductions, proviennent de l'abbaye de saint Colomban à Bobbio, près de Plaisance. 

* Ce monastère avait été fondé vers 614 par l’irlandais Colomban (t 615) et pendant plusieurs siècles abrita un grand nombre de moines 
irlandais. Ceux-ci étaient de fervents ramasseurs de vieux manuscrits. Eux-mêmes déployèrent comme copistes, une grande activité, comme le 
prouvent les nombreux «Codices Bobbienses , qui ornent aujourd'hui les bibliothèques de Milan, Turin, Rome, Naples et Vienne. Souvent leur 
écriture présente un mélange de lettres irlandaises et de lettres continentales. Les « Codices Bobbienses * sont d’un intérêt tout particulier, sur¬ 
tout à raison des nombreuses abréviations. Voir sur ce sujet les explications pl. 33 et 34. 


a) Hier. VII. — SU Aml»ro*lti* 9 Ile Splrltu «anrto. Milan, Biblioteca Ambrosiana, D. 268. parte infcriorc. fol 6 T . Extrait du 3* et 4* chapitre du i- r livre. Le 
manuscrit n’est pas daté. Eu é^ard au cenre d’écriture, a la mauvaise séparation des mots et des phrases et auasi au manque d abréviations, ce manuscrit peut être 
attribué au VII* siècle. Nous devons le Fac-similé A l obligcancc du Préfet de l’Ambrosiana, Mgr A. Cenani. 


Que ce manuscrit soit d’une main irlandaise, c'est ce que prouvent les deux 
premières lignes, écrites en ronde irlandaise (voir pl. 26. 30). L’écriture montre 
quelle forme prit, tous la plume des copistes irlandais, l'ancienne écriture italienne 
iüsue de la demi-cursive romaine. — Dans les lettres isolées, on remarquera 
I n suscrit sous forme d un trait ondulé (3. 7 1 : dan» les mots çtu et f»#; c’est à peine 


9Î l’on peut reconnaître la forme primitive de cet u (3.4.9.10). — Les a b ré via* 
tions se homent presque complètement à celles des manuscrits chrétiens. Pour 
ni, à la fin des mots, on a parfois un trait ondulé, aussi au milieu de la ligne (3). — 
Les ligatures sont nombreuses; fi dans le mot insuffiatus présente un type rare 
de ligature (7). 


quia qui SpfoTfcm negavit, et D,w'n«m Patrcm negavit et Fiiium, quoniam 
idem est Spt/tfws D/i. qui Sp/WUss Chrô/i est. Unum autem esse SpiW/wm nemo dubita- 
verit, et si de uno D/o plerique dubitarunt. Aliuw emm dixerunt plcriquc hcrctici lV«m 
veteris, alium novi testament!. Scd sicut unus Pater, qui et olim foc ut us est. ut légitima, 

5 patnbus in profetis: et in novissimis diebus nobis est locutus in Filio; et sicut unus Filius, 
tuxta veteris seriem testamenti ab Adam offensus, ab Abraham visus, a lacob adoratus 
est, ita etiam S\>tritn* %anctu% unus est, qui effervuit in profetis, insuffiatus est apostolis, copulatus 
est Patri et Filio in baptismatis sacramentis. De ipso emm dicit David: ,.Et Sp érttum banctum 
tuum ne auferas a mc'\ De ipso etiam alibi dicit: „Quo ibo ad SpMru tuo?* 4 Ut scias quia idem 
io SpMte* DA est, qui est Spiritm* sanc/us, sicut et in apostolo legimus: „Nemo in Sp/rr/u DA loquens, dicit anathe- 

ma Ic/wm, et nemo dicit U*Mrn«m niai in Sp/V//u ipsum apostolus Sftintmm D«i dixit, ipsum Danon»* in evange- 

lium Paraclitum nominavit, ipsum Sp iritmtn veritatis, sicut h abcs: ,.Et ego rogabo Patrcm, et alium 
Paraclitum dabit vobis, ut vobiscum sit in actcrnum, Sprs&wm veritatis, quem hic mundus non po¬ 


li) Saee. TII. — Kvamréliairr. Biblioteca Ambrosiana. I, 61, parte superiore, fol. 70*. Fin de 1 Evangile de S. Luc et commencement de celui de S-Jean. Le 
manuscrit est cité parmi les Codées de la Vulgate sous le N* 131, Il est célèbre à cause des variantes qu un correcteur y a ajoutée* en marge : quelques unes sont 
uniques en leur genre et ne se retrouvent dan* aucun autre manuscrit latin; elles proviennent du texte grec, dit «occidental», d'après lequel étaient faites les plus 
anciennes traductions des Evangiles en latin. Le manuscrit n’est pas daté. Eu égard A l’écriture, à la séparation imparfaite des mots et au manque d’abréviations, on 
peut faire remonter ce manuscrit, ainsi que le précédent, au VII* siècle. Il renferme deux feuilles palimpsestes, avec des fragments de la traduction de la Bible d’Ulphitas. 
Voir la description dans Samuel Berger, Hhtain tU la Vulgatt, Paris 1893, p. 58. 


La main irlandaise dans ccttc dcmi-oncialc s accuse surtout dans les pre¬ 
mières lignes, iiui sont écrites un peu plus gros que les suivantes. A remarquer 
la courbe des lettre* b et I (3-6) et le début triangulaire des hastes (1. 2 3), 
L’épaule de l’r n’est pourtant pas d’une grandeur démesurée (1.3). La queue du 
ir, en bas, n'est pas fermée 14), et la petite initiale de la ligne 9 n'est pas ornée 
selon la manière des manuscrits irlandais. — L'écriture du correcteur accuse de 
même une main irlandaise, de temps en temps pourtant, on a la pleine cursive, 

cduxit autem cos foras in Bcthaniam. et deva¬ 
it* mambM/ suis benedixit coh, et factum est, dum 
benediceret illos, récessif ab eis et ferebatur 
in caclum. Et ipsi adorantes regressi sunt in Hi- 
5 crusalcm cum gaudio magno, et crant semper 
in tcmplo laudantes et bcnediccntcs D/*m. 


voir lignes 7 et 8. L i suscrit en forme de trait ondulé se trouve dans ccttc cursive 
comme une lettre à part parmi les autres lettres. La finale hm est remplacée 
par un trait oblique (sttunduft, 8). — Pour la ponctuation, un point marque la 
petite pause (io. 12); diverses combinaisons de points et de virgules, par exemple 
• t , •*•«, marquent la grande pause; voir aussi les nombreux points et le signe 
de la fin de l'Evangile, ligne 6, et les trois points à la fin de la ligne 7. 

Evangelium secumluin Luram explicita 
Iiirlpil evaitgelium second»#» loliaitnem. 

f In principio crat verbum et verbum erat apud 
10 Dr»m et Dr»s erat verbum. lloc erat in principio apud 
Dr»m. Omnia per ipsum facta sunt, et sine ipso factum 
est nihil, quod factum est. In ipso vita est, et vita crat 
lux hominum, et lux in tenebris lucet et tenebrae eam mm 


c) Saec* VIII. — St. Auguntlnns* Be haereslbos* Vienne, k. k. Hofbibliothck, Cod. lat. 16, fol. 30 Un volume contenant une collection décrits d’auteurs 
ecclésiastiques et grammairiens. Non daté. La partie, à laquelle est empruntée notre reproduction, d’après le caractère de l'écriture et le grand usage d'abréviations, 
serait du VIII M siècle. Le fragment supérieur de la page (il n’est pas reproduit ici) est palimpseste, l’écriture primitive — capitale attribuée au IV* siècle contient 
un morceau de la Pharsalc de Lucain. Notre texte donne des fragments des chapitres 69 et 70 du livre de S. Augustin Da katrftib%u\ voir Mignc, PatrAogia Intima, 
t. 42, col. 43. Voir la description du manuscrit dans A. Chroust, M wH**tnt* faicutgrafkka, livraison XI, pl. 2. 3; E* Châtelain, ral^grafkti dts Mastiquas latins, II, 153. C'est 
à ce dernier ouvrage qu’avec l'obligeante permission de M. Châtelain nous empruntons notre reproduction. 


Dans l'écriture on a un mélange d'ancienne italienne et d’irlandaise. Lln- 
fiuence irlandaise apparaît entre autre A la forme (>ointue des hastes inférieures, 
à la forme fourchue de l’f et de Vu (8. 9), aux hastes supérieure* A début trian¬ 
gulaire (4. 8 , du grand usage du «I rond {5. 6f, et a la ponctuation formée par 
trois points A la fin du paragraphe, ligne 2. — Les abréviations sont nombreuses 
et*h]Ur£ssanteK*y»ijr.]Hfexplications, pl. 33ct 34. Trois abréviations se rencontrent 
ici, . v’i trpûjL’. .1 : M= M/M n<>:: n en donne pas 

{Tc\cnjpl<y, [abréviation irjkyîaire poura.j 5 7), et l'abréviation pour/ngMrr($)i 


empruntée aux manuscrit» de droit. Pour «/Je copiste ne se sert_pas du signe 
tironien, mais écrit c (6); pour rum il écrit f (3), pour n*>trum nm (9). On use 

E arfois de la suspension sous une forme inaccoutumée (*e«un,9). F.n marge de 
1 ligne i, on trouve *. Cette lettre, d'après Paul Diacre est r/fl» rigntim : de fait, 
le texte de cette ligne e*t fautif. On suppose que ce z est pour correspondant 
au latin requin ; dans les manuscrits latins ce signe se rencontre souvent aux 
passages fautifs, écrit en marge (voir Wattenbach, Auieituuj' tur Utemitduu l'uLu- 
grefhie, \* édition, p. 93). 


_ * • , ,, 

(Dt.BjûiArrt ..luosdam ex eis, quos extra eorum ecclesiam baptuavernnt, in suis honoribus sine ulla in quoquam rc|>cti-) 

tione babtixmatis reccperunt, nec cos corregerent p er publicas potestates agere destitueront, ncc cor«m crirm* 
nibus fvr sui consilii sententiaw vehementer exageratis communionem sua», r«,taminare timucrunt. [ta sectantwr. 

LXX 1 . Prise illianistac. qw^s in Spania Prrscillianus instituit, maxime Gnosticor«uw et Manicheor**» dogmata p«mix- 

(Juamvis ex alii» hcrcsil»«jr in eos sorties ta«rquam in scntina«r quandam horribili confusione «wtluxerunt. 

5 riwpârr occultandas autem «wtaminationes et turjiitudines suas habent in suis dogmatibM^ et h atc verba: Iura, jyricra, 
sccretum pr.Klcrc noli. !li animas d/Vwnt eiusdem naturae atqwr sub.stantiae cums 0/ D«rs. ad agoncm quendaw 
spontaneum in tmis cxcrccndum. p er VII caclos et p er qm^dam gradatim descendere pr/'ncipatus, et in ma- 
lignum jitinci|tcm incurrerc, a q#»> istum mundum factum volunt, atq«/ ab principe p er dnvrsa carnis 
corpora seminari. Asstruunt etiam fatalil»»/ stelli» homines eowligatos, ipsumq*. corpus n«/r«m seeundVMM 
10 XII signa caeli c/j« «wrpositum, sicut hi q*. mathematici vulgo appellantur, ^wstituentes in capite 
Arietem. Taur««j in crrvice, Geminos in humeris, 


d) circa A. D. 700 . — Poésie snr Aribert. Ilcrtharith et Cnninrbert. roi* de* Lnmrobard*. Biblioteca Ambrosiana, C. 105. parte infcriorc, fol. •*«’. Cette poésie 
se trouve dans un manuscrit en parchemin, contenant une traduction des livres de Flavius Josèphc. De MU luduito (autrefois attribué k Hégésippe), à la fin du 3* livre, 
où l'on avait laissé en blanc une page et un tiers Klle commence au fol. m r par ces mots : SuMmie ortue tu jtnihue tLunfue. Le manuscrit se compose d'une partie 
ancienne avec une belle demi-onciale du VI* siècle et d une partie plus récente avec une écriture demi-cursive, laide et difficile à lire; cette seconde partie fut écrite 
pour compléter la première. Notre poésie est contenue dans cette partie récente Elle est de la même main, qui écrivit le supplément Cunincbert est donné comme 
vivant, la poésie appartient donc au règne de ce prince (686—700), et il est k supposer aussi que la copie de notre Codex fut exécutée à cette époque ou peu après. 
Une autre copie sc trouve dans le Codex E. 1,7, sup. «le l’Ambrosiana. V«>ir Oltrocchi, EeeUtiae Medhlaneusit hittoria liguitita . 1795 » 6b. III, p. 5J4. 579 - 625; L rtethmann, 
Monument* Germauiae ki/torie* : Serifteres remm Langolwrdifumm et /ta/ùamm, p. 189; VV. Meyer, Dit Sfa'tuug des Patriarches!s Aquileja (dan* Abhandlvngtn der Agi. GesiÜsJsa/t der 
HtntnnhafUn us Go Usagers, Phil.-hist. Klassc. Berlin 1898, p. 5). 


Le manuscrit est particulièrement intéressant, à cause des abréviations. 
Il appartient aux plus anciens manuscrits non juridiques, qui peuvent être datés 
approximativement et dans lesquels on relève de» abréviation» juridiques. On 
y rencontre l'abréviation par lettre su*crite (A vrai dire en nombre restreint, sur¬ 
tout avec q. 5. 8), l'abréviation des prépositions /er, prae, pra (7 et aux lignes 12 


et 25 de la juirtie non reproduite de la page ) et c « est (31); de plus le signe 
tironien pour tan et le signe insulaire jiour autem (au recto de notre feuille). Voir 
sur ces abréviations les explication* pl. 33 et 34 et l'Introduction. — Trè* souvent 
n est suscrit (,. a). — Les ligatures se trouvent surtout aux premières ligne* 
de la page. 


Tertius immo naepus filiu* rex Cunincbertu* sublimatus tempore moderno 

[rector 

fortis et piUsimu*. devotus fidem chrri/ianam colere.ecclesiarnm ditator et opifex.f 
Elictus gente a Dro ut regeret Langobardornw, rebelles conpcscuit, bello prostra- 
vit Alex iniquissimo. semidiruta nuncupata Motina urbi pristino dccorc 
$ restituit. t Exorta scisma iam prisco de tempore ab aqwflonc parte, unde 


pandere malum in terra universum propheta vaticinandum Isaias ce- 
cenit, ubi sup/rbus thronum cadcns elegit. + Fontis lavachrum rcce- 
pere similem, nobiscum simul Trinitatcm credere A«|i«ligen»e* dissi¬ 
dente* synodum quinta, qui totus concordat cum IIII.. unn temnen- 
10 tes rei facti omnium, t rides ut esset in tota Hesperia coaduna- 
ta. advocari praecipit rex Cunincperctu» urbi ubi resedet, 


Digitized by 



Original from 

UNIVFRRITY DF CAI IFORNIA 


















28 





U ■- <lv\ . KJ ^ ~ L , \ .J-;^Jl j ,4L«* JLw 


&s irMpiW *^*n 

A ~ .. 4»- 
r 


■ 


ai 


22 


23 



A. D. 695. — Diplôme de Childebert III. Ecriture mérovingienne. 

Paria, Archives nationales, K r t Nr. 9. 


Digitized by 

UNIVERSITYQF CALIFORNIA 


Original from 


















A. D. 695. — Diplôme de Chlldebert III. Ecriture mérovingienne. 

Paris, Archives nationales, K j, N* 9. 


J ugement de Childebert III (695—711) sur l’exposé des faits suivants : un Franc, du nom d’Ibbon, pour n’avoir pas obéi à un ordre du roi 
Thierry 111, lui enjoignant de prendre part à une campagne en Austrasie, avait été frappé d’une amende de 600 solidi; l’abbé de Saint-Denis, 
Hainon, avait avancé la somme à Ibbon contre cession d’un domaine situé dans le Beauvaisis, à Hosdenc; après la mort d’Ibbon, Aigobert 
se présenta au nom de l’abbé devant le tribunal du roi pour faire valoir les droits de l’abbé; le fils d'ibbon, Bocthairc, reconnut ces droits et 
l’authenticité de l’acte de cession. D’accord avec ses grands et sur le rapport d’Ermenrich, «optimatis noster», qui rendait témoignage de ta 
vérité des faits allégués, le roi déclare que la propriété du domaine d’Hosdenc appartient à l’abbé. — Les droits de ce dernier n’étant pas con¬ 
testés en aucune manière, il est à supposer qu’il ne s’agissait que d’un procès fictif, en vue d’obtenir une décision royale qui mit, à l’avenir, 
la propriété de l’abbaye de Saint-Denys à l’abri de toute revendication ultérieure. 

Au commencement du diplôme (1), avant la «recognitio» (23) et avant la date (24) se trouve un Chrismon, c'est-à-dire un symbole 

pour le nom du Christ. Ce signe est fait ici d’un trait vertical allongé et de toutes sortes de paraphes. Il est difficile de dire si cette forme 

que l'on retrouve régulièrement dans les diplômes mérovingiens, provient d’une croix ou du monogramme du nom du Christ, qui se composait 
des lettres grecques X (dii) et P (rho). 

A la ligne de la recognitio» (23) on trouve à côté du paraphe du référendaire des Notes tironiennes, qui, d’après Havet, doivent 

être lues : In Christo nomen. Rigi ... (ou Rihl ...) re-cognovit (J. Havet, Notes tironiennes dans les diplômes mérovingiens, dans Bibliothèque 

de F Ecole des chartes, 46, 1885, p. 720; voir aussi E. Châtelain, Introduction à la lecture des Notes tironiennes, Paris 1900, p. 185). 

Le sceau est petit et de forme ronde. Il est apposé sur le parchemin. Il est fait de cire blanche, brunie par le temps. Il représente 

la tête du roi vue de face. On peut encore distinguer quelques traces de la légende qui entoure la tête ; t CH.REX FRACORUM 

(voir Album paléographique). A côté du sceau, les paraphes contiennent une salutation : Bene voleté, ou un voeu semblable, que l’on avait la 
coutume d'ajouter à la fin des lettres (voir Sickel, Die Urkunden der Karolinger , Vienne 1867, 1 , 256). 

Sur ce diplôme, voir J. Mabillon, De re dip/omatica. p. 477, N" 21; G. H. Pertz, Monumenta Germaniae historien : Diplomata imperii. 
1.1, Hanovre 1872, p. 60, N" 68; Album paléographique, par la Société de l’Ecole des chartes, Paris 1887, pl. 10. C’est à ce dernier ouvrage 
que nous empruntons notre reproduction avec l’obligeante permission de M. L. Delisle. 


Ecriture mérovingienne. A comparer avec la cursive romaanc récente, 
d’où l'écriture mérovingienne est ts»uc (pl. 2a). L’écnture est embrouillée et ir¬ 
régulière. Il n'y a pas de réglage, et les lignes ne sont pas droites. Les lettres no 
sont pas d’égale grandeur, elles sont étroitement serrées les unes contre les autres 
et fort enchevêtrées. L'écriture dans son ensemble est légèrement inclinée vers la 
gauche. La grandeur des hastes, tant inférieures que supérieures, est disproportionnée 
et les hastes empiètent souvent sur les lignes voisines. — La première ligne, con¬ 
tenant le nom et le titre du roi, a les lettres un peu plus grandes que le contexte. 

Lettres isolées, l. a ressemble ordinairement à deux e (faJaeie, u**, a); 
il est souvent tout à fait ouvert et plus haut que les autres lettres 1; 

frUeia, a). La boucle du h est tantôt ouverte et tantôt fermée; pour pouvoir se 
lier avec les lettres suivantes, souvent il porte un trait spécial {CMÙfètrtMut. 1; 
Matiieca, 4; IbMe, 6. 7). e est fait de deux traits et est comme brisé par le milieu; 
il est tantôt grand, tantôt petit (Caafeadtum, eum, a). La haste du é droit descend 
bien au-dessous de la ligne (de, 4). • a ordinairement la forme d’epsilon (ante, 
genetur. 51. Voir f (frmucerum, t; fedeletut, a). Voir g (genetur, 5; roganti, 7). La haste 
de l b en haut s'incline vers la gauche (h et fileter, kemte, 6). Les lignes de l e se 
croisent en haut (art, martre, a). Voir q I çjuds, susadam, 5). Voir tes diverses formes 
du p (4). r a le plus souvent la forme pointue de ligature (nottro, nostris, rtsederemus, a); 
l’épaule de l’r, quand il est indépendant, est souvent ondulée ( Auster, 5; jir, 9 ; 
r est facile à confondre avec s. pourtant on remarque d'ordinaire la même 
différence que nous avons observée déjà dans la cursive romaine (pl. 22); c’est 
grâce aux notes tironiennes. qui possèdent nettement le signe pour ri, que Havet, 
le premier, a démontré que le nom du référendaire, ligne 33, devait être lu 
Kigkinus et non Sighinus I. C.); Mabillon lisait le nom du domaine cédé par Ibbon, 
Hordiuium, on lit maintenant I/oidiaium (8). La barre du t s’incline par-devant à 
gauche presque jusqu'au milieu de la haste. à laquelle elle adhère (AigeMtrtus, 3; 
rtfmiùai, 4); très souvent, en ligature, t a la forme d’epsilon (a. 3); voir aussi l’autre 
forme de ligature du t dans i»/et et \nrggerebert, 4; et, 7). Très souvent u n est formé 
que d'un trait ondulé allant de haut en bas. quelquefois suscrit, mais le plus 


souvent placé au milieu des autres lettres : cette forme ondulée de I u suscrit. 
que nous avons déjà si souvent rencontrée, a donc donné naissance à une lettre 
indépendante qui se range parmi les autres lettres (, «w, r/d* /<■/•«/, a ; voir des exemples 
plus anciens de l u suscrit, pl. 13, 3. 4; pl. aa. a. 4; pl. 24, 9. 14; dans la pl. 27b, 
ligne 7. 8, n a la même forme et la même position que dans notre diplôme). 

Abréviations. A plusieurs reprises les finales des mots sont marquées 
par un trait en forme de crochet (uauttne, a.6; Ibbent, 7); quelquetois la finale est 
marquée par un trait finissant en paraphe au-dessous de la ligne, surtout la finale 
Ut \rtsedtremut. a; auUateaus, 6). Certaines abréviations ont à la fois le paraphe et 
un trait supérieur : elles se trouvent toutes avec la lettre I, qui a la forme majuscule 
(rajuster, 3. 16; seiidos, 7. 8; (aliter, !3 16. 17). Voir aussi le signe d'abréviation dan* 
quondaw (5.6) — On ne sait pas au juste comment on doit lire l’abréviation v int, 
1 r» ligne. Autrefois on lisait w intuster, en supposant que les rois mérovingiens 
avaient porté ce titre. Havet pourtant a essayé de démontrer qu il fallait lire 
vint i*int(rii>us, car par ces mois étaient désignés les grand* du royaume, aux- 

a uels s'adressaient les diplômes qui n'avaient qu’une adresse collective. Beaucoup 
'érudits se sont rangés à l'opinion de Havet, d'autres pourtant ont soutenu une 
opinion contraire. Voir là-dessus J. Havet, Question! mérovingiennes dans BiMMhstfue 
de l'Etale de* (Martes, 46, 1885, p. 138, et Vir rajuster eu Vint iniustrüut, ibid.. 48, 1887, 
p. 127; H. Hresslau, Der Titei der MerinciMgtrkiuige, dans Xeues Arekiv, 12, 1887, p. 353 , 
Erlien-SchmiU-Redlieh, irkundeuiekrt 1 , p. 307. — Der (*), dtmui (4), uostri un, 24' 
sont abrégés par contraction. L abréviation pour fer a la forme ordinairement 
usitée i>our fnt ( 9 - u)- 

Nombrcuscs ligatures. 

Pas de séparation, ni pour les mots, ni pour les phrases. 

(Pour avoir le texte intégral, nous donnons dans la transcription aussi les 
neuf lignes du milieu du diplôme qui, faute de place, à cause de la grandeur du 
format, ont été omises dans la reproduction. Ce sont les lignes qui se trouvent 
entre parenthèses.) 


l 

3 

3 

4 

5 

6 

7 

S 

o 

ta 


:o 


31 

23 

23 


24 


CChritarm) Childeberthus, rex Franc erum, \iht inlw ttriimj. 

Cum nos, in D<î nomen/, Conpcndium in palacio nostro una cum nostris fedelcbus resederem*». 
ibique veniens inl ut/er vir Aigohertus, menestcrialis noster. in causa vencrabile viro Haino- 
ne abbtt/ de basileca domni Diunense, ubi ipsi ipse preciosus in corpore requiiscit, suggerebat, 
eo qod ante os annus. qando gcnctur noster Thcudericus qtiondm rex partibus Auster 

rt oh hoc êoüÀoe leicenun (Idem AciMlt, 

ho&tilctcr visas fait amholasse, Homo noms** II>bo quondüw nutlatcn«u ibidem ambolassct, 


• î : m 

et pro ipso Ibbon/ ipsi Haino abba sol Uat scxccntus, eum roganti, pro ipso conposuissct. et pro 
tpsus sobVAw sexcentus porcion/ sua in loco noncopanti llosdinio, in pago Belloacense, ad intc- 

uns etm fil»» «cliaia* ihitUm coomuctaa, 

gnim, quicquid ibidem sua fuit possessio. ei p er *uo estrumentum dclc^assct vcl fir- 
mas&ct. Scd tlum films suos Bocthari*; clirecus ibidem ad presens aderat, interropatum fuit 

(ci: se ipsi gcnctur suos Ibbo qond*« ip*a porcion/ sua in suprascripto loco Hoadinio ipsius llai- 
noni abbjti p/r suo estrumentum delcgasset vcl firmasset. Scd ipsi Boctharim/ clirecus in 
presenti tal iur fuit professus: quod ipsi gcnctur suos Ibbo ipsa porcion/ in suprascripto loco llos¬ 
dinio sc|>edicto abb*ti Haino p er suo estrumentum dclcgassct vcl firmasset. et autor 

ft, viu eii, ix»«a« rue co|ttuvil 

ci exindc aderat; et ipsa estrumenta in presenti ostendcdit rclcgcnda, rroindc nos 


tal tur una cum nostris proccrcbus constctit décrivisse, ut, dtim inl u*ttr vir Krmcn- 
ricus, optimatis noster, quod ac causa tal iter acta fuisset denoscitur, iobi- 

mus. ut memoratus Haino abl>a ipsa porcion/ in suprascripto loco Hosdi- 

cu*n ilia» «chftia* 

nio contra ipso Bocthario clirico, quicquid antedictu* genetur suos Ibbo in iam die-) 
to loco tenuit vel moriens dercliquid, omne tcmporc habiat evindecatum; 


• • 

•••• 


• •• • 
♦ •• • 


•UO« 

et se neccssctas ipsius Hainon#/ abb*t/i aut hcredis fucrit, ipsi Bocthario r clirecus 


aut hcredis suc in autoricio eus estod ant defensare. 




•••. V *• 

(Chris****) Ri^hinus rec ojjn/r#/ (Stgnum rttt+nitirrnù tttm **Hs Ttronianii: In Christ* ... rec*gn*yiJ.)..I. 

(Lscus sijilii) Bene vntete. • * # **I 

(Cheitmen) Dat«4f sub d* X ka \endat Ianuari/, an»/ primo rigrW a*///i, Conpcndium. F elieiter 


Digitized by 

UMVE -RS ffY OF CAL I FORN I A 


Original from 

WIIVER5ITY Q f-€ALt rORN I A 















*5 


v vc gcjtttw tj> flc ^ u^Wi*t«f Cjimwntfr Lntnfr^l,^ 
k tmurn nMnintin &\|t* wWtf*jT^rvn& 

Cucjui 6n ÎÿÜiI' dtVm&f *C îvtiuii’ùlm fiîi lniV^tep*i*jf 
*; Otuu' fin^iUi/ yjÿel^tunu^^ UtfeiinjumÊ" 
u&wu>p ,m p" u 4vni>Ytntc <r utvJiitVuMvj; uiJSpTWUf uilu 
CminfintwJmuujÇ T/rcjuttc cJ&urMU*d.. mf tcrnirnTifrf’ 
kpsiuyLfJw*; )^u|n*ncAT6.|vJift<<î<* fS-jimiuij'^jvcltv 
imyp.i m mu 111 rrft to \ 0 Eut Jftulnîmt Uiii?rti>T'cju$4 

Cjumtfd* Cjuudikv ud^uli’lft* {Stic wMv» lT jH.'Yi tu f tcTjtu? 
i <ntufplfiit/ fimtfc ta Jt*ututc twi jii^p^Mnnif ftuf 

mu|f Irtc- 6rcj u ilil# <jm ien u fft rh 

*im<jutctnlnjUimrrAtck^ 

It cfmcre j>|XctffuTîtfhf^tcclit'ftn ipftufCw jfai&jf ntcltÿf’ 
lutufpi-x'fhuv t tliif fpttfrtit if j^ôfYltf Jén|cnCTi<r> 
i T<jlcftîtTnlicp‘Ttc'f* Jniccjuc^^rtc^jtttf^^p^* ^PjT^f 1 * 
fi <n^| lu îofiTi o àx<u f ' In cju|if j>tcTlfWilxjf jVPHf* TnUntf 
Y^pluf LLpf\m <ràr> o- ti^]< ru<nffitme*In^ui jvr 
jf^Tp'cluhffttîtir.. - 

mf\c}itcf ln n^rcAifHri^p Intottt^ric'îsCVijiVtUnr» 


U 


\ 


<35 

(N 


Saec. VIII. — S. Césalre. Ecriture mérovingienne. 

Ilruxcllc». HiblfcofbèqüC roy^Je, m%. 9 R 50 - 52 , fol. UJ- 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







Saec. VIII. — S. Grégoire. Ecriture mérovingienne. 

Saint-Gall. StiflsIiébUothck. Cotiex 214. p. 4 » 








Original from 
























a> 

(M 







Saec. VIII. — S. Claire. Ecriture mérovingienne. 

Bruxelles, Uiblwilhtqqc »oy»lc, m*. 985»—S*. f«»l M 3 


E xtrait d’un manuscrit parchemin, qui entre autres écrits contient les homélies de 
saint Césaire. Grandeur : 27 X 19,5 cm. Le Codex tout entier était primitivement en 
écriture onciale. A la lin des homélies se trouvaient trois feuillets contenant le Décrétait 
de recipiendis et non recipiendis libris du pape Gélase; ces feuillets ont été enlevés 
et remplacés par quatre feuillets en écriture mérovingienne, contenant : Exortatio saneti 
Caesarii ad tenendam vel cuslodiendam caritatem (fol. 140 143 ). Notre planche offre 

un exemple de cette addition. Au fol. 4 du Codex sc lit l'inscription suivante : Hic liber 
feontinetj vitas pat mm seu vei humilias saneti Caesarii épis copi, quod venerabilis vir 
Nomedius abba scribere rogavit et ipsum basUicae saneti Medardi contulit dévolus in 
honore. Si quis ilium exinde auferre temptaverit. iudicium cum Deo et sancto Medardo 
sibi habere (navetitJ. L'abbé Nomedius (Numidius), dont il est ici fait mention, était, 
ainsi que l'a démontré Delisle, abbé de Saint-Médard à Soissons, au temps de Childc- 
bert III ( 695 — 711 ). Le Codex fut donc écrit vers l’année 700 , et cela nous fournit aussi 
pour les quatre feuillets ajoutés, en écriture mérovingienne, un terminus a quo». Le 
manuscrit appartint ensuite à l’abbaye de Saint-Vaast (saneti Vedasti), à Arras, et plus 
récemment il passa aux Bollandistcs. Voir sa description dans Van den Gbeyn. Catalogue 
des Manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique. Il, 1902 , p. 224 , N' 1221 ; et dans 
L Delisle, Notice sur un manuscrit mérovingien de la Bibliothèque royale de Belgique. 
dans Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale et autres biblio¬ 
thèques. XXXI, 1884 , p. 33 . Voir le texte dans Migne, Patrologia fatina. I. 67 , col. 1151 . 

Ecriture mérov indienne. Voir les ex- courbe sc trouve un petit trait <|ui sert de liats«*n 

phcations sur 1 c Codex de Saint-Gftll de notre avec les lettres suivantes (3 4 t q. Il}- La tête du 

planche L écriture de ce supplément, que l'on | eut uraide, U queue petite il *4). Ii «•*! incliné 

rencontre étalement en d'autres manuscrits du vers la gauche; la boucle a une ligne de fuite n. »i. 

nord de la France, sc distingue avantageusement ni et u portent également une ligne de fuite (1.*). 

de I écriture des diplômes mérovingiens et de beau- n est souvent majuscule 4 3) r dite end au-dessous 

coup d autres livres «le la même période : les liga- de la ligne (1. 2 • h .1 différentes grandeurs (1. a), 

turcs sont moins nombreuses, et les lettres M>nt Ij barre du t s incline fort Las en avant, souvent 

mieux séparées et mieux formées. Les Kastes sont jusqu'au milieu de U ItaMr et parfos* plus lias 

souvent d'une grandeur disproportionnée, surtout encore 15 6 7I; en ligature I a souvent la forme 

à la première ligne Celles d'en haut souvent aotit «lepsilon o« I* forme de la ligature tt { 2; 

appuyées, relies d’en bas se terminent en pointe* imttr, 18). Viar J l*> 

Les traits droits ont en haut un léger renflement. Les abréviations sont rares ($ 11). 

beaucoup de finales ont une ligne de fuite, Les mots sont 1a plupart du temps séparés. 

Lettres isolées, a na pas la forme du ce, Les signes de ponctuation sont en partir 

mais plutôt la forme de le le second trait seul d une main postérieure. Au commencement des 

est fait comme un c, le premier est droit •>; phrase* nouvelles ou «les me m Ivres de phrases on a 

en liaison avec d’autres lettres, le premier trait une lettre plus développe ci parfois une majusc«le; 

est incliné, soit i droite, soit k gauche trr*, t. voir f q. ?, lignes 1 *6 8-15. 

tssrr.rJur, 4 ; à la ligne 7* on s'est servi d un a on» «al Corrections F.n leauroup «le passages un 
L* courbe du h eu très petite; elle était correcteur a amélioré l’ancienne orthographe, en 

tracée manifestement, ainsi que la courbe «le II, se servant dune encre plus p*lc. Nous donnons 

d un nouveau coup «le plume, elle va vers la gauche «Un* U transeri| 4 ton le texte primitif, dans les 

pour se redresser vers U droite, au-dessus de la remarques les corrections 


Et klco quia ipsa est vera tardas, «|us omne* honiarR diligit. 

Oui se cognuscit 1 ) vcl unum boni n< m odio habirc.*) feslinet 
amsrilodinrm fell*» evomere, ut dulcidinem 3 ) in se raritatis 
mereatur cxcipcrc; quia sine ilia nec iciunia 4 ) nec vigilinc 
5 nec oratioms*i nec aclymosinae ncc fides atq«s virgimtas uIIum 
hominem udiuvare Lt quia de caritate*! nos ammonens 
apostolw dixit: „ln caritate radicale 7 ) et fondait”, et „ra«lix 
bonorum omnium est c an tas’, evidentissimi constat, quod, 
quomo«1o ipiaelilket arbor pulchra et amoena et flontnis ac fruc- 
10 tibus plena, si in ca radix visa non fucrir, nmttt* cio* pulrbrnudo 
raarcescit.*) ita et quilibet chrwrianus. si rcliqua bona <q*cra 
tamquam in tamis sc habite 9 - monstravent, et «le ipsis une 
caritate praevumens ra#IUcm q»sius carctAti*»*i liai n ie 
noluerit, sine ullis fructibus sterclis remanebit. 

1 s Vera emm caritas ui advcrutatibus tolérât, in prospe- 
ritstibus tctn(>crat. in duris pawionibu* fortts. in tamis 
operibus bilans, in tcmptatkmc tutissima. inter viros 11 ) 
fratres dulcbsima. inter fatsos patientissima, inter 
ln*idUs innocens, inter miqmtatrs gement 

'l '> *> JutteeétAm 1 *1 l'at U «tau Si (urchtitM au «ou •prit uiuitit quelque* kum bp]iiku c« 4 u 

MiittM ') AN/MMr* •) ( 4» vu#irai*** »| •) MMUtvW *i Mu» tfVfMU »•, aarat 



Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA . 




Saec. VIII. — S. Grégoire. Ecriture mérovingienne. 

Saint-Gall Stiftsbibliothek, Codex St4. p. 48 

F , 

euillets de parchemin d'un Codex, contenant les Dialogdei de Gfê^olfè-Ic-Gfand. 
Ces feuilleta furent retrouvés, servant de couverture de Ijvjejr,: par le bibliothécaire 
ffdcfonsc d'Arx, qui les réunit en un petit volume. Notre* fac-similé contient des 
fragments des chapitres 28 et 29 du second livre des Dialogues. Grandeur : 21 X 14 cm. 
Voir la description dans Scherrcr, Verzeidinis der !iandsdtriften der Stiftsbibliothek von 
St. Galien. 1875 , p. 77 ; et dans Chroust, Monumenta palaeographica. livraison XVII, pl. 4 . 
Voir le texte dans Migne, Patrologia iatina. t. 66, col. 186 . 


Ecriture mérovingienne Voir les ex¬ 
plications sur le Codex de Bruxelles, de mitre 
planche; les lettres sont moins soignées et moins 
distinctes que danucet odex. Les haste* suiȎricuf es 
sont souvent renforcées en forme de maxime! 1.3. t 
Tontes les hantes sont grande*. I Jt titre de cha¬ 
pitre. ligne i«j, est en capitales, le «I seul est oncial 
Lettres isolées, a est ouvert; son premier 
trait en haut est ou droit ou légèrement arqué; 
a te distingue de l a surtout par le second trait, 
qui en haut et en las est fortement arqué (1. tV 
b en bas est retour lié vers la gauche, au-dessus 
de la Courbe, il y a encore un trait, qui relie le b 
avec les lettres suivantes (voir aussi cette forme, 
pl r*, 1 4). c est la plupart du temps très grand, 
et semble fait de deux r superposés (1.3). La haste 
du 4 droit «lest end bien au-dessous de la ligne (1). 

♦ a généralement la forme «l'epsilon; Vieil en est 
ordinairement fermé 11, *) Voir g (i.t). La haste 
de I h est inclinée à gauche (4.9). Au commence¬ 
ment des mots K est long ou demi-long, il est bref 
«Uns l'intérieur «les mots |i 5 10.16 17 Le dernier 
jambage «K* l m et de Va est souvent marqué d une 
ligne de fuite is. 13). Souvent a est majuscule li t 

• a souvent U forme dun petit dcha grec (a 41. 
q en ligature est ouvert ; la pointe de la haste est 
tournée vers la gauche 9 14. 15), Il est » 4 >uvcnt 


difficile de d<X liguer l'r de lt 4 La 

barre du I en avant descend asset bas, à peu près 
ju.qu au milieu de la haste, k laquelle ordinairement 
elle adhère (1. a). 

Abréviations, q avec deux points «m avec 
un point-1 irgule est nus pour • 11 15.14 ! ; b avec 
une grande virgule pour ht* <17 *8 »o 11 * abré¬ 
viation pour ni à la fin des nuits l ui; abréviations 
«les manuscrits chrétiens (3. sa); abréviation pour 
ftt 117). Le signe d'abréviation est un trait oblique, 
ondulé. 

Les ligatures sont axnea nombreuses, mais 
ordinairement sans grand changement «le lettres, 
A remarquer la forme d'epsilon du t dans la liga¬ 
ture *(3). tr (17). iW(aa). 

Séparation de mots et de phrases. Les 
mots sont souvent séparés, parfois H y a un ou deux 
points entre eux (911. ta). Les phrases sont sépa¬ 
rées par des \«oints on par des espaces blanc*, le 
commencement «les |dira*es ou îles membres de 
phrases est marqué 1 p ir des lettres plus grande» 
<S l) ou Ptr «les lettres majuscule» (7). A la fin 
«le nette page 1741, le signe de ponctuation est 
très grand, il se compose dun trait ondulé; un 
signe semblable sc trouve aussi A la fin du chapitre 
de b |sigc suivante 


in vitreo vase remaneret Tune quidam sul*diaccmtis Agapitu* uomine 
advenif magnopcrc poslulans. ut sibi aliquantulum olci «Lire debu- 
bset. Vir autem fWfni, quia cuncta dccreverat in terra iribuere, ut in 
caclo omiita reservaret, hoc Ipsum parurn quml remauserat olci 
5 iusMt petenti «lari; mortachus veto, qui « ellarvum tenebat, audivit 
quidem iulentis verba, sed implcri distulit. CunvjMr |wst |auk>lum, 
si id quod lusse rat datum esset. inquireret. resja>ndit monachus. se mini¬ 
me deitUse, quia» si ilium 1 ) ei tribuerlt, omumo nihil fratiil>n* r émane- 
ret. Tune intu» nliiit pnnipit, ut hoc ip«um va» vilrrutn, in quo 
10 parurn olei re ma naisse videbatur. per fenestram proieccrint. 

ne in cellojw aliqusd per inoboedtcnctam rémanent; fa« tu»<ju< est. 

Sul» fenevtra autem cadrm ingens praccipitlum pu te bat uxantm, 
molibus^l asi^rsum 1 ) proicelum Itsipar vas vitrenm renit in iaxis, 
sed sac manut incolome. ac si proiectum minime fuisset, ita ut ne(p«# 

13 frangi ncqw olcum ctfundi |>otuiss#et. Quod vir (hm/iu praecepit 
levari atq«f ut état integrum |>ctci%ti tribid Tuuc coitcctm 
fratribirr inoboentem 4 ) toonachum de infedditate sua et suprrbia cotaiv 
omtnboM incrcpivit 

WIIIIL Dn 4 ol#« raruo et sleo rrpleto. 

ro Qua increpationc cumplcta scsc cum hi^lctn fratnl»*/ In ocatione* 
dédit In eo autem loco, ubi cum fratrib«/ orabat. varuu* erst 
•b oleo doleos et coopcrtus; rumipi# s+mctm* vir in orntkmc prrxit- 
terit, coe{ût operimentum eimnlrui didei oleo ex< ris* ente subie- 
vari, Quo commodo'J atqn/ sublerato qu*Hl exueverat 


•1 U« nt«c d’at«é»i«ûw« l'a m |*M t ». C<m*I«4 •> Vont m'fiqrum •» Po« •» IW tommoM 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFO RNIA 







ai 


cacmme-stTiipcR pa: ipcws haie 
6iQ3 uoiisann maiuran i lousan. 
peit Îi(r6e6uis< • In v«:i « . . • 

us tiimilHœr.nnçucmaTm 
cob pus majTn aoscrdicnduui 





I o 


s ine j.cnc -^3 7 ■' 

fw) GTlcnclico 11061s u&iunnqae* 
ItH%\ puircrirauniin yumcboc 
aiairç.ciiuin iqioto or6c puKuafcTOR 
v.jnaoycat. " îiunaninnnoiziaiD 

lpb'U]ë==> ' : * > 

ijMGaiMK. UTIIIS'OCOT KÏDCOTn 
r uopKimipessuicvfKTi uir > 

ÇftndicKiiK. mclas saiwo< 1 ^=0 
un. lUisquichiulu» mihi 
xkirc 'Otflsouoôis anrrqzcrouT^ 
Ç3&11 J coifc v naieRii]Jc> 1 






païuxacriies plias ma» cMcausime 

liaic. coiJpliTCinGinrtii x *< *«■«►•*# 

^pscilîsmrtnnopinisviaasi un 
îïauunn Kiiryuuc.xK pmaiimiK pillas 

o# ^ J» 4 ? 



îoscpi 

pmm 5j^ r !»l'idi « * » » 
> aai» * marlutAj» * 

■» Leni ^ « * •» 

<■ ««H» 'vh enclchi^s^ 

pwi» ■&* îuî-n-je— 

JW119» »° lOStpl 

«■tc— v”C* imahar 7 “hjp 
pmi# ~vC* amoa 
a »■!© "¥*“ pamni 
» «uiv—■vf-S* cs’j 

__ X> 1^’^L 


r 

■ ^ 
'pHTG - r ^C) > tlHUllh 


A* 

$ 





>X 


> 


Saec. VII. excunte. — Evangéllalrc de Kells. Ecriture irlandaise. 

Dublin, l.itrt» y of Tnnity College 


• ••••!•- 

i •: : v • i 

**• ... s : : 

« ,**. * ? j» * • i»* • %• - 




O 

CO 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF.CALIEÛRNIA 





















O 

CO 


Saec. VII. excunte. — Evangéllalre de Kells. Ecriture Irlandaise. 

Dublin, Lilnary «T Trinity College 


C 'est un inanuscrit avec les quatre Evangiles, que l'on désigne ordinairement sous le nom de « Book ol Kells » : c’est le plus beau manuscrit en écriture irlandaise. II est sans 
date. Selon une ancienne tradition, il aurait appartenu à saint Columlia (t 507 ), maintenant l’opinion commune est qu’il est d’une époque plus récente. Thompson le fait 
remonter il la seconde moitié du VII* siècle (voir E. M. Thompson, Handbook of Greek and Latin Palaeography. Londres 1903 , p. 240 ) Il s« trouvait auparavant au monastère 
de Kells (Cennanus, Kenlis) dans le comté de Meatli, en Irlande; au XVII* siècle il passa à l’archevêque Ussher, et en 1661 il devint la propriété de Trinity College de Dublin. 
Nos deux pages contiennent des fragments de saint Matthieu XXVI, 10—15 et de saint Luc III, 22 26 . 

Le « Book of Kells > est célèbre non seulement pour la beauté de son écriture, mais aussi pour la richesse de son ornementation. Beaucoup de pages sont ornées de 
miniatures : trois représentent les Evangélistes Matthieu, Luc et Jean, trois autres les symboles des Evangélistes, trois autres enfin représentent la sainte Vierge avec l’Enfant, la 
tentation du Christ et la trahison de Judas. De plus les premiers mots des Evangiles sont ornes de dessins qui remplissent toute la page. Il y a aussi beaucoup de petites initiales, 
qui sont coloriées et entourées de points rouges. La dernière lettre des lignes est souvent très longue. Les espaces vides sont remplis par des dessins linéaires, des ligures d'hommes, 
d'animaux, de feuilles de plantes. Ce que l’on admire surtout dans cette ornementation, c’est ce réseau de lignes et de banderoles, où se trouvent entremêlées des figures fantastiques 
d'hommes ou d’animaux qui constituent la fin ou le point de départ des ornements. L’or n’est pas employé. L’enluminure irlandaise, comme ou le sait, a eu une grande influence 
sur le développement de l’art sur le Continent et joue un rôle important dans l'histoire de l'art Janitschek, parlant de cette enluminure, a dit : • Le mérite de I ornementation 
irlandaise et sa valeur dans l’évolution de l’art, consiste dans la finesse des dessins linéaires et aussi dans la délicatesse pour l’agencement des couleurs, obtenue par des 
moyens très simples. L’ancienne ornementation irlandaise se contentait du jaune, du rouge, du vert et du noir. Plus tard à ces tons vinrent s ajouter le carmin, le bleu et le 
violet .... Ou a beaucoup discuté sur l'origine de la décoration irlandaise, mais il est aussi sur qu’elle doive être recherchée sur place, que son développement est tout à fait 
indépendant. Les cléments linéaires essentiels remontent encore à une période antérieure au Christianisme, les (ormes d'animaux, au contraire, ne datent que de l’ère chrétienne; 
c’est pourquoi, ces formes ne copient pas la réalité (comme dans l’art des races germaniques), mais durent complètement se conformer aux règles de 1 ornementation linéaire déjà 
très développée* (H. Janitschek. Geschichte der deutsdien Malerei. Berlin, p. 11 ). 

Sur l’Evangélialre de Kells, voir J. O. Westwood, The Miniatures and Ornaments of Anglo-Saxon and Irish Manuscripts, Londres 1868 ; J. T. Gilbert, t'acsimiles of National 
Manuscrits of Iretand. Dublin et Londres. 1874 1884 ; M. Stokes, Karly Christian Art in Iretand. Londres 1887 ; Facsimiles of Manuscripts and Inscriptions de la Pal aeog tapit ica I 

Society, pi. 55. 56 . 57 . 58 . 88. 89 ; de plus Cettic Ornaments from the fiook of Kells. Dublin-Londres 1895 (edited by T. K. Abbot). Nous devons nos reproductions à l'obligeance 
du bibliothécaire de Trinity College de Dublin, M. T. K. Abbot. 


R on «le irlandaise L'écriture eu essentiellement une demi-onciale (cf |»l a©), voir, par exemple, 
la forme ik?» lettre* *(t\ b u), d ($), t 4V m « U Certaines lettres pourtant ont parfois la forme 
onciale, voir d (10 u]i, n (t); quelque* unes ont mime celle forme plu» souvent que In forme demi- 
onctale, en particulier I r(ii et l's(i). Le corps de* lettre* est grand et large, les hautes au contraire 
sont petites En général les lettres sont arrondies, pourtant dans If* prologues aux Evangiles et dans 
les table* des matières, clics sont souvent carrée* et brisée* (voir pL 56 et 8H de la PièlaoographicAl 
Society; eomi»aref féenturc du Taul Orose de Milan sur notre pL 36b). En outre de l'ornementation 
dé^à signalée des initiales, «tcc de* points rouges, l’écriture irlandaise est caractérisée jai la forme 
de l’r minuscule, dont ! épaule est fortement inclinée, de sorte que l’r ressemble à l a Inou» n’aton* 
aucun exemple ici; voir cette forme de I r, pi. *ob, ligne 1); caractéristique c*t aus*i 1a courbure des 
hantes de b et de I (a. 3. j 1. ainsi que le début triangulaire des baste* supérieures et des traits verticaux (# 3), 
Lettres isolées a est fermé en haut; le trait assurant celte fermeture était manifestement 
fait d un nouveau coup de plume <bt s 3I; pour U diphthongue, on rencontre aussi bien an «pie 9 
(a4; btji 4 s la forme droite ou la ronde; la transe du 4 droit est ouverte (3. 7), le trait supérieur 
du 4 rond ne déparse (as la ligne en haut, »a lin est appuyée ou fourchue (10. ta. 13). f ne déliasse 
pas la ligne en haut, mai* descend bien au-dcwuus de la ligne de base; fta languette se trouve très 
bas 16. S). La queue du f décrit une forte courbe 4 droite et se trouve fermée par une |*tite ligne; 
la télé est appuyée (4. g). La boucle de h j>rcnd très haut (3. 4). I. comme tous le» traits verticaux, 
commence en haut en forme de triangle (a)u 1 -e dernier jambage de l ui est souvent, 4 la fin des lignes, 
recourbé 4 I ntérieur (11 13) n est la plupart du temps majuscule; le trait oblique, qui relie les deux 

») est in me Se m per paupcrc* habc- 
bitia Tobweuin. me autem non sem* 
per habebitis. 

Mittcn» enim harr unguentum 
3 hoc in corpus meum ad saeliendum 
me fecit. 

Amen dico vobts. ubkumque 
praedicatum fnevit hoc 
evangelium in loto orbe, narrabitur 
10 et quod fecit hacc, in mcmorUm 
• i ps» un 

Tune abiit unuri de duodccim 
ad principes sac er dot uni. 
qui dicitur Indus Scartoth, 
l$ et ait ilbs: f^uid vultri ni «ht 
date et ego vohis eum tradam? 

At îlli constituerunt el XXX 


jambages, prend très ha* et est presque horixontal (f). La panne du p est très grande et la plupart 
du temps ouverte (1). Souvent aussi U panse de q est très grande 17. 10 r a. en général, la forme 
majuscule; ta |anse est grande et descend bas (1 sa généralement aussi U forme majuscule (l.a). 
La hastc du I décrit une courbe vers la gauebe, tout comme •; souvent la banc est renforcée en 
avant (1 1, 4V IjC premier jambage de l’n décrit au**! une légère courbe 4 gauche (1. 

Les abréviations sont rares. Ici nous n’en trouvons que pour le nom de Ztmt (b3 En dehors 
de* abréviations ordinaires des manuscrits chrétiens, on trouve sur les autres |>agcs bs = èn/; pour 
m et n 4 la fin de» mois on a un trait ondulé ou un signe qui ressemble au chiffre S arabe; on trouve 
aussi le signe insulaire pour anU** (voir «graphie al Society, explications de la pl 55^. 

Lea ligatures sont rares. La plus usitée est celle pour ti (10 15K Voir aussi *r (9), /* <• 2K 
Très fréquemment le» lettre» sont simplement unies les unes aux autres sans altération de forme (v**r, 
par excinjde, miltrut num iw uMfunttnvt. 4V 

De temps en temps on a des accents, en particulier sur la finale ù. 

Séparation de mots et de phrases. I>c plu» souvent les mots sont séparés, pourtant les 
préposition» et autres petit* mots font corps avec le mot suivant (a. 2. 5 AU tin des phrases on a 
trois points en forme de triangle, ou trois point» 4 lu suite, ou encorc deux points et une virgule 
eé*e 4 côte (3; voir le manuscrit d Orose, pl. 3bb, ligne 3). Pour la petite p«u*e, on a un point j 4 acé 
4 m» hauteur des lettres (16). 

l,e parchemin est très fin. Sur notre première reproduction on peut distinguer au travers 
les ornements et les lettre» île U page suivante (3.6). y.* 

\ ♦ 

•»»». . » 

: •: » 

b) facta est: Tu es hliu» mena dilcctus, in le *111» 

bcnc conpLacuit mihi. ,".V. 

Et ipec Icjss état inclpicns quasi an* •••• 

norun» tnnginta, ut putabatur filiis» *î* l* 

5 luseplL • •..#* 

qui fuit lleli. 

qui fuît Math.), /*•, .*.h 

qui fuit Leui, *,V, *«V, 

qui fuit Melchi, 5 * 

10 qui fuit Lime, 

qui fuit loseph. 
qui fuit hfAthathiç. 
qui fuit Amo», 
qui fuit Nauum, 

• 3 qui fuit Fiti, 

qui fuit Xaggc. 
ipi fuit M.i at h. 




2Z 








Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OFCALIFORNIA 

























& Xf ^ $*+ u **' Hr 

étDüSiKTDpimo dus 

m * 41 + rr» uV 

. njpjpojn srraom 

*| VlITtl /Ulfr- 

t^boutcuüut/Ti ottuics 

u ‘ r ^T * ^**2** 

maœnaôçutcs 

♦tTlîw^rtçyuU W" «ti h^T^> 

UCCR118 tmjTOORlÔllS 

. < mJ'Éi<» 0 Ç«’ 5 O^ miTS^ru-ïum 

. eccoranaras 

^ P mm»#**' 

. COTnpnéhcusos 

T J * fbléj* 

fequiDouanonioL-. 

t,^<w *j lm.tofto 

. haoeboaitrqcZmJUfi 

-, ton) cnrr l -’v 

. œs Ctpcmapacos 

T ^ fWft* ItM 

Cfccimainrv cos 
«searocrfc sautreum 
'ambaemubDOjc-. 

-F ;*U*t *j 

. o qgoiZj îa«x.C^:d eca po * XXHim 


hJûn 


r J®W T 



ifyxnni 

ii 

lii tUiiii 



ik xnnu 
"il 

lu rlxni 


. ~ www d0 y) 9 a/ 

Ü&U^é- Xx y.+yxyi^l >0 SAtV'f* t*T *•** 

paupeRes spu çgÆ^" 
quomamipeoTuundc—^ f***' 
Cruum çaetoRum 

AtnijUA ffc*, . 

; 0aa imces quouiq.rn 
ipsi posioeôuut ^)) 

tf 

i Tüiuam 

fu 3 fp V>A»n ÎA'J'f 

Caa qmJuiuux- i 

Ia 

quoniani ipsi 
OÔURoLacbiivrcur— 

tVi}^ }À*& WttCÇlVlA^ 





nu 


9 

Xi 






tim échienogoliinis 

7 ^ 7 ^ 


X 





Vt VltrU^A l^ylâ A»1 tv 

TR0DU8 lORDaueu 

V3 fuCïrcUcf- 

*^nnf^lDe3JS autrïTvambar 

C s'r* v >s 

“ asœxronrtumoiroem 

7 5 «y^rc 

P QtCUm 8CD188ÜTO.X5CC86C 

tx» tiim 

. uuiK7xtt>etrm 
t)i8apuüau8 , 

tRxo, V,r 

U 

tu^eün 



ICxin quiesuTuuucr"!'';:-^'^ 

Jp 7 .^rnr r ‘M* i *~* x lit**s 

CtSTOuutnufouam 5 ^n^i»*" • 

f<rV & ^ . 

quouicunipBi 

pltvUh' Vii>ti 

SÔüOJRa6uvrdm- 
eaxumscRicoTroee . 

WfV* V 

quouiainipsi 

tnilr ^ 

im «euicoRoicim 

tti tr» Çf^vtyff 

couscqueucuiv 

noc^ tiA*^Tt a<Hi^ ^JwHvtvc^ rf^»iA k*tn^ 

_ f ^ Vii^ 

caa TT1HU (3 O COliOO 






r w t 

quouiamipsi dm 

f*rei«r 

umeôuTJXJ- 

«“.e^a 0 r .„ fpfâ~ 

... .osialn *±AS±SL 

t)i uôoajfauiTarR-. 

p,A^s;P- hAm pfcrwT|rf<*' 5^' 

ectn quipeR8ecuiK> 


,'pM 


$>A 


AT 




i* 




t 


cri eus 08 8ugm 

5>’l Itftv »<•«£ 



• * r 


■■■■-^ r^ri 







circa A. D. 700. — Evatigéllaire de Lindisfarne. Ecriture anglo-saxonne. 

I.ondre», Brilish Muséum. Cotlon MS. Nero D. IV. 


Digitized by 

IINIVFRÇITY OF C Al IFDRNIA 


Original from 





































31 


cîrca A. D. 700. — Evangéliaire de Lindisfarne. Ecriture anglo-saxonne. 

Londres» BritUh Muséum» Cotton MS. Nero D IV. 


P age d'un manuscrit contenant les quatre Evangiles, appelé communément «Lindisfarne Gospels» ou « St. Cuthbert’s Gospels» ou encore 
«Durham Book» : c’est le plus ancien en même temps que le plus beau manuscrit de l’époque anglo-saxonne. Il fut écrit vers l’an 700, 
à Lindisfarne. Notre page donne un fragment de saint Matthieu IV, 24 à V, 10. Un prêtre, du nom d'Aldred, y a intercalé vers la moitié du 
X* siècle des gloses en anglais (dialecte du Northumberland) : c’est la plus ancienne traduction des Evangiles, en anglais, qui nous soit parvenue. 
Le Codex porte une souscription, de la main d’Aldred, qui contient les renseignements suivants : Eadfrith, évêque de Lindisfarne (698—721), 
écrivit ce livre en l’honneur de Dieu, de saint Cuthbert (f 687) et de toute la fraternité des saints de cette lie; de plus Ethelwald, évêque de 
Lindisfarne (724—740), en fit le solide encadrement qu’il orna de son mieux; Billfrith, l'anachorète, cisela la çarniture de métal où il incrusta 
de l’or et des pierres précieuses; enfin Aldred, l’indigne et pauvre prêtre, écrivit avec l’aide de Dieu et de saint Cuthbert les gloses en anglais. — 
A l’époque de la Réformation, pendant longtemps, on perdit la trace du manuscrit. Au début du XVII* siècle, il fut acquis par Robert Cotton 
(mais la couverture précieuse avait été perdue); plus tard, avec toute la bibliothèque de Cotton, il passa au British Muséum. — Ce manuscrit ainsi 
que le Book of Kells (voir ta planche précédente) est précieux pour ses initiales et ses images en couleurs de grandes dimensions, richement 
ornées et qui remplissent parfois la page entière. Il est à remarquer qu’ici on emploie l’or comme élément de décoration. Les petites initiales 
sont nombreuses, traitées en couleur et entourées de points rouges. Voir G. F. Warner, llluminated Manuscrtpts in the British Muséum, second 
sériés, 1900; Facsimiles of Manuscripts and Inscriptions de la Ralaeographical Society, pl. 3.4.5.6.22. C'est à cet ouvrage qu'avec l’obligeante 
permission de M. E. M. Thompson, nous empruntons notre reproduction ainsi que la transcription du texte. 


Le texte latin est écrit en ronde amrlo-taxonne. A comparer cette écriture 
avec la ronde irlandaise de l’Evangéliaire île Kells (pl. 30) : la forme des 
lettres dans les deux manuscrits concordent si parfaitement qu'il ny a aucun doute 
sur leur provenance d’une même école. De fait, Lindisfarne était une fondation 
de moines irlandais. On peut néanmoins saisir une petite différence ; les lettres 
dans rEvangéliaire de Keils, en !>eaucoup de pages» sont plutôt longues (voir, par 
exemple, la forme de l a. », si, pl. 30, a 1.4), tandis que dans \ Evangéliaire de Lindis¬ 
farne (au moins sur notre page) les lettres ne sont généralement pas plus hautes 
que larges. A la fin des lignes quelquefois, faute d’espace, les lettres sont écrites 
les unes au-dessous des autres (IL 24}. 

Pour les lettres isolées voir les explications pl. 30. 

Abréviations. Sur notre page, nous n’avons que les abréviations des 
manuscrits chrétiens (II, 1.19. 23). Sur d’autres pages, on trouve bs = bms t qs = f*u\ 
à la fin des lignes, on a quelquefois un trait non seulement pour ni, mais encore 


pour t (novi w pour nostri on a ni, pour *u*t parfois st. De même les signes 

insulaires pour eius, *r/, se présentent quelquefois (Pal. Soc. I. c.). 

On trouve des accents sur quelques monosyllabes (*#, 23). 

On a une correction de la main du glossateur (m***, II, 7). 

En marge on a les sections d'Ammonius et les passages parallèles des autres 
Evangiles d’après les «canones» d’Eusèbe. Voir les explications pl. 57. 

La glose anglaise est écrite en écriture pointue anglu*saxonne. Voir sur 
cette écriture les explications pl. 32. A remarquer l’a ouvert et l’a fermé (1. 2. 3), 
1 r et h !. urchus . 1.4), le 4 Vûflïd 1 de plus | f on que Ion 

exprime aujourd’hui par tb, on a généralement un d rond avec un trait oblique (4.5). 
ou bien un caractère runique, celui-ci pourtant ne se rencontre que dans 
l’abréviation pour ihaef (II, 1, en marge; l abréviation est indiquée par une l>arrc). 

La note tironienne pour tt est usitée pour and (l. 3)* — temps en temps on 
trouve des accents sur les monosyllabes (mr, II, 7î U/$ H» **)• ” Ligne 5 e se 
trouve annulé par deux points (/«Ur). 


pA gnprang 

and gccade mers un* hfa 

et abiit opinio eius 

in aile syria 

in totam syriam 

and gcbrohtun him aile 

et obtulerunt ei omnes 

da yfle hzfdon 

male habentes 

m»c! monig faldp unhxlo 

uariis languoribus 

and mû! fiondgcldum wl mid costungum 

et tormentis 


begetna vA bmumena 

comprehensos 

and <îa dioblcs 

et qui daemonia 

hxfdon and brxcséc 

habebant et lunati 

and eori cryptas 

10 cos et paralyticos 

and gebocta hea 

et curauit eos 

and gefylgdon hinc 

et secutae sunt eum 

dreate moniga 

turbae multae 

of galîlca and of cher byrig 

de galilaea et decapo 

and 

• s lim et hierosolimis 

and of Iudea and of 

et de iudaca et de 

bthionda Iordancn 

trans iordanen 

xi f>^*yh ^utotlicc dreatas 

ih xxiüi Uiclens autem turbas 

gestag in mor 

ascendit in montem 

; / : : ■: : g«xtt gcneolecedon 

• : : et cum sedisset accesse 

». • •: : : .7. . .• hi «n 

runt ad eum 

delçna* his 

discipuli eius 

A xxu untynde mud his 

lu Su. Et a P eriens ds suum 

gela; rdc hea cuoed 

docebat eos diccns 


rit xxuii 

8 

lu xtuiîi 


m xxuiii 
u 

lu xtuiî 


m xxuiiii 

S 


bidon ^ wl (rom. 

eadge da dirfendo of gaste 

Beati pauperes sp/r/Ai 

fanion hiora fa 

quoniam ipsorum est 

rie heofna 

regnum caelorum 

eadge bidon da milde fanion 

Beati mites quoniam 

da agnegad 

ipsi posidebunt 

eordo 

terram 

eadge bidon du de grmxnas 

Beati qui lugunt 

Cardon da 

quoniam ipsi 

gefroefred bidon 

consolabuntur 

eadge bidon da de hynegrad 

Beati qui esuriunt 

and dyrstas sodfxstnisse 

et sitiunt iustitiam 

fordon da ileo 

quoniam ipsi 

gefylled bidon tri geriorded 

saturabuntur 

eadge bidon milthcortc 

Beati miséricordes 

Cardon hiora vA da 

quoniam ipsi 

milthcortnisc 

miscricordiam 

him gcfylgcs 

consequcntur 

eadge bidon eLaene of hearte 
wl from 

Beati mundo corde 

fordon da god 

quoniam ipsi dsum 

geseas 

uidebunt 

eadge bidon sfb'*urnc wl fridgcorne 

Beati pacifici 

fordon da suna 

quoniam ipsi filii 

godes geceigd bidon wl genemned 

det uocabuntur 

eadge . bidon da de oehtnisse 

Beati qui persecutionem 


eadge bidon da 
dacrft-wi/r Jw/ i, un 
spoedge mcnn 
wl ünsynnigc 
fordon hia 
agan godes r[k] 


fcrdon da milde 
gbyes hirf gicnd[ra] 
eordo 5 


nunc 


eadge bidon 
da ae dyrstas 
and hynegra* 
xfur vodtxst 
nissc ft’rdon da 
gefylled bidon 
in ece lif 


«5 


eadge bidon da 
clxne hearte 
bute esuicc 
and cghwoclcum 
facne fordon 
hia geseas 
god in ecnise 

JO 


eadge bidon 
da ftidgeorne 
da de hea buta 
cghwoclcum tlita 
and toge bchalda[n 
da sint godes *un[a^ 
genemned 


Digitized by 

JN I VFRS I TY 0F CA I I FQRM 1A 


Original from 

IINIVERSITY DF C Al IFOR NI A 


























D»^TFr« 


mmm 



[aziÿ'd-'3lUd(tir c f^y^& l1i r)urnnbihir 




10 



«S 


30 


*5 


e^<xt<\tvcjlttil ufîfir- 

I j y / %r v ^ w w » ■ ' ■ » | ~ _ - — — . , 'Ijm 1 t pp|CS^p , •_ 

^ctrVeotocinbipLvwma)'~ lw^c^)'îri^r>i^1ricvm6eW'-ma'^ty, 
y*vtmt keaxopŸmi. coy^or^aroj^'û'^A^'obfec^vi^rzûmAm^ëfr!)'. 

Coc^rr^'cvn^o^iciiliinilri^'rnvifaî’tpî^e^-iCr^rna-pojvcni^^'^ 

^lrnTpii^il-n cpïMayp 

wrm |Ml pii y v ° r-rr<*tcfî a ri e{pco jC<p A q nmrcxli fq'-^rtrdon çrpm 

iprfy t'pmy'cnz^, évTrm ctyp} yiéfcsiw^ 

1 ^ po^-rrra-yO ^axrqi^^éfbaa^ . 
rîoTtftzcani'» <vq v i a.ptia.y\iop~<^ • 1 cpi orie^'e^piyvv^rrtoriik'- 

-f'cx'Vi oycmri or» 1 T q'tÿi eUq’' "pH-ptir-y rt Ép-Troti <ÿrn y~ plawm 1 |2j « 

rnvinÇtehbrfviolq^6crwefihy^nyt)'WoCéfâr&o)yz\riéï&ipotrf*ccr7' 
Cv-Vn cÿayèfrarirvyAi •^d.'rr-dvuvtr» a6oôlvalz»o^^AiTTîeniip^MTr 
^oa^lo^^l'^tilxnr^ -f ctrm^ar)'! !> .)^iit , 1r))^i&e>i£rcornoriA')^icj^' 

(j^wyrmnw|l 1 o^7Vlti|>oTTn>iK'anrmUi^i7'^tn^<trViro-)c4 ; >yiyl < îv'{^ 
âfVp *1^ V ôseljï^oyn (Hnmii’i't 1 ! y'^'^an rrdy}i|î»i » Occox^^cy^n 
timi^i£^i^b^oyaiicxr>7"TTvrrt 1 ^vpLnrn'p-nv^'>cn-\i'p-^Trio'cj'iicn' , ywc't2f' 

po)nriAi(^il^^)'7^niop)-cxrv'i1t^v^ c nii-^rniir,-f}^^twrr^.‘è|'âiÂ’ 
Mlp UilTr^’X’pl 6iiarnTtîî.io el^î'o^aii^Trni^apivÆcty^nTCîvpfiyÎjlu 

^p'pétnalnôt Oaiî^-TlCc 44-owÿ) 2>f ; awrytii-norninty' |ucy'<iW(ÿraiAi^r 
ti<^cri pp-M cmm toi opip^x^Y^iiTr-i cnmi i ynr^V & Oxtoy~\ î>« 

, 1Ctô^tr]^rpiYî^étc^'ô ) otiÆi)'c'M|vrc>r — 1 ^'vw'—. --v-îr'^. 




B 











30 







iri ct^o 4 vm>iio &el£'aibne&*ri» 

ntTitriypm^Arpp|v < ^ r plr)lii|^|vAtitrnc'^ 

> ^Tîrn d^tiÆiîoti ifcvppj 


v> 














«M«v 




cire* A. D. 737. — Beda venerabilis. Ecriture an^lo-saxonne. 

Cambridge, University Library, MS. K K. V. «6. 


Digitized by 

UNIVERSI TY O F CALIFQRNI 



Original from 

UNIVERSI TY Q F C 































circa A. D. 737. — Beda venerabills. Ecriture anglo-saxonne. 

Cambridge, University Library, MS. K K. V. 16. 


H istoire ecclésiastique de Bède le Vénérable se terminant avec l’année 731. Par là, on a un terminus a quo pour dater le Codex. A ta fin, 
le copiste a encore ajouté plusieurs renseignements sur les événements des années 731, 732, 733 et 734. Sur la dernière page, il donne 
une liste des rois du Northumberland, jusqu’à l’année 737. Il y donne aussi une série de périodes calculées jusqu’à l’année 737, par exemple : 
Angli in Britanniam ante annos CCXC/I. On peut donc supposer, que le Codex a été écrit vers l’an 737. 11 provient vraisemblablement d’Echternach 
près de Luxembourg, ou de quelque autre monastère anglo-saxon du Continent. Une main du X* siècle a introduit de nombreux signes de 
ponctuation et a transcrit beaucoup d’abréviations (voir lignes 1.11. 22. 27). Au bas de la dernière page, on trouve écrit d’une main du XVI* 
ou du XVII» siècle : 5. Julianj. D’où l’on conclut, que le Codex appartint autrefois à la cathédrale S. Julien du Mans. A la fin du XVII» siècle, 
un bibliophile. J. B. Hautin, en fit l’acquisition dans une vente publique et le revendit à John Moore, évêque d’Ely en Angleterre (t 1714). 
En 1715, le roi Georges en fit présent à la bibliothèque de l’Université de Cambridge. Voir la description dans les Fac-similés de la Palaeo- 
graphical Society, pl. 139 et 140. 


Ecriture anglo-saxonne. Les lettres, qui descendent au-dessous de 
ta ligne, se terminent en une fine pointe, voir f, p, q. r, s, y (i. a. 3.4). f et s ont, 
en avant, un coup de plume; d'ordinaire, il est si grand et descend si bas que 
ces lettres sont comme fourchues (1. a. 3). Les traits verticaux, et particulièrement 
les hastes supérieures, ont, comme dans l’écriture ronde, un renflement de forme 
triangulaire 11. a. 3.4). b et I décrivent une petite courbe vers la gauche (1.2. 3). 
Les lettres de notre manuscrit se distinguent de celles des autres manuscrits anglo- 
saxons, par leur grande largeur et leur rondeur, quelquefois pouitant, leur forme 
est anguleuse, voir par exemple l’u aux lignes 2, 3 et 4, et aussi les a, b, d I en 
quelques mots de ces lignes. La lettre initiale du nouveau chapitre, ligne 18, est 
entourée de points rouges. De même, le numéro du chapitre est coloré en rouge 

Lettres isolées, a est fermé (1. a); pour la diphthongue on trouve soit 
ac l'dvAv, 16), soit une ligature formée par a ouvert et e {retirât, 29), soit q cédillé 
(18. 19). d est rond (l. 2). e est généralement fermé; en ligature, il dépasse les 
lettres brèves (1.2). La languette de l’f prend Iras; abstraction faite de cette 
languette, f ressemble tout à fait à l’s (1). La tête du g est légèrement ondulée, 
la boucle inférieure est ouverte, elle est faite de deux traits (3. 6). I au commen¬ 
cement des mots, la plupart du temps, est long (2. 3. 5). La panse de p est ouverte 
en bas et a un trait final (l). r descend au-dessous de la ligne; l’épaule ne descend 
pas aussi bas que dans les autres manuscrits insulaires; il est facile de confondre 
r avec a, ils se distinguent |iourtant comme dan* la cursive romaine : l’épaule de l’r 
se retourne vers le haut, l'arc de I * au contraire regarde en bas ( part, furent, 1). 
s descend au-dessous de la ligne et souvent dé|*as*e aussi la ligne supérieure; 
la plupart du temps, il est comme fourchu, parfois pourtant, il ne porte qu’un 
petit coup de plume {vattmta, 1; mrnt 2). La barre du t est longue; la haste décrit 
souvent une légère courbe vers la gauche (2. 3). J descend au-dessous de la 
ligne (4. 30). 

Abréviations (comparer avec les abréviations du manuscrit de Bobbio 
pl. 33 et 34): 

1» Abréviations par suspension, selon le mode des manucrits romains 
anciens et récents ; 1». = (3), q. que 11). m. à la fin des mots, est remplacé 

par un trait ondulé (a._£l_ Pour la finale rum on a f (5). Par suspension sont aussi 
abrégé* n = n.<» (si. apost = aforfoiorum (17), épis = epittopu* (2. 5; cependant pour 
epittopum on a episin. 19). Voir d’autres suspensions, lignes 17. 27. 

2» Par contraction, selon la méthode des manuscrits chrétiens, sont 
abrégés entre autres eetUtiam (1$), v/ttra, mtfrm (23. 29), uutuli (27). Sur la page 
du Codex, rejiroduite dans les Fac-similés de la Palaeographical Society, on ren¬ 
contre aussi ne = «««,- (pl. 139, 20), posst = pottunt (26), tn = ta nu H (17). 


3* Des notes tironiennes sont issus les signes pour au/tm (4.19), ,.♦# (2.8), 
eiu-t (28), t*t\ 16. 21). I-€* signes pour auttm, tint, est ont pourtant une forme un peu 
différente que dans les notes tironiennes. L’abréviation pour t <*f probablement 
est aussi empruntée aux notes tironiennes (13; voir pl. 34). Voir là-dessus le cha¬ 
pitre «les abréviations du moyen-âge», dans l’Introduction. 

4* Abréviations des manuscrits de droit: 

a) Pour l’abréviation de ur dans la finale tur, on a un crochet traversant le 
côté droit de la barte du t : sans doute en imitation du crochet des manuscrits 
de droit lies reproductions de la Palaeographical Society offrent deux exemples 
de cette abréviation dans le mot ioqueUtur. pl. 139, «7, et dans le mot moritnr, pl. 140.10; 
conquirer notre pl. 27 c, ligne 2, et pl. 34 b. ligne 23. 33). 

b La suspension syllabaire est particulièrement employée pour la finale 
er (to. 11), de plus dans le mot omnipotent (25); dans^ une des pages reproduites 
par la Palaeographical Society, on rencontre aussi tt = tantum (pl. 139, 4). 

C) Dan* la même jutge de ta Palaeographical Society on trouve des exemples 
de l’abréviation par suscription (pl. 139. 5. tt). 

d) Nombreuse* sont les abréviations des pronoms relatifs : voir quam 
(15. 22), qu->J 16. 27). Pour quia on trouve employée ici une forme d'abréviation qui 
se rencontre aussi dans les manuscrits de Bobbio; elle ressemble à l’abréviation 
de quant, pourtant le trait oblique est droit et non ondulé (11; comp. pl. 34 b, ligne 5,9); 
pour quar q se trouve avec trois points (9). 

e) De même, les abréviations des prépositions, commençant par 
la lettre p, sont employées : voir per (3. 6), prae (14.26), pro (19. 23); fer a la forme 
habituelle et non pas la forme insulaire. Sur la 2» page reproduite par la Palaeo¬ 
graphical Society. on rencontre une fois p avec un t susent pour pott (pl. 140,6). 

f) Une abréviation d'un genre spécial, également issue des abréviations 
juridiques, se rencontre pourrwr* (25 30); sur la reproduction de la Palaeographical 
Society on a aussi eet = eue/ (pl. 139, il). 

Beaucoup de ligatures. Les lettres sont parfois rattachées â d'autres 
par le bas imanus, 6; keatitiimi, Maiarum, 17; omni/mt, 27). 

Séparation de mots et de phrases. La séparation des mots est défec¬ 
tueuse. Primitivement, on avait comme signe de ponctuation à la fin des phrases 
un point ($. 7); une main postérieure a ajouté d’autres signes (1. 2). Le nouveau 
chapitre, ligne 18. commence par une grande lettre. De même le document pontifical, 
ligne 22, commence par une grande lettre. 

Là où se trouve la lettre du Pape, on voit en marge, à l'encre rouge, des 
guillemets (22—30). 

Corrections. Voir les remarques. 


(MelHtus, qui erat Lundoniae episcopus, sedem Doruvernensis ecclcsiac tertius ab Augustino suseepit. . . . Tempore quodam civitas Doru- 
vemensis ... crebrescentibus coepit flammis consumi. Quibus cum nullo aquarum iniectu posset aliquis obsistere, iamque civitatis esset) 

pars vastata non minima. atq«* ad episcopium furens se flamma di- 
lataret, '} ouifidens episin/ in divinum, ubi humanuw» deerat, auxiliuw, iussit 
se obviant saevicntib«/*i et hue illucqui volantibu» igniu/w globis*) efferri. 

Erat autem eo loci ubi flammarM»» impetus maxime incumbcbat, martyr- 
5 riurn beatur»*» 1111 Coronator**». Ibi pvHatus obscqucntu«u manib«i épis enfut, 
coepit orando pmculum infirma* abigere qW firma fortium inanus 
multum laborando nequtvcrat. Nec mora, ventus qui a mendie 4 ) 
flans urbi incendia sparserat onvtra mendie»»*) reflexus primo 
vim sui furoris a lexione tocorww <;uae <v«tra erant abstraxit ac mox fun- 
10 ditus quicscendo flammis parit/r sopitis atq«* extinctis o<mpescuit 

Et qw/d*) vir 1 Vi igné divinae caritatis fortit/r ardebat, qu/« # i tempestates 
potestatum aenarum a sua suor<»*»q«s lesione crcbris 7 ) orationibu» 
jvl exhortationibws rcpellerc ..'«sucrât merito venus flammisq^c 
mundialib»»/ pwvalere et ne sibi suisqw nocercnt, obtincre poterat. 
t$ Et hic ergo po*tqM«w annis V rexit eccU»#am, Aeodbaldo régnante migravit 
ad caelos, sepultusqi»/ eet cum patrib*» suis in sacpcdicto monasterio et 

ecclrr/a beatissimi apostWorMm principis, anno ab incarna/»,D,*«»/ni DCXXIIII* die VIII® kaUuJaium Maiarum. 

VIII. Cui statim successit in iiontificatum lustus, qui erat Hrofensis eccl*/ȍ 

episoywr. llli autem eccWç komanum p r* se «msecravit epiv./um. data sibi ordi* 

20 nandi cpiscopos auctoritate a pontifice Bonifatio, quem succès- 

sorem fuisse Deusdedit supra meminimus; cuius auctontatis ista ett 
forma: ..Dilextissimo fratri Iusto Bonifatius. Quant devote qiM»iq»»s*i etiam 
vigilant/r p r* Chrû/i evangelio elaboraverit \v//ra fraternités, n,« solum 
epistolac*/ a vobis dircctae ténor, immo indulta dcsup*r operi ve//ro 
2$ (vrfectio indicavit. Nec tmm omnipotent I Vus aut sui nominis sacrarnentum aut 
vestri fructum laboris deseruit, dum ipse pnmlicatoribw» evangelii 

fidtdit/r r ep»viiii*it : ,, .,Ecce. ego vobiscum su*» omnibm diebiL» usqu/ ad AHisamwd/ùwM sarCwli." “ Qu^é•) 
speeialitsr inmncto vobis ministerio nut clementia demonstravit, apc- 
riens corda gentium ad suncipiendum prœdicationis vn/tac singularc 
30 mysterium. Magno enim pnremio fatigiorum vestrorum•*) delectabilem cursum 
bônitatis suae suffragiis mlustravit, dum creditorww» vobis talentorwwi 
fidelissime negotiationis officiis utierem fructun* tnftendens, ei 
(... ante tribunal summi et venturi iudicis repraesentes. Dcus te incolumcm custodiat, dilectissime frater.") 





■' Cofrection île diiatêrêt, *: Mépm/iitMi, *i *| mrwftr, 4 J w/fM/hi # . Ui« «nain poMérifurt a iranicrit rabréviitioa, •) t «»t axmalé par dtai poiau. •• Co f faction de «fnfa/a# •) Le correcieur 

pohtètieur a, pu erreur, traduit l'abréviatioti par **) tnc main poaténeure a écrit au-iieiana wl fatifano«uw rra/ra sum. 


Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


* 


Original from 

i|j\IIVFRSITY OF T Al IFORNIA 
























'I 




v <* 

P t +r x 


;; 


T i c . 7 l> | fc*- 1 c*L>^uV*i>ëTtc* 

K / ^ u> JJp- 

’oc*«7fjW<-t-W<KW^V| J 
r u W* ^\ | «m*1XtA\ 


yb&B^u^f^^C^Ÿt 6 o »~Jj£rrt ~ J?* C 1 

fi 

.P _ n l. 

\<M^c^ r1u /l^>r>~u^ fiffW*y" fWrtuiy^yZ \*r- Or**<y\4/it4 
fi l*;«u.j !^a r«- r f^uWi>||i»w»» X ^ ct^l» N 

7\^&p A yArii'fi»t)CXlf'. |i<*i»Cc*-in*W < rt ^»* r of 


. ‘«•o 
<-* *> 


} cA*ju<lïortc 

; - — XI-L’q. 1 r» g ^t tf erli t y^ic * > , m pir* V J 

ü ccc-ip6r^?yvyt>i Ttcrt^rp** Ji.f^^p. 

l^wTT>ir^tit»n» mcCi^ViuluYW» 

■ ■ 


N ♦ 


^ f • V 1 » mrtir • «mt * 

'nfrmf Txfï o.f.^O- «LJ,** | ^ w ^6,#h*tM<llt>A‘e™*’ûA’t»<SrW‘ ru *' rM 

^ v ' t, "^»r'i*î^ P,Î^T 

r “ • ' ,1 ' ,>( î “•\e''f'»-**rrsi: ~<r~l n 'Jr-<rt;f, «««r i L „ „,u <V. Ot~ct uf u . 1 « U l>dr-îV 

‘^^U S Jrwé2*f* A'hcL^rJ ^■■T <U T'.: ,Z I 


J, fïj^uIwu^^^^T^cruy^«*ri^f(«^ 

|' uet^C«ti£î^<^ 

^'< m .U^-Câ«u«t«i.A.rt' -n^ry^ufur 

- T in -. l u.^ui4 r >r*C^Mi^^-‘f 3 ^\ uJu . V 

£ ^v^Xt>'^W^r<T^ n * 9 ’i u,k ^‘ ,u, ^ 4,l ' r 

„f4« ^1- 

rulUur nn>dCA^mAL<!^ < û »*&****"<■ 


f*l 

£rd-r 




f2 Ç I 


'/$>S ,cr r*r u r*?i-r v U 

«L^ ** * ^^l<i-T*yVrj ctu r 'A. /> J,,r,^y> ^-f lV r^ 

^ ^ rw’ > f » vy^ :r*> /r 

ôUl«o i' ,n p l, f" Ite i* |Q»wi» 

^ /* la-Acutf *f» 



„^*n.f J«^» t **- < W*a» 

,*»«» C.rrr^oru 4^«T ^ C ^ 


,u.«^ > f u 

lucrenU r.crcxxrrc . : 


^ V> *lrr^ U U l. Vnrîu »m f « <?-r4> tn |u a 

y» ci « * fAj ;>riot 

A A ^ • A I _ lS _ 1 J_• I 


^^TC^n 4 ù vV*rt 1 Tl 4 f V) pIll^TTV || ^rrhii-»-- - -J— »- (J | . 

1 ^Ui4cW^cp ruîji-âiTûlfCÂC<v«Xi«&'Ÿ*«' |4 fYo.r• |triVaka»Tur^iw> uér+\*™%* t f*b+-f> | 

r CD 'OCucV Toi frip^j^o*«iiTU«* , 'ijl>i<£(i4iK» H *t^ ^'1 CVU'tfV» ? fîilxii^p^yr 


uotefU 
ruv 


(^n -avnr* unciiH] 

n’^5n^<‘mnm^<*tT- fc t) tV->^':t* 1 WH 

^ 1 Jn^im-r/ccnj c*W 

vVo\iir^^ptv 7 *C 4 >rt-U>P p- 9 ))»TU>' 


tf- fr'&i&pvfbà *’• r " 

OrS-4 ^ TT c|utnT 44 ^^. fâiriuf^^ ■ f-lfrt* 
^-A*^rr* «nilit ^T - "^ t,y, ^^ ÎYV * ^k*'~É"U 

■*..* : < : v . •••: 


p<r 

I 

tfriV* 


♦*• # • • IM,*. ♦*» », ♦ • * 

ju>. :>\ I.iüfc^ ***■ : •: : • •’• 


Sacc. VIII. — S. Isidore. Ancienne écriture italienne (Bobbio). 

Milan, HtMiotcca Aftilirtmiana. L. 99. parte auperiore, p u et 35. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






















I 


• M ♦ », • • •• 

1 ♦ I •• ••*• t « 9 • • • • 




Sacc. VIII. — S. Isidore. Ancienne écriture italienne (Hobbio). 

Milan, Bibliotcc» Ambrosiana. L 99. farte sujicnorc. p. 34 et 3$. 


P eux pages d'un Codex en parchemin, contenant les tiymologiae ou Origines de saint Isidore de Séville. Grandeur moyenne des feuilles : 26,5 X 1 7 cm. Notre Fac-similé donne 
le fameux chapitre sur les signes critiques, les notes tironiennes et les noiae iuris (dans l'édition d'Arevalo chap. 21 , 22 et 23 du livre 1"). Le Codex appartint autrefois à 
l'abbaye de Bobbio, il entra à l' Ambrosiana en 1606 . On n'a aucun critère externe pour en fixer la date avec certitude. Par l'écriture l'on peut conclure qu’il est du VHP siècle 
(peut-être encore du milieu du siècle). Plusieurs copistes y ont travaille. Le Codex n'est pas seulement intéressant pour l'écriture, mais aussi pour les nombreuses abréviations, 
dont usaient ccs copistes. Outre les abréviations habituelles des manuscrits anciens on y trouve les notes tironiennes et les abréviations des manuscrits de droit. En particulier, 
le copiste, dont la main commence avec la page 81 , usait de ces abréviations d'une façon abondante. On trouvera un exemple de son écriture à la pl. 34 a. — Nous devons nos 
Fac-similés h l’obligeance de Mgr. Ccriani, préfet de l'Ambrosiana. — Etant donnée l'importance paléographique des chapitres sur les signes critiques et les noiae iuris . nous 
donnons dans la transcription aussi le commencement du chapitre 21 et la fin du chapitre 23 (d'après l'édition d'Arevalo dans la Palrologia latina de Migne, t. 82 , col. 96 et 99 ). 
Sur la valeur de ces chapitres d’Isidore et sur les sources, d’où il les a pris, voir L. Traube, Die (iesdtidite der tironisehen Noten bel Suelonius und Isidorus, extrait de VArchiv 
für Sténographié, 53 « année, N* 8, Août 1901 . 


LVcrllarc 4 e la prrai 1ère pace du Fac-similé crt une <lcml-rar*ivc rournntr. un* élégance, avec 
de» forme* de lettres irrégulières. Les hantes supérieures la plupart du temps tout épaisses ou faites 
de deux traita ( 8 . 9) 

Lettres isolées, a est tantôt ouvert et tantôt fermé, de temps en terni*! il a ta forme onciale 
(l, R 14 K fa quelquefois U forme majuscule, sa languette est placée bas (10 14 16). Les boucles du ir 
sont tantôt ouvertes cl tantôt fermée* (4 7 9) t souvent est remarquable par *a longueur (1. t). IKuis 
le t U barre descend bien bas en avant et adhère à la hante, en liaixon avec a, t est suscrit parfois 
d une façon singulière (1.11. 19). 

Accents. Sur a long et sur I, on a souvent un trait (en particulier dans !a syllabe h\ 8.9 11.13.14.17). 


A la ligne 21 . IVerlUrc rfaaur* ton! 4 'ou coup au milieu d'un mol le* lettres sont formées 
avec plus de soin. elles sont {dus grandes, plus régulières et ont une forme moins archaïque. Au reste, 
prises A part, les lettres ressemblent beaucoup A celles de l'écriture précédente et pourraient fort 
iwcn être du même copiste, reut-étre celui-ci a-t-il repris son travail après une longe interruption, 
en se proposant d'adopter une plus belle écriture. L'encre est plus pôle. L'écriture rappelle celle de 
la poésie sur les rnis lombards ,y»l tyd), pourtant elle montre un grand progrès. Elle rap|icllc aussi 
ta minuscule carolingienne, tout en ayant un tracé plus facile, plus libre; elle imite davantage certaines 
formes de l'onciale et cl c s'est encore moins affranchie des ligatures. 

Lettres isolées, a .1 tantôt la forme de ec — tantôt moitié ouvert, tantôt fermé — ou bien 
la forme ouverte de la cursive II, ao. 11). La languette de l f se trouve haut placée {H, 16.19). ir a 
ordinairement la forme de demi-onciale; seulement en ligature le trait »u|^r»eur se recourbe en avant 


11 , 3 8). La barre du i est droite ou légèrement penchée en avant fil, 2\ m est de temps en temps 

suscrit et a la forme d'un crochet 1 II, ifi 2H1. y est petit et sans point II, te). 

Abréviations voir les explications, pl. 34 1* Abréviations par suspension : Pour Sus 

on a A la première page h: Si, sur la seconde h avec un trait ondult 11 21 ; pour fus 9: I 19.fi; II, iM 19) 
A la fin des mots et «les *\llal»e* ni et m sont remplacé» par un trait; en (lamcuher, «Uns les syllabes 
**/ et *«/ n est souvent remplacé par un trait (I, a, 4 9 m ■ * I Aussi *«* et tum/ sont abrégés far 
suspension ( 1 ,10. 3. 12) Pour nu*. on a r avec un trait oblique (I, 5); de même pour la finale on 
a une fois 4 avec un trait oblique (I, t). r> </*J (II, 10). Juttmr ( 1 . ij), mut * II, 25). sont abrégés par 
contraction. 3 0 Les signes pour esm ( 1 ,18; K, 27), et il, 1. Il 19). éu/em 11 , 19. 24), est (f, 1.9), sont issus 
des notestironiennes. L'abréviation pour tW probablement est aussi empruntée aux notes tironiennes 
( 1 . S- 13 ; voir pi 34). 4“ Abréviations des manuscrits de droit : ai Suspension syllabaire ( 1 .12); 
bl abréviation par inscription d'une lettre (1.1.3 14.1$. 21); pour s *ué on a parfois aussi la forme résultant 
de I n suscrit et «te 11 (1.^ 17), c) abréviations de» pronoms relatifs et des prépositions, commençant 
pur p il, 1 10. 21Î; pour fuae t on a au«*i 9 avec trois points 1 1$dl vo»r l'abréviation pour eutm (I, 231. 

Nombreuses sont les ligatures. On remarquera entre autres I I souscrit il, 2. 3 4). Dans les 
liaisons tt, n, te, tm. ta souvent la forme d'epsilon 0 . H. * 3. 7. 161 

La séparation des mots est imparfaite Le» phrase» sont séparée* par des points A la fin 

«le la ligne I, 21, on a un signe qui se rencontre aussi dam le Gaius de Vérone A la fin des para¬ 

graphes (voir pl. «8). 

Les signes critiques sont d'une autre encre que le texte et évidemment il» mit été tracés 
après coup (I, 2. 4 6 etc.). 


file uelia sentent tarant» Practcrca quaedam scripturarum 
notac apud celebcrrimos auctores fucrunt, quasque antvqui ad 
distinctionem scripturarum carminibu» et hiNtorti» apponuerutst 
Nota est figura propria in htterae moi tum pi ait a. ad dcmonMrxn- 
dum utumquamqm verbi sentent larumquc ac versaum rationem. 
Notac autem veniibus apponuntur numéro viginti sex, quae sunt 
nomimbut infra scriptis. Asteriscus . . apponitur in iis quae 
ormvsa sunt, ut illucescant per eam notai», quae deewie videntur; 
stclU cnim dm 91» gracco xevmonc diettur, a quo asteriscus est 
dérivât us Obeluv . id est v rgula iaeens, apponitur in verbis 
vcl sentent iis superflue iteratis. sivc in iis loci», ubi lecim aliqua 
falsitate notata est, nt quasi sagitta lugufcet Mipervaru*. atque 
falsa confodiat, aagltia en un grarce diôâô* dicitut. Obéi 11 s . . 
s u per ne ad pu netus ponitur in iis* de quibus dubitatur. utrum 
tolH debrant noene. Limniscus . . . idest virgula inter gemanos 
punrtos iaeens. apponitur in iis loris, quae tacrae scripturae 
interprètes eodem sensu, sed «iiversts nermoniluiN, trannt tikrunt. 
Antagraphus . . cum puncto apponitur, ubi in traisslationibus 
diversus netisus hnlietur, Asttriscus . . cum obelo: bac pro¬ 
prie Arittarchii* utebatur in iis versibus, qui non suo loco positi 
emnt. Paragraphus . . ponitur ad sefanmila* rcs diverse ah- 

quantulum ftgurac: asterisri . otielt .... a rébus, quae in 

ronnexu concurrunt, quemadmodum in catalogo loca a loris, et 
regiones a rcgionit»us. m sgnne praemia a praemiis, ccrtamina 
a divcrsis rcfUmirnbus separantur Tositura . est figura para- 
grapho e«)ntriria ideo sic formata, quia sirut «Ile prinrij»* n«»tj»t, 
ita ista fines a pnncipiis separat Cfyphia .., circuli pars m- 
ferior cum fiuncto. ponitur In in ton*, ubi quarstio dura et ob- 
scura vel solvi son potevt. Antisigma.. ponitur| 


•5 


20 


t| 


3 » 


ad cos versus, ordo pe/mutanda/ /#/ Sk H in antique aucloribue 

l*»Hitua invemtur. . AntUimma cum |>Uf«cto ponitur in bis lo- 
cis, «il* in eodem smsti duplices versus %u*t, st dubitatur qir/s puti- 

us cbgendns sit_Diple: hanc scriptores nouri adponuivt 

in 1 ; librts ecclesiasticocuM viror^iM ad scpararula ryl «lemons- 

tranda teatimonàa w#crar«MV scrqmirat«M . . Diple per stincon: 

hanc ftrimu* Lc«jgmas Siracussonus ^Risuit Omericis ver- 

wl tvj- ad separntioncm Olimpi a caelo. . . Diple per 

strigimenc, id est eu* gemints punctis: hanc antiqui in bis op- 

pum la^t, i\uue Zenodotna KfTeMii» ix*v rccte adiccrat 9 ) 

aut detraxerat aut purmutaverat. In his et nostri ea 

usi n n *t. , » Diple bolismene int/rfmnitur ad se|>arawdos 

in comcdis tvl tracoedis periodus. . . Aversa obolbsme- 

ne, qiMticns strofe et anti»trolu» infcrtiir, , . A ver* 

sa cum obolo ad c i (Minitur qmic ad abipiid respiciunt, 

ut „Nosnc tibi hrigic rcs vertene fundo ronamur? Nos^ 

An miseras qui Troai Acbiris 9 ! olôecitf'* . . Diple »up/r« 
ne obolata ponitur ad otMditiones locor*«i ac tem|«iruM 
, Recta et aversa sup/rne ||ur»on;iriaMqii/ mutatas. 

obolata jKinitur t iuu loco suo monade significante 
. . Ce r » onium ponitur qir.éiens (similcm seqwntem qM*pu case, 

multi versus inpr.*bantur nec |vr singulos otmlatur, 

1 r 1 smon: haec MMÊtm euèm fulmcn dro/af. 

sols ex vHilontate uniuaruius«|uc ad alupiid 
n<daii*luiu ponitur... Phi et Ko, id est frontes: haec 
ulû alnjuid nbscuntatis est. ob sollicitudinem poni¬ 
tur . . Ancbora superior fionitur, ubi aliqua re» 
magna omnino est; , Anroia inferior, ubi aliquid 
vilh«Nimr vrl inconvenientius «Iruuntiatuw est. 

. . C rouis nota tantum in fine libri ponitur. 


S 


lo 


■S 


. . Alogus nota ad mcrxlas*) adhibelur. 

J'iunt et aliae notulae bbrorum pro 
agnoacendi» his quae [>er extrimitatea psgmaruia 
ex|Mittiintijr, ut, ubi lector in liminsre huiusmo- 
di signuM invenent 9 ), ad textuw recurrens ciusdem 
sermonis vcl versicuti sciât esse expossitionem, 
cnius similcm supenacentem no<am inveneiat 

XIL Ue nuti» iiiUarilia*. Vu'garc» nota» Lntiius 
primus mile et ccntum invenit. Notaruin unus 
crat, ut quidquid pro contentionc apud in iudices f ) 
dicerctur librani scribcitnî conplurcs simul 
astantes, «livksis inter ac patub*/, qui*Di quUque 
verbâ et quo online cx« ij»erct. Romic ptimus 
Tullius Tiro, Ciceronb blcrtus. commentatus est 
• I tantu.* pracpMSjtinnum. Pont cum 
Virsamnius*!, Kilargius et Aquila, libertus 
Mécénat u» 9 ). .*l»u* alias addiderunt ; «leinde 
Scnèca 1 ^ contractu omnium digextoqaa* rt aucto 
numéro opus efticit in quvnqnrr miba. Notae uutem 
dictae. eo quod vcrtia vel syllabos ps«vtix»i ca- 
racterib«v/ notant, ut et ad notitiam Icgcntiiuw 
revueent (Juas qui <lc«U erunt, nroprte iam no¬ 
tai! apt*elUntur IM mdl» InrldlrlN. Ouae- 
d.im antewe littcrae in libris iuris verUirum wio- 
rum notae smrt. quo scriptio ccleris hrcviorqj*/ 
fiat. Scnbeliatur enun vertu gratia \\sr h et f 
Umum factuw, p«*r a et c semitu* Awsultus, per 
r et p res puplka, per p et r («iputii* komanus, 
d et t dum taxat. per suiiinam m littc- 


îo 


m •• marge Peur cmifM U nm. és #♦( ueeiil. *• Cerwlieii ém y#rn»i« • Um potlériturt • m dnw« de tu lien» 

4eesfti* ivI/(4im ' r«er#(il>»u 4e ••»»>«• r»W • pua* d'auuua wianu*crca. ou u fs* reulWiu# aol iu ludarua. Le mu «/ud uuiik atou èiê cerngé 
«au autre ta«ia ’j Pou» •» Corractiou dm t'ifesammmwi •/ fou M •») fuir Ssussu 


per 4 et t dum taxat. fier supinam 
ram mu lier, per p sec und um naturam 
(pupillus, per b averso cafiite pupilU, fœr unum k kaput. per duo k k iuncta katum- 
nue katiau per t et a index catn, |>ef 4 et m «lolutn mil uni Cuius genens plun- 
mue consimiles noiae in libris antM|ui» mveniuntur lias iun* no€as novitti im| 4 :ra 
tores a codinbus legum aliolcndas sanxerunt, quia multos ;»cr ha» calbdi tngenm 
ig—decipiclonc, atque iia i— Cft ■grihfdj— l> bgftWI Bf t t rU » Ut Milhl 
,.:*( 


cr r nrcs. nul las ambages ancrant, sed sequenda et vitanda apc rtc dcmonslrcnt.) 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0FCALIF0 
















»> 


O 

tT'UU 


r 

~Ti 


_L*~p l*L n*M*uM/ r *Y*-b-'- C^f^rUr^ 

L*)mmf il^U*** t> CCÿ\ O MOmi.it 

utcM^yh 

T** 11 *? 

Û^^JrcLft* - 

ar**> JpÀ.JJO TV^P xctx ^’ 7 ~J 

* - --— ]'Sr 

««f ?:>«&'»*'- *»H^;^ »»« ; p/"“ n «-^cAwc 

•çyrfirt^JJap^/rtjrpTu^^***"tjh op Lt\yJ\sr-tV^i ^/î 

A 4 ~rr u/nJi*J" CH*l*>fl - Jycrf*r. <jurr*riily èsyi^c^ 

nr^r^iT^y^nr» î p 


/.V*irHMii , <''/r , *i , » ,| «in^'»V! fw*’'««i^* îïvi'Uÿ»Z*^wV' , *ii’’ivV 

. yOrî Sv.yJ* /«• v 4 \wr 74 rl'U* , rt£’'y i “''o*.\m**xr& 

**»»**v 7 isV&f&u&w'r-- OdeUtfy . 

| .ÇrlUyniVfa'h&'T*'^ <iC*f*û*4t*:S£Um/'i'zLj\*t0*»/î}tsf4'£r^î*’i Or’J*J l :rii r 't'~ : . 

^ V)*u»i"/irfjrr- ^£7* •*••» *-b++***^<Mn>y^'*Sd-»£~t*u hjjàt jp* r***Lt**fi&jZyÿr*r-'T*L *••*•* 

t £ • r* VUairAtr* r frHL^f**Jjr *TW#n *dfcv*l£ j 4 

l ^ V*4**‘ * £r+*-4 fZ+t, i**>SrV4k4o&ySr'& oAU ï7l»*4rJ*ÿ/*/llldc} *• * r yt>4r^«H i 


jm+*r* 


‘5 


^e^/Voi^vv-'f.^ 1 ’ X denasùe'$f>en*t 

il — 




. . ^ , 4^rr' , t*- l V^.cr^ro^T#^i#<rCv.i«<.tiûfii^ 4l ,^»(‘îa<ii4 1 0-/^f'''»2i-»^OT- Qmn&k" 

<î4<dirfyjirVr^râ/1 i*J„ 

<*-» S*/fyC«*r-/ifbwjij'tïymttriXtàr ÿ". L Xr t| ^r]%\«V,-yâ /. »i ^r"/t,-j r,*Ll\_i~d^«i+- 

’+'Uty w^rc.^.^» w xv. b«^oex-,sc.vt 4 .i. :=;«<a: I 


oj-# 4 ,^iC,i-ir*rV'» 7 .^r^H tYV 4 ^’* '•'J~r*i ‘f*''■*****’•rv* -x- 0 '^-p 1 
^ t-v^» rV<Ci« <^i«VA«îniî^V^ /?* *• *for-Ji*dO <r^l$Cu/|ii »*i h » * ^ r>" 

4 ^frK>iT*’J»*ry*¥dtr- <ia+i~yUo±~Jt>i A *+lf*ri 3 )yl 9 L- )1<W J • ■ L * ,J - T ^ 1 

ZJttàfrZm- #A^^(iitv*< 3 i«^^ ,l ^Cvi# m.Ljfl^ V%*ô 4 ~h 

j 4 rw-^*|( ty<f 1 C\y- 0 ' f Ja£t c ï ru .i* ' 

b •*-!»*■ &cLyî^drYiff*^nJL.*bcLikr, £i+MrJêïi,-**mAt It^Mn **Çtt *Crû%pvjj&Li) * « 

r^'Vf** b+r*cuTd. 7 > & J» C<»-A.-^f-" 

J ^* tr fc |C ** ' r ^*’ •'^** r»»- 4^*. 

°l«**> ysi+»'r^L+'**"«ArXi V»T:<^r^*<N/tx^CV^<7,-JL 1 ^ ftL*J}«r?<rw[lil*%*’Lp n &- 


.^(icS'quoqdfPc'u Ji zrtox'K^rrVlJ*^*L*lxP~y« i J&J‘ r < +^ar*4'?-^uW&* ^ ' 

*ûfJ'p?\%rl(n t~U 7/ mrttn/jqjnÇ^L&t?. X*U 11• ^ Cf .\H< CJ/ SC 

4 #r, 

T><*Ç fU'' fNApXCI<f~0.V^11 •• r^o^c 



l<*f\L>. ^«kic-vw^^-H^r 

''<t,b/c*J 9 c/tT*ftlarT 7 c<trnur}Jo-l !*• . 

f* r y^ofifc *?j Y'-2’ h Ÿ^lfV^Ur^y jr *»*«7 / k'^ppib^ 

toJ *r>*»«?Wr 

S^rXdf~r 




/ ’ ^rtaie^\^y^/»fFLé -# ^T^WftKVC l]+U<*r 

f*" ^ i^^jLr r>£» L+ji~rC*r ,1*4-J* M*<y' 


• ••-*•• • 


00 


Saec. VIII. — S. Isidore. Ancienne écriture italienne (Bobbio). 

MtUn Hiblkttcra AmbroaUna, L 9g, parte supenore. p 102, 103, 150. 


• » *'»t • • • 

• ••••• • » 

t * ® • • • •••,». 

• » ■•* • • ♦* . .*«♦, ♦*,• 

•• ♦ • ••• • • *♦• •*••*• 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 














Saec. VIII. — S. Isidore. Ancienne écriture italienne (Bobblo). 

Milan, Hiblioteca Ambrosiana. L. 99. parle Kttpctiore, f». 10M03 ijo, 


E xemples de la seconde et troisième main du Codex Isidore, de Bobbio. Voir les explications, pl. 33 . Les deux Fac-similés de la première colonne de notre planche représentent 
les chapitres 30—33 et 39—42 du 3 - livre des Etymologies, le Fac-similé de la seconde colonne (l'écriture est de la troisième main) contient les chapitres 11—12 du 8* livre 
(édition d’Arevalo, dans Migne, Patrologia ta!in a, t. 82 , col. 170—173 et col. 290 — 292 ). 


L'écriture eM fortement cur»ive et un peu penchée A droite L'écriture «le U seconde colonne 
ressemble fort A celle de la première, pourtant la forme des abréviation* montre quelle eut d'un autre 
copiste : pour tri on a dans la première eolotinc —, dans la seconde ^ a 3. A, b g. ijï; le signe |KMir 
mr (Uns la syllabe tmr e*t placé «Uns la première cobwme au-dessus du t. dans la seconde A côté du I 
lai. 2; I»J3 33I. On remarquera au*»i. que le nombre des abréviations dan* b seconde colonne eut 
bien moindre que dans U première; ainsi le trait ondulé pour ut ne we retrouve que très rarement, 
tandis que dans la ptemière colonne, on en use très fréquemment i.ai6, l»3i). 

Lettres isolées, a e*t ouvert et on le confond facilement avec u (ai. a; ln.î) l e trait 
supérieur du g est droit dans la ]>remière colonne ou légèrement penché; dan» la seconde, il est 
généralement recourbé (ta 7. b 10 11). p a la plupart du temps la petite forme cursive jaa 9;ba. 31. 
• «Uns U syllabe «»/ est parfois sustrit d*unc façon singulière Jtxtrmni, a 4. U; comp pl 17a, ligne 14, 
et pl. 33 11 . ligne 1 fi. ai; (Uns dûmmt, ligne au. ■ est A sa place ordinaire, mai» u est abrégé). 
Abréviations (comparer les abréviations dans l'écriture anglo-saxonne, pl 3*): 
js Abréviations par suspension, comme dans les manuscrits romains : pour ht*, on a h 
avec un crochet de forme arrondie ou avec un trait ondulé \afi. 7; b31 ; pour p$t on a q avec un 
crochet arrondi 124 q ou avec un point (bt. 19). Pour ■ A la fin des mots et quelquefois aussi A U 
An des sylUbes on a un trait ondulé 111 4; bi. u). Pour la finale rmm on n'a fas l'abréviation avec 
un trait oblique mai* r avec un trait horizontal a 7. 13» bfi 7 ; U finale ium est pourtant abrégée far 
1 avec un trait oblique (.141, tri *♦*. tumt et beaucoup d'autres mots sont aussi souvent abrégés far 
suspension • a 1 a. sa; b 4V 

z° Abréviations par contraction. IXtut a6l, éitrimr laA. I7;bs 1$ inttrfrririut bg 32 , im/ • b51, 
umm (b34), umtmm 1 11291 et d'autre* mots sont abrégés par contraction, A la façon «les manuscrits chrétiens. 

j» Issus des notes tironiennes sont le* signe* pour amtem •* a, biR . ram a 11. ta), tntt (aa.3), 
tri (a3. A; b9.13», tt (Ai- 71. I-es signes pour mritm. tint, nt> ont pourtant une autre forme que «Uns 

les notes tironiennes. De même l'abréviation pouf iW (au. 14; 1 * 5 ). faite d un I barré, fut peut-être 

imaginée A propos de la note tironicnne : cette note était formée far un I, portant en haut, A gauche, 
un petit u. L'abréviation pour U dans les mots U tri se compose d un petit I, entre deux points; 

dans les notes tironiennes. «mi a I pour in a A 13; b A 9). 


4° Abréviations des manuscrits «le droit: 

ai Souvent la finale mr dans la syllabe mr est omise et se trouve remplacée par un petit crochet, 
semblable A notre virgule (ai a; b 13.33V Pour la finale ma on a un trait «mdulé, placé âpre* la dernière 
lettre (mm/, aïo; mttmt % mmtu, a 16 . Pour A*r, on a h avec un point '>4; bi ; pour Imooah avec un 
trait hot limitai (hé, aa). 

b) La suspension syllabaire est principalement employée «Uns les syllabes qui finissent 
par rr ttrra, a lo; mtqmmiittr, an; imttrfrririmr, b 9. 32I. 

c Abrévlat ions par lettres suscrites : tvr», a 1 ; frtm*iftmm r a 11 ; ptitin frimn, az6; yviè a 33. 
Pour fui, 00 a aussi q et l a suscru lié avec l [prim. iA. 24; comp pl. 27a, ligne m|l 

di Abréviations des pronoms relatifs : /«Mé (a5 A; bi. *5», fmsm (bi 1.331. Pour fui* le 
ciq-tKie «le U seconde colonne se sert de la même forme d'abréviation que *hmi» avons rencontrée 
dans le manuscrit anglo-saxon, pl. 3^lijne 11 h] , pour puri il écrit qsi (b 20 31; dans les mttmt 
éunt on avait la suspension syllabaire q** voir pl. 14, a 3; voir aussi les .V.uw ! u^dmmtmtn dan* M*.mrmen, 
Arimrum iritrmSi, dans tCcit. Utrmi, Leipzig iSfia, IV, a80). Pour put le Copiste de la première 

colonne écrit q avec trois points (127.2*1. 

c) Abréviations des prépositions commençant par p Voir /tr *a 15; bt), /w, frt ai f\ 
frt (ata). 

f) On remarquera encore les abréviation* pour tmm afi. 20, b*. 271 et ntt ,aiV 

Nombreuses ligatures. 

Séparation de mots et de phrases. I.a séparation des mot* est imparfaite La séparation 
des phrase» est régulière. Après chaque phrase, il y a un petd espace blanc. Le copiste «le 1 a première 
colonne met souvent un point A la fin «les phrases et de* paragraphe* (aa. 4. lAl; le copiste de U 
seconde colonne met un ou trois points A la fin des phrases — pourtant il semble que plus tard on 
abt ajouté beaucoup de ces points — il met trois points A la fin de* paragraphes 1 b3. H 11.1$. iA). 
Les phrases nouvelle» commencent par des lettres onciales ia6.biAi, le» initiale* des nouveaux para* 
giaphes sont plu» développée*. Ligne bi «lan» le premier mot, ligne bis dans le mot mnkm et ligne bi$ 
«Uns le mot tmtutn on a un a demi-oncial 


a) (Forons v#r# mundi ita mon*trat«r, qucewadmoduaw ercgit»r mamh/ in septemtrio- ') 
nalcm plagj«v. ita dc^ linatnr in australes Caput *utm tînt tt quasi faciès orien* 
talis regio ut ultivna fars septeintfiûfali* est VIII. Ile rqU eféinqiiM* somine. 

CieUiM tilusofi rotundu«, vtdubi’e atqur ardente** este dixerunt. vocatuwq mt h.* 

5 n •mute, eo q»W tainqua/* vas caetatiu* inprcssa signa b .1 beat stcllaru«. 

D.stinxit <•*»* euu IVms Claris nominih«f*i, implebit*l soie snliret, lunae or le 
fu'gcnti, ri astror»«v micantiuw KplcndcntduM signls ador nal.it «) H»c tuton grece 
ur in.vr iMht Al M ï TV APAI I ndo, eo W aet pracscus*) sit h *d 

spe«'ulanduw punor. VIIII. Ile raelesll tp+rae 7 situ» Ipm 
lo cacb tri spe* n** qtiaeda** tn rotundu/» formata, cui mt centrum Urra tri ex omnibus 
part il «u» arqualit/r i^eciusa. Hxnr k)eris ncc pr/hrifiiu« habere duo»' nec 
tsrminuw, idco ci*W in rotundu*»"), «vi ubi «lésinât. n.*v facile »»*vprrhcn«UtMf. Philuso- 
fi atritm mundi VU caelos U tri planctas dixerunt. qoor««r orbiL**/ conexa 
memorant omnta, quo* sibi innexos tt ivlut insertos muri rétro ri c^s- 
• 3 trano eeicri* motus ferti arbitrant** X* rio*ée*if *perne 

«•ta» Spcrae motM/ duob.v/ a.\ib*j- vulsitur, quorniv un»/ tri MTptem- 
trionalis^i, qui nu«rquam videt^r rt austronotius d/W/»r His dudax polis mo- 

(tt)luM, rd quia sicut rut ru* volvuntur. XVI. Ile ruarexl* cacll. 

Convexa tmt*m «II. mt • M iMf a «orvir.ite dicta ut tri illud: „CVu- 
20 vcxum quotiens cludit nox humida caeltui *. fjtivczuw mUm cumia ut. quasi 
v/rsuiw scu inclinât u* ri in modu/u cireux flrxiiw. XVII. IM* ianali raell. lanu- 
ae caeli duae %mmt, ortus tt occas*r. naw uni |*orta sol pnaedit, aba se recifnt. 

XVIII. Ile géminé farln cacll. Varies caeli it\ caput orientalis regio, 
ultima sefitemtrvotialif. de <|ua Lucann/: ..Sir mundi fars ima iacct. quia sola 
25 nival 1* prêpetuacqnr prrmunt hicmcs *. XVIIII. Ur i|uatlner parlibtui 

raeli. t ardmes cacll $J tri pJogne tvl partes quattuor »n mt, ex qu/bu» pnma pars 
orientalis nt undc h\*[u** stltlae^i oeiuntMr; secunda occklentalis, ulù nobis 
alkfMir »telUe occident; tertu *eptemtrkmal«s, ubi aol f^rvenit in «licb*^ ma- 
iorilin/; «|uarta australis, ubi sol turrenit noctiba/ maionliw/ Orvens amtrm ab 
30 exortu solis ut nuncupatmr, occiilens, q«.^ dscn» faciat occidcre ati pu interne, 
abscondit tmim lumen mundo ri tenebras sufodnduclt. Septemtrion ,1 ».y*i 
a septem stillks sxm voratus, quacque tu qao revolutae rotant»/'. Hic prairie 
ri vertex dAVsr, co q»^ sertit»/ Mcridies j aum vocata. tvl qWa ibi sol facit mediusv «U- 
em, quasi medie» 11 ], »r\ quia tune purins mirât acther; mer»«v tmim litritur pur»w. 


V l.i »/.a HmI d*«n pud f M li llfM ptécédcnia ilpwc «i tnommltm. ') DumihiIw. • iw^mt *i mJmmmr+l 

*1 Ar»«èl« • ci.VO rué ooda^ai. *» Aimla ^r«/ 4 nm«. *< • fèmumt. *> iXèM Am * tammm Mita 

nrrWh». nmd* ««ripiil ' f»aw» A ir««S ni* f«M mx ^n—» »oda ^/•4ifui|«r *•»««•«. nttm *n%<rnti% •*) rittUt M U*» 
Araval» awWiér* 


b| altcrux» in occulta animi rirtute. Nam multi hostis insidus tolérantes, et cunetis carnabbus desideriis 

resistentes. p tr hoc qn.s/ se omnipotenti Û#o in corde ma Uf8l WKÂ • ' "» Ndl tcmporc martire» faeti s«r»t, qui cti- 
am, si fvrsecutiom* teinfuix exteterit, martire* potucrunt. XII P» rlsrleU. Cleru* et cleticus bine 
appcllatos. q»M Mathias sorte clectus e>/. quem prirnum per apost« 4 üs legtmus ornatum 1 ), , cleros* tmim greec 
5 sors tvl hcrcditas tïtti/mr. Fropterea ergo dicti elervei. <j.via de sorte s*»t iWVnà, r A q»ra D.wrmi partem habent. 

(Generalitfr **trm 

clef ici nuncufiantur omnes qui m ecrleda Chr/rii deserviunt, quo€»<» gradua et nomma h.irc sunt: Ostiarius. 
psalmitta, leet«M, rxoreista, acolitux, stilidiaeonus. «Itaco»»*. pr/rb#Arr, rpi/qM. Ofdo episcoporsM quadri- 
Ivrtitus tri. i J tri in patriarchis, archiepiscupô, mctropoliti» afq«v* episr oj*r/. Fatriarcha grcra Imgua summus 
jatruin int/rprrf»tn*r, q nia pnmum, \J nt aposlolscum retend lucum, d idco, q»#v summo honore fungitur, tait nomi- 
10 ne rensetuf, sicut koiianus, Antiocenus et Alexandmius An hiefiisnyv»/grego 1 ) vocabulo. q/r^ sit summus efùsc«v 
|H»r»«v, tenet cm» vseem a|Kj*tohca»i et p/ur*»idet tam inctro|»ilitani» iimum efM».>/r/cetcris Singulw cnina pc«n*ii*ti- 
is praeminet. i v >uor»w auctorrtati et doctrinae celer 1* saccrdotis s ! subiecti sunt, inné quibus nihil reli- 
quos episoyut ageret*) licet , snllnritudo enur totius provmciae ipsts c omis sa tri Ovnnes *utrm superius designa- 
ti ordines une rnilrm vocalmlo episn/r nominantur; »ed nule privato nomine quidam utunt»r pmp4f difctmcti- 
13 onem pot estât tim. «jusm xingulariUr acetpcrunl. Fatriarcha tat/r pnnripum ..archon' enim prin- 

cef»s; archtcpisojtos prim ef*» episcoporMST ; mctroooliianus Kpiscopatu* antrm vocabului» inductum. quod illc 
qui »upr/efficitur, sup/rtntendat curam sciliret subditorau gère ns, ,,*copin cniw latine^) in latine întende- 
re «b ntmf F.pi/nyv tutrm grcce, latine sfxaculatofcs Int/rpraetantur. Nam speculatoc tri praepostlos in ec- 
clesia «beto* ro qu»d stHrculator*! atq»r ftrrquciat fuipulotiMr infra sc |K»»iior»*v m«»rcs d vttaw. F«mhfcx 
so prince|>9 sacerdotum nt, q»**>i via tcqucntiUM, ip»c et summus wrerdo», ipse fHmtifcx maxitnu* nuneu- 
patur. Ifœ enim efficit sacerdotes atque levitas, ipse omnes ordines ccclcsiasticos d»|»onit. ipse 
quod iHiasquisi)*/ f acere «lebeat. osteiubt. Antea antrm pontitices et rege* crant; nam nuMXn» h an erat 
connuitudo. ut rex émit etiam sacer«lo« vel |>ontifex. l'nde romain impératrice* pontifiera «licet»ant»r 
Vates a vi mentis appellatus, cuius signifie a tw multiplex nt, nam mtxJo saeeidotem, mcxlu pro- 
25 fetam ugnificaL modo fwctam. Antistcs sacerdos die tus, ab eo q»*/ ante stat, primo* tri eniMi modu» 

in ordinc ecrlesiac, et supra se nullum hatiet Sacerdos mutrm rumen habet conposituur ex grceo d Utino, 
sacrum «Uns; aient cni»r rex a regendo, ata T ) saceidus ad*; a#»c/ifirando vocal us tri Consecral mm 
d &r»c/ificat. Sacerdos*) amtrm gentiliiiM flamminc* dH ebant 1 ^, Ho in eapite halielant pitlcu»r v itv qao 
crat hrevis virga desuivr, habens lanae aliquid. quod cum vtr estu 11 ) Terre non posa nt, filo U^uv cipl- 
30 ta religare ccperunt. Nam nudu penitus eos capüibua ünciderc 11 mé crat, unde a filo. 

qui» Utetanltfr. fiamminc* dieti «unrt, «j»»ki filammia. Ver»«r festi* dicbm filo «leposito pilleum ifipone-; 
lant pco sai erdotii emincnlia UttA*itrt gtcce, latine senior int/rprr(U/vr ; n*» pro date »vl decr^ •••• 
pila senectute, sed fMof)Or honorcm d dignitatem. q u*m cepcrunt. prc/beirri nominantur. Idro' b\ 

pr/rbr^ros** sacerdotes vocantur, q»v *arr»w dant, sicut epis«^M; qui, licet smt sacerdotes, taw/n |dn|Klfii|i« aps(cem) 

t f • 

IMA 

- - 

• «r*n»«tiM» •» |t»a *1 ttfmt • mgm ‘ grtu • tpmirinr * hla. * i» * xw W wlw **1 rf» uknmtm* 

m \ •••• •••• 

# 



Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 











il' . , T _ ^1*: 


tt&r. •* 




% a 1 t 


\ 1 %' Y.'V \ r ' ' f ii 

V— ■ ^Yfi ri *' w< "* v ^ , t 




|p»A> ’, 

*5. * V* 

éjA£ c : 


10 


«5 


■. W. A^ Æ Spfr*?*. H 1 ,•••,-,-/ • - v~ 

i - <4M"* fHcPwi'V<*j>Wt<«rtV> ûtVffA.dar'ïüÇ 

it- A-*^^TT'*^Hpj. ^' t *" ■A'\i«*;»i»v«'A.*ii^'i <v*v>« A^j 1 fftroVvô»vl{ 
y«r^viaA'M<«^«suif w«\Ate«\^.M*sr. V* 

J àr'^T'^*# ’ . 

'•’| W * jL V i£ ^ afv jP rw ' A^W^^Ao ; v^^ùv t H< >;-» 

/ ^ a CpUe --Vus-.^A*>Jlv,U|«UlWtr.. ■ 

, «* ^ : ‘Yr : " a 

>p tttUW* ,JJvuw.|? AH'w>»U «s •; - 

* ^^UA»«ftr«h- ' »wu« <«»cr 


AJ}>Wl i ^ & À « \X *Ti-<r • ^ 

KSJ<v» <n*p £ArtvvA»«' 


20 


.criv^ \^vt4r" 

. --” î "'{ " V- -- \ 

' •«Or* , J-P'<»A«t CÇ*\c ~*X:Cy <{<«- ''^ 4âir^Y ver • •’ 

* 'ï* Y' vX^^Ar^U^Kv,^^-, » 

• (o/Au^jtAîru ^..îZLrc^,^, 



\\ 


\ * U ' h s. 



• 5 . 


6c ôru>d- 

^Ul«I> 

txs+ru^Tu* 

»\ ôciniittrf» 
^C^UctÆwi 
Tj*c6y43»*uc 
(X o*nu<£f 
^C t*v»t t4<f 

■ ^«tyun^W 

*CtyMttat»V- 
tf lc«n &* 

* ; ' 1 I 

4jC £aut <ccuiT 

: 

éje^uU,^. 

# £jc • - 

^Ca.ncli^t 

<’.*' ^Cu.Ilu.n^ . 

sgpgK 
fr^ 


Èfci^ 


'Ctut Cdn^la^tu^ 


«t 


^kL* 

VHt^ro Wui4o 
^'toiiùcura 
^eMtyiu^t ^iC^ÂTt^r 
^cy^txuf 
Ct^^a 
&<9«D 

<u^Uct<9 t>«*c^a«r 
JuVlClO VfCuWi.’ 

Ip^iVV»^ n^ano 
*>»«** nu tue ciu 4 <u>' 

.^Civ>iu InteoVCiinu* 

f<h>46cu<x*o tun&ra 

u*n*&Sêc*4iér 

tu**iL^u4 ’^wBr 

|t<VtVw^v&&n - 
UiUtt^ . 

^yVtciveu^ lilâr 

ija\>vw ^éCvTOVïf 

^L&\u. wuli <nu. ltoc <5fV i Vtcocict 

Ct ^uto'*\o mitui-ü6^u*i cC 

* . *1 - - €, 

^cuctii 4*ny t&-> jç\ u t - 



•fl 

f, 

itiwi 

« titetec 

Wf|tW‘ 

*Y| 
fuUste 

^Unc 

i 


.tttccu^ 

J 

bfcu4 <> v^n ct^w «sxc * 
aaufr' 

Mm qmifuC|t^ 

v^uvfu. * 

% * • ». 

CÛiTM^tC^ 

CUMtlucUc^^ «Mtonfe»/ 


I | 1 

I . ^ . ^|jrt 

'■unewf Cyôfifrj u.CyS*i4- fTr ' »: 

^niTU»tu< ..; 

% vcicÆuofu/ * 

t x N I t v „ fv JnwAt* 

nirnwi vicmf^ Æ«.^rio*©ik»nth « *4c^ y 

Vu nél*V>4 # ^v«*vAri > 6ÿti<xtc«zu< 

>Kinw4 cuVttcc- >Ct4«H 

|unfiTbii cV^VHif 

nca^*?- ^CoUiækj ^ttilucre^ 

* ; • r . v T . 

>w 



^ t! *n 0 t'\rt ><**fin tv*r 

CCCl **X\< y fhAï Æ^Vllf 
*1 L .\.ÇVx,ac. . 



, ^ï; ^4rw4uii a . /T, / ;NI 

, 2 l i- 9 

1-urfufucMU^ .^flvtt4 \ 





ante A. D. 779. — Ecriture visigothique. 

Escortai, Real biblioteca de San Lorcnzo. RIIiS, fol. 85. 


Saec. VIII. IX. — Ecriture visigothique. 

Berne, Stadtbibliothek, A 92 » 3 . 


Digitized by 


Original from 






























ante A. D. 779. — Ecriture visigothique. 

Escortai, Real bibliotcca de San Lorenio, R II18, fol. 85. 

F ragment d'une page du Codex Ovetensis (primitivement de la yglesia mayor de Oviedo). Une grande partie de ce Codex est en écriture 
onciale du VII e siècle, mais beaucoup de feuilles, ajoutées après coup, sont en écriture visigothique. Cette écriture est ou demi-cursive 
(voir l’écriture de notre planche) ou bien se rapproche de la minuscule visigothique perfectionnée (voir pl. Vil dans Ewald et l-oewc, I. c.). Les 
fragments visigothiques doivent avoir été ajoutés avant l'année 779, car au fol. 65, on trouve mentionnées par une main visigothique deux 
éclipses de soleil survenues en 778 et 779 : Obscuratus est sol in era DCCCXV! tertio kalendas Septembres ora undeelma diel luna X. et in 
era DCCCXV/l AT//, kalendas Septembres ora secundo diei luna XX. Notre feuille est palimpseste. L’écriture primitive, dont quelques mots 
seulement sont lisibles, est onciale; elle contient le livre des Juges, d’après la traduction de saint Jérôme (pour la lire, on doit retourner la 
feuille). La récente écriture contient un tractatus sancti Augustini « de petere pulsare querere>. Voir la description dans P. Ewald, Reise nadi 
Spanien im Winter von 1878 auf 1879. dans Neues Ardtiv. 6, 1881, p. 275; et dans P. Ewald et G. Loewe, Exempla scripturae visigoticae, 
Heidelberg 1883. C’est à ce dernier ouvrage qu’est emprunté notre Fac-similé. 


Ecriture visigothique. L’écriture visigothique — ainsi que lancicnnc 
italienne et récriture mérovingienne — est issue de la cursive romaine. Il est 
facile de le reconnaître dans notre planche; l’écriture est demi-cursive; les forme» 
caractéristiques de l’écriture visigothique n’y sont j^as encore toute» développée». 

Lettres isolée». Voir les explications, pl. 36. On remarquera le fréquent 
usage de l’a oblique : on le rencontre non-seulement en ligature, mai» souvent 
aussi là où a est indéjiendant (a h du^itamui, 2; autrui, diabulo, 3); en certaine» liai¬ 
son», telles que ar, am, an, ai, a est dune hauteur inusitée (acafiit, 4; amande, 11; 
m/iditatrm, 13; comparer la forme de l a dans la cursive romaine, pl. 22, ligne 5.10); 
au lieu de ae on a e (1. a), d est droit (t. a). * a plusieurs forme* (1. 2. 3). a n’a 
pas ici la forme caractéristique de l’écriture visigothique (voir pl. 36), mai* la 
forme de petite cursive {trga, 3. 12; tftr, 11.14). o est souvent petit et étroitement 
lié aux lettres suivantes, en particulier avec m. n, r, a [kamnit, 4; m»#», 5; rtrum, 7; 
mas, 1 2). p a la forme cursive il), r est toujours aigu (5. $). Voir t {a^astaUrmm, 1; 
dubitamur, a), u ne se compote souvent que d’un trait ondulé tracé de haut en bas, 
en particulier dans la liaison tu (/*/«*/, 7; priant, 9; virtui, prrftdtur, 19)- Voir x (6. 12). 

Abréviations. Dans le mot qurnmur (S) on |>eut voir un exemple de l’abré¬ 
viation souvent usitée pour hu et çur et aussi en général pour la finale tu. Le 
mot mnt (5) donne un exemple du signe par lequel on remplace quelquefois ni 


ou n et aussi rm dans le mot itrm\ mais plus souvent ni à la fin des_mot» est 
indiqué par une coulée (voir autrui, 3; pourtant on a pour autrui aussi lum, c’est- 
à-dire une abréviation par contraction). Le copiste semble avoir un goût particulier 
pour l’abréviation de munis, amnet, faite par l'omission de l ut ou de mr (4 6- 
Le* lettres finales des syllabes mm et num sont remplacée» par un trait oblique, 
qui commence avec une coulée (1. 3. 4)- Les abréviations par contraction * in¬ 
diquent la plupart du temps par une coulée, plus rarement par un trait horizontal 
(1. 2. 4. 5). Pour qui, on a la forme d’abréviation usitée pour quod dans les ouvrages 
juridiques romains (3. 4 y 11). L'abréviation pour ftr n’a pas ici la forme de l’écri¬ 
ture visigothique, mais la forme habituelle (19). 

Ligature» nombreuse». Voir $t [aru/tt, 7), ca (mrdUa, 16; «msidtra, i8)„ 1 a 
la forme d’epsilon dans la liaison tr {ttwforaUm, 8; frr, 18) et généralement aussi 
dans ti , quand t a le son de l \imtrntiam, 6; jrrvtia, 19; voir au contraire drridrrantîbut, 
frtrntibut, 10; frtierit, il). 

Pour la ponctuation on met un point, ou un point avec un crochet assez 
éloigné (7. 9. 17. 18. 19). 

Orthographe, h est omis quelquefois et quelquefois aussi il est mis où il 
est superflu (orum homnis = harum munis, 4; aduc ** adhuc, 5); stos, stam se rencon¬ 
trent pour iitas, istam (2. 8), nobit pour navit (4), rogabit pour ro/ot*/ (18). 


D/«s non fecisse desiderium aj»o*tolor*iw, et inplcssc dcskicrium dcmonifjw, 
An dubitamus, stos pcrtinerc ad et regnaturus prccipcrc cum Chr/r/o, 

demones auten* arsuros in ctcrn*Mf cum *uo principe diabulo? Q*/d ergo 
dicimus? Quia nob[i)t IWinirs q*i sunt eius, et or«w homwis, qui petit, accipit. 

5 Set aduc de ap#tt«*o scripulus restât non ipse non erat inter en» qw/ suirt 
eius, qui hanc *entc[wjtiam dixit, novit D^mi/hms q ni sunt eius. Ergo honuvf», 
qui sunt eius, petunt et accipiunt, et nuilus cor*** petit et non accipit. 

Set qwrimus q*/d ca quippe qui propter stam vitam tcmnoralcm petuntur, 
aliquamlo prosunt, aliquando obsunt. Et quando ea scit IV** obessc, 

10 non ea dat desiderantibus et petentibus suis, quomodo nec medicus 


dat q*/dq«rxd eger petierit, et amando negat, quod non amando ccdcrct. 
Kxaudit ergo homnes suos ad etemam salutem, non hom»<* exaudit 
ad temporalem cupiditatcm. Et idco non exaudit ad hoc ut exaudiat 
ad ilium etemm eger quoque, unde similitudinem dedimus, 

15 quando petit a medico quod scit medicus esse noxium sanitatî, 
ptecipue a mcdico desiderat. Medicus ergo ut egr*j* exaudiat 
ad sanitatem, non exaudit ad volumtatem. Denique etiarn ipsa 
ver lia considéra quando non accipit, propter quod ter IWin*m rogabit, 
ait illi: Sufticit tibi gratia mca, nam virtus in infirmitate pvrficitur; 

20 q*/d a me desideras, ut auferatur a te stimulus carnis quem accepisti 


Saec. VIII. IX. — Ecriture visigothique. 

Berne. Stadtbibliothck. A 9a, 3. 

P eux pages d’un fragment, dont il n’existe plus que deux feuillets. Grandeur : 20X14 cm. Entre notre première page et la seconde manquent 
un ou plusieurs feuillets, de sorte que la seconde page n’est pas la continuation de la page première. Notre première page est le verso 
du premier feuillet; le recto commence avec exemta — subblata et finit avec exulitus vanus soin tus. Notre seconde page est le recto du second 
feuillet; sur le verso suivent les mots, commençant par la lettre g. Le premier g forme une grande initiale en couleur, dans laquelle l’encre rouge 
domine; tous les mots des trois premières lignes sont écrits à l’encre rouge. — L’écriture doit appartenir à la lin du VIII e ou au IX e siècle. — 
M. le Professeur Traube a eu l’amabilité d’éveiller notre attention sur ce rare fragment visigothique de la Bibliotheca Bongarsiana de Berne. 


Ecriture visigothique. Voir les explications, pl. 36. 

Lettres isolées. «I a la plupart du temps la forme ronde, rarement la 
droite (1,1.2.24). Voir f (II), ir a presque toujours la forme onciale visigothique, 

[ iourtant en ligature, il a une forme issue de la cursive (I, 8.9. 15. 16; comparer 
a forme du g dan» le Codex Ovetensis, 3.11.12). 


Abréviations. Voir bm (II, 5), mm (II. 17), aut II, R. 15), s mt (II t 13). Pour 
tu on a soit un trait avec un point, soit un simple trait (II, 15 24; 1,14 im ; IL 13)- 
Voir ftr (I, 9- 16. t8. 19^ 

Ligatures. Voir tr (I, 17), // (I, >9)» fi (L a. 3). H (I, *8; II, 25). t a la forme 
d’epsilon dans les liaison» tr (L 6. 22 > f tr (I, 1.15), ù (I, 14} 


extrudo 
exuito 
exortatur 
exinuat 
5 cxplicitus 
exccptoria 
examusce 
eximius 
expungitur 
10 exipiatur 
examen 
exequitur 
executus 
exculentus 
13 extrusa 
exp#vrecti 
exequie 
exanclandi 
# excujiisset 
* aô- • **;ci!jrndus 
*... . V • •* c \fffonicrc 

• : •••: y:*... .c%r«Aifor 

. expeditu» 

25 expuncta 
excreta 

experientia 


depello 

deverto, duuito 
provocat f), consolatur 
exemptât, exaperit 
expeditus 
ciste rn a 
ex toto 
magnifie us 
efficit. prragit 
supplicio purgatur 
iudicio discusso 
inssistit negotio 
obtinuit causa 
exeniuMf inportunus 
longe ducta 
ispirgefacti 
prosecutio funeris 
prragendi 

prrduxisset, totui* venire fecisset 

devorandus 

proferre 

ispirantem 

liveror*) 

explicitus liber 

id est fibras pectoris 

plena malitia, hoc est ira qua 

ranapo nominaverunt 

efficacia sapientiac 


Huit 

soivitur 

flux 

dccu», omamenta 

fluenta 

aque 

fulcit 

substituit®). firmat 

fuijllibw/*) 

fulvitla 

interdum qui fugit 
rubea 

fulserc 

cortucare 

fulcra 

cttvilia lecti a ut ornamenta 

fulmcntum 

amiculu», fulcimentum 

functos 

gerens, agens 

funeratus 

sepultus 

fanebru» 

luctuosus 

funus 4 ) 

larnentatio defuneti *ti ugcnariui* 

funebris 

funeri deputatus 

funus curât 

defunctuor sepcllit a*/ fletum célébrât 

funestus 

crudelis 

functio 

exolutio tri buta tor**j 

fundat 

umo prosternât 

fructurus 

fruiturus 

frugi 

mcHlestc, temperate 

frugalitas 

temperantia 

frugalis 

temperate vite vibens homo 

frustra 

inaniter, sine causa 

furfuraculuw 

tenebras 

furor 

irati animosita» 


•) Correction de prvkorat ►> Une ■tain plo» récente a etwayé d'en foire /i6#r«r. •) Corrigé. •) Corrigé de/umut, 





36 




V 


^U.‘ 


''$****rf ■ 



KO 


Æn ®*»t*yS 

1 

Î-Uwli 
âi 

«'Hntfccfe- 

M 'HipT"' 

:an«^dBaiuïk 
- ^ cC^taàf. 

J ! : h 

’.i Utftfuurui, ^ 



nuVu £$<**** n TïD I r! .- 


tcntiu^a^ .* <ÿu tffnt U « »umu,<u.ta um 

1 ^ôL 

frtruj 


itn< 


qujii 


ïT 


4 -sum&' ^?ltt<r «o^c^ 

riïiaiLaoV'cui 

«r ^ y 


àxco' 



\& 

>< 6 cu\àue 
ptUitiUmi c k immlant' 
luyian^nf-'^c* n«f.- 

ifc; 


CLT 9 lKl?«Wïme'(l 

Y 



•T - . 


OTHDimijVlV^DKKeSî 

^ntawmwu ~ r ‘ 








L wCiZl CU_. Ctt 


atu' 


2 


puymfe&luf.* Tt3F6/>ecrx>Vlctc. érjiuJ 

’ • - * - • L 


m 


20 


i». 

fc * # ' A ^cYiù<ix 4 ^t^y£( 

^onuxK. 6ctcd^ l <A^i mn ^ I ^..\ï < 
# i ^ lutcJti 


| L-y --^ V 1 KAV 4 IU^V ^TnWlïW 

4^rpt&{cci^j>UMPfu.46nu^Jiii^elenct{ 

c6z6ti<fi\êLamnmt&;XLÛtÏÏ6-fcljïiiA/.âx , >$iriUrC ] oc ) t/ • 

WitnlLf WitJLCAi- 

ictuiüâ 

dwicà 



ÀéLôMi-Ituis mu^t{ ViCc.ujnti 

1 —. ? — 1 L - ’• UwftDlA 




*'• j | #/% -r- \A* *, CT • ^OÜLXXJUXX 



àxum 


lf. éttcofujni fof\ 

ïfoL ynl l u <•• Vlïl DçjUn, 

nt nt VXé 11 <: 


rC . 
nca^-. 

/ 



*5 


w • I* 


\ ^ aj ^ Lr ut ^^mtqâiâ^^ânmuVÛ 6aC 




11*^1 ÜJ-U f ' 

ûyC<ecao 40 <Û^ 



A. D. 743. — S. Isidore. Ecriture visigothique. 

Eftcorial, Kcal bibliotcca de San Lorcnio. Q II 24, fol. 7. 


* Digitized by 

■UNIVERSIIY QF C.ALLE 







Original from 

JNIVFRqiTYpF (~Al IF 


























A. D. 743. — S. Isidore. Ecriture vlsigothlque. 

Escurial. Real biblioteca «le San Lorenio, Q II 34. fol. 7. 


P age d'un manuscrit en parchemin, contenant les Etymologies de saint Isidore de Séville. En tête, une main du XV1« siècle a écrit : De la 
yglesia de Salamanca . Après la chronique des 6 âges contenue dans le 5 e livre — qui va jusqu’à l’année 5825 après la création du monde 
et qui se termine par ces mots : Résidu uni sexte etatis tempus Deo soit est cognitum on rencontre au fol. 68 la note suivante : Inverti mus 
collectant esse hanc dtronicam sub era DCLXVI, sicut et in al ta huius doctoris, quam prius edidit. repperimus cronica, per quant et banc 
legimus eram. Deinde a sequentl era DCLXVI/ usque in hanc présentent eram, que est DCCLXXI. creberant anni CXV/.jçui additi ad 
sttperiorem huius cronice sumntam, faciunt simul omnes annos ab exordio mundi usque in hanc prae/atam DCCLXXXI eram VDCCCCXLU. 
(Comme l'ère de cette note du copiste se trouve désignée d’abord par l’année 771 et ensuite par l'année 781, il y a donc une faute dans l’une 
de ces dates : le calcul correspond à l’ère 781; il faut donc rectifier la date de 771.) A supposer que ce calcul soit fait par le copiste lui-même 
et non copié d’un autre Codex, le manuscrit aurait été écrit dans l’ère 781 ou, selon notre façon de compter (781 moins 38), en 1 année 743. 
Notre reproduction contient la conclusion de la praenotatio de saint Braulio aux ouvrages de saint Isidore (voir Migne, Patrologia latina, t. 82, 
col. 65), et un sommaire des livres des Etymologies. — Voir la description du manuscrit dans P. Ewald, Reise nach Spanien im Winter von 
1878 auf 1879. dans Neues Archiv, 6, 1881, p. 272; et dans P. Ewald et û. Loewe, Exentpla scripturae Visigottcae, Heidelberg 1883, pl. 8. 


Ecriture v i s i g o t h i q u e. Voir le* explications, pl. 35. Dans cette écri¬ 
ture, la forme «lu p, la forme «lu signe d'abréviation dans éa/ et que, ainsi que 
celle pour in. sont caractéristique*. Les lettres de notre manuscrit ont leurs traits 
forts et réguliers. Le* hastes *«>nt très longues. Les hautes supérieures ont souvent 
un petit coup de plume, d'où il résulte que plusieurs sont comme fendues (13. 14). 
Les hastes inférieures sont très pointues (19. 30). Les lettres brèves, commençant 
par un trait «iroit, ont la plupart du temps le haut un peu renforcé, et celles qui 
se terminent sur la ligne de base par un trait droit, ont de petites lignes de fuite, 
voir 1 , ni. n. u {17). — Dans les grandes lettres des lignes 8 — ta, on trouve les 
f«jrmes capitales et onciales; quelques unes ont une forme tout à fait singulière: 
o a la forme d'un cœur (8. 9; comp. ligne 6), u ressemble à un a renversé (8. 9). 
Voir aussi «| (8 10; comp. ligne 3). (Quelques lettres sont inscrites à l'intérieur 
d'autres lettres dans une forme réduite, voir en particulier ligne 11. Voir ta ligature 
it ligne 11, les feuilles de lierre ligne u. — Comme initiales, on se sert souvent 
dans le texte de petites majuscules (14. 33). 

Lettres isolées, a est ouvert et ressemble à l'a (ij); il se distingue pour¬ 
tant de l'u comme dans la cursive romaine (voir pl. 33); souvent a prend la forme 
obli«|ue l«r, 15.36; /arttSus, 33); pour ae on a un simple e (frefat* ktrtsis, 5). d est 
tantôt droit, tantôt rond (15. 16. 17). e en ligature est «irdinaircment ouvert et un 
peu plus haut que les lettres brèves; seul, il est fermé; il a une grande languette 
(19 30). L'arc supérieur de l'f est très petit, la languette se trouve haut; f forte 
à gauche un coup de plume en forme de point fort (16. 18. 19). g, de beaucoup la 
lettre la plus caractéristique de l'écriture visigothbjue, montre clairement son 
origine «mciale : la plupart du temps, la queue en est fortement recourbée vers la 
gauche, ce n‘e»t que dans qucltjucs passages qu'elle est droite ($. 18 19 3 *, comp. 
la forme du g dans l'onciale «lu Codex Victor, pl. 31 a, ligne 39. 35, et dans la deini- 
cursive romaine du Codex Flavius Josèphe, pl. 33, reproduction 3, ligne 1. 3. 3). 
I est souvent très long, non seulement au commencement des mots, mais aussi 
dans le cotps des mots; il est facile de confondre I long avec 1, jxmitant, le 
pied de I I est recourbé vers la droite et se lie aux lettres suivantes, I est droit 
et reste séparé (13. 15). r est petit et le plus souvent a la forme pointue de liga¬ 
ture (13); 1 épaule de l'r indépendant décrit vers le haut une forte courbe, d'où il 
suit que cette lettre se distingue facilement de l'a {frtsiantier, 7;/vr, ai). » ne descend 
pas au-dessous de la ligne de base et ne s'élève que peu au-desxu* de la ligne 
médiane supérieure; il porte un coup de plume en forme de point appuyé, comme 
l'f (13. 14); à la lin de la ligne 16 on trouve un grand s rond, et & la fin de la ligne 30, 
il y a un petit s rond suscrit. La barre du t en avant descend fort bas et adhère 
à la hastc comme dans l'écriture lombardique : il s'en suit «]ue t ressemble à l a 
fermé l grammatù*. futrtüms, 13); t dan* notie page, n’a jamais la forme d’epsilon, 
u après q est que!quef«jis suscrit avec une forme pointue (pywr, 39; voir aussi 
l'écriture majuscule, dans les lignes 8—13). 


Abréviations. La forme de l'abréviation dans l>u< et dans que est carac¬ 
téristique : ce n'est plus un point ni deux points, mai* un trait vertical ondulé, 
placé en haut, pareil au petit « rond (15. 16. 35. 39); le même signe souvent aussi 
est usité pour la finale us en général {tutus, 14; titu, 33); il est aussi employé 
dans l'écriture majuscule et prend alors tout & fait la forme du grand s rond (to). 
En outre, le fréquent usage de l'abréviation pour M à la tin et dans le corps des 
mots est (ainsi que la forme de cette abréviation) caractéristique : cette abréviation 
est faite d'un trait et d'un |>oint suscrit; souvent ce signe semble un double point 
(14. 15. 17). Pour n, on na le plus souvent qu'un trait, parfois aussi un trait et 
un point (tuntra, 5; fsrssUntior, 7; instrumentés, 15; eiuraut, 5; suut, 14). Le trait et le 
point sont aussi employés comme signe général d'abréviation (7. 17). Dans notre 
page, on rencontre encore des abréviation* pour ntm (1.17. 35) et pour vti (15- *>)} 
I abréviation pour vet ne ré|>ond ni & celle «les manuscrits de droit (oh I on trouve ü) 
ni à l'abréviation en usage à Bobbio (1 avec une barre), elle suit, au contraire, le 
principe de la contraction (voir la même forme, pl. 38 et 43a). —■ Sur la page 
précédente, dont la marge «ic droite apparait sur notre reproduction, se trouve 
plusieurs fois une forme d'abréviation pour fus, dont on se servait dans les manu¬ 
scrits de droit pour /«.if (quibus, 3; fuin . 33; fuitfuis, 34; inquiJ, 3 1 » vt >* r I* même 
abréviation, pl. 35a). I.c trait oblique pour am. ne s'emploie fias seulement tlans 
rum, mais aussi «lans la sjllabe awm (unum, 14) et mum J<mum, 33). — Au-dessus 
des chiffres, on a des ]ioints et des crochets (13, 15). 

Nombreuses ligatures. A remarquer it (7) et « à la fin des lignes 
(uriauis, 36). Dans la ligature H, l'I descend bien au-dessous de la ligne, lorsque 
le I a le son de t (frtstunt&tr, 7; gentium, 30; U tins, 35; fret minus, iH), d ailleurs il 
garde la forme habituelle (grmurmufftn, fartéSus, dittUtic*, 13). Dans I abréviation *mm, 
l'r après » a la forme ronde (t. 17; voir pl. 4*b). 

Corrections. Une main postérieure a corrigé plusieurs passages en 
minuscule gothi«.jue 13. ai). — Peut-être aussi «le la même main sont les accents 
et un certain nombre de signes de ponctuation ( 13 - *4)- 

Séparation de mots et de phrases. Le plus souvent le» mots sont 
séparés, de temps en temps ils ne le sont pas; les prépositions, en particulier, sont 
généralement unies au nom auquel elles se rapportent (13. 14). Les phrase* sont 
séparées par un espace blanc et les nouvelles commencent par une majuscule (1.3.6). 
Beaucoup de signes de ponctuation sont manifestement d une main postérieure; 
primitivement, semble-t-il, il n’y avait que ceux composés d'un point ou d'un point 
surmonté d’un petit crochet (13.151. Les point* mi* pour la séparation de* mots 
appartiennent aussi à une main plus récente (3. 30). 

Orthographe. Voir dilubns = 341. eclesia = < t cir/ii«(t 8 ), hac = *«( 3 o,i. 

SCribturarum = scrifturarum (3). 


(Isidorus vir egregius.Tu aetatem patriae, tu descriptiones temporum. tu sacronim iura, tu saeerdotum, tu domcsticam) 

publicawrqM* disciplinas*, tu sediuw, regionumi, locormw, tu omwius* divinaruw huma- 
narumq»/ reruiw n^nwwa'i, généra, officia, causas aperuisti Quo vero flumine elo- 
quentie, et quod*) iaculis uivtnarua* scribturaïusi seu patrusr testimoniis 
Acefalitaruo* hcresim confuderit, smodalia gesta coram eo Ispali acta de- 
5 datait. In qua contra Gregorium prefatc heresis antestitem eam adseruit ve- 
ritatCM. Obiit tcmporib»o lleraclii imperatons et chr/Vrianissimi Chimtilianl 
regis, sana doctrina prestawtior cu*ctis et copiosis ojieribiw caritatis. Amen. Finit, 
t'apitala llbri ethlmuloglaruni. l’t vu Ica*, que 
reqniris, clto in hoc c«irpore In venir?, bec 
to tlbi, lector. pntrina innnstrat, de qnlbiM rebrr# in librls 

singulis conditor buins cedicls disputavit, id est 
in libre primo 

De grammatica et parttb»/ eius. IL De retorica et «Ualetica. III. 

De matematica, cui«* jiartes sont: arithmetica. musica, geometrica et 
15 astronomia. 1111 . De medicina. V. De legibi*/ vel instrumewti* iudicum ac de temporibws. 

.... . -De ordine scripturarum. de ciclls et canonib«e, de festivitatibi*/ et officiis. 

• ; • *. • £)c D/o et angelis, de n,*nmil>n/ presagis, de nxim*«ibM/ sanctorum patrum, de martiribi*/, clcricis, 

. . . . • inonacia et cctcris fidelium n.»m*i»ib**/ VIII. De eclcsia et sinagoga, 

.*. ;; r .-.dé*tcligione et fidc, de heresibus, de filosofis, poctis, Bibillis, magis, paganis 

:.* ;*.** *; .*-*t>*t-’diis gentium. VIIII. De linguis gentium, de regum, militum civiumq** vocabulis 

vd adfinitatibus*). X. De quedam n*m«»a«i per alfabetum dinstincta*). 

De homme et partiba.* eii*/, de etatibw/ hominum. de portcatis et transformais. 

De quadr upedibar, reptiliba^. pisciba/ ac volatilibus. XIII. De démentis, i«l est 
«le cclo, de acre, de aquis, de mari, fluminib»/ ac dilubiis. XIIII. De terra et 
35 paradiso et provincüs totius orbis, de insulta, montibas cetcrisqac locoram 
vocabulis ac de inferioriba/ terre. XV. De clvitatibaj, de édifiais urbanis 
et rusticis, de agris, de finiba.* et mensuris agrorum. de itineribus. XVI. 

(Die glebis ex terra v/l aquis. de ornai genere gemmarum et lapidum pretio*orum 
et vilium, de cburc quoqw* inter marmora notato, de vitro, de metallis omaiba». 


ij Un* n»»m plat récente a ou* lui mmki un irait heritental. *) Corrigé fuibmt- • Corrigé nffimtiiUbut * Corrigé qmbutéstm iromniiéui. •) Corrigé ÀmthHtht. 


Digitized by 

HNIVFRÇITYOF TAI IFORMIA 


Original from 

MNIVFRSITY DF Q Al IFORMIA 








V 

"0150 V otu^idj uouu'o 

Tu^enu rCmuo vioiTcnr 

OISIFS JJOKUOORtCnUR* 

^eb^iCC ut toi, omMJin^ 
’bOM eue M»x cj m>> ivï) nv 
]) iCC5Tb* ‘‘’Cl p olüiî «juines 
. rnaïOMtu^ ibi»t: ciehiscr 
^tuscri ^ sit 1> \ec es O 
cmi 5 ^qUUITUU'5 Tes 
r * rnœopiuejuS^UUT Xo 
TU e t T\ L) A ai xÀ, 

C**TÎ V»5 < j ue^St^S c RI DX>3 
TUR^ 31M^oixjLiei| s« 
MUm TJ O|icmî)jî)£îcxpi 
K< |^os^e e°s^o» 3 c?U' 
lveAj6t5uH r rl| v>ps>s * 


HjM§Mtl' 3 




tvcmrof^^^wrop 
• vyŸ&fd ,ojur>ifnrA/fcœ&rr><xi'fcck i -i7><*'iV' 

J^Yp>V" ux f' 1 I&** T»* 

p-n'cô’ï 

:C«lj^nipon<vcJ?o ^/i r ,ont4 <T Jrlu% 
pfcttçjr” u«ru<vlui cccccp»«T*Â*f <j« cwji'mOcr*' 
'fivïrr* ffic l 

cwtviyfe-ntocjir wofi*«»iXc£ Jt' r {* 


lû 



^I^TT 
& >»A; p prvoP' 




.-..■ftytjv-pâ-iÿ >» 4; p. 

icÊ/ï â^if'turcf^fîcj P* 

L J >* J 

^ «BeSwirif ïDf&jfrinr&rtr 

«i» & f^cfw/^jAcL»,. M i*>i|» 


rn*ftr»uSjtyCi**Y>ii p f£rn£, 

Efer^atof» u. i ' 

f (•’*» St 

A 

V 

< **' V 


Vf 

C 


' “v • 

1 * ' •... wV ^ 

Ailnd 


15 




20 



-*.• •* *'• , . * .j 

^ • ••••••* * • ^ 

& Q . kn! 



A. D. 754. — Evangéliaire d’Autun. Ecriture onciale et mérovingienne. 

Autun, Bibliothèque du Grand Séminaire, 3. 


Digitized by 

M III INI 



Original from 

Ü N 1 VE RSI TY QF CALIFORN I A 






































A. D. 754. — Evangéllaire d’Autun. Ecriture onciale et mérovingienne. 

Autun, Bibliothèque du Grand Séminaire, 3. 


P age d’un Evangéliaire avec le texte (très mélangé) de la Vulgate. Grandeur : 32X24,5 cm. L’écriture, l'orthographe et le texte accusent 
l’époque barbare à laquelle remonte le manuscrit. Les Evangiles sont écrits en onciale récente. Parfois, on trouve ajoutées des remarques 
en demi-cursive, par exemple à la fin de l’Evangile de S. Jean, dont notre Fac-similé donne une reproduction. Cette écriture est pour nous du 
plus haut intérêt, car c’est l’écriture vulgaire du milieu du VIII® siècle, chez les Francs. Il est manifeste que c’est l’écriture la plus familière 
au copiste, dont il se servait dans la correspondance d’affaires ou d’ordre privé; dans notre page il l’employait pour son nom (Gundohinus), 
et pour faire savoir sur l’ordre de qui il écrivit le Codex, et qu’il l’acheva la troisième année du règne de Pépin (» A. D. 754) à Vosevio. 
Quel est l’endroit qu’il désigne ainsi, on ne le sait pas bien; c’était probablement un monastère des environs d’Autun; là en effet, vivait Fausta, 
l’abbesse du couvent de S. Jean et S. Marie, pour laquelle le copiste écrivit les Evangiles (voir Gallia christiana, editio altéra, 1876, t. IV, p. 479); 
on a aussi pensé à Vosavio, qui dans la carte de Peutinger est pour Oberwesel sur le Rhin; là pourtant il n’existait aucun cloître à cette époque. 
Voir la description du Codex dans L. Dclisle, Bibliothèque de f Ecole des chartes, 29, 1868, p. 217; et dans S. Berger, Histoire de la Vulgate 
pendant les premiers siècles du moyen âge , 1893, p. 90. Nous devons notre Fac-similé à l’amabilité de M. R. Rony, bibliothécaire du Grand 
Séminaire d’Autun. 


Comparer récriture onciale île» Evangiles avec l'oncialc de» pl. 15 et 17, 
et avec l'oncialc récente des pl. 15 et si. La distinction entre lettre» longues et 
brèves est fortement marquée. Quelques lettres, tel que E, I. !.. T, se trouvent 
souvent reliées avec les lettres qui précèdent ou qui suivent, ce qui influe sur 
leur forme. 

Remarquer en particulier les lettres suivantes, pour apprendre à distinguer 
l'onciale du VIII* siècle de celle des autres é[>oqucs : E est fermé (a); la languette 
de 1*P est longue (11); la hastc de L a en haut un trait d'ornement, le trait hori- 
sontal, en bas, se termine par une longue queue (1). I.es jambages extérieurs de 
l'M «ont ronds, le premier forme la plu|»art du temps un arc fermé (1.3.1. La tra¬ 
verse de l'S est tout à fait basse (i.a). La boucle de l it est grande et descend 
bas (a. 3). A gauche et à droite de la barre du T se trouve un petit trait (7. 10). 

Abréviations. à la (in des mots est remplacé par un trait horizontal, 
de même au milieu de la ligne (4. 5). I>e plus, on emploie les abréviations, qui 
dans les manuscrits chrétiens sont usitées pour les noms sacrés (3. n), et aussi 
l'abréviation pour /vr (7. 13). 

Séparation de mots et de phrases. La plupart du temps, les mots ne 
sont pas séparés. Parfois, la séparation des phrases est marquée par un |>oint (a. 3.16). 

LVcriture mérovingienne de la seconde colonne se rapproche de la mi¬ 
nuscule carolingienne. Beaucoup de lettres ont déjà tout à fait la forme adoptée 
par les calligraphcs du temps de Charlemagne, mais ceux-ci leur donnaient une 
forme plus régulière et plus forte. Beaucoup de lettres ont une double forme : 
a. e. ♦, f, g, I. *, r, ». t. Dans les ligatures, en particulier, on a conservé la forme 
de la cursive. Les hastes des lettres sont très longues. 


Lettres isolées, a, la plupart du temps est terme; il semble composé 
comme de deux e réunis ou de «e 6. 7); dans «wi on a un a ouvert (11). c est 
généralement petit et simple, pourtant dans la liaison d il est souvent grand et 
brisé (5. 11. 13. 17. 19). d est droit; sa haste descend bien au-dessous de la 
ligne (7). e est tantôt rond, tantôt brisé au milieu (j. 6. 13! Voir f (9 lit. ir est 
la plupart du temps ouvert, mais quelquefois fermé 7. 8. 22. 23 . La haste de h 
est d ordinaire oblique et inclinée vers la gauche (5.61. r en ligature est souvent 
très long et oblique 1.15.18. 211. La barre de t en avant descend fort bas 17. 81; 
dans la liaison tr, t a une fois la forme d'epsilon 16; voir sur l'origine de cette 
forme les explications, pl. 22'. u est suscrit une fois avec une forme plus petite 
' naviittmus, 15 . 

Abréviations. Pour qnt on a q avec deux points, pour but on a b avec 
un point et une virgule (10. 13); m à la (in des mots et une fois aussi dans le 
corps d'un mot est remplacé par un trait horizontal >111; quelquefois aussi d’autres 
lettres finale» »ont remplacées par un trait horizontal nr>>«»/wr, 1; jiUdttr. 21; min ut, 
a»*».*, 22). De plus, on use des abréviations de» manuscrits chrétiens (6. 71 et de 
l’abréviation pour ftr (11.13. 20). — Le* trait* marquant les abréviations sont de 
différentes formes isMtii, santtat, 6. 11. 12. 21. 22I. 

Beaucoup de ligatures. A remarquer « (17.19),/(iH gi (iS. si), tf ( 19), 
ri (7.16), r» (7- 17), rt (15. 221, // (7. 15), ti 15.10. 13). tri (é). 

Les mots sont souvent séparé*. Le* nouvelles phrases commencent ordi¬ 
nairement par une lettre majuscule 8. 16. 181. 


discipolus illi non roo- 
riretur. Et non dixit 
cis le.us: Non morictur, 
sed sic euw volo manire 
5 done venia«n. quid ad te? 
Hic est discipolus qui tes- 
timoniuw pwibit de his et 
qui scripsit hacc, e sci- 
mus quia virum es tes- 
10 timoniua* cius. Sunt au- 
tcw et alia mutta que fe- 
cit Ie/us, que. se scriban- 
tur p tr singola. ne ipsum 
arbitror mundum capi- 
13 re possc eos qui scri- 
bendi sunt libros. 

Explrrlt 
vrocri lohnn- 
al» liber 

:o aorivitaii. 


In nomôr/ sawcri Tri- 
nitatis aime 
matris famili¬ 
al Fausta sufvmo 

5 amore accinsa hoc opus optimum in ho¬ 
nore Sdircri Iohannis et sawc/ac Mariac matris 
IWini nostri Icjiu Chrôri patrarc rogavit devota. 

Ego, hacsc inperitus, Gundohinus posccn- 
te Fulculfo monacho, etsi non ut dibui, 

10 psaltim ut valui. a capite usq«s ad sui con- 

summacionis finem prrficcre cu« summo curavi 
amore, magis votui meaw detegire inpru- **•*. .'. 

dentia. quaw sui* renucre pctkrionibu/ p tr inoboc* 
dienciam. Sicut in pclago qui» positus dcsidc- 
13 ratus est porto, ita et scriptore novissemus •••• ;;;; 
versus. (Jueso oratc pro me scriptore inperi- 
to et peccatorc, si Dro habiatis propicio * 

et adiuture. Et aliquid mihi deregitis ^ 

in vestra visitacionc, ut melius commem- * V.** 

20 morcm vestrum nomen. Gaudctc in D«m«no sefxrprr;*** 
sorore/ (?) qui legitis. Kiliciter patravi Vosevio’ in 
minss/ Iulio, anne tertio régnante gloriosissemo dom- ’* 
no nostro Pippino rege, qui regnet in aevis et hic et 
in aeternum. Amen. 


Digitized by 


Original from 



















00 

CO 


*0 




tb 



i. «. -s jjïïïfe Ws^ 4 -»'. fiu‘>™ 1 i.u s, 

)n \u|Sg-;V^A ikuwM»» > *| 

^ UOl ÏAlZ iWliiiirrr \w ra, t .£LdLll_CL-.LlV.rt 




IO 


| «vcnfecrtiolo hoC^ 

*...,. 


Oiwo-funutf ckl^tÜ ^ 

tntV.iTnon&tT <juiJ u 



>5 


^ J ' A rtünn 
' TH.ll,' _ 


^«roi W J«f-ijliï UjiJ. 








*u4»tii 






lorrt bvf *| 


»-•- 

' 

■ 

; V 5 - 






j ' .N>?C •*., •. ' #«|t \w jJr. ( <i 


‘ £-4: - ir-v 
oTCSmBCW 



A. D. 757. — Document de Saint-ûall. Ecriture mérovingienne. 

S*int-G*U, StiftMrchîv. Urkunden I. lJ 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




?î> * i******#- 








































A. D. 757 . — Document de Saint-Gall. Ecriture mérovingienne. 

Saint-Gall, Stiftsurchiv, L'tkundcn 1 ,13. 


♦ • 


C ’est un des plus anciens documents originaux de l’abbaye de Saint-Gall. Edité par Wartmann, Urkundenbudi der Abtei Sonet Galien. I, p. 24 , N" 21 . Regeste : Podal donne 
à l’église de Saint-Gall scs biens de liabsheim, Kembs et Rodulfouilarc en Alsace, avec tout ce qui en dépend. Kcmbs, 757 , 21 Décembre. Comme date, on donne la 6» année 
du régne de Pépin. L'époque du régne, c’est à dire le point de départ, d’après lequel on a calculé la date, est ici l’année 752 . On sait, que les documents de Saint-Gall ne sont 
pas tous d’accord sur ce point : le point de départ adopte dans les divers documents oscille entre l’automne de 751 et le 14 Avril 752 . Voir Wartmann, I, c. p. 19 , et Sickel, Lehre 
von den Urkunden der ers/en Karolinger. Vienne 1867 , p. 244 . Les noms du donateur et des témoins sont écrits par le copiste du document, les croix devant les noms aussi 
paraissent être de la même main. Nous empruntons nos données sur les lieux mentionnés dans le document aux notes de Wartmann. 


F.cr livre mérovingienne «le» documents privé*. Les lettres ont encore en général 
le caractère mérovingien, mais le copiste s'efforce de leur donner une forme plus ferme et forte, en 
même temps qu'il sépare mieux les» lettre* et les moi*. Il use encore» il est vrai, de nombreuse* liga¬ 
tures. nuis il n'cmitJoic que celles qui sont faciles à lire. Beaucoup de lettres ont une double forme. 
Les hastes sont parfois faite* de deux traits (l>*mênè, a; mit. 4). 

Lettres Isolée* a prend le plus souvent la forme d'un double e tJ, 1); mai* il a 

Moment austii la forme onciale (voir le dernier a «Uns «a»*//*»** ij affermé, IJ c'eut cette forme onciale, 
qui dominera plus tard «Un* U minuscule carolingienne et qui domine aujourd'hui encore dans l'im- 
prcMston en caractères ronds; nous avons rencontré un exemple de ce petit a oncial, pour U première 
fois, «Uns U demi «onciale pl io, IL 4); p««* 1 * d*phthonguc an on a voit a# soit q avec une cédille, 
aoit simplement a a/ferma, •; (dijuih. y; ?«*, 4; /"***, 5; frtrmu 101. l.a I oncle de b est la plupart du 
temps petite (1. 2). c est tantôt simple, tantôt U a U forme de «leux e placé* fun au-dessus de l’autre 
(tarir ramturmm, i); *1 ft une forme singulière dans U ligature e* (tm/rrimtu, t; amj^tmtu. 2). 4 est «troit (1. s]l 
a a souvent la simple forme run<lc, qui sera généralement adoptée plus tard dans la minuscule 
carolingienne; en ligature, il a souvent U forme d'r|»*ilon; quand il cal seul, la languette est longue 
(t. 2. 3). f est très long; la languette est placée haut (a. 3). La tête du r est «l'ordinaire ronde et 
fermée, la boucle inferieure au c«mtraire est ouverte; on »a*«t fort l»rn «fans le mot /^mrgamgmta la 
façon dont les traita du g étaient faits I5K I, au commencement de* mots» est le plus souvent long 
et un peu penché vers la gauche (1. a. 6 ); le petit I dans sa part* inférieure est souvent recourbé 
vers la droite \mxèèt, 1; i)l I* dernier j.unlage de l’m et «le l'a est ou droit, ou un peu recourbé 

en dedans (1. *> Comme vestige de l'écriture cursive, o a souvent 1 a forme «IUn petit delta grec 
( mattris, Mt, U, 1)1 |i a une gTandc forme pointue et une petite ronde {/tfr/nsN, t). La boucle de q 
est petite et de forme ovale (1. 4), r, en ligature, a tantôt une forme allongée, tantôt une forme brève, 
aiguë |>*q» m aefr é /. 1); quand il est seul, il est petit, ne dépasse qu’un peu U ligne au-dessous, et 
l'épaule est légèrement ondulée Ugiteer, a; me&rum, 3J. * cal long et monte bien au-dessus de la ligne; 
de temps en temps aussi, fil ilc*Hcnd mu «dessous de la ligne; on n'c*t plu* tenté «le le confondre 
avec r {nàmr madrés. 1) La barre du I en avant est souvent inclinée en bas, parfois aussi, elle est droite; 
«pielquefais I a la forme d'epsilon [AearifuMut rrirthurr, igitmr, 2, ut. 3; voir aussi l'aliréviation |»our 


terri', 15. 16). U dernier jambage de l'i est ordinairement recourbé à droite t i)l On remarquera U 
forme singulière de t {7). 

Abréviation*. !♦ b| = 4«/, q| = çm (3. $. 11 13) lit est renqdacé à la fin «les mots par un 
trait horiiontal ondule (5.10). Souvent les finales sont omises et sont indurée* soit par un trait 
horisontal. soit par un trait oblique; le trait oblique c*C surtout usité pour les finales à flexion mm 
et rum I eamOmm. iam/trimm». l; mu*/», «Mc/, $; mm, 14; tsgnam , tetrir, 15). 2* On se sert fréquemment 
des abréviations des manuscrits chrétiens (s); p«»ur metfrO, on a une for» vr 7 » et une fois vS (13V 
3° Les abréviation* «le* prépositions commcniaut par p et des pronoms relatifs sont d'un intérêt spécial. 
Alors «|uc le copiste du document royal de ^5 (pl. *») et le copiste de fEvangéliaire de 754 (pl. 57) 
ne connaissaient que l'abréviation pour fer, notre copiste a de» abréviations pour fer, fréta (frt), fra 
avec U forme qu'ont ce* mêmes abréviations dans les manuscrits de droit (ntfar,4; fr\fûia, ta;/rem»/, 14V 
Les abréviations pour fut et ont pourtant une autre forme : pour fut on a q aser un trait ondulé 
coupant U hasle; cette abréviation *e trouvait dans le» manuscrits de droit, dans ceux de Bobbio et 
d'Irlande et d Angleterre pour et «lan* quelques C+die** «le Bobbio et d'Angleterre nous avons 

rencontré q avec un trait semblable » pourtant droit et un peu oblique — pour ! pl. 32, II; 
pl- 34. l>5 9). Four ftead le copiste écrit «pl, avec un trait horiiontal : cette abréviation est donc formée 
d'après le principe de la contraction 114). pour «mt. ou a ce. ce qui *c trouve aussi chc* le* Juriste»; 
pour «fi' «>n a ni il. H 11); « cite forme ne répond ni à celle des juristes (qui était ï), ni h celle de 
Bobbio (qui était I avec une barre), elle eu faite, comme I abréviation de par contraction (voir 
la même forme dans l'écriture vintgitthiquc. pl, >6, et dans l'écriture de Montccasaino. pl. 42a) A re¬ 
marquer cncoïc l'abréviation intéressante de rim (11)» dans laquelle ut est marqué par un crochet 
rond, placé haut : forme généralement employée plus tard pour m , dan» le* manuscrit* de droit ce 
crochet est employé pour Ica Anales de n'im|H>rtc quelle sorte (pl. 18). I>an* notre document on ne 
trouve aucune note tironienne 

Ligature* nombreuae* 

La séparation des mots a fait de grands progrès. 

A remarquer 1 la tin le paraphe du copiste. 


(CÂrmau) Si aüquid de rebus nostri* ad locis s«ncior«w a A in subsUntia pauperum confcrim«/, hoc nobi* prcnul duhto in aclcma 

IxratitudiiH* rctribisere con6dimiv«. Igitur ego in llri nomen Podalus in amore iMw/ni n«»#/ri Irai Chrèiri et remisaione pcccatonim 
mcorum, ut vcmam detUfit mcis c«xn»cqui merrar in fatum, dono ttqav trado de iure meo in iure et ad dominatnme 4«i wuA 
ccclcsia, que est conMructa in honore %*nc/\ Galloni*, uIm ip»tc requiescit in corporc, «a|v r duviolum Suinhahat} fin snlitudmc 
5 in pagrj Ihirgaugcnsc*), uU in Ivi nonv« Àudcmarus atiba# preesse videtur, dono ad ip*u« loeum «vejscnmn donatumq^ in perpetuum 

ut p/rmancat être volo, hoc est in juig«» Ahains 1 ), sitas in villa* denomiiuta* llatHihinc*hatm<). Campiduna sup/r Buvium fitino sivc 

Chain bu‘^1, Rodulfotiilaru, id est cura terris, domibus, rtlificii*, mancipib, vinci», silvis, casis, c anales, campi*, pratés, terris, aquts 
aipiiifiirtnc dccursibus. sexus utriu^M/ maiore xA minore, tuolnlibus et innsobilibu*, quantumruim^ in ipsas villas geuitor meus 
mihi moriens dereliquid, et vassi mei miminc Amalghous ci Lfainifridus in bcnchrio noatro ibidem tenucrunt, cum adiacentia 
10 ad ipsa** rem p^teiic-ntem, totnm et ad kitcgrum a die présente ad ipsum tocum «uwCAsOi tra^lo atqnr transfumlo. ut ah hac die ip*a ca*a ÎVi 
v/l congregatio ci eu. que ibidem adest v#l deserviunt, ipnam rem aupeiiu* «lenominatam habeant, te néant x U\me (ximedeat «t successoral*/ 
***** C*hr ùfo pr*ptcio dcrelinquant Si qW» ego aut hcre«lcs mci vrl «|4«/libct opposita p/rsona, qw contra hanc douaihmcm a me factaa» venire tempta- 
%‘crit aut inrumpere voluerlt, tune inférât jurtih»/ v///ris vd successoribun v/x/rts dufilaa» rc|»ctitioncm et sotiante hsco auri lib/v/ 111, 
et <pa«*J reprtit evindicare val* at ; sed p/rsens carta Arma |vrmaneat siit»utali«me Mibnexa. Actuw in villa t hambi* 

15 |Miblice. Fgo r*»«lal hanc [cartam)«> a me facta*» scrihcrc rogavi Sigv WJ n t Ghinalmundo tarde, f (Yuerinulfo t utit. \ Tcionc t e>féj. 

t Libulfo t refit, f Star» hullo Xrtièt f lia mhrrti» t /#//#. F-gu Amulfus rogitus anno sexto Fippini regis 

die Mtrcuris, XIIT» Lalm^ai lamvari/ scriLni et s ulrarfrti. 


•l l* rmrmnM »pr«l< Uaimt h, faèa »i Tl»rp« *> L'A»«ce % prS» Mut!*| Gmm %*r »• Khi» •, mrtam «%i omit *) Mmi lit Wattiti.iMv p«rc« »ut U ai Dé«€al*r« 757 é»M« mi mmamM, l»% p*4cè4 <««» Umm IIssiMft XV 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


















O) 

CO 



A. D. 755 . — Diplôme d'Alstulf. Ancienne cursive italienne. 

Bcnfimo. Hililkxern capitnlare. 


•* * » • ••••*•. ». • • • 
• » .*«' • «•••* *',» 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 






UN IVE RSITY OF CALIFORNIA 





































A. D. 755. — Diplôme d'Alstulf. Ancienne cursive Malienne. 

Hctgaitvo Mihboleca rapitolare. 


P raeceptum d'Aistulf, roi des Lombards (744—756). Parchemin. Grandeur : 27X31.6 cm. Rejjesie : Aistulf confirme à l’cglisc Saint-Laurent, près de Bergame. un don du roi 
Aripcrt et affranchit les sujets de cette église de certaines charges publiques. In curte Lemennis, 755, 20 Juillet. Voir M. Lupl, Codex dipbmatiau civitatis et ecctesiae Bergomatis, 
I, 1784. p. 437; O. Finazzi, Codex diptomatkus Langobardiae. 1873, N" 15 (vol. 13 des Historiae patriae monumenta ); A. Chroust, Untersudiungen tiber die tangobardisdien 
Kfinigs- und Henogs-Urkunden , Graz 1888, p. 211; Fr. Caria, C. Cipolla, C. Frati, Monumenta pataeographica saera. Turin 1898, pl. 1. C’est à ce dernier ouvrage qu'avec l'obli¬ 
geante permission des auteurs et des éditeurs (fralelli Bocca) nous empruntons notre Fac-similé. — Beaucoup d’érudits tiennent ce document pour original ce serait l'unique 
document royal lombard, dont l'original nous serait parvenu d'autres le regardent comme une copie. Chroust trouve étonnant que le document ne porte pas de sceau, c'est 
pourquoi il admet la possibilité que ce n'est qu’une copie de la tnérne époque; la question ne peut être tranchée avec certitude, car nous ne possédons aucun autre document 
original, qui permettrait le contrôle (I. c. p.86); Bresslau déclare : quant au diplôme soi-disant original d’Aistulf pour Bergame, non seulement la forme négligée du document 
et l'absence de sceau, mais aussi ta matière A écrire, dont on sest servi parchemin et non papyrus — nous confirment dans l’opinion, que c'est une copie (H. Bresslau, 
Handbudi der Urkundentehre, I, Leipzig 1889, p. 882, note). 


Ancienne cursive italienne. Les savant-», pendant longtemps, se refusèrent à croire 
que cette laide écriture fikt issue de U romaine, ds la croyaient une invention de» barlarm et rappe¬ 
laient lomtaixJiquc Pourtant le savant Scipione Maffci [1 17$$) et le* éditeurs du Aa mmm ttaiti Ji 
(Doit Toustain et l>otn T»*a»n) prouvèrent d une façon irréfutable, que cette écriture 
aussi bien que les autres écritures nationales n'étaient qu une corruption de la cursive romaine, Kn 
effet, *i l'on compare celte écriture avec celle de Ravcnne, pl. fi, on verra que la forme des lettres 
et des ligature* est essentiellement la même — Le* hastes supérieures et inférieure* «Misent em¬ 
piètent sur les ligne* voutnes. I.es hastes supérieures sont la plupavt du temps faites de deux traita. 
Le* hastes droites de 4 , p, H et parfois ausu i, oot en bas une grande ligne de fuite (/revr/tum, ); 

C 4; fwt Juetter $; aA>urxtt^ 6). 

Lettres isolées a est tantôt ouvert. tantôt fermé (PUnit «r AbtuSf\ i; cat/n, a; (’a/.rw/r, 5); 
en ligature, i) a ««vent la forme oblique et, de tempe en temps, il se suscrit au-dessus de* lettres 
\,iu % a; anîti/tmréj, 4; #*w*v*r, lj}; pour la diphthonguc, 00 a tantôt a*, tantôt e «m.-rw, s. 4; 

ami»" 9). b dans sa partie inférieure est un peu recourbée vers la gauche {Aai/iWwL • ; uA*, 4). 

t a une petite et une grande forme I L+siliee, 1; latirt. a: 4 est droit; U haste descend bien au-dessous 
de la ligne ydetnlitti, 3) 0 *c trouve presque toujours en ligature et a des formes multiples, voir un e 
indépendant dans (3) et dans /rrW/e (il). Voir t (i. a), et g (a. 3 4 5 ) Aî * commencement d 

parfois aussi dan* le corps «les mots I est long (t* ê/sa, 4; 15I. I en lu» est arrondi, ou il est 

carré comme dans la capitale; quami il rat arrondi, il a souvent une petite courbure ver* U gauche 
{Ufide, 1; CMm&b. j | Dans ni le jambage du milieu est ordinairement plus court que les deux 


autres (io. 11). p a généralement la petite forme cur**ve (/rr, 3); voir la forme de ligature 

dans 18), ÜHieftft {9 V 1 -* boucle de q est ovale (yw *4 4; f*l J; * 5 )- r C * 1 souvent 

|Hiurtant il dépasse la ligne en bas, il se distingue de la comme dans D cursive romaine <1 a). De 
même a est |»ctit, souvent pourtant il dépasse U ligne en liant (1. a). La barre du I se recourbe bien 
bas en avant et rejoint la hastc; d*oè *a ressemblance arec l'a fermé (*4m, *; /a atmr. 5). Dans la 
finale ur a a parfois 1 a forme d’un trait vertical ondulé, auscrit 4; 6 . comparer 

l a suscrit, pl 1» et j4. 14 et tB) \ est très grand (t. a y 11). 

Abréviations. Voir les abréviation* du document de Kavenne. pl_ ai, et du document méro¬ 
vingien. 1 A. 1 8 P»Mir An/ on a Ii avec un |«int et un Irait hortiontal ondulé u, Parfos» Ica 

finales de certains mots sont remplacées par une coulée ou par un trait vertical ondulé, en particulier 
après la lettre I (1, 3.7-io.13); voir aussi bmtisrémi (t), jtiüittèmt (*01, tuMta&mju (J.11). «//«# HT' 

pour Ainwi, on a dom avec un trait horizontal (il). Pour rMfratitiptêu etc. on a m et les dernières 
lettre* du mot <lt 13), r**»* VrrWrA** hd (15). Kn outre, on rencontre les abréviations de» manuscrits 
chrétiens |t. y 7. 16. au) et l'abréviation pour /*r (3. 7 9 1 a. 10K 

Les ligatures sont nombreu*es, et multiples les formes des lettre* Remarquer la forme de 
e et I ( mattiris , 1; rtfi, 18. 4; «t/hi, 17). Voir les formes multiples du I {kemtitximt Uvitt et mérttrès, t; 

4 , 6; 9î 4 ; f^exedrat, 7; AtJtnU. t ; tatiri m*Uri. 1 ; ut mmfrum. 

rmettrre. S; /ira* U forme du t dans ces derniers mots est particulièrement intéressante, car on 
la retrouve aussi dans l'écriture curiale des papes ' voir pl. 6a). 


1 -J- Mauius AiMutf vlr exre 1 t<»i/i//wnrr rex hosilicc beatis*W/ levite ef martiria 

2 C'hr*x/i Laure[n)ti sita foris muros canin noslri Itcrgomati* et vencrabili viro Renedicto pnr/bpfrro. 

3 Dc’ulisti ex< vWsutjs regni nostri per Godepwt sul*li»i .wit«r suac/e Rcrgomati* eccUrir preccptum gloriossc me- 

4 moriae anterrasort» nostri Anpcrti regis, ubè contenebatur, eo quod conec**etat m t|*a basibea 

5 casa ijTMTTi tributariam i«i f«n«l*M# ipsius castri Hergomatts locus qui dicitur Catcinale, quae tune 

6 regebatur per Theodcrcncm ma**arium, cum oinni ailuccnlia ail ipsam |jeninentcm in intecrum et wifg-J 

7 gesMtsii, quod modo ipse %*mcm locus possedeat. I>e qua te p«i%tola*ti exrrU/«ift#«r nostnim per q»sum 

8 ut noitrum exittde renmivalioncs et firmitatis preccptum cmitterc de ben-mu* No» viro i|«siu» 

9 Godep//t petitloncm olmuilientr* et anime nostre conûiicnuitis mercidem. presentem no*trum pmre- 

10 ptum in ipso verendo loco emitti |>rec»)Mmua, Armante» inihi kamdlcto preccptum, quabsrr ab ips(o| 

11 |*inct|>c cmttsiim est et textus eius legibus continere dinuscitur et nutic j»cc*enti tempore possede(re) 

12 vklem; ncc non eliam sic ut noslram |»ostulasti clementiam per s«//os/nr/to Godefi/rt *ul*1iac^f»^ conculimus [ac] 

13 donamus in s^^srrr/Ca eccb/A» omne» acuvias et utilitati», quas homenàs cxioile in pufdico habuerun|tj 

14 consuitiMlmcm faocmlum, excepto quando utilita* fueril craa* facietulutn ulû consuitudinem h(a-J 

13 bucrunt. nam ab alu* scuvus et utibtatibu» puplicis quicti |-crm»maiit, «putmus ab twwdsûu nost ris] 

16 |h]abcns cc*sum et firmitatis preccptum sccurus Ipse x#«c/»x locus pos*cdcat. Et iiullus dux, comtes], 

17 gasta^A*/ vel actor no*ter contra hoc mmiruin llrmitatia et cessez preccptum audeat ire quando, 

18 hc »1 omnl m tempore stabilis permancat. Ex dicto d«miW rrg» et ex «lictato Andrrati notario 

19 Bcripsi ego Kado*ld notarius 

20 Acto m curte Lcmcnnès, vigi*un» dte menais lulti, an no filicissrâi« regni nostri in JVi nomme aeptimo. \\er indAr/nw/ (ucta*) 

ba Kel[iciter.] 


V M 


•Va 


M MM 
♦ M» 
», ♦ ♦ 
*• •••• 
» » • 


Z'*. 

••• 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORI 








40 


















40 


A. D. 760. — Diplôme de Pépin. Ecriture mérovingienne. 

Marbourg, K. Preuxsisches Staatsarchiv. 


C 'est le document royal le plus ancien des archives de l'Allemagne. Regeste : Pépin le Bref donne au monastère de Fulda la villa Deiningen. 
Attigny, 760, Juin. 

Au commencement et avant la formule de la récognition (19) il y a un Chrismon (voir les explications au diplôme de Childebert 111, pl.28). 
A la ligne, qui commence par signum (18), il y a devant le nom du roi une croix. Elle était tracée par le copiste, de telle façon que 
les quatre bras ne se touchaient pas au milieu. C’était le roi, qui de sa propre main faisait le point ou le trait d'union, confirmant et ratifiant 
par là le document. Le trait de ratification ici et dans plusieurs autres diplômes de Pépin et de Carloman est facilement reconnaissable à l'encre 
plus foncée (voir Th. Sickel, Lehre von den Urkunden der ersten Karolinger, I, 316). 

A la ligne de la récognition (19) se trouvent, à côté des paraphes du chancelier Hitherius, quelques notes tironiennes, que l'on 
doit lire : Hitherius subscripsi. 

Le sceau est tombé. Il se trouvait à droite de la récognition, là où le parchemin est trouée en forme de croix. Ces incisions en forme 
de croix étaient faites pour mieux fixer le sceau au parchemin : la cire, en effet, passait au travers du trou pour adhérer aux deux faces du 
parchemin et était retenue par les quatre languettes de parchemin, formées par l’incision en forme de croix (Sickel, I. c., 344). Comme sceau, 
Pépin se servait d’un camée antique représentant Hacchus, vu de face, portant une forte barbe et couronné de feuilles de lierre ou de vigne, 
sans légende (Sickel, 1. c., 349; voir la reproduction dans Herquet, l.c. pl. 3, et dans Douét d’Arcq, Collection de sceaux . Paris 1863—1868, N° 13). 

Voir sur notre diplôme E. F. I. Dronke, Codex diplomaticus Fuldensis, Cassel 1850, p. 14, N° 21; C. Herquet, Specimina diplomatum 
monasterlo Fuldensi a Karolis exhibitorum. Cassel 1867, pl. 2, p. 11; E. Mflhlbacher, Die Urkunden der Karolinger, I, Hanovre 1906, p. 18, N" 13 
(dans les Monumenta üermaniae historien : Diplomata Karolinorum ); en regeste, dans Bôhmer*Mühlbacher, Die Regesten des Kaiserreichs 
un ter den Karolingern, N” 90 (88); Sybel et Sickel, Kaiserurkunden in Abbildungen. Berlin 1891, livraison I, planche 1. C'est à ce dernier ouvrage 
qu’est emprunté notre Fac-similé, avec la bienveillante permission de M. le Directeur général des Koeniglich Preussische Staatsarchive. 

Ecriture mérovingienne. A comparer avec l'écriture du diplôme du 
roi Childebert 111 , de l'année 695, pl. 28. Déjà, au premier coup d'uni, on voit 
que l'écriture est devenue plus régulière et plus lisible. Kn général, les lignes 
sont droites; les lettres sont mieux séparées, et la distinction des mots a fait 
un grand progrès. Du reste l'écriture a le même caractère que dans les diplômes 
royaux mérovingiens: les lettres sont plus hautes que larges; les hastes supérieures 
(de temps en temps aussi les inférieures) ont une grandeur disproportionnée et 
empiètent sur les lignes voisines; toute l’écriture penche un peu vers la gauche. 

Les lettres de la première ligne, contenant le nom et le titre du roi, sont plus 
allongées. — De même aussi les lignes du signum et de la reeognitio ont une 
écriture allongée. — D'après Mühlbacher, le diplôme tout entier est du chancelier 
Hitherius; l’eschatocole (signum, rteognitio et date) est d'une encre plus pâle que 
le texte (I. c.). 

Lettres isolées, a est ouvert; souvent il a la forme de le (2. 3). La 
panse du b est très petite; un petit trait au-dessus de la panse relie le b avec 
les lettres suivantes (a. 3. 5.6). c est la plupart du temps grand et a la forme 
brisée (2.3). d est droit; sa hastc se prolonge beaucoup en bas; elle a une ligne 
de fuite; en ligature, la boucle est ouverte (wsir^w, 2; çuoet, 3). e a ordinaire¬ 
ment la forme d'epsilon; sa languette est longue, l'œil fermé {3). Voir f (5. Si. 
ir est fermé en haut et en bas; les deux boucles sont petites (4 8). i au com¬ 
mencement des mots est de demi-grandeur (2. 4). Le dernier jambage de l’m et 
de l'n est souvent recourbé vers la droite (2. 3. 4). n de temps en temps est ma¬ 
juscule (3. 7. 19). La forme de p en général est grande {2. 3); voir la forme de 
ligature dans aspùere (8), eoepore (ta). La boucle de q est souvent fort grande; 
la queue a en bas une ligne de fuite (a. 3. 4). r est la plupart du temps petit 
et se termine en pointe; en ligature il a la forme aigu et est souvent très long 
(inspirante inpertire, 4). De même ■ est ordinairement petit, parfois pourtant il est 

(Chrismon) Pippinus. rex Francorum, vir ïrûuster. 

Kihil, ut ait apostolus, in hune mundum intulimus nec dubium, quia nihil [ex co] 
quicquamr nobiscum auferre poterimus, nisi quod ob animae salutis devota mente locis sjwcrorum 
D/o inspirante inpertire videmur. Ergo cognoscat magnitudo seu industria vestra. quod nus propt/r nomen D.Wni 
S vel aeterna retributione donamus a die praesente ad monastirio noncupante Fulda, qui est constructus in hono¬ 
re a«wc/i Salvatoris. quem s*wc tu* lionefatius a novo construxit opere, ubi ipse pracciosus martyr corpore requie[scit], 
quin potius prumptissima devotione tradimus villa qui dicitur Thininga sitam in pago Kezi supfer] 
fluvio qui vocatur Agira cum omni integritate, quicquid ad ipsa villa aspiccre vel pertenere vide- 
tur, id est tam terris mansis cum hominibus conmanentes mancipiis silvis marcas vel fines campis 
10 pratis pascois aquis aquarumvc decursibus mobilibus et immobilibus praesidiis quibusübet adiacen- 

tiis totum et ad integrum, ut diximus, a die praesente ad ipso monastirio sa«cM**:£&Jvatoris, ubi ipse prac¬ 
ciosus martyr s<t«c/«9 Bonefatius corpore rcquiescit, supvr tluvio Fulda fier W3«c panent tradition» pro mercede 
nostrae augmentum donamus pcrpetualitrs- ad possedendum. ita ut ab ac âjç.Vccfôres ipsius 
monastirii ipsa villa qui dicitur Tininga cum omnibus adiaecentiis vel ap(>oô«tkiis -On* ad 
15 profectum ipsius ecclesiae eam trneant et possedeant et usqu« in perpetuüip'eisIÿFoficiat in 
augmentum. Et ut haec auctoritas firmior habeatur vel per tempora mclm»-êor v vj-vctur, 
subtvr eam firmavim»/ vel de anulo nostro sigiltavimw/. * *•••* 

• ••• 

SigflUj* CMimjfram m a JirmatumJ Pîppino g1oriosi&&imo rcgc. 

•••• •••• 

(Chrismon) Hitheriitr invice Baddilone (Stgnttm rt^gnitionit «.»///* 77>.»«7SJfJ/.- Hitherius substrifti). (Lotus sigiiii drferditi) 

••v. 

io Data m mens* Iunio anno nono regnuw nostri; actuiw Atiniago pa \atio pobîjw. 


long ou de moyenne longueur, en particulier dans la ligature tt (i. 4 6 . La barre 
du t s'incline en avant presque jusqu'au milieu de la hastc, & laquelle elle ad¬ 
hère (2); en ligature t a parfois la forme d'epsilon i/otrrimus, 3; trmdimmt, 7). La 
forme ondulée de lu ne se présente pas. y est petit; il semble avoir un point 
{martyr, 6. 12). Voir I (A'ezi, “)• 

Abréviations. Voir l'abréviation pour fur (15), pour m (3.18), pour us 
dans les finales de verbes (17) et dans le nom Hitherius (19). A la fin des mots, 
on trouve en particulier l'abréviation de tr dans la syllabe ter; le copiste joint 
le trait d'abréviation à la barre du t, sans déposer la plume {frefter, 4; perpétua- 
liter, 13; subter. 17; donc de la même façon que plus tard l'on fit le trait d'abréviation 
dans la cursive gothique). Voir ligne 1 et 20 d'autres abréviations par suspension. 
En outre, on se sert des abréviations des manuscrits chrétiens (4.6) et de l’abrévia¬ 
tion pour per (12). Le signe général d'abréviation est le trait vertical, ondulé 
ou droit. — On ne peut avoir ici aucun doute sur l'abréviation du dernier mot 
à la première ligne, car l'avant dernier mot (vir) est écrit tout au long Vir iuluster 
est donc ici un titre du roi. De là on a conclu, que dans les diplômes royaux 
mérovingiens on doit lire aussi vir iuluster. Havet pourtant croyait pouvoir prouver 
que cette conclusion n'était pas justifiée : le titre de vir iuluster aurait été primi¬ 
tivement le titre du maire du palais et Pépin l'aurait conservé lors de son élévation 
au trône; il serait ainsi devenu un titre des rois carolingiens, mais n'aurait jamais 
été un titre des rois mérovingiens (voir les explications sur le diplômé de Childe¬ 
bert III, pl. 28). 

Il n’v a pas autant de ligatures qu auparavant. On remarquera entre autres 
d, ut, rt, st, qui plus tard dans l'écriture carolingienne se rencontrent encore si 
longtemps ( profeetum , 1$; auetoritas, 16; praesente. II; adiieerutiis, 14; inpertire, 4 ! P*r 
tempora, 16; nostro, 17). Une ligature rare est / dans Jhevto (12; comp. pl. 27a. 7). 
Nombreuses sont les liaisons des lettres, sans changement de forme. 


Digitized by 


Original from 





A. I>. 781. — Diplôme de Charlemagne. Ecriture mérovingienne. 

Mirburg, IC hrtuwwchru SlulMtchiv 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








































A. D. 781. — Diplôme de Charlemagne. Ecriture mérovingienne. 

Marbourg, K. PreuBsisches Staatsarchiv. 


R egesle : Charlemagne fait don du Hünfeld au monastère de Fulda. Quierzy, 781, Décembre. — Au commencement du diplôme (l) et avant la formule de la récognition (11) 
il y a un C b r i s ra o n. 

A la ligne du signum (10) on trouve un monogramme, c’est-à-dirc une figure composée de lettres, dans laquelle les lettres du nom de Karotus sont disposées 
et reliées d une manière singulière : le losange au milieu représente O, la partie supérieure du losange avec la barre brisée représente I A, la partie inférieure le V. Des coins du 
losange partent quatre bras en forme de croix, auxquels sont adaptées les consonnes K, R. L, S, Charlemagne traçait de sa propre main le losange et la barre brisée du monogramme, 
confirmant et ratifiant par là le document (manu nostra subter firmavimus . 8). L'encre du losange est plus pâle que celle des autres parties du monogramme. De pareils mono¬ 
grammes se rencontrent déjà sur des monnaies de l'empereur Justinien et sur d’autres monnaies byzantines, de même plus tard sur des monnaies ostrogotlics et franques. Ils 
avaient été employés quelquefois aussi dans les diplômes des Mérovingiens, quand le roi était empêché de signer, comme par exemple lorsqu'il était en bas âge et ne savait pas 
écrire. C’est cependant Charlemagne qui, le premier, introduisit le monogramme comme signature régulière dans les diplômes (Th. Sickcl, Die Urkunden der Karolinger. p. 318; 
J. Lechner, Das Monogramm in den Urkunden Karts des Grossen. dans Alto** Archiv. 30, 1905, p. 702). 

Après la ligne du signum suit une autre ligne avec le signum récognition^ » qui consiste en un s long avec une suite de paraphes. (Les signa de ce genre ont reçu le 
nom de ruches . à cause de leur forme.) Le signum récognitions de notre diplôme contient beaucoup de notes tlronienncs (voir ci-dessous). 

Le sceau qui se trouvait à coté du signe de la récognition est tombé. On connaît deux sceaux de Charlemagne : l’un était un camcc romain antique représentant le buste 
de r empereur Antonin le Pieux (selon d’autres, de l’empereur Commode); sur la bordure de métal, qui l'encercle, court ccttc légende, en lettres majuscules : f XPE PROTEGE 
CAROLUM REGE FRANCR ; 1 autre était aussi un camée antique représentant le buste de Jupiter Scrapis, sans légende; on ne trouve le dernier que sur quelques jugements 
(Th. Sickel, le. p. 349; C Heffner, Die dcutschen Kaiser - und K&nigssiegei . Würzburg 1875, pl 1; L. Douêt d’Areq, Collection de sceaux. Paris 1863- 1868, N* 15. 16; A. Giry, 
Manuel de diplomatique. Paris 1894, p. 720; voir les bustes d’Antonin le Pieux et de Commode sur notre pl 2, N* 34 et 38). 

Comme date, deux années sont données, l’an 14 et l'an 8 : la première se rapporte au règne de Charles comme roi des Francs (partant du 9 Octobre 768), la seconde 
se rapporte à son règne en Italie, après la conquête du royaume lombard (parlant d’un jour entre le 30 Mai et le 2 Juin 774). Apres le couronnement de Charles comme empereur, 
le 25 Décembre de I an 800, on ajoutait à la date l’année imperii nostri et l’indiction (et les mots Chrisio propitio ), et on distinguait les années des régnes en aimées regni in 
Francia et années in ltalia\ en voici un exemple emprunte à un diplôme du 15 Septembre 802 : Data AT// ka/endas Octobris anno secundo Christo propitio imperii nostri et 
XXX//// regni nostri in Francia atque XXVllll in Kalla , indictione X . 

Sur notre diplôme, voir Dronke, Codex dipiomatieus Fuldensls. 45, N“72; Herquct, Specimina diphmaium monasterio Futdensi a Karotls exhtbitorum , pl 4; Mühlbaclier, 
Diplomata Karolinorum , 1, p. 189, N* 139 (dans Monumcnta Germaniae historien) ; Bôhmer-Mühlbacher, Die Regesten des Kaiserrekhs unter den Karoltngern , N’248 (239); 
Sybel und Sickcl, Kaiserurkunden in Abbildungen. livraison VII, planche 1. C’est à ce dernier ouvrage qu’avec la bienveillante permission de M. le Directeur général des Koeniglich 
Preussische Staatsarchivc, nous empruntons notre Fac-sirailc. 


Ec rit u re/mé rovingien ne. Voit le» explication» sur le diplôme de Pépin le Bref. pl. pre¬ 
cedente. Le* lettre» et le» mot» sont mieux sépare» «ju auparavant. Le* lignes sont plus espacée». 
Mais le* Juste» »ug»érieurcs sont toujours d onc grandeur démesurée et légèrement recourbée*. De 
temp» en temps les lettres sont penchées à gauche, pouttant le plu» souvent elle* sont droites. Au 
commencement de» mot* les lettres sont parfois plu» développées. La première ligne, celle du tÿuum 
et celle de la récognition ont le» lettres allongées. Tout le diplôme est écrit selon une formule alors 
fort en usage, par Wtdolaicus, dont nous connaissons lécriturc |*r d’autres diplômes. 

Lettres isolées, c a tantôt la forme simple, tantôt la forme hruée (i »); le nom iVatdfc* est 
écrit ici — comme dans tou» le* diplômes d’avant le couronnement de Charlemagne & Rome avec 
un C i io); il n’y a que dans le monogramme oii il y ait K. Dans les diplômes après le couronne¬ 


ment le nom est toujours écrit avec un K saut une seule exception). La haste du 4 descend fort au- 
dessous de la ligne (t. a) ■ est souvent majuscule, surtout au commencement des mots il. r 3). 

Abréviation», On *« sert de préférence de labré rial ion de la finale m dans les verbe» 
(a J £.6 S. 9)- Voir en outre I abréviation po m f*r itt/rr, s). Comme signe général d’abréviation 

on emploie un trait vertical droit ou ondulé (t. a); il n'y a que sur .ufnmm où le trait d'abréviation 
prend la forme d’une coulée (IoJl Les notes tironierines dan» le *ignc de la récognition sont 
mal formées La transcription que nous donnons, est celle de Tangl dans les .U*n*9ttut* Ü<rms*im* kiit****, 
Jusselin a aussi déchiffré le» notes à peu près de la même façon (. 1 4 ?r*m Sgr. 190» \\ 478—4*7 cependant 
au |Kl%»age jriruJut erdin+iCt, il lit /wüVwA» (voir M Tftltgl, XrutJ Artkrv, \O t 1905 p 7 J|, N* 475; 

eonf. Châtelain, /*trvJwJéivi à U Utfurt Je* n*tu Tïr*mifmr*s % p 1K81. 


CH/Hm,*) ( arolu», gralia D/i rex Francoruw et Langobardoriu* ac patriciu* Romanoru«f Quicqnid cnim locis venerabilibii* ob a more p.w/ni et opurlutviU* 

» te acrtoeiiai DA benivola dcliberatione conceilim*/, hoc noble procul dubk> ad eterna* heatitudme* vel remediuw anime nostre pertinere confrlimu* Igîtur 

1 canp#r<UM sit omniu* âdeltum nostroru m imignitudini, qualiter donam*/ ad mona»tcfiuw levCli Salvatoris, qurnl e»t constructu» infra vasta Bochuiiia suj^r 

4 fluviu* Fulda, ub) corpu» *«iK*/i Bonefacii quicscit humatiu» et vir venerabili» Naouulfus in regimine haberc vtdetur, campo qui diritur Uno- 

5 feJt, cu.rn sitvl» suis tradim*/ perpetuali*er ad posedendum. Proptcrca hanc auctoritatem nostra m consenbere issniniM/, per quam specialitcr 

6 dcrerniniNJ urdinanduMr, ut nullus quistd>et de ffdelilms «ut successoribus nostris prediclo Bauuulfo abbate vel succesaoritus» suis de iam 

7 dicto loco inquu tare aut contra rat innés ordmc vet calomniam generare non présumât, »ed nostri* et futur» tempuribus ad ipsa 

8 casa DA perpetuabter probeiat in augmentis. Et ut bec auctonUs tirrmor rit, manu nostra subter ffrmevunu# et de anolo nostra 

9 siggiiare iu»»im«/. 

10 SigflUMr (Msnagramm* flrmstu*) Ceroli g’oriostssimi regis. 

11 (ChrùmmO Uuhdolaicu» advicem Radoni f Signum wguêtûmù mm wttis Tb*nUnh: UuiéMm* [aJvfam] fia*, ni wgn*ri fi /firentJ ideJL (Lhuj êtgftU étf*rdi:i.) 

is Data in ment* Decemhr* anno quertodecimu et oc ta vu regni rv^/n, actux» Caxisugo jalatio. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








u qrc<i f <fxToc f"atn* noljpüga'^ 


*5 


|o*nr)<Tuf 

ov » ’—* f « | | » w *%r i ^ v 

mtf r)^oomM fr^f. e^fi05f>«r*r»<ac*t^. m*e«^É*e**^* 
««*u<Tp* ie*i<rkoCmac*x*r*iue*nccbr*% o*»u 

K fcfïfnccrtt €^t k <|aem0cbmo'^iim'^t^oocmccA/î^t) oOuttCS•— 
prff frprrfrnfYf*cr»«o-r»**l*«* 47 <jm<|u<c ce(jccLyCufoefij-' f 

° )»<ip?T-Dep.\RT?C|pjo. v 

o<*jp«cprk’*p»«x:*<«N**»i ^ireanmtec aVpvCta**<T*çp.cc« * fit ni «C/or* 

'jxmuTut*- tio^/iiSFvVwiccfifrijct./^c*;^ 
'(^rc^vxr-rt^VftT - ^ ta l'h+mufiju tifc> A» »iorr. e-n **f V“ **-T ^ ’‘Vp71 vJ f* 1 Gn ’ . 
Ufcéectn ui'sfXçctb* a «H» *■ tfîrec*» »»> *X»r»»»lcC ^XV Cj ju» ce * 

f tamef rjK*f*ri ^ <|<4Jtea#cpp*f**»f nccL AOAé ^.£rt»A«-n !, ce Ln.‘&Stju \ 



Amm nomme t:|Ar 



*i 


i'OcL&Gfc^ioc^o'nerti, atv*fcTTSL.'*r*ocn/7nocTnc^tnecn^aoS^jV 

|ifcriWfîijnow€n uf<|UCC«i^o^p auiVfi^>jHY^»i i<cU; 

^u/^e-AccT> KicftIm. (Mïorn^7p»«A*7-hcc(»^renr. ■* 

ucettVoccCCtrj pontroofZ’cofum • AfSy^Hrc^ijpintu. |<TtAk1). 
it'ilIufn(,Jc^CT. (^jerifilLa***li»^C^Ct^t0^tfi ltu**i nf s f<’f 
*ftU«in%£«icpcf » Ç, f tre<Wooîtn<JC»»f'«0|of l«e»witfn#|^r, 

,&cce ^ 

<ecvfef«Tvléi !|»i*.V»^t.r»iuft^)Oc^>n. 
ftMnjXTufYtcr» i^xpi .(KC^/oi|uoN/f7)^Lrf(tai^; 


RU j . 


CM 


^- A a *\WJIII 

A. D. 779. — Ancienne écriture italienne (Montecassinol. 

Paria, Bibliothèque Nationale, lat. y$j© 




■ 


J. 

fï cj mdj Lello c*mp|Vfi; il oc* 

|||jfbuMccufA^if fhir 4ccipi*lr gtn4ta 
fâicn hccLtfP- pc/etufTofàn gfcif eustigeluC 
upofmf lafBf' cjuoJ ncjnpoibf^ cilfV fiJetuCfair 
<iC jjafhfr" lufMw^ï 1 c^wn^ni- ^omtnfr^^r^ 
rfnau4pnta~^f\^ dei^'O^^j^cfü^tfStfunt cjuoj 
fiadj'tuocu’ jixcfhm jhiljzr:- fial/u/rtfVf'jtonfurri 
c/4fV A**p ^pd’uro^ flXimcon çcJltmuC dk'fi**! 

flrcHtm Jul^c |ucf<^. Cj^Uic/ânappCiofllo 

cjflt4r*uf» l<l)|Vii'urn au^ 

irrat^iuz- jA t <:~vionc yLituth r ~ (tt 

A^t^urr/. T? t| $7 A>» u f" itvr.«A^/r v pétiAé c *-W<Tt®ii*. 

Cii )k. Jr* ■ç*rt ) ^rt«» ^car*»<nf* p^fwtw y»r*1 

«^rAf^ ^an*f' tt '0 1 « -irAey - 

^tVia^WIiC do&Jtrtéhri. p y 

paffurefJ-^ KW*i^ci<rAn~ c^f'vkfhomdm .<\C»orip 

P^ CutafuJ iciPrt Up riejuif At A'wr*' tnippuf*^ 
Ciptfattf<*ufan nitf^poâitr 

cjua'^ ConrôtOi Ipj^u* <rorvm jut/iair* u&mhnr 

Ctcl v \VHIi ^ 1 Aooio.niqmcc» Ac»{w | Ul Sî 7 

- ^iuoi oc^cn ucjt!*r 

111 s »«juir jiCV^Iu^/tctœlBn. Julmowcioirdn ueL 

*** . •t^,.:;-. Kj-, 1 


ÉTJrw 


:- ^T: 




Saec. VIII. exeunte. — Ancienne écriture Italienne (Novara). 

Milan. Biblioteca TrivuUiana. Cod. f.S* iBclgwjo«« l*a) quai XXI. M l’ 


fASwdis. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CAI IFQRMIA 
















A. D. 779. — Ancienne écriture italienne (Montecasslno). 

Taris. Bibliothèque Nationale, la* 7550 

P age d'un manuscrit contenant un grand nombre de traités de grammaire. Parchemin. 

Grandeur : 25,2X17,5 cm. Ecrit â Montccassino. Le manuscrit contient une Tabula 
pasdtalis allant de 779 à 835. Comme on avait coutume de commencer ces tables avec 
l’année courante, on doit conclure que ce manuscrit remonte â l’année 779 (aujourd'hui 
aussi ces calendriers ne sont composés que pour l’année courante et pour les années 
suivantes; les tables pour les années antérieures n'ont pas de valeur pratique). Le manu¬ 
scrit contient aussi un calendrier. On y trouve Pâques tombant ie 27 Mars, et l’on en 
a conclu autrefois que le Codex devait avoir été écrit au cours d'une année où l'on 
célébrait Pâques le 27 Mars; c’était à tort, car les computistcs du moyen âge avaient 
coutume de fixer au 25 Mars la mort du Christ et au 27 le jour de la Résurrection (voir 
E. Châtelain, Paléographie des classiques latins, pi. 13, texte 4, et Addenda et Corri- 
genda). — A la première ligne de notre page, on trouve écrit avec une encre plus pâle 
un avis pour un copiste. 

Ancienne écriture italienne. Les lettres 
•ont tracée* large» et forte* I*es hastca, U plu¬ 
part du temps, sont appuyées en forme de massue, 
h tu il et d autres lettres ont souvent de petites 
ligne* de fuite (6 7). 

Lettres isolées, â prend la forme de ce; géné¬ 
ralement il est ou vert, ce n est que rarement qu il est 
fermé II); lorwqtùl c*t lié avec t, Il a ntic foimc 
de ligature ancienne, qui nc rapproche de la forme 
de I ecédillé 1 16). c est brisé (tf. 15). 

d U plupart du temps c*t rond» mais de temps en 
temps il est droit 6 7. 8 < c 1 la forme d'epsilon, 
l œil en est fermé {12..13L Vo«r f (17), jr (3. 41. I au 
commencement de* mots cm U plupart du temps 
long (1. 2. 23). Voir r I4); d'ordinaire il a la forme 
pointue de ligature et il est souvent fort long (1.2.3 v 
» d ordinaire a une demi-grandeur et dépasse U 
ligne en haut et en bas (4. 5) La banc du t de¬ 
scend a peu près jusqu'au milieu de la haste sans 
la toucher (4 5). Une foia on rencontre a enter il 
arec une forme pointue ntmftui, JiL 


B) bft ■crtb«»4* mm mq w mé «fcwto Mgna m ||| 

et que ratione mutant ca*um, noli putare par mpentism, 
quin immo boc prudent or fecit et docte ilaiorc* n.M/ri hoc 
ipsu« mane veduerunt habcrc genus I>um manc novum 
getiu* est. numquid potest mugi adverbm? Ergo ai iungttur 
5 nom i ni iam mane nom en erit; et sic erit manc in e exiens, 

qjâ^TMm neutrale est hoc mane. qucmadmodu« docile, hit dociîis, 
huius dot «lia, btiv <£wrli, h*ar aU^nVm, o aUv/is, ab docili; fai Lis erit ab hoc /mt» li, 
ab b.* mani Ergo qucmadiitodum dico a mari, aie possum dkere 
a mani vemt Sed hodie iso«i possumua dicere. Intérim ai votueris 
lo dicere, ita dicis, sed tamen non debea, q«M*uim tua alu locntio est. 

Inrlpit 4e partirlplo. 

Sunt partxripia eadem et nomina. et facrunt gTansaima*' con- 
fosioncm Tlerumqa* p?*ponitur nobtr et dkiAsr amans, quae par» 
oratioma est et videmus. quixt et tvoenen est et p&rlicipiuin. 

15 Vnleunui ergo discretionem «stam \*r omnia particip a. 

Nam est participai m quod et prarvens habet et prêtent! habet et ftituruu*. 

Ergo de Le mus scire ipsas diffère nttaiu Traescns parno^tWm cuin no¬ 
mme habet cogna tioncra, ut est amans, nam amans jutent 
et partieipium esse et nomes, Se«J tamen dis* ernitur ici 
to quando sit nomen vd quando par/r.//v*m. (juaiuio par/^v/vum fuerit, habet 
sequere acc*M*twm ra«uni; si nomen fuerit, habet gCioM'ifm sequere. 

Ergo quando act «/urnurm ponimus cavum, eut partieipium. Ita dico: 
amans Ilium hacc feci, legrns ilium hacc feci; dicens ilium h*/r fcci; 
acnliena ilium haec fcci Si ita dico: amans illius, iam non est¬ 
as Ergo quotienscumqmr utimur •ccmu/rro, erit par/*y/v«m, quotieitscumqsr 
utimur çviut*< 1, erit nomen. Ecce habca «Imrctioncm pf\**cntis participti 
Visus et cultu* et nonu» poteat r.^c, u«*d «imretio huiusmodi est: 

Quando |4i/;,i/r*»m est. scr«n*Ur est dechnatioms; diras: visus, viai, par^<4>iWm; 
si dicas: hic visu», huius visus. nomen est. Ecce haltes discretlonent 
%o poirtenti participé» et nominis. Similitcr sumptus, si ab co quod 

sumor sumptus sit, par/tfn/r«m praeteiiti; ai ab co quod est h»c sumptus 


Abréviations, q» — 113. 2$\ Tour les mots 

qui reviennent souvent. tels que 
ij-um, a.ïurti rrwjw. on n écrit que les premières lettres 
et U finale 12a ai. 26). Voir dr_- ékümr il), qm 
= 6 lo i, ül = iv/ CC ■» t**i 271; v<»ir 

de plus les abréviations pour /*r, frit,/ta 11.16. U). 
En général comme signe d abréviation, on a soit 
un trait honsontal. s*»it un trait vertical ondulé 
dont la forme annonce déjà celle «les C+ticu de 
Montecassino du XI • tiède 12 20. H» . — Sur U 
page reproduite par Châtelain Lc.X on trouve en¬ 
core les abréviations suivantes : h, — A**. au«* <unfear, 
no = «ms. qd « fu*1, s = mut. -7- » /r/. 

Ligatures Dam la liaison a, t a la forme 
d'epsjlon, lorsque t a le son de 1, autrement non 
• 1 10 U I4 251, «Uns U Uaiaon * et *, U a tantôt 
la forme simple, tantôt la forme dcpvilon 2 4.16.19)» 

La séparation des mots esc imparfaite. Les 
nouvelle»» phrases commencent par une lettre on¬ 
ciale 12.3V Voir les signes de ponctuation (l. 
2. 10 14;. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Saec. VIII. cxcunte. — Ancienne écriture Italienne (Novara). 

Milan, Biblioteca Trivulziana, Cod. 088 (autrefois Bclgiojosa 164) quat XXI. fol. i v . 

C odex en parchemin contenant Juliani antecessoris novellarum Justiniani epitome. 

Notre Fac-similé contient le chapitre 368 et le commencement du chapitre 369. 
Grandeur ; 27X18 cm. Sur la dernière feuille, on trouve écrit en rouge et en jaune avec 
des lettres onciales : « Su mm us et almificus dom/uu et \enerabilis Tito praesu/ vocatus 
episcopus hune li bru/n suo prueccprï (icri tcmporc.» U y avait à Novare un évêque du 
nom de Tito Lcvita; l'époque de son épiscopat n’est pas bien connue, pourtant sur 
un diptyque de la cathédrale de Novare, où sont conservés les noms des plus anciens 
évéques de cette ville, on trouve son nom immédiatement avant celui d’Attone, dont 
l’épiscopat commença vers l'an 800 (voir Savio, GU anlichi Vescovi d'Jtalia. Piemonte. 
Turin 1898, p. 254). Noire Codex peut donc être attribué à la fin du V1I1* siècle. Voir 
Giulio Poito, Catalopo dei codki manoscritti délia Trivulziana. Turin 1884, p. 197; 
Mânel, Juliani Epitome latina novellarum Justiniani. Leipzig 1873, p. III et 123. Nous 
devons notre Fac-similé à la bienveillance de Mgr. Cetianl, préfet de l'Ambrosiana. 


Ancienne écriture italienne. Le* lettre» 
sont fortement tracée*; le* hastea, la plupart du 
temps, eonl épaisses; I h m. n « ont de temps 
en temps de petites lignes de fuite i 31. Il est 
intéressant de remarquer qu'au milieu du texte, 
*e trouvant plusieurs lignes écrite* en demi-cursive, 
avec des formes anciennes. Les titrea de chapitres 
ont des lettres onciales k I encre ruugc fai. 22 u 
Les chapitre* commencent par une ümple initiale, 
remplie d'encre rouge et jaune (231. 

Lettre» isolée», m, la plupart du teinp*. a la 
forme onciale, souvent |*ourtant on le trouve avec 
la forme du ce fermé (6.7); «tan* la demt-cursive, 
ligne 13 et 15, U est souvent ouvert; pour a», on 
a suit l* soit une ligature formée par a et e. soit 
un simple e 6 7.13.20). Hans notre Fac-etaélé. 4 
"Jour» droit, en d autres page* il eat Quelque¬ 
fois rond; son arc e*t large comme dans fa demi- 
1 > c dépasse souvent la 

ligue (1.2) La languette de l'f sc trouve haut [y 4L 
La tête du g est ronde (4. 19. 20 ; dan* la detin- 
curuve, ligne i«, U tète du g est faite d un trait. 
Au commencement des mots, I est ordinairement 
long $. 6.19 • L'arc de q est large comme dans la 
demi onciale (t. 3 51. L'épaule de Tr est large (6); 
en ligature r a U forme longue pointue 11.21; 
ligne 17 on trouve un r majuscule; à remarquer 
la forme de l'r «iam 1a liatum ^ 5); cette forme 
ae trouve aussi dan* l'onciale, ligne 21. Au commen¬ 
cement des mots, a a quelquefois la forme ronde 
majuscule (4). La barre «lu t est ou droite ou re¬ 
courbée en avant vers le bas (t. 2. 3). 


Les abréviations sont rares. A remarquer 
l'abréviation pour mutrm sut, 3 121, et le signe pour 
la finale *r : il consiste en un crochet rond 120). 
Voir de plus l'abréviation pour fr* (5. 71. Une fols 
u est sascrit 81, pourtant sans abréviation En 
d'autres pages du Codex on trouve les abréviations 
ht et qt pour km et f»t, et les abréviations pour 
et /r**. 

Les ligatures sont nombreuses L>ans les liai¬ 
sons tt, /r, tu souvent i a U forme d epsilon (i j. 
11.19} La ligature *r (5.21) déJA mentionnée mérite 
une attention spéciale : le dernier trait de l'e sert 
eu même temps de premier trait de l'r majuscule; 
des trait* final* • i> tri >ajuacuk eut sorti Tr rond 
que l'eut rencontre si souvent dans l'écriture caro¬ 
lingienne après •. et dans l'écriture gothique après 
toutes les lettres qui finissent comme !'• |»ar un 
arc rond, |*ar «-xemple après p; enfin ce trait devint 
une lettre indépendante dont on se sert aujourd'hui 
encore. En d'autres pages, nous avons remarqué 
parfois U huature n» dans laquelle I I est placé 
an deaaous ae n 

l-a plupart du temps, les mot» sont té paré». 
Souvent il y a des points entre les mots (1. 

A la fin des phrases et souvent aussi i la fin des 
membres «le phrases, on trouve un on deux pointa 
avec une virgule (a. 3. 11 20). 

Dans la correction ligne 13, on a deux points 
A coté des lettres suppléée*, et deux points U où 
le* lettres doivent être intercalées 

A remarquer la forme d*v*< pour l gne t; 
dans une autre p*ge se trouve km+*t pour 


b) visse sup tuum nomme decimam partent davit 
quantitatif, quae lihdlo conprehensa est; hoc 
autem his, qui acrusatus fuit, accipiât. S*n aut/v* 
dtcat sc non habcrc fideiusBorcm, **»c/is evangeliia 
S p/tfpOMtia iuret. quod non potest dire fidciussoress, 
ac poste» iuratonae caution 1 committatur, 
in qua pnmitterc débet ea, que supra sunt. Ouod 
si alto modo factum fuerit, nullum responsum 
darc litia cxncutori reum conccdimus. Et si ad- 
10 versus ea factum fuerit. index quidem officio suo 
denarum tibrarum auri poena muttetur, 
exerutor aut/«w litis puphcationc punitur in 
exilium per quinquenmum mittatur, pocnac autem 
ex hac lege irrogate periculo comitis rcrum pn- 
15 vatarum tisco nostro Inférantur. Quiihjutd autem 
ex hac illicite convemione détriment! reus 
pa**u* c» 4 . resarciatur ex substantiam actoris 
periculo iudicia eius, a que exccutor missu* est. 
Exci}>emus autem ab eiusmodi poenis ilU litigia, 
to quae ex conscnsu lit gatortim iudiciis vcntilaut^r. 
mLXVIIIL SI sdmoitltù rno set or lo4l- 
ri uni 4«ifr»«rlt. 

III. Si quis per ludicialem admonicioncm vel 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

















43 


») 



1» 


ucrum* 


IO 


P* J^°c &yeüZZi&pUfcifi. 

^ti ny&a uj *p *iw»v» u V*to 


__ , 7 ^ 

dor'^l&cluj^ttfc&aofèi caryofeef 

TT4 ^oÂ^otna M’uitS rpc-A< t ir ft ' 0 '^‘ r ?' 

^onnX^ruii^L^/vTiU^-fh A-o^fl bii 


r 


«5 



—» -- • | 

•kot)^6r^<JiupCO'^OIWIOcJiuy^ 

^nnor|arm m - ' *'^fTll*«f^ :|^j 
tiiio.' rpLlio.<,€offmo cLm itium- 

^ uc rum^i^^aiii <jàdrroynnp 

J^t-ovtmttr• î]f«^ "P®* • - 
conyninurâJhoTfi&n fcccP* 
iÇbimo - Jcifa? mac nun ufti 

‘twf* ^Cccaiiinc ifol 

con -^/o^artur- 

cliocri-'ÿJ^ 
clinr- 

L:^ • ic 


tu 


pr^ 


L 


autrui- -ÏJ?fr' 

Le fncv<r\%eP* 


-çjo 

•itc 


ùl$ftc± c zuf€fU‘Trnoi~*t&u€ki*i<i'^l>uf 
Wl'a? t /on<K-r7f' TV * Ur > * 


30 


tri. 


pio C‘TT*' >1 


“'muti^yae* 

O'TT^o^lirrtudi^l'&l^) 


ptfonn r-:ftlwinJ«_ ; -- -•• 

nolo- ;jcapiof«« - *Çr uiulrn *r Kec- 

{jlf.tliuDC • îjjilii* :Ci»i wfii 
j^iii indu • 'îioli* *rli< 5L - 

icpun». .'S^fp-» 



O i 



»r«f~«dmnJÂ>Lr*Lut 

intt: Vui(0Mii2n('io 


’iVicao 


IO 



CCîUmi in 

j 1 ®”' J* cotiJujtt 'jVftpT 

j 3 <arcr* jjksttecjpj**Jar inoen 
n’onur n 11 i( i»i<roL)w»ur 
ftp»** trl^trrjiyc titl tpc B&xCjïflile 

àzdcaoafhccc p*fan canutjthc Rrnunuf 
dcUiéjftfar ^ a<Vi^t‘rt*f v Lap 

t»ii'j> ,fïn,<T *' 1»"icjut^YV»r fcifViClA 

cl^-a&n -ittjbx ^*ic*vV¥n Cjiiàch&rt" 

cjtfic/flzcnf' lujînciaJri «Tof>rDc|t 
»CT*r ufr txrrc' iocL C<X • hr'f 

fmfjft»nr C| U » mine a&np o f1h<" 


ftufjûr» ccJftt<nc ‘ftCaorif 
f^rc|u cc^cru or lif»u>«tn»l; Vuiii^t^V» 

Jminflnr fl lirupnr P , m rliî^nj^r 1 nL?co:Cui 

namincmCiû? facLctfC^ *nt~ L^i^Ca^nrr uuijo 
rli«x Atntii ejatj^ «ft'tf* tn or Mm* f<wu^it»in owm i 

cau fafS Ct v1 y^fi’icun JtrcttctthJû atu\i 

TOUirtU* 1 n.licnT i .ft\j\'utŸ J Loc*noJi 

JL uc 

Ml ! 

ffcpuUhrwi - ' or»imur cccc»p»r cira»' 
iapifWT ^fcj^tntViLi* ln|» AV*TU t»vtVloe*T»lt* , 
*^7ftinviiut^ • t>A>*- culfur jfqpr JiLJeut* 
ckitL^îto jtit<r ^CtafTfmfn j 

cjccaum utucrr c|t*»jrttf , ci»t 4 ‘fltl*5» Tr *^ > | rt ’^‘ î 

«Wÿm'-c^lvc )tour 'ftCOBl# *r*ndê* 
îiwqyUciJc tVt^Ciaw jfqrvA J*» 


uf 




I 


T 


X*Vn crtVnO^ftt O omitlATiC* ts 


Jn? li»»* • 




«cct 




H 


Jutn lucu 

jwi> iVirniîcl t^înl'c ut Cil»; ^lC Ul*t^ | irrr T^T 

Jum a:dq-tjo^V l>wVHlî»i 

î ••.**• • J*' 

• •:•••: v . ••• . 


ccl 


35 


Saec. VIII. exeunte. — Ecritures mérovingiennes. 

Saint -Gall, StiftsInUiothck Co<lices J. 911. 73 1. 




Digitized by 

IIMIVFR^ITYOF f AI IFORMIA 


Original from 

I IMIVFR^ITY OF C Al IFORMIA 

















Saec. VIH. exeunte. — Ecritures mérovingiennes. 

Saint-Gall, Stiftsbibliothek, Codiccs 2, ou, 73t. 


b) Sure. VIII. exeante. Dictionnaire île Kero s Glossaire latin-allemand. Saint- 
Gall, Stiftsbibliothek, 9* 1, p. 52. Grandeur : 17X10 5 cm. Voir Schcrrer, Verteiehnit, p. 1; 
et il. liattemer, Denkmale des Mtttelriters . St. Catien't altdeutsche Sprat hsehdtae, Saint-Gall 
1844—1849, I, 133. Le Codex n’est pas daté; mais du caractère de l’écriture, 011 peut 
conclure, qu'il appartient à la fin du VIII• siècle. Le titre du glossaire porte ; Çlosas 
ex veUre testament*. Les gloses sont rangées par ordre alphabétique, souvent pourtant 
on a mis îles mots, qui ont quelque affinité avec les gloses, ce qui dérange l’ordre 
alphabétique. L'ordre alphabétique de notre page est le suivant : conmodius (1), con- 
modum (3), contiguus (4), contio {7), copiosa (14), eulmen (15). 


a) circa A. II. 761. Ecriture de Winitharius de Saint-Gall. Saint-Gall. Stifts- 
bibliothek, 2, p. 562. Extrait d'un Codex en parchemin, issu de la même main, qui 
écrivît le document I, 23 des Archives de Saint-Gall. Dans ce document, daté du 
28 Juillet 761, le copiste écrit : Ego Uuiuitharius presbiter hanc tradicianem scripsi in ifs* * 
monasteri* ann* X\ régnante Pépin* rege, V. kriendas Ajusté (voir Wartinann, Urkuudenbuek, 
I, p. 34, N° 30; et Chroust, Monument* palaeegmphica , livr. XIV, pi. 2). Dans un autre 
Codex de la Bibliothèque de Saint-Gall (238, fol. 493) Winitharius signe ainsi : De* et 
Christ* florin, quia explieef liber, quem Uusnitharius peeeator et inmerit* ordénafur presbiter soif tit 
ex su* propri* labore, De* auxiliante per/e rit et non est kie nec unus /riens quem ilie de su* tabore 
non adonisés set sut cenfaraud* au/ mendia and* et non est in koe Isbr* apex oui tria una quem 
menus eius non pinexissfet ]. A[men], Notre Fac-similé contient un fragment de l’hymne 
Kex aeteme Domine. Voir sur Winitharius et sur les Codé as laissés par lui S. Berger, Histoire 
de la Vulgate, Paris 1893. P* ** 7 î et A. Chroust, 1 . c.; voir la description de notre Codex 
dans Schcrrer, Veneicknis der llandsehriften der Stifubébliribeh zSL Galien, p I. 


Ecriture mérovingienne. L'écriture 
est forte, mais gauche et raide. Beaucoup 
de lettres ont des formes de transition. La 
tormt' dt-qeii ptfth ulier est caractéristique. 

Lettres isolées La ressemble au ce 
fermé (1, 2). c est simple (1.4). A côté du 
d droit on rencontre souvent lcd rond (5.8). 
La panse de q est toujours ouverte (3.5. n). 
La barre du t se courbe généralement un 
f»cu vers le bas (3. 4 ; en ligature t a quel¬ 
quefois la forme d'epsilon (13). u est sus- 
crit une fois, et a la forme pointue (6). 

Abréviations. Le plus souvent on 
trouve l'abréviation de ni à la fin et dans 
le corps des mots : il est remplacé soit par 
un trait horizontal, soit par un trait oblique 

f eris, p er carnes contuprmiu*. 

Jue* édita* ex virgine.paviscet o*nes 
anima, parque* nos resurgere, devota 
mente credimus. Qui nobZr p er baptis- 
5 mu*, donasti indulgencia*, qui teneba- 
mur vinculis, legati conscicncia. 

Qui crucc* propt/c hominc*, suscipcrc 
dignatus, dedisti tuu* sangumem, iwre 
salutes prêt mu*. Na* et vcllu* te*plî 

[scisu* 

10 est , et o*nés terra tremuit, tu multonr* 


ondulé (1. 2). Parfois, les finales er et ù 
(dans le mot nabis), sont remplacées par 
un trait horizontal (4. 7. 10. 14). Pour est on 
a e f ko). L'abréviation pour que (ou quai) 
est singulière (12; voir la même forme, 

E l. 44a, ligne 2; du reste, il se pourrait que 
îs deux copistes aient voulu mettre cette 
abréviation pour qui, en effet le diplôme 
de Pépin porte villa oui diritur, pL 4°, 14). 
De plus, on se sert des abréviations ordi¬ 
naires pour per et fr* (l. J-17). Winitharius 
connaît aussi le signe tiromen pour c*u, 
mais il met aussi c pour can (Chroust, L c. 
XIV, 1). Voir mm (10). 

A la fin des strophes, on a un grand 
signe de ponctuation (1.4.6). 

dormienciu*, resuscctasti corpora. 

Tu hostç antiqiy/ viris, \\er crucis morte 
conteris, qua nos signasti frontibus, 
vixillu* fidei ferimus. Tu illu* a nobi 7 

fsc*prr, 

15 repcllcrc dignaveris, ne u*qua* possit 
lcdcrc, redemptos tuo sanguine. 

Qui propler nos ad inferos, disccndcre 
dignatus es, ut morte* debitoribus, 
vite donaris mimera. 

20 Tibi nocturno tcwporc hi*nu* defientis 


Ecriture mérovingienne. Les lettres 
sont larges, fortes et bien formées. Les 
hast es sont très longues; elles portent quel¬ 
quefois un trait d’ornement (1. 2. 3. 4). Les 
lettres initiales sont entourées de points 
rouges, à la façon des manuscrits irlandais 
et anglo-saxons; en général ces lettres 
sont empruntées à l’alphaliet oncial (voir 
a. 10.16; d, 12; e 6.11; u, 2.17; voir aussi 
la forme singulière de m. 15). 

Lettres isolées, m prend la forme de 
ce fermé (s. 3). h et I décrivent une légère 
courbe vers la gauche (2. 8. 13). d est droit 
(1. 3). A remarquer en partie ulier la forme 


archaiqucdc le : e dépasse les lettres brèves 
de telle sorte que sa languette horizontale 
puisse se lier avec le haut de ces lettres; 
son œil est fermé (1. 5.6). Une fois, la tête 
du g est faite d'un trait horizontal (4), une 
autre fois il sc compose d'une boucle (17). 
La hastc de h est. d'ordinaire, droite, une 
fois pourtant elle est fortement recourbée 
vers la gauche (9» 10) L'épaule de l’r est 
longue 2. 3). La barre du I est ou droite 
ou recourbée en avant (2.3.8). 

Les ligatures sont rares. Voir rr/(i2), 
ri (4 5 ). r#(I. 4. 5). 


Iloneste; chusco. Conmodius: 
kimotsamor. Utilius: pi- 
tharpliho. Conmodum: kiuuin. 
Lucrum: kistriuni. Contiguus: 

5 pihnnendt. Proximus; nahisto. 
VA conmmus: edho mcinscaf. 
Contio: kîsamanun. Conven¬ 
ue : katirinc. Popuii: foi- 
con. Loquitur: kispreh- 

10 chari. Alloquitur: pisprih* 
chit, VA conrlamat ; cdho 
piharet. Deiudicat: cdho 
pisonit. Abundancia: ki- 
noki. Copiosa: kinuhtitha. 

15 Milita: filu. Culmen: uf- 
lih Altitude : hohitha 
Fastigium: upireor. 


c) A. IL m. Prologue de la Loi Sallque. Saint-Gall. Stiftsbibliothek, 731, p. 235 et 236. Deux pages d'un Codex en parchemin, qui contient la Lex Roman* Virigotkonm ,, 
la Lex Salie* et la Lex Alamannomm. Grandeur: 21,5X13 cm. Nos Fac-similés donnent le prologue de la Loi Saliquc. I.c CihIcx a été écrit par Wandalgarius en l’année 793. 
A la page 342, sc trouve la note suivante : Expie/* libre tertio die Veneris k rien dis No v e m kris ann* XXVI régné tL'mno nostr* Car*/* regL Drus Domine f tu h*[m*r] qui tegis hune tibrum 
istum tri k*n< pagina, ara in fr* Uandrigari* seriptore, quia nrmtum peeeabilis sum . Suit de nouveau, en lettres capitales, le nom Uuandalgarius et un rignum rteognirionis. Pag. 234, 
sous un dessin représentant le copiste, se trouvent les mots : Uuandalgarius /erit hee. Wandalgarius était, ainsi que Hôlder nous en avertit, chanoine de l'église de Saint-Paul 
à Besançon (A. Holdcr, Lex SaUm etc., Leipzig 1880). Par là, on a une base pour déterminer le lieu d'origine du Codex. De même, diverses expressions dans le texte (tutti « 
omnes et de nombreuses finales en o et en t) permettent de conclure que le Codex a été écrit dans un pays où l’on parlait roman. Au premier coup d'œil on rcconnait, 
d après le caractère de l'écriture, que ce Codex n’a pas été écrit à Saint-Gall (voir l'écriture des documents de Saint-Gall, pl. 44). Voir Schcrrer, 1 . c., p. 238; A. Chroust, 
Mmumenta pabteographka , livr. XVII, pl. 6; O. Dippc. Der Prolog der Lex Salua, die Lntstehnng der Lex un J die saliseken Iran ken, dans ZfistorUehe Vierteljakrssihrift, 2. 1899, p. 153. 


Ecriture mérovingienne. Les premières lignes jxirtent des lettres capitales, 
la ligne 2 a un e oncial Les lettres initiales des paragraphes sont empruntées à l'alpha¬ 
bet capital et oncial (8. 10. 33). La seconde ligne est écrite à l'encre rouge. 

Lettres isolées. La plupart du temps, a prend la forme de ce. parfois pourtant, 
il a la forme onciale (4. 11.12); dans la liaison ra (6.8) il est ouvert. <1 en génétal, 
est 1 ; | la ligne 3 2 on a un d rond. La 1 'cricurc du p est faite 

de deux traits; souvent elle se trouve fermée par un troisième trait fin (8 26. 281, 
i, m n u ont souvent des lignes de fuite <4.6. 8.9. u). r est parfois majuscule (4. 23.1; 
en ligature, il est le ]dus souvent pointu et fort long, parfois pourtant, il est arrondi 
en haut, tout comme I», et alors il e*t difficile de le distinguer de l'a (fortis, 5; ius/a, 12; 
jutliciam , ij). La barre du t est ou droite ou penchée en avant (4. 5. 10. 12). 

Ioclpit prologuH 
legis Sallre. 

Gens F ran- 
coru m inclita, aucto* 

5 rem J ) Dco condita, fortis 

in arma*), firtna pacc fetera*), pn>funda in con- 
silio, corporia nubilis*), incolomna candorc, 
furma egregia. Autdax, veîux*) et aapera, 
ad catolica fidem conversa et munus*) 
lo ab heresa. Dum adhuc tcncrctur bar- 
baro. inspirante D*o inquerens scicncia* 
elavem iusta morcm 7 ) suor«#* qualitate* 
desiderans iusticiam. costodicns picrate*, 
dictavcrunt Salica Icgc* per proccris*) 

15 ipsius gentis qui tune tempore 


«witor*. ■) in mrtni^ *) in p* ci* fotdrre, enrpnr* nnbiHu *1 audor. triost. •) inmuni*. 

•) m^rum *i ptiHtft*. ') •) frr trr* mritn* tommiénU*. M j or**** *•) orignsë, *•) /diVS/#. 

idomtum gtr gttffUoë r*g*s. prvtsgat. ••) puUki*. “j tn^um. 


Les abréviations en général correspondent à celles des autres Codiezi de 
la même époque. La forme de l'abréviation pour que dans adque 136) est singulière. 
Ligne 22, on sc sert d’un signe spécial pour indiquer la suspension; ce signe sc re¬ 
trouve aussi en d’autres |>ages du manuscrit pour n et ur (Chroust, I. c.). Un signe 
semblable se rencontre, soit pour u soit comme signe général d abréviation, dans un 
document de Saint-Gall de l'an 752 (voir Arndt-Tangl, Sehrifttafeln , III, 1903, pl. 71). 

Séparation de mots et de phrases. Souvent, entre les mots, on trouve 
des points. A la fin des phrases de temps en temps on trouve un point-virgule (10. 33). 

Le texte est très défectueux. Nous signalons dans nos remarques quelques 
fautes qui détruisent le sens. 


eiusclem aderant rcctoris*), aclecti de plurib##/ vi¬ 
ns quattuor his nominihur: Uuisogastis. Bo- 
dog;istis, Salicastis et Uidogastis, in loca cui 
nommant ia: Salicagmc, Bodecagmc, Uuido- 
20 chaamni, qui per tris mallus convcnienti ,€ ) omni* 1 ) 
causant* originis 11 ) soliciti discucicndo trac- 
tantis de singulis iudiciu* decrevcrtoif ht*c modo. 

Adhuc D<o lavendi |f ) rex Francor»* Chlodouius 
turrens et pulchrar pvimus accipit catolicu* 

25 baptismu* et qM<x] menus in pactu* habiatur 
hedonium pepcrculsus regis M) Chlodouio et 
Chilberto et Chlotthario fuit licites emen- 
datum. Vivat qui Francus deligit Chrtirits. cotum 
regnu* costodiat, rcctorcs corundcm lumen 
30 sui gracia* rcplcat, cxcrcitu* p/rgat 1 *), fidem 
munimntta tribuat. paces gaudia et felicisita- 
tem tempora dominanciu* D*miï\us Icsu s pictate* 14 ) 
concédât. Hacc csf cni* gens qui fortis 
dum e*sct robore valida. Komanorw* iucu* ,T ) 

35 durissimu* de suis cervicib«</ excusserunt pug- 
nandum. adq ne post agnicioncm baptismi 
(sanctorum martyrum corpora quac Romani igné cremivcrant 
vcl ferro truncaverant vcl bestiis laccrandum proicccrant. Franci 
super eos aurum et lapides praetiosos ornaverunt). 



Digitized by 


RSITYOF CALIFORNIA 


Original from 


|)I\IIVFRÇITY OF (~AI IFORNIA 








•i> 


! 


? 


«•i 


|fe|Sl*rruAL«n^/‘iJ 




• \ 

v 


! ^4 l S13l^..uo 'if^OVrfofYiJ^ Ar.4^">»" J* ’ânÆTfJ^ lv>c 

r\w-v•'«^cctrrtc <4*A\i*v**rm» â^ccur mi^îc <ao*T"y^»*.e^Vtm V ^xt lxcAjtu!*' ApRn^Uc 
.-l»i^rrîn»Ur tucU^rc^^^ Jp, *"{Wa«ne op«»^V p|^*T«*rtJ 

mV+rfu AUA^^ r 4 a l f ^^ru f7>L^ilUr r ^fM«^' ^rî^K^r jyUJÀ^^c ccMcUa^ 

0 Un rr^pojV HiVc^ LrpmJné&r c«rAituLefic^ faltyx*- «cA« oLcc^nda/f *tdLc pMcr-(i^ cuidfhxjAT- 

**» Iccryï CccpJLsSfy p^rc^fîÇ .JûrrJvX \ %• Ln/L^y cex%**&" V^ko:J^l<jVy- 

« u °lfmcovy tmnfay. t^V^Cjt<£tocjpmocry. fë uu^na ^cft^ ^gt.mccn y ^ 

^-^.,.-jJJ.^Vr- - * — i ïyŸl*j*VQpf(Zcné1*fl('{èÿffi #'* jj^|^^' tc "r“7* 


T • K \ 


U<Vi^ 


■ - 11 - — — - L _ -y y > : ^ •-» 

-f iy bûffJjV t^b&lj^c^jftufe/S ci^f&NnX Wn^f r 1 ra\iQ*' C^fiii^i' 

,/ Jÿ^r nft mttp xrzit gJUnw uLfcapÉ 

ftcLl^pfi fp{ SrtCtyi* & IwWcifr' ”^\ <j«*f «jui iwVjf («Lt ni mtr» ærjfUctl «^r^WLl^p^fVmrw S^d Ap* (| (^apJnfrâ** 

vufuf (*r\ anL^ ]i ^ w, V» fmi »V ^ \ ' L ^MaA»K 

AviV^ 4u^U ^ Aswt.tn, \ / Sjfj; ]J^ Cm*i «Uni; ftlvfiCuf ftT^; m^ctpvf prtj^ f*ÏU«uf *\ui 

lY Uf jtànHl,- «tf lik ^tnn^kl^ talrqf *Ttiiûj^‘ ufl<juicai tjHa <U*Vlu-f^^rv^ MiJiâiT- cciaanjil^ ^na^uni 

ufclieê C^c4wn. *JnfcrTXtt?; rW)W m- 1 urt^rnéf /cJ^î^T'f tAm ^Anmf |H<v*6 unum/^Mu 

i^acUtf-cj/ctTium aii|><ti«n faefirpem; ^ pflCaÉclfT a<| ftXC avy%v ^j 

’W-minu*' vuv wfyfVm» rtic i*iducljLfc.'U'^fiC^ f r * * * 


IO 



*nx 


»5 


^ mtl^rtir* +^”1 i-fV^mi* -t' t(â*>^«T'<k 4-rtfntimC» 't'f* m 4 Mi^* + ^ 

^ ^ .vcw fc*» frf tfu*^ 

fAvV-tû^ 

> 


** iy - " * 

JU i m-r ) 



• .*. : ! "V v?.; :\: :... 


A. D. 782. 798 (792>. — Documents de Saint-Uall. 

Saint-Gall, Stiflsarchiv, I, 75 » I. ^ 9 - 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



























A. D. 782 . 798 < 792 ). — Documents de Saint-Gall. 

Saint-Gall. Stiftsarchiv, I. 7$; 1 H 9 > 


• • • «. • 

• « • • 

> * • •••• 


2 ♦ ♦ 


a) A. D. 782 . Document privé sur parchemin. Saint-Gall, Stiftsarchiv, documents l t 75 . Notre Fac-similé est un peu réduit. Rcgcstc : Wolfhart transmet à l'abbaye de 
Saint-Gall sa propriété de Britthemi, sous certaines conditions. Obcmdorf, 782 . 11 Janvier. Les dates contenues dans la dernière ligne ne concordent pas : le 11 Janvier de l’année 781 
(la 13 ' du régne de Charlemagne jusqu’au 9 Octobre) n’était pas un vendredi, mais un jeudi; c'est dans l’année 782 (la 14 * du règne de Charlemagne), que le 11 Janvier était 
un vendredi. Le copiste Waldo s'étant néglige dans les dates des années du règne de Charlemagne aussi en d’autres documents, on suppose qu’il iaut plutôt s’en tenir à la 
désignation du jour de la semaine qu’à celle de l'année; par conséquent on peut dater notre document du 11 Janvier 782 . Voir Wartmann, brkundenbadi der Abtei Sanct Galien. 
I. p. 90 , N 1 95 , et la remarque au numéro 57 . p. 57 . — Les signatures de Wolfhart et des témoins sont de la main du copiste; leurs signes manuels font défaut, encore qu'ils soient 
annoncés. On remarquera le signe manuel du copiste à la dernière ligne; il est fait du mot subscripsi. trace en lettres entrelacées. — Les localités désignées du nom de Britihaim ( 2 ) 
et à'Obarindorf ( 9 ) sont Bnttheim et Obetndorf, en Wurttcmbcrg. 


On peut voir ici l'évolution tk récriture mérovingienne et ton passage X 1 a minuscule carolingienne 
On trouve côte X côte le* forme* de lettres anciennes et nouvelles flMlt les nouvelles deviennent 
prédominantes. Les ligature* sont plus rares et les bastes plus petites qu'autre fois. Le* lettre* •oat 
forte* et baen formées; leur forme ac raf-pro* hc de I écriture de* (’^kr#, On peut dire que le caractère 
ttéml «le cette écriture est déjà carolingien, bien que beaucoup de Icttiex isolées conservent encore 
forme mérovingienne Comparer récriture pl. 38 

Lettres isolées. L» se prévenir avec trois formes distinctes : la forme ouverte comme dan* 
l'ancienne cursive (a».'h ***, i ; 1 * forme de ce, tantôt fermée en haut tantôt X moitié ouverte mmUra, 
a M t 5; 7); enfin U forme onciale Usmdmmrt. 1). Le plus souvent t a la forme petite et simple 

pourtant au commencement de* mot* il * la forme grande et brisée 1) 4 est droit (i l. Le 

plu* souvent © a la forme simple, ronde (a, jï. La boucle *u|ér»cufc du g se présente tantôt ouverte 
tantôt fermée, la l*nurlc inférieure est ouverte et décrit une forte courfu? vers la droite (ti. 12 
1 au commencement des mot* et* généralement petit (1. a. 4); il porte souvent un petit coup de plume 
en haut, et en bas il se recourbe *ouvcut vers la droite p I>c temps en temps le trait droit de l e 
»e |*i>iongc en haut 1). p a la forme simple, ronde .3. 4 quelquefois pourtant 11 a la grande forme 


pointue «uemftfr, 2). La plupart du temps r descend un peu au-dessous de 1 a ligne, même 

lorsqu'il est isotë (a 11). * a diverse* grandeurs (1. il). La barre du t aouvent descend f«>ft en avant, 
sans adhérer pourtant à la hastc, particulièrement au commencement des mots (âa Ut. 1 Le dernier 
jambage de Vm est souvent recourbé vers la droite A retn-trqurr la forme de t io. 1 il. 

Abréviation* Vos r les explications pi V*- I>ans les verbes. ut est marqué par un |»eiit crochet 
rond placé au-dessus du I \ drtiüwr, 2 tu dans le mot utkél*mé*ur est remplacé par un trait oblque 
formait t un nœud (8). A la fin des syllabes, de terni»* en temps, m et tr sont remplacés per un trait 
Horizontal vtrti mentis, 5 , trrr 7!. (toW et sont abrégés par contraction. naiBie dans la pl 58 (1. s 7 
Pour fut - on * une abréviation employée ailleurs oour vW (*; voir la même aliréviahun 

pl 43, dans l écriture de Winitharius, ligne u). — Les chiffres X et III, lignes 4 et la, sont placés 
entre des pointe 

e, I, r. * I en particulier ont cooarivé les ancienne* ligature*, voir 41(9), */(i), r/\i), 11 >. 

ri ( 1 ), r* (j), té (6). . „ 

La séparation des mots est imparfaite; les prépositions en particulier et d autres petites 
particules sont lice* aux mots suivants Parfois comme ponctuation 01% trouve un point (s.4. 7.91. 


{CÀriiM**) Kj*>> eisîm In Dd nomine Uuolfhart ta*i* mihi drerevit r.lunt-i*, ut onrnes res mcas ad monastentuar S**c/i Galli ccmdonare delerc*. q«#d tta et fecL 

Lt hoc c*t qn.*l «luno in p.igo Bertolt pira in villa, q«* d*rit*/ B'itiham, kl est ca*i*, «lomih*/ çditïciis, mancipits. pccunit» tcuis, 

sàlvis, aqui* .'iqtiarirwq*’ dccsnébsf, hicc omma et ex mtegro a die présenté ad ip*u* n»«*n**tcrn**w trado in donninatiotvcM ; in ca 

vero ratione, ut du* adrivo ipsas res possède** et annis smgu t exindc censu* sotvaw, hoc c*t X uxatia «le anona et a* 

5 na maltra «le frunvento et aut in ccra aut in vcsiinvatis aut in frtsgmga trcmissc valente et pu ringula* ara- 

turs* sutgulus niches arare et semmarc et colleger* et unsw «tirm in tcnatiune operare Post me»;** vcr«> deccMuw tiîtl 
met vd misé filinr»*» mon**-. cuawdiu ipeusr Ccrmu* suivant, IHas rc* (»o**edcJit»t. Kt si ahquis ex nobts de îpsa bna ad êba t/rta 
rpaiiis fialll t ramure vnluent, ipsum ccnsuw ibidem solvat cl ilia* rc* îxittcdcat, et nihiluminic/ presens traditio «ta 

omni tempore firm» et stabi'is ptrtnancat cum stibulationc subtiixa Action Obarindorf villa puhik©. Slg«*m Uuolfhart, 
lo qui hinc cartulam ficri rugivit. Si;;*** Deotboh t ntù. Sigllruadoni t triés. Sigms«r Lantliert t utii. s ig*8i*r Ccuman Wà». Iladubert t uth. 

Slgnum Uuoffm.in Ustir Nigvii«4 Cunxo t t>tù Sigi»4««i Drudbert tutu Signum lladumar ttssù Sigv**i Uuano t g*tu. Sighiman Ww. 

Lgo itaijw UuaUlo diac*»** mgr/m an« k . XIII rc^ns*<v C*arok» rege Praïuhonsw achpsi et subscripsi Notavi dsc Vencns III. ida/ latvuarM, Féliciter, 


b) A. D. 798 ( 792 ). Document privé sur parchemin. Saint-Gall, Stiftsarchiv, documents 1 , 129 . Notre Fac-similé est un peu réduit. Regeste: Ruadker donne à l’abbaye 
de Saint-Gall ses biens de llnter-Lcnginwanc et Endmgen sous certaines conditions. Saint-Gall. 798 ( 792 ). 26 Août. Les dates de ce document ne concordent qu’autant que le 
copiste accepte comme époque ou point de départ du règne de Charlemagne le 4 Décembre 771 , alors que Charles, après la mort de son frère Carloman, devint seul héritier du 
royaume franc (et non l’cpoquc communément adoptée du 9 Octobre 768 ) : en ce cas, la 27 * année du règne de Charles correspond à l’an 798 , où le 26 Août tombait un dimanche. 
En l’année 795 (la 27 * du régne après 768 ) le 26 Août tombait un mercredi. Us dates concorderaient aussi (en acceptant l’époque ordinaire de 768 ). si l’on pouvait lire dans 
notre document anno XXIIII. au lieu de XXVII (comp. la date pl. 38 ) : en ce cas l’année du régne correspondrait à l’an 792 , où le 26 Août tombait egalement un dimanche. 
Voir Wartmann, Urkundenbudi der Abtei Sanct Galien, I. p. 145 , N* 153 . — Les noms du donateur et des témoins, ainsi que les croix qui les précèdent, sont de la main du copiste. 


l**n* ce «i<K urnent auksi, la forme des lettres se rapproche «le celle de l’écriture carolingienne, 
mais l’on rencontre encore beaucoup d’éiéments de I écriture mérovingienne. Voir le* explication* 
sur le document précédent de notre planche. 

Lettres isolées, a prend tantôt la forme de re, tantôt la forme onciale (i s). La plupart 
du tempe e est «Impie, m brisé 11. a). 4 est droit {t l) * a 80 fR la forme brisée, 

semblable X l'epsilon grec, soit la simple foimc ronde il. h 7; h ext fortement incliné vers la gauche 
(l y 4). Le dernier jambage de m et de ■ c*t droit ou un peu recourir en do«Uiu 14 j) • souvent 
s'allonge en haut et resnemble X un petit delta grec (1). La barre du t au eu nmeneement des mot* 


est souvent fort recourbée vers le la*, d ailleurs e le est droite la; A*w t tormtm*, j). 

Abréviations. Voir les explications sur la pl 38 et Mir le document pré» édent de notre planche 
ut est remplacé par un petit crochet rond {dnuuitur, 3; *n*rt*nttir. *, (* 4 **tnr t 91. Tour tu «Uns U dé¬ 
sinence verbale mut on a un mrud avec un trait oblique ><mfenwu> I • A la fin «le* syllabe* 

tr et tu sont remplacés par un trait lioriiontal (• y 5 7 * 9 ? I* pl«* «« * abréviations pouf/ar, 
et H4 ô 7. 11); une fois pour fur on a la forme d 'abréviation communément usitée four fr* 
l ftrtdérmt, il). Qm et f**/ »«ni abrégé* comme dan* la pl 38 (6 to. 11). Vmr enfin le* abréviation* 
pour tut (3. 5), **n 10). *W (i© Le trait général d’abréviation a des forme* diverses (1 * 3)* 


(Chritm^nj 


S 


16 


lt 


Si aliqusd de reb«/ n,*//ris locb '**ct ir«w vel in subvfantiis pau|>er«tw conferim^/, hoc nobis procul dubio in aeUrva Ix-atdudinr retnbuetc nuifidimuf 

Igitur ego kuadkcru* in amure IW/m n.tr/n Issu Chnk/i et remis*K>ne peccatonxw meor*«r trado ad monastenum Saucn («aMonri conftjutu, ul« et Agino venc- 

t *1 m lis pat// d rector e##e dinoscitirr, quirquid in bis *ubUr nominati* locks tan» de alode parentuw, qua« etio«r de <|uolibet adtractu 

visu* sum luberc kl e*t in 1 ) infcrkire Ixniginuuanc *1 et »n Kntingas*), liber* voluntatc msnu«|Mr pntesfattva ad supra- 

diclum monastenum vo*o e/je donatum, id est cum domiba#, exlificiis et quinq^r mancipiis, Urris, pratis, ptucuts silvia, vus, aquis aqua- 

rumve decursiba^, moUle et înmobile, cullis et incultts vel quicq^ûJ ad ipsa duo loca de meo iure prrtinere vkletur. ad ism dictuw monastenum 

volo €Lr/e conce*um; in ea tanvu ratione, ut ifi^as rcs tempm ntç mee ad me recipiam et annis singulis t»r* ccnto indc unum aotnliiur 

solvant et post meum de ac luce d-*cessum ad ipsum monastenum re\crtant»r p^^etuabw ad poaoedendum; ita ut nullt umqu.nn 

h'imtnum ner m preststu nec in quuhtict teneficio cedantar sed pr^ mca mcrceile ad i|«ium m<»na*tcrium perennit/r p/rmancant 

Si quO« ver*», qiod ficri credo ri rg«> i|sc aut aliqus* ex hérédités# nu-in vrl i|uild>et jvrsnna banc af.»« tradition* contaminari voluerit, 

mh I pfrvalent et in ^rarium regis pcrvoivat D s«»l»<l«»i» auri et q*.*! uppetit evimücare n-u valeat. *nd hçc t»r4*<*ns «'arta ou*ni teuurpore firmi prrma- 

neat c<a« stibulationc subnexa. Actu«v in ipso monasterio, p#v 9 Cntibisr quoranu hic signacuU contincnf».r f Koadkeri auciorU. f Ijintolti. 

f Milonix ■( Hettim. f ko Uni f l>anhirdi f Pruninci. f Paldoni». f AlteratL f NotL f Uuaiiigcri. f SKker. f Adalbctti. 

Kg».» itaq»r Mauuo |»eccaior ro^itus anno XXV 11 . Carob.*) regis. die dom^nico, VIL k+itudat 5 *cpt tmbrit *c ibsi et iuÀurrXré 
sur» Oda’rico comité^ 


•l 8«M «n lei*» irorngl »* O* tmit .|-el Ml» *•<!»•<••, 4utr*ct d« H«iint«» WumcnLer* •» à* KmtmM, S ca quit pu me • Lm ooia darniara nota •rnblcit» ••vit ajatciOi patata** ét U mkm e mun 


a 

Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 









i V j 


O 


A. D. 781. — F.vangellstarium de Godesscalc. Minuscule Caroline. 

Pari*. Hitituithrijuc Natkmale. M» laL, nouvcHc» ac<jt*i*it ion* ikij 



Digitized by 


UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




\l> Ab'-vcmcm itCcp 

A JdccUtd • 

oonrt'.xmi- 

.vdccutd uAj. aJ 
-crccnr* mi<^r«aone 
l>cct*)*(dnir. ^evcc 
r*<cnone<‘. «ni* • 

0t ATttcnrnn^i-era 
onf t*cctvL? wr urtj> 
ocdxp**» • ^eM^r-CC 
nouer -« 111 *. 

il O ,r * >~ ier 

rcccicmor X 
urtf- acdvjim i^jene 
ra oo«ff .vl du <cr. 
^pl AUUW ÇeNÜ 
rvcru» f*C frirr 

WMÛtA 

intfoy eiur* mecr-t.v 

! torepn. Àfttecjuœ 

COMU^mrtî*>*c' Jvaitcv 
xoc eft mu ct-r'O kv. 
bc'nr d&fym Ceo' 

| OiÿjjI) atrom» ut»~ 

^ fuir curn errll luftur 
C* r hoIU Cccm 

Jucei'T' uolutr occu 
t* cfttmc we ftem 
> .\ec «XMT*m eo c»x^ 
ccctm* • Cû3f xnçe 
t«rc/»»* inrtwnir .vp 
Ktfrutr d Jtohir 


I OTYp*"» piIl dccn‘« 

V4 oit nwenr xwipe»^ 

mccnccn com 
■ tuAtn - CjuoJ e>aim 
me\ neerntn rA. 

d^fpu cvô eft-. 

p«nA «5anein |nl«u«i 
£ uoolnr women 
etur i(wi. Ip^ ^ 
r»*luum f-xctX ' popu 

<*oum ApeccAtir rt>rti 

I^OcAtnetn xooitn 
j^ucun fft Ucccd 
itnptor't*txiT~ 4.|tic»Jdt* 
cttm ^ oxl no par* 
p»*opl»^-cwm dt 
C«eumço Intnfro 
licflwttr d’panâ' 
ptlturrj Ci UOaklHtl 
jjOwifrt CinC (Vim*. 
ouel cjuod fft- m 

ct * t ■ precAtum 

nokrcun dr-, 
Ç.vrur^ptr Aitxtm 
icmeplt Aromno 
ficur prececeptr A 
AMÇfluf Jni 
Ç tr ACCOprr con lu^nil 

r*uxm d’non coçnor f 
cokeer dfccn» . Oot 
piyerTT pl*n m A»* 

>t~i tn o te nrnm 


•...•••.t..): •• 


Saec. VIII. exeunte. — Ada-Codex. 

Trtvc*. SudltiiMiothck Hibelhandschriften 


Minuscule Caroline. 

tt (Codex 4 orcu»l. p. 17 . 


Original from 

UMLVERSUY OF CALIFORNIA 































































A. D. 781. — Evangelistarium de (iodesscalc. Minuscule carolingienne. 

Pari», Bibliothèque Nationale, Ms lai., nouvelles acquisitions uoy 

E vangéllatre — contenant les péricope* ou les évangiles pour l'année liturgique écrit par G«>de**caV: 
sur l'ordre tic Charlemagne et de la reine IlildegarUc Grandeur : jiX*i cm Cent un Crdt»: surent 
te f •archem.it est colore en pouq>re. les lettres sont écrites en or. il n y a que les titres oui soient 
en argent isur ta photographie les lettres U or apparaissent en hAan«Kit plus des péiicopea, le Codex 
cuniicitl encore un < alendricr, une taàuia /b/i4a»»\ et à la fui une |*»é»ic «le l'écrivant Gmleoo nlc Alni» 
que récriture du Codex est généralement onciale la poésie pourtant est écrite en minuscule carolingienne, 
et celle-ci mérite un intérêt tout jsarti u.ier, car c’est un des premiers exemples datés de ce genre d’écriture 
Notre Fac-similé donne la première |»agc de la |»oéde. — Ile l'écrivant Ç»«H|e»*calr, nous ne savons que 
ce qu’il noua apprend lui-méme ; il * reçu Voitlrc de Cliarlcs et de la renie liildegardr d'exécuter le 
travail, alt.rs que le roi coinimmçait la 14* année de sc*n régne (jSii; c’est cette mOine année que Charles 
célébra k Ronsc la fête de l'àques 11 ressort des mots par lesquels l'écrivain recommande k U garde du 
ChriM la vie du foi ci de U renie, que le miaihi'rit fut a< hevé avant le 30 Avril 7*3, pjut de U mort 
dlMdcgmlc — Ce précieux manuscrit mant U révolution française, était conservé à Toulouse au couvent 
de Na nt-Scrmn {Suuttt Smimruiui , où on le vénérait comme un don de t harlemagm Voir la description 
dans De ule / 1 ,aàiut/ dr* manu^rUt, III, 232; l*q»rr k*rtt dr* Creueu A*Uud*rium ttud 1H5.V Duc m ml VT, 

i'xUt Ai tint UrtV C a/Wtui, I <H Cttmuuktt àèH*ri t *\ 


Minuscule carolingienne A consulter sur 
l’origine et l’htstoife de cette belle écriture »ur 
laquelle repose l'écriture moderne, soit manuscrite, 
soit imprimée) le chapitre de notre Introduction 
«la minuscule carolingienne » Lien que beaucoup 
d’autre» «fertilité* antérieures fussent drv écritures 
minuscules — d'abord la cursive romaine récente et 
U demi-onciale pu* le» écritures nationale* on 
donne j»mitant île préférence le nom tic minuscule 
à I écriture carolingienne Celle-ci se distingue des 
minuscules précédentes spécialement en ceci : elle 
cherche k rendre toutes les lettre» ttidéi tendante*, 
écartant ^«ligatures !à I exception d un prtit nombre 
déterminé 1; de plus, les lettres ont une taille plu» 
égale, plus régulière et mieux proportion née. Au 
début, cette écriture avait encore certaines ligatures 
anciennes et des lettres archaïques (minuscule 
carolingienne primitive ma** avec le tcm|*, 
elle a en e*t affranchie «le plu» en gdur*. — La minus¬ 
cule carolingienne marque le terme d'une longue 
évolution et le commencement d'une nouvelle pé- 
rhftlc décrit lire. I.alphabet minuscule a ici une 
forme qui ac distingue par la simplicité, la beauté 
et U netteté. Il obtint un tel succès «pi il lut accepté 
dans tous les pays de l'Europe occidental* et depuis, 
U minuscule est testée prédominante dan» l'écriture. 

Lettres isolées * prend soit la forme de rr, 


a) Aurea purpurcl* ptn- 

guncur gt nmm.it a scedl*. 

Régna poli roseo pâte — *an- 

S uinc — facta tonantis 
gula sfclligeri prumunt 
et gauitia racli 
Etoqutumqfrÿ 1 Vt digno ful- 
ffore « horuscans 
Splcmlida perpetuac pro- 
10 mittit praemta vitac. 

En praccepta iVi décora- 
ta eoloce msarum 
Muiicia martyru demou- 
strant csse capemla. 

13 Candida virginits» «ae- 
loratn rara colonia 
Àurt fiaient™ sperie 
bortatur habenda 
Argrntiipar tiguratur 
ru xplcndore micantis 
Vita mantofiim cunctia 
conrntw iugalis. 

Sic dnctrina Dei pretioais 
tcrifXa. metall» 

*5 lu* xla lucirtui pcrducit 
ad atria regm 
Lumen evangelii sériante* 
coule kmgiii) 

Scandcntcsq** poli super 

(Quorum aalvifWo tueatur nomme vitas 
Rex irg.im dom nus, cari..mm gloria. ChriMu». 
Ultimus hoc fam . lu* studuit corn nier c Godesscak 
Temporc vernab tranvensts Alpibit» ipse 
Uibcm Roomlravn voluit quo viser* consul. 


soit U forme onciale 1 , 3. 6 l.ea liaate* d« h d, h I 
sont renforcée» en forme «le ni»«sue (I, 3. 18 •. c est 
petit (1,8): seulement dans le nom il est grand 

et Mi 11 . 4 **t large {l,vi 

e est mn«l (I, 10) Kn bas, g décrit ver» la droite 
une large courbe (3 4 $)• * a quelquefois la forme 
majuscule 1 n 11 -, Dan* U liaison er, Col il, 

ligne 13, r est rond (voir pi 4ab 1 La luirre du l 
est droite, la hastr décr t une forte courbe vers la 
gauche •;!, 17 iK Voir 7 (I, ij; II, 6\ 

tomme correction on trouve ligne 1,17 un 
point sous l> et un I au-dessus 

La séparation des mots est À peu |>cês par¬ 
faite A la tin de chaque vers on trouve «le* atone* 
«le ponctuation; la plu|«art du temps ce sont deux 
points placé* côte à côte (I, 10 11); plusieurs fois 
on a deux points, l'un *u-de*att* de l autre, et une 
virgule (I, 4. 6). A la fin du t m poème II. 3 , on a 
trois points et une virgule. 

A remarquer le réglage ce sont deux ligne* 
enifc k-toquedes le» lettres devaient être écrite»; le 
Copiste pourtant ne se tient pas strictement à ces 
lignes. 

Le» «leux première* lignes de la première colonne 
(cl 1 c mot *rS* dans la colonne II, ligne 4 sont écrites 
en lettres onciales bien formées. Chaque ver* 
coeumerice par une lettre tnjnlalc ou ondule. 

a r il im sidéra celsl 
Collocat in thalamo cacto- 
nim regis in aevum 

Oibr bon.*» toto |Aissioi 
5 landabilis héros 

tnclytus in regno, frétas 
caelestibu^ arrvus, 

I^aude triumphatur, «lodum 
•aiper acthcra notas, 

10 lurr patrum solio féliciter 
inditus be.es 
racihcu» recior, patiens 
dominator et aequus 
Prarlatus multis, hiimili 
15 petate suj-crt.us, 

Providus ac sapien», Mudio- 
sus m artc librorum, 
luitltiae CuiloH reclus, 
verusq»*, fidelis, 
fo l'aupenl- u* Iargus, marris 
soi an a prac»tan*, 

Plenus honore Dri et Chrijri coo- 
publia atnorc, 

-Srptcnis cum aperit felix 
*5 bis fascibus annum, 

Hoc opus eximitun Fram ho- 
nim fccnhcfc Carlus 
Rcx piu». egregia Hildgania 
cum coniugc, iussit 

Ut Petrum sedemque IVth rex cerncret, arque 
Plurima celsithrono defrrrrt mourra Christo. 

Mul»a |>craegnnts eont rnsil docia mitcHis, 

Anr.ua tune ibidem cclcbrans volcmnia paschae 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Saec. VIH. cxcunte. — Le Codex Ada. Minuscule carolingienne. 

Trêves, Stadtlnbiiothek, Hibelhandschriftea 22 (Codex aureus , p. 17. 

I c» quatre Evangile* écrits en lettres d or sur parchemin. Grandeur actuelle de» feuillets : 36.5X24.2 cm 
I Avant la révolution française le Codex appartenait h l'a Uns c de Saint-Maxinun de Trêves, il est 
R** iléja mentsomW: dan» te plu» ancien cutslogu* de l'abbaye, qui remonte au XII* siècle : /n/ui rwvjv/» 
***** a*r+ Mrtjs'mt Sur la dernier* feuille, fol. 172, on trouve écrit* en 4 l'encre rouge, 

les vers suivants ; iiu Itkrr tri ri/*. fvrmMxi ti fK*ih**r -- (Vdfd Mimti/rti f+ndttu mrfmtuia i’krûti, 

Qui ftmt et **Urvw r+'uU faits/ tuimUm, Qmra dhy« î*u*éi ftrnfikert m*itr — .idi, [\*i, puUrhï ^ut 

jruArt mtuiii* /V# jmé. âniifut kf / xtrmt, *r*rt mtmtnSc Une religieuse du nam d Ada 4 dune fait écrire 
«•t nftirr le Codex yui était cette Ada? Son nom revient dans un itéerologc de S. Maxrmin. dont les 
plus anciennes notices remontent vers l'année 1200; on y trouve au V. idus Maii : Jdm, Ckriui mmâUm. fus mul/a 
r**u . .Wsvtmiué a w6r/»V iTrèvc* Sudtlvtbliuthck. Cod 1634. fol 109I. Le nom se retrouve encore, fol 144 

du mémo C odex 4 la date du It Mai, dans une hste des anniversaire* de l'abbaye appartenant 4 la fin 
«lu XIII* siècle, mais avec une addition imiiortante A4t. *nrtU CÂHui. nw m*fmi A*r,dé rtgit, fut mm^na 
4*4 «dû xtttulu. Une note marginale du Xllî* aircle. «|u» se trouve dans un autre nécrologe de Saint- 
Maxim: 11 1 aujourd'hui nti Mu>tu** Htiiun&ttuum 4 Bruxelles) contient, a la date du V. kdu» M o.i», U méiiie 
addition avec quelques dé vclofipcmcnts; on y lit (ïbii AJ* amaVa Cèré/ti, /W mémo* jUf* JSftiui agit, 
m *g ni im/m torts Atrvlr, fut muUa htm* ar % a U t*fr* Af.'fHHtktm tt H uuM/ûtm U in f*f* .Yacks*** smuti U \faximiua 
umtui jV, U itiium n+mgrlêi aura /auuhftu** tt aurs ét^ninn « Je 4 it % fmt /tusm ries Mû rtfmJJa fv /** fuirait, t e 
oint le» piu» ancien* renv ignetn* ut» manuscrits, qui désignent Ada c«»«nrnc acrur de Uhartemagne Le 
noen — Ada ou Ata se rencontre souvent aussi dan» !<*» acte» de donation de l'époque carolingicnoe 
pour les monastères «te Kubta et de l.iusrh * Ab, énMa Ckriui, en I année K03. donnait au monastère de 
ruUla sa ni*i*«»tt de Mayrnce; il semble que ce soit la même A«U qui ht écrire le Uodex de Trêve». 
Pourtant aucun de ccs anciens documents ne désigne Ada comme unir de èharlcmagne et aucun historien 
na fait mention «lune s«i;ur de ce nom II c*t doue d«*ul€ux que les indications du XIU* siècle con* 
tenues «Un» le» nécrologe» de Saint-Maximtn reposent sur une tradition historique digue «te f«* Voir la 
description du Codex dans l édition de luxe /Ht Trûnr Ad*./U*Jukrift par K Mcnsel, P Cor»se». II. lafiitscbck. 
A. Schnutgcn, F. Ilcttner, K. Lampcccht dtr Oeifttaéûft/ur A'kumiuAs Csucnktiiu**, VL l eipiq; 

1Ce* 4 cet oui rage que nous empruntons notre Fac-similé Voir aussi M Keuffer, firtfkrftbudn 
Vmiiiknis étt HanJukti/ttn dtr S/nJêMvMtii mu Trirr, I, il, Trêve* |KX* 


Deux copiste» ont collaboré 4 ce Codex. Noire 
Fac-similé donne un exemple «te U main du t>remier 
A notre avis, ce copiste n’est autre que Godesocalc, 
dont nous avons appris 4 connaître l'érnturc sur 
In reproduction punie 4 la piè»ente. C omparer |»ar 
exemple le* deux formes oc l a, ligne 1,1.1, avec 
les formes de l a. ligne 1 3.6 de Godesscalc ; de plu» 
la forme «lu d, ici ligne I, 2 4 et 1 .» I, II; le g. ici 
ligt-e 1 5. 6 S. là. ligne 3456; l'V ici La; H. 2, et 
14 II, 25 De même, les formes de *, •, r, s, •. sont 
alis«»lliment semblables «Un» le* «leux mêuuacrtt*. 
Fn outre oit remarquera le renforcement des hastes 
en forme de massue. la forme semblable «les lettres 
onciale», ici 1, 16 et au commencement des para¬ 
graphe». 14 l.l.a; II. 4 et au commencement des vers; 
la ressemblance de la ligature u, ici I, iH 25. *6, et 
I . Il 11 Ig.**: et la rcusemblanrc «Du» U mut 
«le corriger, i» i I 18, cl 14 I, 17 La rcwcmWancc 
apparait encore dans l'ornementation des marges 
et dan» le dessin général de» |»a^e» K Meuse! avait 


doue raison d’attribuer le Codex Ada 4 la fin «tu 
Vlü* siècle et de rechercher son origine 4 la cour 
impériale «i’Aix-U-Chapelle, où vécut G«HSciucalc, 
semble-t-il. dan» l’entourage «le Charlemagne Jani- 
tschck à cause de l'ornementation attubua le Codex, 
avec beaucoup «1 autre» **rti. 4 une éc« 4 c 

calligruphique «le Metr, pourtant S Berger a ilémon- 
tré qu'aucune des preuve* apportée* par Janitschek 
n'étaient valatdc* (v«»r //Mv de U Vulguto. P 270), 
Comme correction, ligne l, 18, on a mis I sur e 
A la seconde colonne, on a des guillemets. 
Le* chiffres en marge i|ofin«*nt le» sectkins et 
renvoient aux pmeages juirallèîes vxnr le* explica¬ 
tions pl 57). 

En marge, 4 gauche, ligne iH, se trouve une petite 
croix et en marge. 4 droit* ligne 1 l ia lettre F, colo¬ 
rée m rouge deux signes qui se retrouvent souvent 
dan* le* pages du Codex : il* marquent le commence¬ 
ment et U fin jhrèt) « 1 rs périrupen «Ira évangiles qui 
*e lisaient au cours de l'année liturgique 


b) al> Abraham usqm# 

ad David, gcr.era- 
tiones Xtlll 
El a David u«qM* ad 
5 transmigration*** 
Babylofifs, gene- 
ratsoncs XNII. 

Et a traiifuttigrall¬ 
oue IDbylonis u«q«* 

10 a«l Chn/fuin, genera- 
tioncs XII 1 I. 

Omnes *taq«* gene- 
ratkmea ab Aliralu** 
U(H|*v ad ChrùMn gcnc- 
13 ratâmes XL duas 

thr*//i autem gene 
ratio sic étal: 

♦ Cum esnrt dr»f*»n»aia 
mater tiu» Maria 
ao luseph. antequam 
convcnircnt inven¬ 
ta esc »n utero ha- 
bens de Sftùrtu 2*^/0 
|«isc*ph autem v«r 
25 nus cum esset lustus 
et nollct eam tra» 
durer c voluit occul¬ 
te dunittere eam 
Hacc autem eo cogb 
yo tante, erre angé¬ 
lus 1X«^rjV«i in voennis a|>- 
pamit ci «ticens: 


toseph, fili David, 
rwdi timerc arcipcre 
Manam con ug« m 
tuam «pu»! en m 
in ea naturn est, 
de SpiV/m wnc/o est. 

Farict autem filium, 
et vocal** nomen 
ciu» \tt*m tps* emm 
10 aalvum faciet popolow 

suum a peccatis eoru» F 
Hoc autem totum 
factum est, ut ad- 
impleretur qiiod die- 
15 tum est a IW»ho per 
prophetam dkrentem: 

Erre virgo in utero 
hal>ehit et panel 
filium, et v.m shunt 
20 nometi cius Emma¬ 
nuel, quod est in- 
tcr| Tctntum 
Nol.iscum I V»s ** 

Kxsuigcn» autem 
*5 loscph a sontfio, fecit 
akut pr»rrr|Kt ci 
angelus D^tténi. 

et acceprt coniugem 
suam, et non coguos 
30 cclxit eam, «kmcc 
prpent hliutn suum 
pitmogemfitm 


M A T T II L r M. 


• • 

MM 


«M* 
• ••• 
• • 










46 


io 


*5 


20 


*5 


3® 


35 


4® 


45 


Inci pitpraef 

SCI I HERON 1 MPRBl 
I N 1.1 B RO G UN ES I M 




lOCRU 

o>ejOesi 
Vccepi ; 



un 


Roru r i 

CumD> 

N.f>»eLe 
SORTITES 
■n ome^,- 
BSGcr^kt*S 

r»tvNfl<vntiMl<unis(c^ÜN^c\<lfl>^>r<t»fèr- 
rrK>fsie-p<^«vi*x»cl>û-4si» : t>i<3^»r*ib:TrcvWrr^‘ / 
p^a»lo(umopufcm^obo'«crcvrot'vTUurc^ 
nb:pnrt> 4 rquimrixOfr : 'iM LKX-tsifpmfu - 
^illanoNemKioucvproufttnt.cudrrnJttuN 
«rquafruiKarprobcvMteC CumfTjoffpir 
(?m^tWrojurfîm'prouiU[>orn(>Ne‘«NTiv 
bertvicvculodropfTrt'Tfrqucve-porrimNeco 

CJuodurcvudrrf ort^esurme- (rudurprou^ 

ccvutr-quuv«IinoKiicv»>«nqu^TrqDsjÇl<v 
TioHrtb<^JonoN»ifrn»(cuiri'*ra.fterifcoPr 
obel<>t<lPfrPlUveru<ruopun>ini4fxii(nesi 
•^iifKir OumoairtMlucficc r^ ^KfCjua^m» 
n u fcvKi oe-^u fr«.Kir. cvjurfup^r rtütjuoft^: 

Mi^ulcvrctcfwlir- O^cvcwequcveruaMje' 
UfttvrnrfrcvpU'wcvuceonmTpromuLjtvuir. 

| Mqtul>:miilrïvilfi«frtotf(tetrnial^m-cjuo^- 

iMMn rcoWictb.NV*fj5rwnUt-r.ilLu/-Cy<xe“ 
^rptpuocmii fiUumrù^hwwozojWtitt* * 



mcvc-isiec 

o<ul uulrr-Kii’ccüinfKudiatrNjeciKicorhomi 
NilcJfftgd'- c|tuvf-pJ><uxv.u«rd(cl(l45P»>mb;nf- 
t*r malm cvUcu(aaepropnorù.ClNTVrOf>V 
drtîdercuT- Jw «rt voyi » »uf>rye»fabtliftA 
fînproiÎNrCc<utliffm n porx«< k W#T*ê»iilr* , 'if'* 

> U C. 


I f 

I i 

) 


irr^rK 

Jl* 445 ^c*jtfcvi I. 


t r-^ofe*'. fttuifsidul IS» rtcu cK.‘’Ter'nir*i 

(^ucvrtuiNproJfÀiiC 
^uocirr^Lat-^ar^txr^c^cx^ / 

TtvfrtxixNmn.(^ibmvfMfh<>arUtnf^ud»r .i 

ciCpf^r-Çc^icderrxft-i tu.„n 

prucle+4cifTK*:cixcltGu»sc.Âticfiijo* MepcDl^mruP 

u ►JiundrcuUwr-tfticLckpuJ licW^jfonJapLcPcIi 

titw*t*xx^dcpb^»a<l«iScr-.cjt*o«lfi>cy<*rT>^t4jc*rco 

fWtci»tec|a»«viNpUt»Nf£îlo3p> t u'. fer^ui 
d*4xx -tr*Oe^i^tid>iC4l^:(^rvȮuea4^wtdrcripC> ^ 


IO 


TU 



tnrpttmfèutcom 4 iwo au ufr^u r< c pei> àuf* 
enxrcaM ufidft Muul^rciT- tv ncÆo 
^ui^pnmcuiccor LxxcKlulArkWaNd ri cv^ 

mdccâofuo^ycruicerir'tiuUKdiuifrftulefcripn 
•Cuanftli«unnur<lnpn>(omciynr PAC 


niCTHC-^rmulroprfpomit'ffppufNilîil xxxl^- 
rttulm (fti i s»üNc\.i>afîUcacajrfyM»rc~ca * 
Lr(rfcnl>awr»rppoph^rfr.cUiudê«f»ji'ucaf 
oXtii.dcn-i*^inprr-Jb»CpfLi«?t^rxarx^p<Jicll^ I ct^'vi 
dmoec-urt-borvtcopicvCo.Cf' o • 

NlfîfôrrrputtvN^mUiurôfttMOfyMal^o/oNiifT 
^LazDNirpinc^rAmlmxi(ll>mifpro(rfl joMtr - 
a^fUtuP mWicof^axusiltuün>-.aurcvlir 
drbcfdrltbr-tf'per I. vxiMcptgTal ifp er u ptoT 
lpf(cri*fbmoNicv.ty3<M<rütquoddümx»ifr : ' 
l>trcnpaTfti nînn f‘ Cjuidi^trdÔMamaenrtTC*' 
mtNtme. (*kpp nc>ni(tudicv.iNdofnodM<jdpoT 
(ûmufUvI)ornj^'TlbiHrpmnfàKiteculut'Nar 
.■<pt frcjclMe<ctd»(viTdubiifprvruLerV'(H4rnsialP 
^Jorpp<xTnoNêf c r etu rç e ca eNffr- 
ph^ncvtjuâhiltprtcvfcnbtm- alifeNt< 
^.Ufuifo.NarncvNrqc(mdjunMteUj^mmc(i 
urecptvf^fn.CVudll^^CTjemalfro bn^y^ i— 
cvufculnvNidai>ioMrrpt*fNcloL>w-lodcfîdrt4t' 
caKicnnibrQpCjrppftnj.pcr'tfTOrJonmilji 
,<pr(7>Hcvr < quorc^ wptv pl>tfttJ*>wffpirttBL. 




pe>J^3«-cvdtr»Mrpc<rfceKl«4T--CjMidU4VC>rn ronrj 

rtCdutaM 
% 1 

INtm»flnnoWf au 

4 »ufHcu\TuH)<um«^(m>rcfùl^.<jdilbh«Uw*W^ 

y^ôaucojlcf(^al>^at<u^<^ccrafr^ctte. ft t>ftptH^' 









rt<vl<vnMa^ua5rft-cv 

«ncuNuidoC num 

r*x#TLi mopufm r Tu tu ^ 

poftnpnf ^ 

î £ rtTci I7]C A f fK T i0 






■f, •-■V.v i 

, Mm • £ 


• • • 

• • ••• 

• ♦ • •• 


cire* A. D. 800. — La bible d’AlcvIn, à Zurich. Ecriture deml-onclale. 

Zurich, KantonsbiMiothek. C i, fol. 5. 


*5 


30 


30 


35 


40 


45 


50 


Digitized by 

UMIVFRÇITY O F C Al IFORNIA 


Original from 

IJNIV F RSITY OF CAI IFQRN1A 





























cire» A. D. 800. — La Bible d’Alcvin, à Zurich. Ecriture demi-onciale. 

Zurich, Kantonsbibliothek, C i, fol. 5. 

P age d’une Bible que le célèbre ami de Chaflemagne, Alevin, abbé de Saint-Martin de Tours (f 804), fit écrire. Grandeur : 48X36 cm. Notre 
Fac-similé est un peu réduit. Au commencement du Codex se trouve une poésie d’Alcvin contenant une énumération des livres de l’Ancien 
et du Nouveau Testament (/« hoc quinque libri retinentur codice Moysls, etc.), et se terminant par les vers suivants : lusserat hos omnes Christi 
deductus amore — Alevinas ecclesiae jamulus perscribere libros. — Pro quo, quisque legas lector caelestia verba, — Funde preces Domino, 
devoto pectore posco, — Ut conservct eum Christi pia gratta semper, — Et cle mens animae requiem concédât in aevurn — H!tus ae ter nam. 
Semper tous, gloria Christo. (Voir E. Duemmler, Poetae latini aevi Carolini, 1, 287, N° 68, dans les Monumenta Germaniae historien.) Le Codex 
sort de l’école de l’abbaye de Saint-Martin de Tours, dont nous connaissons l’habilité par beaucoup d’autres manuscrits (voir L. Delisle, Mémoire 
sur récole calligraphique de Tours au IX e siècle, Paris 1885). Une autre Bible de ce genre, contenant la même poésie, avec la même écriture, 
se trouve à Bamberg (A. 1.5; voir F. Leitschuh, Aus den Schdtzen der Bibliothek zu Bamberg, 1888, pl. 1—5; A. Chroust, Monumenta palaeo- 
graphica, livr. XVIII, pl. 2—5); un troisième exemplaire, en deux volumes, se trouve à Berne (3.4; voir Hagcn, Catalogus codicum Bernensium, 
Berne 1875). Tous ces manuscrits sont écrits en minuscule carolingienne, pourtant les prologues et parfois aussi le commencement des livres 
et des chapitres sont écrits en une demi-onciale, caractéristique pour l’école de Tours. Notre planche offre un exemple de cette demi-onciale, 
la planche suivante, un exemple de la minuscule. Sur d’autres Codices d’Alcvin, voir Delisle, 1. c. 

signe spécial, qui dans la suite fut communément adopté pour ur (I, 37. 39; II, *7); 
le haut de ce signe a la forme de l'ancien crochet, auquel pourtant une longue 
queue est ajoutée; il ressemble à t’r rond que nous avons rencontré dans la 
liaison «r (voir le manuscrit de Novare. pl. 43 b et le manuscrit de Godesscalc, 
pl. 45»)- Ce signe spécial pour ur se retrouve souvent aussi dans la Bible d'Alcvin, 
de Bamberg (Chroust, I. c.). Dans la Bible d Alevin, de Berne, au contraire, la 
plupart du temps on rencontre le crochet susdit, seulement çà et là on trouve 
le signe spécial, par exemple dans tes Cu/ituJa du livre des Juges. Le crochet se 
rencontre aussi pour »$t dans les mots /ait et pottta (II. 17- 431. — De plus à 
remarquer les nombreuses abréviations par sus[iension : asser * mntnmt (I, 33); 
fac = facit (1, 3a); ocuT= n,a/a/ (I, 41), intelligim ■» inteUigimui i.li, 33). Pour cm on 
trouve c (1, 3»). pour eit .e., entre deux points (I, 31), pour pumiam qnrn (I, 38). 

On affectionne en particulier la ligature a/( 1 ,39 44 4$J- Voir aussi «/(II, ai). 
Beaucoup de lettres se trouvent reliées entre clics, sans changement de forme 
fl. « 9 . aol 

Sur le monosyllabe »t (II, 36) il y a un accent 

Séparation de mots et de phrases. I.a séparation des mots laissent 
beaucoup à désirer. Les phrases sont, la plupart du temps, séparées par un point 
placé à |>eu près à mi-hautcur des lettres. Les nouvelles phrases commencent par 
une lettre onciale ou demi-onciale (I, 3a. 34; II, 19. 34). A remarquer le signe 
d'interrogation que nous rencontrons ici pour la première fois (II. 37.401. 


Demi-onciale de Tours. Comparer la demi-onciale du Codex Hilanus 
de l'année 309,10 et celle du Codex de Montecassino de Tannée 569. I.a demi- 
onciale de Tours est fortement influencée par la minuscule carolingienne; c’est 
pourquoi son caractère général diffère Iteaucoup de celui de l'ancienne demi-oncialc. 
On reconnaît facilement la demi-onciale à la forme des lettres a, «r. n En outre 
la forme de m. r. s est aussi remarquable. — 1 de la de ale, on ren¬ 

contre encore dans notre page trois sortes d'écriture : la capitalis quadrata, 
dans les trois premières lignes; la capitalis rustica, dans la dernière ligne; 
et Concilie, ligne 4 à 18. — Les quatre premières lignes sont écrites à Tcncie 
rouge. Dans l'initiale I) on sc sert surtout de couleur rouge, jaune, pourpre et verte. 

Lettres isolées, a prend la forme de ci fcrmé;lc dernier trait est oblique 
1 1.19. aol. La tête de te consiste en un trait horizontal; g ressemble au long f d au¬ 
jourd'hui (I, 33. 34). Le dernier jambage de l'ai est recourbé en dedans (I, ai. aa). 
n est toujours majuscule (I, 19 ao). L épaule de l'r et Tare de T» sont souvent 
très longs, surtout à la lin des lignes (I. 19 34; II. 27. 34). La hastc de t décrit 
une courbe vers la gauche pour se redresser vers la droite (I,ai.aa). 7 est petit; 
il porte un point ( 1 , 38; II, 3)L * est aussi (vêtit ( 1 , 38 ; II, 1). 

Abréviations. Les signes d'abréviations pour «/et ur sont particulière¬ 
ment intéressants Pour «/, on a ce petit crochet que les juristes romains em¬ 
ployaient pour les linales les plus diverses et dont sc servaient les copistes de 
Bobbio pour ur ( 1 , 36.40; II. 14. 37. 39; comp. pl. 18 et pl. 34). Le même crochet 
sert aussi parfois pour ur (II, 10. 33. 34), plusieurs fois injuriant on se sert du 


larlplt pracf/irio 
Muril Hleronlia* preshyteri 
In libre tienexliu. 

Dcsiderii 
5 mci desi¬ 
deratas 
accepi 
epû/Jas, 

Î ui quo- 
a«w prac- 
sagio 
futu- 
roru*» 
cum Da- 
5 nihclc 
sortitus 
e it nomen, 
obsccrantis, 

ut translatas» in latrnas» lingua* de hehreo scr- 
ao mone Pentateui hu» ikv/roru** aurib«/ tradere*. 

Periculosum opus ccrtc, obtrcctatoru»» latra- 
tit «r patens, qui me asser«»/ in LXX int/rprrtu** su- 1 ) 
gillationem nova pro veterib«/ cudere, ita in- 
geniuw quasi vinus» probantes, cum ego senis- 
?5 sime testatus si«. me*) pro vili•> porttone in ta- 
bernaculo D<i offerre quae possim, nec o- 
pes alterius aliorus» paupertate fedari. 

(Juod ut audere*». Origenis me studiu*r provo- 
c&vit, qui aeditioni antiquae tranxla- 
jo tiones» Theodotionis miscuit, • -1 asterisco et 
obelo id ça Stella et veru opus omne distin¬ 
guent: dum aut inlucescere lac it, quae mi¬ 
nus ante fperant. aut superflua quacq«/ 
mgulat et Ctinfodit, maxime quae evange- 
35 listarum et apo//t>L?r«m auctoritas promulgavit. 

In quibau multa de veteri tcstanvnto legim»/, quae 
in iw/ris codicib»/ now habcntM/, ut e»r illud: ,,Ex Ae- 
gypto vocavi FiIiumi meus»”; et, „Q«..n^m Nazarcus vo- 
cabit«r'*; et, ..Vidcbunt in ques» Cosspunxer»*/ 1 ; et, ..Flumina 
40 de ventre ei*/ Huent aquae vivae"; et, „Quae nec 
ocul«/ vidit, nec auris audivit, nec in cor homi* 
nis asi cihWmmZ. quae proqiaravit Dm diligentib«/ sc*‘; 
et multa alia quae proprioru*» 4 ) oivtayfta*) 
desiderant. Interrogemus ergo cos, ubi haec 
<5 scripta sint. et eus* dicere na« potucrint. de libri» 
hcbraicis proferamus. Primus» tcstimonius» eu 


in Osee; secondas* in F.*aia; tertius» in Zacharia; 
quartu» in Proverlms; quintus» acq«» in Lsaia. 

<Juod multi ignorantes apocryforus» dcliramw*- 
ta scctantur et I libéras nenias libris authenti- 
5 cis \>r**h-Tunr. Causas erroris ri v» e/r*) meus* exponere. Iudaci 
prudenti factum dicunt cire Cimsilio: ne Ptolemcus, 
u ru us D»i cultor, etias* apud Hcbraeos dupliccs» di- 
vinitatcs» dcprrhcndcrct. Ou<nl maxime idcirco 
faciebat T ), quia in Platonis dogma cadere vi- 
10 debat«r B j. Dcniiii*» ubteu«qw» sacratus» aliquid scrip- 

tura testatur de Pâtre et Kilio et Hp/>//u sa«c/o, aut alit er 
int/rpMati s uut aut omnino tacuer««r: ut et régi satis- 
faccrcnt et arcanus* fulci n on vulgarent. Et ncscio 
qui* primw/ auctor LXX cellulas Alexandriac 
15 m»i*dacio suo extruxerit. quib«/ divisi cades* scripti- 
tarent, eus* Aristhcus eiusdes* Ptolomci é.Tfpao- 
.twiTi); et multo p.>/r tcmporc Ioscppus*) nihil taie 
retulerint, sed in una basilic» cmrgicgatos c,.**tu- 
lisse scribant, n« prophetasse. Aliud eu enis» vates», 

30 aliud e//c intc/pMcs». Ibi Sp*W/«s ventura pracdic* 1 /. hic eru- 
ditio et verborua* copia ea qNM/ 1 *) intelligit, transfert, 

Nisi forte putand**/ e»/ Tullius Oeconmnicus* Xenofontis 
et Platonis Pitagoras* u ) et Demosthems pro Tesifonte 1 *) 
aftl.it us rhetorico sp/r*Vu transtulisse. Aut alit»r 
s5 de hisdc«* libris per LXX interprdes, aliter per ap<*/ft>los 
Sp*>*'A»s s«mc/ns testimoma texuit, ut quod illi tacueraar 
hi scnptus» e/*e nwatiti s îui Ouid igit«r? Dawnam«/ vctercs? 
Minime Sed p*»// priorum studia in domo Dn*w/ni qa»*d pos- 
sumus laboramM/. Illi interpretati s uut ante adventus» 

30 Chr/s/i, et qi»<Kl nescicbant dubiis protulcre sentent iis; 
nos p au passioncs» et resurrcctiones» eût/ n >« taw pro- 
phetias» quas» historias* scribima/. Aliter enis» audita, 
aliter visa narrantwr. y««d melius intelligim«^. meli- 
us et profcrima/. Audi igitar acmule, obtrectator 
jj ausculta: tiaa damno, naa reprrhendo LXX. sed caafidcnt/r 
cunctis illis af^dos pra/fero. Per istotus» os mihi 
Chr/zia* sonat, quos ante prophetas intrr spirita- 
lia charismata {tositos lego, In qui!>a» ultimus* 
pene gradua* int»rprvtes tenent. O uni livore torqar- 
40 ris? (juni “) im|»eritorusw animos cratra me craeitas? Sirubi tibi 
in translatione videar errare, intrrroga Hebraeos, 
diversarum urbius» magistros c^asule. Qnrd illi halient de 
Chrùfu, tui codices n^a habent. Aliud eu, si Cratm se paîtra ab ap<i//.ilis 
usurpât» testimonia probaveraa/, et envadatiora s uut exeaipla- 
45 ria latina qua** greca, greca quas» hebraea. Verus» haec 

centra invidos. Nunc te prrcor, Desideri carisstme, ut, quia 
tantum opus me subirc fecisti, et a Gcncsi exordius* cape* 
re, orationiba/ iuves. quo possim eodrm Sp«r*/u quo scripti *unt 
libri in latinum cos transferre sermonem. 

50 Esplirit praefnlio. 


•) Il » a un ir urolii(in tracé *pr« coup avec uoc eue tt pAle *) e en eutctii et «e lit*** d'une encre un peu plue plie, de atême le «rail d'abréviation au-deeane da t'I Han* nu parait avoir été 
tr»?é *pfè« coup. ■' ri »• trouve «usent «t d'»n# «»cr« pAl# pour cban«rr wvli *n viril» 4 i Au-d««««« «t d« or on trourvv points <l'u«« sncrs pâlo pour cbsogsr rn p»nfr? um •> Pour 

OÛVtOypUt. • S • M « •'« «v'è* coup. ’> Pour /mé6<iirf •. Cl -• wWr 4 «s<ur, •» /asp^im •*! tt f fuar sur un cr«ttig« fPi W. ll l C t* ‘t»HIt, quoiqu'un qui s lu ls Code* 

» lu /ontem et s bu» sur l«» demtètes Isurss un psût signs abrévisûf. “l Le copirtu s donné sus lsttrss suivantss uns lorms plu» petits pour foire tenir sur la page U prme/otvo tout entière 



• • 




Digitized by 

MIWFPCITV riF C AI IFnPMI A 


Original from 
















47 


in 


3 o 


35 


40 


lllt 


45 


InCLPIT LIB 
GENESEOS 

M p R i N CjpjO CRGA 
«jii'rcJs cTcel^îcT reRRA 
TeRRXVUTCCO c RAT 1 N 
MsiTse-nJAcux cttc 

NJ CTVRAC SUpCR pA C | CCO 

\ LWSSI-exspsdî fïCTLc 
B\TURSUpeR>(JU >5 * 

O IXïTEJUe Os - p IAT Lxi'V 

CXp\CT\-ÇlW- 6 xu) 
OnrOs LuccaRjuoOes 
SeTBON\-eTD|XlJSlT 
O s Lu ce cr> atcn e b r_j s 
A ppcLL^u itcj: Lucem 
Diem • eTTesfC RR XS 

MOCTe • p>cTuma: esT 
ucspcRe ctcoa h eDies 
unus Oiicitejuo^ Os- 

j lATpiRroAor>e|siTTioc> 

I N<Y>eO|OAcj<JARCi CT 
O ruiOXTACju>SA 15 >^U|s 
CTpeciTôspiR m\cr)Tu 
O r \iisixcj:Ac|u^sc|u / xeeRA ,:i ' 

ifubfirm.vmemo A.bl>i fcfiiA.tf-r-r-A.mr fu pct~ 
\mfnnr ^r^umtn - f • ixx *\1 oCXxiittj: d T 
rm.vn^mrcvrtu*n. C’r^Afmni-fr.iief’arre- 
mxtu*-clifr (ccu nc^u f’ 

fjbcAHofurrrinlofumunum ÉJjrxppxr^ 
XcatiJa.. p»\ctumq:*ê itx. CVuocxutrdr 
vrulx trrri ♦ c<niçt-c^Mionefcj:A^|uxru • A.p 
pHblutcmA.nx-CrutcltrcIrquocl^eêcbonufc 
Mt-- f r -tr u nCT K> ’ rA - hcrfcxjTUlirenif ^c^a. 
citfrtrtf^fAmm- erL^numpofm|Vru’ fis^tertC 
^pucnE luVtac^tnur fùu - CutuT femer ï tnfèmcr 
tpfoftrfupgr C'r^xnim êïtcx'erpro 

twlirrrrrxl>eH>A.muirentêec[<f cm* fètnfn 
luVxA^^'tfTm f*fï*ir* Ll^numc^-.^kXienCp-ucxxim 
frlixtcnf un u mc{uorc|: fèm en fètand urptof" 
CtuiJ rrc! Gtq uoci-fffo bonutn • ^xnu^- 

tnxne’Jicr xfmur • 

D I >:tr<vurftr»fl G ^l«xrturr>[Mcvn<V^INfîr" 
mro ca^L - UT4iuidxnr Jiemtfrtioctf- 
erftnrinfl^nA.ecn*inpor».Ctdiererxnnor 
^rluc<xm: tn^rmAmcutocAeL^ CrinlumtnA^ 
Cx m tf 7 - rtx * uomà^njc 

i f ■ .j* 4^ 





V 


l^mtnArnA.LumtnAr-tf-rriAjufircrp.^ec-ditft- 

CrlummArtf-minuC Urp-rêc-nocci •erfceLLxf' 
^rpofûirfATdrtn^rm.vmentocAHi'Uctucei^ 
r fn rfup gr t er ri ê-Crp fwrdict Af noca -Cr 
d tutde ry nc Licem Acre » lefcrff. CTatdfrJ fcqd 
gffecb<wu fc| : kcal-e uffp fr e -fcm Anfdtffy»/^ . 


fupfr^frr£*fàb|nrniAJTientocxeL‘Crcjain*|-. 

AC ctf-ttf^-rAridtA 

moakiîtlfm ♦ quAm | 

fpeafTfÙÀr- CrotVi n rucUnl^ fècunduT^ruf 
fua- Craidtrdr^uod-f cr.boniT- b^nftitxa: 
etrdtc<*nC Crefc ief f e r ; ulnplicAmmi e c r g - 
plfte-A<juJJ't-fcj:muUïptic<nmr^ 
fapfr-xerrx-Crfxctir ?.ueTper e Cc iwahp- 
cltffcjuintur 

‘ ^ lAlTCjüOCJ'Os . pROOuc\T 

A.ntmimu<4ttf mj gn e r c fuo«tutmx 



10 


'5 


1 




CrrgpnLx frrr \g-fftundufpragT 

Ctuvr> ^-vvcxxiVq: tf. txrx. • Cr- fVcrcd Pbtf-fH aT 
tuvcxfpmgT (uxT Crmmemx ecc r M ng-rcp 

rutdtcd f*cjuod 

>ficCIA.n 

^ingm tfr-fitntUrwcltnetn nrJGn - ecrpfrc-pi/ctbtr 

mxnftf-rtic>lA«r*l>:cA4îCttfTrbtffci*funtutfr-fec|:. 
crf^tur^. 0»^«icj:»^pnL<|uod moufatr- 
iri o rrT’A. » C wg^ txnd C Lorrrtntf^.vd i m A. n ^ 
(tiiT« XdtmA^tnfmdta*eîa»trilLr-m\fciu 
luer^VminA.mcrtaaittft»r* BrnfdtXittj: 
illiT t\C ecA^C'Crdàte^rmalnpllcamini / 

^ repLrt^- ternC • fr fàb«cttrex • etdcrmi nA. 
mmipifcib.-mA-nf cruoLajLbîC^ti* ^rwm 
agr-Tif Ammxnnt: qux^fnoammr ftApet— 
-ctfr-f * O t Kfrd : d f • ^ccrdgdiuotif omn^m 
t-»crd»Am ftfmg-nfliptf* ~ t gi - r A . ec 

u n * w t^Ti c| «j A^t»jJj«T»r '1 nferr» rc;«p O C 

rgmcmêj^n^nr^ui- UrfîncuobtftncfcÀm 


2 O 


3 5 


3® 


35 


"V’*- 


cAgL-frumueHirquA^-moucmunt titrî 7 ^- 
ertnquib: f.xmmA.uiugnf urbAboglT\duef* 
cmdtT* ft (Àcmê- «ta -Il f d rropdf cuncxiupAg 
^Vcnr- e tenM TcuAldf-bfmA.’ Oc ^ctuefc 
ueTpet-eermAng-dierfeiÈtur* 

I ÇrTURpCRpCCTfSUKTCXeLl • 

* ;cgi’r^k.- ecomniromAtuf wpu- Complrutcq; 
drd«ef e po m oopt>rfùam q i iè i lf ( nfrrig- «ec 
f-r x | u t eu ttdu* fèpamo .vlxjmmb.prrfrcjiiod 
pAxrxnvr* Gtbtnodl^Circiigi fèptimoCcTci 

itlufn *quiA ifttpf o crfRuf i'at 

: ‘ * *‘ w - • • . ••• 


40 


l 


45 






50 


cire* A. D. 800. — La bible d’Alcvin, à Zurich. Minuscule Caroline. 

Zurich Kanton$bil>holhck. C I. fol. 6- 


Digitized by 


IFQRN1A 


Original from 


K 






















drca A. D. 800. — La Bible d’Alcvin, à Zurich. Minuscule carolingienne 

Zurich, Kantonsbibliothek, C i, fol. 6. 


U ne page de ia Bible d’Alcvin de Zurich, écrite en minuscule carolingienne. Voir les explications à la planche précédente. Notre Fac-similé 
est un peu réduit 


Minuscule carolingienne. La forme de l'écriture minuscule a déjà 
fait de grands progrès. A comparer avec l’écriture de Godesscalc (pl. 45). Les 
lettres sont fortes, rondes et larges; elles sont formées avec soin et grande régu¬ 
larité. Les hastes sont petites, celles du haut ne sont que légèrement renforcées. 

Lettres isolées, a prend en général la forme onciale (1,25.26); la 
forme ancienne de cc ne se remarque dans le Codex que rarement : c’est le 
correcteur qui l’emploie encore. La panse de b est fermée (I, 25. 30). e est petit 
et simple (I, 26. 27). *1 est droit; ta haste ne dépasse pas la ligne de l>ase; elle a 
une petite ligne de fuite (I, 33). e est petit et rond, souvent pourtant il dépasse 
un peu la ligne, en particulier, quand la languette se relie aux lettres suivantes; 
la languette a, la plupart de temps, une direction horizontale, mais quelquefois 
elle prend vers le haut une direction oblique; souvent elle ne se lie pas avec le 
sommet de la lettre suivante, mais plus bas (et, 1, 28.30 ; erant tufer, 1,25 ; et luttant, L46). 
f dépasse la ligne en haut et en bas; au milieu, il a un petit coup de plume; 
la languette se trouve haut et ta plupart du temps se relie à la lettre suivante 
(I, 25. 26). ir est ouvert en haut et en bas; en bas on trouve une petite ligne de 
fuite, qui parfois, forme à peu près une boucle (I, 32. 35 39); la tête est ornée 
d'un |ietit appendice, vestige de la cursive romaine, où la tête du g se composait 
d'un long trait horizontal; le g encore aujourd’hui a conservé dans l’imprimerie 
cet appendice. La haste de l'h a une petite ligne de fuite (I, 2$. 34. 38). i est 
partout petit, même au commencement des mots; il commence et sc termine par 
une petite ligne de fuite il. 25. 26 30). Le pied de I est large et arrondi (I, 30. 46). 
m et n ont de petites lignes de fuite (T, 25 26). r est petit, l'é|»aule en «est assez 
longue (I, 25. 27); une fois, dans le mot fuartus, il a la forme pointue de ligature 
(IL 6); il semble que ce mot soit de la main du correcteur; aussi en d'autres pages 
du manuscrit, nous avons rencontré cette forme dans l'écriture du correcteur, 
dans les liaisons rt et rt, s se trouve sur la ligne de base, mais il dépasse la ligne 
médiane supérieure; en avant, il porte un petit coup de plume comme l'f (I, 25.26). 
La haste de I décrit une courbe vers la gauche, comme dans la demi-onciale, 
la barre est souvent légèrement ondulée (I, 25. 26). Les deux jambages de l u 


Commencent par un petit coup de plume, le second jambage a une ligne de fuite 
I. i) al) 

Les abréviations ne sont ni aussi variées ni aussi nombreuses que dans 
la demi-onciale de la planche précédente. Les signes d’abréviation pour nt et ur 
ne se trouvent pas dans notre page, mais en d’autres, nous avons parfois re¬ 
marqué le crochet : aussi bien était-il employé pour ur comme pour ui (le signe 
spécial pour ur ne se rencontre pas), b; = hu, t\i — fut (I, 3«- 3*; H, 33 34). 
Iienedixq: = keueéixitque (II, 13). iumta = mmtuta (II, 19). Kn particulier ni à la fin 
des mots est souvent abrégé (I, 26. 27). Pour tri on a ë, encadré de deux points; 
quelquefois pourtant on n’a qu'au point (I, 26. 31. 41); on a aussi eet = ««r avec 
un ou deux joints (I.41; II. 1 a). Abréviations par contraction : Ds = Peu* ( 1 ,29.33), 
main = naîtra* (U.2$), qd = ?Wl.lI,5), sci — samdi (U,49). Voir encore p=/r«( 1 1,1.2). 

Les ligatures sont très rares : ut (II, 41), rt ( 11 , 6 ), mr (II, 6. 12). » prend 
ici la forme ouverte allongée, qui, plus tard, devient d'un emploi si fréquent à la 
fin des lignes. Les lettres sont très souvent unies les unes aux autres d’une façon 
libre, sans altération de forme (I. 25. 26). 

La séparation des mots est encore imparfaite. Pour la séparation 
des phrases, on a, |»our les grandes pauses comme pour les petites, un point 
à mi-hauteur des lettres Les phrases nouvelles commencent, soit par une lettre 
onciale, soit par une lettre minuscule agrandie (I, 34-37; II. 15 28 29). 

En plus de la minuscule, on trouve encore employées sur notre page trois 
autres sortes d’écritures : la capitalis quadrata, dans les deux premières lignes 
et comme initiales de chapitres; l'onciale, ligne 3—24 et dans la première ligne 
des chapitres de la seconde colonne (H, 7.18 45); la demi-onciale dans la pre¬ 
mière ligne des chapitres de la première colonne (I. 29. 43). — Les trois premières 
lignes de la première colonne et les initiales des chapitres (l> et 1), et les lettres 
onciales de la seconde colonne (II, 7.18. 45), aussi bien que les chiffres en marge, 
sont écrits & l’encre rouge. Dans la grande initiale I, on se sert de couleur rouge, 
jaune, pourpre et d'autres encore. 


Inclplt liber 
GeaeeeM* 

In principio créa- 
vit D/«is caclu/M et terrain. 

5 Terra autem erat in- 
anis et vacua, et te- 
nebrae super faeiem 
abyssi, et S|t#n/ns Drt ferc- 
batur super aquas. 
tu II Dixitquc IVns. Fiat lux. 

Et facta ci/ lux Et vi- 
dit Dns lueem quod es- 
set bona, et divisit 
IVm lueem a tenebris. 

*5 Appellavitqur lueem 
dicm et tenchras 
noctc/M. Factumq** est 
vcsperc et mane dics 
unus. Dixit quoqm Dns: 

70 Hat firmamentum 

in medio aquarum, et 
dividat aquas ab aquis. 

Et fecit 1 Ws lirmam/wtuw, 
divisitqnc aquas quac erant 
25 sub firmamento, ab his quae erant super fir- 
mamentuw. Et factum est ita. Vocavitqn< I 
firmamentum caelum. Et factum c st vespere 
et mane dics secundus. 

III Dixit vero Dns: Congregcntur aque quae 
30 sub caclo sunt, in locum unum, et appare- 
atarida. Factumq** est ita. Et vocavit IVn* 
aridam terra m. congrcgationesq*»/ aquarum ap- 
pellayit maria. Et vidit lV*s quod erre t bonum Et 
ait: Germinet terra herbam virentem «t fa- 
23 cientem semen, et bgnum pomiferuw faciens 

fractum iuxta genus suum, cuius semen in semet- 
ipso sit super terram. Et factum est ita. Et pro- 
tulit terra herbam virentem et ferentem semen 
iuxta genus suum, lignumq»/ faciens fructum 
40 et habens unumquotqn/ semen secundum specicm 
suam. Et vidit Dwa quod c**et bonum. Factumqin e tt 
vespere et mane dics tertius. 

Ilfî Dixit autem D/«s: Fiant luminaria in fir¬ 
mamento caeli, ut divklant diem et noctem, 

43 et sint in signa et tempora et dies et annos, 
et luceant in firmamento caeli et inluminant 
terras». Et factum eet ita. Fccitqi« Dns duo magna 


•j Cw*ctÎ9« d» fMarin* ait écrit «ur «n grutage avec une encre plu» pèle; Il 

«acre p u» pile. Avant trrm an trouva rt ajouté per «ne autre uiain. •• La copiât# avait tout d'abord 


luminaria: tuminare maius ut p/iwc/ict diei. 
et luminare minus, ut prme/jet nocti, et stellas. 

Et posuit cas IVws in firmamento caeli, ut luce- 
rent super terram et professent diei ac nocti et 
5 divklerent lueem ac tenebras'). Et vidit Drws q»*d 

esset bonum, F.t factum est vespere et mane dies quartus*). 

V Dixit ctiam Drws: Producant 

aquac rcptdia animae viventis et volatile 
super terram sub firmamento caeli. Creavitqw* 

10 Dros cetc grandia et ornncm anima m vi ventes» atq«r 
motabilem, quant produxerant aquac in 
spenes suas, et omne volatile secundum genus 
suum Et vidit lin» quod er/ct bonum. HcncdixZ/q#* 
ew. diccns: Crescite et multiplicamini et re- 
15 plete aquas maris, ave*q«* multiplie entur 

super terram. Et factum est vespere et mane 
dics quintus. 

VI Dixit quoq*/ D«*s: Producat 

terra anirnam viventem in gcncre suo, iunvwta 
20 et reptilia et beMias terrae secundum species 

suas. Factum<|i»f est ita. Et fccit Dns bestias terrae 
iuxta species suas et iumenta et omne rep¬ 
tile terrae in gencre suo. Et vidit Dr** quod 
es/et bonum Et ait: Faciamus homme* ad ima- 
25 ginem et similitudinem iw/ram. et prarsit piscibmr 
maris et volatibsu caeli et bcstiis universeqw 
creaturae omniqm rcptdi quod movetur 
in terra Et crcavit lV*s hominem ad imagincm 
suam, ad imagincm Dd creavit ilium, mascu- 
30 lum et feminam creavit eos. Hcnedixitq*/ 
illis Drws. et ait: Crescite et multiplicamini 
et rcplcte terram, et subicite cam, et domina- 
mini piscib*/ maris et volatilibtu caeli et uni¬ 
vers» ammantibwr quae moventur super 
35 terram. Dixilqws Dm*: Ecce dedi vobis ornncm 
herbam afferentem semen super terram, et 
universa ligna quae habent in semetipsis 
sementem generis sui, ut sint vobis in escam 
et cunctis animantibm/ terrae omniqMf volucri 
40 caeli et universis quae moventur in terra, 

et in quibws est anima vivens. ut haheant*) ad vrs- 
ccndum. Et factum est ita. Viditq«# I>«is cuncta qnac 
lecit, et erant valde bona. Et factum est 
vespere et mane dics sextus. 

45 VH lgitur perfeeti sunt caeli 

terra*), et omnis ornatus eorum, Complevitquf 
D«»s die septimo opus suum quod fcccrat. et 
requievit die septimo ab omni») opère quod 

E atrarat. Et benedixit diei septimo et &m»cri- 
cavit ilium, quia in ipso cessaverat ab 

ibla qwe et mot fait du corr»c*»uv, f ) La» laitraa •nt tant également écrite» tuf un grattage atec «ne 
it omntb:, pui» il a changé laMM raUé « au mot auivant 


Digitized by 

UNIVERS I TY QF CA LI FORN IA 


umj. 


Original from 



















PLANCHES 


II 


Digitized by Original from 

■ UN I VERSITY QF C ALI FORN I A _ i imi\/fr<;ity hf tai iformia 



















IO 


15 


*5 


50 


35 


40 


45 


5 ® 


1^, C«»uvm*éftiHr' mmrùl.v ciu^c,^,-^^ ’ 

cut^rn - 1 *^ft*"f*P^»*»CH»f’. «^r’fiYÂ'V 0 »' CA.f 5 A»uÎAy»*f*»» v *C«»T*iTi».m H ,i w ,, 0 ^j i| - < j ;> |r ^ r <> ‘ 
|4je*f** a<r HwCffJ^HMr l'î^-.vLtclot'r _^.yvca* OOt^'n*»” X^w-ïlçoo 
Qtii;Vr«« ,r Co»»f^cv«*^»*o).'«ltw; ■\.ll)»<xrfiSfàf'<nl>(vYiri»v,^ mfjuw 

.\uty c « M j^vr»îtw pî*nTXru~1ix cu**.drn>c^ An^Un 

r^fA^ |eU»‘i*r r i i' A,0 >' i*u«i|iKTt>friwl or m.v^'ul*»’i«qvf^i«r coijhsrb'e ni 

e<r^oiîrt>l < c«f‘C»"»* C.v**ioIa«co înciuiiTttfl. 1 t» rol t Tut'f T«’*’Ay>>cA><V^-"^ 

l>u:^*^'ui^t xl \ ) i|>LvcvTPinVi «- l'MXunr ^♦Ôi.sil 

v - - » A \*4 Am -k «MA >«Kl U h?/. . ^ * 1 ■ 4 •• \ I « . V ««M-l » 5 A » % V * JW _ & ^ - - T« 


->jrr*tiWVcâTa^yA^rmuliyru^i# ^ >£* m Stm o^ntk 
jajfa?if£à&fcf *«t erUlvroi o^]Ji<T^r 

.vw ml^ali^v*«<y«ûpi»«iMrt':C}oA itt^wurtKp i*aniÇSt 0 fihb*e. mr*iûcCS\-nfP 
!pU«H,^iC’ln<W^cs rxc^V CûV^boj*^ ^ 

<(^cû Vp*V“»^*f : C*'ie»l|«yttfhirrl ’HuufyàcAuik XW^bM Accàj iù l'û w r'C Ouït ^. arçhji'in uy 
'çAÔ i 'V<^x'Çvp<X‘**vrj&xo'»lf)n&*Ëf câOc utwoirîSktïy»*à<i 

JpôfK vâmt InVo.k^ 

■JLÇxocj*ttAro»'cil.>^or>n'pm* i TÛ*tAÎ)^Ui^j u»u> A 1 *' f J ^ ^**•^ 4 ^ 

_ _ _ _^J^»fv|^tH«uÀwU^Wt»l»ufi#c^w^ixuiTXUTo 4 >ru.WiTV*i^’ 

âV T w'*nc«iiAt*W3b«ij u ^ xyintnfi^ »v>V>tV^*t xf** ‘nuw^eifi4»K*A** 
C^ftwYLvice* r écf*n ï> ar-AT^^vr^ £> tf 4 **Uj>e*>U ià» vra*^ 1 

VJequ.vaux\j^^c4 »»w|pdyur«v*rtor^Ji .VkcVÂiÎm*‘ u^ttiçafit«tè^iïC 
twfe^viTytS^t v»<r> Avcvujfr-hlàcl***»”^ 

( g r paf'TU}m , *»‘ w ^ 

^AuOTAcaf^r O^q^ «5-<nW»*wtf-<N°b r*f«\pi 

rfié^ t»e^<*niWV^^Utî^^**=* ' j.c r ul 1 ^xnv|^f' 

^OulUm^.^unc^ucB-J-mcV^ W~ 

-Pb^U'CJtilL^ çc.w»-**# 


Jjcport iV* 1 ■S'V’icca» 
j i^eo »mA* oVS^ÔMpS\v 



5 tWWWv&i f^.vrtc» ^ A-l C U » A Ç*J H» «jj. 

i A» aU^AnAfUliK Sc*f<* 6Cxni Ali, cW Og^gjffi 

ûo .Nîï^iârcunc ivrV><w?<\ c ^ ^ <J 


; ü# 


* .k <«»: c j^vitu}y»»«ifv»»vr .jiioil L.x*i:p>l*.vr4i u<?** , Au'»'<r <?<r vu v «^n>$ 

>;\ un 


w.. 
.*4 


/.f! I'Up^oiuw mtuooï' ^p<ïïitf<vkiT^ellx)-5i^<iM^v^ 

Vu ,1 r ) ow P‘muA< ,r mTP' prtnu -ï achio Nrcnnnur-SïjA^^ 

pAcnw ^^Môi^i4£aio^^on^»?^prxp|^c^ 

roMvVraMîiNn po>j. pnppermsesr c• en>Trf»- tnivCApUï- 

6iuiKi€ & 5rniprni|^e*e7uiArni«'p6cu)aôu« LoquHU ertot^s^K^ Z-JS *§ 

•iMimô- 6 CCLg^i<^-nc<i mpyy I^ÎT^TToxii tv\O l^ROTQ 73 “ 

sw'nopujwtDn^oHiP?^ ]ôKî cowstamti no poirn\)oas 

• < iKni^rrf^ < siKJfHMc<'<v)^cw»s«Tr‘\ft 9 ueAôf i *K». 7 u s «cn 3 |yri^i 6 ecii 

• * nst»«iP 5 rpoMnp^- ; iotrm^^jKii^^i^icA ty*»tnp-«üJli«Tpa^»^. 

' ^îusT^üASsuA^orjtnïxurr pn»v\VKv>i- coo^rmrqvmzr^u 

|>asi i-toe ^ ufcreià <»7u\r cmtinnr .^oi.ioj^pevrrÇTcnrsoaAT' 

*mç«^nruor» • ( ^ uoVp leixar nu i m a c] u a^wni^ ersrîi^ u atm?) ./: 
r*- p^runpfL.êrir p5ru^or>aiuicn5i^x7\p<i7^iuii*»<J^ CDNp^cn^. 

ruilMe- m<w «*»4TuiciN^îv'ywiiuitiïr-.i5c]oe^cjo4pwTiiIjjrco|a,. 
p4je7i^^'jvx^rmiL'Tifm' TiHv>poru*ri***^e£ct:> njF*>tM*rT ; <iujpTL ^ 
C»‘VSl/.lCAï IXlUbitS pOiSTTAS" TNOUAUrP^I&Mjrplpqi^iig^ 5 

^^Sgf^rLos^^ 7 h * iN^wn.xhJHx jjowp^ nutn rpm uerubir 
•* S^7>^nixsio\(irp t?r(;f>jf>vrn i)1a s^ôevrr-'mfp^jrtr docmj 
N4Ï.tiO«SCONuFTtri r?itV\vpo>CTr»A\it>>rtC>i )klHJPm çrMTU\eUj^(^ 
S TI ft*»jnî«tv»«rntl4iifiiNiô4; j pçpqae scjssicm K s j).\p n (twbtos 
' jf ' rF1î J4 tyuc&ectis fc^SSlLlCff bwn 4pOJ PlMUT^rt rii.^^ ^ 

OrtfldM Kj moma mit- ^î59' 4 ^niii5iîriwoMA<^5rnK/ç<xfT*rnokÿ 
*f po«-/. 0 Mt y 'ü'tFmpiiv^-coKi.sm tt terj^ ffrRîi^ p fh. 0 le n>m^. \ 

f^o^qiîtwATiinNw y^uTnehn;i>j«Ti?iifqionm*Tx<;e ! 7ix>N'ra ■» 'î 
^'«.^H^TA errfc ^^ 3 Tç€îMrmjri^ «\rtpii*^p, u m 
'ÏSjg**l'oiêMAffirmir (pjpfuyT*Apo^Tms^rmM^n^e «xpojsbcptoi) 
&<W\&Ul^NONf cü|mto^ AÀ Miot iÂi)e<>(irni^ùemuio)g^ 

*; ? N 9 Ul ^>^ ü ^»^Al , &*Vr «OOK^AOI^ ÏXr 57 î\Uni\> 4 ^c»|lMAC^ 

_ r\^ . .'. i __Î ♦ A^jl. . . I_r 4 w. A 


•J 




* 'X 


... Qnp»N‘U»rr (jr ]jj. vl^. ^\7iiïpt t^rrlrnMé^ 

lKieM&^ecct ^e^v^^esHFTtv^cS^^is^piiy 

— PTrtlJKMi. kllir ILCftiItlA. OlMIC nn AivixnA mn.^.« - 


J° 


■Mljl 



00 

T 


ciro A. D. 800 . — Liber Poiitlflcalls. Ancienne écriture italienne et écriture onciale (l.uccal. 

Lucqtie*, Hlltliolcci capitolire, CtxL 490, fol. 160* et t6i*. 


Digitized by 

U NIVE RSIT Y 0F CALIFORN IA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 





















cire» A. D. 800 . — Liber Pontlflcalis. Ancienne écriture italienne et écriture onciale (Lucca). 

Lacques, Bihliotcis capitolarc, Cod «9*». fol 160» et H»i r . 


Pr 


roux nages du manuscrit le plus important du Liber Ponti/icaiis . — ----- * , , . r v • _ ■■ 

F 1, première partie donne la biographie des Papes, depuis S. Pierre jusqu i Constantin II (t 7 lo), la seconde de ürègoire II 
re Fac-similédonne la dernière page de la première partie et la première de ta seconde. En général, la première parité 
iale Mer Duchcsnc croyait que la première partie avait été écrite environ HO ans avant la seconde et la datait du commencei 


Noire 

onciale. Mgr. Duchcsnc croyait que 
des deux parties 
en lait, aurait 
et pour mieux 
uni correspond 
Codex, tous 
A S èrôme, 
au XI- siècle, a lait, avec une encre plus pâle. 


Le manuscrit (ail partie d un gTOS volume contenant des ouvrages de divers genres; il se coirÿoAf/^'JÇoi^ 

-- • *- -- Ag—" à Etienne H (t 757 ), ta troisième de PaoM J Adr 1 err 1 *\i*v , J 5 )f • 

est écrite en ancienne italienne, la »econdq'l;t;>â :i{Oisiètrçe. t Çfl 
commencement du VHP siècle. Ewald, au contraire, sodtdifiit tjue l'écrin.l*» 


de Mgr. Duchcsnc (voir son édition, pl. Il, p. CLXV), le second au professeur L. Traube. 


i . un Romanorum, 

Fac-similé à la bienveillance 


Mgi 

ni Ancienne «eritnre itnlienne Vo»r lécritorc de Montccnsaino. Novaia (pt JJ. J* «a). — I-ettre* i*ol«e» : ■ le plus 

.ouvert c*t oncial n 5); dan» teruines liaison», il et cnrsif i>, r«. u, 1 1). 4 le plu» «cuvent est rond, rarement droit (t. ». *0 Ji JH 

g a le plus suuvc, *, quelqoefcis ; uacule (* 4 *9i comparer ,.l *jl> £ I r. • ent «cuvent la fo^e 

maiufccule (9 14 17 19 ai »* ja *i). - Il y » txaucoup d abréviation» par *u*pcn»li»n (10. tj). Tour « on a un petit trait vertical 
ondulé (il • $ > le même signe cal aussi usité pou» In finale imms dans mmitUftmm et pour ô <ij 17. joi Pour ./on n a pas de signe «pccia . 
mais le signe commun d abréviation (17 49) - On a de nombreuse, ligature, avec des ancienne» forme» de lettre. - U dernière 
ligne au bas de la juge, est écrite en rouge (ji). — l.a pagination (.WHI!) fut vramemhlab-ement ajoutée au XI» siècle. 


|XC Constantinus, tut Urne Syrus, ex pâtre Johanne. acd A annos VU < 1 icb XV . ) 

pontifes 1 ), omnes indice* Ha eu* hnnonfice suscipercnt. quasi kpsum praescntaliter impcrato- 
rcîTi videront Unde egressi, parti**) Grc*iac eomungentes, in mania quae dintur Caca, oc- 
citrrît Thco6ltM pulficiut et stratigos Caîaui»i»nof%mi cura v uni mu honore auteepit et an*- 
plectens, ut iuw o conlinebat; iter abaolvH p#ragvrc coeptum. A quo loco navigante» 
t venerunt ad septimo miliariu 4 ) Constantmopolim. Llâ cgrwur Tiberius imp#ra/»«x, filins lustioiafil 
Aog*#ft, cum patrie il* 1 ) et oenni* inchtoa*) et Cyrus tiatriarcba cum clcro et populi muhitu- 
dini 4 ;, üinno klanîc* et dicm festura agente». pontifex *J et eius primat» 4 ) cum sellâtes 
irnpenale*, sellas et frémis inauratos, simul et mappulos» mgrciui *unt Coiwlantinopoliro 
et apostoheus pontirex cum camcUuco in eivitate. ut aolitu* c#r Roma procéder*, 

10 a palatin egreasus in Maddias, u*q«# uhi placitu* crat. p/kficravit. ]V»m*## au** lustmiana# au- 

diens eim# adveotu* ntagno repktus er/ gaudm. A Nfccca iSythiiiiae mi»il aacra* gratiarj.* aetioncm 4 ) 
piena 14 ), et ut debuiaaet pontifex occurrcrc Nicomedia et ip*e venirct a Niera Quod et factu* e#r. 

In die nuiVrv, qua *c v»cift**ni vident/, Augas/uj chriatUmeu* regno un capüe *c*e pnotrarit et pede* oaculans 
l^mtihci* deinde in ainplcxu mutuo rorrueri*»/; et facta c ri letitia in popuio oenniba/ xapi- 

15 dentibm* tanta 11 ) humilitatc* boni priiK'itti*. 1>ic vero da*#nico mi*«*aa impcratori fecit et commumeana 
princeps at> ciu» tnanitai# proque suis dclutis ut depnrcarctur pontifier* portulans omnia privilégia 
erdesae rcDovavit at<{* *aaf7t»/*a* **) papa* ad pei*|>ria icvcrti absolvit. hgrcisa* ÎKitar a Niconscdia citiAiat 
C relui* valitiuliinlw/ pontifex adtntu* tandem *«*pitate »*> D^a^no tnbuente mcolomis 1-oiiu* Galctç pérve- 
n*t. ubi aaeerdotea et maxima* populi Romani reppent multitudme*, ac XXIIII die rusas** CX*tub«> it»d#éijMa# X Rocna* 

20 inirrcssos tif \ om**»*l exul ux ü et Ictatus M Hic fent ordinal in cutido et redeundo psr divers U>ca épiera**) nunuivXII 

Posa m mm au/r* III lucubre **) nuntiatu* prm»nnit, quod lustinian** cbrôrianta*é*a/ et orthodoxas nr|v*a/.»* trxif idatua e*#, 
Phitlippiear bereticM* impcnali* p*vmntna c#/ archcro Cuius et sacra ru* pravi dogm.*iti* exaratkne aiascenàt, 

*cd en* ftpOftAJV* 17 ) sedts concilie n**|Miit Huiu* rei causa aelo bdei accenau* oraaii cetus“l Romane urliia, quod 
Grec* Hotarea vocant, sex continente* s«*»c*>4 ac uiuvertale* «rnodos, m rccb/M lieati Pétri crecla cw. Hic» ) itfit ptrna* 
fi aur*tf* pensaa/r* librai XII Kode* tern^rr**) Félix anicp*^*yw* ftavenna* ab «xilio veductu*. penuentîa motus, licet oculor** lumlne pri¬ 
vât*#, taoien ad p^priu* redit thronu*j et solita quac ab iinoersia m scrinio ep*s^K»ra* f*rnt indtcula et ndet 
expovHioitea hic confcvsus etf, sicq*# reconoliatiom* pâmerait almidutioa#* Minus temponha/ duoa reces 
Saxonu* ad urat*>*#* ar-o*Ad.ra* eu* aliis plunh** vementes *ub velocHate sua* vita*, ut oUatxmt, finteraa/. 

Venit au** et Kcocdictu* archepïm./as Mcdiolanrusi» oratioms voto. rt f, J ano *c pontifie i*»* praeseutarH i 
jn AHercavit vero et p^ eccb/^r Ticincnac, :*cd convictus est.) eo qwi^l a pnscia temponha# srxlt* apoa«#W eiusde* TKrtncnM# ccctesiae an- 
ad cocttecrandu* fv*tmehat atqa# |v/tinet Iliade* temporiha# ru* ataluissct popului Roman us, 
nequaqua.* befetH*! im|ieratoris nomen aut chartaa vel fi<»ura* l l solidi sua* i|•rient, undc ncc 
cius elfiipe* in cccWjii introdurU est, nec suu* nomen ad misera* sollemnia p#derctx»liir, 
contint ut Petrus miidia p*# ducatu Romanç urbè» Ravenna* dirigcret, et p^«cq)fluw p## hüiiwaioili 
33 causa* acnperct bumqa# innotitumfuiaset, quod ad nooien hrretki sua* promoOone* 
i*drm l’etru* faiaset petitusWi, iclo fidri accensa tnagr\a para populi Romani statueraa/ 
nullo modo hune duecm suacipeie et factu* c*/. Dum Onstoforus, qui crat dux, ob 
banc cnuia* cum Agatbone et. suis hominlt>*r conccrtarrnt n ), bellu* civile* cxbortu* eat, 

Ha ut in via sacra, ante pa'atiu*, sene committefcnt, ut 14 ! ex utri«|#fi/ jxartibsi/ amplius 
40 qu«m XXX rtagel arcntur atque intrrirentur*), donec pontifex miucret aacenlotcs 
rrfut'i eu* evangclia et criKcm**;i iWni. aicque sedarent**). .Nam pars Pétri in ar^uKims ita ut*n 

nulla illi erat 1, | at^cs vivendi. Verum ad ponuficis iu**u* jnirs alU, qui^i chrô/iann vocabat rccessit, 
sicq«# defensores heretici pars valuit Pétri, veâ a* attrita, redirel Non pont multo* au/^* dn*a 
«cribla**1 vener*»# a Sicilicnsc insula, qui* 7 ) nnntiavcr**/, quod Philipictis hcretWrus a principal» vertice 
depulnutv Ànaataalua onho.tox## Ausceptra guberfandi suwepit. Orthixloxis exult.i* 

tio mai*na. tenebrarutn au,v* die» eunctis bereticia supMuaa c##. Post aliquod vero lempons Scolas- 
ticius cubècularia# patrici*# et cxarchwi Itabar veniens Rom»*, deferens secu* sacra Ananiasn pnncipis, p rr 
qua* vere se orthodoxe fidei pr^#dicatore* Ct Mue/i aexti roncilii confcas«;>re« cx^e otvmibu/ dc<laravtt, que* eft] 
tvontitW'i obtu it. et ita p^rfexit Ravenna. Du* au^#* hec gérèrent*/, optimiit fVirus ducatu* [promittenal qâéd isequaqufa*] 

30 «dvcîsa rct^netct* , ; Hic fecit ordinaéA.n^ni I, pr#xbl/m»/ X. dèae#*#/**) II, p rr diver#* loca nununr LXItll. Et ce*#urr/ epu^^M/*/ dies XL 

Hue utq«* CXXVIItl a n 11 i tant quod Langobardi venerunt et Vil memes, 

XXIII 1 


45 


b| Onciale Le» lettrea sont formées sans art et écrites couramment. 
— Lettre» isolées: Pour AB on a B (a 5); une seule fois «m a q, pour¬ 
tant la cédille *embic avoir été ajoutée plus tard (nj. L* a, comme chiflfre, 
U forme pointue de capitale {1. 2. 29). — Abréviations: \oir nsri* 14*. 
Beaucoup de signes d'abréviation sont de la main du correcteur du XI« siècle 
(7. 2» 30)» — Corrections: Le correcteur pour II met quelquefois le signe 
grec de l'esprit dur H2 24) Souvent il se sert de» lettre» carolingienne» (7. **)• 

XCI. Gregurius, nau#*# Rom#»*, ex pâtre Marcello, sed#/ an** XV m#»/## 
VIH d**XXII. Qui a pana eUtem\i patriarchio nul rit us, subiL*»**; f i 
factus, deinde diacunatus 1 } ordinc 4 ,- pndectus 4 ) est ct cum viro s^*c/o 
Coitftantioo pon^v régis profeetu» est urbe^J. Lrac /*»#* vif gaMusq, 
5 divine scriplurc evudltus, tecundus loquilla*! et constans 
ammu* f { ecciesiasticavu* rctii* defensor ct contrains fortis- 
*àm*# l# ,i inpugnator. Lhic te*p*o# 11 ) loh***#s C*onHtanlmof»olitanus ,f ) 
antiste» siuiMhram vxiissit adque ad cutn rescriptis idem 
usus est ponlifex. Hic trabc '•) in bassilica beati Paul» ap o*Mi 
vétusté quasiatas muta vit ct maxima 14 ) cooperuit partem 
vaailfcce’»), que cecidcrat, et ait are a novo refecit ct ciburiu* 1 *) 
argenteum qua»* 4 ) fuerat ruina qua**atu* ,# ). Et s *Mcr Laurrnti 
pariter ecbou* forU murum sila qui (?) ••) travibua confractis 
ruine iam crat vicina. rei>aravit; adque aqua fîstulit» cou* 

|hâietis fl ) pos multuin tempori» in eaite* ctcUw redux»t, «byer- 
•a»que t**dicas rumis posita» inovavit, quas et prr online *•) 
dRert logum tsi» Hic in Gcrmania pe/ Boniiactlum 4 ») cp#>»^*m verbu* 
valutis prcdicavit, et gentem dla* sedente* in tenclW/ doctri- 
rta lock» convertit *•) ad Cbr^Kum, et maximam jvartem genfts eiusde* 
»#*cn baptismal!■•) lavi**) unda Ipseque s**c/issimus papa monas- 
teria. que »ecu» tiassiiica* beati Pauli ajH.wiV er*»nt ad solitmline 1 *) 
deducta. innovavii, adipi# servis Dit monacis ,# ) eongiccatione ••.» 
jkis longu* tempus conutitueiia, utnbus»*) ter 4 ») die* vWit*# 
et noctum»») matuuno y*** 14 ) diccient. Instituit* 4 i pariter geronto **) 
connuw q*od M ) mxta cccUi** sancte Dr» geisctricis”) ad prem-pium 
est; monasteriu*quc iuxta apositus a*»erl Amlrre aposad#, quod 
Barbare nonccupitu» ié ! aninmia 4 *) deductus desertione*, 


10 


*5 


20 


*5 


3 » 


in qtnb*# ne unus haheliat* 4 ) munac»», restaurans, munaehu» 
facienv ordmavU. ut III, VI 441 ) VI11 ••) lo*^r matutincs 44 } 
in eide* ecckiii n**cjc fbs 44 ) gcnctrici» coihlianis a2C£C 44 l du 


in eade* cccI^m ***c *c Tbi 44 ) gcnctrici» 
et mane nue 44 ) us<|ue pis ciu» ordinatio 
w ) 


a-e.c^ 
Eo tcmporc 

Liutprandum 41 ) rex donation#* piIftflMMlU 44 Aîpiu* 


*) diebsu. 


K Antr .«M %»r m : 4 l Ho* finrtr* *• CorredUs. 

mtrmà t ,. t0 Ag s^hiim* *1 üu «MMM» WfÜM, C«fft4# MINIUM» t«f 4 UV« duftku d muttt* 

ZZuZ.. Lri Mai * r.u, • ««. • - 1 *»•«— 

•• * Ira*m roWSvOiMa ni 4'*»e mal* po.Un.ure «I H«* Mmtmm. «C/il |» J* 

tR .•jicSorir •* f»ut « C«n|à -i Po* 

•r pl* tard r. -> #**♦. •• Sa# -n ■) *+ •++* Tj* 

»• C«ar/e.l*» dm *t à ce qc'il «MfitU . •« mÛmt Ict ma**** mmau *m« p#f m ' Corrtft« 

-, Po* ") à* «nlo- fimhhu #*•#***# -1 C**<«*« 4* £ 

ân*rrrrnf » 4 ai cm tu «i a*4mr*utm *•, Moamvr» fMii m mu^muhm aitm mUUU 

» ***éi ~ f«# «nia fna HT™ 

«MMMCftlt U plu. wntni, m «»* for»« «t wn la (mamm Mowm**, I « t^CXXLX 

tl«U|IH 4 •» #f«r# •)«#»* dm U ma* 4u ton+ttaur. *1 mA ,1»^ »•*#•«. 

•, afétmmmi lm •<«». u« dm la mm\m d»t «m<u«r •» firmamn Jo# •. md 

». •muhia. *| r l rnmimm "l 8 * u« gfSHAfl, pr*ltl«am«ai oa *v«li un trait Imd- 

t«aiM «* fa Ui»«, l«*v«H«i p*ir*M •« if imm *•»»» podéd/**- •'( * lamfiva* •• C*r»«é 

«i fia»*. mammum *•) km.-v# ^ tikaaimm , primiiÎTcmc*. è q -*1 •••W«. mAmmo* 
i»i » », MfiiWm '•) alla*, pu# “i Hn»iil**m«a«, à et <ya‘il mmMv, "i comfnfah* 

•• /; I «il sncril H C (anii Un ny» m \ Hiimiilvama* étjanrvfiVWr »• Mpiwatalr. 

» tarai u , uAitudiium. •) ^ #*a^r*rtr»oar* »| «l ImS»»- **) w l •—***- 

•», A vmMr , •• C*f*é -\ Ht* aamMc a»alr »*» »crti mçtku cot«p "l Car» 1 *«. •*! g* taira*» 

a HC- 9 . ufimMs. <%4 mwl*. fmdtm A«»^«a* M Sait aa |raiia«r **. VIII! •* mmtuhnt 
o. u* »#•» liM la poirchc»** Oa vm Seat Imrt* 4 t U nuiU ••/•al» Vf •* 

•*. four W48ir tu* • LmtfiimnA»* fimtnmammu 









• s 


20 


*5 


y» 


1 purpipép' ptcrtUf ufhflpcrxrtY fusnijiiincr^xpin 

Xfrfck* 4v f* m cielic«n^p*nilicnû(pnf 
knPUJTVT pwpafp' vÿnatr opfmi^/^ï 
/UffvvnuL )nufni<r tèTmynr<T|Vii<rtrcû'« <T »' 

JJnlpfÎMf ptenU pwufviutfir ncfnfr \cfni<nt 
CpxGv cp«f4pc<nfCjtiXf<Tnrn Uilw jafftf 
jjjf m* utpjliwncf *fniclnc<r ^bjT-îîipn* 
t^^nf fftnp c^«i^iynf<nc<T ricpencafpiif 
Clnttfçffuwfi UÔCT^>npJirtnctînf icltffp 

! n|>dpum nfatpifn t*^n<ncttXrtcU»lK^rjV»* 

HnpiUWn lll:KS10ub |MBA£lUCA. BKMn.PH^W 

Ikvotmbus M^ccKWls T^amaso pap^ 1 

Siyric^rtcnie cfinfrttim fîcptfncnte Incif /Uc ffrv i*' 

-|uC t>rp«fctrrKnrt^^4»‘^ Trrrrr<^ ptftîOr 

WT _/îfrfh^ia ntecptA fiivr fffK ffictffiq- 

U<rcicôcu*f TntVurty' Cfiifp^ <TtV»fApV 

plüTmf \"Unni> VinSl'apr cj; ftntfpif mcfriauj'' îfqft™ 

\)tfçr>ifOcufTfp>‘ oîramf utiquer àj( 

DTfcipulp’ p^flcftj*ne4M' <r p^fumq;tçic <mm 
tnîppTnmn fienc^CKî ftnc^ÿfçum 
C'mif Tntc^n <rptim rdum nfppcmqnfr p].q|M 
picnc^jpfr uMp»r*ufclu5U^f|tt rumquc «»^V 
futtn^pn Çptxr quic^iem HcctKpr" qrftaûuwr 
.Yjfplxpr £»rt ^nfi mfrKfr- 
l^fapicafpncmip p3ffeffü?5f<n!^ttificninr 
ïtfpfnfFftrrJttiCf toàntcatr pflmjpp*’ 

S** u<nm p! ftnim Vnfpfmi<v‘ \OtCT cirnSf^imf 
Uun^ ncPaitnfatcmTnamûp'ûcfiiitr i 

SM IpTMjf c^tuc plütif îmtfpuftoltnuf 

W<r ôccl^if nvftnUfc puulfic ptif 


Saec. VIII. IX. — Ecriture de Corble. 

Saint-retersbouri;, liltilMMhr-iur liritH-tmk-, F, XIV, | (tulrcfoi* Sflinl-Gcmuia-dM-Prte, J9§). 


05 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



[p* ••■ | 

{uni 6?uu~li ton/ 




■ ■ . 


^ JiCt fi» «xv er£r*y0-1x4^. 

wf aH-minpSentf. *u*c frrtél ^ ‘ ^ 


jiArCmi 


r 1 1 i — 

V'oi4 *±yfu.Jmtn • afa,V tct*\ onâm • uMtffec mW {àeurià v ^lf*> 

Cjtf.jtyni **4na .fpanftonfr' conlue.^lê^ 

*Ui*f/^Yo»lf^/ f , e 'y/ tlû|um copuLt/uA»V|Ai/tn^tWicor 

{6tiu • <A 44 ^^yiaX 4 ^fntf jc<txx*.{ {fr r^ujnxjéf ecovéti caL'*4 
■féliCtentf pVDpW«cna«n c*/-Ü Jicn^^ triu^tfoiA^éuomi 
or\&*\ «xVpiV^^ f+âfumfêfld'- f 

IfflEMCWtlSH 

m. s 

t e. 'h&u/ttUrmu-tu. 

l tf ) tfrfCurt^te|^ufti^^ini«u_ 
i ^ éetér acte,’ftàuf p«W4t <r^l«v 

litti^£ouu^rcnCjA^u{ 

VI "% tf-Sc^a****uffCKtémimu# 
{&? OX"i% Cjâ*é(*{ifU^ldjl 

. t 0^11* 

*?$ -T> €ÿt\++i% c,txi n.^aii^li 

^Vfivn» CjftL^ Jconaanècci? {u^éh 0^> L*« A*» « 

L*v ^utpu«'* n! lur ftpflW 

UfiSî^fM^uV* «i^ntan^’ 

fedwtftii^miC' ^*«p Itn Av • luiu»’ i 

ô> 1 n^p»u< • • ect^n< ^ri .SW”t*#■rw-r / ^ xW* 

^uppu «Mei i^iiv. <puw ' 

pn/• Æy-»*' &” ÿL • ^14*' 

&{oiV 4 '' tcu*™ 



$%Oncc 4 rtS: Ctuf •’ 


pn/*• «u.« Scylie* A ^U*^' ff**** 

ÇcKnLLCt^ttcCiVi^e^j^onè' '.?$&** 

lT I 


■„•} •:: v. 

A. D. 828 . — Lex Visigothorum. Ecriture vislgulhiqq‘c.‘ A • • ;!*.** 

«,*•*♦ »♦* • • *•* • • • 

Paris, Uibliotbè^uc Nationale, Ms. lit. 4667. 


Original from 

UNIVERSLTY OF CALIEORNIA 
























05 

* 


V 


> y 


Saec. VIII. IX. — Ecriture de Corbie. 

5i»lnt • PetcrsIxMirg, Bibliothèque Impériale. K. XIV. i (autrefois Saint-Germain-«le*-Prés, 5 g*). 


A. 0. 828 — Lcx Vislgothorum. Ecriture vlslgothique. 

Paris, Bibliothèque Nationale, Ms lai 4667. 


P age d’un Codex en parchemin, qui appartint d'abord à l'abbaye de Corbie. en 
Picardie, et plus tard à celle de Saint-Gcrmain-des-Prés, à Paris. Lors de la 
Révolution française, le Codex passa à des mains étrangères; il se trouve actuellement 
à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg. Notre page contient une Hymne sur 
les martyrs üervasius et Protasius et le commencement d’une collection d'inscriptions 
romaines de la primitive église, qui vraisemblablement avait été réunie à l'cpoquc 
d’Honorius I (625 638 ). Dans notre Codex, on trouve, ajoutée à la collection, la copie 
d'une inscription, que l'abbé Angilbert avait fait graver sur la tombe de S. Caidocus, 
à l'abbaye de Centula (Saint-Riquicr), en Picardie. Cette copie est de la même main 
que les autres fragments du Codex. On a ainsi une base pour déterminer l'époque 
et la provenance du Codex : selon toute vraisemblance il remonte au temps de l’abbé 
Angilbert (abbé depuis 790 , mort en 814 ); il lut écrit soit à Centula même, soit * Corbie, 
qui était tout proche et dont la bibliothèque le posséda dés les premiers temps. Voir 
üillcrt, S'eues ArdUv der OeseUsdka/t für altéré deutsche (hsdtiditskunde, V ( 1880 ), 255 ; 
DeRossi. Rulletlino di anhcologia cristiana. Rome 1881 , p. 5 ; les Inscriptiones dirislianae 
urbis Romae, Rome 1888 , vol. Il, 72 . C'est à ce dernier ouvrage que nous empruntons 
notre Fac-similé. 


I c Codex, auquel ce Fac-similé est emprunté, contient sur les premiers feuillets (1—S T ) 
quelques chapitres des Scntenttae d’Isidore de Séville; puis vient une liste des rois, 
se terminant par ces mots : Et fuerunl reges Gotorum. qui régna verunt. XL.... Era 
DCCCLXVI sic venit Marohane ad lerunda Vl” idus Hoclubres anno A 7 ///“ imperante 
Ludauuico (fol. 7 f ). Ün en conclut que le Codex fut écrit en l’an 828 (866 moins 38 ). 
Au fol. 7 * commence la loi des Visigoths, d'après la rédaction du roi Erwig. Voir 
K. Zcumer, Leges Visigothorum (dans les Monumenla Germaniae historiea : l.egum 
sectio /. l.egum nationum üermanicarum, 1. 1 ). Hanovre et Leipzig 1902 , p. XXL Dans 
Zeumer le Codex est marqué E2. Voir de plus Knust, Reise nadt Paris. Neues Archiv, 1, 
1876 , p. 400 . Notre page contient lib.III,6 ,3 et lib.IV, 1,1 2 ; voir Zcumer. I.c.p.l 70 etl 7 l. 


Ecriture mérovingienne de Corbie. Le* 
lettre» uni essentie lie ment la mime forme que «Un* 
le Codex de 5 Cé*airc à Bruxelles (pl *9*), «Un* 
le «lipWVme de Pépin (pl. 40) et «Un* le Coilcx 
de Saini-Gall du VIII* siècle (pl. *<jb) Le* batte» 
supéi icurcs ne aunt pas renflées Les haslcs in¬ 
férieure» sont pointue* et rappellent ainsi l'écri¬ 
ture irlandaise et angio - saxonne Beaucoup «le 
lettres ont de petit» coup» de plume, par exemple 
a e. e, f, I, ■, p, r.a,■. — Déjà Mabillnn avait publié 
un Pac-aimilé de ce manuscrit; il «Jonnait â cette 
écriture le nom de /.um^eimrdiem, que lui conservent 
encore beaucoup «Je paléographe* d’aujourd'hui 
(voir /bp rf djtJ+matU*. édition «le Naple». 17*9. t. I, 
p. 309. tJih. V, 1 ; comment Mabillon en arriva à 
donner à cette écriture Je nui» de langnbarde, voir 
Traubc, fWrsma Sc*t»rum, p 47a, dartt le» Mimant 
de t Acedl*»** de année 1900). 

Lettres isolée* * pvemt U forme de le 1); 

« otnparer I a dans Pépin et dan» le» iiiAiiuacnts 
mentionné» plu» haut b a une petite boucle ouverte ; 
un trait sur » ette Ukh le relie le b aux lettre* 
suivante» (3 4). 4 est droit; la haate descend fort 
au~dr*»ou* de la ligne (i). La tête du g la plupart 

Qu kl memorem gcminas germa™* foederc 

[fratres 

Pitrporeo patftit* îenerante* sanguine Oir/r/um* 
Martyre» effeetu rubuerunt rame «ruenta, 

Chiiquc vicem reddunt D««i«no. ut p*almi*ta e unebat 
5 hccc salutarem calicem prr pocula morti» 
Acopiunt poxitcr forgent es tramite Chrir/L 
Oimt »i nul inveti.f sanc/n* mon»trante beato 
Ambrosius pauUi pauaantc» came »cpulta 
Saxea quadratis qui* corvdit tuml>ul.i fumis. 

10 lias pia virgtnitas omabat flore sup*mo 
Angeltc l» semper quoe constat cara catcrvis 
lintr* Gerva*i‘) n<» non Ptota*m* aller 
lm|*eriuflt vtttrun sortit a vocabula gestar*) 

In ri pi mit vînklN i» ImHIo beall rstrl 
15 In fnrlba» arireulel». 

Lux arrana D/i verhum sapientia lucis 


du temps est grande, la queue petite (i.to); à la 
ligne 11 le r a la forme majuscule, b est penché 
ver» ta gauche (té 30 . Les traits formant I * se 
croisent en haut; souvent I# prend la forme du 
petit delta (1. t). Il y a une très grande ressem¬ 
blance entre fret I » : la principale différence con¬ 
siste en ce que, comme «tans la cursive romaine 
l'épaule de lr te termine par une courbe vers le 
haut, tamia» que l’arc de V% te courbe ver» le bts; 
ils se distinguent aussi en ce que l’r dépasse ré¬ 
gulièrement la ligne en bas tant que I » la dé- 
panse en haut (1. *). La barre du I est fortement 
inclinée en avant (5- 6). 

Ijcs abréviation» sont rares. 

I jtr% ligatures sont nombreuse» 

Les corrections sont faites en lettre» caro¬ 
lingiennes On trouve de» point* d'ex ponctuation 
(«1 *7 *5 

Les titre» et les initiales des vers sont em¬ 
pruntés à l'alphabet capital et oncial. Le* initiales 
«Je» p«d i mc» se distinguent par de» forme» spéciale* 

(1- 16J. 

Les mots en marge Aiavo## >mik*re sont 
d’une main française du XVII* siècle. 

Atque *) corruscantis Bpltfidida imago pair U 
Ad nos discendit nec quo fuit e»NC recesut 
Ut caccus mente» eruere 4 ) teneliris 
20 Plenus humo in fioatraqi* *1 et verus nascitur is«lcm 
Virginis ex utCTo totu* ubiqiie Dnn 
1 )iwipulis precepta dédit Pctrumq»/ bcatum 
Hm» mter primum sancxit et aegregiuvn 
Cuius in arbitrions reliun terramque relkjuid 
25 Panderc vcl pocius elaudere t:unique relit 4 ) 
Nam sub mortigenc quidam Ucucre gehenne 
Vrrbeie confonsi*} mente fwJc Opéré 
Hivtria testatur possessa astibbu» anni» 

Septie» et di cte» accmatcl) pestifero 
30 Sit f ) ut implctum Hierenuc toee canentis ,4 l 
l.lt io captivis tam numéro*# fuit 
Sed bonus antestis «lux plebè» Onoriu» almus 11 ) 
Reddidit ecclesài* membea révulsa paie 

•l P«ur «ntrzff • Pa«ir w»fn» 


Ecriture visi gothique. Voir les explication* 
pl 35 et 36. Le» baste* supérieures d'ordinaire sont 
très longues et souvent fortement renflée» 

Lettre» isolées, a est ouvert (1); pour as 
ri «• on a t (epta/i, l; ftdu*, $ > 4 est tantôt droit, 

tantôt rond (1.1 3 4 v dépasse les lettre» brève»; 
1‘rctl est ouvert, en ligature, mais d ordinaire il est 
fermé 5 6). La couibc supérieure de l’f est très 
petite, la bastc descend souvent trè» 1»* au-dessous 
«le la ligne (fl. 34). g a la forme caractéristique 
«le l écriturc vhigotloque 1,3) I est souvent fort 
long, en particulier au commencement «le* mots, 
et quelquefois aussi à l'intérieur des mot» (j. $1. 
im et n ont souvent une petite ligne «Je fuite b. 7V 
La plupart du temps r a la forme pointue «le la 
ligature II. 2 ; voir un r indépendant I gne» 9 lU 
L'» *e trouve sur la ligne de base; il ne s’élève 
que pe«i su -dessus de la ligne supérieure; il est 
facile de le confondre avec r (l. 2t. La lâlVB 6 ê 
t s incline l>caucuup en avant et le plus souvent 


adhète À la haste; ainsi I ressemble à un a fermé 
comme dan» récriture loml>ar» 1 iquc (1. 9.1S1. 

Abréviations L'abréviation pour fej et pee 
a la forme caractéristique «Je récriture visigothupic ; 
elle est faite d un trait vertical ondulé plicé haut, 
qui ressemble à un petit • rond (fur, *7 ; 

le même signe se trouve aussi emplav^é pour im 
(3 9 j6i. Pour n on a d'ordinaire une simple Ixarrc, 
plus rarement une barre avec un poènt *u*cnt I3.6). 
I. aWéviatxm |K>ur/v^n’a |>as ta formeri*ig«itbique, 
mai* la forme or«lmaire (y 6 17). 

Voir les ligature» dan» le mot Jmtifma, qui 
sc trouve en marge. 

A côté «Je» nombres se trouvent souvent de» 
points et des trait» (10. 19 33 ). 

La séparation des mots est imparfaite et 
souvent tout à fait fausse 

Orthographe. Voir *rtbamU - imvwi» (|\ 
a tria a» .mAi (33 35), abus * en-ut (35 


*1 Suit us *1 |MA|» ••« *jo*i 4 «n Mamcili (infcaciniM. *• n* 

•| Ut »#inr. *i 9 o»» r•> Coût nMt Ut P«wr H*n*~~* 


(H! 


10 


Autlq«ra 20 


*5 


Flavla* florliMis Rereewrlnéa* rvi. Xc inter tponsos discidium fiat. 
Equali placer transgressum «lamnatione multari, quod inle-J 

subi equali c«ifi»fabat dignitate manere Igitur iusta 1 ) 
presentem superiorem legem et de viri» et «le mulienbus spnæ» 

Mti* tam in pvesonis quam in rebus forma terluimla est, qui 
post arrarum tfldsCtionem • aut factos 5 ! »ccundum lo¬ 
gis 4 } définition!» spon»ionc, conii^jale frdus co«tcmne*tc* 
alus se p^rsonis in co«iugium copulaveri«t, sou sine pari coif 
irnxu aut egritudints fortasse manifesto prriciilo ad 
religions» profK*Mtum callulitate magi* qua« devoti- 
oncm conversations» 4 ) ad»p«rare presumserit 9 }. 

I, Titillas* U» gradlbus. 

I, De primi gTadus natura. 

II. De Mccundi gradus adnmtate 
III. De tertii gradu» parente la. 

Il II. De quart) gradu» con*aguimitate. 

V. De quinti gradus origine 
VI, De sextt gradus extremitntc. 

Vil. De (vmonis sef4imi genens. qisc legi- 
bus non tenentur. Antlqaa. 

I De primi gradus natura*). 

Primo giadti*) contmctur superiori linea: pater, irater; 
inferiori: fibu», filia; niaibu» nulle aiie pr^sone lungualur. 

II. De sccundi gradu» adfinitate. 

.secundo* continetur superiuri lima: avus, abia; inferi- 
on nepus, ucptis; transversa: frater et imror. De presona* 4 ) 
dupplicantur ; ata» en»m et alaa tam ex pâtre qua*r 
ex matre ncjKi», nofdr» tam ex filio quo«r ex lüia, frater 

et soror tim ex patic quarn €% matre accipiuntur**}. (Jne persone seqqgmp»^- 


lle ori«fiii* 
naturnll. Li¬ 
ber qu*r- 
tll* 


• r«ur imatm *| I mKU +ê |Mlà •. Pot# f~t«. • Pu.» Itm | 

» l! a « txvn pt-trittte t U *i IMut tard a aj«»*A mi a raid * Ua^ a**;* I- ‘ 

rt refit «a lawai g^tdu». et IMI poiriiii a èU A# r.wu.u |ririt 


** r«Mf fme fnvmr. •• ar a été •]#'* U|*|a <«-<p 


••• 

MM 

aaa t 



Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CA 













50 


*> 






\ 

pn^m^ 


/ y 



IO 


V 

le 


«5 


* 


tsi>nâiîovèlh ^vnitjs 

celle cjcj ttatfi ec'ôccétîcj ctogtà* <5cculi but ; 
oUrfccékn ; fl imam jhajtS-if^ « Ofldk 6â y^l 4 
U jpuacjpfroim *Cicdu> - 

ï^puOtnw tr» -Ccmlfamtil 

wuçn j?W amJntiytttn4n ndltt tt'iwmncmtfic.t«J* 
mijf. C&fCMVrÿ&Pf'Z>tôfÿ r &' tmty-fhrtr hfaistplJr 
4^iit mtn Uj uttlrtç» 1 Ctni Iti fa J "i tl~ 
ç^w^-jpbnôiî -trôm'Htij- 

tumlj^nptnmni tdum^ tx^f^^uniâ)^ tucnûijf. 

0rfï&» Ofinaiimi UohtiÿCI fctél 
tiflê~vfo-Ctâ(iûÂto 4 'ÿiy 'tiJfdim ;|tift nix^cfr 


«4* Udté 



20 


I • u ^ HV,< |/j / 7 H ' 

îi^^o^^tii 5 «ncmt|*. , (t'fe TTÎ adfo nui(nnfotj-jÿ 

CdhrnüjjïjjttZ'f C&atn 


io 


IO 


«5 


tYapn^rvC* Cftarÿantr ttjyutjroüjjrttâj*'. 

famtfc'pGitr.liw 

• £f* ftï w»apiii% JIpnfî&nMfmiAm? 
ij^Um. luctiHipvti'jpmUr’tc 
LtrhiyànTMtÿ 

m'Wyùxpattivtfwwc^\Mr wj? 

v âT?«niaw ?ntt*rrfnr prtatru&mfrfa 

5 >i?i'ttrrr ijltiT'nrn mirçicV Cnyyîfjr^j* Jfi tVr Ptbfolt 
Cflyjimiijr |4U*vii^'^frrnuî , 'iT ûmd^^Wrtu/fj* 
1»>-t^|Pri»ftr xdlfrif Vutcfa cSÿpri ktfati&jcp*) 
‘Otr*iytotpf m< $'0‘ \itjvnwru 4 mv dÿw* 
rpaçfrZ> fkffîf' àrv^À^yr(\\umftyffr&lr' 
cyf+yHwy'fWG- {jjubc tfj ttéaatfftuir' 
V * wf*M 9 *rnkiirr tmtl'jztpUf' 

(^TJtlfmfof vfltTpCïCftt 


ri T i 


T 4ff/$" 

il-tjww t)V?t^ypM TUtopi* t cl 1 f 4 >r 


20 



Qcftnrï^^poîr qttjctnonotnw^Dc 
‘prvjftric^ftnw* TT^îo xnâmiv focrpiurrçujv 
6me6mi^fcVnw uvJTfK 
^^îîUîmTT’^^’nv^yiti'nxr- tn-vmmi 

amn^ 

mlnmb^qu'^^^^ Jj-^Tn| ray 

C6rnt^’*v ïKvbfrrr-atrc^xmti • inrurmw- noi^ 


i 

■qÆimmi- 5 «m^ann -pvenr^y 

1t)6b ayyirmppx.-^^ iYU'XJ.wn)f>ocÿ-m vJîr 

fttyhotnW- exxoya 

yrniya^y^prrJti^ COTn^viry - S ^-îîm 

iii^T^rniTivUrntî t^ila *Mnun>'MiC\v'rôiy 

^CTryoym-um lTr ^pT^^^ VÊ VT im ^ 

U._!|r)o-o^^cvm 3 ^^V‘^iivJn^^yy<v 

yvTuim my> mn» “pcrpiv 6ctib ft> Cemy cr^n 
yii^pcmoyiî^^oyiii*Cotiî‘poiio cxn^ipoywî 
vvnrivHnxiT ^oyiiii^prtiliyy^niiiaiiurr^ 

^l^traiYtniivJtila*|vi^ ,< nu , nc «P’trp ^ycyT' 
triJiiliirn ^optniriuy-^ijl^tly*iîi*vV»^\ 
■mo^u6“‘iCibvtniTn 


IO 


«5 


20 




> •. V » 



rœn 0 CT"| ‘ara ouion puj-iuam fynpfffitmibt 

fë£%r m »T n 7><*tfr" «tfwnos,*- 

> f r f r ,,c P" ^'^>cic. ntaiaw». h ‘ 

l’hoiimumf- mfMmtmp? m.| l>0 . numlS 4»- 
mo»>a .uin:ttion at^tlinn^. ^jWh 
^||<N( âc*. lttCfllU|' unit* xiuxili nnf|*„ j*ir«m 
ptftroîi ampl^ |rti| fpifnjjn ftFacfia^fyiu 
J>frnamaf mrnnnm najrntan om|>I^ oTn 
ptonuy.-^ctt^no-pnai-cio^wo tmo mnl^eiciof^ 
U}ut cTrm.tllc'ânTr 3 cottplAti' nmmivictiln* 

rirf}>o »en rta* ]:«? toHeHW MnTUiorîtttutitfïo 
arçntio ranTmmaalaru]'.. <^p»> fcieri^Mm^ij 

î ^ nir J* , > pr Utffîj' 

peur corncvib} tfpfr.. CMü^tiborriac 

iloctlimap.. aiïl>of**m ^r-tin^malîi 
j? ylR*ciy rnn^oitip^?y:ûw43tttn“ pajttictptîî 
'hp.. un amponn J p c*ri^'?nmtrptTr; mn^ip tipio 
*îk-> UfiJft 3 mipcj -. poapr tîTAitt. **fiï! 

CI ni ii%M •♦■» • 

vmOutp pmt\npir|* an'i*Jmifv|; .pim^i 
lump irrrinnur»p..plinu*lfp nrftmntm^ 


I 


l i. 


? 


t 5 


- IO 


*5 


•. :•• :• 
; •♦.* •■ 
i* • • • 


ru 


20 


Saec. IX. ineunte. — Prlsclen. Ecriture irlandaise. 

Saint -Gall, Stifbibibliothck. 904. p. i&2 et 194. 


Digitized by 

UMVE RS I TY QF CAI 1F0RN1A, 


Original from 

I INIVFR^ITY DF CAI IFDRMIA 





























Saec. IX. Ineunte. — Prlsden. Ecriture irlandaise. 

Saint*Gall, Stiftsbibliothek, 904, p. 182 et 194. 


Fxtraits d’un Codex en parchemin, contenant les Institutlones grammaticae de Priscien. Grandeur : 39X29 cm. Notre premier Fac-similé (c’est- 
L* à-dire la moitié supérieure de la p. 182) contient un fragment du chapitre De praeterito perfecto tertiae conlugatlonls, lib. X, 34—38; le 
second Fac-similé (c’est-à-dire la partie supérieure de la p. 194) est un fragment du chapitre De temporibus et De numéro, lib. XI, 27—30 (voir 
l’édition de M. Hertz, dans H. Keil. Qrammatici latini. II, 526 et 11, 565). Le Codex est l’oeuvre de plusieurs copistes. Il est fait mention de I un d eux 
n 157 • Hucusaue Caluus Patricii depinxit . A partir de cette page 157, on a le travail d’un second copiste, dont le nom 11 est pas connu (a moins 
uue l’un des deux noms Follega et Cobthach. qui se lisent p. 190 et p. 219, ne le désigne). U 11 troisième copiste est Fmguine, dont le nom 
se voit sur notre premier Fac-similé. Un quatrième est Dongus : son nom se trouve p. 194, col. 2. où commence une nouvelle écriture (voir 
notre second Fac-similé), et de nouveau p. 207, où revient la même écriture (cette fois le nom, écrit de sa propre main, n’est pas Donngus. mais 
Doneus) Que ces copistes aient été Irlandais, c’est ce que prouvent non-seulement leur nom et leur écriture, mais aussi les gloses irlandaises, 
soit marginales soit interlinéaires du Codex, ainsi que les noms de Saints, qu’ils invoquent pour leur travail : sanclaBrigtta. sanctus Patncms, 
sanctus Diormitlus (voir fave Brigita sur notre premier Fac-similé). — Les gloses du Codex sont pour la plupart d’une seule et meme main, 
dans quelques colonnes seulement elles accusent une autre main; de plus, une troisième main ça et là a ajouté d’autres gloses. L encre des gloses 
est en général plus pâle que celle du texte. - Sur un feuillet du milieu du Codex, p. 89. on a écrit apres coup une poésie sur 1 eveque Gunthar 
de Cologne (850 — 863); elle est en minuscules carolingiennes du IX e siècle, pourtant l orthographe en est irlandaise (voir Traube, / oetae latini 
aevi Carolini. III, 238, dans les Monumenta Germaniae historien). Nigra et Traube supposent que le manusetit a été écrit dans un couvent irlandais 
dans la première moitié du IX- siècle; il aurait été apporté sur le continent par des moines irlandais et, seulement après, incorpore à la biblio¬ 
thèque de Saint-Gall. Traube le compte parmi les quatre manuscrits irlandais, issus du milieu savant auquel appartenait Seduhus Scottus (1 apres 
858) : les autres sont le Codex 48 de Saint-Gall (un Evangeliaire grec avec la traduction latine interlinéaire, voir notre pl. 5, a), de plus le Codex 
Hoernerianus des Epitres de S. Paul (également en grec avec la traduction latine tnterlinéaire), aujourd’hui à Dresde, et le Codex 3bd de la biblio- 
Ihèque de la ville de Lterne (un Horace et d’autres écrivains latins, voir notre pl. 65). — Voir C. Nigra, Reliqule Celtiche, Turin 18/^; J. C. Zeuss- 
Ebel G rant mut ica Celtica. Berlin 1871, p.XI; H. Zimmer, Glossae Hibernicae. 1881; G. J. Ascoli, Archlvlo glottologico italiano, VI, 1882, Appendice; 
L. Traube, O Roma nobilis, dans les Mémoires de l’Académie de Munich, 19, 1891, p. 347; G. Scherrer, \erzeidinis etc., p. 319. 


En général le Codex est en écriture irlandaise pointue. Dongus pour¬ 
tant se sert d'une écriture demi-ronde ivoir notre Fac-similé b. colonne de 
droite). L'écriture de Kinyuine se distingue par «les traits forts, un peu inclinés 
vers la gauche (voir le Fac-similé a. colonne de droite). Comparer les écritures 
des manuscrits irlandais et anglo-saxons, pl. 26 30. 31. 32. 65. 71a . 

Abréviations. Comparer les abréviations du manuscrit anglo-saxon, pl. 3 *. 
et du manuscrit de Bobbio. pl. 33 et 34. 11 y a beaucoup d'abréviations par suspension 
et contraction. Des exemple* d'abréviation par suscriptioa se trouvent «Uns swr»(al 1.17). 
fri (a I 3.13). tient (bl 2.12). I>es signes particuliers, en très grande partie issus des 
notes tironiennes et «les noies juridiques, sont employés pour t *n fai 5.10), tint (al 4). 
,,/ (al 1.7). et (al 5.10). inter (bl 16). vel (al 6). En d'autres pages on rencontre 
aussi le signe pour enim. L'a ouvert suscrit (pour ra) a la forme d'un crochet double 
(bI 11). Four ur on a le crochet haut et rond (al 2; ail 18). ut «l’ordinaire est 
écrit tout entier, pourtant d*n* /utnrut (bll 17) on a un trait comme dans fa/ (bII14! - 
Les divers «'opistes n’abrègent pas de la même façon : voir les abréviations pour 
fa/ et eu* (al 2 8; allô; bll 14 ao); «le plus le signe pour trt (al 1; ail 10; bl 12; 
bII 15); et l’abréviation pour ptr (al 12; aII 15 ). — A noter aussi les abréviations 


pour iutHj (a I 17), *rg» (bl II), hu tnt (ali 6 ), quaqu* (a 1 6 ), M.unéum a I 19 . JO. Ji), 
ttd (a 1 s). 

Beaucoup de ligatures 

Accents (al 17; ali 4.6; bl *1; bll 6). ... 

Pour la ponctuation Dongus se sert le plus souvent de deux points placés 
côte à côte; les autres copistes n'emploient d'ordinaire qu'un seul p«>int. 

Le glossateur a souvent mis au-dessus ou au-dessous des mots des signes 
de grammaire. Ces signes sont faits de deux points placés l’un à côté de 1 autre, 
ou l'un au-dessus «le l'autre, ou bien d un trait et d'un point ou bien d'autres signes 
semblables. On a par exemple sous ajsuetn* tbl 1) deux points; les deux points 
sur lui correspondent à la ligne suivante; on voit ainsi que se rapporte 
à jtsMtus. De môme, ligne 3. un trait et un point montrent que quod se rapjiorte 
à turtOtu. (Sur ces signes voir pl. 52 b.) ... .... 

En plusieurs pages on rencontre de petites notes marginales dans l écriture 
dite Ogham : voir les traits sur le nom Dmmgu* en haut, à droite, sui notre second 
Fac-similé ; «l'après Zeuss on doit lire oxart ■ corrige (I. c. p. XII). Comjiïrer cer¬ 
tains signes faits à l'aide de runes, pl. 53b. 10. 12. 


a) p» quo n«prc in usu frequenti **t ’sustuli'. A 'tulo v*r<>, qu4»J vet/ri- 
bu/ in usu fuit, 4 tetuli'*) dicebatar. In co*rpositione lmm*n n*m gemi- 
nant prôidpalem syUnfaw*), 

ut ‘refello refclli’, ‘compello cotnpuli'. Alla qai>q«/ «w/d/iw 
5 terminationis o in i convertunt ■), ut ’vello vclli' s*J */ ’vulsi' 

il tenu t ‘p/rcello’ <;».<;«/ ‘pwrculi' et excello *vl ‘cxcell«w exculi *vl, ut 
alii. •excellui', quorum simplex 4 ) in usu*) n^a *st. ‘Fsallo’ etiaw 'psal- 
v ... Il* facit pra/t/rilum. Ckero de suppliais: Kcvellistis atqar 
lînfo’jMo i m peafundum abiecistis. Yngitimi in Bocolico: C um canerem sil- 

10 vas // pr«/lia Cinthius aurem vellit et iramonuiL Luca- 
nus: Castrorww siccas de ccspite vulserat herbas. ld/« 
in \ 1 : Percusaqw/ viscera nimbis vulsit. Idem in cod/»: Ilia 
genae florcm pr/maevo corporc vulsit. Idem i« VIIII: 
Avulsitqa/ manu telumqw/ affixit harenae»). Lucretius 
ij ab 'excello cxccl'is' infinitum pn/tulit 'cxccllere' pe- 

neultima correpta: Omaibw/ ornatum voluisti excel- 
Icre reba/; Cicero vw in I epi xtularutu ad filium: Quare cfficc 
tt élabora, ut excelleas, qi*V ut ab 'excclleo excelles', cmiu% 
pea/t/ritum del>ct excellai' e//«, ut ’calleo 7 ) cailui . yatudum p/wportio- 
20 nem seeutiJic /«wiugationis. Idem iamtn Cicero in Verrenis çra/- 

cellunt pn/tulit %**u*J*m t/vtiam*) /vaiugationcm, et in 1 p ro Come(Iio): 


Ch mit Wmtdie 


Fave Ungfat Finguine 

exeunt in pn*t/rito. ut ‘vomo vomui', gemo gemui', 
‘fremo fremui’, ‘tremo tremui'. F.xcipmntur 
*emo emi’ et 'premo pressi’*). Et in 'ui' quidem ter- 
minantium*•) s«lpina ,, ) fiunt ‘ui* i» 1 ’) ’itum' «Miversis 
5 correpta peneultima, quomodo 

in omniba/'*), quae ex hafasmodi pr»A/Mtis nas- 
1 d**i nibi ««il# centia I habent ante 'tum', ut 'vomui vomi- 

vA c.i.o tum', gemui» 4 ) gemitu**', ‘fremui fremitum', tremui 

treinitum’. 'Emi' \*u emptum' facit, q tud 
10 ideo assumpsit p, quia non pot *it m an» 

® *tum' sine p inveniri euphomac causa, ut 

sumptus', peamptus'••), 'comptus. Pressi' \*r* s/n«iyum 
in 'si* terminantiu/w régula#» i in um' «vavertens 
facit sopinum, ut ‘pr/ssi pressum’. ciunt 

15 In 'no' o tvl ir antecedentib»/ per ‘ui’ divisas fa-' 4 ) 
pract//itum, ut ‘pono posai' et ab eo composita 
*»uppono suppoaui’, ‘com|H>no composai*. 

Antiqui tamsn et ‘posivi’ pMoliMC inveniuntur. 
riautus in vidularia: N une 11 ) apud ,i ,l seq»rstro**r 
zo vidulum posivi mus. Àpuleius in î Hcr- 

magorae: Et cibatum, qaem iocundum e//C 


lloitngt* 


U) et a ‘patïor* iamtn 1 ) facit ‘pasus* 1 ), *assuesco assuetus*, 

qW qaf^baifdam no attn magis videtwr 8 ». quiesco quictus*. 'Iuro* 

ctiaMr iuratus\ qW ctbw in pasiva sijjnificationc invcnit«ir, 
quippc ctiii/w wrbum 4 ) ipsum Lucanus in V pmtulit: Et 
5 lactac iurantifr aves bubonc sinistro. Staiius ctiaw 

in Vil J Captivis cti am iuraverat aevi*. 'cv^iurato* Vir jn/iur 
vtrjj/réu in II Gcor^iVs«: ***iurato disccndcns Dacus ab llistro*). 

ü eorpeon Addunt quidam a careo* # caîisus\ qW si e^/Ct 1 ), deberet 
*cassurus faccrc futuru^, n^j» *carit«/ns\ Iuvcnabs 
10 in II pmtulit: Tôlière dulcem cogitât haeredem cari- 
turus twrturc magno, ut supra mcmnravim#/. Efgsi ‘cassus’ 
magis noim/M «/, s#V«/ Massus*, et maximr emm vanu<w significat, ut: 
Cassa fraude parat. ‘Titubo’ ‘titubatus’ facit. * 

Vuftàm* VirW/iW i* V: Vestigia pr/ssa a ut tenait titubât a solo. 

15 Et i«« aliis multis neutron*** piwt/riti particip a vêtus 

protulisse inveniuntwr, ut 4 disccasus\ ‘iw/rritus‘ f ‘obltus’, *oc- 
casas**), ‘potus*, ‘senectus*. Neutropasiva qM*q«/ ( ci n*tt si**t 
V, trium temporww participia h.i^nt 'gaudeo gaudens 
gavisus gavisurus*, 4 audco audens ausus ausuTus’, 4 so- 
20 îeo solens solitus solit/rrtis*, fio ftens factus futürus' 
defercntiae f ) causa, ne, si fa< twruj dicam*/, simile 


S 


10 


■ 


20 


tam activant 1 *) quam pasivam significationem 
habentia. ut “meditor* >é>lrt«*, meditatus >r* 
iéitraç 11 ) xat 'fMtféBÂsniâüif' 1§ ). Tcrrcntius in 
Phormione: Mcditata 1 *) s«*t mihi omnia inea incom¬ 
moda. 4 auxdlor auxiliatus* ll ), xcu 

Jh)âutç ' ,§ ). Lucilius: A me auxiliatus. Et sic et 'am- 
plcctor amplexus* xat .'laçtxaaxttç tfiot .'itçita- 
èléus**)» Petroniua: Animam nostram ampîexam 
rie c tore. Cicero pnt Roscio: Ouo uno maleficio s cè¬ 
lera omm/a vidcantwr conplexa e//c ‘Amminicuîa- 
tus xai lf ). Varro: Tribunicio 

auxilio amminiculatus. Scd sciendum, v/r- 
1>is qai^qii* plurimis, q ua/ n»m<* in usu deponentia s**t. vactrrcs 
sicut coMrmonibm/ uni sjrmt. de quib*s, cu*i de vrrbo trac- 
tabamus. docuimus. A v/rbo ‘*um\ (jW /// anomalu« t 
veteres 19 ) prarseniis temporis pn»ferebant participiiM # •••. 

*ens' f un^ contninitwr ‘potens*; nam # futi*r«/* magis 1 *) a bo .A.* 
wri>o videtarr nasci. potest tiim^n etiami a fui esse exis^ 

timari. . I Y.l 

Numcrus participits accidit utrrqxr. singu- 
lans, ut 4 curren*\ pluralis. ut , currentes*. 



Krihitquè» «ur m *] tlnti *u* un *) Là «U 


U parchemin ... <r.^r.4 par u.c cn.-lll., il «« coa.u avec ... crin d. «W*.U •) L. .i t n. po.r ton a ÜSSS?' 1 

.na.a a été ir.c. ap.â, co-p. • C.rn B * à laide 4 »„ -cri:, d. Tl . ' 'l fTïTÏÏZiïSS**" 

L« |lo«Mtfur a •u»crlt 11 un graua§«- ' Apfè« I iw» trait a éié *yé I •••• 


•n a u* renvoi, au<it»«l corr*«pond le aème wgae, en marg* •) 

•' Le» trw» première» lettre» ae trouvent «ur en grauege. •> L’I- - -- - - - ^ _ Am 

Le reste île mot a été écrit daa» la ligne précédente. ,r l /*rn« ««ne eut mn gr*tt»g«. M Correcnoa de afimt. 

Levant viit 0 tt*r et devant «m on a de* «Igné* de transposition ♦) Le g'o«»ateuf a écrit wdiam . , 

oint f l f »ur un grattage or tf* on a un grauage *) An de*«ua on a une gioae ulandaiee. 


été ajouté »prè« coup 

'! Correction de £rnmi u ) p e*t tuacrlft. •*) 

Rtmarqitea eut S r i Sur un grattage *i Heur /»»»»« 

, ou- fr-r -, O— -■ » •—<•“- - - —— -■ .. 


/etituai. 


Au-dchiui une gioae irlandaise* 
Poatr ^uÂéfl}on^ 


XUi é fUAênfâéiç\ Oloae fiartiafimm 


Digitized by 

R^ITY OF T Al IFDRMIA 


Original from 

IINIWFRÇITY DF C Al IFORNIA 










«5 


fur* Ltcr^r»if'dicr,dr>f£]utxf*r>VTcsTi<>rt/'rL*T*l~* ri Ç- ^ 

yccTTrurfrtll+iTyUitrycffnêùJ^y^ t 

m {trtfdutHuu cli forcer quocfle*^ Tf*~f>or+-n0r>d*d tC rr'. 
qtt<*unuf’C0r>f>ccTttenirbtr ejutUu!m0tltxrr*^frctne»n t Ltr 
fxur^terx^amCtitn orccnontm C&ifl+rA*'* uidtxt*A%ioj^* 
{\ecr»xtrr> tuynt crILeem &* fc*yxTtci'mixx*m*ce>rtxy\< fe*'* 
CjmLuf<\f^f^rtcru<ij\tcr*r^T44.ry%c^uÂ^Lf-tLifuuttw Uuc 
axqurt Utte j'tr+Lttzuir- ^<urti nor» foffttx* le r rc rr. ryvflUf' v 

rtrjfrvi u*cc ^uceAiU.*iuu*ntf"ccA f*{~rr\ p<vi i rbccxT' 

^ttu^n»efppo//o 

àSæcceJenfetA&urnAp*\ U In uetJt1>)Âqatte- *■ zcerrxccCc<.uf*. 

xarlcmomfn^ JU^arf^rryrcfu.ttfnxALrxrrrrYcfu^ 
cju^ïf *urr>crccm- f a errCur» chcc^tUtl dtcA'Xxr^ 

et ct&ecffoU*- r*u*f\efar>ctLL+mxuc*:4*'J*cA*rt> 

ê 

«3~r^n^nn,n.r^ru < r^^ u J f ^;^. ^ 
cci*T*£nt»rxcTurf t r*+£^u{&Jtcel>0L»tcut'<r<>r>T*rnprur: fv 

cjuodn *c tatrCf- .»«^Vur^m)va:i> ^f y <\« m | >t< - 

citcfheL* LuCXtcrrrzet; Cjutdc+if dlcoLu{\-€<rnx A_ tjui*iA wno 

J'* if f*ur fermer* feruiÇ^i- heetcüctiu 

r '5 1T y i,t “ eci:o*r*r*%ur>tc*Jit+f\2*rtrtrtf»u^- 

S • * r 4 -> 

^ ufi, P t ^f T ^ r * % d*UêtffPf ^xnrxcJtccyoLiuceAeern^ 
i *"<dccT*nfueA>'f ,»Jfrf*r9*r*e»*nt ) 

{*<}i r>*r*c*'ÿTC*r>r’iUtiA ftxf$*tyrirY*rrtïpt*f>Tttrn. 

» ' i 










O 


A. D. 819. — Vitac patrum. Minuscule carolingienne. 

Bruxelles Bibliothèque Royale, .NU. Hji6 — ifr. fui S$. 


Digitized by 




f" •*> â 4 r/ 

: 4*nurfi ncolur* ^xerrxwTi^rrunt • wfcim-mAgnum ç&fwrhr' 
. JiVP fiH- C*jtfar*ortL xe$cct* c^k'myamW’UlLf'«mfè&f' 


oc eu 




, rn A xurtuf*^U^u«m t*nf»(tn(*p**Ç 
f jj^mArtrcH;—"• IfUrtt^ Ukanuni tTW; ' >v#m ' 




xvccnvmrtuf \\genckf profteTU^* 

fui 1 ttf r* mL *Ct* cck»WMT 1 >»C»»rae c CA^9A1L»; C f BfiïU 


T^-’ wi: J " ^ u< " 

/ 1# ^ L, ., . 



cxei\r- sncA^^* s 5uüte i^Umf.nu »w<u^ 
wcriiW uimu^ er^lrt «cclêtim mrnior«^ effarei^nrtrr- Urr^rtf 
cp#- WmUiiem car^tjor*' o*r>n*l cpoATn r*f^U 

p*rv^at X r^muT-cirrm^ 7 i comut*.^. oUci#T 
wygPvW cUr^ con tu cAu|âl',pn*nu»ri ^uoèuerertntur' y*' 

, omm pAc^ 3*IU. Utofr^cmu'îv^W «Jtiuc^cuK 
,..c^Jc4-rvm^«U»r k ^^ pA^TmvcptjrrvwAfW'àu 

> -jiuC^n^tJlîA. uâT^ian no\u*nc*tC r \v*- f nc^rcitum gfcmAr*'- A*t|? 
Mélrr+fctr*' trv^jlix ppr^^. pA.^m c^trT»lit«T»' ^ .- 

xxxr xmmuaouiftmferttr ^iMunc^n^Jhf m^lut 

Xpo- ce nr u ants- quiaJ ctmàttctnèof Vw*n»néf ^ftcultuTti ^ 

*iu*l^o râÇVL occupU>«mur»c^»tTm?iur ^ct\* a*»mretn itumperv» r^Àn 
ffcçu pJter^nr/Inlmmtiir LrretMr^ueçc^n»n<>tuy c*r(xr àua4 U^u«ei 
wckrmcrr* ™uufcor,fc*yfit^ ^wJÜT 

gr-J).r. ^ ^uicWucer*^’ quwnr^ pedium le^ccxum cumpW 

^u«« puluL vnaper^c ■ ajexèrcm*m uéntr- -pa^niyn» 

'pu£^KÜi^cp*»^nmmt fnwir»t*T»*» xy0' «r-4 

«^mmur co^no<cint;fii r^*k a'rt \mm n fuci une y . 

4O* *■ 1 »♦«*.»• *« / 

-• • • • • •♦♦,«. M 4 ♦. » t • 

V/*\Ls :# ^Ki’HA 

Sacc. IX. incunte. — Jules César, De bello gallico. Minuscule carolingienne. 

Parts. Bibliothèque Nationale, Ms. lat. 5763. fol. 14 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







A. D. 819 . — Vitac patrum. Minuscule carolingienne. 

Uni MT Ile», ItitiUothèquc Royale, Vlk iiHi- il, fol. 15 


P age «l’un manuscrit achevé en 819 , au monastère de S. Florian, près de Un* sur 
le Danube. On lit à ia fin : «Hic liber luit inchoatus in Hunia in exercilu anno 
Domini DCCCXVIUI in in itio lun/i, et perfinitus apud sunc/um Florianunt II. idu.v Sep- 
t embris in cbd omadc XV.» On suppose que le copiste faisait partie de t’armée, qui 
combattait en Pannonie contre le duc l.iudcwit (pourtant la grande campagne contre 
le duc eut lieu en 820 ; voir Bdhmer-Mühlbacher. Die Regesten des Kaiserreiehs utiier 
den Karolingern. p. 289 , N" 709 a et p. 292 , N" 721 a). Au XVh siècle le manuscrit se 
trouvait à Münchsnitinsler en Bavière, où le vit Jean Turmair (Aventinus); en 1600 il 
se trouvait au Collège des Jésuites d'ingolstadt, d’où il passa à la bibliothèque des 
Bollandistes à Bruxelles. Voir Van den Gheyn, Catalogue des Manuscrits de la Biblio¬ 
thèque Royale de Belgique. VI, p. 1 ; et la description dans les Fac-similés de la New 
Palaeographical Society, pl. 31 ; Herihert Rosweyde, Vltae fnitrum. 1615 , proleg. XXIV, 
p. LXX (réédite par Migne, Patrologia latina. 73 , col. 80 ). Notre page contient un 
fragment De vitls patrum lib.V (Verba seniorum auctore graeco incerto, interprète Pelagio, 
S. R. F. diacono) libellas V. Voir Migne, I. c., col. 874 . 


Minuscule carolingienne. Les lettres sont 
fort cm cl large*. 11 > a beaucoup d anciennes formes. 
En général les hastes ne sont pas renflée». 

Lettres isolées, l.a plupart du temps a a la 
forme du ce 11 •. quelquefois pourlani il a la forme 
ouverte de la cursive (pu**, I14), et quelque¬ 
fois aussi la forme onciale Uau a», 11; JhthH, 13V 
e rkjaisc souvent Ica lettres trêves (1 5); dans 
la ligature .t c est grand et brisé (3. 181. 4 est 
droit. Ia boucle est large (1). e quand il *e trouve 
lié aux lettres suivantes, dépasse un peu les lettres 
brèves; U languette. U plupart du temps, est hori- 
sont»tic, quelquefois seulement elle est oblique et 
dirigée en haut 3. 11 La tête du ir est tantôt 
ouverte et tantôt fermée (3. 6 15 16 Le dernier 
jambage de Vm et iUs I n est ou tourné vers l in- 
té rieur ou bien droit et souvent il a une petite ligne 
«le fuite |$ lu 11 est quelquefois majuscule (19 to\ 
r en ligature a la tonne allongée et pointue (s. 14). 

Abréviations. Aussi bacn pour *r que pour 


ut on a quelquefois le crochet arrondi (4. 5) 
Parmi Ica a! «revulions par suspension et » outra*- 
tion on remarquera die» — dicrm (1), scim — sae- 
n*ï*m (9), abE ~ athn (10), dix — d*sil (il), âû — 
sut**1 (il), scdm s ttcmudtrm (17V Voir en outre 
l'abréviation pour (15 * et /*•//#? (16). La page 
publiée par la New PaUcographical Society a aussi 
aliqn = aiisuanJo 

Ligatures, ren particulier entre en beau¬ 
coup de ligatures m 16 \ té (14 *2). r»(i. 20), *t 
2. 17). Voir de plus et 13. toi, h (5), n (6. 7), */ (4) 

Accents Sur le* mono*)lUbc* on trouve 
quelquefois un trait oblique (7. 16); »ur l a long 
dans fodem on a un accent circonflexe (9). 

Corrections. Une main postérieure a par¬ 
fois changé I en e (4. S 12). 

Séparation imparfaite des mots. Primi» 
tirement le point était le seul signe de ponctuation 
les autres signes sont de mains postérieures 13. 11. 
II. 14). 


cuin lactimit dits*» IWnc, qui temntationcs tstibWr iirfets, 
couve te bel um. quod patitur \rater ille, in hune senew, ut \we expcrimrtituw 
in Bcncctutc sua «n*:at, ouod longo tempoee non didscit. 
quatenus •) conpatsatur hU qui htniomodi temptatiombus 
5 p^rtufb.intsrr (Jui cum omtionem eonplcret, vidit Aethiopear 
stantem iuxta ccllam et sagittas mittente** contra »ene*f 
<juibus quasi' 4 ) pwforatus statim Unqaa*t ebrius a vino Inc 
atque illuc ferclatur, et cnm non p»ssct r ! tolcrare, egressus e si*) 
de ce U radern ril oua et aile iuvenis ad sa/c*l«m reilicbat 
10 Ab'ur vero Appollo intdlegcns quod factu* et kl, occurrd ci, 
et arerdena ad cum dixâr: Ubt vadis? et qiaae ch tanta causa 
turbutionis tuq : Ule au drm scntieti», quia intcllexerit *r*c/as vir, 
quae ci evenerant, pw verecundia 11 h»l dicebat. 

DixjV kusrm ci atdkoi Appollo: Kevertcre in cellam tuicc, et de cctcro 
*S agnoscc intirimtatem tua«i, et habe apud temetipauw, 1 ptéa 
sut igtmr.it us sis aetenus a dial ado aut contcroptos* \> >*\*tcr 
uu«*d ncc meruisti i/cwvd«m vire* vMutcm*) hsbere contra 
dinboli lurtamswrta; quUt au//*r dico luctammrta, qui ncc uno 
dre aggrestinnem ») ipsîus jmrtarc potuistii)) Hoc a nttw rou¬ 
as tigit, quia itivencm ilium a rommuni ndieiaario*) inpug- 
natu« Kiim iprem cum debmsie* contra d*abuliru«i certain*» 
consolaiorm verbis urgucre*) etiatn in desperationem^) 
mirirti. non cogitans illud sapientissimum pran ept jib, 

• M«fMiir«Ktii *i U ««(fit nnhli noir été «(«ri »i PriaibviiMM /a>h(. *i Anui< p/ai tar4 

*< Cotrigè •• Cotti|i; l'cditio» de Mifit r«nt mnjprre. •) hiniuviiMM Aspetatbumam. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Saec. IX. ineunte. — Jules César, De bello galllco. Minuscule carolingienne. 

Paris, Bibliothèque Nationale. Ms Ut 5763, fol 14 


P age d’un manuscrit de Jules César De bello ga/lieo, sorti du monastère de Fleuty- 
sur-Loirc (d’où son nom de Codex Ftoriacensis). Plus tard il fit partie de la Biblio¬ 
thèque Colbert (N ' 3281 ). Voir Châtelain, Paléographie des classiques Ustt\y •*' 

A la fin de chaque livre se lit la signature du correcteur lulius Celsitr'Cfonstppli/tvs 
(voir ligne 6). A la fin du second livre on trouve aussi le nom d'un second t cArtsjVlir: 
Flavius Llcerius Firminus Lupicinus legi (voir le Fac-similé dans Clialelain* I. c.). Dans 
notre manuscrit ces signatures sont copiées sur un Codex plus ancien. — Souvent notre 
manuscrit donne les variantes d'un autre manuscrit, et elles sont souvent accompagnées 
d'un signe qui dans les notes tironicnncs signifie al (c'est-à-dire aliter). Ligne 7 de 
notre page la variante se trouve annoncée par les mots : In alto ita. Sur une autic 
page (loi. 12) une longue variante est précédée de cette phrase : Ita in altero habetur 
(Châtelain, l.c.). Notre page donne la fin du premier livre et le commencement du second. 


Minuaculr rarolinj-ir «ne 1^» haatea tant 
Btipéf ietircs qu'inférieures vont assez grandes. Beau¬ 
coup de hoJtet supérieures sont renttées, en forme 
de ma*t!jc Le* Icare» qui se trou vent ttir U ligne 
avec un trait droit ont U plupart du temps une 
ligne de fuite oblique, voir 4 h i, lu, n ■ — Le 
m>m du cofrctleur à la fin du premier livre est 
écrit en lettres onciales (6. 7). la variante est en 
petite» capitale» 17 I, le titre du second livre est 
en grandes capitale» ornée* ;&). Voir l'initiale du 
texte du second livre (9). 

Lettre* isolées, a cm tantôt ouvert coron'c 
dan* l'ancienne cursive, tantôt oncial (9. io)l C c»t 
simple, il n'y a que dan* U ligature // où il est grand 
et !»rt* : (a), 4 la plupart du temps est droit, quelque¬ 
fois pourtant, il est rond et tout à fait selon U forme 
de l’écriture onciale no 11) La cootbe inférieure 
du g est très grande "> 11). n est quelquefois ma¬ 
juscule 13! r c*t petit; l'épaule en est longue q|. 

Abréviations. t>n emploie surtout relies 


dca anciens manuscrit* romain» : trosr les «litteroe 
singularcs* pour A(12.16; la dési¬ 

nence de /vi/wiW est ajoutée). Voir en outre bs — 
ht* et q|=rfnr et l'abréviation de lu à la fin des 
mots (iql 11. 2 : 24)* Très souvent aussi l’on ren¬ 
contre l'abréviation pour #*** que nous avons déjà 
trouvée dan» les Notae iuris (12 13 14)* 

Ligatures. Voir <*(2), <7(9.14}. m 19}, j*< 2 3) 
Corrections. Parfon» les lettres sont barrées, 
ou annulée» par un point (9 11.13.16 18. **.*3 **> • 
Parfois on trouve un signe, celui que les gram¬ 
mairien* nomment h'/h", pour lier les mots (2 t. 
22. *6; voir Donatu», . 4 n gttmm*ri<a, I, 4 î àsr **ta 

n*iirr Jus n trht, MW ita rgj r.iijil 

Une fois il y a une dtartUf entre f** et 
— jK>ur séparer cea mots (21; l>unatu*. I. c. : 4 #r 

m*M malt pskarrmtia diurrmuntur}. 

loi séparation des mots est tmpaifaite. Les 
signes de ponctuation sont en partie d une main 
pJus récente. 


Rhenum Incolutt, perterritos senserunt, instcuti magnum ex hfc* nume- 
rum occidcrunt. Caesar, una aestate duob^ maximis bellis confeetts, 
maturius pauto. qaam temj us anm postulabat, in hilierna in Sequanos 
exerdtim deduxtt; htherm* LaUenum praeposulrt; ipse in citertorem 
$ Galliam ad content us agemtos prufertus est. 

lallu- Ctlilt rmi^laatlfiu». Mr cht r était» tt* IngL C* Caasaris i\ (thi belli 
iraiIIci liber I MpllelL«) 

Inclptt liber secundu». 

Cum esset Cæaar in citeriore 9 ) Galba in hiliernis, ita uti supra 
m demonstravimu», crebri ad cum rumores alfcrcbantur. litteris- 
que item Labieni certior Bebat, omnes Bclgas. quant tertiaiu v ) 
cire Galli.ae partem dixeramus, contra p^Wwm coniurare ob*idcec|ue 

inter se dare. Coniurandi ha» e##e causas: prunum, quod vererentur. ne, 
omm pai ata Gal^ia, ad eo* excrcitu* noslcr addurercttir ; deinde 
13 quod a 4 ) nonnulli» Gain» sollicitarmtur, parlim qui Gcrinano* «liu- 

tius in Gallia versari nolucrant ita R/viaivi cxcrcîtum hicmare 1 ) atqus 

invetcrasccre in (ialba moleste fer< bant, partim qui mobilitate et Icri- 
Ute anionl novis imperlis «tudebanr , - 4 i M UWtfh « t am, quod in Gaflin 
a potentioribwr atque his, qui ad conducendo» hommes facilitâtt-s haliebont, 

20 vutgo régna occupabantur, qui minus facile catn rem in imperio narrr# 9 ) COt» 
sequi poterant. liis nuntiis litterisque 1 ) commotus Caesar duas legiones 
in citeriore 9 ) Galba nova» ronscripsit et meume 9 ) aestate, in intenorew 
Galliam qui deduceret, Ouintum Pcdium legalum misit»). Ipse, cum pri- 
m»»m |>abu*i Copia cr*c mciperet, ad exercitum venit Dat ncgottiiA» 

23 Senonibat reliquisque Gailis, qui fimtimi Bclgis erant, uti ca. quae apud 
eos gerantur, coguoscant seque 11 ) de hts rebm/ certiorem faciant 


*) S||| |» vmImi» Cu» aim Codex, mm Wiim« cipliaWi : I» «lio ita: Ulii Cotewit g.iJJ** "ihr* I Inrlptf II 

Ftlkiiéf r CurttltM «1» eaHmHat* •» ém Uiréetmt *1 il* ,»*. *) 4a fermm n , *i Vm owncmm »‘» ru» <»•*•* fmmtàammm *Uf*inio 
poer mm*far m a rtnii i pot *•»*. Su 4'tnlft* tetfitt il* « pww* à p*f«« ém fi mmh Xrmaém. Amom St^ltmw «S*tt* I*» 
iNnptr-rtMit du ilucti 4t i'Acaéèaiic 4c Vluncb, mmc tgmm, p jpi> ' 4c Aàl«»4« fma ') 4# tdêmetota. •) 4a âmia. *i 4c 
Miuil, " d» M fait. 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 









umt 


Vv WV* ► 

5/ibcrr» d»§cf<tifur^«inZ, CJuod 
ucro rcj^« poft ui^iuaTA.| rxc 
aJ)tuf c|uij)ficL £ ceT^i uelU^ tbonù 
AÜ(|utcl indi^fnZ moditcccoootu 
tn 1er* mA<r ;^^çc£chi3uccîa ulcp c cd 
fûprcc du^^tvf*: no\)em trvf'fîc *tem 
p©yt-<r Jîorxcvuc.ui çtliccrum ivçen 
dcc:jxiT~drr-fîmo mtcer uaIIo cjuo 

fVxe ccd ta oce-ffcc r*)cc 

4 

Çx&xnZ,: Mqx: mcc^cu^n ni cjvu m 
Cipi ctaZ^ luce-di <* fub fetjUArrt:; 
*qu An xi pS.vl ir»i ï>tce>4 XnSpoC'T |*»S taniS i 
c n-nf**rerr» por~e- fuprce fc^ptto^ 
in pî)rvnf* c»er~ fu ‘cer“<xio dicen t 
' s ^Gî3ll dum;“Qr>ê-lccbiAmc^\ apet^cr^or 

meum ccdnunZiajure Lccii demctucc,!: 

On fub iun £cr» duf ej*t cter~‘Ti vrf 

■«f: pfccL rr\i , poft liuncpfcct: 


B 


Sacc. IX. ineunte. — Régula S. Benedlctl. 

Stml-Gill, SuftubihluHhck, 914, fol. ij*. 


O 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


BfE— - T - 




^ _ __ _ * 

V T *rnfor^ ou» ttraiem Lrfaim |)^r3 1 *NT ?,r *N o r*»'' m 

l|- ■ ' ^ t '•»' * t ** 

fc * J te A'A^oflrrLici &iu>ÎV>»ii|' l>o^u»pf • ^ 

H/ . * M 1 '**■• ■ 

i uL^rr aff* /*umen> mr^fef nnnmui— àt 

4 rnwi-ue jtiuf tmuf «li milroi' * 

‘ I y ✓ Z/uVn^T y 4. T - 

P V4C igttur u*trT\f pcolrsf 03.307-«10/nj ’ f 3 

» » ut£A/n £ f>TT*Ja© / NÆViiL ' ****"* " ^ Ata *" A ~ 


fnt**n*^ ^*'r«*î % 


■r**! 7 w 

& ** ' 

_ _ES 

». 0 AuÀiU' 


V) 

• .1 

il 

4 


À 


^rnAipiK, mô£tû ; j4Jl qux à«fUm »^»W • ^ 

Ç mns^ncf * mexÉSCult*^ tmuf* 

P ajVArxxrf niÎf *j5» vrHieH^* m^i p Uf I—* — M ^*£2* 

l 5 ‘ . . exfU.crr Lib£lL vctc W5 Tl$ Ta. jv.î/ 4 r 1 

Uc ff-.UM K, 

- te 

-faponr^' ' 



apiAp* 

< 




t ;< 


5^f<fV«wMVOT 'i 
r»LipuB aa-aiJ # 

çutf- i 

*«r*v ^#r 9 */ Lum**** 

,,J 4 ni- 

H umahiu fmtuL omHe;jfN l, f; bru cqp*M& 

>? o^ui. -mcojancr mu<jrf A/a gfibafille* * 

^ Cf ft&uf lILî' èfïtoo • feJ-Ol tfl- MOJCltt 00/4 ll W * ^ 


, iCÇ ’Mtc fduf mrfTTA |T fujrxvf- feptfejvr ipMn 

m «M* bj^ ukct-Mf • i rf 0 ’ 


. ^ f«io(op aSef/ci furpij^rt - èuo* cftf cefï 

/iumrpjfa èirf-<jmà xttri J£T ^ 10 

o-’t C «T'/sUT»' Mo /4 uûpv ftsbomr* u 'M/ 4a r* 

• *«tmT fptraT^..pSlfS ■ l-~ (f:-f • 


’f 


* ,W ” fai -w r 

l fua Mefctn"5*>* n f ' w»c t 3 L. fupprnmf 

R&'«& ® * 


y 


•. 

? 


- 

• » \ 

.*•»•.*•« . 

—•—^r^-: ; v ;dl 


Saec. IX. — Sedulius t Carmen paschale. 

Saint•Gall, Stiftabibliotbck. 242. p iM 


• 0 . 

• A ♦ • ••*«•« •• 

• . é • • ». » • • 

#_•••• • • *♦ * • ,♦. 

• » •••• ♦ • ♦*•; « 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 












OJ 

O 


Saec. IX. Ineunte. — Régula S. Bcnedkti. 

Saint -Gall, Stiftsbibliothek, 914, fol. j$ t 

P age d'un Codex, qui nous a conservé le texte primitif de la règle de S. Benoit. Grandeur: 

23,8 X 16,8 cm. Le Codex est copié sur un manuscrit, que Charlemagne avait fait copier 
sur un autographe de S. Benoit à Montccussino. Cet autographe périt dans un incendie 
en 896 . de même la copie de Charlemagne a été perdue. Notre Codex fut copié par deux 
moines de Reichcnau, Grimait (plus tard abbé de Saint-Gall et ardiieappellanus de Louis 
le Germanique, voir pl. 59 ), et Tatto : Lorsque Louis le Débonnaire eut ordonné le ré- 
tablisscmcnt de la vie monastique sur le modèle de l’abbaye d’Inda (gouvernée par Benoit 
d'Aniane), l'abbé Haito les envoya à Inda, et Reginbert, alors lecteur et bibliothécaire de 
Reichcnau, leur demanda d'y faire une copie de la règle sur l’exemplaire de Charlemagne. 
Notre Codex (p. 202 ) contient encore une copie de la lettre dans laquelle ils annoncent 
à leur maître l’envoi de la copie, en même temps qu’ils rendent compte de la méthode 
suivie dans la transcription : Prestantbsimo et ineffabill dilectione nominando Reginberto 
praeceptori ürimaltus Taftoque supremi audilorum vestrorum discipult sempiternae felici- 
tatis satutem ... Ecce vobls régulant beati lie tiédie ti egregii doctoris, quant benivolus 
a ni ni us tester summo semper opt (livrât desiderio. direximus, sensibus et sillabis neenon 
etiam ht te ris a supradicto pâtre ni fallimur ordinatis minime carentem. Quae de illo trans- 
script a est exemplare. quod ex ipso exemplatum est eodiee. auem beatus pater saeris manibus 
suis exarare ob multorum sanitatem animarum curavtt. Ilia ergo verba. quae supradictus 
pater secundum artem. sicut nonnulli autumant, in contextum regulae hui us non insérait, 
de aliis regulis a modérais correctis magistris collexlmus et in campo paginulae e regione 
cum duobus punctis insere(re) curavimus. Alia etiam quae a Benealeto dicata sunt et 
in neotericis minime intenta, oboelo et punctis duobus consignavimus. Hoc egimus desi- 
derantes vos utrumque et secundum traditionem pii patris etiam modernam habere. Eligite 
vobis quod desiderabili placuerit animo. Valete in uomino. Voir Scherrer, Verzeidtnis etc., 
p. 333 ; L.Traube, Textgesehichtc der Régula S. Benedictl. dans les Mémoires de l'Académie 
de Munich, 1890 , p. 649 . Le manuscrit entier, avec toutes scs notes caractéristiques, a été 
édité par A. M. Amelli et G. Morin, Regulae S. Benedicti traditio etc., Montccassino 1900 . 


Minuscule carolingienne. Les lettres sont 
larges, fortes et formées arec soin. Il y a beaucoup 
de forme* anciennes. 

Lettres isolées • prend aussi bien ls forme 
de ce que U forme onciale (i.a). e n’a qu'une fois 
ls forme Urinée, 4 est souvent rond (dans U grande 
note marginale). La barre du t est fortement re¬ 
courbée en avant (g. 9). 

Abréviations. Pour ur on a le crochet rond, 
placé sur la dernière consonne !$.7.1t. 11); en d'autres 
pages le même crochet se rencontre pour * et dans 
(f. $j*l. Pour uj dans la Anale mut 011 a un trait 
oblique 118); le même signe est aussi usité pour «rat 
dans U hitftie ru m (f 51. au — amtem ($>. Kn d'autres 
pages du manuscrit nous avons remarqué de nom¬ 
breuses abréviations par suspcnsâon «t contraction, 
par exemple di? - venex — rrmrrumt f, 3»), oui 

= rmsui (f. 5*) t vras = rxG/v.o (f 1»), en outre les 
abréviations pour*?, frwo, frw (f. t*. a*. 53*); de plus 
qd » fuoJ (f. 7), Ïïi roi (f $*), q avec un trait on¬ 
dulé coupant la ûucuc pour fui (f. $*. $*). 

Beaucoup de ligatures. Voir et il), si (i\ 
fr (»). -1 <1 i*). " (7 9 ). ri (j). a ■:*). 

Signes critiques Ligue 6 : ki qui manquait 


dans l'original c*t supplé en marge «cum duobus 
punctis» ; en outre pour le» syllabes êtmèrt* de l'ori¬ 
ginal on a mi* en marge vemh r». Ligne 7 : ut ne 
se trouve t*a» dans le® manuscrit* materne*, c’est 
pourquoi il est marqué «oboelo et punctis duobus». 
Ligne H : dans l'original ut manquait après 4a\ on 
l'a supplé cri marge; il parait pourtant que plus 
tard on ait effacé cette correction Ligne io : après 
il manquait nu Aval.» I 4 gne 1 y 14 : infrim» est 
compris entre un obelus (dans In ligne précédente) 
et deux points; cela veut dire qu’il ne se rencontre 
pat dans Ica manuscrit» moderne* jlca traits oblique* 
ont été ajoutés plus tard à l'obèle). Ligne 14 au 
lieu «te Tenu etc les manuscrits modernes ont les 
mots qui »c trouvent en marge, Ligne 16 : au beu 
de a*nuMt*avii les manuscrits modernes |»ortcnt «A 
n**ti*ht (voir b en marge A droite). Ligne 19 : sur 
la page suivante on a **«* comme finale de //*/; 
les manuscrits modernes portent mut. 

Les signes de ponctuation sont en grande 
partie d’une autre main; leur etictc est plus pâle 
(6.10. ic). Une main du XVI* siècle jr a ajouté de* 
mots allemands, et a mis aussi le* points et les traits 
qui sc trouvent sur 1rs I et a (4 11 i«) 


5 


9 


*5 


I t reaahra» : 

l «l t 


Vllll 


lia** in •(JttfM- 
»♦»»««• intnic, 

n Konde tertio 41- 
tnHim k t Bhnûi* lahl* 


b m— | 


et iam digesti surgant, ^uod 
vero restât post vigilias a fra- 
tnbus qui psalleru vel lectionm» 
abqukl imbgrnC, roc« 1 tUt»ont 
iannnalflf. A Pascha au te* umja* ad 
supmdktas î No : bembre* l ) sic tern- 
f*eretj»r km : ut : vigibarum agen* 

<1% I partixâiirio ifltervallo que» 
fratre» ad neccssaria natur^ 

«séant, t Vtox matutini qui m- 
cipienle luce agendi %m*t subsequantarr. 

Quanti psalnil 41 rural I *#f«l sort«r«i» hurl*.*' 
lliemis tempore suprascripto 
inprimis t rersu tertio die en¬ 
dura : Domine labia mea aperiei et o* 
meum adnuntàa t vit laudcm tua*. *bi 

Cui auhiungendus est tertiu* 
psalrruu et gloria. Post hune puai- l 


') Tri *t«M W mit pntnàtsi tt « «»t à cr texte qea ee rapparia la cmticumi m niip, «ne min paxèrvfxt ■ châtié lie? 
Lee chiffrée dm chapitre ee te tare um A l'encre roafe. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




Saec. IX. — Sedullus, Carmen paschale. 

V .Saint-Gall, StifUbiMiothck, p iss 

oir Joh. Huemer, Sedulil opéra omnla. dans le Corpus seriptorum ecclesiastlcorum 
latinorum, X, Vienne 1885 , p. 42 cl 44 ; Scherrer, Verzeidtnis elc., p. 89 . — Dans ce 
manuscrit les signes grammaticaux sont particulièrement remarquables. Nous avons 
lé de» signes de ce : m k- Goda de Priscien de Saiut-Gall (pl. 50), 

pourtant ils y sont moins nombreux et plus simples de forme. Le but de ces signes était 
d'indiquer les rapports grammaticaux des mots et d’éclaircir ainsi la construction des phrases. 
Par exemple, dans le premier vers on a sur latum et sur orbem le même signe : cela indique 
le rapport de ces deux mots; dans le second vers on a aussi des signes, qui correspondent 
entre eux, sur apostollel et honoris, dans le second et le troisième vers sur duodenus et apex. 
Voir F. Haulhal, Ober den Codex Heinianus des Horaz, Bonn 1847 , p. 32 , cité par L.Traube, 
S’eues Ardiiv. 29 , 1904 , p. 566 ; G. Vitelli et C. Paoli, Collezione Florentina. pl. 4 et 34 
(ces planches donnent des reproductions du Boèce de la Laurcntienne LXXV 1 II, 19 et de 
l'Ovide de la Laurcntienne XXXVI, 12 , qui possèdent aussi des signes grammaticaux); voir 
aussi C. Paoli, Programma scolastleo. 1 , 34 , et R. F.hwald, Aldhelms (iedidil De virginitate. 
dans le Programme du gymnase Erncstinum de Gotha, Gotha 1904 . p. 5 , note I. Ehwald 
dit que le bibliothécaire Hildcphonsc d’Arx de Saiut-Gall avait déjà reconnu la vraie signi¬ 
fication de ces signes, comme en fait foi la remarque qui se Ht sur la feuille d’avant-propos 
du Codex Sangallensis 242 ; nous devons le renseignement sur cet écrit à M. le biblio¬ 
thécaire Jacob Wcmcr de Zurich. 


Minuscule carolingienne, Dans cette 
minuscule «J*une forme «léjà trè» avancée, m; ren¬ 
contrent très souvent l a ouvert et k X majusculc. 
On remarquera aussi que le plus souvent on emploie 
le 4 rontl. Lèt flüt( et XInciht (lu. il) ainsique le 
commencement de chaque vers sont écrits à I encre 
rouge en capitales et onciales 

Lettre» isolées L* plupart «lu temps «eut 
oncial, souvent pourtant il est ouvert, en particulier 
k la tin et au commencement «le* mot* 14 5. i). Dan* 
le corps «le récriture 4 est presque toujours ruMl, 
rarement droit t 13. 19); dan* les glose* pourtant, 
Ir plus souvent il est «Inut (9 14 15 n dans le corps 
de l'écriture est majuscule <1 al, dans les glose» il 
est le plus souvent minuscule q 16.17 23 r ordi- 
nullement desrend «in |h*u au-dessous de la ligne 
(12 13X 11 est souvent pointu aussi bien au commence¬ 
ment que «tan* le corps du mot («m»**, 4; v**ie»tr. 9). 

Abréviations Pour ut on a le crochet rond 
f7. q». Voir en outre Cabréviatsoo pir tnnCriptioo de 
l a ouvert » :*/*#*. *3, g o*c marginale i gauche) et par 


sttfcrrtpthon «le Vu (mjU». 14. glose marginale k droite). 
L’abréviation de teé (ij, glose marginale de droite) 
mérite une attention particulière : elle se compose 
d'un » avec un crochet rond, comme «ians les manu¬ 
scrits de droit (voir la table de ce* abréviation* dans 
l'Introduction); «le là sans doute la forme postérieure 
de l »t et celle-ci a peut être été l'occasion que plus 
tard D finale et en beaucoup d'autre* mots a été aussi 
remplacée par L par exemple | i!;=/uiw pl; = 
vq — vtdeîùrt On remarquera encore l'abréviatiMii 
pour yw.viw’i 19). <p»> »c pré*ente de U même manière 
«lue «lins les manuscrits «le droit IXins lo gloses. 
Ion remarquera encore les abréviations suivantes: 
L = U e»t {16 un 1 barré pour «V (3 1$ s. — 
ttilittl (.V 17) 

Dans la ligature H r a la forme alkmgée et 
pointue 1$. 9 14 16). 

Devant la ligne 15 on a comme signe de renvoi 
un o barré qui dans les Nécrologcs signifie !; 
un signe corretponilant %c trouve a droite en marge 
avant la longue glose. 


iMiiriaoi» doUmu 


XXX 4 «im« ••pro 


Tcmpora ceu tôt niera latum sparguntur in orbem. 
Sic et apostolici semp^r duodenus honoris 

NM «ri tus uSM Ht» ipn 

Fulget apex numéro, menaça imitatur 1 ) et horas, 


Oranibnj- ut rebus lotus tibi militet annus. 

1 

5 H inc igitnr vcteris recolen* exordU mortis 
«4 CkufMM 

Ad VTtam piperai>0 nova* Lacrimasqiw scrcndo 

iitiMWi par IVmiun 

Gaudia magna nvetaa: na m qui deflems/ in Adam 1 ) 

Wiim 

Semina mittente*»), inox exutlahiimi**) omnes 
Portantes n«//ros Chrtfiio veniente maniplos •<*• 
10 Kvplieil liber seteris IntiseiU. 

larlplt liber nevl testammlL Prima*. 

ciictnii «idfllrtt Adim 

Cxpulerat primogenituua «çvissimus anguis 
Plongera «te sede riru« blandiq»# sapons 

oeUitet ak iirilMWfMn 

tnlcccbris loctuav miscro portavir amaruar. 

O 4«bitMi »/ CHidipui 

15 N ce solus mcritj«r prs/suaptor senserat irnrn m—tom 


Mortali »ub lrge iacena, sec! p^rsus ab ipso \4 ou 

w4>i ri Nniit irais 

Humanuiit srmul omne gémis tl«*u noxia conlux! 

•eu'ùéi aa 

Noxia tu coraux magi.n an draco prrhdus illc? 


ao 


Tria «M«r |«wr« nanu 


Mamphii éteint cyaand 
la»fl*« ai aunwa 


ah a«|u»i 4 a 
dittai 

e 

Nm«m onJ RM UnUMM 

«rin A 4 «« rWn* 

4 « pariilit* arr t tft 

« M M |*IMR lui—KIW 
a-qM ad iMMMila 
»»«*•♦ l»»Mini 


PcrfscJus iUc draco» sed tu qo.»qiM noxia coniux 
4 lsti—« 

Pro dolor ! Aelcrni fuerant duo Cre*cere postquaa 

14 ont wuxrtrm 

Cocplt origo, périt cUdcmq«# a semine sUMr|>«it 

atlaa élliaaa Ad«» ooUUot In 

Quid numeiusa die*, qtud tempore pr^derat illo 


Ml» *• 

«••• l»»J 


• ••• 
• ••• 


• • •• 


ts 


Cernere nongentos ultra fclicitct annos 

videra 

Progenieaaqav senuw dccimaav spe« tare nepotuar 

•aparaia •en'uof ou» l 4 ont mv'mIiw» 

Umqav suu«v ne*ctre genu*: eu*» vida suppremis 


• ••• 


• ••• 
• »• • 




»i La «« mi aaartfÿ par un 1 nuent 4 a wwe »|a‘oa 4 a*»aii II»» <SÉwUr; «mu an aurait 4 A mettra iMifnfn». «n** la 
§lowoeur a indi«ué la tfo* U.larilutafiaa aW Si *1 I ortift *1 C«rvi«é •> Caafigd 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 









53 




4 * +* V • 


t :«NcaPfrwnûljü»e 
ecuNadjoRacD ? 

; DeciRcaLo^NNT* î 

H'J NNAIaLu ûNI JiùStfin 
IDXKJ.VO) iD.VIORÜU* 

séco Luc.xuv k tu. 

?' f tycifr adtccitm xcc'iXre- 

jfc A ^ 

JUijufto. tsfcj' jtxx'har m 
mt; totiAe «oltmactf 
J *I£\i> aô5c0i> ,v N nj> l S* 
$tv Luc km T)A/hnxf 

t>i \ .uK|uel>Arrair *vJfriuta.'tr). . 

ftctrrdiraiTtî JuJt(uÿ7. 
J mi)AOSca) pt r MRmi' 
.sfcô k iTnprttici 
pio Cpvc u£rbutn ti/cp 

» &u^rtoxifv ; j 

I N'KJAÎLsciSri^hxN» 


b * * i 

# 4 l< 

h 


IO 


•5 


>Mk«. ■ «•>?• 

uar Jer* r#r flw pr tt pru 

ÿpJV h Ît~1VIy d 

J ^ r -p _ Wj J» *«^T* L^v ih« 4 U. f*r MT 

X- E" M* M - t* 4-H- 

. * i ' JJ r f r r C J» ^ ^ 0 • * T f 

- T-UUfliNttHiwn+^tu'» 


1 ^ 


f f » » M. « * 





N R Vit HlïXY 

f r»rn«It- 

fcriütxur' It*. MTT»^rn £»rvi fôrnL«r ÎMftsr'rc*. 

_|.|HU 1- m IIUIÜI i* mil Î n lU 
rM*m n* WW**- ► Nt*•►■** 
fe--. 4 :- t r fu*u*rtffir' | T E TjLÆ 

rC^ JLr*uff»fr* 

../.••••♦ *• #M 

1 cûfr^n^Jr i^ulA 

tr^» «rt*nmu Lu V 

fpa^o rex^ hc rp.M>K- rfx4>ûM« 
rpx<^re rpx^oyc«y- 



, i*> ... 


5 

6 

7 

8 
9 

10 

11 

12 
«3 

14 

«5 

|6 




• ' l 

Çac ttscfrr'^^ ^ 1 0 -*fVtJ ^ r^irt rtrpx. c noff 


# 






-itjl 







4#» »X g » â » » I* I 


InJîuommr co*t»TJ.U nw^Wii G***r«r nafnriT £m£nÇnfi fixera 

noArtrp UnlLfri/ <p»/n.l,f'.wUUwTuT£:.»U»T™f fltafeœf rnJii^TO- In Un 

’^r ^LdLpudluL, cmne^uj ! Uan Uu«n,nr. Êy«p> uncncu.iL LnLr 

hj/J-t lu/lv/^V Éumcdi^cn/ aa4>J<XTrx ^’rrnv^mfiiA. pL>/^p>rrfîl 


T^T 


cjaoctacTrv^it TiiiTr Cc’rrnv^mniA. pho^ j>rrf t\num IlLfrfT 

cLt ftvrnuÇ cpid lz\ k^kitnuC /uLexrxnsne urcjuAmdiu .u*LLfvLrrr. iî^^^TCTtiCariPTr 

vf^etnr-vf' taLeArrr • $i<xnfv* *nmf ftru^ulrf ^oLuarrc leLft-unA/n trrrmfârn u.vtmn . tum 

UJL&XXvC fdiufjjivsrxx l)d>a^rrr l[U{trmLnxr fia& jx>{ir<>Uu Àior^tUcri 




nu ifrr>rv 




MfcJU - - ...» | 4 

reiMTT2im-ur 


'S 






tU^ffnrT^rtJin'pp'ip uoluirrr • 4ru| w^* rrJtnvr. jiwtir o«f'|fgrnn>‘>/ > 

j> pmiAlfrm |>aflrdfirïJ un) - y\^rum ItiuiIIa <jUpÀ&UT JJUilLxtljA pu bbc? 

^Itçrrum ^ aLLxnf' &*liu> 6 n-i{ût vuolfhxrn tt*Ç(èr*>rrc-• 

ffUUrûtt- f§r«3»m^ ^«iptUï 

e- ^ 


nomme 


Ijuo^o prête do«^r»o 

$>(arr>rre Iv^r'olro (arp^&|^ 


hludoyilo *vino-X'U* <1*1’ !J u, r*^ ni hdtc domini£ 

10 ~ c ^— 



• • 


»nte A. D. 827. — Evangéliaire de Louis le Débonnaire. Saec. IX. — Alphabet runique. 

l'ans, Bibliothèque Nationale. Ms. lat. 88jo. p. a ay Saint-Gall, Stiftsbibliothck, 270. p. 52. 

A. D. 828. — Document de Saint-Gall. Minuscule carolingienne. 

Saint-Gall, Stiftsarchiv, U, 94 


Digitized by 

I IN I V F R SI TY OF CA1.1F.0RNIA 


Original from 


UNI VF 






















ante A. D. 827. — Evangélialre de Louis le Débonnaire. 

Paris. Hibliolhèquc Nationale. Ms. lat. 8850, p. 223. 

E xtrait d’un Evangéliaire offert à Pâques de l’année 827 à l’abbaye 
de S. Médard, à Soissons, par Louis le Débonnaire et son épouse 
Judith. Les Evangiles sont en lettres onciales dorées. Le Fac-similé donne 
un fragment de la première colonne du Capitulare (table des leçons 
pour l’oifice pendant l’année); celui-ci est écrit à l’encre noire en lettres 
minuscules. Le manuscrit est célèbre pour la beauté de ses images: 
elles représentent les Evangélistes, la fontaine de vie (comme dans 
l’ Evangelistarium de Godesscalc, voir pl. 45a) et la Jérusalem céleste. 
En raison de son caractère artistique, H. Janitschek attribue ce Codex 
aureus, ainsi que le Codex Ada de Trêves (voir pl. 45 b) à une école 
calligraphique de Metz, pourtant selon toute vraisemblance il appartient 
à l’école impériale d'Aix-la-Chapelle. Voir Delisle, Le cabinet des manu¬ 
scrits, Paris 1881, III, p. 245; Janitschek dans Die Trierer Ada-Hand- 
schrift, Leipzig 1889, p. 89; Beissel, Geschichte der Evangelienbücber 
in der ersten Hùlfte des Mittelalters, Fribourg-en-Brisgau 1906, p. 177. 


Les trois premières lignes, qui donnent 
le titre, ainsi que les initiales en marge 
marquant les paragraphes, offrent un 
exemple de la belle ourlai* de l’époque 
carolingienne. A beaucoup d’égards, elle 
rappelle l’onciale du Codex Amiatinus 
(voir pLfl b). Les extrémités des lettres 
sont ornées. Comparée à I ancienne 
onciale, celle-ci fait l’impression d une 
imitation étudiée. — Les lettres onciales, 
ue le copiste emploie ligne 4—6 et 
ans la suite pour marquer les jours de 
têtes et les Stations à Rome, sont moins 
soignées. 

Les mots qui indiquent le commence¬ 
ment et la fin des leçons, sont écrits en 
minusrulerarnlinxlrnne. Comparer cette 
écriture avec celle de Godesscalc 1 pl. 45); 


on remarquera l’évolution suivie par la 
minuscule de l’école impériale dans 
l’époque de presque 50 ans. 

Lettres isolées, a n’a que la forme 
onciale 7). La courbe inférieure du ir 
ne s’incline pas tant vers la droite <8). 
ni et n ont le plus souvent une ligne de 
fuite horizontale (12.13); ■ a quelquefois 
encore la forme majuscule. La barre du 
t est droite, la haste est recourbée vers 
la gauche 18). u a une ligne de fuite l ia). 

On a les abréviations habituelles. 
A remarquer quo = (jt), secd 

ou sec ■= tteunJum (6. 11 ). 

Comme signe de ponctuation on 
a un point pour la petite pause (8). deux 
points et une virgule pour la pau*e finale 
( 9 - lj). 


1 n ri pl t capituler* 
evancclioruni 
de circulo anni. 

In natale D^wrni ad sancram 
5 Msriam maiorem: 

secs*d«M Lucam k afitmle III.: 

..Exiit edictum a Cesare 
Augusto," usqwr „pax homi- 
nibiu bonae voluntatis." 

10 Item ad sswe/am Anastja siaw 

sccmitn Lucas» ks/i/sb III.: ..Pastorcs 

loquebantur ad invicem," 

usq«i< , .sic ut dictum est ad illos.** 

Item ad sa«c/um Petrum: 

1$ teCssdirw lohrnsrm ka/ifuit I.: „In princi¬ 
pe erat verbum,** usq«r 
..gratiae et veritatis.- 

In natal* s««cri Stephani: 


Saec. IX. — Alphabet runique. 

Saint-Gall, Stiftsbibliothck, 270, p. 52. 

P ans la première et la deuxième ligne, les lettres se trouvent rangées 
selon l’ordre de l’alphabet runique; au-dessus de chaque rune se 
trouve son nom, à droite, la lettre latine correspondante. Cet alphabet 
est l’alphabet runique anglo-saxon : aux 24 runes ordinaires sont ajoutés 
quatre signes. Dans la troisième et la quatrième ligne, les lettres sont 
rangées dans l’ordre de l’alphabet latin; les runes ici 11 e concordent pas 
tout à fait avec celles du premier alphabet. 


Pour comprendre les lignes qui suivent 
l'alphabet (5—17), il est à observer, que 
les 24 anciens runes sont répartis en trois 
séries de 8 runes (appelés ici rtrms, mais 
ailleurs aussi grnera ). On pourra les faire 
figurer de cette façon: 

» 1 4 j * 1 • 

I genre: f n d «m> r c g uu 

• • | « t 6 7 • 

II genre :hnl(rkpx# 

1 » 1 « f « J • 

III genre: t b e in I in t o 

A l'aide de ces séries on désigne les 
lettres voulues par l'indication du genre 
et de la place dans le genre. l>ans le 
premier exemple la rune Iis sert pour 
cette sorte d’écriture secrète : cette rune 
a une grande et une petite forme; la 
petite forme indique le genre, la grande 
la place dans le genre, de la lettre qui 
doit être désignée. Ainsi pour écrire tarvi 
on écrit une petite et 6 grandes formes 
de la rune Iis pour c; en effet, c se trouve 
dans le premier genre et occupe la 6» 


place; puis on écrit 3 petites et 8 grandes 
formes pour », car o se trouve dans le 
III genre, occupant la 8* place; et ainsi 
de suite. — Dans le second exemple, la 
rune Lago joue le même rôle. Dans le 
y exemple les traits obliques à gauche 
de la rune Hahal indiquent le genre, et 
les traits & droite la place dans le genre. 
Dans la Sh>/-mna les points au-dessus 
marquent le genre, les points en-dessous 
la place dans le genre. — Sur l’écriture 
runique (dont nous ne voulions donner 
qu’un exemple) voir entre autres W. 
Grimm, Cker druittkt Runtn, Gôttingen 
1821, p. 110; Wimmer, Dit Runtnttkrift, 
traduit du danois par F. Ilolthausen, 
la 1887. 

An-bas de notre page on trouve le verbe 
grec conjugué. Les lettres latines 

qui se trouvent au-dessous sont, à ce 
qu’il parait, un exercice d’écriture. Elles 
sont d’une autre main. 

A la ligne 6 on trouve T abréviation 
insulaire pour am/ttu. 


feh uur dora 00s rat cen geho huun hagal nod iis ger ih perd 

tfuéworcirna h n t p k p 
cliix aigi ri borg eh man lago inc tag odil ac asc yur aer. 

2 x s t bem I In t oaaaqz 

3 a a b r d d * f e ft K h I k I m n u * p p 
aqrssttuxi. 

3 lis-runa cbWr*r'), quç I-lit t/ra ptr totuw scribuntur, ita ut quotas versus sit, 

6 primusr brevioribiw i, quç au/tm littera*) sit in versu, longioribus I 

7 scribatur. Ita ut nom*» corvi scribatwr his UUtrit ita: 

8 1. mm. iiLiiiiim. 1. mu. lil») u. iii. 

9 Lago-runa iiitunfur, quç ita scribuntur p*r l-litteran», ut nom/* corvi: 

10 

u Hahal-runa diVwnrur iste, quç in sinistra parte quotus versus ostendit 4 ) 

12 et in dextera, quota li Utra ipsius versus sit 4 ): 

13 Stof-runa d/V«n/«r, quç supra in punctis quotus sit versus subtditcr 

14 ostendunt: Scd aliquando 

15 mixtim illas fadunt, ut supra sint puncti qui XxUtrtm sign/rfnr*/et snbtrr ordo v.-rsus, 

16 Oof-runa d/W/*r, quç puisa efficitur distinctis pwsonis et litteris, 

17 ita ut primum incipiatur a jvrsonis. postea a litteris. 


*| Pour Jituu/ut , voir ligne g. II. «j *1 Un signe d'ebré nation superflu. *i Trois I. écrite per 
erreur, ensuite eflTaeé*. •( Pour ottoudumt: v» r I. 14 •) Pane le deuaièroe signe é droite il n'y a que 
sept traits, au lieu de Suie 


A. D. 828. — Document de Salnt-Gall. Minuscule carolingienne. 

Saint-Gall, Stiftsarchiv, 11 . 94. 


P ébut et finale d’un document privé sur parchemin. Grandeur : 24X24 cm. Edité par Wartmann, Urkundenbuch der Abtei Sanct Galien, 
l partie, p. 292, N® 316. Regeste : l’abbé Cozbert transmet à Adalhart et à son fils Altarat, contre une redevance, les biens situés à Bulach, 
que ceux-ci avaient donnés au monastère de Saint-Gall. Bulach, 828, 7 Juin. Les signatures de l’abbè ainsi que celles des témoins sont de la 
main de celui qui a écrit le document. Devant les noms il y a bien toujours le mot signum, mais le signum manque. 


Minuscule carolingienne. Au commencement du IX* 4 siècle, cette 
écriture supplante l’écriture mérovingienne, dans les documents privés. L’écriture 
de notre document répond à l’écnture carolingienne, employée pour les livres, mais 
elle est plus libtc, les lignes sont plus distantes les unes des autres, et les hastes 
des lettres sont plus allongées, il, l, u ont le plus souvent une petite ligne de fuite, 
horizontale ou oblique; de même ni et n ont de temps en temps une ligne de fuite. 
I. in 11. u ont aussi la plupart du temps, en haut, un coup de plume. 

Lettres isolées, a ni plus ici que la forme onciale (i. j). c a soit la 
forme simple, soit la grande forme brisée («. 3). La languette de l e est fine, et 
dirigée obliquement vers le haut (1. a). I au commencement des mots est ordinairement 


très long a. 3)* Voir Fr rond dans la liaison pr (16), s est très long (1). La barre 
du ( est droite, le trait vertical est d'ordinaire incliné vers la gauche (1). Voir les 
diverses formes de * (1. 14* s$)- 

Les abréviations sont les abréviations ordinaires. La finale tt (1. 4), ainsi 
que les finales de mots connus sont souvent omises (15. 16), 

Les ligatures sont beaucoup plus A-ares qu’auparavant. Voir//(a), cr(i6), 
r$ (15), tt (1), H (i6) t r en ligature n a plus l'ancienne forme pointue. 

Le plus souvent les mots sont séparés. Un point sépare les phrases et 
Ica membres de phrase. 

Deux fois Ion rencontre un accent sur une voyelle longue {una, i; w, 2). 


(CàrisMén) In D^i nomine. Coxb/rtus abba monasterii s**c/i Galli. Convenit nos una cum consensu fratru#r 
nostroram, ut illas res, quas nobis Adalhartus et Altaratus, filius cius, tradiderunt in Hcrti- 
marca in villa Puillacha 1 ! omne quicquid ibidem habuerunt. cxccpto uno novalc in Rihote r ;, 
hoc est iuchos XX cum cdificiis, quod extra dimisit, cetera omnia p tr hoc prestarium illis rcprrs- 
5 tare deberemus, quod ita et fecimus; sub ca ratione, ut quamdiu Adalhart et Altarat vixerint, 

casdem res habcant et censum nob u annis singuhs solvant, id est unam tremiasam valcnti. Et si hlium 

de légitima uxore Haldaratus, films Adalharti, habuerit, ille similiter faciet post obituiw a*iboru#f illoni*», 

et si Atdarat casdem res redunere voluerit, cu« V solfdjis redimet. Similit/r et filius cius legitimu* /***, 

(faciat®), qui illi de légitima uxore pr^genitus fuent, si redimere voluerit, cum V solidis redimet •••• * \ 

yuod si filia cius, id e,/ Aldarati, ipsam rem post illorum obitunt habere voluerit, tune unui*«! soM mm ..J 

nobis annis singulis solvat; et si in pr*>prium prrfatas res habere voluerit, cum LX solidis redimat. %••• *•♦• 

Et ai illi denommati eredes legitimi defuerint, tune ad nos omnia, que supra comraemoravimus.) •••*• 

revertantur pr#petualiter possidendum. Àctum in villa quç dicitur Puillacha®} publiée. •••* 

Signum Cozbrrti abbatis et advocati sui UUolfharti, qui hoc prestarium fieri iusserunt. ^ 9 w -tu 

Signi^w Amalgarii prcpos#/>*. Sigirwipv CoztvKi sacrarii Sig^nw Bobonis ce! \ét*rii, Sigwâr«r Ratgarii cam/fjni. * /rti port.in$ 

SigMMM UUoluuolt moi? *cki. Signum Managolti mo nacki. Signa alioruw testium: Rihprhct. Irinc. Adaltxrt. .V.*» 

Thiatila. Theitkcr. Anno Erimh/rt. Muotolt. Hartgcr. Adalbrrt. Isanlyrt. Ego in D/i 


to 


*5 


Sigila. _ 

nomine Huozo prcjbitrr régnante domno Hludouico anno XV.*®) aep Hmo idus lunUs, m die domimea, 
sub comité Kerolto, scripsi et subscripsi 1 ). Féliciter. 


■ • •• 


•) BilUch, 4* Ziixtc*. *1 Ri«i, yuoiiM de Stelamur •) On mil d'abord écrit fmtimt». •) Corrigé •> Corrigé, 4 co qu'U «omtilo. •) Le D<thun e.t eue vn «»»««** Lé<f>qi»« poor le colcol du Den 

•«t le si Janvier S14, jour dt l'ivéatnint de LouU le DébMAftire. f ) On «»»ii d'*be»d écrit 


Digitized by 




Original from 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 









Mt 


ir zjuxJr^entj 4 * \tcd& DiHuup »>v\ •** • 
Mft iwwn i» <>9 i(i«n }1 fwdrrtddtuw» ei^ 1 *^<?-*waTJvty. ; 

ct^uc (u'k'c^oo^^Aauwi i|>puy .)rtiine«ktv. ImttlLt . 

têrn&)*étr* t,r'.|.'|wwA|^ va dec^Y<u«t|Htuipa ’ • 

&fti*n«»*t£*f»f«/ ^no|w 4 t«|,atp«»Tc lAominct/' octt. • ôtu^ve . 

^ *»* w<f|»« «mdv’n Cfc- u mp.« < »l^< dectyful d^xotfw^ <XàkO- . 

lîvfcw 1 kU*ta*e tt<tW»di do^o^di • 

v\+*\c**{îc («^ àryuA>\\sy^y>^^ê<xc • 

yny>u|<«|ood' Vu^>*mVcV • iav [c<tpcul<* ImiflLu’d'.dj* <Ü*4*?|»v> >||. 
t^rndoy jaé& &#*0(xLù- |\^n>acm»n . 

^■Mta»rn^uiU«uye^\^*t^o^&n pdjvip^eUjtc' 4 l?cj|-airTpfl>c*xucko 
lj^mrrT^v'4 W-p|MU4^v^»p«wtr4«3^vmiMi^ + ^v^a.M>lr'f kfM«nt 
^U^-b«ld+. jcAjt^Lv-cjwldrqctmy uuiUr^X^ral ' ,. 

^i^ic**<|* uuttlf^lfvc rfwtdo «ldj«c.»nW»itpv 

mv» JmulLt a|vt^é|*^*n \n*o«x»rty* ^ ; 

•*^f*fcAtv<to4pid?-trumuv»tmidU | ( cwcU»v»A^parietr^?|9^itàttô- - 
wt^admon udl* tldidy ydwre- mxurMoj*'t'|>o|îj^v<u|vi kaitifU' ; 

ilLx*rtf«^pp*Mp,mv Wlftamj* c^ - rttxx »*« JlocMm 
î»m«dn<xy\$jvio yuldA <^W • ^>Afy£j*ÿefUjfW • 

>’ • • f - » J * - * ' - * . , 

.'/• fij> t\t 4 pAnu>^v • 

v dPc^al^tt^Txr<y»t*uVffiart, okddpddjvt 

« n ' Uto&dtedpngt* Àtÿ>j*#*m|‘'i0n* |Jd»ctr©p.Mn->rty*3pmA ^ond/ 

^ t*«ydpa|*tf\AdéA»n»pdld|rvdL<|uwiy y<Jydlu«^y.ty ^Jadmo »Vt|c «lt«i|* . 
<y-? V'ieuiv» Ivij\*yo-^yvvpiiHd f*u£p.«u»wrtl fettUct «ft n&ju<àppftffrxiL / 

't»|T ûS^^v6dtott»|* u<|f?jitmMj. Invo'.n^- ldi I«m*yvc«-cél*nWvJv^r» - ) aiy »• 

^ U^AttwétV â*«*ittv~M<vkj* Vu>*f '* > 


A. D. *28. — Cariulaire de Fulda. Ecriture anglo-saxonne. 

M;tiUt«t^, SlaaUarchiv, Ku<licr Carlulir, fui }i 


t 

O 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 










^ Çbriurc^muj- U^topyy>U»nôm-n^*ot«* umir^o^-vyva* 
\X r du ytf«Tyuitttttw cultj 6rjrilu^pt|* M^nlttfppi j^ionr m<jp 
uo|tu«i py\«va»> difujôiaa j^n^>ictVnuy«jU< 9 ^*tr «mrujiiiny ^ 
e^uf- «.t^yiuiri «jtuun colt^u?--.. 

| pculcu«n rjmijv l^cww cc^pôt2yv9»'U|*|tcm|siriutniÿtiyndr»o|t £ , 

aplx^yoluy or» îa^^^i>u|rcon|^»^p^y^u^’nejprr- firy\A 
wtn^u^rata^ac ^tcnyuliyuiî- ^fmtftxiy t^y^rutyym»nt>try 
<^i«rr ulufifccwuaultjmij* une* f'i<u:ftup jfoypy ta J u * p * Ni*y-, 
J* cJ^nomwwy cdScaymm tirpritSotrm j pyyijparxyid mfa? 
pifreçMiLj «jpqtt^jvîLn «fournitJ\ artil»ijfx>litt»«»y\ Vumtif 
^pcaljifiut^ ttWTc'fxn^rx^r «ftk£dam 6buu>i occUcbaroai|\' tcuur 
\nàx op*1ita«tiu^r«»^rn aw»i fJlitrmT- Sr^t amt| a^rènri 
-mAfxafiu? ^ttlm^ptjui^(xtt&yolum c^ofrat ox y itnVjn almj*ptyM 
otr jtwtlfp jpui^td- amuônâr • Dam cfuafiaro ■fitJcmro»nr- lotàv 
C^ur^i vUfutyuituw^ tScpt^uoyuy yol» UppUy ^6 
-atyv crp^tvX - y'tnyipjyoccrfoa^a b AicLmm fpulay Vwtlmu t^f T»^r 
Tpy’^ariôm» J>^»n^yry ôiwt>m Up^6y mi«nt 




a^vmûray c*ro6«aiy udor' prnty 1nfK>p*nÉd>mi|\ lot 
-cufcmôn <fuam yolum pjyp^- yajpr'ojijirytt^ mtayt 

« 

-tam Mwp«monc|;avp^-ruîoyj^witm coneÉhôto,^ Wpp 
cal-wxty cttj»y<J)r loiyuft ymfry axtçr y tu^n^urmr otpy^ooc 
buy x^wuxomfetetiyv 1n^piocrpo<xtxfit( r Ç>cit» 

, yor»Ttoalty|uiin b»otyfuxtjf ouiutn moî>o ytLtyiuiiimM^anir 

_, . • * 

I "t .«!*>• ' ■ • • 

. 

;••.. •■. ;. 

• V- • : : * •- : ’■ 

••• (*•!•«• ■ 

Saec. IX. ineunte. — Columella. Ecriture anglo-saxonne. 

Milan, Biblioteca Ambrualana, L. *5. parte attfxriore, fol. »•*. 


Original from 


UNIVERSITY OF CALIFORNIA 









































A. D. 828 , — Cartulalre de Fulda. Ecriture anglo-saxonne. 

Marbourg, SUatsarrhiv, Fuldacr Cartular, foi 5a. 

é^artulaire ou livre contenant les copies des actes de donations faites au monastère 
V-de Fulda. Parchemin. Grandeur : 23 , 6 X 20.8 cm. La partie ancienne du Cartulairc 
est en écriture anglo-saxonne; le dernier document date de cette partie est du 3 Octobre 828 . 
Il en résulte que le Cartulaire a etc vraisemblablement composé en cette année ou peu 
après — c’était le temps de l’abbé Hrabanus Maurus (822 - 842 ). Voir la description 
dans Edouard Hcydenrcidi, Dos atteste Fuldacr Cartular im Staatsardiiv su Marburg. 
das umfangreichste Denkmal angeisâdisïscher Schri/t aufdeutsdxcm Boden (Leipzig 1899 ). 
Les documents ont été publiés par Dronkc, Codex diplomatUus Fuldensis, 285 , 139 , 251 . 


Ecriture pointue miglo.saxonne de 
l'école calligraphique de Fulda. Voir j 4 , (.«. 

battes inférieure», droites, finissent en pointe; les 
hastes supérieures commencent par an coup de 
plume de fofine triangulaire, ou avec un petit trait 
ou un point. — En marge, à droite, une main 
postérieure a écrit en minuscule carolingienne les 
noms des lieuse Le numérotation en marge, à 
gauche, est également d'une main postérieure. 

Lettres isolées. Comme dans i'Antiphonairc 
de Bangor {voir pl. aôa) t e le plus souvent a une 
forme issue de la dcmi-onciale : le trait de droite, 
en haut, est vertical ou un peu oblique, la courbe 
de gauche est aussi haute que le trait de droite 
uu peu a'en faut (rvfntut, trnéitùmù. t); à la fin de» 
mots, a se termine souvent par un long trait, finissant 
par un point (3.4. 5); souvent pourtant a a une 
plus grande forme, d'origine onciale 1W, 3; k*riu!* % 
13); se forme ligature m***, a), quelquefois il est 
remplacé par • l Anime, a, 4 m; 5 SX d est rond, il 
ne dépasse que de peu les lettres brèves (1. a); 
dans le mot tr*:iumù (1) on voit clairement qu il 
a été fait de deux coups de plume, e est plus 
haut que les lettres brèves («. 2); a dans 
montre clairement que la courbe supérieure a été 
faite d un trait particulier (ia). f a une hastc in- 
lértcure; sa languette se trouve sur la ligne de base 
I* 10). La tête du g se compose d une barre; la 


coutI.*c Inférieure est d'ordinaire fermée (1.1. 3; 
ouverte dans a). I, dans la préposition in> est 
long (3. 9. 14.15; une exception, ligne 4}; du reste. 
U est court au commencement des mot» {3 1 6X 
Voir k (1.S 910 1 descend souvent beaucoup au- 

dessous de la ligne; il est parfois recourbé vers la 
gauche (3.4 ta). La parue de p est ouverte, en bas 
(1.4. $X r a une hastc inférieure et l’épaule descend 
beaucoup (t. a), a a une hastc inférieure (a. J>; 
quelquefois il a une hastc inférieure et supérieure 
(1 t6 19 13 La hastc du t est d ordinaire un peu 
n courbée vers la gau<hc (i/- Voir l(it)fl 9 IJ 

Peu d'abréviations. Voir Ica signes isaus 
des notes tironicnnes pour o»« (*o). ri (*o). tri {24, 
*3 a6> Pour la particule ?** on a q., pour le pro¬ 
nom fMmt on a q avec trois point» («3. ta *\Y Tour 
fer on a la forme ordinaire (J). 

Beaucoup de ligatures. En ligature * va 
souvent fort aa-destu* de la ligne, t fort au-dessous 
voir en. et (4), ri (* «* 2 5), ri (l 19). * (*• * U>- 

La séparation des mots est imparfaite. 
Comme signe de ponctuation on a un point (5. 9). 

Le chiffre T est fait de diverses manières 14. 
6. 9. lo. 13); ligne 6 et 10 00 est tenté de prend»c 
ce chiffre pour 11. pourtant ligue 4. on a la preuve 
qu’il faut lire V 'dans le chiffre II, le copiste ne 
réunit pas par en lias les deux traits parallèles, 
comme on peut le voir en d autres page») 


Trgatus acripsâ. Ksrlirfn traéttlnids Filent) de Fr«rmtWj»«*» 

C In Dri nomme Ego Utto co^itans p/v remedium anime mat ns mcae 
trado ad a^ttC/sm Ikmifattum et ad reliquias ipsias 1 vincam m vUla Tienenh/iW 

Teinenheîm et in ipsa marca V menâtes de terni araturia 
5 et duo mancipia. quorum hcc sunt nom ma : Hfihger Ota; ea vero 
rat h me, ut iptam vincam et V iumales de terra araturia a die 
p**r*enti voa tri tocccsnorea V/rirt potestatera habeant habcndl, donandi. 
et hec kartuâi tradition» firma et stabibs prrmaneat omni tetnp** 
stipulatvone subnixa. Acta kartula in villa quo/ d*ri,*«r Ahheirn VI. 
lu dm men«y> Febnwri, anno XLV. regni domni Karoli régi* Franconien .*) 
t Uttoni qui banc tradittofiem fferi mgavit. f Heitung. f Batucho. t 
Irmingcr f llelfrih. f Gerprnnt f Arnuuls. f Krmanolt. f Bruni- 
cho. Hughild f Kart nia tradilWui» tlllllgsrts de ITnrauriW, 

Cl Ego haq«s UL'ilIigart in elimosinam meam trado ad s«»ctem Munifa- 
15 tium m pago UUormaxfcIdun in villa Arahcsheirn VI mansos 1 ) AraHcshnrw 

terrae araturiae et unam riroea*i, aicut ad meam promet pr#pnctatear, 
ita traditum er.*c voto a die pwsente ita ut vos tri poster» v#rifi habere 
YVfennbter illam rem flrmiwmaw habcatis potestatem. ÀCtum 
in fnonasterio Fulda die XX. menai* Novembre Ego Alger scripsi. 

20 Karttrirs FFolfrehl ri ronlerfs ela* é» 

dî. In Qirriri nomine. Ego UUotfroh et Adalgart coniux mes ob desideri- 
11 m vitae aetemae ac p*. renussooe peccatorura n**rrorum dona- 
mu» atqar trademua ad rcbquta* *«*rri salvatoris et ad monnstrrMicv illiua, 
qiuri «ri situm in pagu Grapfcld suprr fluvium Fulda, qulcquid pmprieta- 
25 tis et hcreditatis visi sumus 1 ) habere, id en in marcu 4 ! Teinenheim abs- Ticnmdri* 
c t M* una vinea et duo iurnales hoc en in aedificiis, in mansis, terris 


•t Ap ynBitH W NNn • M wfr U Unit du m«i ÜfiM s, 11. •) — 8«j. H Ftrit», U dait d* S’iilotment de 

Ihulmupa «ai la 9 OcloWt ytS. •> •( Matir«tl»«*»wi p«tf «DM; Il ? atati «»mU**»hU b »•«••* dam tm m oaran 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Saec. IX. incunle. — Columclla. Ecriture anglo-saxonne. 

Milan. Biblioceca Ambrosiana L 85. parte superiore, fol, ai* 

C odex en parchemin avec le traité de Columclla De re rusttea . Notre Fac-similé 
contient un fragment du deuxième chapitre du deuxième livre. Voir J. Gottlob 
Schneider, Seriptorum rei rusticae veterum latinonim tomas secunJus L. lunium Mode- 
ratum Columcllam tenens (Leipzig 1794 ), p. 71 . — Le Codex n’est pas daté; toutefois 
il doit être attribue à la première moitié du LX* siècle. Comparer avec l’écriture du 
Cartulaire de Fulda. Nous devons à l'obligeance de M. Emile Châtelain la lecture des 
notes tironiennes qui se trouvent en marge. 


Ecriture pointue anglo-saxonne, qui 
répond eu général à l’écriture du Cartulaire de 
Fulda; le tnut en est pourtant moins libre, les 
lettres sont plus serrées, clic» sont tracées avec 
plus de soin. En général, les hastes supérieure» 
décrivent une petite courbe vers U gauche. Cer¬ 
taines lettres ont parfois des formes anguleuse» 
{voir a dans rtiaw, 1 2; 4 dans JememiimnJn, a; q 
dans ia; r dans 7 )< Voir Ils 

notes tironicnnes en marge de la Igné 6. 

Lettres isoléex Voir les explications sur 
le Fac-ainulé ci-cuntre de Fulda e* le plus souvent 
forme ligature (10. 11; séparé dans riiyiMr, 18 ); en 
d'autres pages du manuscrit on a quelquefois ç 
I dans le mot r* est en général allongé i l3 I7.a1.25); 
ailleurs il est bref (6 8 14). I ne descend pas au- 
dessous de lu ligne fl 21, l.a panse de f est fermée 
en bas (j. 3. 4). A la fin des mots t »c termine 
par un point <ri, 3; ert % 4\ errt t 9)- Voir a (3. ji). 


Teu d'abréviations Voir k signe insutuire 
pour ut (3). Dans la particule fue , q est accom¬ 
pagné d'un point-Virgule 123) Ix trait commun 
d'abréviation se compose d'un trait horixonUl ou 
vertical légèrement ondulé (4 13 24V 
Les ligatures sont tiombrcnar» 
l-i séparation des mots est imparfuite. 
Ouclqur fui», une main plus récente pour séparer 
les mot», a mis des points ou d'autre* petit* signes 
(13 20). Four la séparation des phrases on a un 
point (13. 15); A U fin du paragraphe ligne 3 on 
a trots points. 

Les lettre* suscrites, par mode de correc¬ 
tion, ont d'ordinaue ta forme carolingienne (6.11 
23. 24); voir aussi la correction en marge, ligne 8 
Le point sou» t indique la supression de ce lettre 
1/ArwjVus, S; rMfertt>ta % 19). I*nc fuis le correcteur 
pour h a rnis un exfnf Jnr {kumHk*. 8 


MflBflU 

(Nam il le mortem fa«H, bk teterrimam comïtcm mortis famcm* 
si tamen Graecis camocnis habe-) 


riri hnÿ (?) fiôrtnwor 

t>ari/4F 


ferraeu ner uner&rf 

ne* 

[h]umidus 


IO 


*5 


so 


-5 


mu» fidem clamitAntifoia, ati <uua otxuaro* oa/ttn.') 

Scd nunc potius ubertoria »oll memineflmus, cuius demonstran- 
tÏA en duplex traclatio, culti et silvestris. De silvestri regione in ar- 
vuturn furmam ilirigeud* priua dicemus, quo«ri««v est antiquius fa- 
cere agrum quam colere. 

Incultum igitur locura consuleremua, sèceo* an humidus, f l netnoro- 
%us artHiritvus an lapidibus confragoaus, iuncone ait et gra- 
mine vüstitu*. ac feUctts alisve frutcctis impeditua Si humidu* J ) 
erit. abumlantia ulifini» ante siccetur fossis. Earum duo géné¬ 
ra cognovimus. caccarum et patentium : spissts atquc creto- 
vis vcgionilm» apertac rchnquuntur; at ubi aolutioc 4 ) huma* 
c»t, atx|uae fiunt patentes, quaedam etiam occaecantur, ita ut 
in ea oca hianttum fowaruni competant; scd latius aivria* 1 !' siiw- 
nu parte decLvesque, et ad sulum coartatas. imbricibus supi- 
tii* similcs facere convemct. Nam quamm recta »unt latera, 
celeriter aqui* sitiantur, et superions aoti lapsibus repleti- 
lur. Ope r tac rursus occaerari deliebnnt, sulcis in altitudinem 
tn(e<iaucam depressis; qui Cum parte dimèdia lapides mmu- 
toe vel niKlam gUream recepcrint, acqucntur sururiecta*! 
terra, qu»c furent effusu: vel si nec lapis erit nec glarea, s- 
armentis concxus veîut funia Infornulutur In eam erassi- 
tu<Lnem quam solum fossac posnt anguMae quasi «rrommodi- 
tnm courtatamqwr capere Tum per r l imum contendctur ut super 
cakatia ClpflM inen sut n. * erunt, nini fft 

bus terra contcgitur; in pnnnpio Jitqiir exila fossse uw^ .*• 
p« nticuiorum binis saxis tantummodo pdarum vicne « «xfWi* 


•••• 

•l Vnm mêm pl»» rretnt» • «n Ir %t+t e»ë, ••» •• C«r«riw r t orr.c .,« de 

iT—u'iftii ; rfc ,u«cm s la f«^m* d« IV«p»î« dur ff«c. *i Ut m • la fauu» rt# l’a ci#«l 

l« irait dr'wtioa a#a*l rt*i«u aat* plu» rèttnia •air tiuaé Uc*« *1 D# f*»uuiri;/ | ht «•••««Mur 

lodatt taa« d«uta «l»#a«#r aa# «a Âae • 



««»» 
« ■ 


• ••« 
♦ • •• 



Original from 


UNIVERSITY 


OF T Al IFORML 







55 




MflVnFMPK 


5 


10 


*5 


2 o 


30 




»TWW 





HMAT Xi 

'ATT 


jL—z r<»l*««r' „ 

^(iLrur- J»m»-TiÇJ f» 


s « 


■ *v 

T k *j 


* r^V 




P rtn**T*ccnrvL*y€jt*œ 1 ittimxait*Xfn* 77 e%r*e*' Ap**-«*w 

XK, irrf^XTum&^raûlfc&rurn *mti bu fàfiüÇ-^ • .t 

O UiT^Tr^^inuixJumT^rirrc’T c^/ tf *^f i lr' iauAt>tr f 

jj^rJ. ' V "™ f 

»Aü<?di 

■*- — -i_-• -v* ^ 

2f*.i >»C 

> ,'. i 4 * . ’ t \> J- 


â* 


w ww w , UUiAr 

^ I 

- - fl 

W 'Ci J 



Q^LiAmjytui<\£7JtAÎ\ e-vcjuxmmAÇ^ni 

X Ÿri*tttctue~ÂuCûiiJfvrr^kïrfu ù^c^rctTufamniC^ 

^ ^ W "J ,, f J-fifV 

M SFTnxcrcpe^ f^fàrcQuofdAjr wUmm U«ïV^ " 

*y .l.*rr-cg"tu efl&l>y~*T-6£r' n»v*i d*Tf*~ ^ iwrAr '»**>&*"• 

X <^u^u^numr/r3tr^<" itn>rjAntfir*uncu ÇinAn~m*C 

^ f^fex’pxr «vf ^nctm firokur^ a(ja^î n j Ç i 




>* teüîiv 5 

• t v o ,,• > *4 
» fi v , JSK > (3 

' * •',» f ÀV, ftfl « 

'. •* ■ 1 \ ■ * r | 


y»f f f r "' r ~*1 J uff-iciunr^l Juirmitt dmOirtp^fwttr+frui pjot 

A r *ANiW’'»>^P^X / 




|2.«*xr^ Jtccr riSt v »^v>»*^TV-otxri<>f n&cxt 


cui e£**r*fj 

T l| ^Tiuf^ 


X umerjèciinftlijc zeucrof* qLuJAt^of^^yr^^rrntC^ 

• f w ^ i ^ fiAntr T^^iiu « 

\/ xJt ctrt &(u fc mfiniyrâf' Jaza. vtfc ^r v-y ' 

fJt t LnçufJtf ui*rr*JlrQ*éltmW'r*r~ s 

^durrA^j^^tn- tdu.ampAll^^ frr-rmpro | J,^ ^e... JLi.ri w 

• c-. tuMtum ÇTJAro«: jy.Kznque— ,Z tr 4,» i y,Jc 


rAmrriàr^m 

0 «►bv 

f) ^icærsuvuiC\ iua• e;- xur~num ç-nArpa: jp\&~iau*— 

^ (W*Wtlp|î L)Cu{f)^)U^A^ < ' ^üdlA^UAi’-f^c» M fifjwfc W H**" 


r»»iraiufv-e' 


.> 
t V 





I 


luc&- 


r rm^—r r . . t+rïwfiW f f , 

i *mpxzrr A^e^ftjLctxsri'iP mlixïrn^' ïAr^kni 

’ XjkcVbur+yyÀiK. <yC .f.io~i<nf- .y 

r X <*7îfr*T uey+e- jytr^wk/^nùc^r^ppr^cjui fat (ùor>%? \ 

' jÿCrrrSXZïe- p^mïjfZVlzL là: le»,lufîunr if/»'-iî-‘ 

C ^Wî-JLr!Lf«4Sa^ Xja-.-2i^, . ^ 

X ër^ritnrum Afcenibf cinc2t f^^etraLuf^Af^rrytf^ ^ / 

-- D «-CT"^i±f±.;.1:Z:"Æ»--' 
l „fc=S: ^,^U-. T- r ' r rU-? i ~ 

- yfW»**U ^vc' ^ *"•W¥ ' tOfU^AuJ^r a #_■% fi . « .7"lui —— 


’V 


X , w ‘ 




u^rii 




ïïWpr*’ 


Z nto »' T% V , >"c. 







/♦ ^ « fplênir-méf' 

t ^nrriuntr if-nrff^le^/^nlHà, d*c<rro Cr _ 
r^trAcj: fey *ue~tm fa: r — ^ 

i'ir 


féUOlj*-''. 






w/m i*+ewiu 

, —-- ^^Ar*irntirie~rA tiarz\^ 

a jl .JflïA^L/^ l A 



* • «. ‘ •• • ••• 

• * # % ,• *• - » .• 

•- : 

• • 

: :- • » : : .*;. .,* 

- • 

$? K • ‘fis ■ 1 

’■• ^«î «v fc/-'- 


tVw'i 






Saec. IX. — Vergilius Turonensis. Minuscule carolingienne. 

Berne, Stadtbibliothck, Mb. 165, fol. 192. 


Digitized by 





Original from 

S1TY-QE 




































Saec. IX. — Vergilius Turonensis. Minuscule carolingienne. 

Berne. Stadtbibliothclc, Ms. 165, fol. 19a. 


U ne page du Vergilius Turonensis. Parchemin. Grandeur : 32X25 cm. Notre Fac-similé représente les vers 166—195 du 11* livre de l’Enéïde. 

Le Codex appartenait autrefois à l’abbaye de S. Martin de Tours, et provient sans doute de l’école calligraphique de cette abbaye. Sur 
le premier feuillet on lit l’inscription suivante en capitales : Hune Virgilii codicem obtulit Berno gregis beatl Martini levita devota mente Deo 
et eidem beato Martlno perpetualiter habendum. ea quidem ratione ut perlegat ipsum Arbertus consobrinus ipsius et diebus vitae suae sub 
pretextu sancti Martini habeat et post suum obitum iterum sancto reddatur Martlno .... Une note marginale du fol. 212’ porte : Iste liber 
est de ecctesia beatissimi Martini Turonensis. accomodatus per dominos capitulum celerario eiusdem die sexta Maii, anno Domini millesimo 
CCCCXIU \ De la Bruyere. En plusieurs endroits du manuscrit on rencontre la dcmi-onciale de Tours, caractéristique de l’école calligraphique 
de Tours (voir pl. 46 et 47), par exemple aux premiers vers des 1", 2", 3* et 5* livres de l’Enéïde. Voir Hagen, Catalogus codicum Bernensium. 
p. 233; Delisle, Mémoire sur T école calligraphique de Tours au IX' siècle, p. 21; E. Châtelain, Paléographie des classiques latins, pl. LXVII. 


Minuscule carolingienne du IX* siècle, de l'école calligraphique de 
Tours (voir pl. 47). Les lettres sont larges et fortes, les hastes supérieures sont 
en forme de massues. Les initiales des vers sont en Cafitaii* mstica à l'encre rouge. 

Le Codex est remarquable par scs nombreuses notes marginales et inter- 
linéaires. Les notes marginales paraissent être d'un seul copiste, pourtant à partir 
du vers 17 ce copiste s est servi d une plume plus fine et d’une encre un peu 
plus noire. Quelques petite» gloses interlinéaires, d'une encre plus pâle, attestent 
une autre main, par exemple deeet *i et iW miki met fetto 19), en outre les notes tiro- 
niennes de la ligne 14 et eeilieet fumi (as). Les gloses dont l'encre est tout â fait 
passée et qui ne peuvent presque plus être déchiffrées sont d'une troisième main, 
voir inteiiigi* et tm tain* debet ii/nm oeadere (14), abtenebratur (92 , ilii tari in ejui* (24). 
Enfin il y a encore quelques gloses interlinéaires dont l'écriture ne diffère que 
peu de celle de la première main, mais qui sont d'une encre plus pâle, par exemple 
yeterelena etc. (26,, mode etc. (30). amt tara etc. (30). 

Lettres isolées, a est toujours oncial; pour ae on a quelquefois q ou • 
(9. 15). Le plus souvent 4 est droit; voir un <1 rond dans ad (97, glose). La tête 
du jr est ou fermée ou moitié ouverte; la courbe inférieure est d'ordinaire ouverte, 
quelquefois pourtant elle est & peu près fermée (9.4. 5. 24). n est minuscule; une 
fois il a la forme majuscule 1 tenebra*. 22). Plusieurs fois 1 on rencontre au-dessus 
du vocatif un petit o avec un accent (Patia. 4; Tmme, to). Dans les corrections, 
lignes $• 10, 14. l'épaule de l'r est très longue (comme dans la demi-onciale). 
J est petit et porte un point '5. 6). 

Dans le texte, les abréviations sont rares; elles sont plus fréquentes 
dans les gloses; souvent on y rencontre des notes tironiennes, en particulier 
pour les pronoms, pour eri et et et d'autres mots revenant souvent (voir les gloses, 


lignes t. 2. 3. 3. 16. 17). Pour me on a le plus souvent le crochet rond, pour mr le 
signe spécial (/mmttu, ai, glose; gemitmr, 25, glose; Turnum, 16, glose; sfargantur, 
96, glose). 

On rencontre fréquemment, dans les gloses, la ligature pour NT, même 
dans le corps du mot (voir les gloses, lignes 99. 30 : eplendentes, miammt). Voir l'ancienne 
forme de ligature pour rt dans repart*** (18. glose), et ti dans mort* (7, glose) et 
dans ineineti ( 93 . glose). 

La séparation des mots est imparfaite. Une main postérieure souvent 
a mis des signes de séparation entre les mots, par exemple après gnatnm (a), 
ragot ( 24), ig*i(2 9), De même les signes de ponctuation du texte sont en partie 
d'une main postérieure; on peut souvent le reconnaître facilement à la teinte plus 
foncée de l'encre et aussi à la forme des signes : voir par exemple les signes 
après Aeneat et après Phryge* (5). Dans les glose», les mots sont mieux séparés 
et les signes de ponctuation paraissent être de la première main. Voir le point 
d'exclamation pour la ponctuation faible et le signe d'interrogation (7.10.13.99). 

Les corrections sont nombreuses. Souvent une correction est faite par 
une lettre inscrite dans la lettre primitive avec la même encre ( fermnt , 7; jUie, 
9, glose; direfta, 98); plus souvent pourtant les lettres sont grattées et remplacées 
par d'autres d'une teinte plus foncée (voir le premier c dans teàditee et bit dans 
im'abit, 3; en outre quelques lettres dans Fkrygtt, 5; magna. 7; stares, 8; demerer, 10; 
debtn, 14; etc.), — Ligne 7 tr au-dessus de 'magma, et deux lettres au-dessus de 
fermnt sont effacées; ces deux lettres étaient, a ce qu’il semble, des abréviations 
pour \tel ton. 

Les lignes pour le texte sont tracées à la pointe sèche; deux lignes 
perpendiculaires encadrent le texte â gauche et à droite. 


magniiee tervat décoré*», quod •• re»oc*t ad beroicam c»**olattonaan. 
aerrba «spectabat 

Débita crat n«//rae. Quod si inmatura manebat Lm *p«M« i*n»oUt«i Ti«u»o« d« Mon* pu, tnL 

fihum mrum 

Murs çnalum, csesis Volscorum milibus ante 

imro.Yuceotem ilium», id e*f mortutun fuisse deleciabit me et placebit miki. 

Ducentcm in Latium Tcucros cecidisxe iuvabit. 

<li|»uM duc© 

Quin ego non alio digner te funcre, Palla, •) 

teitiert ilio funera. »<i iieei qu« dignum «a knkti 

3 Quam pius Aencas, et quam magni Phrygcs et quaru 


Quare. dicit, remoror Troiano» ne cu*w defuerim 
de balte vtacatur Aena*»} val al i/m citiua vie- 
cant TurnuM. 


Davtera tua, dlcît, qi 
tmerticiaedo eum, fa 


ma vtndicabil de Tarée 
facit ma via are. 


Tyrrcnique duces, Thvrrhenum exercitus omnis. 

mon. 

Magna tropea feront*) quos dat tua dextera I.aeto: *•"<*»«» UH quo» t* i»i#w«cm!. 

U i Hit tropbeu«* eeUbraretur auec da ta inter arma al inirr tropea 

Tu quoque nunc stare* immanis truncus in armis, 

data/ ei v#l rH filio*) 

Exset par etas et idem si robur al» anms, 

ab 

io Turnc. 1 ) Scd infelix Tcucros quid demoror armis? 

Vadite et haec memorcs regi mandata referte: 

ae quod longiu» duco *»ve qaod le nu odioea moror 

Quod vitam moror invisam Pallante perempto, 

O Ertea 

Dextera causa tua est. Turnum gnatoq** patrique 

dejitrraw* /ro été t en Inteiiigi». par mérita, t eilicH luia, ad la parti»*! ut interjeta* TurnuM» 

Quam debere vides. Mentis vacat hic tibi solus w mt <u *oU> 4 *bn $Umm 
13 1 -ortunçqn# locus. Non vitae gaudia quaero »d «t T«rn*m «M**m *.mu* 

taHtei et vi«an« Tumiun» \4 est ad infaroi i J est ut nmtttUm ÉÜe nue, fui eut apud in/area» Tureuaa 

Nec fa», sed gnato Manis perferre sub imo«.“ "" “ ori » um 

ui est aoli* ertu» fra^inhe* laborîoai» daraw» Alma d "itut ab alendo, »icui phUici dimtii. emaia luce 

Aurora interca miseris mortaJibus aima** nutrinmur et dia cmcu«L 

Ormluaerat a tUttei dial rapartuu Ulii 

Extulcrat lucem. referens opéra atque labores: 

%t%Utet coe»ùtiaeba« il U* soi» et Tbarco tuu 

Um pater Aeneas, iam curvo in litore Tarchon 

ad coiwbarenda ror/^ore marMomM eciucet roc i or*** 
id eet ad pUa» 

jo Constituerc piras. Hue corpora quisq»/ suonie» 

«rcMadere centuetudieew» patron» te ertan/ »«bpoaitta 

More tulere patrum, subiecttsqMr ignibus atris 

©hteerbratatr a lituet fumt 

Conditjrr 4 ) in tenebras altura caliginc caclum. 

indneti iaMrocti parait 

Ter circum ascenxos cincti ful^entibua armis 

tciHcet iUi riei in «quia 

Deourrerc rogos, ter maestum funeris ignera 

circamiara ■«anittra 

25 Lustravcre in equis ulutatu&que ore dedere; 

ynero.ofia: prit*# e»/ enl*» et arma «parganter lecximi» quae corpori adhaerent qaan» t#rre. 

Spargitur et tellus lacrimi», sparguntur et arma: 

v«dst ad cealon» Ula» vocilcrantàbaa W tabla p*raoaantibu«, panraeiabat 

It caelo ctamorqiis virum clangorq«i/ tubarum. 5 ) cUmor u%que *d eeelufw. 

tanc id Ht fpoua iUu fuae de eerperibu» meriueeitn» Laiieeran» ebatoleraei proiciebaet in igeen» fu<ju viadacaetea par hot ocre» tuomm 

1 tic abi spolia occisis direpta") I.atinis *»■** 

fnaa tenu! «polie? «plandaeta» 

Coniüunt igni, galeas ensesqa* decoros 

H frrnoa dlctmaa no« mode ferrante» ard q«ae «oiaaet lcrvart nimto acUtcal Cor au. 

30 i'rcnaqwr' ferventisq»/ rotas; pars munera nota. 

# Adhoc celante» preptrr cui»um roui curnaun» 


Libéra» et opare e quibei exduei fueraet 
pmptrr impadimawiuiw nec lia, iterum quasi rrpertet 
itU» die». 


Suppoeito igni rogia iUia, aacaatlabat fomaa ad caalo m 
et aéc obtenruan Ulnd raddebet. 


Eqeiundn la«crabant ter ifiêas ignaa rogaUa »#cw»Mi*tï» 
eonauttudinao». Ida*» Ht f» arf afin/ ur eeMua funeria 
ignam luatrevara ie aqtai»- Armati ernirn circula» 
ifn Ot ignaa fogalca aqiûubant. 


eut cere eut ravare note 


a • • # * • • * 

\\hti<Ù!<tr,ik-/'oinC &(*< «T, *at v au««lc»»u» de T urne , ligna io, oe e un e arec un accent; da même, ae beaucoup d'autre» page* du manuscrit eu troura o placé »ur La vocatif, 
•l Cofre^to 4 *dt ti qtftf NAHf t * 4 f U aigee d'abréviation pour ur «ambie avoir été tracé aprè» coup Corrigé. *) Correction de deeefta 


*\ Correction da feront, 


Digitized by 

I INIVFR^ITY OF T Al IFORNIA 


Original from 

QNIVFRSITY OF CAI IFORNIA 












56 


- mm ip 







'5 


gmm^ ■ p ■ 

*c, V £ ^ ^ 

/ï aC— 

‘ . H**—^r= ^ 

*"i ^ 1✓C* T y J <v 

s ^ ~ — ^ v kpTi " * 

tv X <J~ 4 P\ *A . 

ï tr* *'»«*•<?•*•«**'» A;* !•• 

’^'b- .• G«kr^ 

‘V c h,-^xi % v _ 

\»m«- pSAlmuüOxuio 

A &*£ **r 

C JL- 

LZ \ h? f v<^ ..* *| ^ —O 
r 1 K- <^*t **. 

^ V* *f» 1 ^<v'h 


» 



V*\ *U I *^rS« -U •; 
A X 






<v •’■ A 

l?1 *'•«- 


Aç^j t^nocrxJ: cnfrf l ^ f-Ao.uéi 


# 








. Urok^a 


î* 

beert 

A 

. wtrnct 

rr,ft V 

le 

kvlei.: ; 

Umknfrr 

{Heijlru 

le 

kilrndtr 

Mntn^ri 

Sonftnf 


UAtnâ 

^ û^n»r , 

1 1—z, I-inuart* 

V 

1 

k.ilm<ii) 

4 xJûfc 

/* frtar," 

b 

lduf 

. ^ tnôfe 

X* M~xm' 

b 

Ut U 

/ oUi 



l eltlî; 

^ Sulnit 

*\ Mai vf 

• 

</ 

Mer 

~iî^ Ccnrfna 

^ luni* 

</■* 

VciV 

i-i TnwtrfüT 

^ luti* 


l2< ToicIh»#* 

A Aa^ufr 

VcrmiU 


Scp<rt 

JF Nrrm^ 


^ OcorV 

> 

wy i 


10 





I 




lo 1 i 

I k" 


•5 


30 


» i> 

e 1 







» *• 



/ esrrminu 7 \ 

•AjÇ'U #T ,„ 

£6X TAtrXfcbiÂ. a-p ; 

♦PtpT* pefav-t 
mûrirai e.ta^i 

• S 

fît* 1 

• ^ » “» . * • 

I.H^VIII* >- X\vtlt •.* 

\; Ü^tV ^.’XK 



m iliènf-y -£\ luliû cffATP Z^ï -1 V Ar ? n 
' *■ AjJp^prhAïUf^ - /v aJi***» 



MK 




VT p*jUf> 

•o-l v? k ^ **r» 

lArroS'd X^WW'i*'* 
v r?vW ç'/v.Vp*| 

^^mAçftrw'TV- 

HH. . »m*(/** c°l**>^riX^ 

AÂAfiàl fererrref iub/ 

*t* ! *»'V w *v, jl f * ’ •.„,•-• 



• # 


* ; r •* *J 

{fAfinafr 




> f 


•«fij^S? • . 


/ 1 .V^‘) ,; V 4 1 ‘ i V t * «m ****♦, 



f a^ v\ ^poru it>atzA L urcvi jer>h4wiZ*p(^tf* t —' 
brrrruiû A^uiaSu>^AA p*. 

Ajxtr .>u<aU^irflm , Arr c \ xX ^pu^ ,r ^ “*?*< [ f , 

brrrnni/* 77 ^" -v'Aliwr*.* 

Utrr^y»p»rfWT- Cvu • • % -^ .* jv/f * _ 

Tr»Tuf - ^\ii^ A^u vc^2 c C ' TiJepuf Iif»*rw«|* jjj 

I Amor^^fUa^c ‘ <\ v >i<3CT'Var.*l^tc ^ 

rrWrrMÎXT/^ ;''*» vymLi fer*fu pcaitjp '^ • » 

^\om)CiÂ.nuf^rm tutiu>r -\v. v mu^\j^»u • K 


IO 



20 


fT«A,‘Ajl'j* V vu»».* jliyWifTov .fi«4l—' 

curtmf <y° *i *- ! 

it^-mnAlibefar. ^pUefiT^i i cr •* ri * ^ rX 

# ^ ^ t 1 J* ^ v 

* . *•* ' : 

• • ••_••• - » *,*’■!' ' A ** 

. ’ : : :♦.: : *..* >;> J &tij 

-i •' • a 

» ... • “ * îfX'ÉI 


Saec. IX. — Notes tlronlennes. 

Berne, Stadtliibliothek, Ms 608, fot. 5 et 128*. — Milan, Hiblioteca Atnbrosiana, M. is, parte superiorc. 


Digitized by 


Original from 























56 


Saec. IX. — Notes tironiennes. 

Berne, StadtbiMiothck, Ms 668, fol. 5 et 128*. — Milan, Biblioteca Ambrosiana. M. u, parte superiore. 


1 Berne, Stadtbibliothek, Ms. 668, fol. 5. Page d’un Psautier, écrit 
tout entier en notes tironiennes. Notre Fac-similé donne la fin du 
psaume 13, et le commencement du psaume 14. Grandeur : 16,5X11 cm. 
Le Codex n’est pas daté. L’écriture est manifestement celle d’un calli- 
graphe très exercé. Voir le signe critique lignes 3,5,8 : il indique, 
que le texte diffère ici du texte hébreu. — Le Codex vraisemblablement 
appartenait autrefois à l’abbaye bénédictine de Fleury-sur-Loire, dont 
la bibliothèque fut pillée par les Huguenots en 1561 et 1562 et vendue 
à Pierre Daniel d’Orléans. Plus tard, le Codex passa entre les mains de 
Jacob Bongars et de Jacob Gravisset; ce dernier en fit don avec beau¬ 
coup d’autres manuscrits précieux à la ville de Berne en 1632. Voir 
Hagcn, Catalogua codicum Bernensium. Berne 1875, p. 498. 

venenum aspidum atib labiis eorum. 

Quorum os maledictione et am&rttudine plénum est: 
vcioccs pedes eorum ad effundendum sangutnem. 

Contritio et infelieitas in viis eorum, et viam pacis non cognoverunt: 

5 non est timor Dei ante oculos eius- 

Nonne cognoscent omnes, qui operantur iniquitatem, 

Î |ut dévorant ptebcm meam sicut cscam panis ? 

Kiminum non invocavcrunt, illic trepidaverunt timoré, ubi non erat timor. 
Quoniam Deus in generatione iusta est, consilium inopis confudistis: 

10 quoniam Dommus spes eius est. 

Quis dabit ex Sion salutare Israël? Cum averterit Dominus captivitatem plebia 
exultabit lacob, et laetabitur Israël. [suae, 

XML Psalmus David. 

Domine quis habitabit in tabernaculo tuo? 

15 aut quis requiescet in monte sancto tuo? 

Qui ingreditur sine macula, et operatur iustitiam. 

Qui loquitur veritatem in corde suo, qui non egit dotum in Itngua sua. 

Ncc fecit proximo suo malum. et opprobrium non accepit adversus proximos suos. 


Berne, Stadtbibliothek, Ms. 668, fol. 128\ Page d’un dictionnaire 
• de notes tironiennes. 11 n’y a plus que des fragments de ce 
dictionnaire; ils ont été réunis au Psautier, auquel nous avons em¬ 
prunté le premier Fac-similé de cette planche. L’écriture semble être 
un peu postérieure à celle du Psautier. Voir la description dans W. 
Schmitz, Studien zur lateinischen Sténographié. Notarum Bernensium 
index (dans la Revue Panstenographikon 1, Leipzig 1869—74, p. 204 
et 339). Sur les notes tironiennes voir Emile Châtelain, Introduction 
à la lecture des Notes tironiennes, Paris 1900; Wilhelm Schmitz, 
Commentarii notarum Tironianarum, cum prolegomenis, adnotationi- 
bus criticis et exegeticis notarumque indice alphabetico, Leipzig 1893. 
Voir aussi le chapitre ‘Les Notes tironiennes» dans l’Introduction. 


çqifinoctial/i 

mrifSCS 

Novemi brr 

umbra 

mrirsiuM 

Dcccwh tr 

UMibracMlMMf 

mrosibiLf 

kalendae 

unbrifer 

raenstruiff 

kalendarM^i 

unbriferi 

senv«»stris 

kalendfx 

Ufffbrosjir 

lanuari us 

kalendas 

aduwbrj/ 

Krbrwana/ 

i>!us 

muwb rat 

Martiw/ 

idiuiw 

obtiMbr. 7 / 

Aprvlia 

idibw/ 

subtioiWtf/ 

Maius 

ver 

tenebra 

luni 9u 

\CTT\mj 

tenebrosiLr 

Iuli HJ 

vcrnalî/ 

tenebf^cos#/ 

Auguste 

vernula 

caligo 

Septe#rb/r 

vemac«ilnr 

mmsi* 

October 

aestus 



3 Milan, Biblioteca Ambrosiana, M. 12, parte superiore. Palimpseste. La première écriture, dont on peut encore voir les traces en marge, se 
• composait de grandes lettres onciales; elle contient des fragments d'un Sacramentaire gallican ou mozarabe, et remonte vraisemblablement 
au VII* siècle. La seconde écriture, carolingienne, offrant un mélange de notes tironiennes et de mots écrits tout au long, contient l’œuvre de 
Bède le Vénérable De temporum ratione. Elle est à peu près du milieu du IX* siècle. Le Codex se trouvait au IX* siècle à Corvey (Corbeia 
nova, fondée en 822); c’est ce qui ressort du calendrier, où il est fait mention au Vil* jour avant les ides de Janvier de la mort de l’abbé Adalgar 
(t 877). (Voir Ph. Jaffé, Monumenta Corbeiensia dans la Bibliotheca rerum Germanicarum, 1, Berlin 1864, p. 33 et 67.) Dans ce calendrier on 
trouve souvent des mots et des noms allemands : Février, par exemple, s’appelle Solmonath, Mars Rhedmonath, Avril Eosturmonath, Mai 
Thrimilci. Août Ueudmonath, Septembre Alegmonath, Octobre UUintirfillith, Novembre Blothmonath, Décembre OiulL Le Codex est à l’Ambrosiana 
depuis la fondation de la bibliothèque (1609). Peut-être fut-il acquis par le premier préfet, Olgiati, qui, sur l’ordre du cardinal Federigo Borromeo, 
passa les Alpes pour acheter des manuscrits anciens et envoya d’Allemagne et de France beaucoup de livres à Milan. — En marge, on a 
l’année qui marque la fin du règne des empereurs, d’après une ère du monde. 4000 est écrit avec 1111 surmonté d’un trait. — Voir Hammond, 
The ancient Liturgy of Antiodi etc., Oxford 1879, p. 51; Mommsen, Chronica minora 111, 235 et 283, dans les Monumenta Germaniae historica: 
Auctores antiquissimi XIII, Berlin 1898 (pourtant cette édition ne se sert pas de notre Codex); Migne, Patrologia latina, t. 90, col. 546. (Dans 
notre transcription les nombreuses notes tironiennes, pas plus que les autres abréviations, ne sont pas marquées par des caractères particuliers.) 


in regnum filius eius Agnppa et usque ad extermimum Iudçorum XXVI annos 

(persévérât. 

Herodea tctrarcha et ipse Gai amicitiam petens cogente 1 ) Hcrodiade Romam 
venit, sed accusatus ab Agrippa etiam tetrarchiam perdidit, fugi- 
ensque in Hispaniam cum Herodiade merorc penit. Pilatus, 

5 qui sententiam damnation» in Christum dixerat, tantia inrogante Gaio angorihus 

Jcoar- 

tatus est. ut sua se manu pcrcmerit. Gaius in deos se referens 

Iudçorum loca sancta sordibus idolorum profanât. Matthcus in ludça praedicans 

(evangelium scripsit. 

40<yj. Claudius annos XIII mcnscs Mil dics XXVIII. Pctrus apostolus 

cum primas Anthiochenam fundasset ecclcsiam, Romani pergit ibique XXV 

"annos cathcdram 

10 tenet eplscopalera, :d est uxque ad ultimum Neronis annum. Marcus evangelium, 

? |uod Romae senpserat, Aegypto Petro mittente praedicat. IIII*» Claudu anno 
ames gravissima, omis l.ucas meminit. facta est. Eodem anno ipse Brit- 
taniam adiens, quam neque ante Iulium Cçsarem neque post eum quisquam attin- 
gère ausus fuerat, sine ullo proelio ac sanguine intra paucissimos dies plurunam 
15 insulae partem in dcdicionem rcccpit. Orchadas etiam insulas Romano adiecit 
impeho ac VI 0 quam profcctus erat mense Romam rediit. Nono regni sui 
anno Iudços tumultuantes Roma expulit, quod et Lucas 
refert. Scquenti anno famés maxima Romam corripit. 

409t. Ncro annos XIII menscs MI dies XXVIII. Huius secundo anno Festus 

20 ludçae procurator successit Feüci, a quo Paulus Romam vinctus mittitur 

et biennmm in libéra manens rustndia post haec ad praedicandum dimittitur, 

[needum Ncronc 

in tanta erumpente scelera, quanta de eo narrat hystoria 1 ). 
lacobusfrater Domini cum XXX annisHicrosolimorum rexisset ecclcsiam, VII*Ne- 
ronis anno lapidatur a Iudçis vindicantibos in illo, quod 
25 Paulum interficere nequiverunt. Festo magistratui ludçae 
succedit Allnnus, Albino Plorius*). Cuius luxoriam et 
avaritiam ceterorumque flagitia non ferentes Iudçi 


' t r«t •u»crit. *) Ccrrrction 6m kitJnrim, •) D# /VontJ, 


contra Romanos rcbcllavcrunt, adversum quos Vcspaxtanus magister 
militiç transmissus plurimas urbes ludçae cepit, Primas Ncro super omnia scelera 

[sua et Christianos persequitur, 

quorum eximiorcs Romae Petrurn crucc. Paulum occidit gladio. Hic in re milita* 

11 tiihil omnino ausus Brittaniam penc amisit; nam duo sub co nobilissima 
; oppida illic capta atque eversa sunt. 

VcspaxianuH annos MTII menses XI dies XXII. Hic apud ludçam 4°J'> 

imperator ab exercilu appellatus et bellum Tito filio commcndans Romam per 

(Alexan- 

driam proficiacitur: qui secundo anno ludçae regnum subvertit tcmplumque 

[solo stravit, 

post annos primae aedificationis eius MLXXXV r IIII. Consumatum est hoc bellum 
10 annis IIII. duobus quidem Ncrone vivente et duobus aliis postea. Vcspasianus 
inter alia magnorum operum in privata adhuc vira in Germaniatn ac deindc in 
Brittaniam a Claudio missus tricie» ac bis cum hoste con- 
flixit. duas vaüdissimas gentes, XX oppida, insulam Certain 
Brittanie proximam imperio Romano adiecit. Colosus erigitur hal»cns 
15 ikfcodime pedes cvn 

Titus annos II mcnscs II, vir omnium virtutum gçnçVe mirabilis, adeo ut 40J 
amor et deliciç humani gencris dicerctur. Hic*amphi;.« 
theatrum Romae aedificat et in dcdicatione ciiw>-Vi)*m\Jia ferarum occidit. 

Domîciamis frater Titi iunior annos XV menVtV josè* 7 ) 

20 secundus post Neroncm Christianos perscquiturvÀib <^t{o apostolus lohannes 

[ia^atfiînum 

insulam religatus est, et Flavia Domitilla Flavii.Cte* 
mentis consulis ex sorore neptis in insulam Potcnnaiwuri *) 
ob fidei testimonium exiliatur. Oui et ipsum Iohannçiq -fertur in 
ferventis olei dolium misisse. sed lohannes tam inmuftM*redis* 

25 se a poenis, quam a corrup»tione camis manebat -«rempêi inmunis. 

Ncrva annum I menses IIII dies VIHI. Hic |H<ftho.t( 0 cto suo jojo, 

cunctos exulcs revocavit, unde et lohannes apoàtolus «Mac tencrali 1 ) 
indulgentia liberatus Ephcsum rediit. Et quia concus<a* 


’i Au-ie««u* ou chiffn V on a «§• i — f*| Tour 4*49 * Conifé •> Pouf 


Digitized by 


Original from 











J't 

4 #r*rr*i4«p !****«» 

• *^ rr«««<iw *»><r «ut*— f- w*.W3'4r>~w#vw *r 

M| AfV*** h* 4, °* toroc. Jctii- o- loroc • mm • tt)xx -tom 

& dr +** "*+*• V**4-W *r*r fn j^C'pi* 4$ 

- IcÀl-ii-HH* 0 loroc. #noc.HV ^-^H^npo^TOH 

r*-"** - fx^^V ^ f-"** «i»r* f**w*+ 

*= ^jArTor • ert^^TO • fc Aî *xu»f te. ArTor t^Tv^-ro 

■M***’ . ««*. #rar *' «**, #»*<r 

t' Ku ^rrJT' 

cfe^c- T u, w . JSv t^To ^c-g 4 *»f 1 • 

L^,.„.cT£.x-£to■ or^ASTw■ M 

n-M* «v • o 

$£«. £. j£ ^r^cn*»■Tov 4"“ Tl> c 

- W r ••"*»*• *tL*d+ irr Jfi^rov. AY*Vm m-Vh^iHoc- 

- <n««l—~ irtiA*-«« S 7 ^r\ AWOMt 4 >VOVt# 

ÀUX-TO XiHWHHOM- O* 4 urri ^' fTAKrX “ V ^ . _ 

T**" *• . £/, Tu> k^^u». MH- 1c.lt- O tcoc HOC 

UOH- ^C-TOH- yroe*U»M- f^T*" ***** ^ 

Xa^ • Av^.oT^ 

<&“**? ■ *rtoK • «yv««an 

^-,*~7~, £ r ^ K *U T«t- m^T^OMtW-rtc.TO- J«a« A'-. 

T^VH^ or - r ^ c ^™ 1 .A»r«««k t,(Si. <** H.U-fA.e- 

c~r A 2 aV^ATUW- «vJrt- rtc «<-t.H,«*rec. 

Jlt-W#t * v **“*_, __ umt .r*» *» 5 


ev —i- 


/->*■ . 


Sarc. IX. medio. — Evangéliaire erveo-latin. 

S«i«it-<j*IL StiftsbiMiothek, 4 *. 


Digitized by 


; \ ■ * 

\4frdUtrrofi>f' {itAlc\\i*Jt>* 
i ÛKinanCfiftcçterû 



^^ u W Pnr 


iwT^'wuf.... uujurriT Ac>tn -Il H^ÇdTûCA àHMÀAn. y 

Owipf njunuf ^»1iv - tplr ort «irvx Ayrorc *" 

k kregmZlntr* Jt»| tr e tffo,HCA f V. 'W 

.u^er, «^1 -m, I pTr m .«ni. a Ayror e x rrffl/urv , , :**> 

k<*fitti)i'jr>P ^ ffïutijîirîf JUl (icr^i^MâlM 

X ètirnJircA iJc.mi ir ai flmeÊNAyl^^ \ k * * ’ •'•*{ 

iTHntvn i irtf#eim ftCTOM Alw*U ' J 

rt.^o,u«f T»or.\jWNOC 

nfomrMA tf^rro ; ^ , 5 ^ 

» «te rWru fîn- ^rv pînrrrfi of HL# r*AT.^\f y Ci TJ^ 

^«kügpT ^«rra rtCnCTHC r' * ^ -.'V 

.{mk*rt»rY*kx' J*-vMru<^ JtC.tfcUïKr^ WUI ‘ ,* 

f W < » M >y ,’f»inr<»W/;lUe4l UBVVfOI * Vj 

or»- ckÂLi^c-LX, I^-nj rv ir' v n r»-xyAcuAfi ot< » 

TpV«.r^rr^yoc J H | (> 

ÜjmruA/ir 

rwCjwt -11 tru 'uertrlT 'TOhi \ôn>n xyroV 

r rrrr?f rt 

ibum cm'Lü ce>U.of^ U^TVtftftovfToi^t^A-* -. 
^Hfn^m^^ictn^e^^UAnoïKkopA 

p^|#kiïtlr-i oyy\neicrin TtACAt U.iJJfO% . . 

taUJn, ïi r p r cA pecÂrx (e-t p f m V.t iCTHKf^ ffn^Câ «. 

ke-p<*-nn-A fj rc rp cA VvttoLxfr^pfrnnAQr U '41 rtmpi*|4 TTT*CCoru ’ 

l^yuâ *—mk 

r 

rvwTf*' ■ - 

- w ^rrr.iiTM: p«/ 

Mc-.vmt r ki ki'f^u-L.*mr/lv > U»»xHf*tN UcI^m U A» n4M -U 

t» «*f»r»f<ert: nt€C Mit.» im OU „vj, 

!!•••• • /,i" 1 / /J 

: ’ :. : ::;v.V‘: *-v. £ ; * *£l 

..• :••.:.. j: ♦,. :\ : ♦: ::»•. « 


■ 

2 

3 

4 

5 
<> 
7 
K 

•> 

10 

11 
12 
•3 
H 

•S 

16 

• 7 
U 
i«# 

20 

21 

22 

il 

i 4 

il 

2<i 

*7 

28 

2« 

*» 

31 

3* 

31 


Sacc. IXx X. — Psautier greco-latin. 

Ci2C» »»ur Motclle). Uo*|nl»lnliitilH^hck $ (autrefom 6|, (ul t>3- 


Original from 

















Saec. IX. medio. — Evangéllalre grcco-lattn. 

Saint r.aU. Stiftsbàbliythck, 4 1 


P age d'un Codex contenant le texte grec des quatre Evangiles, avec une traduction latine 
interlinéaire (c'est le Codex J ou Sangallensis). Grandeur : 22,5 X 18,5 cm. On trouve 
quelquefois en marge des noms propres, parmi lesquels une fois Sedul(tus). 1 .* Codex 
n’est pas date. Selon Traube, il appartient au groupe des quatre manuscrits provenant 
du milieu savant, auquel appartenait l’Irlandais Sedulius Scottus. et il fut écrit, selon toute 
apparence, par l’Irlandais Fergus; voir L. Traube, O Roma nobilis. I*hilotogisdie Unter- 
sudtungen aus dent Mittclalter (dans les Mémoires de l'Academie de Munich, I* cl., 19 . 1891 , 
p. 346 ); comp. pl 50 et 65 . Le prologue et d’autres pages au commencement du Codex 
sont écrits en minuscule carolingienne du IX* siècle, deux poésies au commencement^ et 
à la fin sont d’une écriture irlandaise postérieure. Voir la description dans Scherrer, 1 /er- 
zeidinis etc., p. 20 . et dans Scrivener-Millcr. A Hain Introduction to the criticism 0/ the 
AVw Testament. 4 * cd., Londres 1894 , I, 156 . 


La» lettre* grecques, écrites par un copiste, habi- 
tué à écrire en latin, présentent nue imitation étudiée 
de l'écriture onciale grecque. Ce*t donc une on¬ 
ciale gr ecque occidentale. Quelques lettres ont 
tout * fait le caractère latin par exemple L (*.4!, 
P (pour rho, i. 3). t* (pour sigma, a. 3). Au-dcsau* 
de I I au commencement du mot on a un petit trait 
(1. S. 9). Les accent t, les esprit*, les apostrophes, 
aussi bien que 1'àrit et ùdHtipinm font défaut 

(au commencement de S. Marc seulement on trouve 
quelques accents et une foi* une «Un* édita. 

Tregelles a noté quelquefois aussi 1 m 6 i mdnrépinm t 
voir Scrivcner-Miller, I. c. p 15»). Lignes 3 et 6 on 
trouve des signes pour l'union et la séparation plus 
exacte des mots {kjpkfn et 4 r*s*uV, comp. pl. 51b!. 

On trouve des abréviations (comme d'ailleurs 
dans les manuscrits grec* en onciales) pour les noms 
sacrés, ainsi que pour certains roots qui reviennent 
souvent Comme signe abréviatif on se sert d'une 
ligne horizontale. La plupart du temps les mots sont 
«r pi rés par des points, placés à mi-hauteur des lel t rca. 
Il n'y a pus d auirc-% signes de ponctuation. Les 
nouvelles phrases et souvent aussi les membre* de 
phrases commencent par de grandes lettres, rem¬ 
plies de couleurs Voir sur l'onciale grecque occi¬ 
dentale V Gaxdthausen, ù>*WW 4 e l-càp- 

xig 1R79 p. 165. 

L’écrltar* latins est irlandaise, elle a pourtant 


subi fortement I influence de U minuscule carolin¬ 
gienne. Elle dénote la manière d'écrire d'un Irlandais 

Î |ui vivait dans le royaume franc. À remarquer les 
ormes de f, g, 1 5; 14; W * 

deux formes : l une, avec l épaule brisée fortement 
penchée if *rimm, 2 , itmtèrû.b\ et une autre, plus sou¬ 
vent usitée, avec, l'épaule ordinaire {étal 2 y) * le 
plus souvent a la forme allongée répondant à I écri¬ 
ture pointue insulaire a; /Va/. 3); quelquefois 

pourtant il est court (>*W. 17b Parmi les abrévia¬ 
tions on remarquera les signes insulaires connus 
pour «m*™ et /// (16. 4. 0. Parmi les ligatures, 
à noter kJ cl (9 Une fois l'on a un accent 
sur la préposition a (S). Il y a des lignes tracées & 
la pointe sèche, pourtant le copôfte ne s’y tient pas 
h a marge. à gauche, 00 a les passages pa¬ 
rallèles des autres Evangiles d'après les sections 
d'Ammonios et les tables des carions d'Knaèbc ; ou 
a d abord les sections de l'Evangile de S. Jean d’après 
leur ordre (Johannes I. II. IIL HH) ; l*»i* vient un 
grand chiffre en rouge indiquant une des dix tables 
des canons d'Etiaébc, oh Ion trouve les passages 
parallèles : b table 111 contient les passages qui se 
trouvent dans les trois Evangiles Matthieu, Luc et Jean; 
c’est donc d apres cette table III que sont indiquées 
les sections parallèles de Matthieu et Luc. La table X 
ne contient que les sections qui se trouvent dan* 
un seul Evangile, c'est-à-dire ici seulement dans Jean. 


U1ii«mi L 

lit 

U.uWo t 
Lues* XIII1 


labMM IL 
111 

Vit 

L*c«. VL 


EVArrKAION K ATA IÛANNHN. 

Is pnncifio «rat rethun «t 1Hb«M mA imho mi 

*Er dpjtl à k&ivi nni 6 Ààfitc Af xçàt iov 
IUmw #1 IV** »r*t vtihuan Hoc M lit »»•» I» grrtkflpla mfmA 

toiAjir *ai tytAïç i* à Ààjoç* Oôtoç if ht dpxtf 

[Uwn Ootia per if«w l«n* «moi. « ««« «p« («ctuo e%t 

1V11i)r. flirta M «f*foP tyh%io, nai zcjqIç «réroè /yévrfo 

nlSli Uriuw *»i U ipto nw »»•<. ri «II* *r*i 

(Mi ir h yi'jo mr. ’ÊV «ièr$ uejq if, nai é 4 * îd 

lu* U.io.M |C« lut i* teaeVei* >«n, 

rùv «ikv âf(4ipùM)ia*. hai là ir fg otxotiÿ fnfm, 

•t wr«l«^ «im non foi» V»o 

xcii h oxotfa aéré oé natiXaJrr, T.^viio du i>ytu.v>o w * 

mImui * Dr*, M4N<« rai ivl lllè lok«**r* 

iLunui/M/w; .nqid àuotf, Artyui aèr^ lotértnfC, Ortoç 
•«ait in iraimmim, «t («uiMMMuM à» luainv, 

9 4 Adee ti% /Miptopéav, (tu fuie* fo * * { 

UI finw« 0*4*1 MI pr tlt«M. Nn rM HW 


ni 

III 

Mjkiibecn L 
Lac** X11IL 


Uhtnr «• II II. 

\ 


Vf rd 


10 bvi ^drri^ ^iur£éor«ioiv <M aéroO. Ot* qv 

t««, «ré ol Ifn*i«uii*i 4* Bu«in«. 

11 fit ftû^, lUÀ* Ira /Ot^irrpyng rot fesîdw, 

Ibt ni Wnet r«r« coi vmiu «4 qw*«# ilWin«(t «imihm h*a 

la guii; iè iU»|dmvv b g mina dvf^pru.vjor /pxd.uf* 

••I* In MkSiNi I* iiunio «rat, tt i«m«*4*i« 

13 n>r tiç r6 w Krfyior. Vf r& ximusq» 4^» 6 xôoiéo^ 

per tmm (•«*•» ert. ri «nnén ra* «O* «*f *•**• 

14 M atutb éy* r+u>, xui 6 xiki^i^ oérdi* //nu. 

I* prefnm vol «ua ra.ut, «t Ml no n«n »rcr*on*w 

15 Biç là (àta 1} XOiy. xa» of îdtot ariôr vé «04» fÀafiof. 

•*%**< sm/ntm «mm, •!#•!» I «U 

16 7 ho* ài IXajïor ai*in, lànxrv atioii; iÇovodar 

lÜn t*ri kti, ct«kntib«i ta na*»«« 

17 «/xn: yitVo^n», tolj fUMftoix»* tJç lA i/iofia 

«ia«, qti n*n 11 «anguitihia*. n«qr# «a vtiurtit 

1$ oéroé, oc oésr /( afftdntr, oMi in Ùth\f4ato^ 

o*ral-, a»qw «t v* m»i«i» «Ir*. «*4 #1 IV» 

19 01141M1K. oédf ix OiÀjfyiatod àrA(e»,\ dxi.* in O u »;0 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Saec. IX. X. — Psautier greco-latin. 

Cu«« (sur tlOKClk >. Hoiifvitalsbiblkuhek. <, autrefois 6), fol. 6). 

P ajjc d’un Codex contenant les psaumes 109 (110) —150 en grec et en latin, en trois 
colonnes : à droite, on a le texte grec, le texte latin au milieu; à gauche, de nouveau 
le texte grec, mais cette fols écrit en lettres latines. Cette colonne de gauche nous renseigne 
ainsi sur la prononciation du grec. On y trouve aussi une sorte d'accents. Dans le texte 
grec lui-même on ne rencontre que rarement des accents, notre Fac-similé n'en offre aucun 
exemple. Quant à la prononciation, on remarquera que et est rendu par e, n. «, « par l, 
or par u, »• par y ou I. « par th Grandeur : 21 , 6 X 13,5 cm. Notre Fac-similé donne un 
fragment du psaume 148 : l.audateDominum decoelis. Le Codex n'est pas daté; vraisemblable¬ 
ment il remonte à la seconde moitié du IX- ou au commencement du X* siècle. Au fol. 60 , 
on lit : lohanes grecus Constantinopo/eos orfanos et peregrinos scripsit ; et sur la dernière 
feuille ; Ego Johanes peccator. Pourtant l’ccriturc grecque a un caractère occidental prononcé, 
de même le texte latin et la transcription du texte grec sont en minuscules carolingiennes. 
En tout cas le Codex a été écrit en Occident ou par un copiste occidental. Le copiste 
comprenait aussi quelque peu l’hébreu : en effet, au fol. 65 , il donne une tradudiun hébraïque, 
d'ailleurs fort dénaturée, du Pater Noster en onciales latines et au fol. 64 les signes et les 
noms des lettres hébraïques avec leur valeur numérique. Voir la description dans V. Gardt- 
bausen, Griedtisdie Paléographie, Leipzig 1879 , p. 166 . et dans J. Marx, Verzeichnis der 
Handsdiri/ten-Sammlung des Hospitals zu Eues bei tlernkastetan der Mosel. Trêves 1905 , p.6. 


LVcrilnr* rr«*ri|n«* est, comme cch« du Codex 
Sang*Jtcn*U, ui*e imitation étudiée de l'onciale 

f recque. — Au lien de l'oméga <m a quekjuefoi* 
omicron (2. 3.4 et au lieu de l'ela on a l iuta (9,14). 
— On trouve de* abréviations pour les noms 
sacrés, ponr certains mots qui reviennent souvent 
et aussi pour > à la tin «les mots (a. y 4 6 ). Sur une 
autre page du Codex, nous avons aussi remarqué 
que X à l'intérieur du mot dans U déuncnce ver¬ 
bale oriai est omia Le signe abréviatif se compoac 
d une ligne horliontale, terminée par deux trait*. — 
A la première ligne on trouve une lettre annulée 
par un point souscrit. 

La testa latin al la transcription latine «lu teste 


rree sont écrits en minuscules curolingienncs. 
Dan* le texte latin souvent les finales des mots sont 
omises, quelquefois d'une façon inusitée. évidemment 
par manque de place (jo. 3a). Pour U finale es on 
trouve par deux fois un crochet rond, placé au- 
dessus de la ligne (voir nrfcmifi, col. 11,26, et ***+**)**, 
col. I, 301. Au fol $2 nous avons remarqué le même 
signe jour la finale */ dans les mots ut ut et 

firiMafmimt. Là aussi pour U finale arr nous avons 
trouvé un signe en forme d a rond retourné; un aigne 
semblable se rencontre *ur notre Fac-similé, ligne 5 
dans le root fun». Dans le mot (pour L 3), 

et élans le pronom *** pour I 19) on se sert 

de la forme d abréviation de la particule pu. 


1 

astra ke to fos. 

steilç et !um*«. 

durpa nal *) tù 

1 


2 

lîrani ton uranon 

Cçli cçlonuv 

Okfa)soi lOr 

2 


3 

ke ydor cpy uranon 

et aqjir suprv ccl» 

a <14 ééotf itiv eélpuîvôr 

3 


4 

enesatosan onoma Kiriu. 

laudent nonw« Duwjni. 

aifiodrooi: vi Ort>j 4 U h r viole. 4 


S 

Oti ipeit autus 

(Jmn iUxrr Ipse 

# Ori êXdur aHois; 

S 


6 

ke egeniithuan, 

et facta siovt. 


6 


7 

autos enctilato, 

ipse mandavi/ 

afrùv êrntilato 

7 


H 

ke ektisthisan. 

et creata sunt. 

nn i hcttioihfoar. 

8 


9 

Eatiacn auta 

Scatult ea 

’ F. aruuv afità 

9 


lo 

n ton roua 

in secnUm 

4 ts tr/l* akhu 

lo 


II 

tu eonua, 

se cari i. 

toc itfùroç. 

II 


12 

prostagma etheto, 

p^#ccptu posuit. 

;î 4 »ür 7 ia;« 7 Ui Wtxo, 

12 


«3 

ouke panüeusete. 

et n*« pMcribir. 

ovni naçaÀivaïuu, 

13 


>4 

Kk tsa gis. 

l>e terra, 

’& rvî. , 

14 


>3 

drakontes ke 

draconcs et 

ty&MOfftf nni 

*5 


16 

pose abyssi 

omnes abyssi. 

nàoat âàiff&H. 

16 


17 

l'yr, chalaia. chkin, 

Ignis, grando, nix 

/J tç, jdÀata* zMr, 

17 


là 

kristalkia, pneuma 

gUbe*. Kpvrrfi»* 

XQhnaiAoçi) 

is 


19 

kategidoa la piunta 

)>wcril«iratfa, <|m/ faC 6 v«/ 

xntêri/Aai, 1 1 

19 


20 

ton logon autu 

ycrbêtm etus. 

lôv Mjor ciétoé. 

>0 


21 

Ta ori pantca, 

Xbmtea et omnes 

7 d oqi) .vdrrrg, 

21 


Si 

i buni, chyla 

colles, ligna 

0 4 ;Jor»o(, zéÀa 

22 

• « 

>3 

kaporfora ke 

fructifcra et 

najiùwàça. 

>3 

• 

• 

34 

pa.*e ke<iri 

omnes cedri 

J 1 Ù 4 M niAyOi. 

té' M . 


«S 

Ta thina ke panta 

HestiA et omnia 

Tà ^9pi<i xui fubtta 

* 5 *** ## 


26 

ta kl mi, ci | ci h 

pecora, 4 ) serpente/ 

rd KTiyinj, fp.rrtd 

26 *-V/ 

n 

37 

ke petina pterota. 

et volucre/ pennatac 

nal aititrà ,TTrç«ord. 

j 7 • ••• 

# * MM 

9, 

a* 

Basil» tis gis 

Regcs terrac 

BatirÀhf rflj r*li 

» 8 '*. 

9 « 

29 

ke pantes lai. 

et omnes populi. 

nai ndrfêÇ Àaoi, 


• 

3 o 

archonte# ke pantes 

princier et omnes 

âçzovtrç juü xdrféV 

B» * 

• 

• 

31 

krite fis gh 

iudiers t/rtae 

n^yyxaï rét: 

il 

• ♦ 

• 

13 

Neaniski kc parthe. 

luvenes et virg#«ve#, 

,\/i trAant) nui adçùiii. 

3 V*. 

• « 

• • 

33 

presbyte meta 

se oes eu «a 

niflxufaiuu }utà 

3 V* 

•• • 

• • 

♦ « 

», Cmmcom d« *1. *1 n•*« 1« t*M« gt«4 /fptèlMr. *1 Dwa le %txtt grec •••»«*.* là OOiOtna. 

♦ -- 




58 


IO 


11 


12 



A. D. 850. — Privilège de Léon IV. Ancienne écriture curiale. 

Rome Vatican!. Sala de! i»aniri. i, 


Digitized by Original from 














































































































































































58 




A. D. 850. — Privilège de Léon IV. Ancienne écriture curiale. 

Rome, Biblioteca Vatican», Sala dei papiri. i. 


l-^ragment d’un Privilège pontifical sur papyrus. Grandeur : 58X37 cm. Il n’y a de conservé que la finale du document, la formule du Scriptum, 
1 la salutation, le commencement de la date et le sceau de plomb. Le Privilège a été très probablement adressé à l’église de Ravenne : on 
peut le déduire non seulement de la provenance du fragment, mais encore du fait que le texte correspond mot pour mot au document plus 
ancien de Pascal I pour Ravenne, que l’on conserve encore en entier (Jaffé-Ewald, N" 2551; voir Kehr, Papsturkunden in Rom. dans les Mémoires 
de la Société des Sciences de Gôttingcn, classe phil.-hist., 1903, p. 31). 

Dans la formule du Scriptum. c’est-à-dire dans la phrase où le scriptor du Privilège est nommé (6—8), on a comme date le 5 e jour de 
Septembre dans la 14 e indiction. Le quantième du mois est donc compté d’après la suite des jours selon l’usage moderne. Cette façon de dater 
a pris naissance en Orient, vraisemblablement par imitation de la façon biblique de dater les jours des mois. On la rencontre pour la première 
fois en Occident vers la fin du VI» siècle, par exemple en quelques lettres de Grégoire-le-Grand ; à ce sujet voir Mommsen, dans la Revue pour 
l’histoire du droit, 6, Weimar 1867, p. 88, et Bresslau, Handbiuh der Urkundenlehre. 1, Leipzig 1889, p. 822; nous avons rencontré aussi un exemple 
de cette façon de dater les jours dans la page du Liber Pontificalis, représentée pl. 48a, ligne 19. — Dans la Date de notre Privilège (9), le 
jour est désigné d’après l’ancienne méthode romaine — c’est-à-dire par calendes, noncs et ides —; c’est cette façon de dater que l’on trouve 
régulièrement dans les Privilèges et dans les Bulles des Papes; ce n’est qu’à partir du XV e siècle que, dans les Brefs pontificaux, on a adopté la 
manière moderne de marquer les jours. 

Dans la formule du Scriptum l’année est donnée comme étant Yindictio quarto décima. Le cycle d’une indiction se compose d’une période 
de 15 années; l'indiction marque la place de l’année dans un cycle de ce genre. D’où, pour compter, à quelle époque déterminée tombe une 
indiction donnée, il faut encore avoir d’autres renseignements chronologiques. Dans le cas qui nous occupe, la date du Pontificat de Léon IV 
( 847 — 855 ) nous donne un indice certain. Voici comment l’on calcule dans l’ère chrétienne l’indiction d’une année donnée : on ajoute le nombre 3 
à celui de l’année et l’on divise la somme par 15 : le reste, dans la division, est l’indiction cherchée, et quand il n’y a pas de reste, c’est le nombre 15 

qui marque l’indiction. D’après ce calcul (*' ,, | ^" 8 = 56 avec 14 pour reste) il ressort que dans notre cas, la 14 e indiction dans le Pontificat de 

Léon IV tombait l’année 851. Mais il faut remarquer, que dans la Chancellerie pontificale, jusque vers la fin du XL siècle, on comptait d’après 
Yindictio graeca ou Constantinopolitana, où l’année ne commençait pas le 1 er Janvier, mais le l w Septembre de l’année précédente. Ainsi la 14® indiction 
en question allait du 1* Septembre 850 au \" Septembre 851, et le 5 Septembre dans cette indiction est, d’après notre façon moderne de compter, 
le 5 Septembre 850. — A remarquer encore dans la formule du Scriptum. que la dernière lettre (a dans le mot décima) est fortement agrandie. 

La formule de salutation, qui consiste ici dans les mots Bene valete ( 8), est écrite en lettres onciales fortes et bien formées et se 
trouve entre deux grandes croix ornées. Dans les temps anciens, les Papes mettaient régulièrement un salut de ce genre à la fin de leurs écrits 
(voir par exemple le salut pl. 32, ligne 33); en cela, ils ne faisaient que suivre la coutume des Romains, qui finissaient leurs lettres par un salut, 
écrit de leur propre main (voir pl. 13). On suppose que les Papes écrivaient souvent ce salut eux-mêmes. Pourtant dans notre Privilège, comme 
dans les autres écrits originaux des Papes, qui nous ont été conservés (à commencer par la lettre d'Adrien 1 de l'année 788), la salutation ne 
semble pas être autographe, les lettres font plutôt l’impression d’avoir été tracées par un calligraphe exercé; il y a à remarquer encore que l’encre 
n’est pas différente de celle du contexte. 

Dans la Date l'année est donnée comme la 33® du règne et du post-consulat de l’Empereur Lothaire. On a compté à partir de l’année 
818, c’est-à-dire la première année après l’élévation de Lothaire à la co-régence (Juillet 817); ce n’est, en effet, que dans cette hypothèse, que 
cette date concorde avec celle donnée plus haut du 5 Septembre de la 14* indiction. (Dans la Chancellerie impériale les années de règne de 
Lothaire, la plupart du temps, se comptaient à partir des derniers mois de l’année 822, après sa descente en Italie; dans les documents italiens 
d’ordre privé on comptait à partir de l’année 820 ou du Novembre 822; voir Bôhmcr-Mühlbachcr, Die Regesten des Kaiserreichs un ter den Karolingern, 
p. 303 et 321.) Après l'année du règne on ajoute, comme dans d'autres écrits pontificaux du IX* siècle, l’année du post-consulat de l’Empereur. 
Cela est à noter; les Empereurs francs, en effet, ne s’attribuèrent jamais la dignité de consul et ne datèrent non plus jamais leurs documents 
de l’année du consulat. L’explication de cet usage est dans ce fait, que la Chancellerie pontificale fit passer aux princes francs, détenteurs de la 
couronne impériale, l’usage byzantin de dater d’après les années consulaires de l’Empereur (voir Bresslau, I. c., p. 830). 

Le sceau de plomb est fixé à la marge inférieure du papyrus par un cordon de chanvre. Sur la face on lit : f Leoms f, au revers: 
f papae f. Le sceau n’a pas d’image. Le premier Pape, qui introduisit l’usage du sceau avec un type, fut Victor II (1055—1057). Sur le recto 
de son sceau, Pierre est représenté recevant une clef de la main du Christ, avec cette légende : f tu pro me navem liqisti suscipe clavem ; au 
revers, on voit une construction à trois tours, avec la légende aurea Roma \ en exergue : Victoris papae //. (Voir Pflugk-Harttung, Specimina selecta, 
pars tertia, pl. 131.) Benoît X (1058—1059) le premier fit représenter sur son sceau le buste des apôtres Pierre et Paul. Sous Pascal 11 (1099—1118) 
le sceau papal reçut sa forme définitive avec la représentation des têtes des apôtres Pierre et Paul — qui fut dans la suite toujours reproduite 
(voir pl. 76 et 80). 

Ce fragment de papyrus fut acquis en 1617 par Paul V et conservé d’abord à la Bibliothèque Vaticane et ensuite aux Archives. Plus tard, 
on ne sait comment, il devint la propriété de la famille Gualtieri d’Orvieto; celle-ci en fit don au Pape en 1821. Aujourd'hui on peut le voir 
dans la salle de la Bibliothèque Vaticane, où sont conservés les papyrus latins. Voir Gaetano Marini, / Papiri diplomatici. Rome 1805, p. 14, 
N" XII; Orazio Marucchi, Alonumenta papyracea latina bibliothecae Vaticanae, Rome 1895. Sur les premiers écrits originaux des Papes voir Harry 
Bresslau, l'apyrus und Pergament in der pdpstlichen Kanziei bis zur Alitte des //. Jahrhunderts (dans les Aiitteilungen des Instituts für ôster¬ 
re ichi s che Gesdiichtsforsdiung. 9, 1888, p. 1); Julius von Pflugk-Harttung, Specimina selecta diartarum pontificum romanorum, Stuttgart 1885- 1887. 
et Die Bullen der Pâpstc bis zum Ende des zwôl/ten Jahrhunderts, Gotha 1901; Angelo Mclampo, Attorno aile bolle papali : daPasqua/e / a Pio X 
(dans Miscellanea di storia e cultura ecclesiastica. pubblicazione mensile diretta da Umberto Benigni, 3, Rome 1905, sq.). Notre privilège figure 
dans les Regestes de Jaffé-Ewald, Regesta pontificum romanorum. Berlin 1885, N° 2606 (1976). 


Ancienne écriture curiale. Voir les remarques sur le Privilège de l'an 
8;6. pl. 6a, où les lettres sont plus fermes et plus nettes. 

I.'écriture de la Date (9—12) ressemble fort à celle du contexte, elle 
est pourtant d'une autre main, comme on |>eut s'en apercevoir par la différence 
dans la forme de plusieurs lettres. Comparer, par exemple, la forme de d dans 
friJiaj (9), méé* (10) avec la forme dans Wû (7). dm ma 1,8); en outre la forme du p 
dans fridiat, {9), et dans Sttfkauua (7). StfUmbrio (8). 

Lettres isolées. A remarquer la grande forme de l'a dans les mots faâma (8), 


Auguste (10), mmmu (il. il); de plus, la forme du p dans la Date, qui rappelle la 
cursive romaine plus récente (9. 10). — Dans la Date on rencontre beaucoup de 
mots abrégés par suspension. Comme signe abréviatif, on a soit un trait hori¬ 
zontal ondulé (10), soit un trait double d'une forme spéciale (voir le trait sur fp 
et sur lignes to et it). Dans l'abréviation pour kaUndas on a un trait ondulé, 

barrant la queue de 1*1 majuscule (9). Remarquer aussi l'abréviation spéciale et la 
ligature dans le mot fatum (9). — Parmi les ligatures on notera «/ dans le mot 

a/atteiitut (lo). 


(.donationc nostra nostrorumque succesaorum pontificum. Si quis . .. vero 

contra hoc nostrum apostolicum praeceptum . egerit, componat auri obrizi 

KM quinque. insuper ctiam anathematis vin-) 

5 culis sit innodatus, et pcrpctuac condemnatiotus [submissus’. 

6 Quod praeceptum confirmationis a nobis factum scrivendum 

7 praecepimus Stephanus*), serintario sedis nostrae, in mense 

8 Septembrio die quinta, indreftewr quart» décima, t Ht*ne 

valete f 

9 Datum pridias kaV >«fat Septemboas*) per manum Tiberii. primic/eo s«»c/ae 

to sedis apostolicae. imp eramtt tlemin* nottr« pi[i]**#W perpv/** Augusto Hlothario a DrO 
11 coronat* inagno im; vrutorr anno tncesuno tertio et p*/f hmrulatum eius a[nno] 
iz tricesimo tertio, sed et Hludouuico nobo imp truiart eius filio anno 



•••• •••• 


*) Fout Strph<%ne> *1 Cf «frait )f j« Août Pourtant il eil dit, iUn» la formule du Scriptum procèdent, le Pape a ordonné l’expédition du Ptivilege la 5 Sepieaabre, il doit donc J owr urt#erreur, et U faut 

lire, à ce qu’il aemb e, Oi hàè trim 1 — y» Septembre, eomp. la Date dane 1 « Privilè** de l'année 876 pl l 


Digitized by 

IINIVFRÇITY OF C Al IFORNIIA 


Original from 

IINIVFRÇITY DF fAI IFDRMIA 


—■■ 
































I 





A. D. H 56 . — Diplôme de Louls-le-Oermanlque. 

Sauit-fiait, 5 tifU*rchiv> I* F. i 11 . 106 


a 

o 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

























































a> 

o 


A. D. 856. — Diplôme de Louis-le-ücrmanique. 

Saint -Gall. Stin«archlv, F. F. i. H. 106. 


R egeste : Le rot Louis donne en échange au noble prêtre Otulf, sur sa demande, le tiers d’une cour à Pfohren, dans le district de Berchtoldsbaar, que Otulf avait acquise 
de deux censitaires royaux, contre cinq jougs de boeufs, au même endroit. Uliti, 16 Juin 856. Imprimé dans W artmann, L'fkundenbudi der Abtei Sa rut Galien. Il f partie, 
p. 67, N* 449; regeste dans Bôhmer-MUhlbacher, Die Regestcn des KalserreUhs unter den Karotingern, p. 543, N" 1377. Grandeur du parchemin : 34X48 cm. Notre Fac-similé 
est fortement réduit. 

Dans le Ch ris mon, au commencement du document, se voit un grand C, enveloppé de beaucoup d’entrelacs. 

Dans le signum recognitionis on n’a que des entrelacs, sans notes tironiennes. 

Le sceau de cire montre l’empreinte d'un camée romain avec la tête de l'F.mpercur Adrien (comp. pi. 2, médaille 32). En exergue, on lit : f XPE PROTELtE HLVDOICVM 
REüEM. Le tout est entouré d’une couronne de perles en creux. 

Dans la Date, comme point de départ pour calculer les années de régne du roi Louis, on a pris l’année 833, date de l’avéncmcnt de Louis au gouvernement des Alamans 
(Septembre), et cette année est considérée comme la première de son régne (alors qu'en réalité la première année devrait être comptée de Septembre 833 à Septembre 834). Cela 
admis, les dates concordent — c’est ta 4 e indiction, correspondant à l'année 856. et la 24' année du règne. 


Ecriture des plus anciens diplômes carolingiens. Sous beaucoup de rapports cette 
écriture a encore le caractère des diplômes mérovingiens (voir le diplôme de l hildebert III de l'année O95 
pl a», et le diplôme de Charlemagne de l'année 7S1, pl. 41). Il y a pourtant à noter un grand progrès 
huî 1a pérlotie précédente : les copistes connaissant la minuteulc carolingienne — qui était déjà 
communément adoptée pour kt manuscrits et pour les documents d’ordre privé — leur façon d'écrire 
siubèt l’influence <k cette belle minuscuk. Les lettres sont droites et ont une forme régulière, nullement 
désagréable On trouve maintenant k réglage, et les lignes sont à des Intervalles réguliers. L élément 
mérovingien apparaît en particulier dan» U forme des kttres a, c, e. r, t. On a aussi conierté le» 
grandes haïtes des quatre lettres M.1,1 et les lettres allongées de ta prenuèrc ligne et des souscriptions- 
L’extrémité du g et de l a est ornée. IjC signe commun d’abréviation a diverses formes; parfois il a 
la forme d’un lacet ou d’un nœud <1 r 3). 

Lettres isolées. L'a est ouvert; il se distingue de l’a surtout en cc que *et traits sont 
plus fins et un peu inclinés à gauche, tandis que ceux de I n sont droits uatinut , a). La parue du b 
est petite, de forme ovale et fermée (mtèiram iM, 2). c a la grande forme btflflét (é/waA» **t drmtnti**, 1)- 
La haste du 4 descend fort au-dessous ik la ligne (a). * ordinairement est brisé, l’œil est fermé (a|. 
f dépane les lignes médianes également de part et d’autre, la languette se trouve haut placée (jértmm, t J. 
r est fermé par en haut, en bas il a un trait d ornement (/v* jl. I au commencement des mot» est 
le plus souvent long ou demi-long («*, injrr*. 3; i% êù r 4^ • est osai et est parfois un peu prolongé 


en haut 4). p » une forme pointue (a; comp p de la pl. 3») r descend très bas au-dessous 

de la ligne et a la forme de fourche; il ic**emt4c fi l'r insulaire (a). • dépasse les Ugnes de part et 
d'autre, pourtant il n’atteint que rarement la longueur des kttres longue»: il porte souvent en haut 
un trait d'ornement, en avant, Il a un grand coup de plume, cc qui lui donne la forme fourchue (a). 
La barre du t descend en avant jusqu’à mi-hauteur 4k la haste, fi Laquelle elle adhère (a). 

Le» lettres de la première ligne comme celles de la formule de récognition appartiennent au 
même alphabet, qui est employé pour le contexte, seulement elles sont toutes fortement allongées 
L'ensemble produit l’effet d’une grille 

Les abréviations sont rares, qt pour (f ài f w t 3); dans k mot mtwfut, hfi«e 3. k point 
et le trait, à ce qu'il semble, ont été ajoutés après coup. Abréviations par suspension n+tttu, •). 

L'abréviation pour (3). i» et tr dans w.ôiV (4) et dans fUJdvrtut (9) sont omis. 

On trouve souvent en ligature en particulier d. rt, *t (a. 4). d et h §ont fort icinhlahles, et 
a pourtant un œil en haut (4 5); souvent c et t sont séparés (t t 4) V«r la forme de la ligature 
n dans m^trt (5). 

Séparation des mots et des phrases. Lea mots sont le plus souvent séparés. Les 
phrases sont séparées par un grand espace blanc et par un point. Les phrase» nouvelles commencent 
par des lettres plus grande» (s. 3. 5. 7). 

Réglage. Lea ligne» sont tracées fi la pointe sèche L’écnture allongée est contenue entre 
deux lignes. 


1 (Ckrirwvmj In nomine soooae «t indivlduae Trinttaüs lllodoauicus dmna fa venir gratte »e*. Notum ait igitur cnnctàs fidelibo* iwrte, praeaenubua scilicet «t futur». qualitcr qu«Um noUII» preabèter nomme Otulfus') 

* no,/ram depraecatus est clementiatn. qualifias pr opter compendium et commoditatcm stiam qukmlam re» nobterum sibi commutare liccret. Cui benivoia mente astensum praebuintt» et pdtIUoMai*) clos ad effectum 
j uaque pmluximit». Dédit namqws memoratus pr«b,Ur Otulfua pr» manu» advocati sui noenine b’Uirhardi in pego Perctoldesbara in villa niorra») mansuetndini Mme ad propriura iugera quinqnr et ccontfa wx'ep-' 

4 a nubù in eodein («go et in cadcm villa tuxta eoWam tbi constroctam tertiain partent unius curtis, quam a quibuadam (Miloalbu n.«/ns, Gundauino scilicet et Liadonc rmrtat, Inauprr. ut dictait» e»t, rom muta ver ff ’> M 

5 Umte demutn illo petente plaçait cclsitudini tv.,rt»c hoc praeceptum aibi iubere eonacribi, p tr ijuod hoc. quod nobi»cam cotntnutaTit et a iaan dlctte gilattvonlbu» émit, mre p^petuo nos pcçdieto p»/d>«rr© Otulfo coaûrmai- 

6 ae et de lure n**/ro in lus et dominailoncm eios sollemni tnote dédisse omnium fideiium twroruni ma^nitudo co^nnscat. ita scilicet, ut quicquid ab bodierno d«c et tempore imle facere voluetit. Iil«ram in omoibtiV.'. 

7 Chrrwo propitio babeat potcatatrm faciendi. Et ut haec auctorita» commutatlonls p rr futura tempora firmioî hal>caluf et a IWebbus n«/ris melius consenrctur vetiuaque credatur. sub«er eam im- .Va 

r r „ . . , •••• •••• 
fl pressionc anuh rwj/n sigillare mseumus ;•;» 

• • • 

9 HadetvHU» subduconus ad vicem GhtnoWi archieappcUanl recognovi et (Sifmmm rttfgnUi&thJ (Ltou ti/illij * , 

10 Data XVI. kaulultf, anno XXIItl regnà Hltadouuici in orientali Krantla régnante, indictione quarta; actum in villa Ulma*). In Dd nomine féliciter. Amen. _ 


•l trsaiS, u • 4ocua«« da . JuUtm *it- Ote» »«!••>, do,, i I .I.V .,0 «f S^M-Oall do taol « ,uil po»4d.il m k Pl.hr.» C«« M». *~l» lo mIm» d. U e>d-oc. d. et diplton Mfte «“«i dt Sent G.II V.tr W.w 

l e. II. ,J. Dm, e»« mi» d. 4 muiU». 1. p.tcra . .jp.ll. OrW/ .. I. !Uo Ain, M t—« fddM ùt f an*. •) A ou* do plio do., lo poictonlo tel o, •■> ,olp» »•“«• po«o»o. do Poe su.lqoo. hum oe moi p.. o.uo. I «oh.oo. dt«iW« 

l>Miiiiicàin|««, Ürmd b«cké è* B«é«. *| Uls 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 









I -l < 


60 


a) 


10 


•5 


JO 



t 

f .. 


r 









#> . .4 


r r* 


* * / 

v». ' 


Wu-um tuJrlxtw JrfmJtn/' xJteac 

A*i{bur>-».(Th*c'Cf~\untu{~ -c»P»vnom« 

• J^‘*î u#rn peffimf #0* 

pL' i^ttur {ua+- cUhnarn 

fiAm- JCcSrnum mlian fikluLr^t' 
canfiLut* l'ttldtJtT $erixu>tjiu>üi 
UtfyuAiU*' fx £CA fCr~U Af J.crAqu 
Amtttxi »nm<mtOjT 1 pl/ 
c-r^i**<»c/cu»ntnA^n.vrni/.i Ar^ *p mulx». 

duAndxitnv. cLa maxe- 0efc#{. 

U*m ttMnfltrmrtu/%n n t frot. tj • 

e*r-cum/«tfà/“ i_re»innp- prpfW^npro* 
irfcA<jue 1 p»~o pofrtt eju*tj‘ nefiti r*xw* 
fU*r>U ‘d*s\d*. fît» omniJüftelrre^tUn 
ds.1u-nxj>(tr' C|uAp r o p c»t- l >—ia CMW 

uOntAc/u/ tn&êlh m Actd+rHtuCâCnu 

€ 

mte/uurtnvcttuApAXJ'vA «rnAmm 

A- <***n fênArrxn pAaitwmur - ^- 

cum (2vpu»n0- x£r\cJu\o mAxt- 
clanxCuCJiiTtnf^rtcr'tof'U’n^- A-Lac^u 
L kwttfn*- ui/^uTirp^Wr». c«n<tT«nu> 
xJ^AutT veAxak.^ tn tmtct aT p*o 

fech*."î c 


s v.' i 




•w 


Cy/VIW' 


fàpt««**n CcncLt***~l AiutrtX-inpu 

conful*. ««aiiTH#- C4nc«rtnr*tn<fiur- 

au^fn^ufirù#- tv~lif eu^Wironr * 
optant #m«ti xfrtcAno »ncr-Af^fpcnA 
•cW*^u^cenn-ne^ArnAuif aÜaw.#A * 
OT" f>' pAm*r* A frxcAnt mo/V- , myfe 

CM»» b Llfnen rAn Anfr- frj+n 

*ni«n w*n^tfrfrA.'^uAn«r4>*«/îfTK’ 

prvi « uultm LaWt^ rftv^n* 

“•f* "|J»*»«filWKîi«/* urfurttLr-i 

^f^uomm (Uu L#nat*«m um f*Ai* 
Ci tdnanfw' urpojifcA tjafftcxum xi 
ilLir«iAt0tn oi»-« p -f-Q-*/nptffTfcfifii 
iUa tôt- iticunx lut^-ix*ut 


tsr itiaira tur-£t A a 

» ro Am <’aIw cazj tf« #TuJ»t 

K 


V 

Axtwnnf- 


_ fiutum d^lucutncumim 
*| pt-o*4« a^wux mmit-u »Axpr*ec«puA 

u#n*r«zion#^pfâ^u»nilA d#i*urrm* 
der-Jkna’ Mumultca/* Aartw m^'rilur 
pcpuLun /x.CTKjnr'pArrt Apt»l/Û<* 
tnA/ÎAm 


IO 


»5 


J «o 




* | 


IO 










• «•!*' ‘ 


•5 


jfc ; ' * 


; » ■ 


20 


Am dur 




4 ituircAtn* 
#rf* 


fcnpul ; 


•1*M 


LU/ 


r* 








h.» ■■-•: 
»•■... • 

* ‘.‘f 






f*d£uun dutæur-x e/*ldfe».eA' A ' >, ÇuA*£ 

txttm r+ n une putxr. auurj^murcimif 
pxxrx • ^uAnwmanannAtt mintpA 
t uê»*' CJutd a Au. fa«wLx.^ux Ltupbi” 
peut fodr~< uwp<n-*- A*lrÿi4#r~*^uliaf* 
un A- Afr^uncuLx fmt fcdfrt L>c>ijue 
runc ihnv mA»'iA »ii*iurn»*A'unu^« 

' jA niinuT **uiln/cu.l 
-tor+f dâfidtnxnt' cfuÂclarrHttaf txt#- 
La* mfmjyam» &C fLx^mto Iftfcx*. 
euh Lcco/* ^uAecjutd*nt bcWctui Aur#f 

.pubUp-chmAx*. p*»/yî</ctxnr' (suh*i 

.Hnf milium Ant*" /ètipuium W»*1 ^ 

xtuir ejuAfn p.vuiu^plt- cUuuxo ej ‘+A m 

X#tu> -rutet^nt tjuincjHe- * 

pend* *,ut~i tkprCciA<bnA**^‘ 

Txetomitn ^u*JpT-tnrcprau mmTfiLA « 

. fV«upW Jtclir- euxuf pAeunuà. nn # 

t#tun^rpCnA**f"mc/ctar 
Ailco tnepr Jtc&fyfr. levntiifuncLtTqitf 
unu*n r*l» (jafnif u*rdfY<X urid+u?cûi- 
exuf cUx+rr, l'ettpet** *\i\tx-*ruffé4. ' 

. A-ntmt mWttW é^ftm mirtiu m^ ciuij 
inctutoKr^ *»r«M<p*C t«nir d^trmaaf 


S 


wfii w4n * amen/* m*^ti pi>n<tiuiir K 

^-'* t l * T1 pPmx «naLkiinr< li4Jc tunjf- 
hX*c tr>fpri>‘l)A*c IW» 
pmuAT*rpAJK^X pliM*ifni*»n porCrv^ 
pimA^^nnrfn unu^ui^ n^n^ûÂ 
Au^re^ppetmtA» pAup^- t tiduur**- 
tfuAcluiH’iirtpAMffrf W\pert» uCr^ln 
A**J luui w*f‘tr* ^p)îr»ittk. 
fn A i»r r*JdtLjca*tqxûil nit«lcarum <|uiA- 
ui/^ua ddfmur- e*n&+ ptoirn* Le*ljcr * 

tncptA-^uA*? l**A»*ui»n ummu putlic#' 

fu.cait-i~d>xau-' |u^ <um (icunjo ptutu» 
L*Lb ^n«u/Yâpw> p|ti<|umfc|î»ii*ui^n 
péjfrnf ucilU (uc**<ior- minMC 1 
<puA fxLx*n u.i r-£tn*n \dul*f u.m aAAu<' • 

t Ah*rtX. nttj-et fine^d *<~pfclwi pa/Wt* 
p* • k*ntf cLi#-CAr#r**.' 
pA*»*i<YiU djrfixmyfre-cc*fiUA^‘ 

upcariC pupif W ftp wniTuiilliaux 

daxnfuM ifi ÂCurpeAArunc *r-jAu«r ac 
puftLkm rutpdfm’didi*'eUtri'm»cLfxLtA. 
mtt Acnrftuc'^uum tamAmrA/* 

■ pC- xçfprn* ftdÇiZ J»Atiw/"u^rwn 

WAut^AXi 


IO 


•5 


JO 




***' :* 
* * î* 


cire» A. D. 860. — Valère-Maxime. Minuscule 

tteme, Sudtbibliothek, Ms. 366, fol. 56* et 


carolingienne. 

64*. 


• •••• • • 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFOR 


Original from 

UNIVFRSITY OF f Al IF ORMLA. 




































circa A. D. 860. — Valère-Maxime. Minuscule carolingienne. 

Berne, Stadtbibliothck, Ns 366. fol. $6* et 64*. 


P eux panes d’un Codex de la «Bongarsiana* de Berne, qui passe après celui de la Laurentiana 1899 à Florence, pour le meilleur manuscrit de 
Valère-Maxime. Grandeur des feuillets : 23,5X21 cm, de la surface écrite : 15 X 14. Nos pages donnent lib. IV, cap. I, * 11—13 et lib. IV 
cap. IV $ 7—10 (dans la petite édition de Kempf p. 167 et 190). Le Codex porte de nombreuses corrections et additions de la main d un second 
copiste contemporain du premier; ccs corrections sont partie originales, partie tirées d autres Codices. Fraube le premier émit 1 opinion que le 
Valère-Maxime de Berne aurait été revu par 1e savant abbé Loup de Ferrières (L. Traube, Uniersudiungen zur Überlteferungsgesdtidtte rômisdier 
Sdiriftsteller , dans les Compte-rendus des séances de l’Académie de Munich, cl. phil.-hist., 1891, p. 391); son élève, Schnetz, en se servant de 
données paléographiques et de rapprochements critiques, arriva à démontrer que réellement Loup de Ferrières était le correcteur du Codex Bernensis 
(J. Schnetz Ein Kritiker des Valerlus Maxim us im 9. Jahrhundert. Neuburg a. D. 1901, p. 35). — Le manuscrit appartenait primitivement à la 
bibliothèque de l’abbaye de Ferrières, à quelques heures d’Orléans; à l’époque des guerres des Huguenots au XVF siècle il passa aux mains de 
Pierre Daniel; il devint ensuite la possession de Bongars et de Gravisset et aniva enfin à la bibliothèque de la ville de Berne. Lu dehors de 
Traube et de Schnetz voir aussi C. Kempf, Valerii Ma xi mi factorum et dictorum memorabiliam libri novem, editio maior, Berlin 18o4, et 1 édition 
Teubner Leipzig 1888; C. Halm, Valerii Maximi etc.,- Leipzig 1865; E. Châtelain, Paléographie des classiques latins, pl. 181. 


En dehors du manuscrit de Valère qui avait servi de modèle au copiste, l.oup 
sc servit pour ses corrections d’un ancien exemplaire de l'Epitomc de luliu* Pari». 
Devant les variantes empruntée* à cet Epitome, il met ordinairement les lettres 
.1. I’. = Iuliut J’urit, ou bien .«. sa veturtu* (àu fol. 96» -etu-tut e»t écrit tout au long); 
souvent il écrit à côté le petit mot tie ou ita (voir la reproduction a. colonne I. 
ligne a, et la reproduction l>, colonne I, ligne 16 ; dans les trois derniers livres 
pourtant il écrit le plus souvent Alllt. = adSreviator ou BK. = irtviat<r. Il désigne 
sous le nom de u,*rut le Codex dont le copiste s'est servi (fol. 136*). Là où il donne 
des variantes à des mots du texte, il met KMNOl .\. tantôt a de 

Valerius, tantôt avant des mots de Paris (voir bl 13); ce qui veut dire sans doute 
(voir Schnctx. Le. 17) ou aliut (comp pl 51b. ligne 71. Quelquefois aussi il introduit 
une note marginale avec la lettre .f., que Traube rend par fortuit tîkhnctï, l.C. 17). 
En tète du Codex, Loup fait mention de l'Epitomc de Pans, sur un fragment de feuille, 
où il reproduit quelques passages, disparus du manuscrit de Valerius. Il s'exprime 
ainsi : /* adèrnriatore, qui et veteutus erat, quaedam rtftrta eunf, quae qmeuiam mettre ferrant, 
» tit t tarte suff-levi. — On peut du reste distinguer dans les corrections de notre Codex 
deux périodes, ainsi que le prouve Schnetz : dans la première période. Lupus s'est 
contenté de remplir les vides laissé* par le premier copiste et cela À l’aide du Codex 
<le Valerius, et de faire de légère* corrections ça et là; dans la seconde période 
il a collationné le texte sur l'Epitomc de luliu» Paris (Schnetz, I. c. 3a). — Pour 
indiquer les renvois Loup se sert d'un ou deux points (b I 8. 10). 

Minuscule carolingienne. L'écriture du correcteur est tout à fait sem¬ 
blable à celle du premier copiste, parfois même il est im|Kj«»iblc de distinguer les 
deux mains d'après la forme des lettres; pourtant, en général, les lettres du correcteur 
sont plus fortes et plus grandes que celles du copiste; de même la différence d encre 
offre le plus souvent un point de départ pour établir la distinction; de plus, il y a 
certaines lettres que le correcteur forme d'une autre façon, et où on les trouve, 
on ne saurait avoir de doute sur la main : son z est ouvert par en haut, tandis 
que celui du copiste est fermé (voir a I 5 ’9), * <)n J sans point, celui du copiste, 
au contraire, en a un; il écrit les lettres et séparées, le copiste au contraire fait 
une ligature (voir ttilut dans la note marginale de a 112 et tertimeuie, neitri dans a I 3.14 )\ 
dan* "'abréviation pour que. il met d'ordinaire deux points, le copiste ne se sert 
que d'un seul (al 10.13.14); enfin la forme d'abréviation pour fre est aussi différente 


(voir fairimottmM. b II 24, dont le trait inférieur est du correcteur, et f repérait, bll 6, 
qui est de la main du copiste). 

Lettres isolées. Une fois a est ouvert (ali 11). Quelquefois n est majuscule, 
en particulier dans la ligature »/ (b 1 23; b II 4). Le correcteur emploie quelquefois 
lu pointu (b I 18; bll 211 

Abréviations. Le copiste aussi bien que le correcteur emploie, bien que 
rarement, le crochet rond pour ut et le signe spécial pour ur (bll 1.14); dans la 
désinence mut le copiste emploie quelquefois un trait oblique avec un nœud (fol. 37») 
Dans la première colonne du fol. 123». qui est tout entière de la main du correcteur, 
le* petits mots qui et que sont abrégé* par suscription; dans les passages du fol. 97» 
complétés par le correcteur on rencontre une fois le» signe* insulaires pour est et 
pour tnirn. Dan* le* notes marginales le correcteur souvent ne donne que les initiales 
des mots, entre deux jioinis, ou bien encore il écrit plusieurs lettre* et termine 
par t ou par | (voir b I 13.19). Le correcteur a rendu en marge quelque* ancienne* 
abréviations du copiste (voir funfut, bl 8). Enfin on trouve souvent en marge une 
abréviation pour ueta, où sc trouve un passage à noter, et une abréviation pour 
quatre, qui marque un passage douteux (ail 19; bll 5). 

Ligatures- En dehors de et et de et le copiste sc sert encore régulièrement 
de l'ancienne ligature pointue pour rt (a 1 2.22; Il 7 24). Dans la ligature et le* lettres 
sont souvent séparées par deux [»ettts traits, sans doute de la main du correcteur 
(a 117 ; a II 32). 

Les signe* de ponctuation, comme on peut en juger par I encre, sont 
en partie du correcteur. Il* se composent d’un point placé en haut jrour marquer 
la ponctuation forte, d'un point à mi-hauteur pour la ponctuation fadile, et d un 
point d’interrogation. On remarquera la forme du point d interrogation (ail 17.18.20; 
b l 4); en plu* de cette forme, on trouve aussi en d autre* pages la forme usitée, 
suivant laquelle l'accent circonflexe est suivi d’un trait oblique orienté vers le haut 
(fol. 17 v ; fol. 50»; comp. le signe d’interrogation pl. 46 II 27). 

Pour les coupures à la fin des lignes le correcteur suit un autre système 
que le copiste. Il sépare les mots d'après les règles données |>ar les grammairiens 
latins s'inspirant des grecs (voir scs correction» al 9.10 et b II 13 14; comparer le* 
corrections de l'évêque Victor dans le Codex Bonifatianus de huldn p) 21a, ligne 20.21; 
consulter Schnctx, I. c. 14). 


al 

wfatxftti it« 


5 


rr indfcmn, 
mntit di|»û 

CriWCtAO. 

r#l mu»u* **- IO 
pto 

«*i ctilu* 


*5 


2 o 


lacsurum videbatur» discedens adiecit 
ita sibi crcdi 1 } oportcrc, si et*) aUi idem 
adsevcranscnt, q/i^w/jin unius testimonio 
ahqucm crederc^ pessimi 4 ) rwct exem- 
pli. Et relifk>m igitur suac debium 
ndem et cowmum atilitati salubre 1 } 
consilium rcddidit. Ser.tio quos*) ci¬ 
ves quaeve facta eorum ac dicta quam 
incongruo T ) ambitu orationis ample- 1 ) 
eter 9 ). Sed cum magna mihi atq*/ 10 ) jyrmulta 
breviier dicenda sint, claritate exceb 
lentib*/ vins serrao 11 ) infinitif prrsonis reb«/qw 
circumfusu* utrumq#/ prestarc n*w potu- 
it 4 itaque propositi quoq*/ nostri ratio 
non laudanda sibi ovnnia, sed recordan- 
da sumpsit Quapropter bona cum 
venia duo 1 *) Mctclli, Macedonicus et Nu- 
mtdicus, maxima patria ornauvwta 
strictim sc narrari patiantur 

Acerrime cum Scipione Afncano Mace¬ 
donicus dissenserat, corumqw* ab aemu- 
latione virtutis pndecta concitatio 
ad graves testata*q#< inimicias pro- 14 ) 
gressa fuerat; sed tam/w, cum intcremptujw 


5 


to 


■5 


SO 



cl ŸJamimo 


«cripuua 

]*»•'.»! P «ru V litira* 

ition; p*c; 


b) î^ed etkam dictatura delata 1 ) est. Angustc se 1 ) 
habit are nunc putat. cuius dormis tantu#* 
patet*), quantum Cincinnati rura f>a* 
tuerww/. Qu d Aeha familia, qua m locuples? 

5 XVI codem tempore Aclii 4 ) fucr**/, quibus 
ur\a domun< ula erat eodem loci, quo 
: .tîiûKT sunt Maria monum/wta, et unus in 
• •* Vcicntc s ) f«#»di u minus multo*) cul- 
... tours*dçsidcrans quaw») dominos habe- 
bjtl*4!|ojr/ maximo et Klaminio sf»ecta- 
**culi locus. Quae quidem loca*) ob virtute 
puhlirç donata possidebant. Eadem 
gens nullum ante scripulum auri^) 
habuit quam Paulus P/rse devicto Q min/* 

15 Aclio Tuberoni genero suo quinque 
pondo auri f ) ex preda donarct; 
tacco cnim quod princeps civitatis filia m 
ci nuptu** ,# ) dédit, cuius pecunia 11 ) tam 
iciunos penates videbat. Qui ipse quoqarf 
20 adeo inops deccasit, ut, nisi fundu 9 . qucA-j 
unum rcliquerat, veniisset l# ), undc uxor 
cius dotem recipcret non extitisset. 

Anitni virorum et feminarum vigebant 
in civitate, corumquc bonis dignitatis 


nota 


mJtir »rg«f» 

tUJW, M<1 
HtUytH* AU 
rum hait H 


S 


10 


■5 


20 


Scipionem conclamari audisset, in pu- 
blicum se prt*ripuit f mcstoqic/ vultu et voce 
confusa M concurrite. côncurrite* 1 inquit. 

„civcs! moenia n^/trac urbis eversa sunt: 
Scipioni enim Africano intra suos péna¬ 
tes quicscenü nefaria vis allata est.* 4 
O Trm pwWiûuw pariter Africani mortel) mise- 
ram et Maccdonici tam humana ,fl ) tamq#/ 
civili lamentationc felieem! Eodem 
enim tempore, et quantiu* amisisset 
principera et qualcm haberet, recogno- 
vit. Idem fdios suos monuit, ut funebri 
cius Iccto humeros subicerent, atqw huic 
cxcquiarum lir ) illu** honorem vocis adic- 
cit, non fore ut postes id officium ab 
illis ,B ) maiori viro prçstari posset, Ubi 
ilia tôt in curia iurgia? Ubi toi 1 *) inultç 
pr* rostns altcrcationes? Ubi maximor um 
civium et ducuin tanta») non togata 11 ) 
proelia? Omnia nimiru» ista praecipua 
veneratione pr,tsequenda dclcvit mo- 
deratio. Kumidicus autem Metellus, 
populari factione patria pulsus, 
in Asiam seceasit. In qua cum ci forte 

aestimatio cunctàs in rebao ponderabat#r. 

Haec imperia conciliabant, haec iunge- 
bant affinitates 11 ), haec in foro, haec intra 
privât os parictes plurimum poterant: 
patriac cnim rem unus qutsqus, non sua m 
augcrc properabat, paufvrq»/ in divitc 14 ) 
qua«f dives in paupere 1 *) unf>crio versari 
malchat. Atq«u huic tam pr<»/claro p**posito ilia 
merces reddebatur, quod nihil eorum, quae 
virtuti debentur, cmerc pecunia licebat, 
inopiaeque illustrium 14 ) viroru/w public® ,f ) 
succurrebatur. Itaqw, cum secundo Punico 
bello Gneus Scipio ex Hispania senatui scri- lê ) 
psisset petens ut sibi successor mittcret#r, 
quia filiam virgincm adulte iam aetatis 
haberet. neqirc ci sine se ,f ) dos expediri fiosset, 
senatus. ne r es pmi/iAf 90 ) bono duce careret, 
patris sibi partes desumpsit, consilioquc 
uxoris ac p/»pinquorum Scipionis constituta 
dote summarn eius ex aerario crogavit ac 
puellam nuptum 91 ) dédit. Dotis modus XL 1 * 
mil/* aeris fuit, quum non sotum humamias 
piUmm Cfmjcrf/tornmV) *ed et iam habitus vrter um 
patrimoniorum n ) cognosci potest: namqwcadco 


RlBllMtl • •> C-encù— a* té*. *1 »p.è. et o» » an nul* in pat deux irait. obl*,u«. •»<'• P*“ *> tedtrt. *1 da fieiume. d* D.ral.Jnt ftî.di 

(rattagr. da la mai» du corr.ct.-f •) « a.t annulé M ni. k 1 a ligna -uivaul*. •} de -, «iq»e aur un grattage, par le effecteur; 4 e **** ** leUf.. pt*cé^«.e. .*. p.f.U«n, Mte d 

I terme ajout* par le cortecteu. eu lettre, plut petite» "l de «du* “ ter »ur ua grattage, du correcteur, a ett Micnt “1 tt.tn.ic tut pour mimutlmt /rui ter un gTattage. du correcteur. ■) 


*) mf 

du correcteur. 
4e mort+m 


•ur un K 7 ^ueg«. 

*' 1 Mffi imeo -- ■ •» p ■ ■ ■ p ■— ——»- — — — ... . , , 

u, 4 e "l rir ter ua |ffettA|(, du correcteur, **1 iU »ut un grAttege, du correcteur probAhirmeAt une erreur peur tam, 4e tantum ) um êofatam. 

K.m.r,-.. aur B : • C.rr.ett.n d. feie.e •> ,r .ur -n gr.,,... •) fa,et .ur un grattaga, d. la -ai» du correcteur. *) de Aeli. *) d. Vegente », de muUaa J) , .ur mpvuvièm 
...» eu-dat.o. U» trait dabréalation •> de Ma—, *, -un .ur -n grattage, du correcteur - de enuffm. -) apte, férumia un pam grattaga, probabla-.ut U yeeaUf eeummem > + ~ A,nut,am 

U, da dtmue. “i de faafnrm. ") 4. tmofUe yutM mUetrmm de fabtu,. ••> p ... an.uM at tra-.po,,* k la ligne emrauxa Le. -lot. «... .*par*. par une *a,tole -) epr*. p. us p-at *»_tto«e. 

“I Ua Snala Mnatu annulée pet 4e» poiatt. •») Aiaat portant laa édition». Le correcteur a cherché, e» di»ar«* manière», k corriger l'abrèatatlon : devant p U n mi» ua atgn» a r vta , , p , 

•ut»! «|«’il a tffué un ftègae d'nbréeUtioA «ur fr. 


. Digitized by 

UNIVFR^ITY OF CAI IFORNIA 


Original from 

I IMIX/FPQITY np TAI IFHDMIA 



J 

4 

5 

6 

7 

H 

9 

to 

11 

I 2 

■3 

U 

*5 


aidnuncr^îüfTne Ç pfenfe 

N cfenaà xyw^^ ^lît}^ * \ c Ih u» 

A WK;niniium itUni^neaeme^tndulv^fMfNrtne^ 

f _ â f » /gi»uL4-w ~ ^ 

I ii*Wm e^ppce_nocmih!^pûiio anrtvie : chf* 


l 


/> .^yfflMitu um 

! fi*WnJ ^pficeiîocmiIitjpptoiQ^r^î^cf ; CH F- 

_D <&nupài1}M.i N ' 

-C* icX^cjutJdein c3e-^HR m^aAjrtï<W'^> > >ni^y 



S, • , w 

} ji 0 c^ejaip^u^^pofn^nio éttxjtüoltf 

~ ^ $fp3n?Sc(aocï; â^dicta>AM N. ^ntf fûjc uo liienx ; • 

chr. Tamo^üfcçurpof^îc^icIci^cSbi/^ • 

^uroctfïït^ucc^-ïiiaip.0 cw" n<t^^iT£r. ^ 

U'ctfta.mfeuiddÿirnufobfîmira.tefe-, ^ 

- S ^etfoc Ltttftfciüfirfarrr aura ArpauLtn dahjf^ 

S i(a.pî£(M.l M'^nxuv ch K* a1?i !mro»tnde^d^ 

£ «jimuero•fi^uiametu>lefXvi m- faneuoto 
N AxmjtQxernx fxu:iX cjf ui ccj uid. Vv . 


• r 



Sacc. IX. X. — Térence. Minuscule carolingienne. 

Milan. Biblioteca Ambrosiana, 11. 75 , parte infcriorc. fol. 48 . 


Digitized by 


Original from 




















































61 


Saec. IX. X. — Térence. Minuscule carolingienne. 

Milan, Biblioteca Ambrosiana, H. 75. parte infcriore, fol. 48. 


P age d’un manuscrit de Térence, illustré. Grandeur : 25,8 X 20,8 cm. Dans les éditions, le manuscrit est désigné par la lettre F. Il est 
maintenant édité en entier en phototypie par Bethe : Terentius. Codex Ambrosianus H. 75 inf. phototypice éditas. Praefatus est Ericus Bethe 
(t. VIII dans les Codiees graeci et latini phototypice depicti duce Scatone de Vries. Leyde 1903). Voir la description dans Bethe, préface de 
l’édition citée; dans Châtelain, Paléographie des classiques latins, pl. VIII; dans Umpfenbach, préface de son édition de Térence, p. XXXI; 
dans Otto Engelhardt, Die lllustrationen der Terenzhandschriften. Iena 1905. 

Le manuscrit n’est pas daté. Ceriani et Châtelain le font remonter au IX' siècle, Traube et Goldschmidt au commencement du X e . 
Traube donne Orléans comme lieu d’origine du manuscrit; d’après Goldschmidt, ce serait Reims ou le nord de la France; Wilhelm Meier, au 
contraire, émet l’opinion, qu’il a peut-être une origine allemande (Engelhardt, 1. c., p. 12). 

Quant au texte, le manuscrit appartient à la catégorie des Codiees de Térence, recensée par Calliopius et dont la majeure partie porte 
la mention : Calliopius recensui. Ce Calliopius, comme Dziatzko l’a démontré, ne peut guère avoir vécu avant la fin du V e siècle {Commentationes 
Woelfflinianae, Leipzig 1891, p. 219). 

On connait encore 12 manuscrits illustrés de Térence. Le Codex Vaticanus 3868, écrit au 1X° siècle à Corvey, passe pour le plus ancien; 
en effet, à la fin on a la mention Hrodgarius scripsi, et Hrodgar se trouve mentionné parmi les moines de Corvey, qui vivaient au temps de 
l’abbé Warinus (826— 856) (voir Gutjahr, dans les Compte-rendus de la Société saxonne des sciences, cl. phil.-hist., 43, Leipzig 1891, p. 2C6, 
nota, cité par Engelhardt, I. c.; l’écriture de ce Térence du Vatican est, en effet, très semblable à celle du Codex Beda de Corvey, celui de 
notre planche 56,3). — Tous ces Codiees illustrés reproduisent directement ou indirectement un manuscrit original ancien, dont il est impossible 
de fixer la date avec certitude. Bethe soutient que les images ne peuvent pas avoir été faites avant le IF siècle de notre ère; Engelhardt croit 
quelles ont été dessinées à la fin du V« ou au commencement du VF siècle, précisément pour l’édition de Calliopius, qui date de cette époque. — 
Tout d’abord les images ont été dessinées à l'encre, puis remplies de couleurs bleus et rougeâtres. 

Notre page donne le Heauton timorumenos IV, 8,18—32. Peu après l’exécution du texte, les gloses ont été ajoutées par un autre copiste; 
son encre est plus pâle que celle du texte. 


Minuscule carolingienne. Les lettres sont larges et fortes. Souvent 
les hastes sont un peu appuyées A noter la forme dcmi-onciale que l a a quelque¬ 
fois (comp. l’a demi-oncial dans le Codex Augustinus de Saint-Maur-dcs-Fossés, 
pl. 71, lignes 6. 24). Les initiales de chaque ligne et les noms sont en capitales 
(mêlées de quelques lettres onciales) et écrites à l’encre rouge. 

Lettres isolées. Le plus souvent a a la forme carolingienne onciale (i.a), 
plusieurs fois pourtant, il est demi-oncial ( faeturum, 6; fla<rre, 7; fati.»m, 13. 15); 
dans les gloses il est toujours oncial. 4 est droit (1.3); dans les gloses, il a souvent 
la forme ronde (a. 6). Il est aisé de voir que l e est fait de trois traits; de même 
la tête du ir est tracée de trois coups de plume {atgre ferai, a), f dépasse les lignes 
à la fois en haut et en tas et se distingue ainsi de l’a (abstraction faite de la 
languette), qui ne dépasse la ligne que par en haut {ttntitte, ferai, a). Dans le mot 


adventu de la glose, ligne 10, 11 est majuscule. La panse de q est large et faite de 
deux traits {fttofttt, 8). r dans la liaison *r est rond ( farte. 10, glose). 

Les abréviations sont rare*. A remarquer l'abréviation pour fat J (13) 
et pour fui* (10. glose) 

Ligatures. Kn particulier la languette de l’e et de l'f, le trait de tête 
du ir et l'épaule de l’r sont souvent unis aux lettres suivantes; la barre du t 
touche aussi bien les lettres qui précédent que les suivantes [aigre ferai, a ; nam te 
snentt, 15). Voir la ligature et (6). et ne forme pas de ligature ( paetrtme, 7 ; pestaient, 13). 

La séparation des mots est très imparfaite. Parfois pour séparer les 
mots, on a ajouté une dioitate (1.9). Les signes de ponctuation en grande 
partie sont d'une main postérieure. 

Accents. Voir l'accent circonflexe sur aigre (3). 

Voir les corrections lignes 12 et 13. 


(MenHonins Chrême*, senes duo. 


Menedemus. Ah, frustra sum igitur gavisus miser. 
Quidvis tamen iam malo quam hune amittere.) 


5 

6 

7 

8 

Chr/M/i 9 

10 

11 

12 

• 3 
«4 

•5 


filio 

Quid nunc renuntie** abt te responsuor. Chreme 1 ), 

Jure ferre •«**« *) expenaatn 

Ne sentiat me sensisse atq«tr aegre ferat? Chrenu*. 

Acgre? nimium illi, Menedeir.e. indulges. Mcoedemue. Sine: 

cœitiaMiatSMf r#1 toatinve 

Inceptu»» e/r: pvrfice hoc mihi p/rpetuo, Chrême. Ch remet. 

timul no* • tiiuet oaecum 

Die convenisse, cgissc te de nuptiis. 

1 eiticet die 

Diea*r. Quid deindc? Chr emes. Me factura** e//« omnia. 

Généra** placcre; postremo etia*», si voles, 

i d #*/ d«Rp*maUM 

Dcsponsa** quoq«* e/re dicito. Mei \tdtmus* Hem»), istuc voluera**. 

UÜitêi âge %cilicei fitsua âge 

Tanto ocius te ut poscat et tu, id 4 ) q*4*i cupis, 

pro quant O a eüuti copit Uf #*f unie o ne fone pmaîmn «#«rp*v#, qwi* facile ei indnlg" 

Ouaw ocissime ut des? Men/if/****, Cupio. Chr emet* Ne tu prppcdicm. âlli tui Uwwtm 

•rt/iVr/ fil il H* 

Ut istam rem video, istius obsaturabere. 

Sed hcc iata*) ut sunt, cautim et paulati** dabis. *1 

•cilùei fcltu» tuu* et £in me* 

Si sapics*). McneJemmr. Facia«. Chr emet. Abi inlro: vide qsfd 7 ) postulent. 

Ego domi ero, siquid me voles. Men edemue, Sane volo: 

Nam te seiente faciajsr quicquid egero. M mtdtmut Ch remet. 

Clitipho. Syrus. 


Menedems/. 


Chrêmes. 


•) Sur le vocatif on iront un petit • »»ee un occent; comp. pl. 5 S. I. * et io- *) Corrigé 4e tumm •) b tracé iptèt coop. 

•épate {comp pl. Jik). *< Le mot ut. devant itta, eat annulé par tan point aourcrit *1 De tafia*. *) Corrigé, I tenable nvotr été euocrit aprée coup 


•) On a fait <Ufl correction* aux tfoii petit» *wf; «ne dioMiolt !«• 


Digitized by 

HMIVFR^ITY OF f.AI IFORNIA 


Original from 

|_p\/FRÇITV HF r Al IFnDMiA 


- 













V- 'JL ■ | t> 

I e ) 7 T ■ / 1 1 • § 


i 




■ * i i . . ' • ' i ; / 

Wu T^' rCo,o ^r'^ A 'tT'u A. W jL. ^ J> ^ u ^ 


\ ^ 


i. ' ; ' 

MK. 


--( H 1 ; 


t 




^b tiV'u Vrb u n o y*~0> 


\ui b 


up\ 


LOU) 


vi^yù ^Cu 


c ir ruxi-oOC^no^^ ^^>4, à- 



r\ : . ‘ f i' • 

• t 

\u»C vuu)x> 


• r « - / . * 


^tod-^uoiv Jyvo àr ^OuYCb/^ô^Ô^VoV uj 

A / 

. j i 



ar»)iü <ir*v - OV) C à~' 


1 - i. 


*. ; • • ^ 


CciV>CcU) 


. ; 

* ! v r» .,.. j I .!'••• J 

, 

C) 


I fi 


> / - ' 


I I /-/ 1 # V 

riMlp ?ur>^o^^^(^o)r;c^ tVrC ^ L 4Tuj<$-oï^uu>rT><^'eri3Y^^b^ 

' 1 

JH • ,4 %t • l .4 | . 4i f 1 *,,J i>VrrV tflp» .S» » 

ii * V- *k4àL&V.*4v * 1 , . >..■ i.. . •«•*».■,»JMry >.4.^b 

i* ; - i- . \\ ? 4.:i fia 


v». 


f o Vv'V 0 orr <Ap)ro foujvyjoi^rn'rô 




'■; '-JjïK U 


WW 

.!<■ ' ' ! .4 ' ‘ f 

* • . • j 'v-' ! 4 

W \ ' V • ' 4 r,‘ ■ s ]:•*' 

I ' ' 1 * 

V O 


f m 


.*!. 

: t \ 


Jjd ^Car» uu 

• »* ^ 4 “ * ' » 

4 - - 

. xj >fi««C -<• 


) 


'■4 i-r 

. • V - î ; x *• 

•j 


• ♦ • k * «»• 


V^O UjCJ^Ha) 






A. D. 876. — Privilège de Jean VIII. Ancienne écriture curiale. 

l*arh, HiMiotbèquc Nationale Ms lat. &&40. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 














































































(M 

CD 


A. D. 876. — Privilège de Jean VIII. Ancienne écriture curiale. 

Paris, Bibliothèque Nationale, Ma lat 8&40. 


F ragment d’un Privilège pontifical sur papyrus. Ce papyrus est aujourd’hui en huit morceaux. Entier il mesure 3,20 ra de long sur 0,55 in de large. Regeste : Jean VIII confirme 
les privilèges et possessions accordés par l’Empereur Charlcs-le-Cliauve au monastère de SS. Marie et Philibert de Tournus (Tornutium). 15 Octobre 876 . Imprimé dans Migne, 
Patrotogia latina. I. 126 , col. 686; regeste dans Jalfé-Ewald, Regesta pontificum Romanorum , 3052 ( 2280 ); reproduction dans Pilugk-Harttung, Specimina se tecta diartarum 
pontifieum Romanorum , Stuttgart 1885 , tab. 4 - 6, et dans Champollion-Figeac, Chartes et documents sur papyrus, pl. 1 — 9 . 

Les neuf premières lignes qui contiennent le protocole du début (non reproduit sur notre Fac-similé), sont écrites en lettres agrandies; les lettres de la première ligne, 
où se trouvent le nom et le titre du Pape, sont particulièrement développées. De même la fin de la formule du Scriptum est agrandie (cette formule n’est pas non plus reproduite 
dans notre Fac-similé); la dernière lettre a est particulièrement grande. La formule de salutation Bene vatete est en onciale. U Date est écrite d’une autre main que le contexte. 
Comme année on donne la première du règne et la première également du post-consulat de Charles-le-Chauve, qui fut couronné Empereur le 25 Décembre 875 (voir sur cette 
façon de dater les explications de la pl. 58 ). Le sceau de plomb n’existe plus; les sceaux de Jean VIII, que l'on conserve encore, portent, comme les autres sceaux des Papes de 
cette époque, d’un côté le nom du Pape, au génitif (donc Johannis ), de l'autre le titre pupae ; voir pl. 58 . (Nous donnons aussi dans la transcription le début et la fin du Privilège.) 


Ancienne écriture curiale. Cette écriture, comme celle des diplômes royaux mérovingien», 
est issue de ta cursive romaine plus récente. Pourtant, au cours de* tempe, beaucoup de lettres prirent 
des formes spéciales; a. e, % t sont particulièrement caractéristiques De plus, dan* la curiale les 
lettres août droites, mieux séparées, elle* ont une forme plut ferme et se distinguent par leur largeur 
et leur rondeur l-e* lettres longues se prolongent beaucoup en haut et en ha», les battes supérieures 
sont légèrement épaissie», au contraire tes hastes inférieures sont pointues Le* ligature* sont plus 
rares que dans La cursive romaine Le* ligne* sont fort datantes les unes des autres. 

Lettre* isolées, a est large et ouvert; il ressemble à l'oméga gv#C i/uo", l] e est simple, 
mais il est plus grand que le* lettres brèves et porte parfois au milieu un petit trait latéral, résultant 
sans doute de ce que le c était écrit de deux coups de plume 1 6). Dans U? 4 . la haste 

descend bien au-dessous de la ligne (< 4 r, 1). Il est facile de confondre Ym avec l’a (Àc. 1). f est 
fait d un long trait, descendant au-dessous de ta ligne et d un petit trait obbquc au milieu; en ligature 
ce trait souvent va très haut l ofrm, 4; pn/ai*, 1). Voir la forme particulière du g (/mWoth i» 7V 

1 au commencement et quelquefois aussi dans le corps des mots est très long (ém, 1; smJmslito, s) 
Dan» Ym et dans Ym le dernier pmtxage est recourbé en dedans (1, s). La plupart du temps • est 
de forme circulaire (i). q a une forme particulière, évidemment issue de la forme majuscule (1. s). 
La boucle du p est petite et un peu détachée de la haste (i)l r est petit et guère plus grand que 
le* lettic* brèves; il a l’épaule longue, en ligature, Il forme avec les lettre* suivantes un angle aigu 
/mvVr/s#, 1 * est un peu plus gTand que les lettres brèves; à La fut de la ligne 5 on a un 


(t Tohannes episcopus se r vus série rum Dci 
Getloni inclito abbati dileetisque fil ns 
noatn» in Tornutio mortosfcrlo i 
1i«» iMwtru gioriosu Karolo imperatore Auguste 
sanctae et întemer.itac semperque virgim 
Del genetncM Morue atque pretioso confessori 
Chrisri Fi’lherfn targito aub régula aancti Henedkti re- 
ligiosa conversai ionc degentibu* nunc et fulurit 
te m pan b us. f 
Quando ad ea.> 

1 de hiv quae in prefato privücgio teti in praeccpti» lp*iu» fllil noatri Ksroll ex h»* quae 

2 premisimus facti* coatinentur, vel in futuro ab eo vel a quibuslibet ahis de proprio 

) fuerint his specialibus usibus turc coda ta, sub ctuusiibet causae occasione sive spccie 

4 qukquam minucrc vel offerre •) rve suis usibus appbeare vel allia, quasi tempus causas 1 ), pro 

t auac avaritise excusât inné présumât cotteedctc; »od rum ta, que prsefati* 

6 usibus monachorum et ecclesiae ornamentomm >cl UiTmnrrionim, matncula- 

7 riorum, ospitium et pauperum ablata sunt vel offerri cocitigerit, perenni tempore inü- 

8 Ivàta et inronvulsa oc ame aliqua inquietudme eorum usibus, pro quorum sustcii* 


(Si quis autem temerark» ausu magna parvaque pemma contra hoc nemtrum aposto- 
Ùcum decretum agere presumpsent. sciât se arvathematis niveulo esse innodatum, 
et a regno Dci abenum et curn omnibus itnpiis et aeterni inc endn supplicio conde'm]natum 
Oui autem verua ruât ms et ntuervator hulus eon&rmationla exstUerit. benedfctioncm 
et gTatiam et caelestem mi*cricordiam a Domino coiwcqui mercatur Scriptum per 
manum Anastasü notarii regionarii et jeriniarii sanctae Romanac ecclesiae, in mensc 
Octobrto, imite tu. ne décima f Bene 

filet* f 

f Dut uni klus Or tut nia* per manum Christophori primiceri aancte 

somme sedia apontolice imperante domino nostro pâissitno perpetuo Augusto Karolo a Deo 
coronato m^gno imperatore anno primo et post consulatum eius an no primo, 

Iftdictione décima t) 


*j Am là— dm mnftrtg. »i Ica encore le ceyUte i'«t( ttoapé, il f««l le# f«««« pu* dé rentu 


grand a rond. Dan» le t au lieu d'un trait vertical on a un cercle, et la barre est faite de* deux 
extrémités de ce cercle qui se croisent [ pttfau, 1 ; comparer la forme du t dans le diplôme d Aistulf, pl. 39) 
(La forme île* lettres de récriture agrandie des oeuf première» lignes et de la finale du .SVr^o vu 
répond en général à celle du contexte, pourtant a conserve la forme de l'a demi-oncial fermé et q 
a diverses formes, se rapprochant du q majuscule.) 

Notre Fac-similé ne porte pas d’abréviation a. (En d autres fragments du Privilège on fait 
un grand emploi de* abréviation* par contraction. En outre, 4 la ligne de la date, le* titres et les 
formules sont abrégées. Le plus souvent le signe d'abréviation consiste en une ligne horirontale ondulée 
Parfois on se sert d un trait oblique, allant au-dessous de la ligne, par exemple p«>ur les finales 
d fèiirim* et §mmU$Êm dans la date Le signe d abréviation dans le mot première 

ligne, est placé au-dessous de la ligne dan» la haste de p j 

a, 1, r, I en particulier se trouvent en ligature avec les letiics suivante* ou les lettre* pré¬ 
cédentes; à cause de cela souvent les lettres changent de forme. Voir par exemple e dan» prhnUx^ (1) 
et «tans ftmmimmt (a). I en liaison avec e et I descend au-dc**«>u* de U ligne ijêlü, 1 ; rptcèr, j); en 
connexion avec f et r il est petit et ondulé (fri—Ufiê, jilsi, t). Voir U forme de Ym dans fr*prù (*•. 
A noter les forme» du t en ligature lyWfc*. 3; f«MIH a; 7; *r5; al 

Séparation des mots et des phrases. La plupart du temps les mots ne sont pas séparés; 
quelquefois seulement ils sont distingués par un petit espace blanc. Le* phrases sont séparées par 
un petit point, et la phrase nouvelle commence |»ar une lettre agrandie (W, 5). 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 











63 





IO 


f nfupcrc^ljn^tixmc^-rmAcIi^me- tntmiaemf j 

drtxtrcur mfhzvun t mm - qui j J^egW'-r/iAr/ir atinfulxe muncrx 
csrnfufifimv'&ctchoncftxn quxe- o ffcrcn r -'regef Xr*in±cr atfxkxnn 

rmTcf mxlummihi' O tircum confrnctTtr' * 

*» A-LOMON ISj, "pT^ufors.timrtum orrmef rtgef «ra 
k Siq MCIUMTMH ucrfi^rixnoncf fenuenvei- 

regicU~-‘ aciufTm*mTU QmxeruA'pauperOTXfwrwrrr-'<*£, 

\m fihe rrgif ' wopem cutnonefir xdiumr' 

I uchcxbtv populum zuum intuf T) xrc&f mopi ék'pxuper* ‘îwW 

m JL 9 

ttox/^ pxapcrc/^ruor iniudtao pjuiptrum fxlminr * 

^ d/timmr mornxf pxcem populo '\ J^bufur^A'imcjurcxcû' rxdimâC 
Oécollcf luftnum * — ^nimi ft?rum * ATprnofaffrrr 

uAtcAbrc pxupcrcf populi •'{XL fxngutf cor*mocnhf twf \ 





m 


V \ 


4 


IO 


Locur ‘ct»r~mrui*ef* J, onç* 1 pnJu&xfl ptt 

oeuf cAÀerr~i**uf Iccuf ^ <*0*4** •' ^ louent’ 

P rtfrW* * -t X cquMmf ljj 9 u»Ja*f 0 (*fW ff 0 • 

*éuf fa tnprtfamtM- I 9*eo i*v*r- udh / * X ^ 

ccuL*‘ porwnan 1 pW- 

t/AkW<f‘ , J o*$CL'fsrCt' X OTK' r^tmemU m^ffrnrm- 


t 




cmnrr-pclp 


v. 

i iv 


; 




/ 




















v 


X ficuUr LpeeituT' -a hcunintC * X ^ rM *- 5!^f «pw 

J oeufkf cLtiefojfrS CrçtUaq'- ' ifrUtpirr^ X 

ido^tuC■ hhuneLtif. u f ytL*a*f { beune • X ^ I^JceLnarw 

vLlnfrtJ*- X **^*« 1 ^: 

X obu^tor- "olfPpbtHr* ^ cr^uratvf^ 1 teijfvr?' 9^m- wWl9W*t& 

|» Sj'mxm fre omnibiif..fetrt uclerrubuf^ 

cu.ù • fi&mn<treq. fimirr prntxi rt aji f ^jua^. ctei 

Trxéere \J monxftcru* 1er fixlLt ppruv*xzt mcarn qui <^p**rrmA Kettt/rtAt» d^/îtu>rum 

• fnxmf mex concrfCtoner utfarfum pofftAre In pA^o ‘^incJjjctiue ti^min.aii. Inloco mAn 

** v* y _ U.‘L V N. ^ 

ruJorf^uocrraxv » üuod Æfrcf'cw confjtfu pximorü acIudcaxi met^priv^ 

/ »# ^ I i ' % C » s ^ 

n • C^-tam pamone ter- îpfc ctp oàfJe T^f~trtnpuf urrtj mcç p officlta,- (V.<ruiauna, 

&.A m*lpî: •^iW^V»»«^> | 


«y. ru^jpc c^grz.v.f ^ fr-fan,rr, - 

iio-xmmç mcx.Jecrn n imort/e „, rt , 


ij 


i n.rrione Jm-occcc XXX .U!• InciicrtoniWl- ! 

; 

j ub comrrr PernoArao • ■ <*iè |i<(vu &aa|u^k)*ttTn.-! 

s.Aîà-: > ';•{. ’■... ■ •.'. ; , . , •’. ,1 ■■ , V- 



•I V:' rislll 


uincp xiîi Aj\nof . 

t • • 


ta» «i I . 



A. D. 872- 883. — Psautier. A. D. 911. — Glossaire. 

Saint-Gali, Stiftsbibliothck, 19, pag. 68. Berne. SlatUbibUothek, Ma. 336. fol. 110. 

A. D. 933. — Document de Salnt-Galt. 

Saint-Gall, Stiftaarchiv, IV, 48$. 




Digitized by 




Original from 


IINIX/FRÇITY nFJ^ 





























A. D. 872 - 883. — Psaumes traduits de l’hébreu. Minuscule carolingienne. 

Saint-Gall. Stiftsbibliothek, 19. |>. 68. 

F ragment d'un manuscrit en parchemin, contenant une traduction des psaumes de S. Jérôme, faite sur l'hébreu. Notre Fac-similé donne la fin 
du psaume 70 et quelques versets du psaume 71. Grandeur : 29 X 24 cm. Ce Codex fait partie des livres qui, selon le récit de Ratpert dans 
les Casas S. Galli, cap. IX, furent écrits par l’abbé Hartmut de Saint-Gall (872—883) et donnés à la bibliothèque du couvent. C’est aussi ce que 
témoignent les vers que l’on trouve à la fin du Codex : Hoc ego psalterium, quod iure vocatur hebreum. — Hartmotus Galto donavi pectore 
laeto. — Au/eret hoc si quis, damnetur mille flageliis — ludicioquc Dei succumbat corpore pestl! Voir G. Scherrer, Verzeichnis, p. 7 ; P. de Lagardc, 
Psalterium iuxta Hebraeos Hieronymi. Leipzig 1874. 


Minuscule carolingienne de l'école calligraphique de Saint-Gall : l'écriture 
est belle, forte, large et régulière. Souvent les hastes sont un peu appuyées (voir 
par exemple I, A, b de la col I, lignes i. a). L'i et le dernier jambage de 1 m, n, u 
ont souvent une ligne de fuite horizontale ou légèrement oblique allant vers le haut 
(I,j 9). Les lettres//constituent le plus souvent la ligature habituelle (I, a. 3), quelque¬ 
fois pourtant elles ne sont pas en ligature (iustitiam. 1,7; est. 11,8; comp. pl 69). — 
Pour le nom de Salamsuis et pour ta première ligne du psaume (I, 5.6} on emploie 

Insuper et lingua mca tota die me- 
ditabitur iustitiam tuam, quia 
confusi sunt, et dehonestati quae- 
rentes malum mihi. 

Salomonis. 

D/ns iudicium tuu** 
régi da, et iustitiam tu¬ 
am filio regis. 

Iudicabit populum tuum in ius- 
titia, et pauperes tuo9 in iudicio. 

Adsumcnt montes pacem populo, 
et colles iustitiam. 

Iudicabit pauperes populi, sal- 


la Cafiitaiij ruitica, pour le commencement des vers la Cafitalis fuadrata et quelque¬ 
fois aussi l'onciale; toutes ces lettres majuscules sont à l'encre rouge, 

I.a séparation des mots est encore imparfaite il, 1. 3). Comme signe de 
ponctuation a la fin «les versets on a un point placé en haut, pour marquer la fin 
de la phrase (I, 4, 81; au milieu du verset, pour la ponctuation faible, on a un point 
d’exclamation, servant de virgule, ou bien un point à mi-hauteur des lettres (I, 3. 
3. 7. io. 11). 

inimici eius pulverem lingent. 

Rcges Tharsis et insulac munera 
oflferent, reges Arabiae et Saba tri¬ 
but um confèrent. 

5 Et adorabunt cum omnes reges, uni- 
versae nationcs servient ei. 

fjuia eruet pauperem a potente, et 
inopem cui non est adîutor. 

Parcet ioopi et pauperi, et animas 
10 pauperum salvabit. 

Ab usura et iniquitate redimet 
anima** eoram, et prrtiosus erit 
sanguis coram oculis eius. 


5 


to 



A. D. 911. — Glossaire latin. Minuscule carolingienne. 

Ucrne, Stadthibliothck, Ma. 336, fol. 110. 

F ragment d'un manuscrit en parchemin, contenant un glossaire latin. Notre page donne des mots, commençant par la lettre L. Le copiste 
avait laissé un petit espace blanc pour les initiales des mots; celles-ci furent tracées plus tard; en plusieurs pages, elles font défaut. Grandeur: 
30X19,5 cm. Le copiste du Codex se nomme Eriulphus levita. Au commencement du glossaire, fol. 3, il dit qu’il a commencé son travail l’année 911, 
un Vendredi; à la fin, fol. 182, il écrit : iussit me scribere Letbertos (le nom est eti lettres grecques) sacerdos. On trouve répété, en maints endroits 
du Codex, le nom Erlolphus écrit en lettres grecques; quelquefois se trouve ajouté le nom de Wido levita. A la fin du Codex se trouvent quelques 
vers, en lettres onciales, que l’on rencontre souvent dans des anciens manuscrits : Sauta rudis pelagi ut sévis ereptus hab(!) undis — !n portum 
veniens pectora leta tenet. — Sic scriptor fessus calamum sub cake laboris — Deponens habeat pectora leta quidaent (!). — llle Deo dicat grates 
pro sospite vita — Proquae (!) laboris agat iste sui requiae (!). Amen. — Et illut obsecramus ut oretis pro scriptore, si Deum habeatis pro- 
tectorem (comp. pl. 37). — Le Codex appartenait à Bongars et, sans doute, il est de provenance française. Voir Hagen, Catatogus etc., p. 279. 


Minuscule carolingienne. Le Jtutm de récriture est plus aisé et plus 
courant que dans le* manuscrits de Saint-Gall. — A remarquer la forme de l'r 
dans le mot avurut ( 111 , 8 ). — Abréviations: Pour ur on a le signe spécial (notre 
Fac-similé n'a aucun exemple), pour ms on a le crochet rond (I, 8). Pour vel on a 


soit üt soit I avec une barre ( 1 .9; III, 10). — Voir la forme de la ligatu rc //et ex 
(I. 6.10; II. 6). — Comme signe de ponctuation la plupart du temps on a un 
point, quelquefois on a trois points (I. 9- 10; II, 4). Le mot que l'on explique est 
d'ordinaire séparé du mot suivant par un point d'exclamation (I, 5. 7. 8.11). 


Locus: oportunum est. 

Locus celeberrimus : locus 
frequentissimus. 

Locus sawCAis in presentia D<L 
5 Loculum : portatorium 
de tabulis. 

Loculus : locellus. 

Locuples : dives, opimws, 
idoneus, habundans, vd 
10 gui multa loca possidet. 

Locupletat : rnultiplicat 
(divitias.) 


Longa: producta, prdixa. 

Longa intercapidine : longa 
interstitio. 

Longo : intenrallo. 

5 Longe : procul, maxime. 

Longa : exorsa longe 
locutiones. 

Longe lateq**: in longum et 
in latum Ilocutio. 

10 Longe ambages : diutuma 

Longevitatem : longo tern¬ 
irions vitam vel eternitatem.) 


in lingua, garrulus, 
sive multum loquens. 
Loquaeitas : habundans loqutio. 
Locutus est : cecinit, prrdix,/. 

Lora : retmacula iumentorum 
Lorica : torax, munimentuw militis. 
Lorigo: glutto, et avants. 

Loth : victus, sive declinatio 
10 ligatus tri vacans. 

Lot ha n : urbs Documedo. 

(Lothan : VindilumeorwM 
sive ipse condusus). 


A. D. 933. — Document de Saint-Gall. Minuscule carolingienne. 

Saint-Gall, Stiftsarchiv, Urkundcn IV, 485. 

R egeste : Ruodpret donne son domaine situé à Mânnedorf à certaines conditions à l’abbaye de Saint-Gall. Ra(t)poldskirch, 13 Août 933. 

Imprimé dans Wartmann, Urkundenbuch der Abtei Sanct Galien, III e partie, p. 12, N° 792. — Dans la Date l’année de l’incarnation (933) et 
l’année de l'indiction (6) concordent, mais l’année du règne de Henri l'Oiseleur est en retard. 

Minuscule carolingienne du X» siècle. L'écriture correspond en général 
à l’écriture des livres du X e siècle, les lignes pourtant sont plus espacées les unes 
des autres et les lettres sont moins resserrées. Les hastes sont souvent encore 
un peu appuvées La ligature *t se rencontre encore au milieu du mot (a. 3). Le 
plus souvent les initiales des noms propres sont grandes (voir des exceptions, lignes 
1. 3- 4 15- t6. 17; comp. pl. 53c et 60 de t année 828 et 860 : là tous les noms propres 
ont de petites initiales). 

Lettres isolées. La languette de 1> est fine, et lorsqu'elle est unie aux 
lettres suivantes, souvent clic est dirigée obliquement vers le haut; ainsi la languette 
peut se relier avec le haut de la lettre suivante, sans que pour cela l> dépasse 
en hauteur les autres lettres brèves [traJere. mtam. 3). I au commencement des mots 
est quelquefois long (4. t6). s une fois dans la ligature uj a la forme majuscule 
ronde (16). 0 est pointu dans Je mot Uuum (t8); pour le chifTre V on se sert aussi 
de la forme pointue (17). sa deux formes : voir Z*ri*hgt«u* (4), (15) et Lh* (14). 

Notum sit omnibus scire volentibus, quod ego Ruodprrt*) cogitans fine*» présent» »ç- •••♦. * .*• 

culi çternitateswqw/ futun, prarmeditans quoqwr de remedio anime meac, decrevi in corde meo •!.*. 

tradere ad monasterium s«ivcri Galli prsprictatevr meam. qua*r ex* paterna hcrcditatc et filiorum •.••• •••• 
fratris mei concessione visus sum possidere in pago Zurichgcuue nominato, in loco Man- 
5 nidorf*) vocitato, quod et feci eus» conscnsu p/wximortu» meor«M> et manu advocati me» Notke- I*** II” 
ri; ea tain/*, pactione, ut ipse ego casde>* rcs tempus vitç meç possidea*,. et cuicumq*,/ de prr- *:• : * 

(ptnquis meis cartam p/rcariam dedero, ipse hat>cat potestate» eundem iocum redimere * • ***** 

dece«* solidis. ad pno/fatum monasteriuiw impensis. Si quis vero, q«^d fieri n/*, credo, aut ego aut 
alius atiquis banc cartam infrmgere voluerit, ad çranum regis aun uncias III, argenti vero ... *••’*• 

10 [Ijl s i coactua p^solvat. Actum in loco Rapoldischiricha 4 ) nuncupato, prasentibus his, quorum Km? *•*.** 

nomina c/«,tinentM/: SigM„m advocati mei Sotkeri, cuius manu haec traditio p/rpetrata est. ;v* **** 

Signa et aliorum testium: Liutprant. Reinger. Notker Liutolt. Pirichtilo. Thieto. Sigibold. Aîi- *"1 
dreas. Tancho. Amalrich. liartpM. Uto UUalp/rt. Kcbeart. Erchanbr/t. UUolfhatt Hiltibold.) 

Item Oto. Ruodker. Ysanhart. AmalpM. Hcbcrhart UUcrinpr/t. Harterich. Anno. ô*o. UUalpr/t 
15 Item Anno. Pcrchtfrid. Hunolt. Thieodolt. Otine. Odalrich. Raao. Ekkchart. 

Ego itaqa*/ Chumbnrt mdignus subdiacotuo scripsi et subacripsi. Notavi annum ab incar- 
natione D/m,ni DCCCCXXXIII, indictioncm VI., régnante domno Heinrico XIII annos, 
aub comité Pemhardo, die iduum Augustarum. Régnante D/m/no féliciter. 

*) nm» U tran«cri|NloB bo«i. nom •uivona YUtkumdenhmek <i« Wsrtmao.fi. *) Mànnfdorf, canton da Zurich "} 1-a prnniar trait da 11 a dieparu. * Raitlpoldakirch araute plus, cent lacalité M 
trouvait près da Wttiikon, dana la cantatt da Zurich (voir Wartntana, It). 


Abréviations. Pour la finale ur on a le signe spécial (il) et pour ut on a 
le crochet rond (16). Pour om on a ë (u). 

ae forme quelquefois ligature (jura*, a), plus souvent on a lq cédillé (1.2 6); 
a remarquer 1 ç cédillé aussi dans la ligature//, ligne 2. D'autres ligatures se trouvent 
pour Âi (15). ri (a), ti (5), or (5). ut (16). La ligature rt ressemble à la ligature //, 
mais clic a au-dessus un petit trait (14. 15 18; comp la forme de la ligature ri, 
pl.$2b, lignes 9.14.16). A remarquer aussi la ligature dans les noms propres allemands, 
où l'on trouve un petit v au-dessus d'un grand O (14. 13); c'est la première fois 
que cette façon d écrire se rencontre dans nos planches; plus tard elle devient 
plus fréquente (voir pl. 84 b 

En général les mots sont bien séparés, quelquefois pourtant les prépositions 
font corps avec le substantif (2). Les phrases sont séparées par un point. Les 
nouvelles phrases et aussi les membres de phrase commencent par une majuscule 
ou une minuscule agrandie (1. 5. 6. 17). 


Digitized by 

UNIVER5ITY0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 




































* 

CO 






















^ • * 









mèiacmtmif 





«cnnutmt' 


{( 1 r ( / 4 r / r 

nawmi^*. ite. at/* cjet^^p <xq utrn<)i«u/n LŒum |<W 'Miigçruf j^erratncrt urfltxr 


jôuirmr^aotK; ] iMmjitmnibuffîà' * 

icmomf<erw imi uW JL JX. ■' 

nul^uf ftJüefybrajr* 


Xk 




/ 





; / 

' 


r*f pcf tupr utlc^Kvnrr 

U_. fJiuiLl ftW U r«T f-attf 

|X lX -U i-X , r 

Jcuocu> j irm wr Ltiefct*îxr' i(. 

jf_ £/' f 

Æ>feru**ur m«»m bnfrui nof«r«- fuU 





tniufccr utfurfc " 





A. D. 882. — Diplôme de Louis III (le Jeune). Minuscule diplomatique. 

MjrUwrg, Koeti^Ucli Prrtt**i»che» Suatsarchiv. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSI TY OF ( 




























































A. D. 882 . — Diplôme de Louis III (le Jeune). Minuscule diplomatique. 

Marbourg. Koenlgltch Preussnches Staatsarchiv. 


R cgeste : I^uis 111 de Germanie déclare que les biens du monastère de Hersleld ne doivent être ni divisés, ni amoindris, ni employés à n'importe quel autre usage. Francfort, 
17 Janvier 882 . Imprimé dans Wenck, Hessische LandesgesehUkte, Darmstadt et Giessen 1783 — 1803 , 111 . 23 ; regeste dans BOhmcr-Mûhlbachcr, Die Regesten des Kaiserreidis 
un ter dm Karolingem. p. 609 , N" 1532 ; reproduction dans Sybel et Sickcl, Kaiserurkunden tn Abbildungen. Berlin 1891 , fascicule VU, pl. 15 . C'est à ce dernier ouvrage que nous 
empruntons notre Fac-similé avec l'aimable permission de M. le Directeur général des Archives prussiennes. Grandeur : 32 X 38 cm. Notre Fac-similé est un peu réduit. 

Ce diplôme ne porte aucun Clirisrnon ( 1 ). 

Le signum recognitionis du chancelier (la ruche) n'a que des entrelacs, sans notes tironiennes; la formule de récognition (10) se trouve sur la même ligne que la formule 
du signum du roi; elle n’est pas complète, il y manque le nom de l'archichapelain Liutbert, qui apparaît dans d'autres documents de Louis III. 

Ce qui reste encore du sceau de cire nous permet de reconnaître l'empreinte d’un camée antique représentant l’cmpcrcur Adrien (voir la même empreinte dans le 
diplôme de Louis-le-Germanique, pl. 59 ). 

A remarquer que dans ce diplôme on compte les années d’après l’ère chrétienne. On sait que c'était le savant moine Denys le Petit ( Dionysius Exigu us), qui 
introduisit cette manière de compter les années pour la première fois dans une table pascale pour l'année 532 : voulant continuer les tables pascales de Cyrille d'Alexandrie, où 
les années étaient comptées d'après 1ère de Dioclétien (dont le point de départ était le 29 Septembre 289 de notre ère), il lui répugnait, comme il le dit lui-même, d’associer 
à chaque année le nom de ce persécuteur des chrétiens, et la pensée lui vint d’associer aux années plutôt le nom du Christ, prenant comme point de départ la naissance du Sauveur. 
Il fixait la date de la naissance au 25 Décembre de l’an de Rome 753 et faisait coïncider l'an 1 “ de l'ère chrétienne avec l’an de Rome 754 . Cet usage nouveau et commode 
de désigner tes années ne fut adopté que peu à peu, d'abord par les annalistes et les chroniqueurs et p3r les scribes de documents d’ordre privé; dans les documents royaux de 
l’Allemagne, elle n’apparalt que sous les fils de Louis-le-Gerntanlque, Louis III cl Charles 111 ( 876 ). — Dans notre diplôme, l'année de l’incarnation est en retard d’un an; en effet, 
le 17 Janvier de la VI* année du règne de Louis 111 ne tombe pas l'année 881 , mais bien l’année 882 , puisque le point de départ est le 28 Août 876 (jour de la mort de son père, 
Louis-le-Germanique). L'année de l'indiction est également fausse; en effet, en 882 c’était la XV» indiction. Sur les dates dans les documents de Louis lll, voir Slckel, dans 
Kaiserurkunden in Abbildungm. texte, p. 169 . , 


Minuscule diplomatique (comparer avec l'écriture du diplôme de I année 856, pl. 
Cette écriture fut introduite par Heharhard. qui pendant dix-sept ans (f *7*) remplit auprès de Louin- 
le- Germanique les fonctions de notaire et de chancelier lletwhard vint à la cour, du monastère de 
\Vei**cnbiirg. vraisemblablement par rentremise de Grimald, abbé de Saint-Gall et de 

Louis-le-Gcrmanique. La forme des lettres qu’»l introduisit dans la rédaction des documents royaux, 
était déjà d un usage commun dans les documents d ordre privé. — Les lettres de cette minuscule 
diplomatique « ont plus les formes archaïques des diplômes des premiers Carolingiens leur caractère 
gdnéral est plutôt celui de la minuscule carolingienne; pourtant elles diffèient beaucoup éles lettres 
des manuscrits : premièrement (Ml conservait les h as tes longues supérieures, secondement, Ict léttres 
allongées de la première ligne et des souscririons, troisièmement, certaines formes anciennes de 
lettres, en particulier pour a, c, r, I, quatrièmement, quelques ligatures de U période précédente, en 
particulier pour a. et, rt ti. En outre «m continuait à donner au signe d'abréviation la forme d’un nurud 
et à ajouter un trait d'ornementation à certaines lettres (dans notre diplôme au trait final de g et qi 
Voir sur cette minuscule diplomatique Sickcl dans Adfarmrk mmAm im AUiidnM^en, texte, p. l6t; H Kre*csUu, 
4 dtr t rètttdtmUMrt, Leiprig 1889, I, p. <>f I ; A Giry, ALmuti dt Pans 1A44, p. 517 

Lettres isolées, a est ouvert (a); il est aisé de le distinguer de l’a, car ses deux traits 
sont arrondis et fortement inclinés vers la gauche, loi I«ourle du b est grande (*). c a le plus souvent 
la grande forme brisée, quelquefois aussi la petite (»); dans la grande il a d ordinaire en haut un nœud. 
La haste de d descend au-dessous de 1 a ligne et a souvent une pente ligne de fuite (t. 3). s est rond (1). 
La tête du f est petite, la court* inférieure est ouverte et bmt par un trait d ornementatKin (3. 4). 


A généralement est pet t [y 4), parfois pourtant, au commencement des mots, il est long (7 11). 
Souvent I à la base est anguleux comme dans l'écriture capitale (s. 3X ■* et 11 ont une petite ligne 
de fuite (11 Quelquefois • porte vers le haut un petit prolongement et ressemble alors à un petit 
delta grec (3. 6. 7. *). Le trait de pinse du p ne prolonge d’une façon inusitée vers le haut (t q a 
un trait d’ornementation s), r dépasse souvent un peu la ligne en bas et finit en pointe (4). s dépasse 
la ligne aussi bien en haut qu’en bas, pourtant il n*arrivc que rarement i avoir les dimensions des 
lettres longues {*. A). La ftorre du t sc penche le plus souvent en avant jusqu'à mi*hauteur de la 
haste à laquelle elle s’appuie (f); voir un t carolingien dans ******&, ligue 3 

l,c% lettre* allongées de la première ligue et des souscriptions correspondent à lal^alict du 
contexte. 

L’écriture de la ligne de la date (il) s incline un peu vers la gauche, tandis que Iécriture du 
contexte *e penche un peu vers la droite. Dans le dernier mot de la formule d’apprécatkin, Amtv, 
I S est majuscule (11). 

Ixa abréviations sont très rates Pins la date souvent on supprime Ica tinale*. 

On ni que la ligature *, dans l'ancienne grande forme, comme dans le diplôme de Louis-le- 
Gcrmanique, pl 59 3). 

Séparation de* mots et des phrases. Les mot* août bien séparés, il n y a que le» pré¬ 
positions et d'autres («etites particule* qui U plupart du temps sont urnes au mot suivant. Le» phrases 
et membre* de phrases sont séparées par un point et par un espace blanc. Dans l’écriture allongée 
de la i« et 10* ligne un a trois points comme signes de pomtuatmn 


•> 


t 

9 

1 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 


In nominc t**c*ie et individuae Trinitans HUidouuicus divina favente gtatu rex Notum ait omnibus fide- 
libus iw/ris praesent)b*u scilicet et aUcntibuy quia I Wm annuente ciacmeotia res tdmeti LTicberti de monasterio lleroluesueKIun adunaU» 
habemus, et ita cas de inceps ad iam dkrtum lix um RMC/im intégras permanerc volumus. Et nullus succesaorum 
nostrorum ip*a* rea, quse mre ac légitimé üluc pertinere videntur, aut in bénéficia facere aut alio imustc vertere 
praesumat, sed liceat abbati ipaius locè rca suas quitte tenere et sine dimminoratkmc legaliter possidere, sine uilius 
perso rue contradicentis obstaculo et inquiet udine Si quia vero hoc frangere volucrit, curam omnipotcntia divinae ma- 
iestatis in die irac inde rat 10ne m reddat. Et pro voto quod nos l>*o vovimus qui illud fregerit divino se dumnatum iudicio sentiaL 
Et ut hacc n^fra devotio Armior habcatur et per futura tempora a IVi fldelibua melius credatur et diligentius 
obaervetur, manu propria nostra aubier cam hrmavimus et anuli n«rfri impresaiune asrignari iussunas. 

Signum Hludouuici (MMfr+mm*) serenivsimi regis. Arnotfus cancdlarius recognovi et w f u*iumtr ) (Lmum ufiSUj 

Data XVI ») Febr«a/ûi anno dominicac incariw^j DCCCLXXXJ., indictw Xlü^ anno VI*® regni Hluilouuicl serenissimi regis. 


♦. •* 

• »! « 
•••• •*, 
• ••• «••• 
* V • 
• •»» - 

«•»• •••• 

«... :v* 


• • ••• • 
• •• 

•••• 


•• • 

Auttm Franer>nofurt‘*Fc 1 icltcr. 


Am-n. 


•m m m |raitft|A 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




IO 


t; 


20 


*5 


35 


t 


\ 




fàir-ili' 




.** #• - ^ 


iïl 


1 






Lp?jt<Lp» lL 'ÿ 


: pXiïiZiTvrÀ'' 

i fesr&r- 

XJSS^.**^ 


» 


lo 


1 


•5 


mrcoim; 7*/ ^v#*'"-/' ^7 r v J f 1 - >» e^^ym-.ir^o^ 

Yïjyf^rohoy >irAfVwcj‘*f ' M* Ir ^ r,< ^ pAbttu^ unt^A' 

Xcrc*>r T^7 ^f fJrU ^' *rrr*'À>rtff f ftTi-fmTJHrTTT- \ j^tW^ÿr* *ti* rp h«nT 

' r /Wc-a- bbfr' rho^il’ P<wr'idrvfïiUuï> 1 (<iM>))iic V^T ™ 0 

L~L, üvnrr.’rHèlrnr' 1 %^^'^ 

' ' > F - A *|fe ^yvino«fH/innF^>r(Oi<r 

r r ^î' ' ..^ r«v r^/? F^or^mm/- ti, r Aj*»'&tztrofjv4*»a r _ 

<« Acuopft onof^ Cf r^éUiàûffr fW^ j 7 (WWn j jtf ri f i ij ot^ A^nMi 1 - 

rn'îhôotlcip Jpeej^vxr?* Wr>» 7 H°r cyfAf^Alrxt 


30 



*5 


3 ° 


40 


45 



Saec. IX. exeunte. — Horace. Ecriture irlandaise. 

Rrrnr KtaHlhihlinthrk Ms t6t. fol. I“S. 


Digitized by 

UNIVERSITY QF 





FOR NIA- 




Original from 

■ UNIVER-S I TY -QF CAL I FORN I A 






































I fe 


h 


65 


Saec. IX. exeunte. — Horace. Ecriture irlandaise. 

Berne, Stadtbibliothck, Ms. 363, fol. 178. 

P age d’un Codex en parchemin, contenant les scholia de Servius sur Virgile, et une collection incomplète des poésies d’Horace et d’autres auteurs. 

Notre Fac-similé donne l'Ode 20 du second livre et les Odes 1, 2 et 4 du troisième livre des carmina d’Horace. Le Codex vraisemblablement 
appartenait autrefois au monastère de Fleury-sur-l.oire ; plus tard il devint successivement la propriété de Pierre Daniel, Jacob Hongars et Jacob 
üravisset; le dernier en fit don à la ville de Berne en 1632. Voir la description dans Hagen, Catalogua etc., p. 347, et le Codex Bernensis 363 
phototypice éditas. Prae/atus est Hermannus Hagen Bernensis (Leyde 1897, second volume des Codices graeci et latini photographiée depicti 
duce Scatone de Vries). — L’écriture du Codex trahit un Irlandais; c'est ce que prouvent encore les gloses irlandaises et la fréquente mention 
de noms irlandais; en particulier Johannes Scottus Erigena et Sedulius Scottus sont souvent nommés. Le Codex a été écrit vraisemblablement 
vers la fin du IX' siècle. A la fin du Codex, et de la même main qui l’écrivit tout entier, on trouve des poésies sur l’archevêque Tado de Milan 
(t 868), sur Sofried, évêque de Piacenza vers 852, sur l’Empereur Lothaire (f 855), sur l’évêque Angilbert de Milan (824—860), puis de nouveau 
sur Tado et enfin sur Leofricd, sur lequel nous ne savons rien de précis; l’ordre dans lequel ces poésies se suivent prouve qu elles ont été 
copiées sur des manuscrits plus anciens. Voir L. Traube, Poetae latini aevi Carolini, t. III, p. 232—237, et O Ronta nobilis. dans les Mémoires 
de l’Académie de Munich, 19, 1891, p. 52. Hagen croit, que le Codex a été écrit dans la haute Italie; c’est ce que prouvent, dit-il, non-seulement 
les poésies citées, mais aussi ce fait que le copiste montre beaucoup d’intérêt pour l'Italie, car où il en est question dans les scholies de Servius, 
il met des signes en marge pour attirer l’attention du lecteur. Il ne serait pourtant pas impossible que les notes marginales, aussi bien que les » 
poésies, soient copiées sur un manuscrit plus ancien. Une fois, il est fait mention du monastère de Lorsch, fol. 25 v : Lege Pomponil (pour Por- 
phvrionis) expositionem in Oratium. quant vidi in Lorashaim (en marge se trouve répété in Hlorashaimm). — Les poésies d’Horace ne sont pas 
toujours complètes; fréquemment la fin est omise, et souvent le mot rellqua indique qu’il y a une lacune (voir 11,42; 111, 11.28.41). 


qui 


Ecriture irlandaise. Evidemment le Codex a été écrit par un Irlandais, 
vivait sur le continent, et sa manière d'éciire montre ou'il a subi l'influence 
de l’écntuie carolingienne (comp. les Evangiles gréco-latins de Saint-Gall, pl. 57a). 
Les titres des poésies imitent l'écriture ronde irlandaise (comp. pl. 30). 

Lettres isolées. Voir a (I, i.a); quelquefois a est ouvert (I, 5); pour a* 
on a ordinairement ç (I, 1. 7 9), ce n’est que rarement que I on rencontre a* ou * 
(I, 23; 111 , 4 ). Le plus souvent 4 est rond, jiarfois pourtant il est droit (III, 18. 19). 
Le plus souvent e est fermé, pourtant en ligature il est souvent ouvert (I. 3. 10). 
jr a une barre en haut, sa courbe inférieure est ouverte (I, 4 J 6). r ordinairement 
est bref, souvent pourtant il est long; ce n'est que rarement que l’épaule descend 
en bas (I, 1.5.9.11); quelquefois on a l'r majuscule (II, 27.30). s descend bas au- 
dessous delà ligne, et souvent aussi monte au-dessus de la ligne supérieure (1,15; II, 16); 
quelquefois on a un grand s rond (II, 36; III, 29). a est souvent suscrit en forme 
d'une petite boucle ronde (I, 6. 321. 

Abréviations. A remarquer le signe pour nr. lignes J. 11.22.43 (on crochet 
rond suscrit, comme dans le manuscrit de Bobbio, pl. 24). Voir aussi le signe pour 
tu (I, 1.9), e*n (1,43; 111,24'. ** (L »<>• « 7 . 1 . est (I, 36 391, SouventJ'abréviation se fait 
par suscriotion de lettres (1,2.35; II, «7-24.34). Pour ant on a a (II, 12; IU.30). Voir 
encore l'abréviation pour fucm lï, 6), et pour nttn^u « (III. 36). 

Ligatures. Souvent les lettres sont reliées par en bas, par exemple a (T, 11), 
I (1,1), s (I, 3>. t (1.9). 


On trouve souvent des points entre les mots (I, 3.13.20.31.40.43). 

Accents (I, 31.40; 111,17.41). 

Corrections. Une lettre est annulée par des points il. « 3 - 30). 

Signes et mots en marge. On trouve souvent des signe» critiques 
et des mots en marge des pages. Dan» notre Fac-similé, colonne II, ligne 39 et 
III, 13, il y a le signe du Chrismon. placé 14 manifestement pour signaler, que 
ce» lissages sont dignes de remarque (voir pl. 33, page I, ligne 23). Les lettres c.s. 
1,21 doivent être lues unrmat um+*r : car ces mots se trouvent ainsi écrits tout au 
long en d'autres passages (plus rarement temgan tem/er)’, sans doute ils ont le même 
sens que l’autre note marginale que l'on rencontre souvent. legt temfer. Colonne III, 
15. 19 on trouve la lettre V : la même lettre se remontre dans notre manuscrit 
dans les scholies de Servius, là où un ver» est cité, il faut donc lire t»crnu; en effet, 
le mot rerstu se trouve écrit tout au long fol. 138b; dans le Priseien de Saint-Gall 
v signifie lirgilius voir pl. 50), // (III, 14) désigne le grammairien Priuiantu. dial. 
(III. 40. 41) signifie, à ce qu'il |mrait, diaJeettea; en effet, au fol. 79 on trouve écrit 
tout au long, de dialectka ; il est à remarquer, que les mots Pataretu et emnlii ne 
forment ici que trois syllabes. Voir Hagen, Cèer die kritteden /eicic* Jer aiten Berner 
/fera»-und ServiushandreM/t etd.jtj dans les Mémoires du 39* congres des Philologues 
de Zürich, Lcipsig 1888, p. 247. 


10 


'5 


20 


CarmfHum 

Nom, r ita ita nec >) tenui ferar 
Pinna biformis per liqiodu» çthera 
Vates, ncq ne itt t/ms morabor 
Longius iavidiaqM* maior 
Urbes relinquaa». Nm ego, paup/ru** 
Sanguis parentuiw, ne* ego, q tarai vocas, 
Delecte*) Mçcena*, obibo 
Nec Stigia cohibebor unda. 

Ia« iant rcsidunt cmribiu asp erç 
Pelles, et album mutor in alitem 
Swrvrne, nascuntM/qms lèves 
lV digitos utnerosq*/ plumç. 
la m Dcdaleo notior Icaro*) 

Visajwr gemrntis litora Bosphori 
Syrtcqj*/ 4 : Getulas canorus 
Aies Vprrboreosqii/ campos. 

Me Colcha/ et, qW dissimulât metuw* 
Marsç cohortes,*) Dacio et ultimi 
Noscent Gcloni, me p/ritus 

Discet Hi!>er Rhoilaniqw/ potor. 
Absint iwani funere neniç 
LuctM/qmr tnrpes et q»/rimoniae ; 
Compesce clamorcw ac sepulcri 
Mitte SMjvrvacuos honores. 

25 Liber rariuimiHi IL explrWG iiseipff 
liber III, A 4 rhornm 
vinrinurM cf paororum. 

Me cria h« duebuv alcaic*** tmiiw 

iambicMs diarUr ypavxatalectiCMJ 

c|uaj iMt pindaricM» 

Odi j»fvf;inuw vulg»/ et arcco. 

Favete hncuis»; carmina xum pr#*ua 
Audita Slusarufjpv sacerdos 
Virginib*/ pucri%qi « canto. 

$$ Rcguw tim/jvdor«fiPv i» pw/rro* grrgca, 
Rcgc9 im ipsos împrriuw est lovis, 

Oari Gi^antco triuwpho, 

Cuncta s«i/rrcilio moventis 
Est, ut viro vir hitiiu ordinat?) 

40 Arlmsta sulcis; hic gencrosior 
Descendat in ca^puw petitor; 
Mont)*/ hic melsorqii/ taina 
C.mtrndat; illi twrba clientiuar 
Sit maior: çqua loge Ncccîuuuui 
S ortitiir ij»»ignc« et imos; 

Oidjic capax movet urna nu/wn, 


*5 


20 


30 


45 


liber III. 

De&trict*/ ensis cui sw/vr impia 
Ccrvicc pendet. n en Siculç dapca 
Dulc em elaborabunt saporcm. 

N <m aviuiw citharçqm/ cantus 
5 Somnuw reducent. Si>in nus agrratiu#i 
Lenis virorww n*n humile» domos 
Fastidit Ufwfbrosaiwq«i/ ripam, 

Ns m zefiris agitata Tc<wpc. 
Dcnidcrantciw q h *4 satis ut % ncqw/ 
to Tumultuosu^r sollicita.! marc. 

Ncc Arctüri cadcntis*) Impetm/» 

ai tt orientis Hçdi, 

Nr?if vrrbrratç grandinc vincç 
KundusqMf ^mendax]» arbore nwjec aquas 
Guipante, n*«c torrentia agros 
Sidcra. n«#«c hiemes iniquas. 

CenXrnctti pisces çqwra sentiunt 
lactis in ait xtm hue freqm^ns 

Cimenta demittit rcde<wptor 
Cuwr famulis do mlfH f i Q»/ tertq 
Fastidiosn/i %ed Timor et Mine 
Scandunt codcw, qdominas ; neqa/ 
Deccditc aratri 
P*»// équité* sedet atra Cura. 

25 OWsl dolente/» ncc Phrigim/ lapis 
Nec purpurar*** sidcrc clarior 
Dde ni t usus, nec Falcrna 
Vites*®) Achçmoniuj*qw* costu/w, 

Cor iavidendis p^s/ibor et novo 
30 Sublime ritu moliar atrium? 

Cur vallc p/rmute#r Sabina 
Divitiaa op/rosiores^ 

\il amlcoa. Metn*»* »lcaicwn 

UnbèCM/ IM uuprm n*art*i pindmncMt. 

35 Anguataiw amicc paup/new pati 
Robusto/ acri militia puer 

Corné i»cat; et Parthoa ferocis^) 

Vcxct equea metuendus hasta. — ,T ) 
Dulcc // décora §m est pr»» patria mori. 

40 Mors // fugarcmn pnMqater virww, 

Ncc parcit iiwbdlis iuvente 
Poblitihji/ timidove t//go. —*•) R/Iiÿ'ma 
Ad GalliopeN >1 usa/il. 

MftniM quoi nipm. 

45 Descende cçlo et die âge tibia 
Regin a longu/w, Calliope, mélos, 

Seu voce nirvc mavis acuta 
Seu fidibtu citharavc l’hoebi. 

Auditis? An me ludit amabilis 


10 


*5 


Usania? Audirc et videor pios 
Errare per lucos, amoenç 
Quos et aque subeunt et aurç. 

Me fabulose Vult*re in Apulo 
Xutncis extm limina Fulliç u ) 

Ludo fatigatu»>qw# somno 

Fronde nova puers» paluwbes 
Texcre; mir»n* q uod foret omnib*»/, 
(Juicumque celsç niduw Acheronthi^ 
Saltusqn/ Bantinos u ) et arvu/m 

Pingue tenent humilis Forenti — *•) 
V/ifrf, Camcnç. veitet in arduos 
Tollor Sabmos. scu mM fngidus* 
Pra/neste, seu Tibur supinuar, 

Seu tiqwAlç placuere Baiç. 

V«/ris amicuM fontib*»/ et choris 
N«h» me Philippis* 1 ) \er* a acies rétro, 
Devota n*n extinxit arbor, 

Ncc Sicula l’almur«/ unda 
[Utcumque mecum vos eritis, libens] 

70 Iirsanientew navita Bosphoruar 
Temptabo et urentes harenas 
Littoris Assirii viator; 

Visam u ) Britannos hospitib*/ feros, 

Et lçtuar equino sanguine C«*canu«; 

25 Visaiw pbaretratos Gelonos, 

Et Scythicun» ioviolatm/ amne*. 

Vos Cesare** altunr. m • m • m;I 
Fessas cohortes addidit'*) optiidis —*°) 
S ed qirid Typhocus et valida/ Mimas. 

30 A ut qwAl minaci Phorphyrion statu, 
Qa/d Roetus cvulsisqw/ truncis 
Enceladus iaculator audax 
éVatnr sonante** Palladis egida 
Possent ruentes? Hinc avidus stetit 
Vulcnna/, hinc matrona luno. et 
Nuaqaam humeris positwm/ areu»», 
Qar rore puro Castaliç lavit 
Cri nés solutos, qtti I.yciç tenet 
Dumeta natalewqa/ silvam, 

Delius et Patareus Apollo. 

Vis /vasilii exp«^ mole ruit sua — a ) 
Testis mcar«« centimana/ Gigas 
Sententiaraai, nota/ et iategrç 
Tearptatof Orion Dianç, 

Virginea dornita/ sagitta 
Uiecta monatris T/rra dolct suis, 
Mçrctqw/ partos**i fulmine luridu*» 
Missos ad Orcu«; nec p^edie» 5 ) 
Impositaar celer ignis Ethncn; 
Ia<vatinentis nec Titii iecur 
Rcliqwi talcs.**) neqa/tiç additus®) 
Custos; amatoren trecente 
Pirithouar cohibent [catenae ) 


35 


40 


45 


5 ° 


•: ‘ ; 1 Pÿu'v»*)' V-t'**'/'.'”" *) r>aur dUttH. *) D* Imtar». »i faut Sy r tM fne. *| Pou» enhortit *| U l*n»« 0 ett J»nul*« par d*u* point». ’) Poar ordimet •) L«» <!«<»* palaw »!>'*• endenA* 

■isnifivat’quc I* «n ininn. t /i <|M Imfetn* apparient au ttll mitant ') Pour Pecrdil aer.tt* triremi. •*) Fout i’idt. “) Four ftroen '* t.o» »—•» manqo*»! “i »«r» >2—)» manqutnt •* our 

iMwo “J Le» vota p-n Manquent. •*) Au de.Mit de PtnU^ia on a rrn/oa. m ) Au-dea.ui de i'hmm on a futamm indicatimM. Pour ahdidit. ■) Le» eer» 39 s* manquent. 

Ilfinii fui*tu*. *•( Pou# Pour Rdixqutt w | Do ttJtfu* 


■) Le» 


Digitized by 


Original from 

FR^ITY DF T Al IFORNIA 




ul-xtfat' uxcui-niFiZ&t* <fjj 2 j 4 ^ 


Dftlf 


m-tf «pfà 

IP ~ L,i r; 

dti?sx^ü-fê 

ii iiûmr+17*' u^hCr^ l* 1 

2»I 

rt -^rvi3-*«r^p' 


IV 1 "W 

v* 


idnô _ f7cui«y«^»t4**nUf 

iu.e-c<* «1 ixçZxrc 1*1 

fV lafV’ ^ Arufif^tr* * ^ 


c oyp***}*' 


Jim 





r* 


m*JLcv> 


ruCftnj 


i* 


yÇj- «j-ul> a»** lv' a /* rtt - 

1 ^ c ' 

J- . _ >.^-*A»,stl- .'■*• •□! 


r£p**-1 'l.-, 

£4{û& f 0 (rem* *-iI -ritn*. ci . 

k«- ~i.&, •'&'.. *3.fü. czïzzr^z?'' 

■OZSZeEŒir 

r~‘L>mgr 

rt*i 

jUp > 4 U» iS 4 n*w 




fimi 











111 





« 


4-J^^A*u<<^corV>orj|v5jcu^cr. Lgc 

<u«c« U fi 0 ti i <fcnfi £j <kCC àccm ccr» 

^éoû<i^^eiu^^<^ftwix.«rUtiC|UU, 

<j o fib 1 coo<i (|>dJ tu**' ^ o c *|uo^ m 

p<jl>ltco op^njtfi^T L> cj<i*5i 

fUti>>«n<r InttcA^xo^uo à^on«*e 

uL*no<i<L<usn<i*’- Aw^ 6i»m^ 

^tfcufixcjuo^^GctSi^opf&^^futix. 

^u a/t L? c u m 4N| « o 6>c eu ^ ^ 

/ttffmfiw.A6Aàrtcufiîr * 

vcUfi<4fi ccKxnbê’OinGr. n^Oum eu Cuftà 1 ’! 

dÿ<.{iCCàjou4l 'I^cnuu ?>£A6pA>l $ olftniru^ 

^ ^^rt«ru/tCjf»<4.uetfr>iru.c«LJ s $lî ^*- 
n on (c lu^tr» 6^-c< < 2 tt4"^ etn <►*. ctr 
/vépItjLt^u.c^^po/^uficr. 
^oiLu^^iLuMaxu'Jici^c- muLrii>tcfer 
tml»t Itillla^tô" J»ifr4n€-tiOfîrjf'^* xuo 
^^fr'P©fctoJLtfr?'6or(n«uofiornific- 
^ 6*no mccftlàcitr? éxr\nauonfn c-<*«itcu v\> 
triuLïUjf^cinT^«6xirucc0r)^1'^6\)0^' !1L/- 




* 

^' 5 iauA*.^u^i*CtCv^jp^u<^i«ricr. uj 
/éd*xtc^p6 ^ vcL^c/s^iod 4 > 6-créerm<.tr»*5TUfn * 

4ai<Af cl^JiorK ^|S 

^xi> c&< J <4 wVU n cr. 0^4 m fb L 1 <j «11 çj / \. 

. ^v4.cc6p^xLofi^!^<^^ 44 -^ > ^'^c^t 4 A2r, 

•k^tltnUfiAnlTcon^rula/^itfOjKW 1 > # 

p-MCjficcfîo;* lr»^ 6 -^utpp 6 , cofi‘?nAiSM^^- 
4 Clp6rt tUficr. «fi^é-frt <x*r\ ftlui<l ^trt 
• 6f<e^^a^ficr*Vi5i6bpo<<rfroSââ?<'' j 
'^6(&rtcaio4'SSi*6nan<*'ÿ6t > c<i<x ; ux-ij<40 V/ 
nuficfup^Nc^LeritÆu^^trlfiCjfu^rof jS 

' £ Uru m q^H 

o-tnptcruiofTiUfiAnf lnc^6wdi<?N4f7i*ia^i<x 
<Xl o fi 14 " e| <4 1 ce 1 ri <1 C| «-Tl c æu tr» fj c ri Adfu et. 

/dlluiettn^tccu<n( co io^cmciii Iti aLxu 

C<VfcUfi<T MotitiUfTi^ju^té^OTiet 
'' /tCjtux «xcfntA-â^uLx^xetuf’cr./^clu^titc 
pKVnt<A<4^^citefitj r fa^-<AL<aindictt^ 

A5ctpiotfjcr. uiV àLcécc Lcui^rLurrxxnexf 
^ âftinac. " 4 *< 5 clej< 4 t<Aao c^ntf 6 pA?t <*n*r 
^ t c 61 ^ l4*c tfJt 0 p ^Axfniri t 

(tit^utccxji^àn/o-e^ifnirufîi/^i^vi^cX 
<xJn*4~ | n <^^Ui Cj 1 . <4 crlfi i» om\ r» 1 1 <4 i 
î--u^n jtuæ* f t>xi m 1 14 oojU * A ti o nccu^^ 

^éiâ^xatAxuawfn/t^ficcU^^A^ * 

•••••• • _ 


A. D. 909. — Document de la Marche d’Espagne. Minuscule carolingienne. 

Barcelone. Archive de la Corona de An»g«'m, pergamino 20 de Vifredo. 

A. D. 911. — Ecriture vlslgothlque. 

Barcelone, Archivo de la Corona de Arag<in. 49 R. 


Digitized by 


Original from 

























A. D. 909. — Document de la Marche d’Espagne. Minuscule carolingienne. 

Barcelone, Archivo de la Corona de Aragân, pergamino 20 de Vifredo. 

Q uittance sur parchemin. Grandeur : 34 X17 cm. Regeste : Les vendeurs déclarent avoir cédé à l'abbesse Hemmona certains domaines et en avoir 
, reçu le prix de 12 solidi. 21 Février 909. Les années du règne du roi Charles III (le Simple) sont comptées à partir du 1« Janvier 898, 
après la mort d’Eudes de Paris (voir Giry, Manuel de diplomatique , Paris 1894, p. 729). Les noms des vendeurs et ceux des cinq témoins qui 
se trouvent à la fin de l’acte sont tous de la main de celui qui écrivit le document. La dernière ligne montre le paraphe du copiste. Nous devons 
le Fac-similé à l’amabilité de M. Eusebio Güell, de Barcelone. 


Minuscule carolingienne de la Marche d'Espagne. L'écriture, en 
général, répond à U minuscule carolingienne, elle a pourtant un caractère particulier. 
Comme il Fallait s'y attendre, c’est dans la Marche espagnole (qui Faisait partie du 
royaume franc) que la minuscule carolingienne s'introduisit d'abord; dans le reste 
de l'Espagne elle ne fut adoptée que dans le cours du XII* siècle. 

Lettres isolées. Dans l'ale trait de droite est ordinairement vertical (2.3; 
11 n ; . et C4 d est itroi*. 1 | I ':t voit Bien comment • était écrit dans 

tes mots n.mtine, ligne l et minime, ligne il. (T est ordinairement fermé en haut et 
ouvert en bas; la boucle inférieure est anguleuse; elle était achevée d'un nouveau 
coup de plume 17*. r descend la plupart du temps un peu au-dessous de la ligne (t). 
La barre du t est ordinairement droite, quelquefois pourtant, elle s'incline fort en 
avant et s appuie à la haste {in/rem tant, 4). 


Abréviations. Parmi les abréviations par suspension, on remarquera celle 
pour de : la haste de d est barrée (5.6). Très souvent m :'i la fin des mots est rem¬ 
placé par un trait horizontal (4. 7). Deux fois n aussi au milieu du mot est rem¬ 
placé par un trait horizontal (6. 7). On a des abréviations par contraction lignes 1. 3. 
7. 9. 10. 11. Qned et vti sont aussi abrégés par contraction (8. 11). Voir l'abréviation 
pour fer (3. 5). A remarquer l'abréviation pour feetmne à la fin de la ligne t6. 

En ligature se rencontrent en particulier *, r, s, t. A remarquer la forme 
de et (l), re (a), nt (3). 

Le plus souvent les mots sont séparés. On a souvent un point entre eux (1). 
Les phrases sont séparées par un point (3.11.14). 


(Ckrismvn) 


5 


10 


*5 


In Tiemine D^wn'ni Ego Segobertus et uxor mea Auria, et Dadericus et uxor mea Alessa, et Auualdus et uxor mea 

Domcnicha, et Albaricus, et Adanagildus et uxor mea Audolina, simul in unum vinditores, tibi Hemmone 

habbatissa. Constat nos vindimus tibi terras narras cultas vvl incultas. qui nobrâ adveniunt (vr aprisione, qui sunt 

in comitatu Ausona, in locum, que dicunt Vallc fccunda, et infrontant ipsas terras de parte altani in terra An- 

draldo pwbr/vro, qui pvrvadit ad ipsos avedes et p//venit ad ipsa via. qui venit de Kiodacari et pvvcurrit ad s«mcro Ihoanne, et dr 

f arte cerri affrontât in terra Scupiliario et p/rvadit ad ipsas fontes et in terra servo Dri, et de aquilo in terras de &a*c/o 
hoanne, et de meridie in terra Salamone, quantu*» infra istas om»*s afTroi»taciones includunt, sic vindimuB tibi ipsas terras 1 ) 

;i* eu» exio et | «pOtliO Donto ab mtccrc, et accepi[mus] no Mo¬ 

res de*) te (?) entrice prre/o pro*) ipsas terras, sicut inter no* et te bone paris placuit adquc convertit inaderato et defini- 
to pwci'um sAidas XII*), nihilque*) de ipso pnCiO aput te entrice aput non remansit est manifestum, et liberam 
et firmissima** 1 } in D/i neminc abcas potestatc*». Si quis sane qwd tieri minime credimus esse venturum, si nos vinditores 

aut aliquis de crcdibus iw/ris v«l quislibet homo de cxtranca subposita v/1 subrogata p^rsona qui contra hanc kartam vin- 
dit koala n«o/re vcnctit inquictarc. conponere tibi faciat ipsas terras in dublo et inantea ista karta vimlir ni* I 
mi* p^rrnancat Facta karta vindicionis VIIII. kAenda* Marcias anno XII. rognante Karlo rege, quod obiit Oddo 
rex. Sigiorm Segobertus. Sig***»in Auria. Sigtrwm Dadericus. Sig»wm Alessa. Sig»wfn*i Auualdus. Sig««m Domc¬ 
nicha Sigwirm Albaricus. Sigwant Adanagildus. Sigwmni Audolina, simul qui hanc kartam vindicionis murre fccimus 
et testes rogavimus firmarc. Sigwvm Sentario. Sig»«m Frogello. Signnrn Alderamno. Sigwwm Ragnouar- 
do. Signant Remesario 

(Ckriemm) UU 1 RAS prubr/rf. qui hanc kartam vindicionis scripsi et (subscripsi) cum litteras sufvrpositas VIII. sub die et anno 
qnad subra. 


') CM écrit to.t a. Song. potina.l il y ■ w-drim un trait tiiiviatif. *) imii -ont cwri|éa «n partis i Ion). *) Ui mot» Milr.m* d.iv.at »»n« doute ta lira i# entriee 

comp ligné 10 . •) Sur /no on a un petit trait. *) Sur un grattage, •) et avant miàilfue Mtnbla annulé pat u. point. *) De ytrufiaiumom. •) L* nom Atetta, tépété pat erreur, eu effacé 


ta emptnee ; 


E 


A. D. 91K — Ecriture vislgotliique. 

Barcelone, Archivo de la Corona de Aragon, 49R. 

xtrait d’un traité De miraculis. Grandeur des feuillets : 30X25 cm. Nous en devons le Fac-similé à l’amabilité de M. Eusebio Güell de Barcelone. 


Ecriture visigothique. Voir les explications pl, 35, 36. 49b. 

Lettres isolées, a est ouvert (Li). 4 a le plus souvent la forme ronde, 
quelquefois pourtant il est droit (I. 2. 3). e dépasse un peu les lettres brèves; l’œil 
est tantôt ouvert, tantôt fermé (I. 1. 3s au lieu de ^ on a o ou f cédillé (1,1$; II,5). 
g ressemble à <|, il s'en distingue pourtant facilement, car sa boucle est ouverte 
i l, 4 $). La courbe de h est petite; elle adhère au pied de la haste, sur ta ligne (I, 8 .11). 
i est souvent très long, en particulier au commencement des mots ;I, 3.14). La 
panse de p coupe souvent la haste (1,9). r a le plus souvent la forme de ligature 
pointue; on retrouve la forme habituelle dans la liaison ri et quand il est seul 
i l, 1. 2. y 4 6). La barre du t se recourbe en avant jusqu'à la ligne, et s'appuie à 
la haste; il s'ensuit que le t ressemble à celui de 1 écriture lombardique (1, I. 2). 
u est souvent suscrit, en particulier dans la finale ur (I, 1. 14. 16). 

Abréviations, tus et <ftu sont abrégés au moyen d’un trait oblique placé 
sur b et q ( 1 ,1; II. 7); un trait semblable se retrouve aussi pour ms ( 1 , 4, 23. 24). 
Ln à la fin des mots, et aussi à la fin des syllabes au milieu d'un mot. est rem* 

P lacé par un trait horixontal a\ ! i ll i . aussi 

n «tan* des dés nences des verbes est remplacé par un trait horixontal (pourtant 
sans point; I, 4 11. Pour la finale rum on a 1 r pointue avec un trait vertical ondulé 
( 1 . 3- 171* L’abréviation pour ftr a la forme, qui ailleurs est usitée pour /#v; fr* 
ordinairement n’est point abrégé, mais écrit tout au long (L 12); là où sur notre 


Fac-similé il est abrégé (l, 23), on se sert d’un trait commun d'abréviation. Pour 
autrm on a aüïïï (11,32; il n'y a pas d’exemple sur notre Fac-similé). 

En I igat u rc se rencontrent en particulier e, r, v ta très souvent la forme 
de l'epsilon grec, surtout en liaison avec e et r (I, 2.9); une fois aussi en liaison 
avec 1 \stnuntt*, II.23; comp. côçnitianu intentione, 11 , 3 ). A remarquer la forme des 
ligatures if (I, 16) et tint (II, 4), 

La séparation des mots est imparfaite. La séparation des phrases est 
marquée par de petits espaces blancs. Comme signes de ponctuation on a un 
point et un crochet rond assex distant, pour marquer la pause finale (I, 6.12.17. 20), 
un |»oint pour la petite pause (I, 2. 8); d’autres signes de ponctuation semblent 
avoir été ajoutées d'une main plus récente (I. 4 . 14 ). 

Les lignes sont tracées à la pointe sèche. Les traces du compas se re¬ 
trouvent au milieu de la page, entre les colonnes; on croit que c’est une manière 
caractéristique des manuscrits espagnols. 

Une correction est indiquée par un point souscrit ( 1 , 2); l’a suscrit est 
d’une main postérieure. 

Orthographe. Pour la conjonction cum (non pour la préposition <-!**•) on 
a régulièrement quum (I. *6; IL 5); pour tccUna on a souvent çglcsia (I, a8; II, 27% 
Au lieu de v on a souvent h, par exemple vibendo au lieu de (t, 34)» fsborcs 

au lieu de fat'ort* (IL 5), elebant au lieu de ilezant (11,6 , prophetabimus au lieu de 
frafktuvimûs (I, 23). Une fois on a auriunt pour huuhunt (I f 16), et ac pour Ame (II, 23)* 


Pleriq*/ electorumv qui miraculis coruscant, 
si introrsus ad cor non redeant hac 1 ) 
sese in amore conditoris desideriorw» 
vinculis non adstringawt, et manus 
S ab eo quod agebat déficit et lingua 
ab eo quod loquebatur arescit. 

Ad cordis sut intima semp/r electi p/r amore* 
conditoris redeunt, et hoc quod in 
publico opérantes atq»s loquentes 
10 fundunt. in secreto suo de fonte 
amoris hauriuivt. Amando enim 
discunt quod docendo proferunt. 

Ouasi ad locum ergo de quo exeunt 
flumina revertuntur ut iteru* flua*t, 
ij quia aqua sapientiç inde semper 

auriunt unde oritur. ne quum cucurrerit 

ZT1IL Di reprubonini mira- 
’criora signa ve! ni 1 r cal in. 

non solum eleeti sed ctiaw et 
20 reprobi facere possunt. Unde 

quibusdam veritas dicit: ,,Muîti dice»t 
mihi in ilia die: FWinc IW/nc nonne in tuo 
n<>m#*e pr*phetabimw/' Et in tuo nomine 
démonta eiectm*s? Et in tuo n*m*«e virtutes 
25 multas fecimw/? Et tu*c confitebor illis: 

Quia numquam novi vos. Discedite 


ventura quçq*r sciendo preveniunt, 
sed tamen a largitore tôt munerum 
cognitionis intentione dtvisi sunt, 
quia |\er dus dona non dus glcmàm sed proprios 
5 fabores querunt. Quum reprobi quiqw 
per accepta bona in sua laude se elebajvt, 
ipsia muncribw/ contra largitorem 
pugnant. Inde quippc contra d . .. te* ( ) 
superbiunt, unde ei amplius humilcs 
lo esse debuerunt Sed eo postmodu* cos 
destrictior sententia perpîujt, quo 
nunc superna bonitas et. ingratos 
largius infundit. fit repeobis 

amplitude muneri<1ncrerrtexitum da*na- 
15 tionis, quia inngati Yrïicttftft: non feTQsti 
sed sub viriditatis ccJprç.vJeui in altu* 
crescunt. Nonnumqu^m 
signa ac miracuta taci\int,-sed ut hic 
premia affliction» suç # ate/ncntiçqM* 

20 recipiant, videlicct laudiîs'^rumanas 

uerunt. Sed quia.Vtye.u^ifini reprobantur 
icentîs: l( DiscedltM niÇ^ui operamini 
iniquitatem'*, ac nipnVutu.fccntcntia 
datur mtelligi, ut in horQjfiJbus 
25 karitatis humilitas. alrtfcm 
debcant virtutum signa venerari. 


•) Correction de hqt i|»o«r «*>. 


■> Corrigé. 


Digitized by 

I IMI\/FRQITY PlF TAI IFORMIA 


Original from 

iimi\/fr<;ity np r ai ifhrmia 




























I 


4* è I inp : wpI W W b ™ 

à ) i * ! * JI * ' ! * f 




^ rr *ïïm 


mm {LrL ’TŸ m '3 fT*4“ a 

M U«*•— —rvU—/ mmj<Xm\»rt . 

jLuMLM 

.[ JL - \ -rr7r*“ ^ 





£ A' 

4 » ir 4 ^-*-•> 

W >11 Jbü— /^/«é^L 4|^4 -fil 

7 |«fu«4 *~>i .*r+..->■*•«* Mr««c.Jr* 4rir»m*‘Hh L ’fl 

HI ' if / T f y | 

«M wJ««r 'rj—»n»««*>.f 4 ** 4 - 

>w%iLj i»* !»«*#/ ..Lff***/ _ 

0,02 JX._f- - 

r fi F. 

umî* 4 y~ 



; ; «. • —: _ _ __ _ 

• i «. * rv *x 

*..« :’•: p.- • •.*. 

♦ . i,t • •!* . * *'. * «* • s* ^ j 

••*«*••«( ti 'i* ♦'•♦••• • ■• i 


1 1 V* . 




i 


% > 


î» 


> )C Ut Au^ A^»u IniAr L)Uuy4' 

VS à 

1 A U « ^%.\ ^ 



uir» 5 <w»wça,m kèpl *.%>J 


A. I). 912. — Diplôme de Bcrenger I. 

Miltn Bililiotcra Amhrri&una, Ihplomi. D. I. ïo. 



rr* 



CO 


Digitized by Original from 























































CO 


A. D. 912 . — Diplôme de Bérenger I. 

Müan. Bibbotcca A.nbfustarva, Diplomi. D. I *o, 

R egeste : Le roi Bérenger I. à ta demande de Pévéque Jean de Pavie, concède à l'abbesse Risinda de Pavie le droit d'élever des fortifications sur les domaines de son monastère 
de Santa Maria Teodota (Dcodota, Deodete), en changeant les routes publiques, pour se mettre à l’abri des incursions des Hongrois; de plus, il prend sous sa protection 
l'abbesse, scs domaines et toutes les personnes qui en dépendent. Pavie, 23 Juillet 912 . Le parchemin est fin; le côté écrit est blanc, le verso jaune. Grandeur: 58 X 47 cm. 
Notre Fac-similé est réduit. 

Au commencement du diplôme se trouve un Chris mon, contenant un grand C avec des lignes et entrelacs (voir les explications sur le document de Childcbert 111 . pi. 28 ). 
La souscription royale ( 12 ) consiste en un monogramme, contenant les lettres du nom de Berengarius. Le monogramme a pour base un grand N. Le souverain faisait 
de sa propre main le petit trait horizontal à mi-hauteur, qui forme la barre de l’A (voir les explications sur le diplôme de Charlemagne, pi. 41 ). 

La souscription de la chancellerie ( 13 ) a un signum récognitions, qui ne consiste qu’en deux grands s allongés (— subscripsi). 

1 * sceau de cire est tombé. Il se trouvait à droite du signe de la récognition et en couvrait une partie. On en reconnaît la trace aussi bien au recto qu’au verso du 

parchemin. La cire était apposée sur le parchemin à travers un trou, et ainsi adhérait aux deux faces (voir les explications sur le diplôme de Pépin, pi. 40 ). 

I_a Date est d'une autre main et est écrite en élégante minuscule carolingienne. Elle donne l’année de l’incarnation, celle du règne et l’indiction. A la fin on a la formule 

d’apprécation : tn Christi /tontine féliciter. Amen. Le dernier n est majuscule et très allongé (voir pi. 64 , 11 ). 

Voir sur notre diplôme Scliiaparelli, / diplomi di Berengarlo !.. Rome 1903 , p. 224 , N° 84 (dans Vhtituto Storlco Itallano. Fonti per la storia d'ilalla, vol. 35 ), et / diplomi 
dei re tf/talia. RUerdte storico-diptomatiche. Parte L / diplomi di Berengario I (dans le Hullettino deir htituto Storico llatiano, Rome 1902 , N u 23 ). 


Mmasculc diplomatique Cet* l'écriture des chancellerie» royales allemandes, pourtant 
elle a un caractère particulier (comp. le diplôme de Louis III» pi. 64. et le diplôme de Louis-le-Germaniquc. 
pl. 5 q>. Le» lignes sont bien d»Mantes le» unes de* autre». Lee hastc* supérieure» sont très longue» 
(voir h, d, h, L 1), le» hftste» inférieure» de f, p q * »ont ornée». L’ancien élément mérovingien apparaît 
particulièrement dans ta forme de* lettre* a c, o r t Le» ligature» ti et // sont tîè* grande» Le trait 
commun d’abréviation a la forme d’un ivrud. La première ligne, ainai que celle» de» souscription», 
ont Ica lettre» allongée». 

Lettres isolée* a est ouvert (*); pour aa on a a* ou bien un simple e et une foi» un q 
cédillé /W^r, "h&amdi, 3). t a la grande forme brisée (t). d est droit. 1a haste descend 

au-dessous de la ligne (t). a est rond (a), f e*i de demi-longueur {/tr/rm\ i)l La courbe inférieure 
de g a un trait d'ornementation {jaudsa, La boucle de h cal très petite (kmMtbtrr, I au com¬ 
mencement de* mot», et quelquefois aussi dan» le corpa des mot», est très long ifwdr, MMa *i 
MifribmitHj, $). n est parfois majuscule S, s vntrwàiti, 10). n ;» la forme d’un peut delta grec {Domina, a). 

U ha» te de p se termine par un trait d’ornementation, la boucle est parfois formée par une grande 
ligne ondulée (fuiijrfrar. /"t *)• L * hastc dc * •• termine aussi par un trait d'ornementation (**y*a- 

1). Le plu* souvent r descend fort au-dessous de la ligne, aouvent pourtant il n'est guère plu* 

lung que les lettres brèves; il se termine ordinairement en pointe ( /naw m i 1 indus tria, uonrat. a)- La, 

ainsi que I f, est de demi-longueur, c’e*t dans récriture allongée de U première ligne qu’on peut le 


mieux ae rendre compte de la fa^on dont le» traits étalent fait*. La barre du t le plus «nuvent descend 
fort en avant; elle était faite de deux coup» de plume on le voit clairement dans i**f s* tom/oriturum lio) 
Voir la forme de x ydu * 7; 

Les abréviation» sont rares On rencontre celle» pour hu <,*d**etntihus. 4 , pour ywc yeiofut, t\ 
pour m (jWrrrriV-, 6) et celles des mwmv* sacra. Le signe qui marque le» abréviations est constitué 
par un nurud, qui a diverses formes (a). 

A remarquer le* ligatures et et si : le* lettres «ont très longues, elles sont espacées et reliées 
entre elles par une coulée et une grande barre (t. 3. 7; comp. la forme de* ligature* a et si dan* le* 
diplôme* allemand» et les document» pontificaux, pL 7 2 et So}. Dans notre diplôme ci n’est pas en 
ligature (amontais, 3; dictas, 6). 

La séparation des mots, en général, ea bien marquée; il n’y a que les prépositions et 
d'autre» petits mots qui souvent sont unis au mot suivant (*). Comme signe de ponctuation U 
plupart du teint»» on a |x>ur les grande» aussi bien que pour le* petite» pause», un point à mi-hauteur 
de» lettres (a. 3. 6. 9)5 ligne 11 on a pour la grande pause •», dans l’écriture allongée on a tries points. 
Voir aussi le grand signe de ponctuation à la fin de la ligne de la date (14). Le» nouvelles phrase» 
commencent par une lettre minuscule agrandie (4. 6. 9. it). 

Le* ligne» sont tracées à la pointe sèche. 


1 (C%rttmmO In nomme IW.nk ri* eeterni Berengirin» re*. Si regain. rou«nAce*tu imOU Dri eccWaa « venerabiU» loca temporal. cwiUhJI* |-«. 4 egit. morera wotum prcilc<cm.>rum équipé rat, et 

iperpétua stabilitatc in aeter- 

» n» gaud a a D*w/no suscipitur, cisqnr conttnuo perfrui nequaquam ambigitur. Proindc noverit omnium hdelium tenc/ae Dri eccUMe ikurrorumqur presentium »cilicet ac futurorum induvtria. lohannem 
• [BMC/u ThCinemâ» tclssi ac epr/wÿ^m iwrac «efemtati» humiliter exorame ») 

j clemmtiam. quatenM Rn.in.Ue, ienerat.il. abbatisaae monarteni Om 4 oI$, regali auctoritate edibcanJi*) caatelta rowrclere dtgnaremur Ikeniiam In predik et po*K»io».b<ia praefaii imxiMterii in a..rro 

[Italico regno adiacentibsé ft ), 

4 ubicumqar utilius et melius visum fuent pro persecuuone et incursione paganorum, Initiapetithonibu» hkuwib prebentes iam fatac abbatiasac Rmmlae n.*#rrae vidchcet speciali oratrici in.t^bu* et 

(|>o»4ics»>ooibu» sui monasterii 4 )u *• •* 

5 quod Deodete nominatur, per hoc iwrum preccptum cdirtcandi caatclla in oportunU locis liccnüam atlribuimu» una cum bertisci», mcrulorum propugnacub», aggchbu» atqi a fosaat»*, vçrmcnto 

[ad («aganorum d^primenda* in- *... J 

6 sidias. Concedimu» etiam saepe dit tac abbattssae incldcre et claudere vias puldica* circa q»»a casteila ad tutamen et iWmamcntum sui, alus donati»i), pef q * tll publicu» meatu* meedat. guam Alt» 

7 abbatissam et sua casteila om«iaq*# *ui monavnd predu una cum servis et ancilli», libellarii», colonl» «uisqnr commendaticit» »ub n^rrac emunitati» atqar defensionès pracceptum recepimu^^tt nyçft* 

[cornes, vlcecomes, t ,. ** lj m 

8 »culdaii»k>, gaitaldio, decanus sut aliqua magna paivaqa* pemona infra casteila ipsius monasteri mansionaticum facial, nullusqiu imbi potestative ingrediens [dacltum custodiat, ncq«r tcloneum cxqair^t # , # uut in- 

9 fra ipv» casteila publics* exigat ftmctu.ne»; »ed omma *int in potestate et dominio eiusdein Risindae alibatiasae suisq** «ucccanoribu», amota tonus pul»licae partis coufridtctloi»**). Si qui* igitur h<.c^rr^uctori- 

10 tatis et defentlonis precepium infnngere vel vlolare temptavent, »ciat *c conq»osètufuni aun optimi hbras cenlum, medietatem camcrae n*j/i ae, et medietatem praedictac Knindae venerabiü 7Ui*qar 

11 »i»cces»oribu» r ). Duod ut venus credatur et dMigcntiu» oluervdur, manu propria roborantes de anulo nasito subter insigniri iussimus. 

I* Signum domni (Mouagramma Jkrmatum) Bercngarii «erentsaimi regis. ,**/ 

13 Iohanne» cancellanus ad vicem Ardingi cp^^i et archicancellariâ recognovi et (Signum mmguitkmisj (Lotus HgiUi dtfsrdüij 

14 Data X. VaXtudat Aug»jft anno doininicac incarnatloni» DCCCCXH , domni vero Hctengarii aercmmimi regis XXV., indict*m XV. Actum Papie. In Chri/rt nomioe feUniirr. Amen. 


•lUUM uuum ■MUMM *, )• .cribe mn rniN^timm cnmmtuté 4*éo#«r# 4 M mi»» Wtt«, » o« r •» A ■ été fut U SSpta». •! Am Itou <to 11 1 m«, il y avait • braf. •) U i I IlSllr •••a été aj «Mé apr». (Hp 

put la ofitit. *» A Mfffèir hm, •) Ap*+« « m â « • ««ac* ^ aa« sur «n pmim» 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 




Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 





68 


IO 



mS&ttox^nt InfÇ^aKxcry J^-pxjchcc ccû uj<n 
fuyftcbxc<rcrf n cu&n rffcf- fic aiîm y C t &u tr 
Kcfœ monlKcfurn <xxj€n\c« yxrmffirno IrKtSf" 
uccllo cjuo ffj~ ocbnficôflô^ye rucauff- 
Cuflrbtcco. mcx mamifqrj; qu; tnctjn&vtfc-' *» 
tucf agftibvftttt^ fulyfSçjttomau'T r *V\uq . 

® Q_uc<r yf<xttruî>îCÙi^ti«TU noc<raitf • 


& 




m 

:-. fi 

■ sJjt 

- yAr*' 


tfemftxg m ycft- fu-ffte fctvpn?. | 

>;ca<r ufiffttf* Vf* IncébUwtoÎH» tn&uw ' 
NiccÊn^* ViS’ <c>«bluucctt^utw2r 





TCimSt Tu<icqcn-»rf£*- ccbfcoTWu* \ 

^nâfvûrnAtftTübiriif; "Wn&C'dAfc | 

’flMfrnrnii'^Jnû lr»ii»Y>Tf*cuo . j , *-->-r -, 

âtfoclaid; * u •*• 

itn><{n ft*£Y t^oC►niniocnnuTvSlor-ï^-J 



< * rr ’+* cf><r •. CS l I^CiT v: i n 


«0 


urVnoC 


V**f T**.u # îr K» >4. 


irncCP- î^pû-mu 

) a/T u-rîb aïiupfb l'T'arn^i^uwc»'»^ 
^S^r~Qf(>lt>ÇTCw<|V n . 5 ^^^t» < ÿt 3 cnfl(Kn 

>^rlïU'; &ffnf©Üh*T , vt; 

îtittfccLquib 
>ftr*»n /r v 6:<xuoVü*n Çtjîâr 
lubiûu'*/i i'âJiboru /n x'vr'x Ju 

: mob u m Itima 



m^uoc 'n*{ Cü^r^îjj^liotw. 

c^C^îtVtv^n^n^uf- ,* i * ‘ 

^ _ ü i < 


» ' 1 

v ^jut^>«OrrT‘ >iûf»u^fU. 

; rit*t£c&njeLh)cÇ ttftbervrjv* 
çtnmk^ (njcftfmmp n*T 



40 


t; InfcbiG* 

Çu patrie f*g|u ijcn^C 

ln.T*fy**f e^Tpecfeffn# 

p#C«« 4 *n*ur'*u<>{*fj>*n 




; • s 


♦ 

♦IT^^f^rtthi^nniiTv^.-vn^-rl.^ 

*. W'rta fa.* • * 


|trr* î ^ 

c<c»t u^xtfr^f tn ^ 

ccbtuax t?um Ttt^t 

tttafobfr.^nÇ'ceb 

<rb lutter ubumrr.^ 

1 

^tec 7 * 

• ^ a!0j^|o bxcùi 

bttm &/& it& tarlnA 

tneccAyet^fr ecef 
tnCuxn ccnnun^< 




ui fut turs o^abxx^ 

y^lvtrtr. • fv 

... . * •. ••• 


?r 


Saec. IX.- XII. — Ecritures lombardlques. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVE RSITY OF CALIFORNIA. 





















Sacc. IX. XII. — Ecritures lombardiques. 


i) post A. I). 107 ». La Reirl* de S. Benoit. Montecassino, Cod. 444, p. 37. Selon toute apparence, le Codex fut écrit à l'époque de l'abbé Desiderius (1037—1086), 
à Montecassino. En effet, dans le calendrier, qui se trouve au commencement du Codex, le copiste a fait mention de la consécration de l'église de S. Barthélemy et de 
celle des Tmrm faradysi, qui eurent lieu en 1075, le 3 Janvier et le 10 Septembre. Au contraire, la consécration de l'église de S. Martin, qui eut lieu en 1090, a été 
mentionnée après coup. Voir Amelli-Morin, Régulât Saneti BenodieU traditio etc., Montecassino 1900, p. XVI. Nous devons le Fac>similé à l'amabilité du bibliothécaire de 
Montecassino, le P. Arabrogio M. Amelli. 


Ecriture lombardique au point culminant de son évolution. Les formes 
caractéristiques de cette écriture sont les traits brisés des lettres (en particulier 
dans I, m. a. n), les formes archaïques des lettres a, e r, t et le signe ondulé 
d’abréviation pour 111 

Lettres isolées. Le d rond est presque devenu carré (1.3.3). e a la 
grande forme brisée (t). Voir g (3). La boucle de t'h est brisée et tournée en 
dehors (1. 3). Souvent i est long 15. 9). o est en forme de losange (1. 3). r a le 

E lus souvent la forme de ligature longue et pointue (3. 3), plus rarement la forme 
abituelle (1. a. 3. 4). Il est facile de confondre le t avec l'a; la barre du t est 
fortement inclinée en avant et décrit une courbe en dedans; elle adhère souvent 

meditationi inserviat«r. A Pascha au Um usqms 
ad supradictas Novembres sic temperetur 
hora vigiliarum agenda parvissimo inter- 
valto quo frottes ad nccessaria nature exeant 
5 custodito. Mox matutini 1 ) qui incipicntc 

*J | «st «ut ua |fattl|e. 


à la haste; le plus souvent pourtant un petit espace blanc est ménagé entre les 
deux traits (1. 3. 4. 5). 

Abréviations. A remarquerje signe pour m (9.10), et pour ur (1. 7. 9), 
et le I suscrit (8). Pour auttm on a au (1). 

Nous rencontrons ici pour la première fois ce que l'on appelle les liaisons 
de boucles : c’est un nouveau genre de ligature. Elle consiste en ce que la lettre 
ui commence par une boucle est inscrite dans la lettre précédente, lorsque celle-ci 
nit par une boucle; voir /* (1. 3), da (3), fo, /r (8). 

Voir les signes de ponctuation (t. 3 . 6. 7. 9). 

On remarquera l'initiale fort caractéristique de la ligne 8. 

luce agendi sunt subseouantur. VIIII. 

quut p*almi dieendl sont noiMurni* liorls. 

Hiemts tempore suprascripto inprrmis 
diratwr versus: IV*»» in adiutoriu** meum 
10 intende; IW/'ne ad adiuvandu*» me festina. 


b) ante A. B. MO. Isidore de Séville. Bibliotcca Ambrosiana, B. 31, parte superiore, p. 48. Le Codex contient les libre dijftrentiarum et d'autres ouvrages d'Isidore 
de Séville. En haut de notre page, à gauche, le cardinal Angelo Mai a noté où cet ouvrage de S. Isidore a été imprimé : Edit.Arrvali T. J, /./a. Primitivement le Codex 
appartenait au monastère de S. Colomban, à Bobbio; en 1606, il fut donné à l'Ambrosiana. A la fin, p. 314, une autre main a ajouté une litanie, où l'on trouve cette prière: 
Ut imfermtoribm nattrii J/luduiuntms et LmtAmri vitam et tauitaUm adfue Victoria* douât. Donc, la litanie a été écrite au temps où Louis-le-Débonnaire et son fils Lothaire 
(couronné & Rome en 833) étaient associés au trône (833—840). Ainsi on a une donnée pour fixer la date du Codex ; vraisemblablement il est de ce règne. Nous devons 
notre Fac-similé à l’amabilité de Mgr. Ccriani. 


Ancienne écriture italienne. Elle n'a pas encore les formes carac¬ 
téristiques de l'écriture lombardique de l époquc postérieure, pourtant elle l'annonce. 
On comparera cette écriture avec celle du Codex de Montecassino de l'année 779, 
pl. 43a. Les hastes supérieures la plupart du temps sont en forme de massue. 

Lettres isolées, a prend le plus souvent la forme du rc fermé, plus 
rarement la forme ouverte (a. 3). e a la grande et la petite forme (1. 5. 6). d est 
le plus souvent rond, plus rarement droit (1. 3). e a la forme brisée (3. 3). f descend 
au-dessous de la ligne, il rappelle l'F majuscule (8. 18). r en ligature est long et 
pointu (3. 4. s). Une fois s est rond (1). La barre du t se penche fortement en 
avant, pourtant elle n'adhère pas à la haste (3. 3). 

Abréviations. Pour */ on a un trait vertical ondulé, comme dans le Codex 
de Bobbio, pl. 34 (il n'y a pas d’exemple sur notre page). Pour ut, ligne 16 et 17 

Inciptf liber secundo*. 

Inter absconditum et absconsu*»: 
absconditumr rationis e//, absconsu** 
vero consuçtudinis. Inter abiec- 
5 tum et proiectum: abicimus n*//ra vo- 
luntate, proicimus iussi ab alio. 

Inter hahumlare et sup/rfluere : abun- 
dat unda, superfluit amnis umor. 

Inter abrogantem et adrogantem et 


on a le signe insulaire, ligne 3 e. Voir en outre les abréviations pour m (3. 3), 
notera (5), mou (18), fer (7), fro (5). 

Beaucoup de ligatures. Pour ti, ayant le son de >. on se sert du t 
de la forme d'epsilon (3); dans les autres cas. on se sert du t ordinaire (13. 14); 
aussi en te on a la forme d'epsilon (3. 4). 

Signes de ponctuation. Pour les grandes pauses on se sert ordinairement 
du point-virgule; pour les petites pauses, d un point. Le plus souvent on met aussi 
un point entre les deux mots qu'il faut distinguer (3. 5. 7). Le titre est en rouge. 
Les petites initiales, au commencement des paragraphes, sont remplies de couleur 
rouge. Les explications des mots commencent par des lettres agrandies qui, sur 
notre page, sont en rouge, sur la page suivante en vert (3. 5). 

En marge et tout au lias on a 1 % cantonné de quatre points : c’est la numéro¬ 
tation du 6* cahier, qui finit là. 

10 suberhuM et gloriosum et insolcntem: 
abrogat qui alienum auferet vel qui 
legem tollit, adrogat qui si aliquid 
plus iusti ad su mit. nec aliorum expec- 
tat iudicium, sed suo nititur; su- 
1$ perbus est, qui supra modum in mo- 
rem fertur; gloriosus ett bonoruw suo- 
rum nimis ostentatur; insolens est, 
qui n*« solito more felicitatem sua*» 


C) A. I). DIS- WM. Commentaire de Paul IMacrc sur la Règle de S. Benoit. Montecassino, Cod. 175 (autrefois 353), p. 333. Le Codex fut écrit sous l'abbé Jean 1 

(915—9J4), au temps où les moines de Montecassino, après la destruction de leur monastère par les Sarrasins, s'étaient retirés à Capouc. Sur la première page, l'abbé 

Jean est représenté au milieu d'une gloire de forme carrée; il présente à S. Benoit le Codex ouvert. (L image a été reproduite par Piscicelli Taeggi, U miniature nei teJia 

Catiituti, Montecassino 1887; et par Fâh. GetcKhktt der biidenden Kùntu, a* édition, Fribourg-en-Brisgau, p. 364.) Grandeur; 30X33 cm. Voir BMiotketa Catintntû, Monte¬ 

cassino 1880, IV, p. 17, et FloriUgium Catmente, dans ce même IV* vol., p. 3; de plus. Amelli-Morin, A'rguiae Saneti Benedetti traditie etc., p. XIII. 


Ecriture lombardique dans son premier développement. Les lettres 
sont fortes et larges; elles sont tracées sans art; quelques-unes commencent à avoir 
des formes brisées, angulaires (voir par exemple a, n. u dans la dernière ligne). 

On y trouve certaines anciennes formes de lettres, issues de la cursive romaine, 
et qui se retrouvent fréquemment dans les autres écritures nationales, dans la méro¬ 
vingienne, ancienne italienne et visigothique, en particulier la forme ce de l'a (1), 
l e brisé (6.7), la forme pointue de ligature de l'rfo.i 1) et la forme particulière du t (18.19). 

Abréviations. Pour ut on a un point et un trait (9. to. 15. 16). A la fin 

gentia erit. Explicit VIII. 

quanti psalmi ') éicenél sunt noc> 
tnrnis horis. 

Iliemis tCMipore suprascripto 
5 inpritnis versu*»*) tertio dicen- 
du*» est: Domine labia mea aperi- 
es. et os mcu*r annuntiavit la¬ 
udes» tuas». Cui subiungendus 
est tertius psalmw/, et gloria. 

10 Post hune psalnuu nonagesi- 
m nt quartus eus» antiphona, 

') I eu Mtcrit. *) Au deuui 4 e la ll|*(, en écriture carolingienne «ne main plut récente a ajouté : 
K«rs«m ett barré. *) La trait final eet indistinct 


des mots et des syllabes ni est remplacé par un trait ondulé de la forme du chiffre 
arabe 3 (6.7). Pour ur on a un trait horisontal (13.17). Pour ut on a une fois la 
note tironienne (6). 

Ligatures. Voir nt (a), ri (1); dans ti ayant le son de *. on a t de la 
forme d'epsilon (1. 5. 7. 9); dans d’autres cas, on a le t habituel (3. 11. 14). 

Voir les signes de ponctuation (3.9. 13V Au commencement des para¬ 
graphes, on a de grandes lettres, remplies de couleur. Ligne 13, on a une initiale 
cantonnée de points rouges. 

aut ce rte decanta ndus. 

Inde sequatur a«rbrosianu*», de- 
inde sex psalmi eu*» antifonis. 

15 Quibtfr dictis, dicto versu. bc- 
nedicat abhas, et sedentibtu 
omnilH»/ in scamnis legant*»»- 
vicissim a fratriUrx in codice 
super anologiuar très Icctkmes, 

30 inter quas ct B ) tria responso- 
ria cantcntur. Duo respon- 

eUtatur vernu : Veut in adiuhtrium meum entende; Domine, et florin ; au • dttiout io la ligua : deinde. 


d) post A. D. ll.»9. La Règle de S. Benoit. Montecassino. Cod 47, p. 305. Dans le nécrologe du Codex, à la date du 1 Septembre, on a noté la mort d Adrien IV 
(+ «' 59 ): Obéit doutnut Adriantu qnartut fa/a. Cette note est de la première main. Au contraire, le nom de S. Thomas de Cantorbéry, proclamé saint en 1173. » été introduit 
par une main postérieure, à la date du 39 Décembre. Grandeur: 35 X *4 cm - Voir Bibtiotkeea Carinenris, II, t8, et Amelli-Morin, Jtegniae Saneti Benedetti traditio etc., p. XVII. 


L'écriture ressemble beaucoup à celle du Codex du temps de l’abbé Desi- 
derius (voir plus haut). Pourtant les formes anguleuses sont encore un peu plus 
accusées (voir par exemple a. 3.4). Beaucoup de lettres ont de petits traits pour 
la fin, nar exemple a (1) et • (1). 

Lettres isolées, a prend quelquefois la forme carolingienne (9.10). I-a 


haste de d est fortement inclinée en avant (3. J. 8). t. en bas. est toujours fermé; 
il ne se distingue de l'a que par le trait supérieur qui est droit (3). 

Abréviation*. Le signe pour nr est employé une fois aussi pour er (3). 
Voir les ligatures dans les mots /ettina(y) et irrtio( 8). Voir aussi la liaison 
des boucles dans // (3). 


*j Ajouté «1 d’un» autre écriture, 


hicmis *) 

tcmporc *tipra*cri- 
pto inprimis di- 
cat«r v/rsus: Dots in 
adiutorium meuw 
$ intende; D*w/ne ad 
adiuvandum me 
festina, et gUfta. 


Deinde tertio dicen- 
dum ejf . LW/ne labia 
10 mea aperics, et os 
meum annuntia- 
bit laudem tua»* 

Cui subiungendus 
c// tsrtius psalm*/, et 



••• • 


Digitized by 


Original from 























yt#: 

ÏU 

f * 

















.« A* 


s - 


kjkunufeneA'l -une fWtor rvu port- .mcî qucqt urrr* AMbiuo' Cvq> U*»-cL»r 

otreu p.teafjn «rfïrtAn^» ulcpAcfocnRr W c*U uft-fc*. • rom*#**,twçiukf crntâir 5--i * ‘ 

turnc irifr corUnidEr C«i .U» La&'u uk nuuir <vuu (iw ;f F ‘ n ~ (b**, 

^ pf. Iirr iw^vc,. rxr .^puut tvfiOmec qé lilvt W* Acmd* ffcsirunmru tdhauCe> * .( ^ Iam**-'* 

mcniMinluA mthûA ur oix mt na<>X Dn’^.tmur <rv\»m<xiUo A nrnnnMn 


• O t»AtUrliJ>€*ttJ 
(uiliuom^r i 


a. 

• . v •>. 

V«/ * »*. 


.««y -« 


J~T ■ ^kwtnffiruuoulaint- 


***"■**& 

ywr iw# vtp» 


e, 


« / 


. » ^ 


K 


ni^mf»AluA «iifatl»- ur p^x im nofàk ÿiiw nrjncp* AnpoUo AWoa 

m! tuuftrr cc>fl* -ain<W»i oMai rcm<i* f>l«4»ww <irf%<|| f* AUAJV - tn^uAnrtfr 






’ tm. ’ rn» omtpotrnqf^ dcmlrrnuf ik -foo 
mn«-duiJ<4iKf dofccr<K wnmiflfr 

P* ‘ ^ 

muf incfuo naf fie ï« r ut y tnticruer Aâ c 

# / f # *1 * •• 

« utrtvtTf ocxtnm • jf 4ur iur tuf - 
anJk<xî fùir'quaii&Iair iW 


<kxtr « pcxiiT nifhllMD - fiCtluAT3UCt> 

««* mlwftuW (dirl» • 6C uirf<l tuJU • 

X w «J Un* oû fie» pm fdrat fbn 

frndrA <tlu*r<l4l • 1 ne (|«ii ilmuloT 

<1 f t^tUiJliq* nul ffLud rmtqJX 

uereétacrio Arrurrr corrcpn-nec noif * prinJmi puitnoi>n **el c«ft - mvtmfauJrc 


■f»\. 

*' ? * 

W 

• ’fc 

• • : r 




'*Sv 


^(ûpptpufuApMmt conpürtî.pfrf» tUrle nuUmnof;- j füiij pi 


>5 


* * ( ^ ^ 

ARf> dolevc *Ud~nolutTTMtC ■ ScdttAc * * k^W'aauctfoi Iw^uAfkçv ... 

TOUT flcMCOfc'Anqca • ur ûfaww/ttnw- . ÉUirucrUu'foiuffAr- , , •' >. . .T 

. v u. * o-r' /*v 

— ■»<*• k. 


cuiqtfÛA <u/hn«v orf l cHm r • wvwwk' 
utmuT• t<xdlc pfftkec ponopinv 
«T Uidicio Jiukw - (hUxifhlimMii 
«xriMmr • Of (>um- fV/tmTn rntum • 

m 

pfo|ui rtonttyjftc • *| n<tl^4r f»p«lu 
ir m inamlif- r^ptoif witu(î(uf 

4a>Vbr'- ^«A otre • nanc «cerf 


| mmfu uuîirriff.xpAn rf4J<f 

tnJttnfcr bttÜKrojiafnifl.. fpmfcrft C«^T^ 

P / 1 . CftAMJ 

fT*»n nun*drtl& f'nunfe nur^st ; > ' ' 'tW! 


tfcrrr* «lrftr'fnAf7T*r»i«Ur 


# • 


*5 




dubtcmrc cwAmW' IjpeAcfbûu lif wf 


mWfplw ur* • *ur*re 


Jk-,; 

, *• ' 


jtw«a \mhmjulk (Sr^ikr r-fiffiiifigfr* 
an nwa*n bruAÜ*rr (MFtaAn»M*sieJn.i 
. ImAn krufwrtcaL ink utjiA 
rru%fUu> • mdmur lutK7X»r4runpfMr~in u<t 
k.nynojçc gmfil- lUtun» «nU*» une 

^ca^u-oW • 

^ apfcomu .u* ifi uuvnûf populuf 1 ^ 
q*»*cf pwpru tuiguATcAinur^V 
Ketwxu UagMAfié f^)Ati«9 • ^ilnOw 


NJpfMfiuitWr tfl^uA cupuiiaur iKccWh»c 

' ' Atrunuf fbd ur<*r«**»rcf lidfnAfitne ' 

** ,. . ,4» •? , , ,, ’ ■> 

iul unofto qui4®tn onicnr • 

Minimal qA fri *neo uuïti 

*'* rf y l îiÿ rt i i i ' -*■** -~~ , 

' W^MÉw w py» mJnwnefhf- 'T- f ~-r Hir finftAi^ 

» -V- 1 : W */• i/'à * ;•• / / //a 


f^çmmowr qurfîmfrnJrckAric 

«nmr «mfhrunp. Fp karWfna^N^ A 

^ * .»î. 1 ^ r 1 . ’ 

p*rc»t lofbwur •£ xrtMirnn*HM . '’ 



üncpof' n«to nenoJr eu 

tnnidU 4wL 


. ■ ... 




wu. ^ 

vtifc 


• j • 


< V 



if» nul» J^hiikA lyw jhtwhff miuaidpl?i^ 
ûinAlr k<rl c irmxr /bU^tlMOiM^Ur 
CL^I»^ LxiïnMàuâCâif rctwrao pffxr* 

* dtU+rduT uçcxa u«WÂ^ti. pwu Z î.iwkwj 
uitirrfuat lr dirçKü • » / S / 

% 

«fW Jtar VKfitt» p&caT pejur^tv^ frrxLum 

„ /w mW ét<a*r*tf frtugtf für^cvl 

lecosufrne k  *** nru f ‘* ro *A*mnf4 nA 
wndm ernttnê p^rr « cmSem <Ut 
cfuApdux* 1%ccno*'dtf^"*rr*f pdpJi 
pfmi pcpiyrc pacxsI • wytl» 1 

Ttpc mub» ctcuùc « S cr^A co+nenf fmcàtl 

jtfxtrv d«r ^ ^ ium » » 

afV|‘ p Luu ajnucnni Af^. rtor fa p^eff 
ücmru /iôendnr dC irm fijçn* qi 
Irm «Uimbü/fi» um? AnSronucàA %wc&t 
0 r arc-ru t* 4 «u—u-r-P W c*mc*Uo çcple 

n> d^/îpc fl<tr Uetfrrri jh>t tàfulmT 

cjuf,'c*np ii&Lbâtzf- «xJtdtpruw pv »nnr 
rtua r «»nur • Giq luurmMU um/^f 

nuflbf dAê^urtr cfuof pr«xuiu/aJLxl 

Uarui oîfn i y iuA mictam ^îwrru fW 
non <ar k 4 rlcr^nfn, iuiumni/* * tnt mur 
rnAcu - ÛT rujpnoAco p>rfk4rrair4tt 
V m UA rtc - T\ (cqu«^' i r 4uuJq«iA^iiA xtrr 
qm UMun^tv <Vc mfrw rkiciuuU 
J^tMlemrr L>ru roju (^uMantntawtr * 
qup uwtfT CA <iry*rinr pAii<A itfft-f f 


AtJ^e LryjTpr-W 
(Vi»4 pn4f«M 

çcccdthmfrntfii Ac i«nm«^dA a>n 

o»tiU*^ 4 «mcÔuimi aw iQfpMnr 
ùfUduA- pnilMbAut U» 

AW.<jianyl>um.\i^i»hte. VumUim/ 

~4U t» LU U4t • «fl” iuia ftmuiu • *u 
«ftkftnt c» p-uneonTÎ-nfu ^ unu .«,«£ 

arpmuAm • XLud qui 

,Wmt hmi abiitei’o pttkn nifiqdwtt 
-Accat^rruM JUêt cen((U LuiWoruVn 
' ’cofdinf ^pc a\u(v ixcrcmi • ^«quen 
wvixuw - Coucturkutc <U*r qumî<fu6 > 
«Jnynm fp«^»oulo ouU>Mur fer** , S 
fifbrtt I tfictiki'.' Onu mulntuduif 


J 


<>nm« p4nnunicn> Vnuni 'muft» 
n^ru". .utflrnfuru brir mno-u. £xaa* 

‘T - pAr^r ixiutt tn u*cé oJmrikti (Un 
uAlcœ - At in*l«trû • urkd ourfû 
ru<r*»«r- J[)<ncpM*fttrj>i iwrAfir» • 

ac *’^ tu adfwwf infccmtcf * .,^-- 

cuAiUv fèuc^ |Mt««jALutc • A^uertk ' > 

u «i tzrrû UWcf nof fu^uianr pf^kpw ^ 

fr u ithi nt • Jm<c noiufîmtucnfl 0 ^ . •; *j 


** 

ÎO 

*lr 


ro^f 


r w -v, 


- » 


oqoif .-nuCfif- trffntwT ÿctlwxr' 


*V:j 


11 ■ r\ 


IiIkT ' rnr cfuidc* i*r/«|ifi»rm 1 itnjJw 


k p n- ufnf nunc «UtT nry liwahf 
•nfîrtune dn«*l rcfdiyw pmuua» '> * 
notnltAtte. n<t j>? modumton* (jioc j jo 
-auiàKf (V4<m<ni jnennénrrJC 1 V» 

j «‘luJuit • ao cUuorfhnœ çt»u»^n . 

^pe mk.| ^icAftirnef <* nOfWa^yfbU 

*’ i V *■ ** WCr.'Mm wrl 

r î 4 iKrti 

M • » • *,♦ 


•••Kv 




• **t 4 ^ »i, '‘/S ir S 

::• : J 

• *■ ♦ '• »♦'*,! 


O) 

CO 


Saec. X. exeunie. — Serments prétés à Strasbourg en 842 . 

Paris, Bibliothèque Nationale. Mb lit. y? 6 *, fol. 13* et ij k 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 


UNIVERSITY OF CALIFORNIA_ 






































Saec. X. cxcunte. — Serments prêtés à Strasbourg en 842 . 

Paris. Bibliothèque Nationale, Ma Ut. 976a. fol. 1 j r et 1 J*. 

P eux pages d'un manuscrit en parchemin, dont ta première partie (fol. 1 — 18 ) contient les Historiae de Nithard. et la seconde (fol. 19 — 46 ) les Annales de Flodoard. Grandeur: 

29 X 21,5 cm. Nos pages, empruntées aux Historiae de Nithard, contiennent le texte roman et allemand des serments prononcés près de Strasbourg en 8- 2 par Louis-lc- 
Germanique et Charles-le-Chauve et leurs peuples. On sait que le texte roman est le plus ancien monument qui subsiste de la langue française. 

Le manuscrit n'est pas daté; pourtant comme les annales de Flodoard vont jusqu'en 966 , on a ainsi un terminus a quo pour déterminer son âge. Le dernier feuillet 
contient encore quelques additions, qui se rapportent aux années 976 , 977 et 978 , mais ces additions, comme du reste le dernier cahier du manuscrit (fol. 39 46 ), sont d'une 

main plus récente, du XI" siècle (voir M. C. Couderc, Essai de classement des manuscrits des Annales de Flodoard, dans les Mélanges Julien Havel, Paris 1895 , p. 721 ). — 
U manuscrit provient de l’abbaye de Saint-Médard de Soissons. Au commencement du XV' siècle, il était à l’abbaye de Saint-Magloire (Sancti Maglorii) de Paris. Vers la fin 
du XVb siècle il était entre les mains du chanoine Jean de Saint-André. Puis il devint la propriété de Paul Pétau (Petavius), dont le fils Alexandre le vendit en 1650 4 la 
reine Christine de Suède. Après la mort de la reine Christine ( 1689 ), il fut acquis par le pape Alexandre VUl pour la bibliothèque du Vatican (Pegina 1964 ). En 1798 , en même 
temps que beaucoup d'autres manuscrits du Vatican, il fut apporté à Paris, et là il fut retenu, lorsque après la prise de Paris par les Alliés les autres manuscrits du Vatican 
furent restitués au Pape. — Voir L. Dclislc, Le cabinet des manuscrits, Paris 1881 , III, p. 265 ; Ed. Koschwitz, Kommentar zu den dllesten framôsisdien Sprachdenkmâlem, 1886 , 
I, p. 2 , et Les plus anciens monuments de la langue française, 1897 , p. 1 ; Adolphe Krafft, Les Serments carolingiens de 842 à Strasbourg etc., Paris 1902 ; E. Müllcr, Xithardi 
historiarum librl //// (dans les Scriptores rerum Germanlcarum in usum sdiolarum editi, llannovre et Leipzig 1907 ). Voir dans A. Krafft, Le., p .69 et 145 , et E.Mùller, l.c., p.XIII, 
des indications plus complètes sur les auteurs qui traitent de notre manuscrit. 

L« contenu de» terment* de* rois est celui-ci : Pour l'amour de Dieu et pour le xsl ut du peuple des peuples e*t celui-ci : Si Louit lOisrlesi maintient le serment qu il prttr i »on frère (lui le» iLowi»), 

chrétien et notre salut commun, 4 partir de ce jour, autant que Dieu me donne «avoir et pouvoir, et Charles (Louk»), mon souverain, de *on côté, rompt le serment qu'il lui prête, si je ne peu* l'en 

je sauverai mon frère Charles (Louis) et le aex on.lcrai en toute chose, comme un doit platement détourner, ni moi ni aucun aune, que je peu* en détourner, ne le accondcron» Jamais contre l.oui» 

sauver aon frère, 4 la condition qu’il aguse de même 4 mon égard, et avec Lothaire je ne rerai jamais (Charte»). (Comp. G. Meyer von Knonau. Ottr AiMm* r*r »mk*r C ttUr kt m , Leiptig 1866. p 4» I 

Aucun traité, qui de mon gré» puisse nuire i mon frère Charles : Louis). — Le contenu des serments 


(F.rgo XVI kalenda» MvcU Lodhuuicus et Karolus in clvitatc quç oUm Argentaria vocal*! ur. nunc 
a M cm Strasbourg vulgo dicitur, con vénérant et sacra mérita. quç Stlbtcr notata sunt Lodhuuicus 
Roman», Kaiuius veto Tendis* a lingua imascrunt. Ac sic ante saenmentum circumfusam plcbcm, 
alter Tcudisca. alter Romana lingua alloquuti sunt l.odhuuicus autem, quia maior rwtu, p«»or 
exorsus sic cocpit ..ÿuotlcns) 


Kvodharius me et hune frstrere meu» post 
obi tu* palri* iw/ri insectando u.sq tu ad interner- 
loncre 1 : dclcre coitatus sàt, nostis. Cu*» autre* 
nec fratsrnitas* ne» Chr/z/ianitas nec q*»dlibct 
5 ingemure. salva iusticia ut pax in 1er nos ette t 
adiuvarc posset, tandem coacti rem ad 
iuditiure um«opotentès LM detulimus. ut suo 
nuta, qutd cuiqur dcberei*/, contenti cssc- 
ami. In quo dm. sir*/nostis. |v^ nui*» a ordiare 
to LM victores extitimnx. is autre» rictus 
uni eu* Mil» quo valuit secessit. llinc 
vero fratsrno amure covreptk nec non 
et supre populure Chrt//ianure conpss»i prrsequî 
atq Mf de 1 er e Ulos nolmmus. sed hac- 
tenus mc ut et antea, ut saltem deinde 
cuiqu# sua iusticia cedcretur, manda- 
vimus At aile post liaOC non conte*- 
tus iudioo divino, sed hostili manu 
iterure et me et hune fratrem meum 
to prxsequi non ccHtat. insuper et populure 
iw/r*m incendias, rapinis ccdibuaquc 
ilc.astat. Qui» ob re« nunc nccus- 
aitate coacti convenimus. Et. OMrerrêm vw 
BMfl» stalnli rWie ac Arma fratxxmtate 
a) dubitare crcdimus, hoc sscrsmreture int/r no* 
in conspcctu vre/ro iurare dccrerimus. 

Non qualibet * niqua cupiditate illecti hoc 
agimus, sed ut certiores, si IVw* nobis xrrtro 
adiutmio quietem dederit. de coremu- 
yj ni profeetu Minus. Si autan q*h«d absit, 

sacrarnmtu*, q*»<l fn»m meo luravero, viola- 
re pra/si!*p»crn, a subd«tione me a nec 
non et a iiferavnento, *\*h\ imhi iursstis, 


unurequereq*/ v//it*m absolvo." Cureq*/ Karolus 
haec eadc« verba Romans lingua prrorasset, 
l.odhuui cu4, qu-wzum maior natu erat priur 
harC deinde sc servaturuw testât us ex/: 

„Pro Dru amur et j»r# Qiru/ian poblo et n.v/ro commun 
saluament. d'ist di in 1 ) auant. in quant LV#s 
sauif et podir me dunat, si saluan 4 co 
ciat mrem fradre Karlo et lit aiudha*) 
et in cadhuna cota, si cure om per dreit son 
fradra saluar dist. in o e l, quid il mi ahre- 
si farct; et ab Ludher nul plaid nuenjuan* 
prindrai. qui meus uol ciat mcon fraare 
Karle in damno »it * Ouod ium Lodhuuic«v 
exp'eshet, Karolus Teudisca lingua sic hçc 1 ) 
eadrrr vertia testât us est: 

„ln Godes minna in»l in thés Chrô/anes fokhes 
ind unser bedheru gealtnissi^ fon the»e 
im> dage frammordes. so fram to mit Got 
geuuirt i indi madh f ) furgibit. so haldih tes- 
an mirvan bruodher sotu tnan mit rehtu 
sir-an beuher 1 *) scal, in thiu thaa er m»g soso- 
ma duo; indi mit Luheren 11 ) in notibciniu lf ) t- 
hing ne gegango, ahe minan uuillon imo 
ce scadhcti uuerhen.* 1 

Sacramrwrtum aut/«w, q*»*! utrorueiq*# |<»pulus, 
»|uiq*# propna lingua, testatus est, 

Koensna Imgua sic se habet: „Si Lodhu- 
utgs tagtsmcnl, qu^ son fradre Karlo 
ittral, conservât, et KsHus mcos tendra 
de suo part n»w lostanit, si io returnar non 
Tint pois, ne io ne neufs, eui eo rcturnar 
int pots» in nulla stu«1ha |f ) contra Ix>dhu- 
uuig nun li iuer.* Teudisca autaiv lingua: 


•| Correction 4m t*u*n*t .w* •) Dr /rmimn k , Df «x De tmlumrmi, il tom* mm mtfmm U <Uinl« » 

mi* été «KhMlé |»m «M pMi Mtnéili *1 Do .«.rmafà« . 4 Ml 4»ou4 p«r m pmt * L« Mpinr WiMi »o«#t k tm 

•««ai». M cniict Ttém et mpitt il le* mmnn im m. este * Waller, I p *4, «- *1 <*; p™* h mn m mm 

mn/mr. •) Dt gamJme j* *> Pmt moAil. •) fore kr*i/4«r *»i Pore *| L-* preeiitf k * U tmmmm tfu» ntms rnupar. 

") !>• miuh*. 


t ,Oba Kart then eid, then er sinemo>i bruodher 
Ludhuuuigc 1 ) gesuor. geleistit. indi Lud- 
huumg min hetro, then er imo gesuor, forbrih- 
chit, ob ih inan es inmemten ne mag. noh 
5 ih noh thero nohhein, then ih es iruoenden mag. 
uuidhar Karle imo ce follusti ne uuirdhit * 
yuib»^J prsaett» L«*lhuuuM:us Renoten.z tvr Spirare, 
et Karolus iuxta ITangu* |»rr UUuiunburg 
UUarmathare itxr dire xi t. 

lo Aestas auta* ir» qu<» 4 i pr^ature exactUAn Cxrprelium 
fuit frigids nimis, et omises fruges prrseTo col- 
leciae sunt: autunnus vero et hiemps na* 
ttiraient ordinere jvxege runi. Ac eadem dit» 
qua iwaedicti frwr/s nec non et primores popiiti 
IS pro/fature pepigere pacture, subséquente gelu 1 ) 
ntx multa cccidit. Stella cumetis mettse 
Drcerebrio et lanuario nec non et Fetirusrio 
usq«r prudature COnventUre apparaît per P«CC* 
centrure ascendit et int/x signure qae-d a quibusdare 
*o L)fta. a quibusdare •) vero Andromcda r«cat*r. 
et Arcturure ubscunore*» hoc conrilio cxj 4 e- 
to defccii. Ilacc 1 ) paoci* <lc temporure sideria- 
quç *eriç*) dclilvatis ad htttorvae tramitere 
rcvcrlamur. Cureqiu UUarmatiare venisaent,, 

1$ missos deligunt 1 ), quos protinus ad Lod- 

hanure et in StxoeiMav **) mkttunt; et horare nec 
non et Kartemanni adventus intxr Ul?ar- 
maiia*v et Magonciarecure pccsiolarctur, sta- 
tuunt. Hic quoq«r haudquaqua«* ab re, 
jo qnarerêm iocunda ac merrtn notanda vident*/, 
de «tualitate boni* reg\uv et «manimitate, 
quç '•) mtcrca deguennt, pauca referre 
libet Erat qunira utnsq*x forma medio- 


cris, cure om*i décoré |>ui<hra ,, ) et om*i exercitio 
apta. Krat utxrq*r audax, largos, prudrns 
p.iritrr et cloqucns. Omnewq*x prorvniMMm nobili- 
tatere exccdcbat lemtrym aa«rc/a ac venexanda con- 
cordia Nam co*vivia erant illis (*ocne 
SHkxlua et, qa^deurequr pnrciure hsbrliant. hoc 
ait *r aller i prrhumane dabat. Una domus 
erat Ifflis co*vivii et una soumit w ). Trac- 
tahant tare pan consensu coremunU qua« 
et t»rtvata. Non quicquam almd qui- 
hbet horure ab ahero |*etebat, nin o*k1 utile 
ac congruure üli Cxj« ccn»el>at Ludos etiam 
hoc ordine sepe causa exercitt! Ire(|ucn- 
talent Co*ventetxant^] autre» quocureque 
congruure npectaculo videbatur, et sub¬ 
siste nte hinc indc otnsl multitudine, 
primure pari numéro Saxotiorure 1 *)» IflTasco- 
nurure, Austrasiorure, Brittonorure, ex utra~ 
q*r parte, veluti invicere adversari sibi 
veltent altxr in altcrure velod cursu 
rachat. Hinc pan tergn rersa pro- 
tecti u*vbontl>*# ad sooos -iiuectantes 
evaderc se velle aimulabhntf'at versa 
vice iterure illos. qûiU'fughéfant, ^ixrsequi 
studebant, donec ndÿ]j9ime* utrique 
reges cure om*i mvqbWte* ingenti clamore 
cquis misais a*ilia *aU»paatts exil uni 
et nunc ,ê ) his, nunc* Mis t6ffcs dantibus 
msàstunt. Eratqjâx ret *9ig}ia<» v f»ro tanta 
nohihtetc nec [non] et moderatione spec- 
taculo Non eniw quisp a^/jn tanta mul- 
titudme ac diveniUfC Jjcuerîa, uti 
aef»c intxr paucissimpd et .nVltos contigl 14 ) solet 
(alicol aut lesaonis mat vitu^»frii quippiam mferre 
sudeKat ) 


•l !>• I re, U m •Wv.ine pire i«. 4*u jMiha|«i -i CrerecU** • o qS*U rerehia, d« kxéhmmmif *1 CnvNlbs *) !***« 
mum «I D» raCtu. •. eim ret 4*»» mmm pire •*«•««•. »| Crer^à *. P*- uUeeUfma ur«^ •( Apt#. **yn»«r «re • 

d‘cn«*M «i^i Ireirts t-*« rerei étolr été »l areè. pmr W c«p«*ie fk* C*»+ *• !>• Smxtmmm. », Pure 

fMC- ") D« fMi'rrm *1 PK UMM* l)« mwivhifkiiif **) IH .WiMinre », P« **.• tmrnàmgmr*. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








70 


a» 




10 


‘5 


kr 


i 


20 


X) o co- ocr^uis ~p^\sc * 

«-W ^ — ' _ 

5 « 5 cri * axi • s g â /o w^vtvi jnj e* 

Nlllo T6(T)pR6' Ç umfffefcToditilü) 

un a fÂbb.vrorum ci fojxfrfTcnr cbuife ubt crxrrt 
difcipult omgrrjATi^pTrr mmim ludAfüfum/ 

^ ucnnr ibfcrflctrrmmcdio- CTdicttcifPvjeiiobif P 
[tciuti hoc dryifîcr. oftmdrr ofm Anufet Lxtuf 
ÇAUtfifitnr crgodifâpuli. uifodno' 

Di^rr crçpaf nrrum Pvv uobifSiair mifrr me 
pAirr crct^omrrro uof : V uh* rumdrxifTîx - mfûf 
fl.vurr .ctdtcrtaf /Kcciprcc fpmfcm Quorum pc 
mifrrarpOCCJiTA. rcmtTturm.tr ci f ir quorum 
rca nu crm f retenrx furtr 
Thom AfAirtrm i mufdeduodeam cjuidiciTUp 
didimuf.noncrxc cum cif quAndo ucnrt thf- 
Dpccrunrrrgpci. aüi difctpuh Uidimufdnm 
IUr.unrm dt^rrof fyifi uidcro mm Ambu fauf 
fycurxm cLxuorum cl mnxxm digrtum meum 
mlocum cL\uorum et mrtrvn m.\nu mcÂmLvruf 
auf noncredxm €5r poft dicfacco recru cr^m 
difapultauftnxufcLTboTnAfcüaflJcnTz ibftxnu 
tfctxufîf Ctfletu mmedto etdpcrt Iajc uobtf 



A0.V1MA 2 B DOM A» A N AI' 0N1’ *A D Ut $j». 

S* t . f ✓. ^ . . / . . / . ✓ ✓ / . / ,, 

JAPtlNrU^UA» IXOAt aItISSIMI FAAPlSTjATtJifOitf 

• / • ' » • S - s * ** ' ' * s . /*•■/. 4 /. 

4 flnr* HfT|>4CDfmrm form er - fn^xurPr- 't>tty>on * i*k | »owiiu w' > ‘ 

. / • / # / ✓/ / , . r i. 

m AO(io«/n^um nofvum priultROf- v .«*%i >r » j 

/V 4 S/ s s s S s , . s S s,, / . / „ ^ _ 

, A ( )cwnAjr it^nx Dowuf iflabei nvojrft mi^rn 1 rnln 5 

• z /v S i" S ? . / « f /, / /* , 

Apprm/h AVt trif^ru vwu Aoredim.o-t%dttm . ) 

ne / 1 tnbmfAit* <*jf 1 l’ni# « c. . *jl. 

-T- # 

•" r if* «p / ^ o * f « b */ / «s / ^ ^ • ‘ 

A ( )nufur irtïb- qui S trpor ejnont aotm 

✓ . / « **✓ ** f 7 /• / , y „ ✓. 

nHmnr ryf tfTfaBW qiu»mg r ntff 

-A ->* * k-v* r . / 

• * r 0 *' />/■ 

A C 

7 " ^ •*•*'"' V\ » f. S ~ d* - ' / ^ » ^ 

/ . * . / s />✓ ^ . 

cenffWfntff tnwuHinr A«m (»n* inornf « * 

/• *• / - . ✓ . / ^ • / / 7 # 

^ ItttirAAVmf AŸfcl lu/buf v^nt AMitimmA 

7 • f f* * A/ f . •/ • 

fW^ti tfTtntf fiokrtf Anmhm moraf r • 15 







/ /* V . 


✓ /// 


A (1^ tçr VLtuirn (l^^drT7mif*^Arum Uftf^A 

^ - m + S s f m 4 S ^ jC S f 

vnum.vmt fUitA horrxtnrm 



î 


»mr ^ c^ra/iÿwr üfTOÿrvtrn^rWUn» ^« »nior uf M fV vrluew4r wî*r»yw imm 

- A trrwne ftfNUX r**?» t v<^ » ’ tr«mi **<» 4 U Ü& 4 L (cÿAttye ■ JL’tmÇ 

rrAof ïrupJ+f tnZfrjarff eé 'Ê.-rf* )*«dalttM* i»B»ni|ï*mtrp^rrf n$t t* oy rf Juof 

r #<^«f p*r*f feteytx - D<daf Uûf ^*nj » qr 5iprtl%|«n» nJwd*fuyt^r.»wapya #r• f-rf» 

r*rJ^ pro 


• L.. 



B 

M mi - 

If 

>cjrvi 

-vi 

y»m 

vdapi 

yvi Wajrt 

yy» 




M- -v * 

lit 

vil* 

* Vtl 

• 

?** . 

m» 

^ Vt A|»r4 

VVIl 



£HD 

M -vi 

un 

2 *ntt 

* 

yvi 

yv M »*»*» 

>ttWt tnaî 

yvm 

♦ 



\mh«ph»- 

IwniVT 

CCVkJ.' 

ad.tvn vint tv»JA ♦ 

PU3PpPM r»ST* lvHAIfÿtvÿ 


10 

'r 

M vu 

■v 

HvlU 

11 

> 1 » 

H^r 3*jrpt~ 

vii»«i4a|*i4 

yv 



B 

M vm 

V» 


un 

yviu 

vn»ktap7«t 

v.ktap*t 

yv»» 




M vmi 

• 

B 

VM 

yy%t 

v 

7ÉVII1» 

tfjfrit 

XîV kttntw 

» 

yvn» 

\ a 

V 

1 * ’ * 



M ^ 

'VIH 

su 

VI 

1 

1111 * 11^^,4 

V*i4 »y|4 

yys 

f 

••• 



M jtt 

Vtl» 

ytits 

vu 

»t 


VmVtt*jr|4 

yvit 

•♦•••?•• • • •• 
•••*•• • • • • • 

* * • « ••••• • • _ • • • • 

•5 

B 

M >11 

> 

*yyv 

1 » 

ut 

»Mtô*p't 

d ayd 

y\7|l 

• • ••• • •••••••« • •• • ••• 

• • «•!••• m mm m m m m 



M ■j*m 


Vf 

111 

mi 

1U-I4 Apr-ilif 

n#n' apyl 

?*• 



c^p 

M jtim 

-y»» 

*yvi» 

111 » 

V 

Mlll lit MlW 

vu 

•vyt 



A. D. 984 - 993. — Codex Egberti. 

Trêves. Sudtbihliothek. Ribclhandschriften 14 


circa A. D. 1000. — Antiphonarium Hartkerl. 

Saint -Gall. Ood. vk>, p. 40. 


A. D. 1004. — Tabula paschalis. 

Berne. Stadtbibliothek. Cod. 87, fol. 18 


Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVER SITY 0F CAL IFORNIA 



















70 


A. D. 984 - 993. — Codex Egbertl. 

Trêves, Stadtbibliothek, Bibelhandschriften 24. 

P age d’un Evangelistarium en parchemin, qui contient les évangiles pour 
les dimanches et jours de fête. Grandeur : 27X21 cm. Notre Fac- 
similé est réduit. Le manuscrit est surtout célèbre à raison de ses 56 images. 
Il provient du monastère de Reichenau : c’est là, à son retour de Rome, 
vers la seconde moitié de l’année 984, que l’archevêque F.gbert de Trêves 
(976 993) avait donné l’ordre de copier ce manuscrit (comme aussi le 

Psautier, qui se trouve aujourd'hui à Cividalc dans la Haute-Italie et qui 
est connu sous le nom de Codex Gertrudianus). Au verso du premier feuillet 
se trouve la dédicace : Hune, Egberte. librum divino dogmate plénum — 
Suscipiendo vale. neenon in saecula gaude — Augia fausta tibi quem 
de/ert praesul honori. Au second feuillet, Egbert est représenté dans une 
gloire carrée — assis, avec l’inscription : Egbert us Treverorum a r chie pi- 
scopus — , les copistes Heribert et Gerald lui présentent des livres dorés. 
Voir M. Kcuffer, Beschreibendes Verzeichnis der Handschriften der Stadt¬ 
bibliothek zu Trier, 1 er fasc., 1888, p. 28; Fr. X. Kraus, Die Miniaturen des 
Codex Egberti. Freiburg 1884; H. V. Sauerland et A. Ilaseloff, Der Psalter 
Erzbischof Egberts von Trier. Codex Gertrudianus in Cividale (Festschrift 
der GeseUschaft für nützliche Forschungen zu Trier), Trêves 1901. 


Minuscule carolingienne. Les lettres 
sont rondes et fortes» les hastes supérieures 
et inférieures sont petites. A comparer avec 
l’écriture dcTatto et Grimait de Reichenau, 
pl. 5 j a. Le titre a des lettres majuscules; 
a remarquer la forme de l’E avec le trait 
final. La leçon d’évangile commence avec 
une initiale en or et argent et par quelques 
mots en belle onciale. 


Signes de ponctuation. Pour la 
ponctuation finale on a d’ordinaire un point 
en haut <6.7.8), pour la ponctuation faible 
un point en bas, parfois aussi un signe 
d’exclamation (3. 5.6. 7. 8). 

Les lettres sont un peu au-dessus de la 
ligne, il n’y a que 1 r et l'a qui d'ordinaire 
descendent jusqu'à la ligne. 


Dontifilra Octavis Pasrhne. 

Hequmffn kiNcd *umgeiii teetmtftim Iohannf»i. 

In illo tempère: Cum exset sero die illo 
una sahbatorum et fores essent clause, ubi erant 
5 discipuli congrcgati pivpter metum ludaeorum, 

venit Ic/if* et stetit in medio, et dicit cia: Pax vobis. 

Et cum hoc dixisset, ostendit eis manus et latus. 

Gavisi sunt ergo discipuli, viso D^arino, 

Dixit ergo eis iterum: Pax vobis. Sicut misit me 
10 Pater, et ego mitto vos. Hoc cum dixisset, insuf- 

tiavit, et dicit eis: Accipite SprW/nm H«*c/*m. Quorum rc- 
miseritis rieccata, remittuntur eis. Et quorum 
retinucritis, retenta sunt. 

Thomas autem, unus de duodecim, qui duitur 
15 Didirnus, non erat cum eis, quando venit le/ws 
Dixerunt ergo ei alii discipuli: Vidimus rw/nirm. 

Ille autem dixit eis: Nisi videro in manibus eius 
fixuram clavorum et mittam digitum meum 
in locum clavorum, et mittam manu* mcajs in latus 
20 eius, non crcdam. Et post dics octo item*? erant 

discipuli eius intus, et Thomas eu m eis. Venit Ic/i/s ianu- 
is clausis, et stetit in medio, et dixit: Pax vobis. 


cîrca A. I). 1000. — Antiphonariuin Hartkeri, avec Neumes. 

Saint-Gall, Cod. 390, p. 40. 

P age d’un manuscrit écrit par Hartker, qui de 986 à 1017 vécut dans 
un ermitage à Saint-Georges prés de Saint-Gall. Le manuscrit a été 
publié en héliogravures dan$ la Paléographie musicale des Bénédictins 
de Solesmes, II, 1891. Notre Fac-similé est réduit. 


Minuscule carolingienne. A noter, 
que l a a plusieurs fois la forme ronde de 
la majuscule (8). Au commencement des 
mots u a la plupart du temps la forme poin¬ 
tue (v , dans le corpa des mots, on a le plus 
souvent la forme ronde (a; 3.4.6.9.12.14.17). 
Ne urne*. Le manuscrit est surtout connu 

I iar ses notations musicales. On sait que 
es formes les plus simples de ces nota¬ 
tions sont constituées par des accents 
grammaticaux : l'accent aigu signifie que 
la voix monte, l'accent grave, qui la plu¬ 
part du temps a la forme de point, marque 
que la voix descend; l'accent circonflexe 
représente l’union de deux tons, dont le 
second est plus bas que le premier ; l’accent 
anticirconflexc au contraire marque l'union 
de deux tons, dont le second est plus haut 
que le premier. L’union de trois ou de 
plus de trois tons se fait par la juxtaposition 
de ces signes simples. II y a encore à 
remarquer qu’autrcfois l'accent aigu était 
tracé de bas en haut et l'accent grave de 
haut en bas; la main du copiste suivait 
donc le mouvement mélodique : celui qui 
dirigeait le chœur marquait par les mouve¬ 
ments de la main la mélodie, et l'écriture 
ncumatique représente ces mouvements. 
C’est pourquoi P. Mocquerau, dans le pre¬ 
mier volume de sa PaUfigraphü musiiaU, ap¬ 
pelle lécriture ncumatique dans sa période 


primitive écriture chironomique. Le 
défaut dans les neumes était qu ils mar- 
uaient bien, si la voix fallait monter ou 
csccndrc, mais non dans quelle propor¬ 
tion; c’était l'introduction des lignes au 
milieu du XI* siècle, qui vint suppléer à 
ce défaut. 

Dans notre reproduction on trouve «les 
lettres à côté des neumes; ce sont les 
lettres de Romanus.que,d'après Ekke- 
hard IV {Çasus S. Galli, cap. 3) le moine 
Romanus a inventées pour faciliter à scs 
élèves de Saint-Gall l'étude des mélodies. 
Quelques unes ont une signification mélo¬ 
dique: a par exemple signifie aithv, I ietatnr, 
s snrsum r I tainm (la voix descend), a /yj*tr- 
liter (l'unisson); d’autres lettres ont une 
valeur rythmique : c (ctltrittr), t (tentre), 
X m (meJicKrittrJ, p ( près Ho). Ligne 

16 le C est accompagné d’un long trait, ce 
qui signifie que le groupe tout entier doit 
être chanté ctltriur . — On retrouve aussi 
sur notre Fac-similé les signes de Ro¬ 
manus; voir par exemple le petit trait 
sur des neumes isolés, lignes 4, 5, 6, 7; il 
signifie une la note doit être tenue. 

Voir 11 . Rîeman» Studien sirr üssckickts d/r 
Xatms<krift % Leipzig 1878; Paliàfrafkis m nsi- 
cals, I, 1889; Peter Wagner, Xsumsnknnds. 
Pmlâ4gt**kü dst Grtffitianiuhtn Gtsan^et, Fri¬ 
bourg (Suisse) 1905. 


In prtixlma ebdomaila mit ali* Doiiifttl* Ad Ve*p era*. 

Kntipkona O sapientia, quae ex ore Altissimi prodisti, attingens 

a fine usq ne ad finem fortiter suaviter disponensqii/ omnia, vc- 
ni ad doccndum nos viam prudentiç. 

S Knitfkùna O Adonay et dux doreus Israhcl, qui Moysi in igné flammç mbi 
app&ruisti et ei in Syna legem dedisti, veni ad redimendum 
nos in brachio extento. 

Anté/Aana O radix lesse, qui stas in signum populorum, super quem conti- 
nebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur, veni 
10 ad liberandum nos, iam noli tardare. 

A *tifk*n* O davis David et sceptrum dormis Israhel, qui aperis et nemo clau- 
dit, claudis et nemo aperit, veni et educ vinctos de domo car- 
ceris sedentes in tenebris et umbra mortis. 

Antipkéma O oriens splcndor lucis aeternç et sol iustitiç, veni et illumina 
15 sedentes in tenebris et umbra mortis. 

Antipkjna O rex gentium et desideratus earum lapisq*/ angularis, qui faeîs 
utraq** unum, veni salva homincm quem de limo formasti 


A. D. 1004* — Tabula paschalis* 

Berne, Stadtbibliothek, Cod. 87, fol. 18. 

F ragment d'un manuscrit parchemin, contenant les livres de Boèce et un extrait de Censorinus sur la géométrie. Grandeur des feuillets : 37X28 cm. 

Notre Fac-similé donne la conclusion de Censorinus; puis vient une table pascale. Le Codex a été écrit en 1004 au monastère de Luxeuil en 
Franche-Comté par un prêtre du nom de Constantius. Au fol. 17 v on lit ; Ego ndignus sacerdos sancti Pétri £jupo 

coenobii scripsi ad serviendum ei hos libros Boetii de geometria diebus tantum XI infra idus lunii et VL kalendas lulii anno MI/IL ab incarnatione 
Domirti , conversionis autem nostrç II .. praecepto pii patris Milonis. Sit ergo utenti gratia, scriptori venta, frauda t ori anathema . D’après une notice 
qui se trouve au fol. 1\ l’évêque Werinharius de Strasbourg (1002—1027) offrit ce Codex à l’église de Sainte-Marie de la même ville. Voir Hagen, 
Catalogus etc, Berne 1875, p. 104; F. Hultsch, Censorini de die natali liber (Bibliotheca Tcubneriana), p. 12 et 60. 


L* table pascale commence par l'année 1004 où le Codex fut écrit. Elle contient 
les huit colonnes, que Dionysius hxiguus avait données dans sa table pascale. Les titres 
sont écrits au-dessus des colonnes de 1007; en cette année, en effet, commençait un 
cycle alexandrin de dix-neuf ans (dratlus dsatmnavsnnalh), et c est précisément sur lui 
que reposait le calcul des phases de la lune et de la fête de Pâques. En premier lieu 
les colonnes donnent l’année de l'ère chrétienne (voir les explications pl. 64), en 
second lieu l’indietion (voir pl. 58). Suivent les épactes (de lancien style): elles 
indiquent l'âge de la lune au 22 Mars de chaque année; la nouvelle lune elle-même 
est désignée par **//*. Les concurrents sont des chiffres, qui indiquent le jour de 
la semaine, avec lequel coïncide le 24 Mars de chaque année : I marque le dimanche, 
II le lundi et ain H Ile, VII le samedi Le cycle lunaire qui suit est, c<- 

le cycle alexandrin, une période de dix-neuf ans, mais dont le point de départ est 


de trois ans postérieur; c'était le cvcle des Grecs et des Juifs. La XIIH. luna est 
la première pleine lune après le 21 Mars, c'est-à-dire après l'équinoxe du printemps. 
Le diet d*minic*j test est le dimanche de Pâques : ce )our tombe selon la règle fixée 
par le concile de Nicée (325) le dimanche après la première pleine lune après l'équinoxe 
du printemps. Sur d’autres tables pascales on trouve les mots dits à>mi*uus P+uh*s\ 
et il devait en être certainement ainsi également dans notre manuscrit. Enfin, on 
indique enc ore la lune du dimanche de Pâques. 

En marge à gauche on 1 B (= HttexHlis) pour désigner l’année bissextile. De 

8 lus on a en marge pour l’année 1006 EM) (= tndttas ou ktndtcas) et pour l’année 1014 
■G II (= #xd<Hu) : en effet, Dionysius avait partagé le cycle de 19 ans en une période 
de 8 ans et une autre de 11 ans (voir sa lettre à Boniface et à Bonus, dans Migne, 
Pat r+!* fia latin*, t. 67, col. 513). 


int/r se contingunt. De Postulat!** Postulats gcomctriani* s unt V. Ut liceat ab omiri signo ad omnc*r recta*/ linea/w 
ducere. et oroncw finita*n recta** linca/v c rcgionc eicere. et om»i modo 1 ) et inbrvallo circulus* scribere, et om*rs 
rectos angulos int tr se pares esse. Et si in linca*/ recta linea imrniasa interiores angulos minores duos 
rectis parcs fecerit. eicctas lineas concurrere. Si paribos pana adiecta fuerint, om*ia paria er*«/; et si 
S parib«s paria adempta, et quç isde«*) paria s unt, et int st se paria s**/. 


B isuxtilis 

m un. 

II. 

XXVI. 

VI. 

XIIII. 

V. idu* Aprili*.*) 

XVI kalendas Aprilis^) 

XXI. 


M V. 

111 . 

VII. 

VII. 

XV. 

IIII. kalendas Aprilis. 

kalendîs Aprilis. 

XVII 

End/»,// 

M VI. 

UH. 

XVIII. 

1 . 

XVI. 

XV. kalendas Mnii. 

XI, kalendas Mau. 

XVIII. 


Anni llom/ni. 

IutlleWwir*. 

K|ianq. 

VonturrenU». 

CIcIim linriri*. XIIII 1 "* Ion». 

Die* doitifmm* po*t* 

Lan» l|»*ia«. 


M VII. 

V 

nulU 

II. 

XVII. 

nonis Aprilis. 

Vin. idus Aprilis. 

XV. 

B isstxtilii 

M VIH. 

VI. 

XI. 

IIII. 

XVIII. 

VIII. kalendas Aprilis. 

V. kalendas Aprilis. 

XVII. 


M VI1II. 

VII. 

XXII. 

V. 

XVIUL 

idibus Aprilis. 

XV. kalendas Maii. 

XVIII. 


M X. 

VIII. 

III. 

VI. 

I. 

IIII. nonas Aprilis. 

v Mm Aptllit. 

XXI. 


M XI. 

VIIII. 

XIIII. 

VU. 

II. 

XI. kalendas Aprilis. 

VIII. kalendas Aprilis. 

XVII. 

VUsstxtilir 

M XII. 

X. 

XXV. 

II. 

III. 

IIII. idus Aprilis. 

idibus Aprilis. 

XVII. 


M XIII. 

XI. 

VI. 

III 

1111 . 

lit. kalendas Aprilis. 

nonis Apnlis. 

XX. 

Ogd fias 

M XIlit. 

XII. 

XVII. 

1111. 

V. 

XIIII. kalendas Mnii. 

VU. kaîenüas Maii. 

XXI. 


*j Correction de modo; il devait y avoir m*du>, *i Corrigé. ■> Noue a'avoni pat ntari|tié Ita ohrévUtioot «cirant*» par dot lettrei curaivea. *i II devait y avoir M*ii, 



•••• •••• 



• •• • 





Digitized by 

LIMIWFRÇITY DF fAI IFPlRMIA 


Original from 

1INIVFRSITY 0F TAI IFfiRNIA 






| ncvpiô <eptï.Tolïi pumiU^n qtïu itthBiw & 
. loliarnte- papa stt^ccpca b^iiv'Olcrioii^* /vW< 
ubw ouitiruti apcln ppijvopii* avilie» ;?* 
inambti5 accepte seo palliât apius ma /.*.> 

I ntbiipriacc*pie* 5 a> ca utbettrv- abukvi l< ° 
po- 5 Ci pv-qtt aposrolt 
charme* a*pp pcptiite» sepnopirm ont coït 
ppt 01111 {ratio oopobapnensi* avclo^uv*- 
attela vepo ttm^citcerannimooo pmanlh 
Dam npcpo pilurem S 1 paroop** oinum 
p^te^tup p^pegt* 5 Ui aifcoOiaoie- attioc 
ir-poppocotiÂ^trn*iiTir:t£oculis confpec 
mur tn^tlannbup. ucti^alia qmoem ex 
oitibitp anc eppaiioo pearamr pepints 
laiiiara/inappibj paptanip .qitanrü JUOO 
pe-quairaiq- cupa oebetmie» ee* piiigtle^ 
objvtlittê antmapit qinourm pafccqie* 
vvrpunt ^DOTtoatmip t^irnop cppicmm 
e;xibepc- epja ciifcootâ Doitiiincapti otnîi 
ttneqnap hrpo ntftieitro reppra pu^ntm 
ne-itioie Onnm ^amiitts pocoioiaripa 
entre- strmnm pafeop b- pne$h?p?traa npa 
exquiaemitp .iinoe-mooo hcmrjm ptlie* 
jienxia mpublmnopi apce- ccttepi^ Dtiitoi 
camitp ; pallium If pparepmran nnc- ex 

Saec. X. exeunte. — Ecriture anglo-saxonne. 

Paris, Bibliothèque Nationale. M» lat 94), M 7. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



xfefîtSj/itti ( j t f n t arti xjyinfi/ 3 » **■ 

JNC 1 prr Ll BCLXvS S CI A 6 vS&Ni'‘ 

r . A O Vf r.SvS • *ivi ho-uc" • bcx* seS• 

ctitôrlûm tru&r- HonnecWfÛOT ' Ihlefttd 
ct^ ucUcm a \if camtatT' > ffont* 
l peLicndû potrft' ef mûleftiif çx’Accor'- 
( cpaa dJ red cJcn ck»m deuoruf* e • Jett cor,- 
«c amptcAm cj^promifï -^jJuiuu. 
me JéaT or An£m, ^ ; ucdnï ompf 

qpxtn fêrmOTut/ enetT* ^Onf* jvici 4m 
piiT memnlr, unT*, St memimfic Jjjrtdmmt • qui imrpcrc' 
4 </ fûtfViT■' qumqrlvjftt um «çmera. ce Aixtmuf, Gnrrn*q> car 
pu^nan <ii ■ tnJun-if pofVutA uirm4 uc ncceCpr^pt r&r*' 
pof(Vm^> î^-omtTîuJ* Jiel"inlu.vtr '^-wfquocp tnpt^t' jJcerxx 
men ■ Jnc dJ luudmr ^vef ft mi4" f tucort um noftrüadmv' 

qui^eir cflit ATzcr> ” 0 <m 4 tir ccrc uic«>rt4m'qui cer" 
tiirua Joruiutr 4ucLv a4m > J*4onnol koftium vitr^A-f-ioribd-' 
Ltrmum jcrmA • p-*onquJkft fuL^enC- ueAr*- «er reac dr-tnA> y 
<3 oLuim Tti 4 ^u rotu/iû • 4 r m»f*TCrr*k l klmr- mg^nriq>-cur4A ^ 
municû -' cUmJ fôluf partiuT acicf . m^er* rnif 'unoLipicîiT^ ^ 
te eu pnaAra.uir • co c4q> allopJntor»» cu/Vat xurbazuc aJq> 
fîiÇauir'V Ouid dur dliud peo*d. ccmtr-agoLuim marru da 
tud miTfi ■ /^afl-Apm cottrrAjiabolû ex femme Jautd fïg 
nificAuir fiAgreAiAmur lA-'&coru quf'AiAcxm qumcj} 
qçenera lioftium • propcmAmuTè Paguni chcurur - f Qui J cft 
^quoctYiof C?CjO r rt&1~ Adq>atictof^ uxmqu rnuLari~c^lentef 
fccr uoTdm que pclicAnT-tolci-iAu ■ fîU um U obéré' J, 
civ4~ ' 61 fine aLcrr* uf* etm mtfvn <me* ffevuf 7 7 ^ 14 ru ee confîn 
<gxd ~> J udfi ehcurrty Qucmodo îtnû colmf^dm • quando A' 
Vvormné' qué p 4 r^ç|’ nr» • Cfmct^Arcrune • dnm dtcence^* • 
Ucmuml^ exrurqueoT uccunqtiA fîti umdet uener^T^r 


•5 


K» 


*s 




A. D. I02H 1ÜCW. — Saint-Augustin. Minuscule carolingienne. 

Paris. Bibiiollir<|uc Nationale. Mr lat iliUi, fol. i. 




Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

















Saec. X. exeunte. — Ecriture anglo-saxonne. 

l'un*. HitiiH»h<'<|uc Nationale, Ms Ut. 943. fol 7. 


P age d’un Liber pontlficaUs de l'église de Sherbornc, Dorsct, Angleterre. Grandeur: 

32 X 20 cm. Notre l-’ac-similé contient une copie d’une Bulle de Jean XII à l'archevêque 
Dunstan de Cantorbéry, de l’année 960 : le l’apc conhrme Dunstan comme Primat 
d'Angleterre et lui confère le pallium. Voir Jaffé-F.wald, Regesta pontificum Rpmanorum, 
3687 ( 2829 ). Mabillon et d'autres savants supposèrent que ce Codex était le Liber 
pontificaiis de S. Dunstan ( 959 — 988 ) et aurait été écrit peu après 960 . Pourtant sur le 
second feuillet on trouve, de la même main qui écrivit tout le livre, la copie d’une lettre 
d’un archevêque à l’évêque Wulfsige ou Wulfsin de Sherbornc ( 992 — 1001 ); selon les 
éditeurs des Fac-similés de la S'exe Palacographicat Soelety cette lettre est ou bien de 
l’archevêque Sigeric (990 994 ) ou bien de l'archevêque Aclfric (995 1005 ); et selon 

eux le Codex aurait été écrit vers 992 ou 995 , et aurait élé le Liber pontificalis de 
Sherbome. Au XVII» siècle le Codex appartenait au prévôt Antoine Faure de Reims 
(t 1689 ), qui le légua au chanoine Léonard de Jayac de Reims; celui-ci le vendit en 
1701 il la Bibliothèque Royale de Paris. Voir L. Dclislc, Le cabinet des manuscrits etc., 
III, p. 268 ; The Nexp Palacographica! Society, pl. tll et 112 . 


KcrHure demi-ronde snjln-nsonne. 
A comparer avec l'écriture anglo-saxonne |d. 31 
et j* et atec l'écriture irlandaise, pl as. 30 et 50. 

Lettre* isolée» • r*t anguleuse en haut; 
il est fermé par une ligne fine (1). 4 a la forme 
ronde de I onciale (* j). I ji tête du g se compose 
d'une ligne horizontale (1. t •>. r a la forme carac¬ 
téristique de l'écriture insulaire : l'épaule descend 
fort lias <t)l. a a trois forme* le (dus «owvent, 
il est rond comme dans l'écriture majuscule ; 
souvent il a la forme fourchue caractéristique de 


l'écriture insulaire; quelquefois enfin il a la forme 
longue de la minuscule, en particulier avant le I 

(*. J. ai 

l'eu d abréviations. Voir l'abréviation pour 
Jw/ <lj). ÿUV lit), ftr (U). /»v (II), ht (17). m (*•) 
et le signe insulaire pour «*irw (25). 

Peu île ligatures. C’est e qui plus que les 
autres lettres se trouve en ligature 
lutWmtr. l). 

Souvent on a un sec en t *ur de* monosyllabe* 

iû f 3, 4#; te; 11; né, t 3). 


Incipit aeptstola pnvilegii quaw iubente 
lohannc papa susccpta tiesicdartione 
ab co Dunstan archiçptscopus a suis 
manihii* accepit. sr«l palhu« a suis ma- 
5 nibus accepit. sed co iubente ab alté¬ 
ré s*«c/t Pctn apostoli 

lohanncs *cpta4*M* servu* servorum IWHii 1 ) cou- 
fr*n\ Dunstano Dorobcrnenris accclesiae 
art hiaep«xx,'/o vitae tuae tant umenotio permanen¬ 
te dam lu Chtofo talulem, Si pastote* ovium 

sole geluq*# p n gregis sui custodia die ac noc- 
te ferre contenu sunt, et oculi* cotsspec» 
tant vigilantibus, ut ne alla quidevn ex 
ovibus aut crnndo p/reat aut ferinis 
15 lanuta morxihn/ rapiatur: quanto six to¬ 
re quantaqsr cura debetnu* tire prrvigilct 
ob salutew animanu*. qui dicinuir pastores 
earum! Adlcndxntu» igit*r nos offirium 
ex il «cie erga custudia* dominicaruw oviuas, 

20 et ne quasi lupo venicntc ternti fogiamwx. 
ne in <bc divini examinis p»v desadia iwrra 
ante Mimmus |«»torc* pr# ncgicgcntla n*M/ra 
cxcruciemur, undc modo honoris révé¬ 
ré ntia in sublicniori arce caeteris di udi- 
25 camur. Pallium eu: eu» U atcrniUli tuae ex 

*) P*Uf é*. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


A. D. 1029 30 . — S. Augustin. Minuscule carolingienne. 

Paris, Bibliothèque Nationale Ms. lat. 12219, fol. t 

P age d'un Codex en parchemin avec le traité de S. Augustin Advenus quinque haereses. 

Le Codex provient du monastère de Saint-Maur-des-Fossés sur la Marne (départe¬ 
ment de la Seine); c’cst là qu’il fut écrit, vers 1029 ou 1030 , à ia demande de l'abbé 
Oddo (Eudes), par un moine du nom de Lambert. A la lin on lit : /Vu mérita vite 
Lantbertus ipse beate, — Iubente üddone abbate, scripsi libetium dévolus amore, — 
Arripuique Pétri Pauli Mauri tantum quoque Prumptus opus ternis quod mensibus 
ynimo peregi, — Decimi sci/icet, undecimi, duodecimi quoque, — Quo etiam tempore 

certavt multum in frigore . Voir L. Delisle, Le cabinet des manuscrits, Paris 1874 , 

II, 74 . Voir le texte dans Mignc, !*atroiogia latina, L 42 , col. 1101 . 


Minuscule carolingienne «lu XI* tiède. 
La forme de certaines lettres rappelle la demi- 
nnciale. On remarquera par exemple la forme de 
la fermé d les pause* large» de d et de «| de 
plus N est quelquefois majuscule. Les hastc* 
*ii|Ȏriciirc* portent prc*quc toute* un petit coup 
de jdujnc. Le titre se compose d'un mélange de 
lettres majuscule* et minuscule*. Le texte com¬ 
mence par une belle initiale 

Lettres isolée a. La plupart du temps la 
a la forme Carolingienne (j), mais quelquefois il a 
la forme demi-onciale (6. 24; corap. la dans le 
manuftritt de Térencr pl 61); -iu tien de *• ou se 
on a e ou I ç cédillé (2. 12 15 23. 78 Les panses 
de d et de 9 sont larges et faites de deux trait* 
(3 5. 6). La languette de l e Cst line et dirigée 
obliquement vers le haut; à la fin du mot, elle se 
termine souvent par un point (3 4 3) la boucle 
supérieure du ir est faite de deux traits (9 10). 


La boucle de h est grande et se prolonge quelque 
foi* un |*cu au-dessMU* de la bgne (4 11 24 29; 
r est souvent un peu plus long que les lettres 
brèves (3). 

Les abréviations ne sont pa» nombreuse* 
On rencontre plusieurs foi* le crochet rond pour 
nj IJ 2j), pourtant le plus souvent ut est écrit 
tout au long l.c signe commun d'abréviation est 
ondulé et tourné ver* le haut Apre* é ( - f$t) et 
êc («» dut) on a un point, lignes 6. il. 

Voir U ligature fi dan* le verbe Jet (9), 

La séparation de* mots n’cxt pu* encore 
parfaite (4)1 Voir le signe de ponctuation 
pour la grande pause (10.13); pour U petite pause 
on a un point surmonté d'une virgule (point 
d'ex« lamattim) ou un point placé À mi hauteur 
des lettres (3 5 8 9)u 

Deux fois on rencontre un accent, pour in¬ 
diquer l’accentuation de la syllabe ni 13). 


Incipit I! bel lu» *<!i«rrl AsuMiul 
idtmut quinque heresec. 

Dchitor sum. fatcor, non nécessita te, sed, quod 
est YchcovttliuB, caritate. Non ta m ad com- 
$ pellcnduiw potest ex/e molestus exactor, 
qua«* ad reitdendum dévot ut e.,t debitor, 

Scd ut irnpVam ijM.d promisi, adiuva- 
te me fcrwc/is orationih»/ v/x/ris, ut IW/bws om«/p^mu 
det gr«*am serntoniti*# mea et sAtof.tr taon 
10 plr* mentit»*/ y///rin Si memintsse dignamini qui in te»pore 
adfuistis. quinqnr/ bostium généra exxe diximus: contra ex- 
pugnanda uidutias postulavimut. ut nere**ana pre|arare 
posftcmffr. Fromi**u* dlca Hiluxit; nos quoqnr mpigre ad certa- 
mm l\«Wno adiuvante prvcessimus. Adiutonum nostrot» a D**uno 
15 qui fecit celu* et terram. Donaiiit certa«v vwtotUm. 'q^f ccr- 
tanti donavit aodarum. Non nou bnutium turb^.cwni -0^- 
lantium forma, non quasi fulgcns vestra terreat 

Gotiam msgnuM, robustuw, armis terribibbus t *}|t)>rpt[ijiM tinta 
munitu«. David solus, parsu* inhermi*, uilu. 

20 ictu prostiavit, totaquc 1 ) Allophilurutw • castra turtliyit^adqw 
fugavit. f^uid autaM aliud petra contra Goliam niaitu*W- 
vid missa. nisi Chrâr/twm contra diaboluw ex semlnc i>ivid sig- 
n iticavit ) Adgrediamur iaw, et eoru«i quç dixiifwM** q^q»x 
généra bostium propunamus. Pagani dicunt: cjt y 

25 quod nos exorreto adq*r abicitis tamqua^ muilos côUntcs 

de os? Ecce vos Dnrm. que« p^hcatl* rolenduar, filjutn haberc di- 
citis, et ame alterius conmlxlionc sexus natu«w exi« conhn- 
gitia! ludçi dicunt: ^uomodo unum coîitis Dmm, quando et 
Itumincm qucav patres iwm crucifixerunt D»Mv# tiMin dirent es 
30 hominih»/ extorquetis. ut Umqua«v lUium Dei vcncrmtur 2 ), 


•) lu totuuufue L« trait Ctlirl^iatioa tut l'i M tfaté *1 Cortfl <1* utMrauntr 


Original from 





:*•> 




v.i.ï 



i fl * \Ji I i ; f ( 

mandj ww • /««<t j«pirtu? »umr 4 . Lm’ruc/ <*pji 


> î jf r a i i * a * i 

utdmr iu^ »auj* 9 iLt 1 » f* n a A. t t ‘tjXMjmfu «j-cJw tjti e*jtt*nu* l-<ru^nrti.r< pyny 

: J JJ? 4k njtn iivnjxk."^ L a t l a a- a 1' m Üi-i ti.ii 

j*m0Ko tnttatryf. +\» ~J nm^mr pletirn • (|uJ m j< Iua. i?c ntu?nc u*n<pj*»lp wm ^wr*^ 


(•*] 


r ..^~.- r -ff- f IL . Tr . 

T*'L iï'J-rn — UrA jJjijAl 

* (f* (/, sj^'f Jl <-JM 

* OTutm **p* pV*°r* T mm 4 t 4 m * ’ »»* j* * *u *■ *. i 

c*jo<AC .Ijÿ**, j^nmnjuwuf^ np •-pp-'’ ul.'j rwf ,mplp.n«l -«ni. |a>^pm o , .npj.pt ' j*,j.m 

Pjutpt jj*mmm -UJJ 1 jjjjmun ?. »r « - J, JliLmljJj. .^' . 


trwtv 


i 


i 1 --^/f "’tl/î^ 14 

<i ♦ * «■ ’■»» r^r "/y* Tr , ‘~• <yp+i«~"* M*f r»p « p<in cpt jif 



10 


• ' 

& 


-* « 


?■• ■ 
Jttu • inattir. 









‘ I ^ 

cpt jtyyt «#rn fU'rMJ/wTt J mkv t» rn^n^ i j 

^,uar njx «J«nam • "jT jl*'*** ^Ïté li«f «iuil «j ^ L »J j[l [ » JL, ^ y*utp 

1 ^ Jj / lue m 

■ *rt btrfitmaj f^rrr u*LU <0.4 aut u*c*T >/ » l 1 «t a. •> . l c e r h a U» .A i.**»»*^»* tôt- 

iÆÆÆJÂ- i 4 L JJJX 
-mlju MÇUM ijfiûurjm ■ 


>5 


*munji miimc 0 i| * Jfc*p*mji - ~t j< 

I 




<w P rfutu^r 


7. 


L-* 'p/ * 

* h+e jfccjfmi tn^c rrunu 

. .. - > 






cl* uvjc J~**<4rruji> - t>r nm utyylw .^ÊCU'jTcurt fw*w rp^^mo ^ 1 4 

'« ^ tjf 1 t j Æ 

yi mjtjttane' *ipiM * <r | * *> **•* * 



JHW 1 /ÜW 





JO 


*i^f^ ILf 1 ^il ■* 

1^ H 0 H • ily 4. • J #tn* Jnio+e inc^JTWTT JL i LL ♦ L • m • U^CT y t • i Inrw -ux U $ l M Llil T*ti ^ j 

pv - l^iipv ^#» • jim ^« t t t--* / i t 



A. D. 1053. — Diplôme de l'empereur Henri III. Minuscule diplomatique. 

Coblence. Koniglich Preu.si.chc» Staatoirchiv 


Digitized by 

HNIVFRÇITYOF CAI IFORNIIA 


Original from 


mivE 
































































72 





A. D. 1053. — Diplôme de l’Empereur Henri III. Minuscule diplomatique. 

Coblence, Kôniglich Prt'tiisisrhe* Staatsarchiv. 

R egeste : L’Empereur Henri III, par gratitude envers l'archevêque Eberhard de Trêves, qui, sur le désir de l’Empereur, avait fait transporter 
le corps de S. Valerius et d’autres reliques au monastère nouvellement fondé de SS. Siméon et Jude à Goslar, donne au monastère de 
Saint-Mathias de Trêves son domaine de Vilmar dans le Lahngau. Goslar, 5 Août 1053. Imprimé dans H. Beyer, Urkundenbudi zur Geschichte 
der mittelrheinischen Territorien, Coblence 1860, t. I, 395, N" 340; regestc dans J. F. Bôhmer, Die Urkunden der rômischen Kônige und Kaiser 
von Conrad /. bis Heinridi VU., 911—1313, Francfort sur-le-Main 1831, p. 82, N" 1643; regeste aussi dans Stumpf-Brentano, Die Reiâiskanzler 
des X., XI. und X/l. Jahrhunderts, Innsbruck 1865 1883, t. Il, N°2442; reproduction dans Sybel et Sickel, Kaiserurkunden in Abbildungen, Berlin 

1891, livraison 11, pl. 13. C’est à cet ouvrage que nous empruntons notre Fac-similé avec l’aimable permission de M. le Directeur général des 
Archives prussiennes. Parchemin. Grandeur du diplôme : 60X47 cm. Notre Fac-similé est fortement réduit. 

A la dernière ligne du texte (16), de la main du premier scribe, mais d’une encre plus pâle, on trouve cette addition : Et in arbitrio 
prçdicti abbatis pendet advocatia. L'addition est donc authentique (voir Sickel dans Kaiserurkunden in Abbildungen, texte, p. 27). Plus tard 
les lettres de cette addition — sauf les cinq premières, les trois dernières et oc dans adiwcatia — furent repassées à une encre plus noire. 

A la fin de la ligne, qui contient le monogramme de l’Empereur (17), se trouve un signe particulier ( signum spéciale), qui consiste 
en un monogramme formé de la combinaison des lettres MPR, qu’il faut interpréter par les mots manu propria (voir A. Giry, Manuel de diplo¬ 
matique, p. 790). 

La formule de récognition se termine par deux tablettes formant un diptyque, dans lequel le nom du chancelier est écrit en caractères grecs. 
Le sceau rond de cire plaqué présente l’image de l’Empereur assis sur le trône, de face, avec les insignes impériaux : sur la tête, 
la couronne avec trois lys et à droite et à gauche des perles ; dans la main gauche il porte le sceptre, dans la main droite la pomme de l’empire 
avec la croix. L'inscription, qui commence en haut au-dessus de la tête de l’Empereur et se trouve coupée par la base du trône, est la suivante: 
t HeinricüS DaI Grat/A RoMANOI WM iMiv.A’.r roR Alg us tus (voir la description du sceau dans H. Bresslau, Die Siegel der deutschen KOnige 
und Kaiser aus der salischen Période 1024—1125, Neues Archiv 6, 1880, p. 566). 


Minuscule diplomatique. Comparer avec la minuscule pl. 64. Les 
traits caractéristiques des diplômes royaux sont conservés et développa davantage : 
les hast es supérieures et inférieures de» lettre» sont grandes et légèrement inclinées; 
la première ligne ainsi que les souscription» de l'Empereur (17) et de la chancel¬ 
lerie (iS) ont l’ccriturc allongée; quelques lettres, telles que a et r. ont des formes 
anciennes; et et st forment de* ligatures spéciales; le signe commun d'abréviation 
se compose d’un noeud; e, f, g. » ont un trait d'ornementation. Les noms propres 
sont en petite» majuscules avec des grande» initiales. 

Lettres isolées, a a la forme ouverte de l’ancienne cursive (a); pour 
la diphthongue ae on a la plupart du temps l’ç cédillé (a. 3), quelquefois pourtant 
on trouve ae (1. 3. 4.16. 19). e a la petite forme (a); ce n’est qu’en ligature qu’il 
est brisé (16). La hastc du d descend bas au-dessous de la ligne (a. 3). Souvent 
e, 4 la An des mots, a un trait d’ornementation, qui ressemble 4 un signe d’abréviation 
(a msolationt , honore. 3; ilU, 4). f a, en haut, un trait d’ornementation (3. 4). g a. 
en bas, un trait d’ornementation (a. 3). r est très long et descend beaucoup au- 
dessous de la ligne (a). L's long a, en haut, un trait d’ornementation ; la présence 


fréquente de l’s rond mérite une attention particulière; c’est la première fois que, 
dan» nos planches, nous rencontrons un nombre si grand de l a rond; on le met 
de préférence 4 la fin des mots et lorsque deux s sont réunis (em/essoris, 5; im. 
gm tiens iuttimm, 16). I.a barre du t est droite; 4 remarquer que le trait vertical 
coupe souvent la barre et la dépasse un peu ( Trmrtnsis. caritath-am, a). 

Abréviations. On retrouve fréquemment le crochet rond pour ms (/»/*- 
sciwMt, a; ptrftcimus, 4); on a une fois aussi le signe pour ur (uoemtur, 11). Pour on» 
on a c (9.16). Lignes 9. 14 et 15 on trouve des abréviations avec lettres suscritcs. 
Ligne 14 <fuiJ est abrégé par une lettre suscrite; ligne 15, il l’est par un trait 
ondulé qui coupe la haste de q. 

On trouve souvent la ligature pour st (a 3), plu» rarement pour et (16.17). 
La ligature et se trouve non seulement pour la particule et. mais aussi à la fin 
des mots (3. 4. 14.15. 16). Voir or dans la finale ,ww (4. 5). 

La séparation des mots et des phrases est presque parfaite. Comme 
signe de ponctuation on a partout un point. Entre les phrase» on a laissé un 
espace blanc, et la nouvelle phrase commence par une grande lettre (4. 6). 


(Ckrismon) In nomine sn«csae et individuae Trinitatis Ileinricus dtvina faventc clementia Romamirum xmperaM Augustus. Omnium Chrôri n*>//ronimqus fidetiuw tam futurorum 
qua«i etitm prçsentium sollers noverit industria. quahur no» venerabilis ERERHAR1U Trcuirensis archiepr/oyi caritativam benignitatem poposcimw/, ut n«/rrç voluntati 
aliqua suwe/arum retiquiarum consolatione satisfaccret et tali thesauro monastenum n#//r*m ditaret, q«,*l GosLARIK in honore s**crç Marie p/rpetuac Virginia et 
s*wc«or*M« *pesto\orum SIMON is et Ivoae a fundamento incçpinu»/ et D/o adiuvante p*rfecim»/. Qua*» vidclicet petitione* ille venerabilis iam dictus prpsul fidelitsr adtendcns 
j corpus %anct\ confessons VALERtl archiepû«ÿ>i cu« aliis quam plurimis s«*c/or«w reliquiis nob«7 bénigne et honorifice apportavit. Qn<* 1 ut iustum erat suscipientes somma devo- 
tione, in prydicto monasterio Dr* *uiq*s servitio inibi plcnit/r et canonice ordinato, pn/ut potuimw/ cara pignora venerabiliUr recondidimto. Sed ne s«wc/i»s Evcharivs *) 
tali successore tamqim amabili consocio absq«* om*i remuneratione de iw/ra parte carerct ideoq«/ nob/> implorantib*/ auxilii sui gr«nam 1 w» impenderet. prfbcndam 

[monachor**» D/o swe/oq*/ 

Evchario regularit/T servientiu« aliquantulum augeri desideravimirs, ut eo meliuset delcctabihus vigilarent in Dvi laudib M /. Quapr#pt<rob honore* ipsiw/gioriosi c«»fcssorts Va- 
LBklt ne en..* p*r intrrventum Agnetis luu/ri thori ac regni carissimç c^wsortis et proptrr dilectionesi hdelis n*//ii archiep/VA^i superi^r iam nominati. q» $ in hoc tam magno 

[tanrqw prfdaro 

10 munere assensum prybuit n^/rrç voluntati, et p r» anime rw/rq felicitate prolisqitr dilectç pr^/peritate et antecessorum mu/ror*** requie, ad altare cij»/dem sawc/i Evcharu 

[Trcviri situm in aug- 

mentum pej-bemlq fratrmm inibi servientium, de nestt^ hereditatis parte villas* quandaar. quç vocaUie VlUMAR, in pago Louenahi et in comitatu GoTEBOLDl 
comitis sitam cum suis prrtinentiis, hoc est utri«/qM/ sexus mancipiis, tributariis, «*ccle/»i», arets, çddiciis, terris cultis et incultis, agris. vineis, pratis, pascuis, 

[campis, silvis, venatio- 

nibus. aquis aquarumq*/ decursib«r, molis, molcndinis, piscationibso, exittbw/ et reditibu/, viis et inviis, quçsitis et inquirendia, et eu* om*i iure et utilitate, quali nos 

[p/|dictaw curtcs* antea ha- 

buimus, et quicqiwd ullo m«i» inde poterit pc^venire, in pe^priu*» dedim*/ atqnt* tradidim*/, eo scilicet tenore, ut abbas de prfdicto monasterio libéra** deinceps potestatem 

[habeat de prj-notata 

15 curtc tenendi, commutandi, prfeariandi tel q*rcq*rd sibimet placuerit eu** cessilio fr*rrum in usu*» çccUmç inde faciendi. Et ut hçc mv/ra iroperiali auctoritate facta 

[traditio stabilis et inc,*»- 

vulsa om*i prrmaneat aevo, hoc prjceptum inde c^scriptu*» manu proprta corroborantes sigilli nestrï inprrssione iussimju insigniri. Et in arbitrio prplicti abb*/i7 pendet advocatia. 

•f. 

• T • 

Signum domnl Heinrici tercii régis invictissimi (Monogrammes) s*c**di Romanorum imperauria Augusti. (Signum tfisàa!i:j 

>•*. 

UUinitherius cancellarius vice Liutpoldi archicancellarii et archicappellani recognovi (Signum ruognitùmis asm iittrrù graraeï. Yi£A VVYNY6EPYY CANCELLAPYY.) 

•••• •••* 

• # •••• 

Data NOK/5 AUOCT577 anno d.<m<nicae incarnati**i> MILLA5/VO LUI., indictimt* VI., anno aubm domni HEINRICI Urcii régi»’* •’ t 
30 imprr«a>ris s*c«*di ordinaUmm eu»/ XXV., regni XV., imperii VII. Actum GosLàRIK In D/i nomine félicita-. Amen. * *•..* (Lotus sigiUiJ 

m m m m 




•) EVCHARIUS ni *«r un frniAfe; U T prbftlito«anc»t, à c« qu’il tuthmrt**. 




Digitized by 

I IMI\/FRÇITY HF fAI IFORMIA 


Original from 

I IMIV/FR^ITY OF TAI IFHRNIIA 





















I 



t 




ri. 


I —niny ^ p^UTnn.j' ^ j*> Ui^' ij’ pLrt JpmL * J 


l^ltl ■A’’ Lvl V .«uyL v|\V»i.>-t«» ' rmyipSt rry ^u»(.tA»» »V* 


m £ 


ommu 


L 



rrv^ 


!|#v ...» -.y •Aj-^AV^ty »pv* |>iv(n»»y Sr' vx'^xtj** *i*y x^Ar.r'f» \w| 0- pi p-i-" \lu»ij«'.«ry |yVV\n». - «py 


p-r.ru ^<r|pm«y -i«| 4 jf m<Wty -A- .* .Vam m A*p «y.y 


V \w^i^ V«^l'uL*W~ <|m Vl-u^jrf^my- lüVVVu. '«yuv Jfr~ vLL- JF 




y^T «jt—»- ..-^ X- A •'i“' J ' ^“'-“T ‘"’î’p’f -k 


r 



muhiii 


/'ff 


- 31 Ai^,p nrrnn^ L r jl ix#wy 


nLny ^ “ 


avjrp hny 



)iUY Al(M 


lut 




r 1 " 




/ 


‘tttJMWtT" . 

■■■Œ 


,^. 1 _ 


11^ -«V •|--«*v , £ 


: ^ mp TU ’p" p\^jurrw»r- \ • É *’" r |^ ' '«■^u'ruru hpP ^icv^' ^ 

p. *w* 4 *A»-iir»y» l«*pO .n«r^Li Ar\->»««-n\ù xjjl»- rw»^’ ^ U,U ^ 

—ilnL—^r' it^VvüA' ' ^“’jLcvut ' LV*^iw\rJ*»*‘Y* 





ü . Xo j^.VT» -V J>J^\'‘T *^ UC '■^ ,n " #< \ 


V 


k»ViU 


tt# OHuT cm 


*p > * r T ' J 

.ir orriuar n»»»»»*i«»#T»> "’ , ^^mlr^rf^v> , ^u 4 ^' nunc iwp-' lu^létr - 


ytar-urpnA Ar yoru» JurylAr. «ntowpAp oy\tn«»jwiw aL * 

mu*> v,y^ 


j 




m pf-uyx * 




iff* 

iy* antSiviri 

rp= 


,,:vV'. :■ I 


! 


■v-i 




. • « « ♦ 

• • ♦• 

••• * 


♦.*• î*»» * • 

• •• « • •»•♦,% M » •• l ! /» 

• t * • » •«• * ♦ • 


HysL***-** 

^V.i,y0Wr<M '•> 


„ V J JL ^^M'-UU^n 

î*ri if j y.*,. |ju^ >* ,, v 

-w * ,,fl -T ' 


W'*» "» Mr 




CO 

h- 


A. D. 1071. — Privilège d’Alexandre II. Ancienne écriture curiale. 

Milâti Auhivto tli Statu. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




















Original from 

UNIVERSITY OF C ALIFORN IA 
























A. D. 1071. — Privilège d’Alexandre II. Ancienne écriture curiale. 

Milan, Archivio di Stato. 


P ébut et finale d’un Privilège du Pape Alexandre H, sur parchemin. Grandeur de tout le document : 53X46 cm; notre Fac-similé est réduit. Regeste : Le Pape Alexandre II 

fait savoir à l’abbé Christophe de San Pietro e Paolo, de Crémone, qu'il prend sous sa protection apostolique ce monastère, fondé par Ardingus, fils du juge Albizo et de 

son épouse Edina; selon la volonté des fondateurs, le monastère doit jouir de la protection du Siège apostolique et lui payer un cens annuel de douze numml Mediohnenses. 
Litran, 24 Mars 1071. Imprimé dans Pflugk-Harttung, Acta pontificum Romanorum inédit a, Stuttgart 1884, II. 115, N* 150; regeste dans Jaffé. Repesta ponti/icum Romanorum. 
Leipzig 1885, N u 4687. 

Au-dessous on a la rota, le monogramme et la grande ponctuation, trois signes introduits par Léon IX (1048—1054) dans les Privilèges pontificaux. 
l.a rota est faite de deux cercles concentriques, avec une croix au milieu, appelée croix intérieure; entre les deux cercles se trouve une petite croix (la croix extérieure) 
et la devise du Pape : Deus nostrum réfugiant et virtus. Dans notre Privilège, il y a également une devise au milieu de la rota (voir l’autre disposition sur le Privilège de 
Paschal 11, pl. 76). La devise tant extérieure qu’intérieure est en lettres majuscules, mais de différentes mains. L’encre de la rota est plus foncée que celle de la date, et celle-ci 
à son tour est plus noire que celle du texte. L’encre de la croix extérieure parait être la même que celle de la devise extérieure. 

Le monogramme, à droite, renferme les lettres de l’ancienne formule de salut Bene valete (voir pl. 58). La lettre N forme la base du monogramme. 

La grande ponctuation se compose de deux points forts avec un grand trait ondulé. 

La Date a été écrite de la main du chancelier, le cardinal Pctrus, et est en belle minuscule carolingienne. 

Le sceau de plomb est perdu; il ne reste plus que des traces des fils de soie jaune-rougeètre, par lesquels il était fixé au parchemin. Sur les sceaux d'Alexandre II 

qui nous sont parvenus, on voit au recto l'image de Pierre, qui reçoit de la main du Christ la def du ciel, avec l’inscription : fQL’OO NECTts nf.otam QtTOD SOLVIS Pf.TRF. RKSôi.vam; 
au revers on a au milieu un grand II et autour les mots ; f Ai.kxandki Pai-af. 

Sur les documents pontificaux du XI* siècle voir W. Diekamp, Zum pâpstlichen Urkundenwesen des XL, A 7/. and der ersten Hâifte des XIII. Jahrkunderts (dans les 
MittcHungen des Instituts fttr Osterrrichlsche GeschUhtsforschung. 3, 1882, p. 565); Pflugk-Harttung, I)te fiuiien der Papste bis zum Endt des XII. Jahrkunderts, Gotha 1901; 
Kehr, Scrinium und Palatium. Zur (Jesdtidiie des pdpstlidien Kamtciwesens im XL Jahrhundert (dans les Mitieiiungen des Instituts fûr Osterreidiische Üeschichtsforsdiung. 
Supplément VI, 1900, p. 93); Rodollco, Note paleografiche e dtplomatiche sut l*rivilegio pontificio. Rologna; A. Giry, Manuel de diplomatique. Paris 1894, p. 672. 


Ecriture curiale du XI* tiède. Comparer planches 58, 61 et 76. Des quatre lettres 
caractéristiques de I ancienne curiale l a, l e, le I ont gardé U forme ancienne; q a maintenant U forme 
carolingienne, I>e même de nombreuses ligature* anciennes sont conservées Mais U minuscule caro¬ 
lingienne (diplomatique) exerce une grande influence sur le caractère général de l'écriture et sur la 
forme de beaucoup de lettre*; voir par exemple la forme de e, 4 , f g, p q, et les traits d ornementation 
de l’f et du r A noter que I on n'écrit plus sur papyrus, mais sur parchemin. Les lettres sont petites 
et pointues; les hastes supérieures et inférieure* ne sont pas démesurément grande*. Le scribe de 
notre Privilège s dû primitivement être fort exercé à la minuscule carolingienne, et « e n'ett que plus 
tard qull aura appris la curiale; de sorte qu'il conserve encore 1a façon d'écrire primitive, tout en 
cherchant & former les lettres et les ligature* selon l'alphabet curial 

Lettre* isolée*. aaU forme d'oméga 1); au lieu de ae, on a quelquefois • 4, 

ntt***, iS); la plupart du temps pourtant on rencontre a* (/iar, 3; 4) c est petit (*ui*rr*»/j/. 1). 

d a le plu* souvent la forme ronde, avec une très |>etitc courbe; dans la forme droite la haute ne 
descend plus au-dcsaoijs de la ligne /v.< d*sjkm*»tr, a) e a la forme caractéristique de l'ancienne 
curiale (»#ér, i)l Le plus souvent f est fait comme dans la minuscule diplomatique et a de* trait* 
d ornement, quelquefois pourtant il a une forme ancienne ( fiJtiimm, /ko* 6)1 f a la fêle fermée et 


arrondie et au-dessous un trait final orné, comme dans la minuscule diplomatique iftrimuz. i)l Le* 
trait* finaux de \'m et de l a sont tourné* en dehors (1). p et q ont la forme minuscule 
/vjj*«au/. *); au commencement des phrases on a le H majuscule d une forme spéciale l'ç 1 **, ti; Çmî, 17). 
r est long et fourchu; il ressemble à Ir des diplômes impériaux et se confond facilement avec la 
ÿftTvmf, mrt«, 1). I/* aussi est fourchu; il descend bat au-dessous de U ligne; quelquefois son premier 
trait va assez haut (jrmu, 1). t a la forme caractéristique de l'ancienne curiale, qui ressemble 

à l u ïaMftf. 1) 

Abréviations. Voir U forme de l'abréviation pour As# : h avec un trait ondulé ; 
jMmUatüur, 6). tmt est rendu par c (a). fu*d est abrégé par contraction (s\ Pour fui on a q dont la 
hastc est coupée par une tarre 16). Au lieu «le osw on a une fats c avec un long trait 

obliquant ver* le bas (ta; pas d'exemple dans notre Fac-similé). 

Ligatures nombreuses. Le* lettres changent beaucoup de forme dans ce* ligatures. 

La séparation de* mot* est régulière. Comme ponctuation on a d'ordinaire un point, 
tant pour les grandes que pour les petites pauses (1.4 (1.16.17 ; ligne 7 on a un point d'exclamation 
pour une petite pause; 1 U fin du texte on s plusieurs signe* (iH) Le texte commence par un 4 ) 
majuscule orné (al. 


1 

a 

3 

4 

5 

6 

? 

a 

9 

10 
h 
ta 
«3 
•4 

•5 

16 

«7 

11 


Alexander ej irtïHe*, servu* servorss 0<i, Cbrr/*>foro, venerahili abhati monantmi K#«r/oru« Pktri et PaULJ in urbe Cremona consistent!*, salutem et apuc/^licasv benedictionc*. 

Quamvia ex oasiderationc regimittit, q*xl D#o disponentc gcninus, iustis petitionilx*# omnium quantum possumu* aurcs menti* et corporis acromitiodafr no* nporlrat, 

promptissime tamen illor*« votas et desiderits ipsa picta* et iustitia noe effectuer darc postulat, qui paae drvot tanks affectu opu* et studio*», q*«*i |>ro 

reiigmne ceprrunt, ab aoctoritate vedi* ap«iiA»licao iuvari et ad profcctum divine servituti* conflrtnari et muniri cupiunl. Civis quidam Crcmonensis, 

vir fidcli» nomine Ardtngus, film» Albsionis iudicis. et uxor eius Edina, intime tu divmae gr*/rae construxerunt ex bonis suis rnonasterium %amCfotmm Picrut 

cl Pauli in urbe Creimma |>ro Oirz>ri nomme et suaruw retc«arumqnr rcdcmjdione fidclium animarum. ^uo facto et propni* facult.it il mt illur légitimé 

traditu et, tuxta q*^d LWs illorwm cordibn aspiraverat, ordinatii, in cadcm pagina, qua coiuntutionem et lots* eiimdcm irmiasterii ordinaltonem. vd 

4 quae< umque ad propnetateut et u*um cius contulcrant, scripto designan fecerant, tuleli devotione statucrunt. ut idem monasterium cum omnibus ad id pertinent il us 

sub tutcla et defenstrme sancti Prnu et Romanae ecclcsiae consisteret in perpetuum, et per singulo* anno* censum duotiecim Medsolancnsium nummnrum apostolicae sedi redderet; 

hoc »deo statuentev, ut monasterium pnvilrgio apottotif ae auctoritatis munitum et ab omni perturliotione defenaum in De* vervitio «ecuriu* atquc dévotius permattcrel 

Itaque volcnte*, ut pia cotlatio fi«telium animarum car umque felicia înstituta hrma consultant srmpcrquc proficiantur, sab*o honore et débita reveientia b use 

matrU ecclesiae et propni ep«tcopi. suscipimus idem monasterium sanrtorum Pétri et Pauli a(*ottolorum cum omml us saU pcrtinentibu* in tutela et defensione sanctae Romiuae ecclesiae, 
et pnvilcgio aposti*Iif*« tuitionis illud corroboramus. Statuente* in hsc série, ut nullus imperator, rex, dux marchio, corne* sut vicccomcs, epucovu*, abba* seu alk|ua per son a magna vcl 
parva, predictum monasterium aut monarhci* itu f>cO famulante*. vd quoscumque eorum servitores, neenon predi.i. fKimessiune* acu iustis oblationcs. vcl qua*«cumqu€ re* mobile* aut) 

immobiles, eidem monasterio lutte et legaîitcr fiertincntes, et ocmria, nominata vd innominata > quae nunc iuate liabet aut in futurum Dvo propstiante habuerit invadere, #### *• •* 

molestare, rapere aut aliquo modo oppnmere seu inq«rctarc présumât. Si q«r#s igitur contra hoc slatutum n.*/rrae ap^z/dicae auctoritatis audaci temerttatc veiure tiit î 

temptAverit, ap^adorum Pétri et Pauli et ru-//ra auctontate anaihematis laquco *e mtKHUnduw et daxnnindum esse timeat. yu» vero tfudiuw olwcrvabonis et pi*ie •••* 

1 vojluntatis adhibuerit, drrnae rcmuneratkmis et afMttz'nae liennlRrtion» se gaudeat esse part ici pem. 

(^ mue unimtns: Magnux IKïMINüS NOSTfca ET MACHA VUtTUS EK»; B EXE VALET*) !v* 

NOSTEUM REPtffitCM ET VIETU*.) 


Ditum Lateranis, Vllll, kJnuJus Apnlis, p^r manus Pctri, Romane ecclrzêç prrrl.vnri cardmalis ac bililiothecani, 

anno X. pontibcatus domni Al*XamjilI ik undi japç, dmu/nicç v#ro mcii miilê/i«ê sep/M/ruWii I, indicione VII, 


♦ ♦♦♦ 

... 

» • 

•. ■ *•. 

• ••• MM 

«IM 
. « 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 














S<*MUe, 


yJ? ni Çr Irfap-xu.UjL. -fja. e .mi.ca^i-uic rjx kifcnr' 
Jw"P r«4^ tmecMnoBBu ■ foi Uicf Vc Kunîtim: fê 

utdtlfc fapUn net U&uztrc. 

, Ittlfrdf.VJ. là -m u ut^A taeCbt'ffc .mi. Uf-tnjmichi 


if 

. 7v>' 











îTUnneuilr 


5 


. v'A: V!i. 


Suite 


CUAUCXr- /JOÇU-AC «. 10C4VI.&.C. wwv 
"\.tX. iïljij .SIMl lt. an'-azU |l | 

* 4tnmVM jfr'fcuk «UMiWs/L4ruTenu.r 

Ç J. ry féfcvfVr»*^ ma*f 

i _r **‘ —Ui-r**'hsn-âL.ciL.tiii.cJf'. 7 m 

« 

C-fûtc 

.i.Wvi Ü IfUnf^a-^ 

W; ^W> UW Bahuin a* ItafOeb. Alf.r«nuir. UW 
f »rc mw ty^.âxxpi f«*f.)V»4. cap.étoW cu«»> 

i sjjl.jci- r^7 «*• ^ f 

, S^Utr-cm‘ tenu trie r^e t. 

’{(c itftfïn. VJt. m Mm- Ui. ^ 

.î. W ^uilti^ “-v-^^*TS u<.7«" 

le Sli M.-rut Je jm- tatok^/fdw-Mw/aL- p<n** 

"T.R.E. tuH> .Vm. tr»4>V»/ 

J^fe <>gH>frff 4 n uictrlt ttnurtIcytjt i. 

lefcty.uu -M£ tn&tfMt-Ut.rfai./C'CxSjvï***!*' 
feb xti v <ii. utÜi 7 C. WA- câ.<Jl. c*r’ 7 un mJ ^’’ ie.VM.ftUC 

7 «l|. <C 

ta iw Ô> un l>u<^£> lu .m.Utf eu kilLi.’ 7 inini»-i- ^ 

Ttfr aS TfL£ .uo&. Viiu|^,7p<^ r vm.l±t7 rn jX).- ftmtltr,cuii> . 
j£5JUl^fiifcffeWj itüf Olf»£ & j u C u b cUsmef-iufttfJ- 

alt'E I ^ - j îUil OiUcn ~arï-£ +m *> Hë> - 7 6 rvu xenurr bt paçc 

X-Tc {ricj^’^J v Tc»ut- 1>A m<Aj ^ v ri. W.*^u-^.,x.caf’jn ii>w 

fupr.tti.car 7.“«ci-tuHf -rsftii- cjc cu.Vi-car m.vu ftput 



. - uricpirtenurT 

vm.cap’ ln Àrria-C uru cap! 7 ST»i»- uitti 7 m.k>rA eu .V. cap \)nsi* £fk>f Kaa> 

IhV* 

tarir tfAGadlftS Uaedft jrnuftr hr 7 ja ai-tpi A/*pua mut 
n ^Taner-tLenwfmi bcdfr.'uut.ur.Cjt'. W 

|yfe Qgilln^ttn Ai * »U' »i < g \u t n^: l ié ^aIey^H L c «&. >nwr una./T»^ 

Ufe« Vw>cf J< un;. f .y Ycaeraif \rz auo uAtîxjDê^ Ua^Lun yinbcfî <jj âtm cJir 

r i x- ' 4 ( «.o ^ . „ wiunGpu. 7urti.it 5 ». 

-cenec.n. WjA. 7 c^a^tudr un qui(^ .Vi.Wr\un»<j; CO juq*. T.R f “J$ Jn pj(t 

tnibe-e ni utiu.u> 71 1 Çe jpjocvu- \>ti. ni db^.ui. bà' •* 

■yhxn'i |a*e..x. ca^ln Intû.e una.” 7 Qc-tuÜiypc.cac eu 
tbt «cc£Â 7 Vti.(êrui. 7 ^cii. jiZ pa. 

4 liérbe com ratai 7beUnd^>nc nuru^ ft uibtdê tmir 

uftU^ 4 t»ré <pt « paire Guif^-Ve Voc & faifUrrr. 

TRi.uafc.xv.U£. 5 <&o Cuitunr/ c-Ot m«>o- x-Lt. 
ta Vnfti&fcn ^efnian.vi.Uà.ie j»Lu> 6 u(Î 34 >H. 

lune tpi bei'aGuidr^ cii fl Lu. |ua. jn bnuj.f-t- c 3 af. ’m. 
uitt» -tuti cdrcû.w.ar'lunmAin ÇoMTJuu 

feru«. 7 x- pa. JiLua; be.u ^<trt. "fyA.tM.<uy. 

Tl i. val^.uu/Ufc.7pdfl- : &.Ç£.ÏÏ\&o:c}c.[X. 

ta edi Jiô* lir qAî ^dtcppyçtT l*TnV>&. <jua T.K.t.JUiip 
Ôi u xort (lu. (ci nung* m^e fefUtrtû fecic- | h ^WU ttûCJfe>. 

Jp(ê G«t*fftii'cen ^ëHéW#enf-.T\<>»i.ê iexptAXjip. 

Suen n Laium -zenuef le yeye l.lc reiej^^.cn-tià. 
rn^Sc^p.ia kii'.i'ja.e • vu.cap* h lu 5 > fucj*. mJba.e un. 

Inbnu.c uru c^vf 7 jeu- uitti^xsw Vuni cusjtti.cXf 
lin tc^t 7 VM*-f«pi» 7 vi.aZ pa.S»lxu:‘ie,x>x*^»»^ 

Ttr TjlX-uati» ^ii.lifc. pr»ft-.'’C-ftt. 

kT T., il*.. J... 


10 


*5 


taflc.«tt.âr 7 J 0 Ei.tuiq^vui.e^r'di.VM.ear:n»us/M.ferut ^24r - 4 . A jMAWtéHéfefeb. 

7 cn.it pa tti eatt.TR.B.uatt.Cui.lit.7^.vi.Û'.mo\j^.l^- T i JÙnp j& <>^en an O^SfUl-BptititnïutrV j^e-E- 
Xrreiin-ten ie ^abepi» TttjLAltfLV-lUiurti xomn Scfoy Tefe Aejèl^, 7 C.t»ti- TTbS^^.vui V*»T.7pLC.'Vt.,nS»na 

^û.l/ fe O ¥l? . - mAî #9_t«f . UILVm »• .•• I_ J_".* turrr.ii-cap7^xtin. uuti7c.l>^ni *u .VJ cap ibi eilx 

■^vMiiêrut. StUu V v \tptft©- 

T.& t uatt.wtii.U,.p^;c.ljt.îT)tf\ 5 - ci.U*. 
j)c L?actfaten unta^Lt-J*V»ô.-tbtj>r. 1 .cap-ctt.». 
,-TfîVEv.l tôWxÈM S.(KL<Bttvi^€ 5 fuc*e^. 


•0.1 cÇtlefii^. jeu- ViX. tnoVp.tu • tnif.Vp» e .tu.cap. !nJnu 
Itttrr.^I cap/” , iii.uiftt7ti û)i/ca.i.cap "'inr. lh- 1 -tn4in ic k xi. 
ftt.7V7t.aJ pn.l^^T. uaK .L.ri. ^a^tjoae-ÙC ïT1oV>/c.ftü. 
Xpft V^ahepi^HÔtinrbur beect-cen pipMrf-UEtAfrAiuuari 

Tdiuir Jkt •Tfeltfip.iii'lwilpe 

m.cap. ltt bnv»(urtr.u.cap / 7 un Tn * , ^ n .ftlf.7Vni.ic pa- 



.vm. 



1 __ 

ntck»-t*n.ti. Wk. fed r» Inr pertu tntpCàtp-f.u.inb 
fed*fi&.tr* t pniclnli». Ibi.e m dtiu.t.up cu.m.fq%uf. 7 i.|H«ana. 

\ Je.c.'iX sr. ln^uitt.* 7 unuac tm. Vat7 uaLutrffû pooc-M- 0 

^ÎJ-.inb^iw-utm ^ ta M**.ü. 

\at-Vnd de |i3^c.Cé<Lc«r.S: Wef itiiutèinr renun^.u6iïïc Itpaie 
/ Tnuruiu p^apf cj ou tpV CuftfTcr. Ivc aur tejbnr.£(i puiXi 

Katic rfâ -aw«A "c|tw udUr ji, t ^ U aL>». funurir fe « manuNttiBu 
r bifWrwne ftt. \yipi tut 7 ualtirr -.xx. ftt. 


• III «T 1 U 7 |LITlw. 11 «p ' VIII* UlU* ll«* un . 

Iti -Vtu. rp'Mi."’un rruLin V .xt i. Vt . b<n ,7xL jJ pü 

Siliu.ie.i. porc' Jlx^«•- x • ftt- ^ .xuu.ûL 

Tl.£. tufe.vtu.ld». pjj^Vc. P»liiLrPoik>rx»».li.Tani|tïLt 
FvannuIpTen ^et^vkopio hjuttfU&OHÉ It*Wè€iuM»fd6bV 


^ I I * I-- i r 

JLzjp xmurt bepo^e t.l^’fedKfd^.c.Ud rTiiîSo^t»-"‘T‘i- 
7« i» .nu.car. InSnu fanr u.car.^vitt.u«tft"Wi car <u.v*.c».- 



’Œfl JC LeNkOpUtf --- ^ r 

^ ^ .iniV tmibu.ypi.e. t»t.cap)nW.euna 7 tin.uilii 7 v.W^ de.m-C^w«^a.^iu ^ ' ^ 

f* A. 


20 


35 


30 


35 



40 


45 


S® 


A. D. 1086. — Dotnesday Book (Angleterre). 

Londres. PuMic Record Office. 


Digitized by 



Original from 


HNIVFRSITY OF 


: CAL1F.QJ 


RMA. 


































fie . _ ... 


A. D. 1086. — Domesday Book (Angleterre). 

Londres, Public Record Office. 


74 


«sw» ww w wwww-w w v | — - -- •*»*! / —--- w / ~ ”- - O -- V ' - f -—- V ’ ' ” ~- 

zincographed etc., 1861—1863; F. W. Maitland, Domesday book and beyond. Three Essays in the Early History of Engl and, Londres 1897; 
Facsimiles of Manuscripts and Inscriptions de la Palaeographical Society, pl. 243. Nous devons notre Fac-similé à l’amabilité de M. Hubert Hall. 


Minuscule carolingienne- Les hast es des lettres sont souvent fourchues 
en haut, mais plus souvent encore elles ont un trait d'ornementation droit {I, i. 2. 3). 
De même les hastes inférieures ont souvent un trait orné; voir par exemple f. p 
<1, r (II, 15. 16 17). — Les noms propres commencent par une majuscule ( 1 , 5.9); 
souvent ils sont écrits en entier en majuscules et ornés de traits rouges (I, 31). 

Lettres isolées, d est tantôt droit, tantôt rond (I, 1. r 4), Voir la forme 
majuscule de q itl. 12. 13. 15). r est le plus souvent long et descend fort au-dessous 
de la ligne; l'épaule en est constituée non par un trait ondulé, mais par une ligne 
Bée (I, t 2. 3) La barre du t majuscule dé le haut [17 10). 

Voir la forme de W et si dans les noms et dans les mots anglais (I, j.8.9; II, 43-49 541 
nw»*/. II, 10, note marginale); c’est la première fois que nous tencontrons cette 
nouvelle lettre. 


Abréviations nombreuses. (Dans notre transcription, ces abréviations ne 
sont pas signalées par des caractères particuliers.) Les abréviations par suspension 
sont particulièrement nombreuses pour les mots qui reviennent continuellement, 
par exemple pour kida % carnet •, manertnm, tem/are régis Edwsrdi etc. Le trait commun 
d’abréviation est fait de diverses façons (I, 6.7). Le trait ondulé allant de haut en 
bas est usité tantôt pour des abréviations par suspension à la fin des mots (9. 10), 
tantôt pour des abréviations par contraction [hominem, I, 43; tontines, II, 14). mais 
spécialement pour ar terra. I I*6j iiïeratorem, 3; int/r r 8). Pour //on a ordinairement 
la note tironienne. souvent d’une grandeur surprenante (I, 1.7.8). Pour sed on a s; 
(I, 44. 49; voir les explications pl. 52 b). 

Parfois on rencontre les anciennes ligatures des majuscules SS et ST 
{teneur, tW ens, I, Jt; sunt, I, 20, /itérant, tW/A»*/, II, 14)* 


SVDRIE 


tune et modo se defendit proXH hidis. Terra est 1111 carucarum. Hanc terram habuit 
Ansculfus, postquam recepit vicccomitatum. sed homincs de hundredo dicunt, se 
non vidisse sigilluin nec liberatorcm. 

Ansfndus V hidas, modo pro una hida, Hcldredus III hidas, modo pro nichilo. 
S Vluuardus III hidas, Walterus vinitor 1 ) I hidam. Non dédit geldum. 

In terra istorum sunt II carucc*) in dominioet dimidia. et V villani et XXII hordarii 
cum II carucis, et XXII acre prati. Totum mancrium tcmporc regis Fdwardi 

[valcbat CX solidos, et post 

L solulov modo Vlü libras inter totum. lK Wodktosk HUNDRBD. 

Haldimuis tenet de ipso WlMlBO .Mh.i>kione. Yuric tenuit 
10 de rege Edwardo. Tune se défendit pro VI hidis.^iiodo pro llll hidis et dimidia. 

[Terra est 

Vcarucarum. In dominio est I caruca. et X villani et IX Imrdarii cum Ull carucis, et UH 
servi, et unus molinus*) de II solidis, et II acre prati Silva de IX porcis De 
herkngio X porci. Tempore regis Edwardi valcbat LXX sotido*, et post. et modo 

[LX solidos. 

In HUNDRBP Copedcdornc sunt Ut hidç, quç pertinent huic manerio. Valent XX* 1 

[solidos. 

15 Isdcm Balduinus lenct de Willclmo I hidam ad llanstega Ordui te¬ 
nuit. Et dimidiam hidam tenet Rahluinus ad Litelfeld. Alfer tenuit. Hi duo 
potuerunt ire quo voluerunt, cum terris suis. Ibi I caruca est in dominio, cum uno 
bordano. Valet XI solidos et 111 denarios. 

Ipsc Willclmus tenet Abincrhornb Huscarle tenuit de rege Edwardo. 

20 Tune se défendit pro VI hidis, modo pro Ull hidis. Terra est Ia carucarum. In 

[dominio sunt 

lit caruce, et X villani et VII bordarii cum V carucis. Ibi çcclcsia 1 ). Et V servi, 

[et unus molinus 

de VI solidis, et IU acre prati. Dr herl>agio et pasnagio XL porci. 

Tempore regis Edwardi valcbat VIII libras, et post, et modo VU libras. 

Ipsc Willclmus tenet Papbndenb Huscarle tenuit de rege Edwardo. 

25 Tune se defendit pro llll hidis, modo pro III hidis. Terra est IX carucarum. In 

[dominio nil est, 

sed ibi XII villani et V bordarii cum VI carucis, et unus molinus de VI solidis. 
et llll acre prati. Silva XL porcorum, de hertiagio XV porci. 

De hoc manerio tenet Hugo homo Willelmi U 1 hidas cum halla.et in dominio I carucam. 
Totum manenum tempore regis Edwardi valcbat YIIII* ejn libras, et post VU libras, 

[modo similiter VII libras. 

30 TERRA WALTERII FILU OTHER. In Godelbiinge HUMMED. 
Waltbrius filius Othcri tenet COMTONB. Brixi tenuit de rege 
Edu ar do. Tune sc defendit pro Xllll hidis, modo pro XI hidis. Terra est X carucarum. 

[In dominio 

sunt III caruce, et XXI villanus et VIII cotarii cum VI carucis. Ibi VII servi, 
et VII acre prati. Ibi ecclcsia. Tempore regis Edwardi valcbat VIII libras. et 

[post VI 1 il t modo IX libras. 

35 Tezelinus tenet de Walterio Hormkra Aluuinus tenuit de rege 

Edwardo. Tune sc défendit pro XV hidis, modo pro III hidis. Terra est III carucarum. 

[In dominio 

sunt Ht caruce, et 111 villani et 11 cotarii cum I caruca et dimidia. Ibi I molinus de XI 
solidis, et VI acre prati. Tempore regis Edwardi valcbat L solidos, post XXX 

[solidos, modo C solidos. 

Ipsc Waltcrius et Girardus de co tenet Pipekehbrge. Aluuard 
40 tenuit de rege Edwardo. Tune sc défendit pro V hidis, modo pro III hidis. Terra est 
III carucarum In dominio sunt lit carucç, et «ms molinus de XV solidis, et 

[VII acre prati. 

Ibi Ull villani et 111 cotarii cum I caruca. Tempore regis Edwardi et post valcbat 

[XXX solidos, modo C solidos. 

Ipsc Waltcrius tenet unum hominem de soca de lN CHINGRSlLN HUNOREP. 
Chingestun cui commcndavit cquas silvaticas regis custodirc; sed ncscimus, 

45 quomodo. Hic homo tenet II hidas, sed non hat>et rectum in ip&a terra. Pro II hidis 
se defendebat, modo pro nichilo. Ibi est in dominio 1 caruca, cutn III servis, et I piscaria 
de CXXV anguillis, et una acra prati Valet et valuit sentier XXX solidos 4 } * 
VValteriüs de Doai tenet la Waleton hukured TERRA WALTERII 

DE DOWAI. 

II hidas de rege, sicut dicit ; sed homincs Ao hundredo dicunt, sc nunquam vidisse 

• • • • 

, •• • * . : :/'• : : „ ! brcvcm 
50 vcl nuncium regis, qui t»ftm mue sareiFser. Hoc autem testantur, quod quidam 

• .* •• •• ; o«o 

hanc terram teneo^ «ummwt se in manu Waltcrii 

pro defensione sdi* *Wec* terra valet et valuit XX solidos. 


10 


•5 


JO 


*5 


30 


40 


45 


5 ° 


XX 1 U 1 . Gislebertus filius Richerii TERRA GISLEBERTI FILU RIC 11 ERI 1 . 
de Aigle tenet Witlbt. Goduinus cornes 1 ) tenuit. Tune se defendit pro XX hidis, 

(modo 

pro XII hidis. Terra est XVI carucarum. In dominio sunt II caruce, et XXXVII 

[villani et III cotarii 

cum XIII carucis. Ibi çcclcsia et III acre prati. Silva de XXX porcis. 

Tcmporc regis Edwardi et post valcbat XV libras. modo XVI libras. 

TERRA GOISKRID 1 DE MANNEVILE. In Brixistan hunurbd 
XXV'. Goisfru>CS*I de Manncuile tenet Clopbham Turbcrnus tenuit 
de rege Edwardo. Tune se defendit pro X hidis. modo pro III hidis. Terra est 
VII carucarum. In dominio est una caruca, et VIII villani et III bordarii cum Vcarucis. 
Ibi V acre prati. Tempore regis Edwardi valebat X libras. |H>*t similiter, modo 

[VII libras et X solidos. 

Oicunt homincs quod Goisfridus hoc mancrium iniuste habet, quia ad terram Asgari 
non pertinet. Quod Goisfridus de hoc manerio per elemosinam dédit, valet XX* 1 

(solidos. 

Ipsc Goisfridus tenet Avltone. Quinquc lN Waleton hcnurkd. 
libcri homincs de rege Edwardo, et poterant ire quo volebant. Horum unus 
tenebat II hidas, et quattuor unusquisque VI hidas. Quinquc marient fuerunt. 
Modo est in unum mancrium. Tune sc défendit pro XXVII hidis, modo pro 111 hidis 
et dimidia. Terra est X car ucarum. In dominio est una. et IX villani et IX cotarii cum 
V carucis. Ibi çectesia, et Vil servi, et \|| acre prati 

Homincs de comitatu et de hundredo dicunt, nunquam sc vidisse brevem 
vcl liberatorem qui ex parte regis Goisfriduin de hoc manerio saisisset- 
Tcmpore regis Edwardi valcbat XX libras; quando saisi vit, C solidos, modo X libras. 
Ile his hidis tenet Wcsnian*) VI hidas de Goisfrido filio Eustachii comitis. 1 ) 
Hanc terram dédit ei Goisfridus de Manncuil 1 ) cum filia sua. In dominio est I* 

[caruca, et III 

villani et unus cotarius cum III carucis, et unus molinus de XXXV solidis, et III 
servi, et X acre prati. Silva de II porcis. Terra est U carucarum. 

Tempore regis Edwardi valcbat llll libras. et post XL solidos, modo t.‘X solidos. 
De eisdem hidis habet quidam faber regis dimidiam hidam, quam tcmporc regis 

[Edwardi accepit 

cum uxore sua, sed nunquam inde servitiuin fccit. IN WotHINUES HUNtiRED. 

Ipsc Goisfridus tenet Wbnerrrgb. Non est de terra Asgar. 

Suen et Lcuuinus, frater eius, 1 ) tenucrunt de rege Edwardo. Tune se defendit 

[pro VU hidis, 

modo pro ||| hidis. Terra est VU carucarum. Duo mancrii fuerunt, modo est unum. 
In dominio est una caruca. et XII villani et XVU bordarii cum VIU carucis. 

Ibi çcclcsia, et VIII servi et VI acre prati. Silva de XXX porcis. 

Totum tempore regis Edwardi valebat VU libras, post C solidos, modo VII libras. 

In Wochinges hundkei». 

Waltcrius filius Otheri tenet ORSELEI. Brixi tenuit de rege Edwardo. 

Tune se defendit pro X hidis, modo pro VIII hidis. Terra est VI carucarum. In dominio 
sunt II caruce. et XIIU villani et V bordarii cum V carucis. Ibi çedesia, 
et VIH servi. Silva de XX porcis. 

Tcmporc regis Edwardi valebat VIH libras. post C solidos. modo VI libras. 

[Valet XX“ solidos. *) 

De hac terra tenet unus Anglicus I hidam. et ibi habet unam rarucam cum I bordario. 
TERRA EDW'ARDI SARISBERIEXSIS. IN AMBI.RBRICE HUNDRBl». 

XXVII EnwARiUis Sarisberiensia tenet W r ALBTONE. Azur tenuit 
de rege Edwardo. Tune se defendit pro VI hidis, modo pro III hidis. Terra est VIU 
carucarum. In dominio sunt Ht carucç, et VIU villani et 111 cotarii cum VII carucis. 
Ibi VIII servi, et unus molinus de XII solidis et VI denariis. et XL acre prati. 
Silva de L porcis. Ibi unus forestarius de X solidis. [reddit XIIU libras.t) 
Temnore regis Edw ardi valebat VIII libras, post C solidos, modo XII libras Tamcn 
Kannullus tenet de Edwardo Hameleuosb. In Godelmingk HUNDRED. 
Azor tenuit de rege Edwardo. Tune se defendit pro V hidis. modo pro III hidis. 
Terra est Ull carucarum. In dominio sunt Ut carucç. et VIII villani et unus cotanus 

[cum V carucis. 

Ibi XIII servi et unum molinum de XXX denariis, et ni acre prati. Silva XXX 

[porcorum. 

Hugo In W'ochinges iiunprep. [Valet et valuit semper C solidos •) 
tenet de Edwardo ClaneuvN. Fulcui tenuit tempore regis Edwardi. Tune se 

[defendit *) 


pro**) V hidis, modo pro || hidis et dimidia. Terra est III carucarum. 


In dominio est una, et IIU villani et V bordarii cum I caruca et dimidia. Molinus de III solidis. 

[Ibi çectesia; et silva de V porcis. Valuit L solidos. modo LX solidos. 

•| Surent. *1 Ou tamtnJf *| Fol. jo sa a plutloux foi* écrit tout ou long moJim éu« ; roir lo Ftctioilé dont 1 # fJamr*dar-Bo »4 »** liber tentttalif ICtUelmi pnmi. ti|ull plu» bout. 

*i Suit ua »ign« de renvoi, auquel cormpund lo atlme »lgno don» la occoadc colonne, ligne j#. •> En marge, à droite XXVI Gt»»r*tt>r» Or la te le tenet BKLOKHAN elne dono régi» er dut warant Anechil tenuit de 
Herald» comité. Tune k détendit pro V hidle, modo pro tuchilo. Terra eet II carucarum In dominio ett una, ot I eillanue ot mm hurdaiiue cm dimidia caraco. Ibi uauo tervu». et VIII ocre prati. Tempera régit 
Edwardi valebat VI Uhrae, peu XX eolidoe, modo XL aoiidoa. *1 La teconde lettre eet carrigte. *) Cee more appartiennent b la ligne » cuvante. *) Ce» mot» appartiennent à la ligue précédente. •) La euito eo 
trouve eu bon de lo colonne do gauche, **1 Cette longcee ligne forme la tuile do ta colonne II, ligne 54. 


Digitized by 

I INI\/FRÇITY OF P Al IFOR Ml A 


Original from 

I IMIWFRQITY OF Tûl IFPlRMl-û. 








«tunc*iu6-#J Jlkb, tn^uo ir?\- <^m4n tfmr yvrtuf afete*) , % '~F cchQ*^ 

LnnêU* >fli*Ur ‘ 

«fcjfcf^f C4fax* nwc\<^f' û +t m p gftnaeur ^MMB " V -4- * - fT.^ 

omcH^ntfnr.fJ fimArlJfff 1U4 ciufcuffci; rp*f *«a 4 ?t 1 Ui(ÏW; a*ç V 

.; *fi 4?- foqnènf ln*u*»«m «tUff niMirf/'Uf fefnàf«|f ymrnc*(jim «*MMT ht» H' ^ 

_C^â*tk-A^W« ~J 


♦* 4|«*f m.* u «l^r; nim lurniMn «ILcf WiVmâ f*ctfur ^itc {t£Vur 


«o .'. frf 4l& cm<x}ntvr(jti twarl^ffm Jti fr t nmj Çvfr murât/* fan 

** * ** ' 1 *~mà A * * 


* ' * *'Vj 5 T« 

< » 





- v . <*• «** 




•• £ m 4 C 5 wf»«tefr «çmfti ^U*w ftfafcM*-**** eamactmt** <* * 

1 S fr-pft»f &frm ft KifW muimjf- Ascau^*. #fl>- «wft» (?■ y«ff6 tUftTif ^**Uf 

*■<**« fl* r<uU o^cW-mT. nurllC ave wrfn f»U frfl> f»U»r éJ 




♦ ** Uri«r{a«r^ W*4> urlemfafj(»*l<»« »mH 

.... 


■^ù-. "' - • • ••v, 

• 'msà 


70 



#^**cU*-. i^utibr tm f^r f» InfumnwC* f*y ^ct*u4T ft***-' «wT^ (tttStonfri 

’Wm p*Tutv! : «>i*«U!v: «artnen 

Krai^miof aarfctnat-fu tllum ^âf|\«imJ *tuu*|e«W fr^lut.rfvnj- 


-.0 ’ 


fm+* Ff'flopvty* Wrn yr(rtttC ; «>ta.anJ +r*#n JypxxÀ a*y?**uJ Umtf* ^ 

• k «► v ^ *y ^ 'vl 


k* 

fto«H »-• *: ttfcutuf. 9JC >*f Lm.<- «J U^um, «* ft^f* «H«f l< 

•W-(6i%.««Y tfl* fof^Uji w#f»»î *<£*»W »^*<V *«"“ mpmf-t&pcr' 


m 

.•K.'!* .✓- 1 . _ _ 

•-'$*•■ .''.ï 
- ' • 1 


2 $ 


* . 


f 4* r * n y* Tî^ u^cmuf WvUff- «^fai U<> \ \ 

^^^mlmfar ^fcuf «^Un«tnr dfauul k+nafif j$$£ iSè mt*Ud^ ♦ffH' '** r 
5**#’ Wfr < * m; (i**^ ^f*5» Vtt^wif ;«* fc *^ r ^f*^ K 

ait Uum Kivl*fcrA- ^«Mrm <ryu^ mf t txf fnft ^*ui non taa^ kcUmî ia*fvn • 

« * ^ 

•nJu ftfffUyf^nJ mcUL nif (W i^fvfaA 

4»to6f^ ^4-r%»f fullf- **t tnt Krn^f l*€Û * r '*- 

Ûc-«^ rf- Çmunû aK «if^futC «u K.D*f»«*' ' ^ ^ 

^tttUfr^Ktf ^temiar ItSiî#\* >tc^-rrftn^ ^.\-yTfrUj* ifcmnxuuC' ■ /\ Cf ■ 

i ^c4#4n<r f4nloC»y4tuf «nn^*Lvf *ytÇ- (f& «uUj >#tr^r<^«i*‘ (artujîu»n-^ .t- . 

,'mf <«lttf ^ ln luhr ^vf«rf• ffW ‘ ^itftôk - ^ 


• H - ;’ . : 

• • •*' -i-, , 

’.C' fj 

v'*‘-‘ k .; >;.f / 
- • / • tiSÏÏ 

''**••«,■; - * j 
r ’• • v 

* v »- /i*\2 

. : V -4 

; :• 


3S 


Wtr^Vi»f fvr N «s4v«uf - 4 ^««m W «•»»• Wv^tJitCfrwr*««f» 

-w— î£?^£y-£&** 


W»|^ yM >r~ . !« 4^i.rr; «i «< <S-5-7*t w *u»f- Ut^t-Yani WfuW « 

^Upp fuC lci^ît<v âu&&» H<ur u^4T iticlnl ^%uA t . 

f. - % « -* 4 .‘ ». r * { " v’f^ 

illf al^P tfa; «puatr^^ wn fummgaffer• •% k ' **’ ^ 

| ((u^i^O -«fc /v^Ktitmit* rrfcc f^uW^cfCt lurl^W #coft*fta j- f • —i —» •'y • ^.*vA^ 

•5 

-- • ; 

^ * • • • • * • %*TV» «TT*, 


Sacc. XI. XII. — Sénèque, De vlta beata. Ecriture lonibardlque. 

Milan. Biblioteca Amhroaiana. C. 90. parte inferiore. fol 57. 


Digitized by 

UNIVERS1 TY .QE-CALIF0RN1A- 


Original from 

IMVERS1TY OF GALl FÔRNIA— 

































Saec. XI. XII. — Sénèque, De vita beata. Ecriture lombardique. 

Milan, Biblioteca Ambrosiana, C- 90. parte infcriorc, fol. 57. 


P age d’un Codex en parchemin, contenant les dialogues de L. Annaeus Seneca. Notre Fac-similé reproduit les chapitres 21, 22 et 23 du 7 8 livre 
(Ad Gallionem. De vita beata). Grandeur : 30,5 X 18,2 cm. Le Codex n’est pas daté; il a dû être écrit à la fin du XF ou au commencement 
du XII 8 siècle, et vraisemblablement à Montecassino. En effet, sur le second feuillet, on lit : Iste liber est ... congregationis Cassinensis. Plus 
tard, comme il ressort d’une note intercalée au même feuillet, il appartint à Antonio Francesco Caracciolo : Est Antonii Francisci Neapolitae 
Caraccioli Siculi et amicorum. anno Domini 1583. X. kalendas Novembris, Messanae. Il fut acquis pour l’Ambrosiana en 1603. Muret se servit 
de ce Codex pour son édition de Sénèque. Voir l’édition de Sénèque de M. C. Gertz, 1886, et celle de Friedrich Haase, Leipzig 1898, vol. I, p. 156; 
voir aussi E. Châtelain, Paléographie des classiques latins. Nous devons notre Fac-similé à l’amabilité de Mgr. Ceriani. 


Ecriture lombardique. Voir les explications pl. 68. Des mains plus 
récentes ont intercalé des giose9 et des corrections, aussi bien dans les lignes 
qu'entre les lignes et en marge (4.6. 7.10.11. ta. 24. 26. 35. 36). — Les trois points, 
qui se trouvent en marge, à côté des lignes, marquent l'introduction de nouveaux 
interlocuteurs; souvent pourtant, dans notre manuscrit, ces signes 'se trouvent 
mal placés (voir à gauche, en haut, lignes 1—3, 7—14). 

Lettres isolées. A remarquer en particulier les lettres a. ®, r, t. a prend 
la forme de ce {magnifiemtut, 14); pour »«• on a la plupart du temps ç t ta turf, l 5), 

rarement e {fettititm, 19; HU, 2%). d a ordinairement la forme ronde (dr/rimi, in dtvi- 
shj, 13); au lieu de d souvent le copiste avait écrit à la fin des mots t; on la 
corrigé en substituant un d droit (voir par exemple atimd, 17; aiipttd, 19. 23. 24). 
ti est brisé et dépasse un peu les lettres brèves; la courbe supérieure est fermée, 
l'inférieure ouverte (15). g d’ordinaire est ouvert en haut et en bas ( ditijpentia, 13; 
maguifitfMtia, 14). I est souvent long au commencement des mot», en particulier 
dans la syllabe in (17. 33. 34. 35) et au milieu des mots, où il joue le rôle de 
consonne (maier, 6. 7.10. 11 ; tuiutquam intmria, 32); les traits diacritiques sur l'i ont 
été ajoutés plus tard, dans quelques-uns, il est facile de le reconnaître (10. 11. 23). 
r au commencement et dans le corps des mots a la forme pointue de ligature; 


à la fin des mots, il a la forme usuelle (15. 16.19. 24. 2$). La barre du t s’incline 
fort en avant et adhère à la haste; il s'ensuit que le t est facile à confondre 
avec l a; d'ordinaire ils sc distinguent en ce que le petit trait final de l a en haut 
est oblique, tandis que celui de t est horizontal (voir vnMit, 16; 18). 

Comme signe commun d'abréviation on se sert d'une petite barre («4.1 7). 

En ligature se rencontrent en particulier e, 1 , r, t, t avec le son de z 
a dans ti la forme d'epsilon, le reste du temps il a la forme habituelle iargemti, 4; 
s irtuti, 12; etiam, 15; tititiam, 19). Voir les formes de ti (18), et (16), fi (14. 20), ti (13), 
nt (19.20), ri (t3- 15), tf> (6. 9). — Voir la liaison des boucles dans demnm, 9; 

famfiertatem, 12', eftabit, quidam, 18. 

Ligne 15, il y a un accent dans le mot proetntm, pour marquer la juste 
accentuation. 

La séparation des mots est imparfaite, les prépositions en particulier 
sont unies au mot suivant; quelquefois une main postérieure les a séparés par 
un trait (11. 16. 25). Comme signe de ponctuation on a d’ordinaire un point. 
Il y a beaucoup de signes de ponctuation d'une main postérieure (3. 12). 

Comme signe de renvoi une main postérieure a parfois tracé une croix 
(4. 6). Le signe de renvoi ligne 35 se compose d un trait oblique et d'un point. 


sed ne sollicitus habeat. Non abigit ilia a se. sed abeuntia securus 
prosequitur. Divitias quidem ubi tutius fortuna deponet quam ibi. unde 
sine querela 1 ) reddentis rcceptura est? Marrar Cato cum laudaret Curium 
et Coruncanium et illud*) *çc«Uni, in quo nec • sorium crimcn crat paucç argenti 
3 lamelle, possidebat ipse quadragics sestertium, minus sine dubio quam Crassus, 
plus quam Censorius Cato. Maiore spatio, si comparentur, proavom* vicerat, quam 
a Crasso vinccrentur,*) et, si maiores illi obvenissent opes, non sprevisset. Nec 
cnim se sapiens indignum ullis muncribus fortuitis putat. Non amat divi¬ 
tias, sed mavolt. Non in animuw illas, sed in domuw recipit. Nec respuit posses- 
10 sas, sed continet, et maiorem virtuti suç materie**) sumministrari vult.*) yuid 
autem dubii est. q«db*) hcc maior materia sapienti viro sit anirnum explicandi 
suum in divitiis quam in pauprrtatcm. quam in hac unum gcnus r ) virtuti sit non in- 
dinar! nec deprimi, in divitiis et temperantia et liberalitas et diligentia et 
dispositio et magnificcntia campum habeat patentem. Non comtemnet se 
ij sapiens, etiamsi fuerit minime staturç. esse tamen se p*x:érum volet. Et exilis*) 
corpore ac amtsso*) oculo valebit, malet tamen sibi e*se corporis robur, et 
hoc ita, ut sciât esse aliud in sc valcntius. Malam valetudincm tolerabit, 
bonam optabit. Quçdam enim, etiamsi in surami» rei parva sunt. ait, et subduci sine 
ruina principal» boni possunt, adiciunt tamen aliquid ad perpétua* letitiam et 
20 ex virtute nascentcm: sic ilium afficiunt divitiç et exhilarant, ut navigante* 
sccundus et ferens et ventus, ut dies bonus et in bruma ac frigore apricus lo¬ 
cus. Quis porro sapientium, nostrorwm dico, quibus unum est lionum virtus, negat 
etiam hçc, quç dilTerentia vocamus, habere aliquid in se precii erf! alia aliis esse 
potiora? Ouibusda* ex iis tribuitur aliquid honoris, qmb*/<lam aut/m 1 *) rnultum. Ne erres ita- 
25 que, inter potiora divitiç sunt ,.(Juid ergo, inquis, me déridés, 1 *) cure eundem apud 
te locum haliea*t,»*) quam M ) apud me?" Vis scire, quam non eundem habeant locum? 

Michi divitiç ai effluxerint, nichil auferent niai semetipsas: tu stupebis et vi- 
deberis tibi sine te relictus, si ille a te recesserint. Apud me divitiç aliquem locum 
habent, apud te summum ac postremum. Divitiç meç sunt, tu divitiarwm es. Dcsine 
30 ergo philosophis pecunia u i interdicere: nemo sapientiam pauprrtate damnavit. 

Habebit philosophus amplas opes, sed nulli detractas nec alieno sanguine 
cruentas, sine cuiusquam iniuria partas. sine sordidis questibus. quarum 
tam honestus sit exitus quam introitus, quibus nemo ingemescat nisi 

mahgnus. In quantum vis exaggera illas: honestç sunt. in quibus cum .****. 

35 multa sint, * in sua quisqim dicit velit, nichil est, quod quisquam suum possit * Carnée que sua qwsqN*.. ( * 

dicere. Ille*•) vero fortune benignitatem a se non summovebit et patrimonio dici velit. •••«* **•*. 

P er honesta quçsito nec gloriabitur nec erubescet. Habebit tamen etiam *-*•*.* *"• 


De vita beata 

De Marnr Catone 

* censorium 

* C arrive pruavum 


* cornac rien» 


Curius 

Coru»cani«r 

Crassus 

Cato CewsorUtr 

NB. de divitiis 
no<t sprmcMdis 
s ed non appe- 
tendis etc. 
usq«# in finrm. 


»1 Conlfè 4 * fMnJfa. *i M. tiltud, à c* qa'll semble. U y aeail primi(iretn«at illi ut, •) A»- 4 euua : lamft HwrrWxr. •) Prtminvemem mmtrril, i la batee 4 a»t le «e*«e corr«Vjion<î fln« barre ca 
marge «a II p la correction »i De mJt. *i y mil et la correctioa A<r au lieu de ntt «ont d’une main portirieure. *1 ne unum g*nue ont été ajouté» apréa coup. •) Corrigé. *) Apria dmitra Jm a laissé ua 
petit vide. «1 eu et août d'uns mata postérieur» “1 fu.ku.Jam autem également. “) Corrigé. “ Au deteua : etilitei éiviHe ; U y avait auparavant, * ce qu'il semble. Méat; le trait abréviatif g«Ld'une mais 
puttérieure. 8 ) Au-da»»ua : corrige yutm •*) Une mêla puttériaure a mia un a ruad au dessus de pétunia. *| Au-destut : reitieet pkitaenphut. ***• 


Digitized by 

UNIVERSITY 


Original from 







F CAI IFORMIA 





















1 V. XlV JA^W^frn^J- opw»|pL^^T*w#m ^J^u^riiy’ ^p/w^wy l>mlwLLi(ijr ^dj^cwr' «WiltTwy ppl-avrar^ anlirtW» ^ 

rAwT^>»WT(p^i^ IvL^v suw v^yvlrj^^iu^ ■|x'j*.*a êOTtjugu^T^ InaiprtttKtvr J>lrrlw>^«(ytu9^ ijay ruf ' ci^s&^wanuim • j ^ ^ 

wlL> inpp^" rn * it\pW^-inwTvu vtyx nyrjvjijjr ciumnoL wlp-up* nJtnL ^uL-jioAa»» vujl»of '-y-Hliy ^l\)<rrw|^n w _ 

try> Jryaÿ^irna cwij^-try^ wJLûrr^j' |7|£lMypTm wyirpam . coy^uy -inf*>l.Ài «£<ln« wli^pml ^ 1 

•7 j ^Lf Àf ^JLl^UU^. Syj^rür i~f~w 

■vit val eu. frj*^ ij^v~ ** r*U ^ ~sn^ -. ^wp*p> C *YTf ^ i4r» t^lu^ m,Um^ 

« h >j^ ^rmu JLpJ*^ Jh~m >>p£w«W Cun^Y'^ *»lnL« ^T'^T ^ fp*** W 

a^iwnrv /rv^ul ^v^>c*|3Am rtuLo^n y^rnw <k<^nc miïiuwnr" 


A AA. • 


A. AA • • 


^Vi' 


wnu 


tw rwpi Yé tanWS ^ n ^Y =v | ntt 'p° ir f p* 



j<*sku 


*y* JOif-0 j» 1 


l,! : 

r<«Rx» 


JUtl 






c*oS *.s 






5» IVldv»ir^.''kl^l^rpc-»?] 

K 



•fc 


P î^ L-,^^. i-utf.i^u,t ^i-i. .^.li »4.1 -f- Lf l'i i ~~•' •"'■ P^*»*«i t>. f^ü"^ jf...*^ 

r u ' ' v i .• J& - 

H i V 




... f - ** • 

' k: • r 


2 m 


F «*»>% • v * &'■ • •'■> v Tf 

s ; > ,f- *• O 

W*' .'■ 24 fctlMi 



; » 


*& ■, • • 

ir i 1 i. • . 

! 7 ’ I..*: Ür.-ti;: j-.;:/.. 

j >' 


CO 

r^ 


A. D. 1102. — Privilège de Pascal II. Ancienne écriture curiale. 

Milan. Archivio dt Suto. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







































A. D. 1102. — Privilège de Pascal II. Ancienne écriture curiale. 

Milan, Archivio dt Stato. 


E 


xordc cl conclusion d'un Privilège pontifical sur parchemin. Grandeur : 57 X 47 cm. Notre Fac-similé est réduit. Regeste : Le Pape Pascal H. à la demande de l'abbé Anselme, 
. confirme les possessions et les droits du monastère de San Pietro in Cielo d’Oro, à Pavie, et le prend sous sa protection; il accorde à l'abbé et à scs successeurs l'usage 


de la dalmatique, des sandales et des gants. Latran, 14 Février 1102 . Imprimé dans Pflugk-flarttung, Acta ponttflcum Romanorum inedita. U. 173 , N° 210 ; regeste dans Jafïé, 
Regesta pontificum Romanorum. N* 5891 ( 4408 ). 

Au bas se trouvent la rota, les souscriptions et le Dcnc valctc (voir les explications pl. 73 ). 

La rota a une croix extérieure et une devise; au milieu il y a la croix intérieure cl on lit les noms de Scs Petrüs, Scs PaulüS, Paschalis PP II. 


Entre la rola et le Bent t<aRR se trouvent les souscriptions du Pape et de deux cardinaux évêques. Pascal II est le premier qui introduisit les souscriptions de cette 
sorte dans les Privilèges. Les souscriptions sont de différentes mains. L’encre des souscriptions, aussi bien que celle de la croix extérieure et de la devise, est plus pâle que celle 
du contexte; l'encre des noms au milieu de la rota et celle du Brne vatete répond pourtant à celle du contexte. 


Le Rtnc t'aide lorme un monogramme orne. 

La Date est en minuscule carolingienne. L'année de l'incarnation devrait être 1102 (au lieu de 1103 ). les années de l’indiction et du pontificat sont justes (Pascal 11 fut 


élu le 13 Août 1099 et consacré le 14 Août). 

Le sceau de plomb est attaché avec des fils de soie, passant par quatre trous; ces fils ont presque tous une couleur jaune foncé, quelques uns seulement sont rouges. 
Sur la face antérieure du sceau se voient les bustes des apôtres Pierre et Paul et entre les deux une croix sur une tige; au-dessus des têtes se trouvent les lettres : SPA, SPE 
(= Sanctus Paulus. Sanctus Pctrus); au verso, on a le nom et le titre du Pape : Paschalis PP II., entouré d’un cercle de perles. 


Ecriture curiale du commencement du XII* siècle Ccst sou» Pascal U (1099—sitft) 
que celte é» rit arc se retrouve pour la dernière fois De* quatre lettres, qui car acté ruaient I ancienne 
curiale, l'a et le t ont gardé la forme primitive, • pourtant a souvent la forme carolingienne; 9 a toujours 
la forme carolingienne Les traits orné* de la minuscule diplomatique font défaut. Le* hâve* supérieure*, 
au sommet sont un peu épaissies. La |*emière ligne a des lettre* allongées; ce* lettre* août em¬ 
pruntée* & I alphabet majuscule; * et f jKiurtant ont le plu* souvent la forme minuscule; dans cette 
ligne le* mots rc sunt pas séparé». Les signatures et U date sont en minuscule carolingienne. 


coup de plume forme avec la hampe un angle aigu, ils *c distinguent comme «Uns la cursive romaine: 
l'épaule de Vr te dirige en haut, le trait final de Ta en bas Wai«x*/*s. 2, » fttmr, y) t est cvflll; il 
facile de le confondre avec e (*W««a *iit. »); en ligature il a des forme* multiple* tffrxtn 


Abréviation» Voir l'abréviation pour tms 14. 20), (19), .rui (19), /vr{4!, et le crorhet fond 

pour la finale «* (t. 3. 4). Le signe commun d abréviation dan* l'écriture allongée a la forme d'un 
nœud fl). 


Lettres isolées, a a la forme d oméga; en bat il est angu«cu* et ressemble à un M majuscule 
*W "uutit. t); U diphthorigue a* ne se présente pas; à sa place on a l'q cédille ou e simple 
i/W, *; *f**t*Sn { j). «I a toujours la forme droite 44* r. «*/»'*##, tié/tr, a) 9 prend ou bien la forme 

curiale ou la forme carolingienne (A*. a; mttienem én 3); l'q cédillé a toujours la forme carolingienne 
*"(• «« ligature a a la forme longue de cursive d'autrefois (c*mj 4 eri t et, 2). f dépasse la 

ligne aussi bien en haut qu'en bas {efertu, K est fermé en haut et ouvert en fias; la boucle inférieure 
est très petite ( tgitue ; 3). I, dans la ligature ti avec le son de a. est très long (fi+rtmlmtie, 2). % est 
carolingien $); en ligature il a une forme ouverte archaïque (/rmyw/r, a); *a haute déc rit 

en bas une courbe vers la gauche, r et s sont fourchu* et ac ressemblent fort; en tous deux le premier 


Les ligatures sont nombreuses; les lettre* souvent y changent de forme. 


La séparation de» mot* est imparfaite. Pour la séparation de» phrase* on a un point; 
les nouvelles phranes et souvent ausai les membre* de phrases commencent par une lettre majuscule. 
Les points, qui, dans l'écriture allongée «le la première ligne séparent les mots, sont manifestement 
d’une main postéeieiire; pourtant les trois points placés les uns au-dessous des autres après /W et 
ftrfriun*, ainsi que les trois crochets qui marquent l'abréviation de qm* sont de la première main 
La première lettre du texte ligue 2, est en naillie. 


Les traces du réglage sont particulièrement faciles à reconnaître aux endroits libre* près du 
monogramme. 


Paschalis epbc«/«s, servir* servons* Dd, dilecto filio Anietmn. abltaft venrraéiVis flKMUatarél ru mCA Pétri, quod dA//*r CcIum aurctuv, ruK]w successonbu*. regulariter substitucnd** In p<qvfenm. 


2 Pie postulatio voluntatis eéTec-tu débet pfoacqucntc compleri. quatin*.- et devociunis sinerrita» lamlabilitcr cnilcscat et utilitas poatulata vire* Indubitan- 

3 ter assumât, ^uia igitur di.ectio tua ad sedis ap*#/d»cç porto** confugicn* eiu* tuitioneis devotione débita requisivit, nos supplications tu^ clementer annuim*, 

4 et beaii Pétri mon«.r**rûim, cui per fVi gratiaw abbas inpov.tione n.'mâhiw manu[u|w institutus es, co« omnili»/ ad >p*u« p/rtinentih*/ suh tutcla** apvrüdicç sedts exetpim*/ Ob honorem vb 

5 dclicct k|*iu* apM^loruw prmeipia Pétri et *u*c/imiml ronfesaoria ac doctoris prccUnssimi Àgiurin*, cuius pretiosu» corpus in eodem cenofoo a Lioprsndo, quonda* 

(regem, dignoucitur honore neernditum. Saisctorum igitur predecessorum no*i r r»rum, sedis apostolicç pontificum, vesugti* tiurifcntcv présentât decreti auctoritatc statuimu*. 
ut, queque bona, queque predia, urbana sîtc rustica, culU vcl incuba, qu^que |ossessiones in villas, aiîvta, coton ta, servis et ancillis seu aldiombus, in 

ecctesiia, decimia *ive prlmktii», cenohium vestrum légitima possidet sivc m futurum conccssione pontdicum, liberalitatc principum vcl oblat*one fidebum iu»te stque canonii.e 
poferit adiptsci. Ilrma tibi tuisque successonbus et illibata permancant. Deccrnimu» ergo ut nulli omnino hommum Itreat. !» 1 cm cenobium temerc perturbare aut 
10 cius possessiones auferre vel ablatas retincre. minucre vel temerariis vexatkmibu* fatigare, sed omnia Integra con*rrvmtur. eorum. pro quorum sustenta- 

uone et gubernatione concesaa *unt, uubua omnlmodi* profutura. Obcunte te, nunc eiu* lorl ablmtc vcl tuomm quolibet succcssorum, nullus ibi quahbet uirrep- 
tMmi* astutia scu violent» prepematur, nisi quem fratres commun! consentu, sel frstrum par» consilii sanioris secumîum Del timorcm et beat! Rcncduti regulam 
elegerint Electus autem ad Rominum pontiheem consecrandu* accmlat. Crisma, olcum sanctum, consecratione* altarium sève basilicarum. ordinationes monachorum, 
qui ad acros fuerint ordine* promovendi, a quihus malucritia catholicisi) acripietis epUcopla, Musas sanc publicas in eoJem monasteno cclebran aut stationcm sève 


15 ordinationem aliquam preter abbstis voluntatem al» epèseopo quolibet 6cri, prohilcmus Ad bec dalmatice, sandaborum. neenon ctrothecanom usum tibi tuisque 

legitimi» successonbus iuxU predecessorum ncatrorum sUtuta coiicedlmu* Sicquc ab omni iugo seu dicione culutcumque person^ vrslrum cenobium liberum pcrmancre sancimus.) 


17 uti soli snc/ç Romane et a|w*licç eccb/iç subditum habcatur Si qua sane eccUWastica seculansve persona banc neitre Constitutionis pagina** sciens, contra cam 
(B temere ventre temptaverit, secundo tertiuve courmonita. si non satisfactionc congrua cmendaverit, potestatis honorisqnr sui dignitate careat. reaMqwv *e divino 
19 iudicèo exUtere de pcrftttrata iniqautatc cognuscat. et a sacratissimo corpore ac sanguine Dwi et IWni redempton* luwrri lem Chtiefk aliéna hat, atq«r m ex- 
2«i tremo examine districtç ultioni subiaceat Cunctts autem eldcm loco iusta scrvantibig/ ait pax D*n%#ni leiU Chri/ri, quatenu» et hic fnictu« bonç actionis per* 

21 cipiant. et apud districtuw ludicem premia eternq pacis mveniant. AHEN. All£A'. KM ut, — 

22 Scriptuw per mamu» Pétri, notarié regionarii et scrinUrn sacn palatti. — 



(Jteia emm rmtm** f VlUtBO (JoMlNt CAEU hrmATI *UMT ) Ego Paschal*/ catholicç erc^rç s nMer&r». IlENB VALBTC) 

Ego M il* 1 Ptrneatinus epfjn^us 
Ego Richarde Albancn&is ep#/^/w* 


• » •• 



Datu^ Latefani, firr maniu» lohawais. %avc/v R**m»n^ creirj/e diac#wj cardinal**, XVI ktfU*4i/ Marri*, ifuUcti*** X* èticarns/i»*** d.^/nic^; anno IP CM*, pontificat** autsw don ni PaschaljV s*c*«di p^pjilIP 


•1 M« 


Digitized | 



UNIVERSITY CALIFORNIA 




Original 

UNIVERSITY CALIFORNIA 






^UMytr— wuMfreym Wti *A*lu uf^ uruti-f^f 

» 4 W„<«fW' U*A****** wm*r ItymoMr^^J mtfU r^juUr m «jue 
►« imf^r*'«*" fci^irr uirirrrr ni tri la çrtfe^rr. nl^iurtw c«wmi4p:<rciri4 mfw 
. icinvrr f«5*re «l*** * Jn^TU*»»»' m&THiAniA pc» n i pWkUwTta / Jùc^f u « 

_ csJUu€r*P W&* Itérer*-, tt-.t Jifpanifrurrr. urmv uwu ««etc ma revu re^rrtrrtrrur‘ 

tf V f llll VI 4 IJ 

11 »*A T “” 

fria fiera if*. l»»>fîni yrm jno 4 »**r*f f»ur "«fre fua filtam toi#umu 

t , JeJer* «tfiart ey»Hiim4 inriym cû car+nAu**'’ tzrrrui rty^tm^^rt wifr tnir * 

Qu» i»sii«*f* fcwnSW fW* U..» ri «mjitnii <«& U.iroli* <**mtT»|e crcrvrru .iJiiiccrr. ^uierr (#ln 
^rtMtû'ff intriXrtrrrer rricmtiû 4 (Vircina micu malr ptmanor. matmtf' murer* 

itutfcanr rcynar mfmnc*4 4nù ittalA^umuru 
~ ‘ V ^ ^sLif Altuf fnl’^rrm.tw^ r<jtfiwjjwnt .lieptitT ^ arnirwml^fîl»l«Jtur4â »ix>liliu»n r# 

. i^jnnt-W ff fltra^mw iwpium tranf*fcrrt*r ai lui*uitutt kJtÛ Aiti retmfie 
. fWium kaf*ol« tw^anrrtÿ ' 

'<* t i * 

4 CJi»artncf papa ^Wrntf mmnar m trrma «n>• u^v4ta t m cr v t ^ peo <ffr karelanuwfuue 
^ttttnfrancta armm/Vu r y tuiaiuueo t>all*o pour 4nnu mentt^r^ f'furtkmamiurw»*» 
(4-^ui ^utn<|. mita a ft\inctfingSll ia Cf£t ftmr^ l lacrprir clarvivrr mtlo rruynAcXnii'- 
(at imanit • «jutn/iù àmattit mrm<c ciiirr. Xlil*rii»n Jrf«>(mrr4tr 4 ! lufvlt» <iU» 

mtlom* aia!rfce4*ar ma ne^afct’ltt^aliuT* «Jtnfèpt^IcWralu* irnutn 
|tfftru «Lini5> c 5 rr y f f t,n ‘ «W4 tnmufi« dar^trr. .C^rmulnffîrtf c4*tmfi«lci Jttv* 
^ulart m«iu!ittit>ne iv^efîur* 




11 


11 


Xi 


j&al L*radtrt naua rra i»|iiir4rt , |l'. 4 ppai\r#»it ' 6».^r fraueaj^, t iultftu»u«5 

Wll*’nuyiTi ^r«refui ^rfr-graiu Jâ ni«»t4S|u*ruf % l)rTcnr*ia irtfraneif uanrfeurvcnnl%4litf 

4 tni filetf L kAo uuurt ui< çrc«tw 4 in 4 drW< miîic.ittntfî jliift>tj|ffni^uiwtir rt^iilj 

a au. j utu»|lrt«juJ[cniu j(|fft »n c nt tt T « ilufu lllui rrjne ^crnunir rrf«ct4|v tiaïrrt 
«OT. rtaTtftr t u cn n çj*ln^mnu t^ere Ituïetuuct Liltuftluif* 4 ^ çrwmtnf 4m lùro^ii 
tiom«.turc|l * filu ntm l«ii«>uuu'tl;4ll» tfveaucttl’iMJ luJonttu? 4 'kapletnann’ 
tttnrrt re^ï»Atrnnca^i«rrrrfr imiiemW’4*»«.t«ti. Vafarvr ^fr<*xn farT * 
jnftlwJ ^»«ctrc 4 rUturt 4 plufdiilv «u>M«ni mita nori*»»> 4 »tit^ ijumctf cfdusnrr^ 
*W‘ 4 * 

.JTw ftû* f ua tkarlo marin0 di^unetv. <C' « mulro ff^&luA^uutc^ ilntjv fn*nv / 

Çixoïtn «UhttAmoftr p r r p tApgfl ctar«»ri*^utmtctf*uu^t>m<>r« ‘aptiwtt 4 

% T, “ 11 

^rv 'roIufr*c*ur'4|\ma tot.u*«c iu»*«|»a»orv / t»«n»04*cf*-* ^4ri>m4»t«t 4dtn«t*< 

Uti aotuf franci Xtlcr^Arut^À £*uj»iwf. 4mt»an«fl* 

Cuiî. r_ r* ** ____1» rac t arm f«r»' ctr^a 




» tjmtufnua.fnricf matnuarni * braabamtft»- „ 

> n «iui|t<n-< »<irum v«Ui« 4fi.U*r'-frrr**W 

'■•Ji‘Vv 4 lflmriiw, i»i 4 rHlï.tmït 4 i , tt 4 «*'P‘^ Jt,wm l ‘ CTJm i f | f 

n*rt^i"i.iwwr'i mWftm^Urnntet 






A. D. 1101— 11CM». — Autographe de Slgebert de Gembloux. 

Bruxelles. Rihliothèque rojrule, ms 18339 — 40 , fol 33 . 


Digitized by 


Original from 











77 


A. D. 1101 1106. — Autographe de Sigebert de Oembloux. 

Bruxelles, Bibliothèque royale, ms. 18*39—40, fol. 33- 


P age d'une chronique écrite par Sigebert de Gembloux (t 1112), entre 1101 et 1106. Original autographe. Grandeur : 28X18,2 cm. En voir 
la description dans L. C. Bethmann, Monumenta Germaniae historien, Scriptores, VI, Hanovre 1844, p. 284; Potthast, Bibliotheca historien 
medii aevi, 2 e éd., p. 1016; Van den Gheyn, Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique, 11, p. 322, et dans Van den Gheyn, 
Album belge de Paléographie, Jette-Bruxelles 1908, pl. 10. 

En marge les années de Père chrétienne sont marquées de decennium en decennium ; voir ligne 23 de la transcription, à droite, en 
marge : DCCCLXXX (non reproduit sur notre Fac-similé). Comparer avec la chronique d'Eusèbe-Jérôme, pl. 17, où les années après la naissance 
d’Abraham sont données en marge de decennium en decennium. Au-dessus de chaque paragraphe on trouve des chiffres qui désignent les 
années de règne des souverains de l'empire romain, du royaume des Francs et de l’empire de Constantinople. Voir en haut, en marge, les 
lettres R (= Romanorum), F (= Francorurn), C (= Constantinopotitanum). Le chiffre II au-dessus du premier paragraphe, ligne 6, se rapporte 
à Charles-le-Chauvc, qui fut couronné empereur en 876. Le chiffre XXXI1U se rapporte aussi à Charles-le-Chauve et donne l’année de son règne 
comme roi de France; ce royaume lui était échu au traité de Verdun, et notre chronique à l’année 844 dit : post factam ergo divisionem 
Karolus régnât in Francia attnis XXXllll . Enfin on indique encore la VI1II* année de l’Empereur Basilius de Constantinople, qui commença 
à régner en 869. 

Mi ntt seule carolingienne. Sigebert écrivit sa chronique dans un Age 
avancé, aussi son écriture offre plutôt le caractère du XI" siècle que du XII». 

Les lettres sont fortes, larges et de parfaite régularité. Les hastes supérieures 
commencent par un petit coup de plume, ce qui souvent leur donne l apparcnce 
d'une fourche (1. a. a8). Il y a peu d'abréviations. L'I double n'a pas encore de 
traits diacritiques, w ne se trouve pas. La division des mots n’est pas indiquée 
à la fin des lignes s pourtant a parfois la forme ronde. — Les noms propres 
commencent la plupart du temps par une petite initiale, plus rarement par une 
grande (1. 2. 7. 41). 

Lettres isolées. Pour ae on a régulièrement l'ç cédillé (*.7. 10). il est 
droit ( 2 ). Voir le g orné de la dernière ligne. L'épaule de I r est la plupart du 
temps brisée (* 4 ); voir l'r majuscule dans erdmHtar (31). s à ta fin des mots a souvent 


la forme ronde {feuit, 2; tmftraUrù, 14); de même au commencement des mots 
il est quelquefois rond, il a pourtant ici une grande forme et est manifestement 
employé comme majuscule {tamaorum, 39; Sigifridai, 41). u est quelquefois pointu 
iqduntur, 31; adianciû, 36). vr ne s'emploie pas encore; dans le corps des mots 
on a un (a), au commencement va ou vv (39. 40). 

Les abréviations ordinaires. 

Ligatures. Voir l'ancienne ligature de NT tant, 30). Voir aussi et (dieti, 29), 
et (l) et // ( fertilentia, 4). 

Sur la préposition a se trouve un accent (10. 16. 18). 

Comme signe de ponctuation pour la grande pause on a un point placé 
en haut (4. 5. 8); pour la petite pause, on a d’ordinaire un point placé à mi-hauteur 
des lettres (3. 3), et parfois un point d’exclamation (4. 34). 


(Ludouuicus rex Germanorum moritur, relinquens très filios suos heredes, Ludouuicum iuniorem. et Karolum, 
qui non multo post imperavit, et Karlomannum patrem Arnulfi imperatoris. Karolus imperator de morte 
fratris sui gavisus iniustitiam, quam contra fratrem conceperat, contra filios fratris perficere paratus,) 

R onutnortim Vraneontm ConetanténopoUUinum 

cum quinquaginta et eo amplius horninum mililu»/ regnu»» corum aggressus, Coloniam usqws venit, filiis 
Ludouuici alias occupatis. Ludouuic*/ iunior legatione ad patruum missa rogabat ea. qu<; paris 
sont. <„Wd cum impetrare non posset, viriliter eu»» bello exccpit, eumq*r victum cum nimio excrcitio damno 
et multo dedecore fugere cowpulit. Ingruente in Germania pecoru»» pestilentia, du «b canes un- 
$ diqi»s collecti cadavcrib*/ incombèrent, ita disparucrunt, ut nec vivi nec mortui reperirentur. 

u \\\im ran 

Karolus imp trater Komaw s/cwwdo pnrlectus. Hosoni germano uxoris suç, neptem sua»», filiam Ludouuici 
imp traforit, uxorew dédit, et data ci Prouintia. in regem eu* coronavit, ut etiam regib»/ imprrare videretur. 

Oui audtens fratrueles*) suos Karlomannum et Karolum contra se cxcrcitum adduccre, pavorc solu- 
10 tus reditum parat, et inter redeundum a quodam Sedechia ludço male potionat**, Mantuç morlt«r. 

Fibus eu»/ Lud#****/ cognomento Balbus, s»c«prd«s post divisionem régnât in Francia ann« duob*/. Iunior ver a 
Karolus filius Lud.m»«V/' Germanomm regis. imperium adeptus est, anmtcntib*/ sibi q««busdam nobilium Ro¬ 
manorum, Iohanne autem p»p a satagente imperium transferre ad Ludouuicum Balbum, filium recens de- 
functi Karoli imperatoris. 

15 1 I X 

Iohannes papa a Romanis iniuriat«s, ita ut ctiam in custodia tenerctxr, p r» eo q*b>d Karolo non fave- 
hat, in Franciam veniens cum rege Ludouuico Ball>o jȍne annum moratso est. Northmannorum 
plus quam quinqtte milia a Francis in Gallia cçsa sunt. Hoc tempère clarebat Milo monachus*) 

Stfjrc/i Amandi, qw» vitam s«wc/i Amamlt metrice edidit, et tibrum de sobrietate ad Karolum Calvum 
30 scripsit. Sub hoc Milone adolescebat etiam nepos en»/ Hut>aldus, q ai in septem liberalium artium 
peritia clarus, egregie prêter cetera in musica claruit. et de multis sm»c/is cantus dulci et re¬ 
gu lari mrxlulatione composuiL 

Il 11 XI DCCCLXXX») 

Sol hora dici nona ita obscurat»/ est, ut stellç in celo apparerent. Rex Francorwm Ludouuicus 
33 Balbx/ moritMr, uxorem suam ex se gravidam relinquens. De regno ci*/ Francis varie sentientib*/, aliis 
illud filiis Ludouuici Halbi ex concubina deberi iudicantilm/, aliis Bosoni Pr.-ujntjç regulo 
ad illud iniuste invadendum assenticntib*/, aliis ver» illud regno Germaniç resociare volen- 
tib*/, nascit*r intérim ex légitima uxore Ludouuici Balbi filius. q*» ex nominc avi Karolus 
nominat*/ est. Filii tame* Ludouuici Balbi ex concubina, Ludouuic*/ et Karlomann*/ dicti. 

30 intérim regnum Francor*»» inter se dividentea régnant année 1111 *', et Bosonem semper persecuti sunt. 

In silva Franciç carbonaria plus quam novem milia Xorthmannor*m a Francis cçduntur. 

I 1 XII 

Karolus imp*rw&>r {rat re suo Karlomanno defuncto, et n*» multo post Ludouuico altero fratre 
suo immature morte pryrepto, post claras de inimicis victorias regnum Germanie optinuit. 

35 II II XIII 

Karolus Rome » papa Iohanne in imperatorcm benedicit*r, Notthmanni, adiunctis 
sibi Danis, Franciam et Lotharingiam pervagantes. Ambiants. Atrebatis. Corbeiam, Came- 
racum. Taruuennam, fines Mormorum, Menapiorum, Bracbatensium. omnemq*/ circa Scaldum 
(lumen terram, monasteria s«*c/orum VUalarici et Richarii. ferro et igni dévastant. 

40 Inde VVal fluvium ingressi, totam Batuam, palatium etiam Ncomagi incendunt. 

Fodcm anno Godefrtdus et Sigifridus reges Northmannorum cum inçstimabüi multi- 

(tudine iuxta Mosam in loco Haslon considentes, Leodium. Traiectum, Tungrts. Coloniam 
Agrippinam, Bunnam cum adiacentibus castellis comburunt;) 

*) Le premier • en ttttcni A prêt moncukut, de e»t efT-cé •) Cet nombre* ne tont pet reproduit! dont U Fie liuilé. 


♦ ♦ • • 

• ••• 


• • • • 
• ••• 



• ••• 
• •• • 





•> 



uU* i 


, Ji 

a nr 


• S 


n 


^ ' ■ r. n*pj**i >f Tniékil negvrrl - - 

«fi^a uJinx* jwu* frn umr I> 4 tar liuri cnuT aimf mrtaV 

W» ficJ*/ <« Üu^rrnT 4 r uaetalnf -w 4 ^f <p*r**rniffttt |^u»«nf Je a~«rt> 

4tir^f tviln ir nw muiiie lili iuj* ^aLar mxvn Jr”^ ÜJ 

w <{*■»*• çtwr*4- «e fi» (iLun-rd ctrlf xl»aaj»»i mtxiluû |vn y* i i « *» »t» •*!■£. I 

^'fiai l*tf tp de m*cn rrttnjunr *r j ie*k ljuu <im»i -vrianr- »* c *c *4*â*Ur 

a dfn» relent «Ut» prw | iu#| p|<*rT m <|L*«Jù>; a a*d yJto*i ïWKff Cu» 

| l«rn«i yak anrtumirj «r rrm àtiu^mt; rLttffW ver—f*- |L*L» 

'EUiJfm mutnirnuf muitp^i amy»» rrj\»n#»w- ^* n 4tafili«A *pf U» rT "euè" 

* U,* £ mJLl ^ cipr trwp«- *4Î- m *™r»i «r «# ^<*r 

rupu 4r «p» f»tnm u^Lm* qu-^ fur*ly«*A 7^*7 

H«um 5- (*H» 4 «^ nhTÜA 

' fiwwt-, qu* l*urt| plut*. uu»Lm»A*«MTtr r ** 

aLf mrfj«*r nW f^dnrifnu My'cUu TUyr^f^ 

4 *mr ,n«rtr m*W pr«*f fu/*uUr rmW fmuF pfpJV^ ^ 

AfetnflMri* touf. pllrrrru tr *trr -tnirtr uc y-M'onu njrw- 

Afù «fUlum uti U n«5«« ni f£n»* 'Sêm uT"*mW "«nnuni 
^ «- nU 4» c*^nn«r 

é an. IdWfc .«Am % tu* tt run fW*“:i*Ur W" "£*“*"•*** j 

| (JL-tn-Ui^u> ^ 

Wf-am* r^A* uwm* «rr F" 0 

r” ’TZj£ aiT WnU. rf—«fl* 

J!, ^ . UWt. -A— vfo» 

- 1 — * ^f J T rm ^ «6^-*- 
<5CJ ‘Sl 

n ■ j | ilâ 

~éx4X*ff : L^-, 


r 


JO 


Qj/D 


SI 

esr^ 


r ,...... ^üTOilUf;^Jli4-JLr .Utf* 

] WU’ pr j*mcamr m il «qt ti w «*,*ifit« ai.tfk.ir tiipr ftjâ mJrlÇ- mpto effr oaL #«mi rrrrnttu 

fis ttdtf tjlijf «uiuinrflil tVLi o,., jiiJînmi |m»f- pilir ijli ti>miflitlif nf dtp- pan»* Lejtiitmtrm 

fui 4 fJ mimrLv tj vi^Vtf ^ui mmrKif -} tn<m»l <^»u il» LjlLir q.Jiirr L^rt di|t< ifrti tLXti» 

’ S» !*rw*»ml- (U^t Sont» i^‘ Vr «mnJltn.Jil npf fmij-uL» 1 dn> ('jlupu.nt fr nu^tf ptirrîp^t 
iwlutmnr «ftti |'ro mfluu <p*o> piînu.vJii lt»n| pvlatm' mriR « „L6J.: r L, i €v, cm fUj 
^ij >c tlhtai £L miiiru nii ipicpiiie»ni4 «^nki uJL Jti taim IL <jm JL^r" 

Vi* 9 L f (1 I \ .• MlffL if - _ 

iVivuumv uw tii|Milniai t^nenUtu^rK nuto ciftuiiunftimv 4 wKi| Upciy u«f fuu mco%'< \n\if otnifum 
eu ncclii: l’ftnitiri u*n aimuifu ccjjifnir* «jfii^UMUBl «lr Vr crttfo jun iJnmrî* jÎ^niK» p^riic 
i mmifLrulrï trppf «rcu^t iu|*fjcnn 4 ttr*i Uv uiirû *>«aitw V^wticiT u î «celte %vlLm {ticrtr Lmm 
Jtli<nTtrf jltulilttn a>«lm 4 ff nc^ Vnnup* velti^Se aünr i‘ne|ta« pciouxâ srcLun jl 


nn BBurunimn> 


^ |aÙK*rTVt tgtr li«J tû^]tu<|. Vuic^j^U^auj Lu <j\ pwurum ptt W|.Jiru pfi^ûr mpimiu 


rr 

- f 

psaumm fît <j«t utp 


lotit- «nn> 


•ftr hJt««f nyJto^; 

|| JjLr u -jiuni IL, rvttnaiunnr lytjrw ptfrmil jujiy tli|il .«h P*fti 

Ljuinv 't| 1 . 1 ^ jiq irntfîim. iiLpmwl|i y 11 1 ^ 1 ..^ !.. |nar' mm» iütft^Mjliwlà Ip 1 C# 

fw/tniKj' jjjir Vffjn- l[finiiL|-«fj'nlut tpirw iLtltJJrVJU 

«vrumm I<rti«l 4 âil.î riicLpr^^fl^jfis- ’■ «farntM kt»tafV jÜî |p»L»rl« danJu^ 1 J£*\tcL*JIjv. 

U rrurot att# \f Ltnnrrlr- jpjrr ' 1 o f.uJtttt lJln< nt^ilÏ- IcJ jjt» •■.’ji<JL% Ç 4 l 'flirte cm 

JM LfiJr\Vt»rwr f fîlaji it LtrjmfL. flLrJ Vfpi* (Vmo \* avijloff C’JJrti"ll IpiXm- 
^ iÿnJÎrnvLknr^l LitilnrlitJlçv Irpii S* LD* lJ«f \t tw»rt»rlItirT^îi«^tf 4 Sf[aitL^t. 

CaflL >* cour Irulcpc^f nurerrcfl^r «rit À^iipcu- ' fpnmni» -cjtu- IfiL/W paittw-fruncfn* 


SS ; 


n xma int«r im^i fmk 
3^.-< vi* Miiur _pt Apu> rati*lL ^*î*m 

arcl« 4 ^ A 

' sWitinua fiLrf <. tn-iulri • Üir* np -*ttu*‘ i’ f * r j, 

N«»p>, ^r+r,-a f *rl*»>’ ^ 

^-uMMflia 


l 





gyü 


Jc 4 »fi Le tmim l«uM>m 2 fii.irt pi'JC kVnr lvt»t- LJu^Vw ÎpadJ nJi* C 

Kywm La\U tyuport a»»wnjnt« t ±+M ( ItLutwf •?wrrtwilr •»«* Lçm^rfi 


«• # 

«nmrr m- 


>JMW 


li 


^ 5 r 


.» Æ 




! 



urr» ffM* 


- 1 ■ ■ 

• • .*•' ■ 

« * •••••» • . • 





00 

h- 


A. D. 1106. — Document de la comtesse Mathilde. 

MiUn, i tia b. Gf^ecchi. 


A. D. 1159. — Document de l’archévtque tllllln de Trêves. 

Trêves, Stadtbibliotfick Arihiv. H 16. 


■ Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 








































00 


A. D. 1106. — Document de la comtesse Mathilde. 

Milan, < a»a E. Gnccchi 


P omment sur parchemin. Grandeur : 28 X 14 cm. Rcgcstc : A la requête du prieur 
Liutharius de Corte Melaria, agissant au nom de l’abM Jean de San Salvatore de 
Pavie, et d’après enquête judiciaire, Mathilde de Canossa défend à ses gens de Reveri 
de conduire leurs troupeaux de porcs pâturer dans le bois de Corte Melaria, appartenant 
au monastère deSan Salvatore. Apud Custellum, 9 Janvier 1106 . Imprimé dans Muratori, 
Antiquitates Italn ae rncdii aevi , V, 424 , dissertatio 65 (ed. Mediolani 1741 ). Nous devons 
ce document à l'amabilité de M. Ercole Gnccchi, de Milan. 


Minute nie carolingienne des docu¬ 
ments privés. L’écriture retond en général 
A U minuscule des livre* de cette é|*>quc; j*»ur- 
tant le* hastes supérieure* des lettres sont plu* 
allongée* et le* h «Mc* inférieure* s«>nf plus p*etites 
que dans les livres L’extrémité de* haïtes 
supérieure» est un peu appuyée ou divisée en 
forme de fourche (15). La première ligne est en 
saidlc* & la p*ace du nom de la comtesse, il y s 
un monogramme. et 1rs mots commencent presque 
tous par une majuscule. La signature de U com¬ 
tesse est en grandes majuscules, celle du juge 
Ubaklus en minuscule* 

Lettres isolées. Au lieu de se on a presque 
toujours 9 une foi* seulement on a la ligature 
de a et de e ifmot. j). Parfui» c est mis |w>ur 1 
U où t a le son de s !«//Atû. 2.18; mhuiiiém*. 6). 
4 n aussi been la forme droite que la forme ronde 
(a. 3). L’I doube n a pas encore de traits dia¬ 


critiques (3)- Souvent r dépasse un peu la ligne 
en dessous; lépauk en est d’ordinaire pointue (a.$). 
L’a rond tse se présente pas. La haste du i coupe 
très souvent U Mme (voir par exemple lignes 16 22 
n est quelquefois pointu (*$). 

Abréviations. Pour m* on a T (iy}_ |Kiur ru# 
on a «1 avec un trait oblique coupant U queue 
(6 15. 24). Voir la forme du signe spécial pour »r 
<**)- 

En ligature se trouvent st (aï. TJt (i), jV 5 (5», 
fg (15), s t^ (6)l Parfois on a les liaisons des 
boucles a ; f*i+r, | ; 4 ; voir pi. w l 

On a parfois un accent sur le* nom* de lieux 

<S U JS)- 

Comme signe de ponctuation, on a pour 
les grandes pauses un point; pour les petites, soit 
un point, soit un point d exclamation <5 9 ijJl 

A la fin des ligne*, on a un simple trait 
d union (4 it. ail. 


(n nomme **«crç et individu^ Trinitati*. /J4* **>/▼»«/«*4! D#i grana si quUI est 
Dum olim m comitatu Ueronensi apud Nogariaee de multis ncgociis, quae p»y manib M / habctiam*/, 
c omit an te IM gun'a iusticia*i face rem*/, venit ad no» frat/r Liutharius. |>m»r curtis Melarir, ex parte 
doeeni Ioh«»»is, b*»c/« Salvaton* de Papia venerahibr abbotis, querimoma» faciens de q»/b*sdam contro- 
3 versiis, a tw/ris hu«o«ib»/ de Kéveri iniuste »ibi fcllatis scilkcet rwram clément a* portulan» 
et clenvwt/r exorans, ne s*«rc/i Salvatohs cccb/i^ aliquam iniu*ti« ia<* ficri pütcrcm»/, de Itoc siqwtfdr* 
qn**1 pqdicti hommes 1 } n#/rri de Kéveri referebant. se pr/ totaw *ilvam curtis Mclariç iuste ac usualiUr 
abv_j*r ornai redditu «lelwC porco* suos pasccre et glandib»/ et cetrris poscuis retincre inim 
dignis prrcib»/ annuentev et rem diligent»»/ rcUlione n**rror mm fuleltuw eng note entra 
10 tandem invenimus multoram congru» testimonk», q«.*l in ilia sdva quç terminai*/ 

a via Ktmïti Mu hscfo de Capite Trogndni tasq«* tn Arnins*, et ab Arnaria usq«r ad Cor- 
rtgiuai de Capite Praxmi. vi. lient U qualité supnsdixim*/ iniuste fuerat p^dictç 
curti Mclariq a n«*//ris illata. Notum /gjY»r fteti volume. om»ibiM rwrri* ndebbiir tam 
prfsentiboM qua*« futuria prfdicta»r violentit* a curte Mctarîç removisse. cl ne 
15 alnpks fu#/roruAi !«t/* p//dictç silvç sup/«scripta c.*«finia ahsq*/ cmtscusu illius priori* q*i 
t/«p*re aderit In curte Mclarlç porcos suos audeat rctincre, fumitsr p^cepisse. 

Ad mcmofiaM ilausr |<istcroruA« et n*j/rç antmç ac purentu w n.i/m-f a w memoriale p/rpetuuwr, 

# apud Custellum, ubi hoc negociuw m présent ta dowm Vgonis vcnciabiU# Mantuanl 

epv/^ et Vbaidi ludscis de Carpmeto multorai^ar n»wror««v fideliu^, plunmuM ventilatUMt 
20 kü Htqu/ «lshcussuflv, iufdim#/ sup*r hac re fseri prjsens vnlelicct scriptuw, n«//ra autoritate 
suffultuvr, multoriv^qw etiasv tcMimonio roboratu«v S« q^f* aut/w contra banc fUr/re uutstu* 
tkmis pagiuaw ventre temptavent, et de hoc q^*d fei*im«/ pr,. remedso anmrç n«u/r^ |irplicta*v 
curteur sive iuste sive iniuste molestare voluerit sciât se tw/ram iram încurrere 
et banni n^rri porna«v qsrnquagmta libras argent! delvre p^rsolvcre, medietat«UM pqfaîç 
25 eccbi^ XiMC/i Sslvatort* mcilietatro» v#ro canirrç iwjtir, hoc taiw« scripto in suo %cmyrr rohore 
permanente <Jm«d ut verùr/ crcdatnr et futivris t»*v»jvrib«rr firmssi hal«at«s t pr#préç maiiw/ aubecripti- 
00e àrmavwuu. 


f Ego Vlxtldvs tudex 
int/rfui et a«d>s tJifti 


MA TIL 
DA DEI 


GR .4 77A 
gr/D 


SI 

EST 

§Mè&crifjf 


yo (Chris****) Actum anno d»<wrnie^ incamatkhvis millmW 
CVI , V Uï idus^l lanujrii. apud CuucIIum prr manum 
Frugeni archipmbfsrri et cap^ellarn. Testes v<k» int#rfuer«N/ 

1 1 I >ertus M»u* (iandutfi. Allieriez/ de Konam Gii ua et 

Vgicio «le Herbéra. Boaolinus hlius Guisidi Sas*o « 5 c ttiUanelto Vgo Masaahus et Dcihert*rr 
35 de Réveri. Iofunmrs Riuanus 1 ) Paulus Caneuarius Allvrtus de Mêlant. Albinu* Sfephana. Pctnia. 
Paganus, et reliqw plures. 


•l « corrigé de L * Corrigé *) lirrfomHo ém dmmgorr a roc crnHaic Cl! Imi lira Hmmnu> w ümrtrtw*. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


A. D. 1159. — Document de l'archevêque liillin de Trêves. 

Trêves, StadthibUothek Archiv, Il 16. 

P ocument sur parchemin. Grandeur : 39,5 X 26,5 cm. Notre Fac-similé est réduit. Regeste : L’archevêque 
Hiltin confirme de nouveau en faveur du monastère de Sain te-Marie près de Trêves, en présence de 
personnes ecclésiastiques et laïques, le testament du mlnisterialis archiépiscopal Otto de Minheim, que 
deux autres ministeriaUs, Embricho et Otto, contestaient, bien que l’archevêque dans un lit de justice 
tenu à Wittlich se fut déjà prononcé en faveur du monastère. Trêves, 11 Mars 1159 . Imprimé dans Beyer, 
Urkundrnàufh zur GtsdtuftU' der mittclrhcinisàien Terri font n, Coblence 1860 , 1 , 669 , N* 608 ; «.Vurtp/jf,*i 
N a 670 . — Dans la Date on suit le style de l’annonciation more Trevirensi, d'après lequel Yundcé côM-” 
meuçait au 25 Mats. Ainsi, au 11 Mars, l'année 1158 n’ètait point encore terminée, alors que d’ajirês/êc>ve 
façon de compter, l'année 1159 était déjà commencée. De tait, les autres dates appartiennent à l’a (triée 1 fo 9 ,’ 
il n'y a que celle du règne de l’Empereur Frédéric (couronné le 9 Mats 1152 ) qui soit en retard d’une année. 


Minuscule carolingienne des documents privés. 
La minuscule diplomatique et U minuscule papale sont imitées 
(comp pt. 72. Ho Km Les haues supérieure» sont très longues 
et le plus souvent décrivent une courbe vers la droite; les 
hast es inférieures sont très petites et sont recourbées vers 
U gauche. Les h«»!c» supérieures de l'f et de fa ont des 
traits d'ornementation Le signe commun d'abréviation a la 
forme d un nœud Le commencement des phrase* »c signale 
par de grandes lettre* r en forcées (i 6.9 12). — A remarquer 
que certaines lettres montrent la tendance X briser leurs traits 
ronds; voir par exemple a «tans j trusta (1) et • dan* Jitm et 
(7. S)l — Le* mots de l'invocation, à la première ligne, 
sont en écriture allongée 

Lettres isolée* Au lieu de a* on a soit ç soit • (2 3.6). 
4 a aussi bien la forme droite que la forme ronde (3). La 
jNinse de Lia descend un jeu au-dessous «le la ligne (/MA nv, 
kmmiiîM , 1). Sur H double on ;« **c plus souvent deux trait* 
dtacritiqucs et en même temps le second I est prolongé en 
bas (2 s 21); I. quand il est seul, Cxt aussi souvent pro¬ 
longé (/JW, t; /*d*mfa* 2. 5). ma quelquefois une 

forme issue de t onciale {rfstmmm, 9; rvo/twH. 1*; mèütttm*, tty 
r descend ordinairement un peu au-dessous de la ligne et 
fait une courbe vers la gauche (1); après • il a la forme ronde 


(i *r, tS; rm/traisrt, ta), s a parfois à la 6n de» m«Ha la forme 
ronde <; /«jwW*, 3; Mis. 7); une fois il a aussi cette forme dans 
le corp» «lu mot nt, 12); on trouve aussi toujours l s rond 
dans l'abréviation a {*= 1$. 16); ligne 21 on a un • rond 

fcuscrit. Après e et a, ft est très long et orné en haut yül «*#; 2; 
vèmhttr, 1) A remarquer que «tans 1 rs noms pn>|*e* allemands 
on a parfois un petit o sur l'u (1 v tS. 20; comp. pL 63 et H4 
où souvent un petit u se trouve placé sur l oi Voir W et u 
- . 

Abréviation*. Pour rr on a souvent un trait oblique 
et ondulé (3. 19. jol *2); le même trait sert aussi de tratt 
commun d'abréviation I tdiUri\, ittutrtnjti. 2», <e»fermât 1!; ce 
trait devint plus tard le signe spécial pour rr et rr; quelque¬ 
fois on a Ici un trait honiontal pour n (1$ se) Pour ti on 
a soit la note tironiecinc, soit l'ancienne ligature (1. 3 4). 

Une ligature «i un genre spécial est formée par 4 » (20). 
La ligature ti se trouve une fol» 4 U fin «lu verte frtmmtrti{ 11). 
a et tt ne sont pas liés, mais U forme de U ligature «1 autre¬ 
fois agit encore sur la forme allongée et ornée de t (1.2.5.21). 

Comme signe de ponctuation on a pour la grande 
pause un point 4 mi-hauteur; pour la petite pause on a soit 
un point, soit un point «I exe himation (3. 6. 7). 

Un simple trait d'union à la ftn des lignes (2 9). 


In nomme sancte et indiriduç Trmitativ Ego llillinus Dd gr*i*a Trcuiror»*» humilia «nmbtcr et servi**, spsrtdScç 
mmIi* légat*#, ex pethcinne ddeeti’) filu nwrri Lodowid at.tu/i* *mcjç Manç super ri|>ojiw Moscllç, notu«v ene volo omwilsié 

[Treuircn- 

sis «ccbrie tiliis et umversis tidclib«rs tam presentibir/ qA.m fut*éfis, qualité *^*/tlaw muiiutrriabs iws^r Otto omne* hered.tatem 
suaev apud Vlinnchcim, taw in agns quasi in vincis tt in onuril^i/ qu^ ibi halicbat, tradidit beat^ Mari^ tt fnafrth»/ ibidem 
3 I>eo srrvhentibM# Oiu»«l quele^ dssiuw ahiqWda«u de ministenalibw/ n<v/ris, Embricho ti Otto, caluwpmati tast, migis profecto pr* 
voluntate quasv |>fo iusticia. tjuod poMfnuiJiUi finis probavit, in iwrra et muitorüw fideliu«v presentia. Curn eni«i prrdictus 
at.bas de illata sibi iniuria nobrV q«*erimonia«» facerct, apivd qissndasf villasi n##rram VVittheliche de*» tnm ablwi qat^m illis 
deno«visaviinaix. ubi in presentia et astipulatione multorus* circUMmancntiu«v abba» libère in* *uu«* in ecxlea* «lono obliituit 
Sed cuw nec sic pren«»uUaan virl ub ànmria cessaient, nos detrimentu* eccbd^ «le cetero juiti nolentca, Matutmâo prc«lic- 
10 tos mintstCTiak* n^/ros Trcucri in prenantia ittti ra sepcdictaw imunasr omirino der»onere, ti, q»n«d eccbriç collatusv fuerat, banni 
titriii mummi'nto diligenter studui mm confirmare, ne qnn dcificeps per u ma de collato benebeio p^novr eccWiam psssumeret 
frau«Ure Ut igit«r hlm* rw*r suujav demeeps succès»* tc* hoc q»«d pfàmowinatum est, qivrete 111 posterum possutesnt. in 

| presentia Ism 

eCtUilflticanw q«um leci^rùln fiervM>naru#Nr, nulle contradsccnte, script o présent** pagine ti sigiJIi ru*./ri imprcs»ionc corro- 
boravimwj’, testesqasqui intcrfuerivjvt, subtcrsnnutsti precepimus (Juocimm hcc surit souMt: Alfcertsw LTirdunxnsiuw cprjo*u«x Go* 
13 «iefridw/ matons dom#/ Treuer tmsit p^ositn/ RÛdolfn/ «tn amu Alexander archidiacomvr- Hruno arrlmU*,-.****. I«àha««es 

(archid„«AMiis/. Sigern/ aM*as 

Maximini Hctiholdn/ aldig» s«invflf KuchanL Godefridj»/ abbus lent' Martini Rkhardas abti^i spr^kertiacmm. Kandulfn/ 

[abba* de Claisstro. 

WichmannM/ abtx»s de Lunncchc Cunradn/ pnrf>ositMr •éttdi Paubni. Ha dric^/ magisbr scolarux» ti prrpoaiU/ so».v» Symcoms. 

llcfirvc»! can- 

tor. Testes laici: Iru *r Warner»/. Elvrhardü/ de Btirgenshcioi EbrrhanW/ de Pctm. Cèno de Malberch. Godefrhlnr «le 

(Hrcidc»« heit •). 

Wilhelm»/ de Logcnstein- Lo«iomu »/ de Ihrcnbrehtcsutein 9 ). Gérard»/ de Ilasch. Iobâuntcs de Nentersburc. Theod/rk»/ 

[«le Sareburc. 

jo Gsrsili»/ de Cdni. Frideric»/ de Msrceto, cinrdcfv ec« Itjiq advocat»#. Boemuml»/ Treu/»/«m. Frid//ic»/ de Palatvo Engel- 

[lv/t»y de Cunchrevef). 

Acta %»»t hec Treueri anno d*»inice iDcarnat/.wr/ millr/mm cent trim* LVtH», indicti»»*/ VU.» c|*a« ti» nultis, c«>ncurr/»iv 

rillr V. id»/ Marti». 

régnante FrkLrico i«|vntore, anno regui ei»/ Vlb, ordinatiinvis /*'aw rx-z/rç simil«ûvr VH legatiowis vero 1111 •. 


L«rn«é •» Corrigé d* Brttdntnl, S s U forme de ITr*pri« Oer I #ei imciu «c «a petit traftt p4»cé eodeetou» »orqoe ek II doit #w» 

* h e~u «M«(rii »| Cortf* 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 





a) 


*5 


*5 


.Mu nomme curé Attoiyame fytaAbt mr fauta puf 

ùuu • ùtnevtf 4< tua tfr difyuueia hitn it/fk ualuencitpCt 4cCc •jd'at 

Hrcattfacé JnClfUZ MSvjpP^pu i M.ftPitty) » 

L. J tfCiliaép utUvtftux?in 4 n 9 h&& âfkahfiyi 

j j dfa* fa V* «wir ûaif. Wû tüc ré fade. Mfficu(i dm ai 

fua> 4iunw puniûf <fJ me faere poflfr efWif- mtr m4?tnM»^nufl?ifc, 

Jifîhta floqwnieii* O 4 uolutrt? 4 c LxnAdy cerci ditcxx- plmifuz 

4uim ixetmT m$tmt *u trmuft- ucü.n*ft peUjfi afci pcwmn- 
xtffitcuM .ibfcmcfe UvanA *ftm twmumif fajfy twm cUnw. ^pa- 
defîripcw •^«imodiu CrtuitoT mjüif tibjt audenag dû dtUcoSrunf 
apef^JYme-antu yenmn^ajrnmnr. .icaneubmi U fit nwTcjt 

r l<sunt * w ^^nunr.n^f naonr uruU .winuf *fW rUdli* mfêrT 
!W «urplti nnr’^jiû^ libermm^';re*4uoLmf a$™n tndu' 
<é. ^ww* rtreprai 4iuCi narrmc mu nur «r nuUartbj eaànf itrf 6.tr 
• <â b* 4u4i«nr Hue lesmC Uiuü ^wu’eUpmuM -^ur Wr - 

ua <jnatlum tomrouerfii rccoîdarr m^p 4 U£ évitéddw 

oburccririj 4<nû.ft^4bmp<n?nnnî»iw dwae timîuv^bfcwm^ 
^Xife^utur* wpofi» pede muUamr.&dtf^nu^ 43 jrccîf lknamar* 
^ AdrV |)Al‘éc agit »*i4k. eu acanefcf liifofcan^f olfcb; Àtuoustf. 
«faon» <jfe nprfcf. mfktmi ^ eutrnredadrfkuna 
1* paie fi didwr. itéioima ç>dianT àpyx. nm> Mine annow 
- mdin/. Vufefne qui $r.m.iu üm:^' ïnreîly^r di/Mupo&i - 

Utt.uwdt jyt mamc updi couU ta. pdi/bife 

dirert #toiu difliaflunu f♦ HA rfliiJ me pene pttn ir. diiwcuTmagif^uA. 
'uimuruf uaetbj diCmnduilçr portaiicu. in Hrurfreu pcurtv uf-t*. 
tK] u mcUCtcrrfw cT mdU. m 0 ^u 4 cm uûl- f; (ucenuru Umtuu noleo 
Jjj ^ l S™ubf. 6c4iUtr deumrt reftxmiDrhotwr^cum U- 

^tttcopmoitci^^^uoi.4^ 4Cf*?ne^ ^upoCAlip^mcW 
^ 1 «A- Hu^l Aluub; c^ nne mimé yu^f. dcwiMrtnfmr 



O 


A. D. 1114. — Salnl-Jérôme. 

l’ira, Hkbliothtque Nationale, M*. lat. iS; v 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


,,‘V ,.v», 'ni •*• , - . .-p yw / . 

frfrtrit*"»-'#. /^ry*^*****^ ér«t^ir 
Wd rr »»wrtÈUr^âJr*«fc«»r 7 ^*" 

^rtrrd ucruT.^ J^w^«*VruTer«clt 

«rufcwfik'’vLan .y#M*c.umr .poCr^i AWiibeT'on^? - , 

vm&nftxHexcâif^rttKvtrifr*' iAV»>*Wr^T»r'vrtjwv 
riWAli«?n^c».vrx-AnrLœ». * 07 ^uWlferi*r«J^>>dlCT»ï 
Wir./mfitn^etpferc^A^aUvrw^'nftïtr rtw»(I.iU 

Cor«t mv «eut ad utiwvf 4 <h p*fru"» utflyiL p tci nfjî nrt» îfV^i* 
à n rc*r.Tirniir r <Kh*riur • î fvgn uv^rtp^orv^tmoK ôceflTt • 

Çtw^r^iirtvil irro p«Uiin^»urm^upii>crut F* Anir 

^nwurArrr«fAiyvuu-ilpwWacK\t' , ^Cve<>orta^*v»r'*^ 

?, ^u^u(t#iwtnuun^mr i *r(|i«.»iwliAP , ei|L , ^*F .f^.jy.C.fK:^ 

» c- |iU<Jb , ti«ot'dn ,, c*rf«Miuirr«Muif^eê t, T',oii u l‘rfi^ 

cjui fo<irrr« wtvrrf bmor.y frrvaOn* bl * C4> tvrH»f. 

1 4 Ar^\'TrcrtTn^ngwU»r./riT*tU«r /UbncvrtaC^comfoffcxtnci'^u^- 
««ndi* ■l(MKTT 9 '’lÿitknr' itp (jviofFhul^fWi|PMUr'. Ciu%& 
ttwu 4 r cmlSibi iii 'O ic^Ci *Uu|tid»vj ( * r i -cv 1 1 .• 

*rd£ff* fw-î rurwj' <juiyy^j^t^rtJ*^^y % 

cfulc» cutm»ni*>rt^u 4 rû«nUc^r ^ n ‘ 

at^<l« 4 >firw^crviU»lkggg^fe« ^ a n>t r»adrtVT^»rt »«}mf 
tadiLtne^'iffT^Fmun»m«T«4deciL»ru » ^uaiim^Nkw 
fraiWwfawt<fa >*fc frf-r- ey ne^eyrr'^^nnM^d^mxr^ p^a r* 

kuCTCMI? »l/VpôV"ppfM» 1 » < 'f 5 f ld 7 «»ldcft» 4 f»Ctfbc^|?'WtupiO 

buUtf. c$w«f.ceTà*p <fw««TttrCMfwrvmi/c<auf>u>pa 4 >^»«tï'» «T 
crnTtroni-, il^ncivpc^W'» p-^U^rfalitur cful. -««ko. ru# 

(\iTut 4 di«wr' y>rcxCfvor ; ^rr**rw^rVr^ v -*fFrrwia 

U^c^Tn^.~)«^*aiuirfV^ cun*^*#rf<pfrutnc»rriij < parc«^ti<ar*»\^wu 

puU+co pu njtUr 1 tnt*uCtcru> .ucîcunttwrd*ijiMt*uui<itni f 
UAC-crrt . pr'/u^nrpuUtcxfç». t\pf%*r~rtof~eC?tmmfW 1 ■ m f4 ^ 
mfpfr'ÎOriacj^ui ^ m -11 l ütTgofcrogtr .tAtttcgcumufemdftTr- » 

• ngrvtgertgmopTCttt. ^grgfTif.*fl 

daizÛMt^.'VMnmtfie^t c^u^rtnvftntfp fV^efciustm^mjrkrwE'. - 
tfïW^ardï eutrtUi-t rn uof-RcbrfT^rtrirv^.u^^rTciP^prmcTpr 
4 &a>^t« 0 *oi»ity 6 rft 7 r « Cû^<*tp«rt»«>rradmmûcafvtrt 92 ." 

«Mtlt^AUMM PuîatMtlŒr^ ' mclCalat F mco|fîcioa ^ ,,oj * 

ffaertntc'meH&éfuccelFer;fLxt^cuf.-pfxUuftcottfuLef* 

^F ^urcrtfB»c 4 ^tt»«i-. •! c*vtimftutietêai^U .wft«T ( 

*l*uiféÜwiwrn>ne.c#« t 

fliUl»* .ni.Cooœnuf-urrn.* .duntwvuiaAimr.rci^rrtA,«**A«irif 

mlultrtf'^utcf vkcceflxt; Hautopru».!,-uitrclliocanfuLe''C-oc 
" taumil*.lrt#nAf.lAttvta\ijuüA MnvamifyiiunuiWïna»# 
f*i*>a v 07 ' WmatTon^ l 7 mc feuceffar* rofr^ wê nrrofimufccUr «.. 
' ~ rrnluiw J ftiUb; ndid uiC. turrAtttuf. 


A. D. IK 17 . — K roulions. De aqiiaeductibus urbis Komae. 

MonU'C&sftivtO, Cod. jr»i 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






a> 


A. D. 1114. — Saint-Jérôme. 

Pans. Bibliothèque Nationale, Ma. Ut iH? 3 - 


P age d'un manuscrit mu parchemin. Il a l'inscription suivante en lettres grecques 
et latines : » Anno ab incarnatione Domini nostri lesu Christ! M* P” IJ" cxplicatum 
est hoc librurn Aiinerici presbiteri a W. saiptore Lande Vetule. Erat autem indictio sexta, 
concurrens tertius, epacta H" 11*, pridie nonas lulil, dominica advespcrascente, lutta veto 
Y A. temporibus Pascalis pape urbis Rome. O sanctc Micael. arcangele Christi, miserere 
Guillelmo saiptori scribenti librum tuum. • Voir L. Delislc, Le cabinet des manuscrits. 
III, 285 . Il y a des divergences dans les dates. On ne sait quel est ce monastère de 
S. Michel pour lequel le Codex a été écrit. Voir le texte dans Migne, Patrologia latina. 
t. 30, col. 188 (parmi les écrits apocryphes de S. Jérôme sous ce titre : De cereo paschali). 
Le texte est rempli de fautes. 


Minuscule carolingienne du Xll’siècle 
L'écriture a une forte tendance aux forme* angu¬ 
laire»; voir par exemple a et * | i Le* lettre* 
«ont plu» longue* que larges; voir en particulier 
la forme de a, • et « (i *). Le* hastes supérieure* 
ont tou vêtit U forme de fourche ; voir 4 et I (5. 7). 

Lettre* isolées. Au lieu de a* on a le plu» 
souvent e, plu* rarement q (8. 15); cette dernière 
forme est aussi employée dan» le» mot» eciiett*, 
eUfnemrt, etstnrelès (7 •* 18 st). e remplace sou¬ 
vent t 06 ce dernier a le son «le 1 (7 >*>- **)• à est 
le plu» souvent droit, quelquefois il e*t rond (11 i V 
f oit ouv< f r I l double on a de* 

trait* diacritique» |S. 13 * 6 ); c'eat l'exemple le plu* 
ancien de ce* signes, que non* a von» dan* no* 
planches. La hastc de q est courbée ver* la gauche 
< 6 |. L'épaule de l r est petite et en pointe 1 , 
r n souvent en bas une ligne de fuite oblique la); 
on rencontre très souvent l'r rond dan* la syllabe 
er (9). L'» rond à la fin des mots est encore rare 
(/Wm, »7l; une foi* 1‘» rond c*t soient ( jUrtt. 17). 

Les abréviations sont amer nombreuses: 
i« Abréviation* par suspension : pour Auj ht 
(7 9 >i pour pu qt (t. 7); pour trt »? {■$. » 6 «; 
pour H*.Mf a fu). — A I» lin de* mots et de* 
syllabe* m est remplacé par un trait ondulé 


(1. 18. 19). — La suspension syllabaire c*t fré- 
urmment employée, en particulier pour le» 
nalc* en, er. h il a 5 18 »J>- 
2 • Abréviations par contraction (i. 4, 7. si). 

3* Abrévtalion» par lettres suscrites<» m »>o); 
l a susdit a d'ordinaire l'ancienne forme cursive 
ouverte («. ia. iS); voir une exception dan* 
f*ê ( 16 ). 

4« Abréviations per signe» spéciaux : voir les 
signes pour et «/ (1 y i 10 II); le signe 
pour mr a une double forme : voir t*m/iet*r( 3) 
et Leenitur (»o); ta dernière forme se trouve aussi 
employée deux fois pour et (10 14V Voir en 
outre le signe pour rum (9.13), le signe tironien 
pour rti (1. ai et pour h (<» 11). 

5* Abréviations particulière» de certain» 
mot» : voir le* abréviation* en connexion avec 
les lettres p (13. 13) et q (6. *i)ï voir aussi 
l'abréviation pour tv/ (*$>. 

On trouve des ligatures pour a (19 «I 
st (ai aa). De même pour //on a parfois l'ancienne 
ligature (10.15. »|)l Voir de plus AS (lé et (»s). 

Comme ponctuation on a un point pour la 
granité pause, un point ou un point d'exclamation 
pour la petite pause. Voir les signes d'interrogation, 
lignes 7. 1$ 19. 

Un trait d'union à la fcn des lignes (I9). 


absqa* nomine salle* de* rip-ionc signal ms tst, ncmine»» speriatiUr met *s sermo pui¬ 
sa vit. GeneraU» de viciis disputacio en. mjèé irmaci vulucrit, kpae de se qaîd tab> 
sat, ci>nfitct«r 1 vie I pi t ad Présidium ') dtaenen. 

Hierunimii/ Prvsidio fret ri salute*» Nu la res, vetiw inqar/t CowUMxIm/*)» liât facilis est *|«/n 
5 difücilû fiat, quaw invitai/ facia» ai illc rew faciles» uitficuJtsr Sen in- 

vito animo putav«r. en. q«i*d me facere posse estimas in re maxima tt nulUm UM.ji.au» 
disserta qloquenria? Na«* q*vcu*q** voluer«*t de laudifa»/ ccrei dkrere, plcni* ut 
aiunt venti» ittgenii sui trtend/re vêla, et qu«sâ queda m pclagi alta penHran- 
tes vicina abecond/r* littora: statinr in ovation!» foriti*/ rctoru»» clajiuir, dur»» pra- 
to tor*wqa>/ dcscripcio, et in moduw aonantis roollitsr v/rba camlcncia, du»» descnbunt»»r 
apex, sine colin générant** et générant. q».<l sole a concubitu lifare nato* orc 
legunt. arte couponunt, et q*#da«» racione vital! animas op«/cuU/ n*m de suo insernwt. 

Pr/tcrea Virgilü tôt*/ Georgicor»« liber prefertmr in medin»»: rex avotans agmen iodu- 
cit*r, tantoq** strepitu div/rsa narrant*/ munis, ut militant*»/ caatrl» int/re//C te 
15 credax JW cu« hçc audterts sive legeris, lauda oratoris çloquencia; et ut bte- 

Vit ef xignew, put» te C^orntilliani controversés* recordari, tn q«ra paup/r causatwr, dolcns 
ob interituw apiuw, flores ab inpotentissimo divitc viaeiuto* MO iȍc locun- 
da smt. et sure»» cowpnaito pede mulceant, qu#d dico. nuwu»/d ad qct l/»^ sacrsm/wta^ 

<J*/d, ad tCmp*/ Pasche agn*/ occidit*r, cu« accinctis liurbis carne» eu»» o»sib*/ ilevnrant*r, 
20 cum la* ente*! epurq*i // pr//twM* In pkbius» q*w«tta«Mm^ cultuw redacus levita looa/t*/' do< etq*/ 
q*.*d pene n*« dnlictt. et festissimo pivdicans te*porc toto debinc Anno m stuiumjt) 
vocis ei*/ indicit*^, vuiesne qua»» grandia sint* Intelligis te difficilia )Ki»tti- 
lare? In eo«le*i qWppe rnnttvvto et pmtiramla coniocrih/re. et cur ita prvdicta sint 
dbccre. ontnutm ddflcitlimu»» e»t Na»» iltud me fienc pederut, du mis magis qua« 

2S humanis vocibu/ diasererxiu»» ut. Lcge Pentaticu*»*}, instrum^wtu»» jvrcuirc ver*/ 

Nu*qua«v in Dd sacrifie iis meila. nusqua*. cerc usua». uJ tuccrnaïuw lumina et oteo 
fut os vftdebk igniciikM. 0 *id causer de veten testam/wto? No vos n/rcurrc ti- 
broa; hi, ut ofdnor» »**t rv»#»g/lia q**tuor, a(w^lor**i aci*< et epôA»lç loho*«is apocalipuia; nie lui 
petite ista. Nune|*»d alicubi cer tmet N«*nc in fine*. qv*»rg/lii detonantia Int er ueptcss 

•1 A» ►, Crntfi t)»M l'.ditio» 4» MiffM ( umkm» *) •) N gM Huacm 

té 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


A. D. 1137. — Frontlnus, De aquaedoctibus urbis Romae. 

Monteraxsino Cod. >61. 


P age d'un Codex en parchemin où nous a été conserve l'ccrit de Sex. Iulius Frontinus, 
De aquaeductibus urbis Romae. Voir J. Polenus, Padoue 1722 , p. ( 19 ) et p. 171 . 
Sur d'autres éditions voir Teuffel-Schwabc, (Jesdiidkte der rOmisdten Litteratur. 5 » éd., 
1890 . I. 810 . Nous devons notre Fac-similé ù l'amabilité du bibliothécaire de Monte- 


cassino, le Père A. M. Amolli. 

Minuscule carolingienne du XII» siècle. 
L'écriture a un caractère particulier. Certaine» 
lettre* ont une tendance aux formes angulaires. 
Les hastes tant supérieure* qu inférieures sont 
petites. Selon toute vraisemblance le Codex a 
été écrit 4 Monteraxsmo : 14 aux XII* et X 1 U* siècle 
on se servait encore de la Utter a ftemvents**. mais 
nn connaissait également l'écriture carolingienne 
L'écriture de notre Codex accuse la main d'un 
savant plutôt que d un cnll*graphe. 

Lettre» isolées, a est oncial; mai» le trait 
de droit est petit et la boucle à gauche commence 
haut (t); pour a» on a • (I. 7, lu i*)l 4 est droit 
(4. jy La boucle de l'h se compose de deux trait»: 
l'un droit, l'autre oblique; le trait oblique descend 
au dessous de la ligne (10 sa). Les points sur 1 1 
double ! lé, as, 17 sont manifestement d'une main 
plus récente; le trait sur Ceménhu, L14 «t peut- 
être ancien, r est bref, quelquefois pourtant il 
descend légèrement au'dessous de la ligne (17.18)$ 


son épaule est pointue; datv* la syllabe or r a la 
forme ronde (215)- a est toujours long, jamais rond, 

Abréviations. Pour é«/ on a h avec un point 
et une grande virgule anguleuse (3); ut est abrégé 
de la même façon (t. 7. ito. 40); quelquefois seule¬ 
ment (dans Je mot eenmtmt) on trouve le crochet 
rond ordinaire (aa). Potlf fut on a q avec une 
virgule ronde (sfc 18). Pour on a la note tiro- 
nienne A remarquer en outre *Mtnm lau, 22. 371, 
faet (l). fm» 13» 49) «1 k *11"* P<»ur ne (34 M". 
A U ligne 22 on a comme signe d'abréviation un 
trait avec un point au-desaox 

La séparation des mots e*f très imparfaite. 
Comme ponctuation la grande pu une est mar¬ 
quée par un point, U pet ne également par un point 
ou un point d'exclamation (6 8). 

Le texte est très fautif. De temps en temps 
il y a des lacune». (Dans le» notes en bas nous 
avons corrigé quclqncs-une* de» fautes.) 


sahret Prim*/ Ma/v»/ Agrippa put edUitate»», quaw gcssil Coasiilaria, 
op/ru* »uor»w et vnuncrum velut p/rpctuus curât**r fuit; qui iaw c«q: a 
prcmnltente descripsit, oiihI aquaruw put.hcis op/nb*/, quo tarifa»/, 
quid pnvatis darcUr. Habuit et familia** prepnkm, aquaruw q*# tu* 

5 eret ne dnctus adq ue castclla et taux flanc Augustus eredi- 

tati ab 00 ait»! rellrta»» publics vit Post eu»», (juin te fclio Tuberone 
Paulo Fabio Maximo Covsuli 1 )* fe, oue \iu\m* m id te«p«/, quasi poio- 
state acta, certo iure eguisse, «en.»tus») cws^ulto acta sont, 
ac kx pr#mulgata. Aogustus quoqa# edicto cuwpkxua Cet, quo turc 
10 u tirent ma, qui ex CCurHMstariiu Agrippe aquas haberent. tula te 

in sua bénéficia translata Moduloa etUw, «le quibu/ dictuw est, Cousti- 
tuit; et rei c«*tinendc cxercendcq»/ curatorein*») fecit Messalam 
Cofvinuai ; eut adiutores dati Postumius Sulpicius pnrtoriua // Lu¬ 
cius Commiu» pr<Uri« im; !i»*ignia eis quasi magistratil^u/ e^ rxu, 

15 de quo eoru*» ofBcio») Mnatua Cw»aulto fartuw, <\n *4 utfra scriptu»» e et: „Senâtu* Cen/uïtu*, 
Quod (\ne*) Eh us Tubero Pullus Fabius M«xit»ui# c^sul 1 ) vert* (eurumt*) de iis, 
qui ciiratorcs aquaruw publicaraw ex c/w»cn»tj sénat u» a Cesare 
Augusto nominati e//ent, onlinAndls, de c* te f ieri p leuteet d# eu f# .t 
cewnemmt*), placée huic oTdint. eoa. qui Aquis publicis p^carcnt, cum ius f ) rei 
au causa extra urh<u* ex/ent, lictores binon, et «ervoa ptlblicof t/rnoa, 
archytecioa ainguloa et arrllias et hbrarios. accensos p//Cone«que 
totklej» habere. habent U, |yr quoa frum/wtuw plcbci datur; eus» aiiArw 
in url*c eiusdem rei causa aliquid ag/rei, ecten* appnritonbi*x 
imtcw pM/rquaw lkTtonb«/, uUq«/ quibsu apparifonluM ex hoc senat/o 
13 cvMSulto ctiratof il*M/ a/|uaruw utl liceret, eos diebus deeew |pr}oxi- 
mis, quifa»/ senaU/ c«m»siiI 10 factuw ceect. ad cranuw deferenti, quiipw 
ita dilati c/icnt, iis pMoris erarti mercedc * itarla, quanta pwfecti 
frunwto dâftilo (?) dare deferreqn/ soient, annua durent et adth- 
bucrent: i*\m es» |*ccuniHM «ne fraude sna facere lic/ret. Ulx|«/ ta- 
30 bulaa, chartas cet^aq«#, que ou* curatkmi* causa opus eurent, iis 

curatorifa»/ F*r»bcnda, q«# eius»J Paulo» Kafau» rw»*ul f ), ambo [alte’rve, 
si i» videfatur fadlti]bitks p/»tor{ibus], qm erano p/c*int et fwbeiwla 
locent. Itewqu/, cuw viarum curat«>resqM# frumcntiqn#_ pqM«« quart» anal 
publico fungebanta tninistcriu, ud cutalorea qiiaruw v l itpliclis 
35 vai'ent privatn publinsqu# “*) Apparitore* et mimW^rifL. wi w- 

vis percereett Adhur erarm»» in eo* enoget, timm W^curafcomw videntur 
desisse inertia ac segnitU non agentiuw ofVkriuw. ^^cssil # hti*ui urt»cw 
dtiwiaxat agende rei causa senatus pren to ceec lictornfe iuverat: 
nobis citcuweuntibu/ rivos fides nootra // auctohta» ^prtéttr^ 

40 data pn» lictoeib»/ erit. Cuw jvrduxwim»»/ rew ad «ti^ud <uratoruw, 
tu» est alienuw subinngerc. qui post Mcsaalaw huic offioMthd nos 
u«q«v p/rfuerint- Messale socceasit, Plane u* et Silius corAdilè», 

Ateiu» Capito; Capitoni. Cote Antistio Vetvé ^cwiTe. Tariu* 

Refus; Taurio, tt Scrio Cornello Ccthcgo Lmtê* Vi»e^ v Yf/iunc con- 1 *) 

4$ sulihf»/, Mjmu Coccciu» Nerva, divi Ncrvc avus s^enh» atiaw iuris 
ifrtifttm ; huic succeasit, Favio Presico L mie Vitellbo consjrtè, C **me Oc- 
tavius L*rns*»; Laenati, Aquila lunianu» et Noniu» Asp/vnalè Cw- 
sulifa»/. Ma/m/ Porcin* Calo; huic seiccenit |K»st quew îiermsu Asinius Cèlera 
, , , , onio* 1 ) Qwititiliano cwvvubbiM, Kmu* Didius Galliua; Gailo, q«/*f) Veraniu» 


• Au 1 »»u A» m. w Oa«i h(T.» tA il r+**m(*m ItM d, eumntu. •) •> IW {JmimUu. ■) I 

lia tr«t»cr 9 <i«* *l Voir V.lroiw rrohw, iXr m*tu mmtifmu, pi m 4 , ••*»•, P»l« S. I»in« »o. fowtwa i t 

(I* À+mitf lotir» d» notre Hr»* 1 • I Ao #, qu» l »n » «••%«*<• far *M. •) F«or mu ’l i Pow 

mvrnmm •. U «rMiuM«»n>lit TO, S a» ««’•' ^ T tort é.U4«*l*m mpartu. '*> bm» ^ il y é •*€»'• 

us croit iMnirtnii to» W ir»U Sn»l d am m; I «toi* • éntu mm f»vro, w+* C«% »»•• ♦« 


"| Pour Qmèmto* 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 




80 














l gÿs.r%«liW' «X,—*Ti—« —. ,Ü À 9P .^.LyflL 

pi'tw 1 u-nJ imimmiif L^n^|T. jil^r 1 » in Ett '^'X'icpmm*' |Ü||. tutf" prjtmjlnliiu* |£if""l»»L* 7 .->nilu* irvitrum L.t»r nuiat (U. 
*uj/ IrpuM a .1 J~ Inr Jro pr*"jiJi^sntwL»?i lr*n fnrt prcnwl l|<mrm ‘ Üiapimu* rr y^m^' Cnp» nâf ly» 

“^mtru* jf*" L ‘^ r^u, ^ ^ mtmopjr jupq- aiimi>m^l». y 

tr baUlu Hem ty f» .Uçtr.rro l^r.trj^uArcN' f^hut o effviuuiiun im. wr alLy* arf^lru mjL* jLjwr iC - fci ra ^i iiyaMw K jnrnmLç,'** 

imi#. cmmw*f ur ^umm 

èLrlLL; 


(rmmumrtuj. 


lo 


P Jl 

rte- rti 






nwn»-i ] 


‘S 


I 'Ali 

■ ~V 


r ctmmirn lur^ < 


7 _ T ItKmirr pcrm.tn**r Iptr^h Bf wwiiU^n 4*ur t r r-ivn 

*C*"*^i ^i^lfiTnrT utm nurrui^ Ifpum u» DrrCrTjtijMoi i*j" ' îr «r («pnmr f (ÜXp'> * ^‘ ur t 7 i C*i | fum 
44 prtnttpunt. o il.trpnc ^ ^ ""«•jiF parpr ^rriA. iui-tÎ «u^ 

” 1 ) ([ ' * l v fl -f I • .f ‘f Cf 

.ra ytrm watxr. Il ullu< Jur -Wiu^rru# mmt prrcr v .iK'.inj udurrrairm tr f-pirpi>’i a'n^ um mwi 

ÿncm A^iyu-tm çcfmit'. ^n.iLr jLanmi »rm|nauf - urn«|> ai* • nty, .Juui ju<^ j^put») aupim .pwlu. 

t , , .l ^Kfctr umierr. .tltm.irr . 4 wr- utLat^W' Olmw» usiv nr nunc nJ^ Lm -tii^rr >ru(lu« 11 * aptJj 

'fultrpcpmf jf ””lut?.* f« utàJmp* pjrrpmttuf- 6 *l yuem ' jL**wT T f **>»inju url* (ja*r«im frf «j»k,‘ fjrmmf ' Hunium in 

UaF 


«TW 


\ 





itrpruimU cr^r ur ncxj-, unprtztu l 


mpu* 1 


m r/ i f f 

r«u»*|T m»mmr ur tTwj-.imj iMMyMMNf f*n^ajr. -S 

\ frqnc V^lrrtwv^ »'* C Üm- t» 

m09r K.,)U if ilt JL 


Éh~ *v. 



70 



jLJnfi 

ut *i rtWfiUtîcr^ 

«l«*v \ l |*T 

t ^ t ; ,uL 

lu f" 1, * ^rujrrniuS - *£ 

• ,<^ ..^3 Lan i 






“■ 

i Ai fl 










trrtffvr 

4 ?mrti.i utrnçp amypf 

*L 


ata- ri 4 j 


r 


a» 


ortuT 


<vru» 


prv^uo|-ur 


•fi 


rrurrrnt7a 


f—[- r | ‘* 

; !?[#>•;; i 

Citw jxnwri utru pr 



f ■ 

V ox^k-ir. « î|4p#i>« ^arp<*rr .vl.fiyn 

J t rf" f Ipt^ ~l« u f*? Ml| (uluewr. 

: L**mm djT\ . ît itn . |û- ujtrmtf *rL 


tnujurt^ftr 

,mj r inept.rjnno fvamrnr 




jprcifiM rtrpvr imcrm^nr 


.ir« 


Ijwiopu/ ..^toior . -‘TjT 


W 


• ■** \ 



J 






k 



Ju L-;^ "jJteULmAÎ • "K 









7 ^ 

w 0 > 

- ... - ■ .te! 


Tl»" il 


* 


> 3 


A. D. 1127. — Privilège d'Honorius II. Minuscule papale. 

S«int>Gal1, Stiftsarchiv, Abteilung Pfacfers, III 6 a. 


Digitized by 

UNIV ERSITY QF CALIFORNIA 


Original from 

UNLVERSITYjQF CALIFORNIA 





























































A. D. 1127. — Privilège d'Honorius II. Minuscule papale. 

Saint-Gall, Stiftsarchiv, Abtcilung Pfacfers, III. 6. a. Fascikel D. 

R egeste : Honorius II, à la demande de l’abbé Wikram, prend sous sa protection apostolique le monastère de Pfaefers et confirme de nouveau 
le jugement, ratifié déjà par Pascal II, des évêques et cardinaux dans le différend qui s’était produit entre Pfaefers et l’évêque de Bâle 
au sujet de la liberté du monastère; il défend toute aliénation des biens, et assure au monastère le droit de libre élection de l’abbé. Latran, 
23 Janvier 1127. Imprimé dans Pflugk-Harttung, Acta pontificum Romanorum inedita , I, 133, N“ 152; regeste dans Jaffé, Regesta pontificum 
Romanorum, N° 7283 (5254). Grandeur ; 60 X 44 cm. Notre Fac-similé est réduit. 

En bas se trouve la rota, la signature du Pape et le Bene valete. 

Dans la rota il y a la croix extérieure et la devise; la croix est d’une autre encre que le reste; elle est vraisemblablement de la main 
du Pape lui-même; voici ce que dit un formulaire du XIV* siècle à ce sujet : In rota nuùll scribatur, quousque sit tectum privilegium et 
signatum per papam signo crucis (voir L. Delisle, Bibliothèque de tEcole des chartes, t. 19, p. 73). Au milieu de la rota se trouvent la croix 
intérieure et les noms : Scs Petrus, Scs Paulus, Honorius PP II. 

La signature du Pape et la devise dans la rota sont d'une autre main que le contexte. 

Le Bene valete se compose d’un monogramme orné. 

La Date, à l’exception de l’A dans le nom du chancelier, parait être de la main de celui qui écrivit le contexte. L’A est probablement 

de la main du chancelier Aimericus lui-même. L’année de l'incarnation aussi bien que celle du pontificat sont correctement données (Honorius II 

fut élu le 15/16 Décembre 1124 et consacré le 21 Décembre); mais l’indidion se trouve en retard d’une année; au lieu de 1111 on devrait avoir V. 

Le sceau de plomb pend à des fils de soie, qui passent par trois trous pratiqués dans le pli; la soie aujourd’hui est de couleur 

pourpre. Le sceau présente sur le recto les tètes des apôtres Pierre et Paul entourées d'auréole; entre les deux têtes se trouve une croix, et 
au-dessus on a les lettres SPA, SPE (= Sanctus Paulus, Sanctus Petrus); sur le revers on a le nom et le titre du Pape : Honorius PP II. 


Minuscule papale. Dans la chancellerie pontificale la minuscule caro¬ 
lingienne d'abord ne fut employée que pour la date; le premier exemple connu 
se trouve dans un Privilège de Jean XIII de l’année 967. Sous le Pape allemand 
Clément 11 (1046—1047) elle fut aussi employée pour le contexte. Sous les Papes 
suivants on se servait soit de la minuscule soit de la curiale ou d'une écriture 
mélangée. Gélase II (111S—1119) et Calixte II (1119—1124) usaient d'une sorte 
d'écriture de transition. Sous Honorius II (1124—1130) apparaît enfin une minuscule 
forte et belle, qui pendant longtemps fut en usage à la chancellerie pontificale. 
Cette minuscule papale est une imitation de la minuscule diplomatique des docu¬ 
ments impériaux, elle a pourtant un caractère particulier. Les lettres sont très 
bien formées, les lettres brèves sont petites, les hastes supérieures sont grandes 
et les inférieures petites. Les hastes des lettres longues sont légèrement inclinées: 
les traits d’en haut décrivent une légère courbe vers la droite, ceux d'en bas 
vers la gauche. Les lettres s et f ainsi que les ligatures et et et sont ornées en 
haut, c et t. ainsi que s et t, dans les ligatures et et et sont fort distants l'un de 
l'autre et sont réunis par une longue barre. Le signe commun d'abréviation con¬ 
siste dans un nœud. Les mots sont fort sé|iarés. Le commencement des phrases 
est signalé par des initiales. La première ligne de notre Privilège est en écriture 
allongée, la suite du protocole initial est écrite, à la seconde ligne, en lettres moyennes. 

Lettres isolées. Le trait de droite de l'a est à peu près vertical; il 
porte en haut un petit coup de plume (a. 3); pour ae on a soit la ligature de a 
et e soit le q cédillé soit l'e simple (a. 3. 4). c en ligature avec t a la grande forme 
brisée (3). d a aussi bien la forme ronde que la forme droite (3). Voir la forme 
onciale de l’e dans le premier mot de la signature du Pape (13). f est orné en 
haut. A remarquer la forme du g dans la signature (13); g est fermé en haut 
et en bas (a. 4). Parfois CI double est surmonté de traits diacritiques (voir f-nvt- 
legü I. 6. et eontilii I. ta); quelquefois pourtant on allonge le second i (menottent, 11; 


eaneellarii, 24); et quelquefois il n'y a aucun signe de distinction (S. 1$); en ligature 
avec t I est long et dépasse la ligne en dessous (3. 4). r tantôt descend assez 
bas au-dessous de la ligne, tantôt il est bref (2. 3. 4)- La plupart du temps s a 
la forme longue et il est orné dans le haut; souvent pourtant à la fin des mots 
il a la forme ronde (3. 5); dans f*ateÂoJir l. 5 on a la forme ronde au milieu du 
mot et dans la date deux fois au commencement du mot; il est manifeste pour¬ 
tant qu’il est pris ici comme majuscule. Voir W (t. 3). 

Les abréviations sont très rares, seulement dans la date on rencontre 
beaucoup de mots abrégés. Le plus souvent la particule que et la finale m sont 
abrégées. Les abréviations des nomina entra se présentent aussi parfois, pourtant 
Detu et Deminut sont d'ordinaire écrits tout au long (1. 3. 8. 12. 20). A la ligne il 
dans quaiü>et on a la note tironienne pour la finale et. Le même signe se rencontre 
dans la date. 

On trouve en ligature <u (a), Ji (24), et ü lorsque t a le son de s (2. 3; 
voir une exception dans freteetienie. I. 3). L* ligature de et et de st est imitée de 
la ligature de ces mêmes lettres dans la minuscule diplomatique, ici pourtant les 
lettres sont plus distantes les unes des autres (voir pl. 72). 

Les mots sont bien séparés. Quelquefois pourtant un petit mot se trouve 
uni au mot suivant (3. 6. 10. 19). Comme séparation de phrases et de membres 
de phrases, on a un simple point. Les phrases nouvelles commencent par de 
grandes lettres majuscules, les membres de phrases commencent souvent par une 
majuscule de moyenne grandeur (12). Dans l’écriture allongée de la première 
et de la seconde ligne, on a une virgule de forme particulière; après pergetuum 
on a deux virgules; le même signe se rencontre à la fin de la date, 

A la fin des lignes, on a un trait d'union, lorsque le mot est coupé 
pour continuer à la ligne suivante (3. 6). 

On remarque des traces de réglage en particulier près de la signature. 


Honorius cpûm^ws, servus servorum Dri. dilecto in Chrw/O filio Wicra*»mo, abbati monasterii saocrq Marie Fabariensis, quod in Curiensi ep*/..*/atu situ*/ est, 
eiusqsr successoribus, regularitcr substituendis. In ferpetuutn. Apostolici moderaminis clementiae convenit, teligiosas personas diligere, et carum loca apostolii ae 
protectionis munimine defensare. Ideoq*/, dilectc in Dmu’oo fili Wicramme abbas, tuis rationabilibus postulationibus inchnati, beatq Mariae habariense mo- 
nasterium. cui auctore Deo présidés, in tutelam beati Pétri nostramq*/ protcctionem suscipimus, et presentia scripti nostri pagina 
$ communimus. luxta diffinitioncm igitur predeceasoris nostri, papac Paschalis felicis memoriae. super controversia, quae inter vestrum Fabaricnse monasteriu» 
et Basiliensem epiteefum agitata fuerat, iuditio cpiteefOTum et cardinalium factam, ut abbatia vestra in sua semper libertate permaneat. presentis privilegn auctoritate firma- 
mus. Statucntes, ut, quaecuinq** bona, quascumqwc possessiones idem monasterium in presentiarum iuste et légitimé possidet, sive in futurum largi- 
ente Domino liberalitate regum, largitione principum, oblationc fidehum, seu aliis iustis modis poterit adipisci. firma vobis vestrisq*/ suc- 
cessoribus et illibata permaneant. Nullus aatem advocatus audeat prêter abbatis voluntatem et fratrum consensum in monasterio 
to vestro exactionem aliquam exercere. Ad hec adicientes precipimus, ut neq«r tibi neqaw alicui successorum tuorum predia et 
possessiones monasterii liceat vendere, alienare, aut inbeneficiare. Obeunte vero te, nunc eius loci abbate. nullus ibi qualibr/ 
subreptionis astutia seu violentia preponatur; sed quem fratres communi conscnsu, vel fratrum pars consilii sanioris secundum Dei timo- 
rem et beati Benedicti rcgulam providerint eligendum. Decernimus ergo, ut neqwr imperatori neqws régi ncc alicui 
omnino hominum liceat predictum monasterium temere perturbare, aut eius possessiones auferre vel 
15 ablatas retmere, minuere, vel temerariis vexationibus fatigarc; sed omnia integra conserventur, eorum, pro quorum susten- 
tatione et gubernationc conccssa sunt, usibus omnimodis profutura; salva diocesani ep isar/i reverentia. Si qua igitur in futu¬ 
rum ecclesiastica secularisve persona hanc nostrç constitutionis paginant sciens, contra eam temere venire 
temptaverit. secundo tertiove commonita, si non satisfactione congrua emendaverit, potestatis honorisq*/ sui digni- 
tatc carcat, rcamq*r se divino iuditio existere de perpetrata iniquitate cognoscat, et a sacratissimo corpore ac sanguine 
20 Dei et Dommi redemptoris nostri le/v Chrô/i aliéna fiat, atq«s in extremo examine district^ ultioni subiaceat. 

Cunctis autem e[i]dcm loco iusta servantibus sit pax Domini nostri Ierv ( hr»/ri, quatenus et hic fructum 
bonac actionis per[cjipiant, et apud districtum iudicem premia actemae pacis inventant. AM£.v, Am£.v. AM£.V. 

(Jteta eum tentent,»: f Oculi Domini Super lustos ) F.go Honorius catholicae aeccl/Wae cpô^vs swvnM'. 

Dat. Latrrani, per manus* AlMEkici, Sdvc/c Romanç eccl/srç diac<MM card inaiie et cancellarii, X. k a\enJa, Febr uarii, indic/ww* HlfrjAcarna/»'.*!*/ d«*/nicç ann# 

[M« C® XX® Vil®, pontificat*/ aut/m downi HoNp^Rlh.siç*wdi vavaE anno III. 




(,\he\,>gràmma : BENE VàI.ETK) 


Digitized by Original from 

UNIVERSITYQF CALIFORNIA_ UNIVERSITY OF CAI IFORNIA 






















V 


t 



4P» — MP « 


\\\wCjn*.Cjvs 


tll)» ymtt 

lt \ion«fl»|fm O'a^tlntnçmlmi •yJWmc.tl 
nnmn«|iwi4 Ptl<‘in 7 


UU 


I jwl* -<ÿ* !» « «* 1<—»«. X SveuwJÜJr , v 

^ U i’HU «ta. 4 W imm|«i^ mi< je. 7 ami «, m« 

. 4 \ JL îAa-itrtv «»\n tin» wv IwW fmv* «U T’^'V’ ^**5’ n ' ICJrt l 4 °” f <L 

Jcritu .vV^oî-‘ i ' u ' ,r ^ 7 r .1 P I U' ' | * 1 V f 

t jj _ lii\| *■ ^y*« ftiini jtanmif IfNMUWr iicfïi «H . ni alujuanAO cvmurfu* 


»rrtictt|f»i j*um 

mvu «vi.mt 


\ ^ «™« 4Wnf ^r %Mmy .*** * • m :'“r 4 , 

* »rc“ <5 "’f r m~h*dW7‘ “"'r 7 '"*• vr7 ,w h 

* ^ noIqW t6%f£m tMf&v A pua aw/t 


. 1 » l\ nunW ^ itmitru twiqW t^««m t»(fL .tflwj ctmHt 

h“Stw r -eAi!±! J X 


LH tun ut«*«*■»“ TT o . Xmta «U«* nw Xw<*«* f*«* 

. { -rtïl»m» s, ^ n " U A - Ü ■ m| —p 1 vftvmittlrm Înrwn nfn 4 A-tm« 

! mm*» -iSCC. £t~ -I~J 

g “*• ■r" M %^ r (\_- 

iu-^^ » t..a 


^ItM- twnflj 11 
x uclnS 7 i’i«p»rtf 


^latis.tnuS ttauÿ ucbt* 7 ynrt«rtii*» * 



v"wW* M, *‘?r TT r rr^ 11 

«Vt^ r ^ J» UL*à , 



A. D. 1138 . — Bulle d'innocent II. Minuscule papale. 

Trèv**, Si»ilit.il.li»ihck Archtv, U. 79. 


CO 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


I 


WJ S « 1 ♦ \ i»i ri 5 ^ Il ^ V \ \ 1 V \ I ,v 

\tvnt$ Jtruaa*. iHUCUf Hn)j* IV. JfrmdurVr J* 

JH - uniM/rl. «W ^‘^LJî wurlnA un pua 

V,; . 40 **^ tx ^uftW. fijcu«r^«n 8 ' ^tim^î 41 a c\wf ^umi#n< ^ 

iratuü ou, UiS milHt* -n*mr^ turL«k- ^ut* ff- <1 AeCfuL jX X CL «rJ-F^ntfu.'uU rjlhri ; 

l t B V (1 I LL V A* 

tjean, Jlv^utrim tuur'T wrwilm '.MLnJttr Wij ^ «rulaer <n ona lum* ap- ^utieiwre ur a>im< 

7 * uictfrr rriçwmç pratawt ÜJlj. uiuntmet iiWn< u>\^nv#\nç )ut(7» t^ar 

^.l#«U 7 ^ucun^Htft laptmre [t?ç tt) urnim,. KL mun martiwnj." Â^r. Lê l>jLio*£^a^.S^ 

? J''^ rirr ' âfcrLnPf ure\rujru5'.it jütTtfrv; i unuru. ^ tecuy, Lium, ^tençNatuV - ti ne 

% j nt ^ v ‘ * l ^ w ' tv7«nuir ^icent^srnin; Wfi^ * V tyg fC^U^i. f*- fe ^uu ^leurra*jn 

K man^r LvScLnwn Vr# W mlËj^umucrLam^ wr«n ^manet^^çX**^ 

m\na. ur outa mLiim ^L|wm« ufe td Lcerr amluL* 'tpm} Lulaj rt«l^. 

- 1 U n ^iTr T Lr.m,CV 

r*^ 7 r >L< «XUj Miw^.cr. «X 4 (Xi ? ( 

«n .nLnptet^ LnJ tn Ant» »«m *5 «t «a ^ur rlLnv 7 C«ut |„JL, 

t lue wLmrtn jonrre ct? ^ Un< (J 

^ranal^. eul^Wf lLr. -*Af I 



A. D. 1145 . — Bulle d'Eugène III. Minuscule papale. 

Trtv«*. Sudtbiblioihek. Arcbiv, <J *3, 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 





















CD 


A. D. 1138 . — Bulle d’innocent 11 . Minuscule papale. 

Trêves, Stadtbibliothek : Archiv, U. 79 

R egeste : Innocent 11 fait savoir aux archevêques, évêques, abbcs, au clergé, aux princes 
et au peuple des archevêchés de Trêves. Mayence, Cologne, Magdebourg et Brême, 
qu’il a nommé l'archevêque Albéro de Trêves légat du Siège apostolique dans leurs provinces; 
il leur commande de lui prêter obéissance et, A sa voix, de paraître aux assemblées synodales. 
Albano, 17 Juillet 1138 . Grandeur : 17 X 17 cm. Imprimée dans H. Beyer, L'rkundenbueh 
zur Gesdiidite der mlltelrhetnisdien Territorien. I, 553 , N* 497 ; regeste dans Jaffé, Regesta 
pontificum Romanorum. N* 7905 ( 5640 ). — La Bulle ne porte pas de date. Selon Jaffé, 
qui se base sur l'itinéraire d’innocent II. il faut la placer à l’annce 1138 . Le sceau de 
plomb pend à des fils de soie, qui passent par deux trous faits dans le pli; la couleur 
en est maintenant tout-A-fait passée, elle parait avoir été rouge-jaune. Sur la face du sceau 
se trouvent les têtes des apôtres Pierre et Paul, entre elles une croix sur un bâton, et au- 
dessus les lettres SPA, SPE; au verso, on a le nom et le titre du Pape : INNOCENTIUS PP IL 
— On remarquera la différence entre cette petite Bulle et les Privilèges solennels (pl. 80 ): 
le protocole initial n'est pas en écriture allongée; à la fin du contexte, on ne trouve pas de 
clauses finales, il n'y a pas non plus d'Amcn; la rota, les signatures, ainsi que le monogramme 
font défaut; la formule de la date est simple; les abréviations sont en plus grand nombre. 


Minuscule papale des petites Bulles. Voir 
les explications à la Bulle cl-contre d E ugène 111 . 
L'écriture répond sensiblement à celle des Privi¬ 
lèges !votr pl SoK seulement elle est plu» simple et 
n'est pas ornée : f et • n’ont pas d’ornements en haut, 
les lettre» de et et #/ ne sont point séparées par 
une longue barre, le signe commun d'abréviation 
ne consiste pas non plus dans un nu:ud. Les mots 
sont plus rapprochés Les phrases nouvelles com¬ 
mencent par une simple majuscule Par là, l'écriture 
se rapproche de ta minuscule des livres du XU*siècle. 
Les extrémités des haïtes supérieures de h h I ont 
souvent la forme de fourche. Dans le nom du Pape 
il n’y a que lea trois premières lettres qui soient 
allongées. On remarquera que le nom du P*|* n'est 
pas écrit tout au long et que te nom de l'arcbcvéque 
n'est désigné que par l'initiale lio); après l'une et 
l'autre abréviation, il y a un point. Les noms de 
personnes et de lieux, ainsi que lea titres des per¬ 
sonnes commencent par une majuscule (I, t). 


Lettres isolées diphthongue me ne se 
trouve plus; la plupart du temps onaf, plus rare¬ 
ment t|H 69 14). d est presque toujours rond, 
ce n'est que par exception qu’il est droit (13 14)* 
g est fermé par une ligne fine et oblique (7. fi). 
Sur II double on a des trait» diacritiques et le 
second l est allongé (1.4); I après t et I est souvent 
prolongé (3 line foss iu a la forme onciale 

ta). A la fin des mots s a presque 
toujours la forme ronde (voir quelques exceptions, 
lignes 1 et 31. et une fois aussi au milieu du mot 
\riutf m* f 4). Plusieurs fois, au commencement des 
mots, a est pointu I; twtermHJem, 10; mi, 15). 

Abréviations. Pour//on 1 U note tironicnne 
(l. a 3), de même dans U finale de Ucet 17). 

Voir les liaisons des boucles dans /«#**. (i\ 
Médebêtr/t*%tm (t). foi* (4)* 

Voir les signes de transposition (11). 

Pas de réglage. 


Innimvm izmj cj*w.yws, servot servuraw D*i vcnerabilibus fx*/rib«x archic|V.Y.*fit, «pm.*»s et dilcct» 

[filiis anivirû, abbatib«x. 

clero, prncipih*/ n p»»p«lo per Treu/rcnscm, Maguntinam*), Colon iensem, Madeburgensem rt Bremen- 

|scm pr#vin¬ 
cia» coostitutls. S'iltt'rw et ap*/*licam beiPoteslas atqa* amministratio cccbx/Ç Dei et cura 
# [chrr//iani 

populi ab ipao salvatore iwro D*n#m> le/U Chf/x/O btato Pctro ap*«/*loraw phncipl ciusqnv vicariis cçlesii 
5 privilégie est commissa. Ipsi cnim a Domino specialiter dictu*» est: „Tu, abquando convenus, 
confirma f e«tu* tuos '; et «Quecumqax Itgavxxis sup^r t/xram, erunt bgata et in cclo"; et, „Quecumq*r 

[solvctis 

suftrr Vrram erunt sol ut a et m cqk/*. Hoc nuniniN intuitu nos. q*r, lierf indigni, in sede ajvxAbca court 
tuti vkes du* le* cçkira* elavigeri genmus, fratriba^ n.x/ri» pr^pe vel longe podtis salubriLr pr*vi 
dere opta mu». qustenax qmbus presentia* iw/rsnri exhibera non j»oMumuv. eis per ministres 
io tx*x/ros ntç pabula ministre mus. Hulua rei gratia rcnerabilem fratrem n*//rum Au Ser ment Treuc- 
renscm archiepb..y«*n, vtru* utH|a* sapientem, discret um et in neresutatih*/ ecckrfasticU ab ineunu 
çtate pr^iatum, in p«rtcm soUkritudinis*) ruz/rç astumpumu» eumq»/ in partitius v#j/ri» 
legatuw sedis a|w/* 4 i<ç constituimus. Mandamus itaqa/ vobis et presentium auctoritate 
pracipimos. quatenus eidem fratri iw/to ol>edicntiam et rev/rentum déférât». et p re celebcsa- 
15 dis convenu!*»# synodsUbai ad eius vocatione* conveniatis, ut v#*/rn fret us constlio et auxilio 
corrigenda corrigera, #*. que recta sunt. coopérante D«*/no vakrat atabilire. Data Albani 
XVI kat end** Augustl. 


") |imi UittM na im*o 
li«mi f ar4aa 4*a n»tu .Uri 


ww pa« Mii«aifNi | («un 4t« pl» « 
Mi» trivirU 


1 parekenia »l La» petsu traita tar a*»^ «t "Ui'ùttmJim< 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 




A. D. 1145 . — Bulle d’Eugène III. Minuscule papale. 

Trère», Stailtbibliochefc : Archiv, Q »j. 

R egeste : Eugène III loue les abbés Richard de Springiersbach et Volraar de Lonnig 
, de ce que dans leurs monastères nouvellement fondés ils vivent fidèlement selon la 
règle de S. Augustin; il les excite à l’unité et A la persévérance, et demande aux abbés 
et aux prévôts de réunir, chaque année, selon les statuts de l'ordre, une assemblée générale 
pour y traiter des affaires de l’ordre. Latran, 31 Décembre 1145 . Grandeur : 19,5 X 17,5 cm. 
imprimée dans H. Beyer, Urkundenbudi zur Qesdiidde der mittelrheinisehen Territorien. 
I, 597 , N" 539 ; regeste dans Jaffé, Regesta pontificum Romanorum. N“ 8812 . — La Bulle 
ne porte pas de date. Selon Jallé, qui se base sur l'itinéraire d’Eugène III, il faut la 
placer à l'année 1145 . Le sceau de plomb est suspendu A un cordon de chanvre, passant 
par deux trous faits dans le pli. Il montre sur la face les têtes des apôtres Pierre et Paul; 
entre les deux une croix sur un bâton, et au-dessus les lettres : SPA, SPE; au verso on a 
le nom et le titre du Pape : EUGEMUS PP 111 . 


Minuscule papale des petites Bulles. Voir 
les explications à la Bulle ci-contre d'innocent II 
Le» hastes supérieure» sont grandes, les inférieures 
petites Dans le nom du Pape il n'y a que la pre¬ 
mière lettre qui est fort agrandie. Pour les muni 
de» abl»é» on n'a que l'initiale entre deux points (i) 
Lettres isolées. Pour ae on a le plus souvent 
q. plus rarement s (3)1 Le copiste semble prendre 
un plaisir particulier à employer le di rond, avec 
une grande ha*te ondulée (1. aï; ce n'est que i*ar 
exception que Ion rencontre le d droit (14)* L> 
majuscule a une forme particulière, ondulée 6. 9; 
dans le diplôme d Henri lll, pl. 7 1. ligne 13, l’f a 
une forme semblable). La courbe inférieure du g 
est fermée par un trait oblique (4. y K» . Sur H 
double il y a de» traits (1. y 5). et le second I n 
d'ordinaire en lias une petite queue [fêté *; ligne 9, 
forme exception); 1 s aussi la queue A U fin des 


mots {3 4. 3 6). m et n à la fin des mots ont une 
queue, comme l’I (a. 3. 4)- L'épaule de l'r e»t petite, 
comme un |*»int ,'t), dans ,*r r a la forme ronde 
(a 14 15) a à la fin des mots est toujours rond, 
quelquefois aussi au mibcu du mot ietmedem, a; >«/- 
»r/q\ 6; ntfme, toi; la courbe inférieure de l'a est 
d'ordinaire très ouverte; on voit parfaitement dans 
le mot .tfof tet, l«gnc 13, comment l'a était formé. 
Voir la forme de 1 14). 

Abréviations. Le crochet pour me a souvent 
une forme allongée et ornée (3. 10. it. 13). « pour 
est et ee pour esse sont placés entre deux points 

u : * <» il} 

On a en ligature rfet et; cala forme brisée 
et I est très long (• a. s fi); une fois, dans a*/** 4 *t (16), 
on a imité la forme de ligatura des Privilèges. 

Voir le trait d'union U 1a fin des lignes (*14). 


Evgenius ep»w/ws serves sertonsi* Del, dilcctiu in ChW»ro filiis R ic*rd* Sprinchirtwumr/, V<vW/» 

[de Limnecho 1 ) 

abhasibus, et unïversïs eiusdem ordinis fratrib*#, // apo«/* 4 ic*m bcnféûfcmw: 5up*r honcMç con- 

[vcnatioivis vw/rç primor- 

dits, quara ex quoru*»dam ralat M>ne dxlkrioiMs, plurimu«* letati sumac, sprintes, quia eoduce p«vvcit»eti» ad 
braviusi, cumu vos mis/rÿo^iia raovit ad cursum. Quia e£it*r ci*/ acccnsi *elo. a q*e \**ttz cet devotio, 


[i/Caradam rrgulam 

5 beaii Avgusttni vivere dccrcvnlis gaudetc fihi r/exuïtite in Dawfno. summo oprre pr.fvulentcs, ut ordinis 
et ausccpte religion» amatores clFccti. unanimes habitetis in domo D.^rni luxta illad paaliniMq: ..Eccc 
qadM bonuw tt q»u«a tocundum. habitare fra/res in untim"î In s>'iwura enim mentium n.«« ex/Spérirui 

[%MMcro habitar*ta«n. Sed 

pxr fralcrtiam pacem, et coaversatioais v/r/rç devotioncar, p^venicti» ad unum, qa.nl utuja/ soliim trie*» 

(David t**t ne- 

cessanum desidrxanter expetivit diccns: ^Dnam petii a IWfno, hanc reqarram", etc r ter a Et quia p er 

'sererami. 

10 bus mandat bcnedictkmcm D^Wnus, et vita« usq ue in vc#'*™, un^^erMlatcm v^rram ammonemai et 

% .* (exhortamar 

m D.^/no, ut iuxta instituta pmfessionis Vxx/rq ita sincère ^m^lilcfV* quatinju fnactus D*> gxatus et 

•»»! fhowJWihus 

«x odora cotiiersationis wx/rç pr^rnmt, et vus coronsm vobfx re|xi«ita ex/ in ilia die 

V [jxrcipere 

valrutis, Vos veru ablxr/cs et pr^iositos ntchilominux coMmf.bgoq-^ie volumax, qa^tm»»/ sKaadam 

•'m [pnd»abilcm 

ordinis sert ri insiitutionem serncl in anno coavcniati», ut es qqf*»d ê^lodcm ordinis et Ixw/nam pxwvectio* 
15 nem sivc correcfyoticm ;»rrtincrc cognovxxit», «ica/ datum fuçrt^ dr^igw, expediatis Orantes vos 
pro nul ms gratia divina custodiat. Dit. Latxraaj II. I Ulemdtr lainuarM * 

• 3 . 


•l torr*». D drtiii y t»«f Lumm+t** 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 
















82 




si 


At 






AU * #\ 


•Mf 


♦ ' 





uwm 




t - v 


Jfpum. ojrj*»»«a ju<Nj; 




i. 



imtu no i 





ut 


m a 

mi x ;/if 


j ' 

COifiJÇ- xru tn 




ur i 


f» aê tiwru-crw or s* t* faurn m«nji rrm 


i m «w unu i 




eu i 


njnj a£CC| , < V- nrf Au^®|*tiat 1 muniwmf |>oiPitAr 

rf J ~rLtl 


} j 

|.mu Ûnpnïi-lirrvnci it-îunwi^ 


.U 





ittjfi-rp' 


iuvvr 


IO 


•5 



iat 





S* 




20 


numj ^ i rvî^ 

ij.iJ 

ü z L- p«’- «j \-Hhi J i* ”* 

^ « jj r 4 ~ f«T n " "r rf ^ 

^njlÂone*^ 

,vt*I pr 

Lp4 «frt-T^rÆ 

L< 2 Vop,» 4 ,i j VH^f J ■ 

■ Sitiju Èit| {mm soiiup s®! nwÆfnij s . jT 
5to niul® ana'lhiiuj ü)cc Éy .finciiiff Ipp^Wlj:] ^ 

^. i j ? > -JKyHHH 

Atmc dmc^ mcapi <j>-cocxT .viui 


t \ i ’* LJ ï -I L 

l„p.„ U««W »«~ <■ «m ,«wn<Tl«i>«« "J» <*m -“‘l’f “ y ^ 

ikt " 



w fl '“JJ- 'i* 

V nunemtj jt^ jT ** u « m m«u|hu WW«J 

^ ‘ '' fr*rPTC*" &“T.i « 

IL iu^[inAfU jk 1 ** ^ ^ W-l j 1 ^ p" 

1 A i!ff ^ i 

r Cl J; IviCCt c^t ai m. 



wx-wtl.‘ 


mcfomJW 


rnr 


,raLmliu «fi/ntjW py»n- 

.ttj p!j ^ 

V f¥rtriTT 


hu 





if J/'.*-* 

3j< t*pUUr«1 ItUC JH njt 1 

r r i 


h i*._ 

ririrr 


« 



« , * » 


• «.. r 




i-m Cunitti* twtu^ rc 5 ^ " , b* 

c&rs*** 1 ”# i . 



•CU.v.ii JuSmp'pnxt*.^ « t 



A. D. 11.39. — Diplôme de l'empereur Conrad III. Minuscule diplomatique. 

Saint-Gall. Stiftsarchiv: Abteilung Pfaefcr» 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




Original from 

I JIMIVFRÇlTY DF ("AI IJFORN 


IA 
















































































































































82 


A. D. 1139. — Diplôme de l’empereur Conrad III. Minuscule diplomatique. 

Saint-Gall, Stiftaarchiv : Ahteiluny Pfaefer*. 


R egeste : Conrad III, à la demande de l'abbé Wikram, qui lui avait présenté les privilèges des rois et des empereurs, ses prédécesseurs, 
prend sous sa protection le monastère de Pfaefers, lui assure la libre possession de ses biens et accorde aux moines le droit de libre 
élection de leur abbé. Strasbourg, 28 Mai 1139. Regeste dans J. F. Bôhmer, Die Urkunden der rômischen Kônige und Kaiser etc., Francfort- 
sur-le-Main 1831, p. 114, N° 2189; voir aussi K. F. Stumpf-Brentano, Die Reidiskanzler des X., XI. und XII. Jahrhunderts. Innsbruck 1865—1883, 
regeste 3386, et B. Hidber, Sdtweizerisdies Urkundenregister. 1, Berne 1863, 557, N" 1733. Notre Fac-similé est fortement réduit. Sur les documents 
de Conrad III, voir W. Schum dans Kaiserurkunden in Abbildungen de Sybel et Sickel, texte, p. 341. 

Pour la Date, on a d’abord l’année de l'incarnation, l’indiction et l’année du règne; puis vient le mot data avec indication du jour 
et du lieu. Conrad III est désigné du titre de Romanorum rex secundus, parce que, à la chancellerie, on ne comptait pas comme roi des 
Romains le premier roi de ce nom (911—918). 

Le sceau est perdu. 

Le scribe de ce diplôme parait être le même que celui du diplôme reproduit planche 1, livraison X des Kaiserurkunden in Abbildungen 
(Stumpf R. 3369); parlant de ce scribe, Schum dit que, dans sa manière d’écrire, il a subi des influences liégeoises, mais malgré cela c’est 
plutôt à Aix-la-Chapelle qu’on doit chercher sa patrie (op. cit. p. 362). 

Minuscule diplomatique. Les lettres ont de nombreux traits d'or¬ 
nementation. Ce ne sont pas seulement les hastes supérieures de l’f et de l'a, 
mais aussi celles du b. du d et de I qui ont de grands entrelacs (a. 3); seul, Ih 
est sans ornement (5.6). De plus les entrelacs sont souvent doubles (eautervamtu, a; 
exempta, 3). Les hastes inférieures des lettres sont à peu près aussi grandes que 
les hastes supérieures; souvent aussi elles sont ornées; le g en particulier se 
distingue par sa forme particulière. Le signe commun d abréviation se compose 
souvent d'un noeud double (uartrarum regum, a). Les lettres a et r ont parfois des 
formes archaïques. Le Chrismon au commencement du document est garni de 
points et de lignes ondulées. La première ligne est en écriture allongée; là aussi 
il y a beaucoup de lettres ornées Les souscriptions ont des lettres moins ornées 
et de moyenne longueur. Dans les noms propres, qui se présentent dans le 
contexte, il y a beaucoup de lettres en petite capitale; en particulier, on trouve 
souvent le grand l< (p'abarieusij, 4; Marie, 5). 

Lettres isolées, a parfois encore a l'ancienne forme ouverte de la cursive 
1 {privilégia, 6; al> attitmtrribm, 7); il a toujours cette forme, quand U est employé 
comme signe d'abréviation (3. 4); la diphthongue ae ne se présente pas, la plu¬ 
part du temps on a ç. plus rarement e (vitf, futurf, 3; prefati, 8; comme ici le copiste 
écrit prefati, nous rendons labréviation de p par prt , non par prae). La courbe 
inférieure du g est souvent formée de plusieurs traits ondulés (a); comparer la 
forme du g dans la signature du Pape, pl. 80. I. 23. Le double i a deux traits 
(2. 4. $}. r est long et descend bien au-dessous de la ligne (a). A la fin des mots 


» a parfois la forme ronde (js xleriit, 2; faetulant, 5); quelquefois l'a rond à la fin 
des mots est suscrit (manaeAit, 5; Trtuhtnrit, redit, 17). Voir W majuscule dans les 
noms propres (4. 17. 18). 

Le nombre des abréviations est beaucoup plus grand que dans les 
diplômes de l’époque précédente. On peut dire que l'on a déjà ici presque tout 
le système d'abréviations du moyen âge (voir les explications pl.79a et 85). A noter 
la note tironienne pour tan ((amervamm, tant errata, 2), et pour et (17.19); pourtant 
au lieu du signe pour et on a le plus souvent l'ancienne ligature (3. 7). Le crochet 
pour ut est souvent orné (acqmieteimm, a); dans la finale but, on a soit le crochet 
soit le point-tiret (petitiemlms, etgalibut, 2). Voir le signe pour tr dans ventrabtlit, 4; 
Afmarterieneit, 18; tfieri, 19; le même signe est aussi usité comme signe commun 
d'abréviation {autem, 16; epittaput, 17; Menaiterieniis, t8i ; d'autre part, en d'autres 
passages, on a pour er un trait hohiontal (fergrtxriatienet, 6; amtedertmur. 7). Voir 
l'abréviation pour qu(. I. 6 : la cédille de l'ç est placée sous la boucle de q. Voir 
aussi la manière dont fiam et çnad sont abrégés (3.4). £ü = autem (16). Le signe 
commun d’abréviation est de diverses formes : assez souvent il se compose d'un 
nœud, souvent d'un trait horizontal, souvent aussi d'un trait vertical ondulé (3 4. 2a). 

On a en ligature a, et, st et er dans la finale arum {emefmttnm, 4; quüibet, il; 
industrie. 4; religiatemm, 2). On remarquera encore la ligature et l'abréviation de 
etiam (7). 

A la fin des lignes on a un trait d'union (9). 


(Çkeitmen) ln nomme %anctr et individuç Trimtatis Cûnradus, divina favente clementia Romanorum rex secundus. 

Si rcligiosor«M» virons/** dignis petitionib#/ acq»/escim»/. si bons çccls/üs Dsi collata *»«*servam<*/, Awservata quoq«* regalib»/ script is corrobora m»/. antecessor»** mu/ror»** regu** 
sive imp*rator»«r exempla imitam«r, et idnobôtamad presentis vite tr*nqN«lhtatc»r q uam fut«rç beatitudinem pramerenda** pr*futurum n*« dubitam»/. Quapr.<pt*r omnium Chrù/i 
lUurriqws fideliua* tam futuror«*« q«,*«w prrsenliu** novent industrie, quitter fidct*> natter Wicrammus, abbas vensrabilis Fabariknsis monasterii, q««d est c^astructum 
5 in honore svmc/q Dsi genitrvcis Makiç, situ** in pago Retia Curiensi in comitatu Rodulfi, cum monachis sibi subiectis celsitudinis iwrç clenwianv adiit. humilité postulans 
et obsecrans, ut eosdes* monachos atqoc res prvdicti monasterii prapter quornndaw hominuw pr/versenu) tergiversationes in nettram tuitionem suscip*remw/, atqirc dlorira* 

[prreepta ac privilégia. 1 ) q«f 

ab antecessorib«r no/rris acccpernnt, n*v/rç auctoritatis munimine renovando ««frmiicm*/. electionc<wq«* illis o*«ced/remMr. (nsuprr etiam ostendit nob*/ pneepta ac 

[privilégia antccessor«M nattrorum 

regu/nr vel imprrator«w Karoli, Ludouuici, trium Ottomuw, Henrici IL, Cônradi, neenon et beatç memorie Heinrici avunculi netfri imprratoris augusti, in qMibwr «mtine- 

[batar, ut prefati 

monachi regiç tvl imperialis defensionew tuitionis supvr res ad idem monastrriui** pertinentes halvre debuissent. Quorwiw nos petitioni pr» çtrma memoria patris onviugisqM* 

[nor/rç Gertrudis ipsos mo¬ 
to nachos et res ad prrfatum monasteriu** pertinentes per hoc regale pnrceptUM in nr/tram tutclam suscepimit/, eo quoqwe tenore. ut null«r public»/ iudex, dux, cornes vel vicecomcs. 
advocatw/ aut subadvocat»*, sive epiudpu», aut qw'libet iudiciaria potestate eewstitut»/, aliqiM/w super eos in rel*/ iuste acqwisitis vel acq«irendis vel in familiis eor »m 

[exerceat potestates* int#* 

vel foris. sed ei M *de«* monasterii abbas prenominat»/ ei«oqa»e successores ad monachor M /w usus necessarios potestative teneant atq»e po&sideant. Sit sera abbatia illm* 

(monasterii libéra 

et ab omni extranea et iniq«« potestate secura, nec alicui successor»»» mv/roriem reguw vel imperator«M liceat eu« vel rcs suas alteri monast/rio aut |iersonç inbene- 

[ficiare aut U pmprictatem 

donare. Concessim»/ na*iq«/ eis elcctionew et potestatem firmissima/n, quewcunqne inter eos abbu/cm voluerint cligere. q«.itcn«j cos pr* nob// libentius Dewm delectet exorare. 
1$ Et ut hçc présent» auetoritas precepti firmior stabilionjwe n.»/ms fidebb»/ credatwr, hanc cartam inde sCribi et stgilli n.»/fri impressione insigniri iussim»/. Si ver* q«*d absit aliqn/s 
huiso precepti n*zrri*) paginas* violaverit, XXX libras auri purissimi conrponat, qN*ruw< parte** dimidia** 8 ) camerç 1w/rç, reliqw*** ver* pmlictç qccLe/iç persolvat. Huic 

[ausrw n*/ere oMifirmationis pr/cepto 

testes idoneos adhibuim*/. Quor»** nomina hec sunt: Alhero Treuirensis archiep*>«^»s et ap*/Adicç sedis légat»/. Ortbebus Rasdeensis epi/.y^ns. Embricho Wirce- 

[burgensis epittefu s. 

Bucco Wormaticnsis epiteapus. Wacner»/ Monast/riensi/ c pistapu*. Albero Leodiensi* epùeapmt. Frideric»* 
dux. C6nrad«î«: dux. Mq^hôo-’dqx: Hcrimann»/ marchio de Batha. Ht cçt/ri quanplures. 


20 


invictissimi. 


Signum .dimuij.Cânudi. Romanoftv* régis 

♦ S # *S • *SS •• • * 

Ego Arnoldu? cificcMéfrtû§*vi<îc*AUvrti archicanccllarii rccognovi. 


(\ftm#£TammaJ 


(Lotus sigillé dtftrditi ) 


Anno incarn^üiMr MCXXXVIIII., indktAm/ IL* régnante C&nrado Romanor«i<M rege II., 

anno v/r# regni ei us II. Data V. k alsudar luitii Argentinç^). In Christo féliciter. Amen. 


f ) Cofrî |4 *1 Corrigé. *) Corrigé «ie dentidimm. •< Argmtmi; tôt euscrit. 


Digitized by 

I IMI\/FR«;iTY DF Q Al IFOR Ml A 


Original from 

IINIVFRÇITY OF C Al IFORMIA 












83 


to 


*S 


20 


*S 


/'? V : 

711110010 nÇtbwnr 

* ^ vmryây $wfcr film. 

J» ** *c wOhwchmo Apio oî*. 

pi>>imn' y 5 ky£.-)yn ip^o ^éuia «h 
4*03 IfCtilî? r» A 3 «T 3 V i^nw (JuVr'np 
bncliOintmmiij brc tntlVWf Uie ta ** 
c*n*bite &km ti cm amrpneVSio^iTmr? 
YJttictaino imftjf az> 5 c«t ifo tfiAx-ioWC 
Wfjfnc tfbiti^iiirW^rpniyrirS^lx^rpif o t tnf id 

jpltibe^er oeInTifiise-.TÎoin^enéo^a«rP 
iIlmn.-Hcm ^AT'iÜelTtx.f fi r^wcmitnn 
jJ'mbener ï'elmimiiê-.^jtAr H- tctpr ntfuv 
ï^iIUr»irm(V cni-nGnHrmtTHhii nbnHdwi The 
m^TTofHti.TTmpT<DO<$vvr^w nm Da^ 

? JT-? 7 ! nitniOUf ttm r\ ce% notm-. T frfl pp*. • 

«6 nrqym àvm tidnnecc^^.^ar V 

nece^e^TiTTr^.weoTrG^^Vraxiîri-p! 

Iior oT^i^i.Wf î^tn cnûnmtr-nmô^ fay 

Mrti il ou ex-yvfcti çmiVnp.M *y no VimîcATt- 

cAjWf*. netjtie- exnoVtniri.vtr^ w*^ -f 
mfej fni»r. ^ nbntt» cajio pfni.2 .-jKvbicu 

UTT nmolji^.-TiirrMirmy* gtsün ?. jfL*Ai* 

lpu»|j «mc4?n n ^f>fie- . j21 Imi ^‘^7 mi 

cvVqmoni^ OlnL • 

~j ctXrnXz'.zytclny. If^rc ijvXr.qrtyi tjolT 


xix. A . in.fi JxiÿfK omc tuf faty UMûti rtiamai fabnaça 
lou/qta<a maminLyamrair pfaru tiuiniLi txiirrm?' 
oderio- adutann dur ttftvmt araufoMiiçnvfet’dt 
urrftf pans nuanurf/uln pümiUraf ymw Si: s dan 
de aUdut uuftdi fr • dpud dflhca aimait Uuxnum 
tirant uaujnu -^vunc • BotunUc. cï imwidc /que j> 
fenwrie ajüian acar* A frllt pmu pauzt dandc 
yUajf janvnif edi.<£caila crrodûmc crucunt 'y 
mamrn caî aancatif exnde ncc n ad bdhafpptc&r • 
f abhtf miaéfct /muuiTunc tçùdio uutfiUw iimr 
B. u.fi duj;. A pud nuicraimt 
uanfir fa fermant auufiodorodîf <yi /«gtnat - fidc d* 
dodruu- jzq» mpailoy cçü cünfTtim. Apud ctfitu tuf 
fio ban <üni trrr/qai ftnr ucrtUa pfuülui Txaiûpk-' 
pnm dicb; alufrmcjtttrc iniJuj' demdr uim\^rr fond 
Æ utnun. mûm/tffitnic rp pdinar d* mov auidur 
cjfmab fCTnrmu condmtfnuntr- iutuait ftnruda fcvi 
8 an0crtn-immdi.ee’ Bumdît. 




A 


le» 


->-i 






tjtndii içnc 


purirv, 


tfu\ 


A** 




IO 


•5 


et 






*>0' 


IO 


I 




«5 




■ 






. > '■ 


ftUiWiri'Aiw Ulwrc K uu4dlu\ facile mcinuuiKr. 
tnnfi’: Jifluiknrl); <jî a *i «v o r uw rf. Ij^r ru*f t***»* 
iuHmu nummi \tulvuiin .uc u. , «*T «/‘uutnuuûi 
^rlTim'.r.ur W «wtraruv. >1U mx wont'm 
^puur^ualiaut «finiuf.urjik.* idbli 
• hoc Ubor-t .Oilli fxuiilmuc rraiüixr 
■potTurt' ir -, eu ia <n di fctpUnA ifutru c 4 itxf pec^au. ‘ 
line lüiiiA Jlluiuirzt« owTTKttwtfm u mwiutntif 

tnt m mû tuVUtt" d«xniul -û ulttlbiA-lkidw . Uilwrr.’ 
IWuçvim-v cûfVvr. ytiiMf twf ur lûf -» ^ nuw • 
me .\*ÿccyn\ AccôraOviïrvf Stmrc dtdxkr. | »t »«u 
^itub. .vlloemuiiKoradu* ouemr cvvixta-i.^Jait 
fuiir iecaOWtxm ti mùj‘ A v tip. in jue- 

to alduc rc iwf yvtxA muù MMdC oU^f ■ 

% Jû^« mauonç na d<ere uditn .teum 

ituvnnu cuduj n outre iwtotu 4ennoa.4j*« 
{trunk fmnle mctmtult* û et fnUw> ^ mjicunf 
tmU fir.fwtUUat ftrA^eocndu-^ |vttToofti 
in.vt unltant otnw»' flunlr.ùW-»t'M«fw 

_ « « rt 4 ^ f _ fj 


MO 


as 


î® 


;l ____ _ ? 

f'^ortneiôutunA.ntaui ctutftudut iiKiltd tttuf 

Zbnf|«lhlUt <Uvtltr miwn • J»® 1 * reclwruse 

VI AtwacyfJh&tn ’Cfoulp*n*f iaù> frc^iea 
il/'MUxrwnc tueeflè * çvvirimooe ^fertot. 

^ — ’ Ct'uti/ Wf'C'-*^nv»»u 4 . 

■0*tt n‘\tbn? hertmt Jk elx-urume ôiféplun . 
i^ tttrefi; 6»«r tvtytTun urtfqeâfifiA 

ifuwsvSt«a»» , pt r .t1ûtnuliué ^ 

, n^CuvûeuuJlù <- ur juiutf rôu< -i’ilult 
vtt ncixlVttuJUne nJtetx ti Ûudut iWmr f«m 
;; lûml'nidt ttorç; AM rt.tttejt ÿr rt Lxua. 

ûuû'. m üyuua. fl nr1>»ftulMr ^vert»’. y »tk 

quü c Aroftta «a tfl nm w • yt>Wo» ■ ^«étetltul on 
jtctK urottuptT.lt Av£* ouçmomf-.tifd*'. 

v. ; • -t 

, j 

k i 


0\ 


JUMifti fUBUir ^Mirèon'li |^tfr 4 

jt «iit iouuiwautt\tal'|- W JtworffT me f* 

m|(im.<upcu.yuM Mtfilû.#wjNoûfitduuul<lKA «v* 

amuoI' Huit ijuuUâf 

ûCmfUto jûyrüümlvMriim i|*C»f im«1i «dU Jr 

ttfuMJÛ 4Mucrc ctaêpLt.llé ui^uar ^fttitraiT Çt OJT .*-r- 
c* e^*Jtàe.â-r ptuLu ï^tmlV aA<â re ifeAunt» itettof 
felrifUirK 1*0'.nol'AtMJtrr.Alurt-méptKtt -ricrukir 
uxd^Am^^mcûtMftr M»’ibe»mtoÛM*UAt*-.*5o» »’-• 

|mit extÿiû.uuid~ t* Anttpitttf tll ndtn^rt .taA 

foi ieutnut. firôt twifli. oÂnwnuu Iat» opt ~ 

«/Hr .lAHj Atwatitûr.tUuir fetr ÿctyno.dc^ ^ 

^<bfié «fttriwiiuiûflar.nitiul T*’ ( • . 

XixuÂicLO tltfTttfiftwtftta*tlU>Uttl>U43l«“.^f «i ^ 

(dutumui lit tvêfdô. ■ ot» Hû tuAude ûtuù lu mtr-. 

M>jr<fatT t’nAxAturttrumJ fumt .nec^-JtuiA 'fuOJA 

riâÂxAT tapu tAtylu tûmumem*. ditm tutod* - 

ftt jitfouÂr. TfuamAvxmtJvuc. i n« 

ÿotf opemiA ét tvéÿ*lÂ. ^ ApUtrrflûmf <rratxrrtl»; 

.utr txxrtf futma ûm-. 4t Q oîln jàpwur «rartU»» 
btlt Arnvputeu» f*F. ^t^fltbt ÿpjnMtr-tt 02 + cxq >U 
fo»fc«t^îur«p«Mpir ynorc .n perlTr*d*« :ÿr ftbid 
\af M^vikiuc . JSa «ç t^U Judonof Atnupj H* 
rûivt' jktWutrTl oi Knu ftuiu Ai i«umndu ÜA 
entna re&iar ■ inw crupx- Atù eopidetmcf TAoiAC 
,A. ■ JW fyt fui Ota êtuÆt tmiamAà yt Jwf 

r 1 « hunWr f ^rftrcno V xyûi fu«ui c omluav ^ 

^TuatlaI t iifpMXl'utnnr i-Aot: -r^txoA.ub; 
lt«i £tf. tuA 4* dtfuefcif. cor aUt 5 *m- dt^t ttr umt 
^ À-’ ^ Vmn^fAral'tAa><' fubuttne^ ptt 

fti'.li' fiutduflriAlVUIlim pilïer. «i ÂTo’Uudidt. 
cûtuU Ulxnx « ût^lW’. Hé fou fûmo Mnh& 

•û por ftert. Alfcrn c fi£mc - taeiMtTt^ Anm. *■. 


■t 


IO 


«5 


20 




• <*s 


•••!•• • t v •• > , 

• •• i • • %*\> v ^ 

*. • /•**. : * !*••». :w ^>4 

•f t A mmm • f • » v • 


3 ° 


A. D. 1138. — Evangélialre de Maelbrlgte. Ecriture irlandaise. 

Londres. Rritish Mtueura, Harlei Ms iSoj, fol. 12 S, 


A. D. 1141. — Martyrologe. 

Berne Stadthihliolhck, Ms. 226. fol 24*. 


A. D. 1154. — (Cicéron) De arte rhetorica. 

Milan. Bibliotcca Ambrosiana, E. 7, fol. 28* and 29 '■ 


Digitized by 


Original from 


UNIVERI 


JA 
























A. D. 1138. — Evangéllaire de Maelbrigte. Ecriture irlandaise. 

Londres, British Muséum. Harlei Ms 1802, fol. 128. 


A. D. 1141. — Martyrologe. 

Berne, Stadtbibliothek. Ms. 226, fol. 24*. 


83 


P age d'un Evan^éliaire achevé il Armagh en Irlande, vers 1138. par un copiste 
nommé Maelbrigte Hua Maeluanaigh. alors âgé de 28 ans. Pendant longtemps 
ce manuscrit fut conservé à la Bibliothèque Nationale & Paris. Il y fut volé 
au XVII* siècle par Jean Aymon. Il arriva plus tard à la bibliothèque du comte 
d'Oxford et de là passa au Musée britannique. Notre Fac-similé est un peu réduit. 
Voir les Fac-similés de la Falatogtmfkùal Soàety, pl. 212; et Kenyon, BibliealMamuseri/ts 
in tke Jiritùh Muséum, pl 18. C’est à ce dernier ouvrage que nous empruntons notre 
Fac-similé avec l'aimable permission de M. Kenyon. 


Ecriture irlandaise pointue. Voir 
les exemples d’écriture insulaire, pl. 21a, 
*6. 30, 31, 32, 50 et 6 y 
L’écriture irlandaise, pendant tout le 
moyen Age, a conservé généralement la 
forme qu elle avait précédemment. Au¬ 
jourd'hui encore elle est employée pour 
les textes gaéliques. Voir les formes 


anciennes et caractéristiques des lettres 
a. «, f. §r, q. r, ». et les abréviations in¬ 
sulaires. A noter l’abréviation pour juem 
(25): q avec un trait ondulé; comp. l'abré¬ 
viation pour qu<u (13). — Souvent il y a 
des lettres susdites ou reliées par en bas; 
voir «1(9.10.11), sanguiniims 119!, quan 1 23). 
— Voir la forme de l’x. 


In principio erat verbum 
et vrrbum erat %pud Drwtn et D/»s erat vsrbum. 

Il* erat in principio apud D««m. Oa*«ia 
per ipsum fdC/a s««t, et %ine ipso f.c/*m ut lu'Wl 
5 quod factum ut. In eo vita est. et vita erat >) 
lux hominum. Et lux in tenebns lucet, 
et tenehrç eam non comprehenderunt. 

Fuit homo misus a D/o, cui noms* erat Ioha*- 
nis Hic venit in testirnoniumi, ut testimonium 
10 prrhiberet de lumine, ut cm«/s credcrent per 
ilium. Non erat ille lux, W ut testimonium 
p/rhiberet de lumine Erat tnim lux vera 
qujs illuminet omnem hominem venientem i« h««c 
mundum. In mundo erat. et mundus per ip**.*» 

15 f actu* est, et mundus eum n.»« cognovit. In prvpria 
venit, et sui eum non rcccpcr««t. Qisrtquot autem 
reeepenint eu*», dédit eis potestatem fi- 
lios Dri fieri, his qui credunt in no«»»e eiua, 
qui non ex sanguinibus, neq«r ex voluntate 
20 carnis, neque ex voluntate viri, ted ex D/o 
nati sont. Et v/rbum caro f*ii*m est et habita- 
vit in nobis, et vidimus gLun'am eims, glorifaw 
quasi unigeniti a*) P a/re. plcnu** gostiae et vivitatis. 
lohannes testimoniu*» p/rhibet de ipso 
25 et clamat dicens: Hic erat, q«/«idfxi vobô 


*) D»»1 U plupart dea autre» manuscrit», ce venu commence per les «nota la i/*o ri ta irai; 

c'en pourquoi. à ce qu’U parait, on a écrit in i/»« «n marge. •) Cinq lettre» sur nn grattage. 


P age d'un Martyrologe écrit en 1144 dans l'abbaye bénédictine de Disibodenbcrg. 
près Kreuxnach, en Allemagne. Dimensions ; 30X20 cm. Notre Fac-similé 
est réduit. Voir Hagcn, Catalogue codtmm JtimtnAum, p. 176. 


Minuscule carolingienne. A re¬ 
marquer que beaucoup de lettres rondes 
ont quelquefois des traits anguleux; voir 
par exemple a, r. e (12 13). 

Avant la date des jours (i. 11) on trouve 
les lettres A et II On sait que dans les 
anciens calendriers il v a une lettre pour 
chaque jour de l'année : A pour le i, H 
pour le 2, C pour le 3, D pour le 4, K 
pour le s» F pour le 6, U pour le 7 Janvier; 
puis la série recommence par la lettre A, 
continuant jusqu’à (I, pour le 8 jusqu'au 
14 Janvier, et ainsi de suite jusqu'au 31 Dé¬ 
cembre. Or, quand le premier dimanche 
de l'année tombait le 1 Janvier, I A était 
appelé la lettre dominicale de l'année, 
et tous les jours précédés d'un A étaient 
des dimanches dans cette année. Quand 
le premier dimanrhe tombait le 2 Janvier, 
c'était le H qui était la lettre dominicale 
de l’année. Ainsi de suite. 


Au bas on a trois vers en minuscule 
diplomatique (comp. pl. 82). Le pre¬ 
mier vers désigne le mois d'Août, le se¬ 
cond et le troisième marquent les jours 
et les heures de ce mois qui portaient 
malheur (dût Atgyftiad) : c'est le 1 Août 
et la première heure du 1 Août, ainsi que 
le 30 Août (ttcunda, compté à partir de la 
tin du mois) et la septième heure du 30 Août. 
Dans un manuscrit parisien du X* siècle 
(Ms. Ut. 1538) il est dit de ces jours : fêté 
mnt dite Egy/tia<i, qui r\Httntur tenebroti, qui 
malt duti mnt, quia non mnt a/ti ntt bout ad 
nutium a/ut Jaàendum. In quibut ditbur ri qui t 
sanguinrm minuavtrif aut a tiquant /otiantm 
btbtrit, aut statim mari fur aut vit tvadti . Et 
ri qutr o/ut inquoat'trtt aut atiquam cautam 
/tarit, non vrrtetur ad gaudium ttd /otms ad 
damnum. Voir -Schrmtl, Btitrdgt sur la/etni - 
tîhtu S/tarh-und Uteraturkundr, 1877, p. 307. 


XIX. A. III. kaltndat Aug##/#. Rome na talir %*nctoT*m Abdon et Scnncn subregu- 
Ion»*, qui eu m in Cordula civitate P/rsarum vmcula paterent»r 
a Decio, ad ultimum du xit eos Rome catenis oblïgatos et di- 
versis pçni* maceratos, ubi plumbatis primo cesi, et dein- 
5 de gladio int/rfecti s»»t. Apud Affricam civitate Lucernaria 
&4iJtc/arum virginuw Maximç, Donatillç et Sccundç, que p/r- 
sccutionc Galicni accto et fellc primuw potatç. deinde 
plagis accrrimis cesç et eculci extensione cruciatç, pi ut- 
modum etiam craticulis exustç, nec n*« ad bestias jiMcctç, 

10 s ed ab his intactç, novissime gladio iugulatç sunt. 

II. II. k altndas Aug*/*’. Apud Rauennam 

transit»/ s*»cri Gcrmani Autisiodorensis episttrpi, genere, fuie et 
doctrina atq»/ miraculor»m gUria clarissimi. Apud Ccsaream pas- 
sio beati Fabii martyTis , q»i eu m ferre vexilla pr/sidalia rccusaret, 

15 primui» dieb*/ aliqwrit in carcercm trusus. deinde int/rrogat»/ semel 
et iterum in confcssione Chrlrii p/rdurat, et mox a iudice 
capitali sententia condempnatur. Civitate Sinnada bauctormm 
Dcmocriti, Secundi et Dionisii. 

Augustum mensem Léo fervidus igné prurit 
Horas dat primas Augusti datq»/ kalendas. 

Inde sccunda dies septenas turbidat horas. 


A. D. 1154. — [Cicéron] De arte rhetorica. 

Milan, Biblioteca Ambrosiana. E. 7, fol. 28* et 29**. 


P eux pages d’un Codex, contenant les livres Dr artt rktt&rica attribués autrefois à Cicéron. Au folio 52 on trouve cette souscription du copiste : Scribtit hune rhtUriarum 

tibrum . (suit un grattage d'à peu près cinq lettres; c'était sans doute le nom du Copiste) icriba Stt/httno thtraurari* Antioekit anna a /autant Domini militsim* etnittimo 

vùttimo primo Le Codex est donc de l'année 1154 (1121 +33)» et comme il était destiné au thtsaurariur d'Antioche il est permis de supposer qu’il a été écrit dans 


cette ville. Il parvint à l'Ambrosiana en 1605. 

Le Codex contient beaucoup de gloses marginales et interlinéaires d'une 
main plus récente. Les chiffres arabes sont fréquemment employés dans ces gloses 
(II, 11. 17. 23). — La ligne I, 24, contenant YEx/iicit etc., est écrite à l’encre rouge. 
Le troisième livre est ici désigné comme libtr e, et le quatrième comme tibtr d, — 
L’initiale (I t 25) est bleu, avec des traits intérieures rouges, Les initiales des 
phrases sont remplies à l'encre rouge (I, 2. 12. 15. 16). 


Parmi les nombreuses abréviations on remarquera les signes pour tan 
(I, 6.12). enim ( 1 , 1 $; II, 12)* tt (I, 10.15), de plus les abréviations pour aut (I, 20; IL 14). 
gtnmj (II, 30), kac (I. 25. 29), quart (I, l 6 ; II. 7 )* (I» 5 î H* 4 ) Ct tamen (II, 31). 

Ligatures. Voir les liaisons de p et b (II, 18. 24) et de q et b (1,15). Nom¬ 
breuses aussi sont les liaisons de boucles 1 ofortert, 11 , t; /ata, II, a). 


faciliores sine labore et molestia facile meminisse, 
in reb»/ difficiliorib»/ es/e an// exercitatos. Nec nos hanc 
verbnrww mémorial» inducim»/, ut versus meminisse 
possim»/, s/d ut hac exercitatio»e ilia rer»* memoria, 

5 q uq p/rtinet ad utilitate*, co«fwmcî»/, ut ab hac difficili 
/ifwsuetudine sine labore ad il lai» facillitate* transire 
possim ut. S td x ) eu*# in 0**1 disciplina Ufirraa ctt artis p/*ceptio , ) 
sine su/»ma assiduitate exercitalkxsis, tu» \tra \n memoriis 1 ) 
minimui» valet doctrina, n#ri i»dustna, studio, labore, 

10 diligent ta 1 ) co«rpr<?betirr, <\uam pU/imos locos ut h^/as tt q uam maxi¬ 
me ad p/veepta accomrnodatos curare 4 ) debebis. In ima- 
gtnib»/ collocandis cotidie //«venit excrceri. Noit enise, 
sicut 1 n cet/ris studiis ahducim«r no«nu#rqiM«M occupatione, 
ita ab hac rc nos potest causa 4 ) dcducerc ahq*<«. 

15 No« uni]uam trt tnim , qmn aliqi^l meinofie tradere velim*/ tt tum 

maxime, eu m aliq»/ maiore negotio detinern»/. Quart exxm 
ait utile facile meminisse, n an te faillit ; qiW tantnp/re 
utile sit, q»«nto labore sit appetendu/», <\uod pot/ris existé 
marc utilitate cognita. P1urib«/ v/rbis ad ei» te hor- 
20 tari n en tit sententia, ne aut tuo studio diffisi *mt min»/, 

q nam res (>ostuIat, dixisse videam»r. De q»/nta parte rethoricq 
demeeps dicem»/. Tu primas q»«sq»/ partes i* a»i»ro freqj^nta te, qi^ni 
maxime neccssc e//, excrcitatio»e confirma. 

Kxplirft librr c ad Errnniim. Incipri d. 

25 Quonia/w i« h** libro, Hcrcmi 1 ), de elocutionc 8 ,! co»scripsimis/ •) 

ri. quibmt in rebut op ut fuit exe«rplix uti, n^/ris exe^plis usi 
sum»j. // id fccim»/ p rAtr /^nsuctudmcm G/fCûr»Mi, q»/ de w ) hac re 
scripscr»»/, ncccssario faciendu** e//, ut fiaucis r/m>nciw /v*sihi nostri 11 ) de- 
m»/. ,r ) Atqari h// necessitudme nos fac/se, non studio, salis erit signi, 

30 q».*j/ i» sup/Morib»/ libris mch#7 neq»/ a tut rc mi neq»/ putrr rc m locuti 
sum»s. N»mc. si f^uca q uq res postulat, dixerim»/, Ubi id, quod reli- 
quui» e// artis, ita uti msiituim»/, n/rsolvem»/. Std facilius notttim 
Ydüvbcm inrtelhgOrti prius, q»rd illi d»ca«t, cognov/rts» Complurilïut u ) 

- -* • • 

Il 4 JûA*r$aiur Uet+mtifMm ad trtrtêtafi&nrm. *) Le eop 4 »<e écrit «or U se page, ligne ai, 

prrier>4> «'/M êôàf* srr^ôci| I *hféeieûo*i p par fin. Il remplace d ordinaire a# per i'f cèdillé 

(I, «i- alf **i T>anl i'Iditien’A’Tfttliifr* * •) Gleic dtiidrri* adiumdi, *i Glote frofontrt 

•) Loirrlgé •) Poe» •) Glose : ormaiu •> Glo«« : Sisecvit •*) Suacrif ; un petit trait 

indique qe« eeilrt doit ae mettre avant d#. •*> Co marge : é/mM/ir; aprèe dtmu* on a un «igné de 

paragraphe d'une main p.u* récente. >a > En marge : tsaquitur. 


de causis putant oport//e, eu» ipsi pr/cep^int, >) q u* pacto oporteat 
ornare elocutione*. uni»/ cuiurqmt g/n/ris ab oratorc aut poe- 
ta pnrbato suMrptumr pon/re excorpluw. Et pninu» se id rnodestia*) 
convmotos factrc dicunt, prapîtrcn qu**d videatur e/te oste»tatio q»ftlaMi 
5 nt»M satis habtre prteiptre de artificio, ttd elia»# ijisos vid/ri velle ar- 
tificiose gigncrc 4 ) cxcmpla: h*t e //, inq»/*unt, ostentare 4 ) se, non ar- 4 ) 
tcrn ostentbre. Quart pudor iMprimis cri ad eam rem impedim/Mto, ne nos 4 ) 
solos pz/barc nos, nos amare, alios //«tcoypncre et dendere 
vidcam»/. Etenii» cumi possim»/ *) ab Ennio sum tre aut a G/sco 4 ) 
to \>ontr e exempluMf, videt ur erre arrogantiç illam 4 ) relinq»/rc. // ad 
sua devenire. Pretr/ca exci»i»la testimonior«Mi *•) locu»r opti- 
nent. Id tnim, quod adrooritwrit tt IcviUr fcc/rit pr/ccptio, exenr- 
plo sic ut testimonio coMfpr/l>at»r. Ni»» igitur ridtcul»/ sit, si qirrs i» lite 11 ) 
a ut i n iudicio ,f ) domesticis testimoniis pugnetr w ) Ut cnii» 

15 testimoniujv. sic exempta/» rci 14 ) A»»firmandç causa sumit»r. 

N*» trgo oportet hot nm a p/vbatissimo sumi, nec, quod aliud /*»firina- 
rc dcbcat, egeat id ipsum /*»firmatione, Etcnim 14 ) neces- 
sc e tt aut se o#r»ib»/ an/rponaMt ri sua maxime p/^bent a ut non nc- 
gent optima e rte cxcmpla 14 ) q»; a prvbatissimis oratorib»/ 

20 aut poctis sumpta sint. Si sc omnibus an^ponaMt, intollera- 
bili arrogantia Ssst; si q»^s sibi pr/ponant et eorum exempla 
suis exemplis n on putent |>r/starc, non poss»»t d/C/re, quart sibi il- 
los ,T ) itn//ponant. Q»/d >•) igitur ipsa auctoritas antiq»*r»»» 3 Na m 
t umi res pmbabiliores tu m homiMUm studia ad imitamlui» ala- 
25 cnora reildit; i»mo erigit omnium cupiditatcs tt acuit 

îndustriar». eu» 11 ) spes iniecta est . possc imitando Gruti 10 ) aut 
Gnrssi fl ) t&ntequi facultatcm. Postremo h o< ipsum summum est artificium, , *) 
rcs») varias et dispares in tôt poetnatib»/ ri orationib»/ 
aparsas et vage disiectas ita diltgent/r elig/fC, ut unuw 
30 qi»Hlq«/ gmuj cxemplor»m sub singulos artis locos subicerc pos¬ 
ais. Hz* si industria solum fieri posset, lamtt 1 e//em«j laudandi, 
eu» talcw laborcm m»» fugissem»/; n»»c sine summo artificio 
n ou pot est fieri. Quit cnim cri, q»i n on su mtne eu» tcncrct* 4 ) artem 

*) Le «igné d'abréviation dane In liaete du premier p «et i effacer. *i En marge dttJatai. ■> Gtoee 
tnztmrf. •) Gloot : trembla pmfrùs *1 En marge : adaptai. •) En marge : eptlagu*. *) Corrigé de «»w»ua. 
•) Pour Gras f ko; en marge : prabario. •) Ponr ilia. Glace : rimiléiudint % en marge : tttanda ratia. 
••) Gloee : toram preiort; en marge tpilogu •- •*) Gloae : totam indue. *) On n écrit au d«»MH danr 

une écriture presque illiitbU ri i p** abmtatur Uthmonia »m§ ipâtu*. ••} Gtoae : ma». **l En marge : Urha 
rotin. £/ «1/ iki ditrma. *•) De rremptam. •*) En marge quarto ratio. Gloae rotibit ülnao : qma. 
» Ponr Ôractki. m ) Pont Crnjj». “j En marge mitima ratio. m ) Gloee : ro/or#t De tantmorét. 


Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 






Original from 
























84 


io 


«5 



^ x rrj\ipü>> fKHznjrurmni. f i«r»q «iiru fri' rj^lru 

fàrrur.U cinnc<>'^*fiàÿn*nLîdtttoncrjuixîz 1 dent* Uermian drüinVqjovrf. Hwinc de 

# «""*» *"• n-r. 

na'tôn r «J">» fnnfrr wr»|MimeTme es» ^ /iVVGlftâm*Je d«rinpcf. fiUlB anna ummric f«*»i nfcurrt, 

« * m—" ;-^rs (WWçmEIW ««* 4«*fle VWçOdanw/U prfrrtfi.mtr<iai ir«ton,f>* 

rraffam'ut^bonUtjfnmtrjxitfunmtri ' ,_ (dû* motmdinû dû uira ftamürmfifiu- umcUV?^ 

^fiun pxm erps _potnpr^« ()lljr<)UJru - unJ mnyrfdmlitmrMâ *mU*c£. 

* • ~ T h _ 1>uo/ihVMM ,n *Ur mJnfI P ,J i n f«TidiamîftrumH-a*frpi»iifwf 

l^/ixnnrttoi coUmtb ummrfatT InyMcuUude ^ HwUon «fr'fHiÉmn? u«(d ra r. a rdro<winrë»<i 0 . 

LuinifiU rninifhiutf (flKÏnif ITI jifidiflc 'QmCC vue ixr îti et pcûtnonc xen(0lcinttiG& cruLirjîfc cw\{ 


20 


«s 


Adeenobuvs Tt r u m Cil 7 parité pdiü fuu dd 
Ihnnp remédia J tç fùç ênuefy. fiiç Arrad ietr 
fimuUj^dHrriu benr memane C&nrudi dr 
ehicjn nupdefunett paitabmi fuu infrmmv 
fhn mUqrtidudJuemdnwAliicecfforrnié 
jrmihn CbÜhardo umembili mro fufccya rfb. 
Jltum buf R omAnofiujren fi ego yHmnca pkie 
u certaini d.bb*nr-Hui fn reltelYurrr lunwin • 

• pp^fMStqybarDjalfhrf Hfeyyn^HjrmTrya * 

fcn HUrchuudrr cargumtfq; rot- Hum rr de >r 

ultltnipo liutwin drjmphnunn. fkluhjrr 
, detanruirdlu pUirrCŸ £>î> *L** 

Çyunmfxgxetilvr itt runric.n tfeUm pdtolu jti 
‘îaiiJfbrrt dlCl ypelcUnlhyrffml qJ'mrr tarifcellule ha 

««afin 4 i#r«r • •« _ 9 _^ 9 


ta f»çc ïuynomtnjminufufirTn crdrrrrrr.tLniftnrnunt 
du*b\aUmt fp redéptume mncinï ciiuù mper vmqcts 
in beneüaa Accepte. fyfft ut ciHr (fcpfixtufjsnfp ru m t 
ne tUCt Tmiruuerrt.gyeTuc wrrprumurunv Alcme 
fcrxucrmiïlhbiUAm.Sivùmifjïcelcrnif reûfuffuerrr. 
Ipert ftrru ufy 44 obrrii et fi ûe pLirucrrr rrAcinr- per 
ceüumrtttiufdiifvum rppreuj ihünlnmr inexqtrA 
4tta s cdtrumr firm4 ufq; i fcfrn^durrnr. "Hu^eç film 
omrtfh/trfhy.Hmm.in 4rfnn7<qnnu>CK9nnir4râ 
ï5rmm ^Uram deÆnvvxmk.jcicceriJXid'Aiolfr.xmb 
hcrphdnfheimAn ■ l| olà^tr f enxtr f aCcouiu . ttrinrufi 


» 


30 


2 * cc^ncrmvixfph. lxtHeinrtchi’ueiutCAiLilrn7nfrfoui 
—fl nchSzuniba ^(UlrichS(Alif»urch.fUrvmuch- 

xfn fldchhrumifn ifdqiümmjHrrulf.S-Rld 

titluidicte inpadcifionc Qt bebuedi earnrti de bn•C^elolif^iiomjnt' y«» r<ij'~c r.'A A 

ruini/if pcTHT KfcuinHiecniascojxi ydiAliu.(fahtrSnommik$jnumtmjnfrJk.j 7 tkhei 

tu jfrihitf cfiwl»rn5 5 pf t inClUpur^ nî.ia fultnl^TT < jpnkful>ftlllijwi 

ïnmf 74rlr^ni èr-Unisqf fupriaminduim' a P KiIlccfHi ciuyiêueUmiT funr>ibli7ra^dU 

uinfmmun catafdj nobtlnnnRaytuyrri meure- ucüarfe^Aderu^iinnm mmWTTWmy» 

irx 1 1 rrr Ar w~t <4 i nfm ■***• — * * * '* 4t •wmi4+i-n ilti* £.]?)(.( («i «î >mT l <ir*H , 


35 


fnlirrrdrnn)«i nirndu uter fw^4(fp6ni mo 

HxiOn-iii^V^ifnî rftiptrlujjffcâi- il lajlUnf 
ezndc edreianr kfcuino ptwrnirhirv AppbMmr 
/aencrabtliHnnneajbbJTr aru cil pfnvca 
rniTr fiifcipimTr 1 ih ('frf h bu5^,»4 u rf Admeti 
Vbcnnhdjrla yrmdno pdtcn g nçn^diennun 
no de Qllo m- OtLilnca dertiuAnh'için Clbut. 
naj6UthdUfdiapvjKe^inbTv deMCi.KdAl ~ 


di - r nvu) hru hf. . S J J tm deGuçÜMlmjngn. 
aTZThmCTzrxpIrTjxJaTrfnyjkïrFS- fi-r matin 
partibemu ubimcmicbi Jcqrrrrr (^tirrviJrnane' 
Tpfr-pofhu chTnudhmradihTmbirlbb'tyîaztP r 
l tmvrxno cAlhiLma.fi UqçrnnadeTrab-mbdch- * 
1)jtnkera dtfbvrrmib fAbo.CtnfcAlch.flrtrrncb' 
fbrwtdl :rrchjpvdeS.ilVjJii f vb* .jf* 

# A- A f 


tàvi'iknTmcaSrCilip.CudewicadeujeTlinf. 


10 


•5 


20 


*5 


30 


3 * 


40 


. -iv««» . •. oiîmt omfjd auiJi. u. f trot J Je lll.mthoiun 

fcrtwiiMn. FJZA. «.4 4 . n 


* ! f - 


.. On..bVv t ficirfib nmi fer ^da. h. brnittikrr 

4oi4*j>aiü fuu 4pd IZJabwjin fim j» manum 
Ùitnamf de Cn^lfubinqin ad atert^.Pf *r 

n 1 dft^andu Int/^ibidf tfr» ieruicmi\i] 

P iiaTdtnonc îdr Cb?nu fiddif imyicu. dfthm 
trdTK>Hnnrico40^r.mpfaicu cdmmf &e 
b ourdi de Burcbufin.Hiu’rn'rtfZrfYunr» 

^ <ynkr^ t nrpotrf’ a^lffrinba^ Eibo de 



ïi^gj t£l3aste ; > X*il\ 


dedtt pdni fuûïtade laea fini fugdtr.#. Pevn 
tnufüfrhm dp m iln fepuimn ti .CtuVarcfhfs • 

. . > fWphrUtotf.fWn.fr. Dirmur f^are-Ujlnb) • 

.*ï! &ylnur rdtiwni tir fimij ix s UMSn nSiq 

(x>to iporaine c^^xdvav^dcpdm^iü • 
^ l 1U ^ fibimce umcUcdû • Pofcmodi 

CU, y ttjPmunufculaAmorLAchï dxeevto pii 
c&V’-rfvTnjsyfhJnCforcrpdiiXA xeittJO. 
&itjuv£veb îpofrut manu ornnè rriviAfîonf 
meterrui f£ dwît-Ciif rn tefïvfpjuipé dA&nx I 
U S -M noD^- Govfcdlrh OotfcAJLch -k+xri / 

tri dï?’c ûudhfi'Jiamc f&iAdicnlOztoÜamv 

I 


40 


<5 


cire» A. I). 1150. — Codex traditionum de Salzbourg. 

Salsbourg, Archiv von St Peter, CCCVIII. 6 ^Ms. M), fol. 42^. 


• • • 

• • v • • 

• • *« a « 


Digitized by Original from 










































ci rca A. D. 1150. — Codex traditionum de Salzbourg. 

Salzbourg, Archiv von St. Peter, CCCVI1I. 6 (Ms. M), fol. 42*. 


P age d’un Codex, qui du folio 21 au folio 56 contient des donations de biens, de personnes et de cens faites au monastère de Saint-Pierre 
à Salzbourg. On trouve une base pour dater les donations de notre page dans le document 331, par lequel le ministerialis Engilschalc 
de Carinthie fait au monastère une donation pour lui, pour son épouse Benedicta et pour l'archevêque Conrad, «mort récemment» (t le 9 Avril 1147). 
Voir W. Hauthaler, Salzburger Urkundenbudi. I vol. : Traditionscodices, Salzbourg 1899, p. 249; Cluoust, Monumenta palaeographica. livraison 
VIII, pl. 2. 4. 5. Nous devons notre Fac-similé à la bonté de Monsieur l’abbé Willibald Hauthaler. 

Les numéros des documents sont de la main de l'abbé Amand Pachler (t 1673). Notre page commence avec la conclusion du document 330 
(dans Hauthaler, 1. c., 292), puis suivent 331 (dans Hauthaler 291), et 332—336 (dans Hauthaler 293 — 297). Chaque document de notre page 
est d’une main différente, à l'exception du numéro 332, qui est de la main du copiste du document 331; de même l’addition au numéro 331, 
au bas de la colonne de droite, est d’une nouvelle main. Notre page offre ainsi des exemples de sept mains différentes. 


Minuscule carolingienne du XII* siècle. Certaines lettres rondes, 
par exemple a. c, e, g, a, I ont souvent des traits anguleux (I, 9—ta; II. 3—7). 
De plus les lettres sont en général plus hautes que larges. — Une main plus 
récente a mis en marge les noms des endroits où les biens se trouvaient situés. 

Lettres isolées. Pour le grand e on emploie l'e minuscule agrandi 
(1, 9. 42). Le double I a des traits diacritiques (I, 18. 22). Pour le grand m on a 
soit I M capital (II, 24), soit un m oncial (I, 19. 47), soit un m minuscule agrandi 
(I, 20; II, 28. 36). A la tin des mots n a très souvent la forme ronde (I, 5. 6. 7); 
on emploie aussi l'a rond dans les abréviations pour umetue et mmt (II, 17. 18. 37. 38); 
parfois, à la tin des mots on trouve l'a rond suscrit et allongé (1,6.31). ■ a quelque¬ 
fois la forme pointue (1,5.14); dans les noms propres on a souvent un » pointu 
mis au-dessus de l'o (I, 10. 36. 37. 44)- * se trouve parfois dans les noms propres; 
souvent pourtant on a deux u ou deux v placés dite à côte, ou deux ■ en ligature 
(I, 1.2.35.36.38; 11,3.19)' c a la plupart du temps une grande forme, dépassant 
fort la ligne en haut (II, t- 22. 35. 47). 

Abréviations. Voir les explications pl. 85. Le sigte X, entre deux 


point*, signifie nomme (I, 40; II, 36. 40). Pour ton on a soit c" (1,12; IL 8), soit la 
note tironienne (II, 28. 41); pour // on a d'ordinaire la note tironienne (I. 3. 17; 
IL 41- 4a; voir la ligature pour et II. 27. 44. 48). Voir l'abréviation pour fMf (I, 6; 
II. 25) et pour tfivin (11,8 st ou s*t = ted (I, 7; II, 40). Pour tant on a d'ordinaire T 
(H, 17. i8> Une fois l'a (es sancti) est coupé par un trait oblique (II. 43). 

Ligatures. Voir de (II. 19, 20. 22). et (II, 44. 48). qd (I, 23), et (I, a. 34), est 
(I. 44). ue (I, 19; II, 24. 25), w t (II, 44). Voir aussi et en majuscule (II. 1). 

Les traits d'union ne se rencontrent que rarement (I, 35—38; II. 1). 

Signes de renvoi. Colonne I, ligne 22 on a une croix, entourée de points; 
une autre croix lui répond, colonne 11, ligne 40. Cette addition doit donc être 
faite en haut. — Un autre signe de renvoi, composé d'un h traversé par un trait, 
se trouve col. Il, ligne 5; un 4 barré lui répond en haut, en marge, au-dessus 
de la première ligne. Le plus souvent ces lettres, dans les manuscrits du moyen 
âge, se trouvent placées autrement : le 4 se trouve dans le texte, là où on avait 
omis quelques mots, et en marge h indique la correction. On donne ordinaire¬ 
ment à 4 le sens de deert, et à h celui de Aofies. 


5 

10 

Mi 

«S 

20 

Aléa 

Peilinaderf 

*s 

30 

35 

40 

W*lti«gen 

45 


•iMcrit avec 


• quarum très apud Potenprunnen, alie duç iuxta vicum a*»c/i Ypoliti, 


(\VoI)fra«vmo, llrinrico, Wasigr/mo. Traditione autem 
sub testiowx confirmais idem Reginwatdwx commu¬ 
nia vitç desiderio rapt»/ frat/rnitatem peliit et accep#/, 
ita sane, ut prracto itinere Icrosolimç sine con- 
trodictionc intxr (rm/trs suscipiatwr; si ver* vita decesse- 
rit, prrsentis vitç bonis q»f fiunt pre dcfunctis n.»»» 
destituât»?-. %ed per Omni a quasi unwx ex nobis particeps 
efficiatur ir. HL 

Cunctis Do»m colent ib«x innotcscat, lingilschalcuw *) de 
Kannthia rninisterialem sauc/i Rôdberti trwdidisse 
ad cenobium s anet» Pétri in Salzpurhc prvdium suum ad 
Stetin p rv remedio anime suç cmtiugisq»/ suc Bénédicte 
simulq»/ p r* affect u béate memoriç CAnradi ar- 
chiepmvyi nuper defuneti post obitum suum in servitium 
fratram redigendum. Quç traditio a succcssore ciu/dem 
antistitis Ebb/rhardo venerabilt viro suscepta est, 
astantibus Romano Gurcensi ep istopo et llenrico prxdic- 
ti cenobii abbate. Huiwx rci testes sunt: Liutwin 
prvpositus, Sigiboto et ei me fra 1 er Megingm, Hartnit et etme 
frat er Marchuuart cogn.it usqwx eorwm Hartnit de*) 

Uzilingin, Liutwin de Amphingin, Ekkihart 
de Tanna, et alii plures. ■»*) (Xr. 382.) 

Cunctis chnx/icolis innotcscat, qu<sddam pnrdiolum ad 
Alsa et Pczelinstorf situm, qwml crat iuris cellule Ho- 
uilin dicte in possessione Gebehardi comitis de 
Purchusin, cui tune pxverat Ascuinao sacerdos, comptsa- 
tum a fra/ribus ccnobitis s*»,/«' Pet?» in Salzpurh VII«*«* ta- 
lentis et delegatum erre ab eis <)»«« supra nominavinutx 
viris in manax cuiusdam nobilis viri Regingeri 
sciiicet de Rieda tsodendum vice eorwm ad prrfatum mo- 
nasteriuo*. Qaod et factum ert super reliqwras s*»cxor»m illo allatas, 
eandem traditioncm Ascuino prenominato ap|>?,>bante 
et venerabili Heinrico abbate una cum pxrfato co¬ 
mité suscipiente, istis testibus per aurem adtractjs: 

UUcrinhardo germano predicti Regingeri, Heriman- 
no de Sazzowa, Ôdalnco de Suuarihgm, Elbui- 
no et filiis ei*x Rôdigcro et Reginberto de Alsa. Adal- 
herto et Heinrico de Salxpwrol, Ludewico de UUetzinU- 
brunnan. (Xr. S-LI.I 

Omnibus Chrü/i fidelibws notuw sit, qwed qw/dam nomine Gundaker 
trodids/ predium suum ap»d UUaltingin situm per manum 
Chônonis de Engilhaltingin ad altare xaneti Pétri 
m alirnoniam delegandum fra/ribux ibidem Deo servicntibwx. 

Oua«t traditioncm idem Chôno fideliter implcvi/, autan- 
te demino Heinrico ablm/e, in presenria comitis Ge¬ 
behardi de Burchusin. Huiwx rci testes sunt: 

Meginhardwx et nepotes ei«x Werinhardwx et Pabo de 


Tlfiafll 

Fûdrnpruntt 
Ypoliti VKUM 
vinee du* 


Ri ncheun 
htoidlngs* 
P«««»d*rf 

• predium ad 
Etnil Ml 
mont». 


htiilcEmn 


Idcnc, Heriman de Pmzgovve, Heinrico/ de Ste- 
uiningîn. Otto, Dietmarvs de Rute. (Xr.&l-I.i 

Wolfraiwnin/ de D(»nn|i^Kh fili tu Hcinrici comitu de Scowinhurch 
tr^didit ad altare ta*ai Ptettv possessiones a V colon is pos- 

5 se^sas, • *) mo1endinu«v ctia^ iuxta fluviu/w Trciaima, vincas q**}*/ 
duas, quarumv un.i tnte^rç af dim/w«ionia t alt//a dtmidiç, XXX* 
innup/r inancipia in cottidianu/wi servitiuw, excepto uno 
tholdo ililvrtuw cjic volcbat, 4 ) ea c**ditione int/rpostta, 
ut (|r«t«idiu ipse in expeditionc Icrosolomitica exularct.*) cunc- 
10 ta hçc supro nominata in u*us fra/rarm ccdercnt, datis tantum 
duobx/ talentis p r* redeiMptionc vincaruiw cuida«i Rapotnm qui eaa 
in bencficio acceptât. (Jw^d si in eade«r q#/« pnpfectus pwegrinatio- 
ne vita m t/rminaverit, p/rpetuo iure pr/tiominato altario 
seivientibiir/ sUbiliantur ; si ver* sanus et iivcolomis rev/rsux fuerit, 

15 in priotcm statuai usq uf ad obitu«r eisi sic placuerit, redeant, p4 ut ex- 
ccMsum ver* ut supra diffinittiMi trt perpétua stabilitate in ca qma tra- 
dita %unt r^ditionc tirma us»tj«r ii» srCiflwm firrdurcnt. Hui#jce traditi- 
onis isti tunt testes: Heriman de Ptm^ouua, ChAnrat de Cha- 
lhemin,*) Wolfram de Offinuanch et due cognatus Wolfram de 
20 Herpholtisheiman, Uolkolt senior de Ascouua, Heinrich 

cognom/ffto coph. itc#r Heinrich Sueuus f Adalraw etcxmi (rater Ôdal- 
nch de Tunstat, Ûdalrich de Salzpurch, Hartuuich. {îfr. 

Ontfvibii/ Chr#//i fidelibji/ notu« sit, q«**J qmdàm ministerialis s **ai Rôd 
brrti hgcîolffvs nomine et uxor ci m Mathilt tradiden»»/ 

25 prrdia sua, q *f talibus nominibux prrnovninantir: Rinkheiiw 
Perhtcdttin, ad Pûsendorf dimidianv hûban. aqn«»m 
ap«ij Halle et. #T j Et cumi ipse vcllet ire HierosolimaMv, et ilia 
vcllet se «Ntv/rti ad meliorenv vita^, in manus Mcgîngo- 
dt ministerialis sanai Kôdbrrti de Engithalmingen 
30 ca rationc, ut ipse traderct sup er altare %onai PetW manu 
potestativa, ubi monachi dejjunt Quant traditioncw •) 
ipse postea eu*, investitura astantibeu testibw/ couple vit: 

Liutwino castcllano. Pili^rimo de Trubinbach, 

Xankero de Chremise, lia bu, Gotscak h, Heinrich, 

35 IVrhttolds Purchart de Salzpurch. (Xr. SM.) 

Nov//int otnnrs, q<t.<i quidann Tiawhu Prrhtoldnr de Matichoucn 
dédit prrdiuw üuuw i n eode«r loco situm sup er ait art s nucti Pctri 
in usumt frj/rum Dro inibi servientiuw. Cui us rei teste» %unt: 

Rôdprrht, Altolf. P//-htholt f Dictroar, P/^htcrc, Ôdalnh 


40 


45 


* SeJ huk tradition! qv/daot de familia s anai RodWrti n*»»v.W Vji- 
boto importune ccp// 4*»«tradiccrc // idem pmliu*# \\er a(i^*-o # # .* 
teoipus iaiuste sibimet vemlieav//. Post modi* ••••* 
eu m ver* teotp tu munusculo a monachis acecpto pla- **J-V ### » 
eatus, ut fiima stabil// foret pr/dicta traditio, •••• •••• 

altare %anai Pctrr iwposita manu omnea reiwvasionis *•% 
materiawf intrrdixit. Cuiw/ rei testes p er aurew adtrac- ***• 
ti sunt: Megingor, Gotsealch. Gotscalch, Lan- 
toîdvs, cives n^/m, Dierricvs studigtl, Otto latinus. 


•l a e»t tâtent. *t Àprè* d* on • Unr«« \km\ •) V#ir ci le» expltcaiion» «SigneM de renvoi» •) Coruge. ê .i êt eu»u- «c uoavt »ur «n ei de pÿr «n moi* i ei e»« 

■n Mgue de cerfecUon • Lee deux h »ont •u*ctk» r J Sn marge quelque» mets »em coenplété» p«r une nuire main. e« ei Et cum te treuve aur un grattage •> Prinifiveutefit en avia éc#q eeJdiMnMti 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 


























.. '-anras 




wm* 


, - 



ItITV 7 

_ dilJcV’s iii qjru fcÿ pccîf LurCinn epc. iiloîp fi(u> fiio.«oubli afti alcr ripe cmihcy ftlv xbj&Ao, fiipmab; copy* fucccf - 
fUtuv çycniAfAcrfy&tjnoM ^gaiiir.Qiiu/r uuvfin jccti <ti agr credunur fukùa nrt toitgna Qliflznbitf f&dtbcm./clroai- 
[O; nof arJtât nhcrme cjuetrrt.f mianT jhx? dcfafux * ti|: amwimftnrnoê Unie «moite ^cijnie j>aiWr^i- 

I etre Jeh r .luAuird tjs tudnlr art cûtrrvtmrl <rmja jnpfc Jmuierr. aaf nuVt mtVa ci’crtur atnp(à^^&crcv^r. pi crm 

** ^ ^itîip r fuccrdmou i|«r"paoif^panuraff pxOm aitr rrpe m Utkm Kr &^aw« *ÆruÆnciï ajpoiVtnji/«jf.itvn/k finwp j 

n - T -^ ptWiA aapjnrrlwé iufceytm. 05 «î- apto jmalrf fe mbtii urc laneWf atirVnatr.prti<jfr aiîf^; fucceÆouiv aiAutans 
pr pagril ^rrrulm! icgnvL tubbxr rm Lkrut a- nuanmn u fi.A^ G <*• aitgnini pacr uiMicj tpâ p«rtif de tjrtucna../tuliànX moroi' J 
apwi fblf caftnî frert^. etntyt* <pt^ Gj(umpnjab.utr tn Wif ^tllriny krej/ana.^ uniui^i.’ tjuib; tiuiffhn j»in£ ocfflùnf («uiiarumcip f 
otwn rternao? *b etfiacvivofr -'ffimum. fl (Pay de al Iqrêr. y uffîtf ir xAa al&C hiajdàf îv f® maj-nru’Aono dribauiet fxJbljlfufl 
yhenguicefde {tmC WnltnK»if if anaim. T>anc pa« Ltuijtitr a^ricf iôiat «. ZelbeC Cnu> W ir&ppfp&p ^aftnanyTtnfemn 
SrLJrt&cbûuutlkif. fleanfdeihuuiel AtatC ^'| ton p.ict <pi u!<^if ic nou0 fidbv ohiwuj? »pf ciupnubc 

S«niVrfin'W<U»« gtuu fiac/auin unniiitf «jt. U«^<>n< {nfomilTOnmmi AtrfGAinokr 

£>ilmc’pnov fMadlhpè’brMjG"LLStt 




¥ï, 

M 

.V 




eçzcrUô.|^cc btxa. mvp fi’ n 


nouu 








a m iren^rw it pratrlw cmju cjur calupnwtur^i' 

; . fX'Wim»jlana WTuth?^ nj: W»"' 7% mcpnfm,mtr£ 

-Uû« mnunu-jLtt.ttnd., ffaCeUf ^««L-Wur 

MMiWk WiUulfi/.fcniWmJ,.« 7 %® 

.. m ^«nnu ^ ^ ^ 

^ r^" 1 ' ^^SrJSSfâ 


* -wn- ‘ v - wul 

| V ^ naÜu, 7 Lc^, 

_ . w* o* ^ C i *• L* ■ ■ *li ^411 1 



; .V lofjliV^ucaf <tr<Jfca»f35»m «<(! , -^ 

" * t 1^5 ttu> CCI TtrCmo^âaFJtno. M.<»uayp««r‘VW.fp»ftn ’i>.ftnpjrotnwJJ® 




A. D. 1162 . — Document de l’évèque Landric de Lausanne. 

KrtUturg tSuiHMil. Archives cantonales: Abtiaye de lUutcrive, 1,6. 


.r*- . ' i ; ‘ 

• *• 

, ► » • • « • • * •_ • • ■ • 
♦♦ • ••_/♦•, ■•••«• 
\ • • « • • •• 4 , •*, » , •*•* 

•• • • «M • 4 *»••*♦• M « 












Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







Original from 

UNIVE RSITY OF CALIFORNIA 





































A. D. 1162 . — Document de l'évêque l.andrlc de Lausanne. 

Fribourg (Suiwc), Awhi*c* cmiomIm : Abbaye «le llauterWc, I, A. 


R egeste : L’évêque I .and rie de l^usanne prend sous sa protection et celle de scs successeurs le monastère cistercien de Hauterive (Alta Ripa, Altenryf) et scs biens; il 
confirme au monastère ta dîme de toutes ses cultures et de tous les fonds servant à son entretien. De plus, il reconnaît : I* la convention passée par le monastère avec 
Pierre de Gruyère et sa mère Juliana au sujet des donations de Guillaume de Glâne, et approuvée par Agnès, sœur de Pierre; 2 * la convention passée avec Ulric de Neuchâtel 
au sujet des donations de son père Radulf et de Guillaume de Glâne, et approuvée par son épouse Bcrta; 3 * la convention passée avec le comte Radulf de Gruyère au sujet 
des donations de Guillaume de Glâne et que son épouse Agnès, ses fils Guillaume, Pierre, Amédée et sa fille Agathe ont confirmée entre les rnains de l'abbé Poncius; enfin, 
il confirme les dîmes qu’Ulnc de Neuchâtel avait accordées au monastère à l'occasion de la translation des restes de Guillaume de Glâne. 1162 . Imprimé dans le Mémorial de 
Fribourg, t. III, Fribourg 1856 , 65 , N* VIII; regeste dans B. Hidbcr, Sdtweizerisdtes Urkundenregister, vol. Il, Berne 1877 , 174 , N* 2117 . Parchemin. Grandeur : 30 X 24 cm. 
Au verso on lit, d'une main ancienne : De laudatione donorum Wtllelmi de Glana. Une main plus récente a ajouté : Protection de f évesque Landricus, et laudation de plusieurs 
parents de Guillaume de Glane, nôtre fondateur . Le sceau est perdu, il n’y a plus que les cordons qui le maintenaient. Sur les Indications contenues dans la Date voir les 
explications à propos de la table pascale, pl. 70 . 


Minuteule carolingienne du XII* siiclc. L'écriture correspond en général A celle de» 
livre» de l'époque, en quelques détails pourtant clic est influencée par récriture des documenta im¬ 
périaux et pontificaux; voix, par exemple, t'ornementatxHi de l's long et U forme du ivrud comme 
signe d'abréviation, qui se rencontre parfois (t. 3). Les lettres sont bien formées. Leurs traits tout 
encore ronds, quelques-uns ont pourtant nue tendance aux formes angulaires, voir, par exemple, 
a, • • ligne 6 A la première ligne le nom de Lévéque a quelques lettres allongée*, empruntées partie 
à l'alphabet majuscule, partie A l'alphabet minuscule. 

Lettres isolées. Le trait de droite de l'a est parfois très haut et monte bien au-dessus du 
trait de gauche JH/éna tmmfirmmmn*, décimai, 7); au lieu de se on a 9 ou t (1. 25). «1 est tintât droit, 
tantôt rond {1. 2). a est ouvert en ban; le trait thial est hnnsontal et ondulé (s) La panse de l h 
descend un peu au dessous de la ligne 9; /Av, 19). Sur 11 double on a des traits et le second I 

est allongé et descend au-dc*i-ou* de la ligne (19. ai); souvent aussi après ai n a et après d'autres 
lettres K est allongé !#**«#»*#, «mwiValUi, I; tHUtdmttue», Marie, sués, 5 ; décidés, 7 . tm mi mm, fi . â'<m<v*Wm/. 10; 
imputé H, rêne, 1*; wmntminû, 24); pourtant en d autres passages, après ces lettres, I a la forme ordinaire 
f#MMt«r7/rufems, Jh Le trait d'épaule de l r est |«omtu (1); souvent r est long et descend au-dessous 
de la ligne (*w/rr, 7; At<rrrt> 9); après u, r prend la forme ronde (1. j. 3) Souvent • à la fin de* mots 
«ut rond sfivv*#*/, 7), le plus souvent pourtant il est long) une fois aussi, isolé (abréviation 

pour rit fi, U est rond 4); quelquefois l's rund est suscrit à la fin de» mots (t. II. i*, v ; souvent la long 
porte en haut un trad d'ornementation dans le genre des documents impériaux et pontificaux Urtditie, 3; 
/nHmrmmUs, 3). Après c, I est long et a un trait dornementation (47 ##*, i; «*.**#**/ 4); c’est un vestige 
de l'anoenne ligature et. A remarquer le W dans les noms propres (l*. 13). 

Abréviations. On rctrousc ici tous les éléments êtes méthodes antérieures d'abréviations: 
1* Abréviations par suapension. Le «gle P, placé entre deux points, marque le nom du destinataire 
du document Pan.w (1. 4. 17). Au Leu de A*/ et de p* on a b; et q; (1. 4. 5); pourtant pour fut 


on a aussi q, avec un trait, qui souvent coupe obliquement la queue de U lettre (1.5). Voir aussi 
*1 = W (3). A la fin des mot» et des syllabes ni est rein placé par une barre (11). 

2* Abréviations par contraction (t). On notera que tf*u*fne est abrégé en epe : r est pour la 
dernière lettre », c'est IA un vestige de l’ancienne abréviation grecque. A remarquer aussi Tabré- 
viation de Ckrist», Ch rut* (a. 4) 

3* Abréviations par lettres suscritcs (4.5) 

4» Abréviations par signes spéciaux. Voir les signes pour #♦*» Çmj*S*h*me w 2), pour tt (enfeW, 7; 
dIh). pour rw*t (earwmfue, a), pour ur , a/**#/«Âa£*«/irr; fi), pour mi I4èf*#i#/, a), pour rr (rente*- 
*Ui. 1 ; .<xtft 

5* Abréviations particulières de certain» mots Voir les abréviations en connexion avec les 
lettres p et % (a 4 h ai); v«>ir en outre I abréviation poux ijfitur 123. 25). 

Comme signe commun d'abréviation on a d'ordinaire un trait horiaontal ondulé; parfois pour- 
tant, en particulier pour les lettres à hastes supérieures, on a un petit trait oblique 1/)#?, iMrm t 1; 
fdutmr*iis % 3; tente, $; Mmnuet, 9)» et «le temps en temps on rencontre un nœud y/rntrihêe, l, 4). 

A noter la ligature de lignes 10, 17 (voir pl. ?fib et fi*)- On ne trouve l'ancienne forme de 
ligature pour tt que dans l'abréviation pour #*#•»«• 16 7). — On rencontre parfois les liaisons de 
boucles; voir, par exemple, Hen^nèeti, 10; d u. Voir aussi la liaison de pp (4 3) et de hh 9. i7)l 

La séparation des mots est à peu près parfaite. Comme signe de ponctuation tant 
pour la grande que pour ka |H*t«<c pause on a un point (a. 3) Au début de nouveaux paragraphes 
on a un signe de paragraphe (11 14. 15. 21) ou bien une lettre en saillie et renforcée (7. 23 26). Les 
nouvelles phrases commencent par une grande lettre. Les noms propres commencent soit pwr une 
grande soit per une petite lettre (fi. 9. to). 

A la fin des lignes un simple trait d union (1. 2. 3). 


to 


15 


>5 


LAXPRtrv* ft#i gr«i/#a s«i»»crç çrcWç l.au*ânn#i*/#/ C[ùu*f*s, dilecto film suo Vemeta, *) vetvrabili abb«*i Altc Ripe om*ib*/q*# fra/nb*# Hk« 1 #w fVo s#rv>cntih*/ eor«r*»q*# succès- 
sorith#/ |vrpctua pace et <v*«oUtuinc gaud/rc. Quia Ch ritti vices in eccb/is fl#i *g##e credunur. subdit» n*r/vta bemgna solticitudine p rtcirc debem*/, et de ovl- 
h*/ nofc# crédit» n**# honore** quercTC, in eartu# poti*/ dcfcnsio»c atq eu amminiatratioae labnrtm #»**cnit *u*rtp#rc. Illis tams* p##cipue pastoral*/ p#v»pt~ 
cere débet aurtortta» q ni, s«tf nichil Ch rût* can»/ estimantes, om«ia pr» ipso dimiserc. atq*# midi nuda*» ei*/ cruce** amplccti pr.qoatiere- Kapnopt/r, !',***, fili k*r#>#/me, pacem 
tu»M otnaïuaiqae succèdent lu* qa/cteav pat/nie pr#curantes fcrU'am Alte Ripe in honore*# Uu/c IVi genit##c;s Waxie oM*vtructa« ctiai omaibau *p^»emliciis suis in twra n^/rroraa*qa# 
successoral* pr^videntia atqa# pMecttoae auurcpimaa 0*#«l et/aar spa//#hca gen#ral»1/r k r*r/n ordinl v</fro sanctituai c*t auctoritate, #/ nos t èM tuiaq*# succesaorib«* auctontatis 
n^x/re pagina Awfirmaniay, décimas videlicet totia/ laboris ac nutr/menti v##/ri. Ad )w clAtai asnignam*/ pace*» videlic#f qua«« l'etrus de Gmiena et luliana mat#r cia* 
apod Kons ca«<ru*v feceraat, omniu*# quç calumpniabant«r in don» Wülelmi de Glana. #r nniv/rsor*«* quiba# investit! eratia; /••aresaionci# laudationc«*q»# sine 
omni retentioae ab «iv factaw voN# ( v*thmamai T##^#î Magna* de AkteM, tt U>h,maes de Tcla, abba/rs Ricardus de s**cn> Martino. Cono de Stauaiel. Radulfus de Ro¬ 
ta. Akl* et llenguiccB de Fona, Wdencus de Cortiun flanc pace*# laudavit Agnes surov chu Testes: C'omi de Seniors, p#*#hs*r. Rairrundi*/ de Orwiieits. 

Vldrsc*#/ de Scuudlens. Petrus de Stauaiel, cWicusu — Item pace*#, qua*# UUlric*/ de Novo Castro omniuwqn# que calua*pnUl»tar in demis Radulfi jatri» ^ui 
doniaqAâ# prrfatl Wilelmi de Glana ferit, et ctiam univ/rsorn** q**bi#/ Investiti eratis, •vwcessionc*# atq*# laudatione*# sine otnm vetentione ab rts facta** vobis 

o-wlirmam*/ T tjfte : Wilcnce# prior Pativniaci. Uldrit eu de Fons, tt GiroUlua de Laussnisa, canonici. Wilene*# de Cortiun. Cono de Stauaiel. Ramaldus de ,'***, 

Corcclles — Hec ipaa Uerta, uxor eus#, apud Novua# Castre** laudavit atq*# donavit Testes: Haimu, abliea »le Marcer». Gislcmarus de Asnen» Wi- * *, 

ben*/ de Rluoiio. Otto de Pat#rniaco. — Item pacem qua«# Radulfus cornes de Gruteria in arenario de Pratetlia om*viu*« que calu[m]pnubat*r in donis 
sepetatl Witelmi de Glana fer#/; #**cessione«# quoq*# atq*# laudatione** univ/rsor»** q**b tt / investit» #/ q«#lih#/ nW» eratis tenentes, sine omni retentkme 
prv manu*# tvorram in manu Venté* ablt«rts in die feato se*c/e I.U09 facta*# vutW# ##^ftfmamw/ T utesi loh«i**es, abbas de Tela. Vuluricus. prfot de Alcrcst Cono de Mc- 
riaco. monac*# de Tela. Wlbert*# de Wisternens, canonic*/. Radulfus, cterku# de Curtili. Radulfus, clérical/ de Supnspetra Conrad*#/ de Pcl^ia Wdcnc*# itc 
Cortiun. liée omnia eode*# nW# Annes, uxor pr#dicti conutis, et filti ei*/ Wiklm*/, Pctr*r, Amedeus. filiaq*# Agstha, apud Grueru** in manu Poncii 
abtm/is «tona^eiunt atq*# l*udaver»*t T«m: Martin*/, prior de Marecas. Radulfus et Godefrid*##. (rater ci*#, de Ponte. WÜtnCj» et Cono, fili*/ ci*#, de Cov- 
tiuu Radulfus maior de Huila Nsmtelm*#, mi-nacu* de PaUmiaro — Asûgnsni*# ctiam omne** décima** de laborib*/ propriis. q***r p/vdict*# UU 
dric*# de Novo Castro in translationc sepefati Wilklmi de Glana, presentiti*/ monachis atqn# nniversU, »i>1te*rpoit#r d«mavit T#//##: Borcardus de 
fihtmtaco. Cono dal Dongion. Ramakius et Ricardus. fraief ei*/. Petrus, minister de Arcunci. He< #g«mrr et q«#cu*qâ*r aurtore Lho eccb/ra Alte Ripe 
poAsjdct n**c vel in poster u** légitimé po*»e*Mira Cet. sub iwrn succestor*i*q*# ruiiror*** mummini» clipco pr^egenda atq*# #*«*crvattda p#/petuo dec#mim*# Si 
t|*« fgtfar ^ccWiSMtua s#c*larinve pr/s<ma f ) sciens hanc decreti pagina** ^ccl##*^ v#*/re e//c defensatnee**. q*j{ pta*r exinde au ferre v#l minucrc pp#su**pserit, anathema- 
tis gladio feri it*#, usipi# du** satisfactione k ,v#grua atq*# jienitentia veniatn conscq**itur, Actuin tollempiut/r anno ab iocarnauo*e Domini 
mil estmo centeumo sexagesimo U., concurrente VIL, cpacta IU., régnante Fndenco imp//*.vrc. 


• • • • 

♦Va 

♦♦•• 


•••• 
♦♦• • 


•j V* 4 r ligne 19 *j Corrigé. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 












4 


. § . ' — # .. r - 

j nctprifcr ptrntf «ccfcftwtfy r 




' 

ftwifwftlnj cdÀnciifif* dc^p vco m 
Lmmiui arufino Cqnctire tpwïü 
T r x n f l x r - 0 . 



r/r 


r «ut 

^tawrtflV 
nbuwtmtwnt 
utl WÿWtulnuîwJirr 
. ^twiakf tiutthtf^puttt 
rtdufnufaMmntl 
iwulnjtitttf* <jiu» 
ntft Wmtttdofcjiiwtt^ 
dfffWWttFJJWffliJ 


^rotfyjqpajNimt 4 

ahmtmwitnftMU antm^u'm 
1utma<H ; mçtu>tiK\vttpn? ihi 

dâiham Itÿrtm * qm utrtmit j 

tritW *v»elmt£ c<ûrwn<tl imû» ■ 
ftmmt münytoxr m hrmm 
«mm* C tukàiMmrnmtn 
<tmiî tuchif- mi tumm ttrtî vjefln 
mm .wuitufjvttr- i'Wutunwtn, 
qtuviitiunL» m\to,yu<mm\r 
Axypvt v\ 

tt m< ttrw', ttimufc <* tmp** 
trouva mtmmCmwC uiu Un 
mwmwni'* ' " ‘ * *' 


/ 


0 


lûtttttev iVttfittmqP 
tî ^K]ulu|iu* At*li« mrttnrrunur 

llütn 

<rcit 4lk]tuti»i> <fîtn<tmW' 
in r<f<W4ttt»«RÿntH»tr dmflir 

^In’lt^niiim fT4|^' tmditçptÇ 

j v dmtnt tttr^ 

«ttuthmrmHoW^ 


i* 


30 


(Itu* nt jttw ' 4tv< Awr 


Avanmu tnduim p^twn 

dmfhnr* a iluUrw mi 
(V pdhfVfriwïlni^ 

tn<îu»tr. «r.i^u^ 4 nnema' tiim^ 
Vu$r Umj*. mftntttn tvpftfr' 



▼ r t fTrpr r | rrrtr 

♦V fWtÛttOKftr, 
itjnrmrann»^ •* >rv - 

r*r4m ivmtm' 

Wvi«6wiw 4tfh|*lwt<» rwltunrf* 

• 9 

• ••••« • • _ • • • J( 




;.!i * * • • . !• 


A. D. 1191. — Eusebius-Rufinus. Minuscule gothique. 

Trfve*. DombibUothek, Cod. ijj. fol. a*. 


Digitized by Original from 

TY OF CALIFORNIA UNIVERSITY OF CALIFORNIA 












































A. D. 1191. — Eusebius-Rufinus. Minuscule gothique. 

Trêves, Dombibliothck. Codex 133, fol. a*. 


P rologue de Rufinus à sa traduction latine de l’histoire ecclésiastique d’Eusèbe. Le Codex est en parchemin. Grandeur : 36 X 25,5 cm. 

Il appartenait autrefois au monastère de S. Mathias de Trêves; sur le premier feuillet on lit : Codex sancti Eucharii sanctique Mathie 
apostoli Treverensis. Sur le dernier feuillet, fol. 141, se trouve la souscription ; Anno ab incarnatione Domini millesimo centesimo LXXXX™ 
/• scriptus est hic liber ab Isenbardo diacono, labore Theoderici sacerdotis. temporibus domni Godefridi abbatis, ad honorem sanctorum 
apostolorum lohannis et Mathie et sanctorum con/essorum atque pontificum Eucharii, Valerii, Materni atque Agricii, et omnium sanctorum. 
Quem si quis de ecclesia vel furto vel vi subtraxerit, anathemati subiaceat, donec ablatum restituât. Amen, fiat, fiat. Voir le texte dans 
Migne, Patrologia latina. t. 21, col. 462. 


Minuscule gothique. Les caractéristiques de cette écriture sont les 
formes pointues et angulaires des lettres, La minuscule gothique se développa 
au cours du XII® siècle, vers le même temps où, en architecture, Tare rond fit 
place à l'ogive. Peu à peu elle remplaça partout la ronde carolingienne. Au 
XV® siècle les Humanistes revinrent à l'écriture ronde, et donnèrent à l'écriture 
pointue (comme d'ailleurs au style ogival) le nom de gothique, c'est-à-dire de 
barbare. Cette écriture, d'ailleurs, n*a aucun rapport avec les anciens Goths. Plus 
tard on l'appela aussi écriture allemande, mais à tort, car elle se répandit en 
même temps, et même plus tôt, en France. Notre Fac-similé représente l'écriture 
gothique déjà fort développée. Les lettres sont plus hautes que larges, et elles 
sont plus serrées que dans récriture carolingienne. Les traits princi|*aux sont 
épais, les traits secondaires au contraire sont fins. Beaucoup de lettres ont de 
petits traits au commencement et à la fin, qui forment angle avec les traits 
principaux ; voir, par exemple c, e, h, I. m. a, r, t, u (I, à. 9 13. 14. 15). Les traits 
ronds de h, c, d, e, g, h. o, p, q sont changés en des traits droits qui forment 
des angles de dimensions diverses. L'écriture rappelle l’écriture lombardique 
caractérisée par les formes angulaires et, dans sa dernière évolution, par des 
traits finaux allongés de certaines lettres (voir pl. 68 et 75). 

Les quatre lignes du titre et les trois lignes & côté de l'initiale sont écrites 
en rouge. Le texte commence par une grande initiale, artistique, et dans laquelle 
on a employé le rouge, le jaune et le vert. 

Lettres isolées. Le trait de droite de la est fort et passe bien au- 
dessus de l'arc de gauche; cet arc est petit ( 1 , it. ta); a«» ne se trouve pas, à sa 
place on a d'ordinaire e ou bien souvent aussi l'ç cédillé (I, i.a; II, 1.4.5. 17*3*9)- 
d a tantôt la forme droite tantôt la forme ronde (I, 8.10. u. 15.16); dans la forme 
ronde, le trait principal est très petit et brisé, il dépasse à peine la ligue su¬ 
périeure des lettres brèves (II, a6. a;. 19. 33). Ial languette de l'e est très fine et 
tournée obliquement vers le haut (I, 8. 9). f ne dépasse la ligne qu'en haut (II, 1). 


Voir la forme de g (II, a). La panse de l'h se termine par tin trait fin, tourné 
en dedans et dépassant la ligne en dessous (II, 6). Lï double a des traits et le 
second i se prolonge au-dessous de la ligne (I, a; II, 1. 5 15). Souvent n et u 
sont à peine distincts l'un de l'autre (nAr imminent I.9), u est en forme de losange 
(I, 8. io. 11). r après o a la forme ronde aussi bien que la forme ordinaire (I, 7. 
8 11.18. ao). A la fin des mots s est parfois nmd, la plupart du temps pourtant 
il est long; à la fin des mots l's rond est quelquefois suscrit en forme allongée 
(I, 9. 11. 13. 14. 17. ao; II, a. 32); dans le nom propre KujMhs (II, 7) on trouve un 
s rond au milieu du mot; I'* long ne dépasse la ligne qu'en-dessus (II, l a). La 
barre du t est très forte et longue; la hampe n'est pas recourbée en l>as, mais 
droite (I, 8. 10); dans les liaisons a et st t est long (II, 10). Le premier jambage 
de 11 n'est pas recourbé en bas, mais droit et a une ligne de fuite oblique; de 
là vient que Tu ressemble à deux l mis côte à côte (I f 8. 9). J descend bas au- 
dessous de la ligne et porte un point (II, 6. aa). 

Les signes d’abréviation ont aussi d'ordinaire des formes anguleuses. 
Le signe commun d'abréviation se compose d'ordinaire d’une barre petite, forte, 
et d’un trait fin et oblique (IL 1. a); quelquefois pourtant on a un trait oblique, 
recourbé, en forme de grande virgule, il s’emploie après les lettres longues i et 1 
(II, 1.6.17, ai. aa. 26). er est remplacé par un trait vertical, ondulé dans IL 16. 33, 
par l'autre signe ordinaire en II, 30. Au-dessus de et (= eue) on a deux traits 
verticaux ondulés (II 9 27). 

On a en ligature et (II, 9), si ( 1 ,19). *r (I, a; II, ta), us (I, 4). et les lettres 
de la particule et ( 1 , ao; II, 14). La plupart du temps les lettres au moyen de leur 
trait initial ou final sont reliées les unes aux autres; g et t en particulier sont 
unis étroitement aux lettres voisines ( 1 ,10. 16; II, y 11). 

Comme signe de ponctuation aussi bien pour la grande que pour la 
petite pause on a un point placé à mi-hauteur ( 1 ,11.13.15). Voir le signe d'inter¬ 
rogation (II, 30). 

Un simple trait d'union à la fin des lignes ( 11,4 5. 6). 


Incipit liber pr/mus eccbWasticç hi¬ 
storié Evsebii Cesariensis, de grcco in 
latinum a Rufino sapiente quoda m 
translatas. 

5 Pc- 
ri- 

toru m 

dicunt esse mcdicorum, 
ubi immincrc urbibus 
10 vel regîonibe viderint 

generales morbos, previde- 
re aliqrwd medicandi, vel 
poculi g«: n us quo pmnu- 

niti homines ab immi- 
15 nenti défendante prricolo. 
yuod tu, venerande pater 
Chromati. mcdicinc exequens 
genus, tempore quo diruptis 
Italiç daustris a Thalarico») du- 
ao ce Gothorujw, se pestis et morbus*) 
infucit, et agnos*), a r monta, viros 
longe latcqe vastavit, pop*lis Ubi 


a Dro cowmissi* feralis exitii aliqn«id 
remédia** querens, p tr q«*d egre m/#tes, 
ab imminentis mali contagione 
subtracte, mclioribe occupate stu- 
5 diis tenerente: iniungis m $k$ f ut çc- 
cl/Wasticam hystoriaj*. qua*» vir crudi- 
tissim*/ Evsebms Cesariensis greco 
scrmone conscripserat, in latinum 
verteremr; cuie lectione anime audi- 
lu entiu** victus, du»* noticia** terum gesta- 
rum avidius petit, oblivtonem 
quodawmodo malonrwr, que cemunte, 
acciprret. A quo srg* opère ciu* excusa 
re me vellew, utiqir/ mferior et impar, 

15 et qui ta«i in multis annis usu m Lit 1- 
nt sermonis amiscranr. consid/ravi, qi^ni 
n^ii absqjrs aliquo ap*/A>lice institutionis 
ordine nobis ista prrfeperis. Xam 
et cia* D.»«*/n us aliquando, esurientibus 
20 in deserto auditor*nw turhis, dixisset 

ad ape/vlos: „Datc eis vos manducare 14 , 
Phyl ppus, une ex ap*x/«»lis, intelligens, 
co magis splendescere divine vir* 
tutis insignia, si minimore* qeniwqe 
25 ministerits. explerent*r. n*** pretulit pa¬ 
nes eis apdf/idice absconditos perç,*) sed 
puerulux* ade//c clkrit. habentew qi*/‘mje 
panes et duos pisces. (Juc*r vcrccun- 
dc cxcusans adiccit: „Scd hcc quid 
30 sunt inter tantos?" Ouo magis in 

angustis opib*/ et desperatis clara fie- 
rct lW#ni potentia. Sciens rrg*» ex illis 
te dcsccnd/fc disciplinis, rccordatus 


"> Après |f on 1 us légtr gratiàge. *) Dibi Migne «A Almwuo •> Dini Migne Morèni. •) Dent Migoi : iffroi. 1 Le partie wp4ri«ur« de I*#, • et p eot effacée 


Digitized by 


Original from 














PLANCHES 

III 


• ♦ v 


• • • • ••• ,••••;! t •• t 

• •• • • ;•* •• , 

• • • «• • • * • • • • ••• • 

•• •• • • • • 


- 


Digitized by 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 


Original from 




LL N I VFRS 1 TY OF CA I I FORN l é u- 


































Il (jet- &Vtr> 

^ c 1 i 


i 

#; 


t 

- 




■ 






'VWu^vm ivgCtran «tram, Ctvuanttbuc 


jnnoamttj « jS. t*j. l»Wn-.£*c^Vu$ tt 
loN» |»r*«n cr fWnb; u« *pcû B«w Urntfem re*ti 
bAoauM mmmm nuitu miÿ* «fr mtbuUatum 
canan* V»oc t fl gur atttrtban**.cum «fan 

Mtr. quart bâttui ft-uidnctu* fut cunuafom* p 
tbt r«ahnViftram«lm tpui* LanfcAbikr twmtTM 

• ifrauAh* oHauana^r *nfc»plm* torpetr. « 
rtbom. fpaw** xbem bcmtiimnftBcnânctu 
apufc fnfftmum p»ntiA? utftUTimum AaMMbir^srâitm^ 

»y ^nub*rr. f* bfc»» ufiuli# nwtwir' ucb»7 faod&nb; u 
ifeçU* *«m» ^apatonaornurfinw* , eoo« m jUqu»<cm»lw9 Urtnt 


;.'t 'Æt 


i* 4 ,î^ ;i ÆS 

4 » •:. • -m 


i 

.7*** 


A*t V 


t 




iaî*^pt*r>wc wmnr 
un* & toâm 

UM 

'fâm prrfmc |>nuU< 5 no oot 
wt oono »flW i à^ 7flwAniDâ» tnfnngtit 
(q» vcurfitmm^MM Xj - *% n * —c 20W| w N* l« 

'^umtaai ri«ei.''*a.ïd'. 'ribtndt.sjj.J 

iJnifomjnj.Âp. tij. Anno i.pnon îr i 

tnttmilh. mute X A " ** 


1 fttbn nfby> ontflb entfiinfit/umbiau fali 
ait» portpoitns fmc(U« amttf fcr annuo ctttfti «ftnToroam 
ipâm pnkim ftunlqpo «trfvrrnamu^TUJU J «rt 


-• . \- • ** 
;•••• „••*-. ■;. A 

t - ..'-- • ' ' 

* V • i 

■v. - 


u 

&\ v| 

1 

. >v* . Tf ,i 

t * 

. 1 

M> v sï f * 

< -S*** à 

. . • V ' 

- . » 

-.■ 'V- - /*< 


- •« a;' 

sa 

r iniimm 

« t r g» •• - • " i v • 

fiTT* , 

®fcrur. 

v ' ■ # 


■BUIW'S'umton» 

une tomtu 

il 1 ^ M r 

, qtuJe .*-4*. \xtor fffrmmm pofr 
or ooarountro. aan ronron tüiuf maftnm fcmul r a&tteasu» 
tnljac fert* tta ^ gtnunarnpUm çt aïmfaa* 

«lm» uicttwu> N^tp. {bon >4*. m poummaru nn ptmrut 
mr .rjïnwf- non potfer teritmaanaro prcmiruuun iuftntrr- Cloua 

tmtiiitrp<tt.i|iui ïbtr^tmm» mmnrtNunl»f»i? n' w » ■■ *• p» i ■ 

tnxtunt quam mKnt- prptMrr- Cccnum quu quahitr cton ux«rfiutw«» bdbor y riVovi 



**1 ■ ■ i 

, r •■■'t 

■—r »y ' 

mmm» p*' m 

luotaMi T 










s? 








t xpmmt Gn^n>2ii yatag^tccffliu 







tfmcetafiîbu. 

tayvn ttg cf<*mto (îèjmitipJ<micüSjiN>r^uÇ«^® (fülÛlàviCt) nwj|o^W trcrpooid 

sàrxfnî+Aarnie 

tum <rA(ÿ#4%rfeif l^-omynCi; timum Ç>^f|nciru»^«nia^/ 

(Voi tfiar fmpB SAgAgne ^iwfpttn fit ^crjm mty '&cp*c* fùtrtT* i|K? pfnKn^rmt^.^ 
^fr'mA^tâttn trtj.Çum ^vnrmGttcmJtrîr» fintj. 

jrrjôitium ^tnu»j imytu*fi««Jôttnti tinê f 3 *** eutu0tn x 

^«mïtwjper*«anrj4înanr> t^V*û»JtS u«um tftnnfmn# mjujm*r 

rtimiÿ er ÇîrranStm iioCik AiirrwifflW tn*rï}»*i%tl0. jtaMMW# 

flSmj tfFmifttrawm .ipftcJSilt <t m<n> /«««S** mmaSW* ^tÀt’unNj ^Jmiro wn 
^utni tfr 3“ttum/n /JW*JW 

jmmîWmtW»^?! (uqumjrtwmnimyjtiam atiàirnj tffrfW ««*n tUtwiimiâ^ 
JîirtfmMtvAiirtcnAnî /«|y^pin||ri«i<*tt<w imuofiPJurr otjmun.Jltr 

mmwmi .VlmfGt nrni à^tnaiatuwnai nï^ ^ujpmfajnrfwttGr ^ucantr0^4 t y 
ttan^mo «- frn^trmmii^ n&'J'eiïmpntjï ^«rtftfm*«runrtir: Æ«ia înj flutjî*rri»nr Kt^ 
nu<* m l2«ma> ^frrtt |f»otitift«0 ^^twtiinr m UuHamSip ftrrfr»^ auffa^anfwi- ✓ 
Attcnij) mitmid/mSuin ^i»iM|5n3®^a»». 

W^înctntf A^teoÿni ^tvm» ^nmt> Vr 

rmtmno «fmuejhmttNt. tfan]frm<*_(*t»a• Jutiirnif tlKjjl«.0âuFnJ». 

V/ düffctm frn.-k»lc*ï*< 10 mfrffrtnt atnffrtnr t»rc£twtHjUfayu^*cfmmmtiefwj fffO 

t lllj WIlWI jROufItf y 

- . r v.. .. «t. 


A. D. 1203. — Registres d’innocent III. A. I). 1272. — Registres de Grégoire X. 

Rome, Archivto Vaticano, Rcgesti Vatican! 5, fol. $9. et 37, fol. iij* 


Digitized by 


Original from 

















































A. D. 1203. — Registres d’innocent III. 

Rome, Archivio Vaticano. Rcgcsti Vatican! 5. fol. 59. 


(Dans la transcription du texte, noua avona. pour cette III* Partie, imprimé en entier lea mots, qui sont abrégés dans l'original, sans recourir à des caractères italiques 
' 1 pour marquer les lettres ajoutées.) 

M oitié d une page d'un registre d'innocent III. Les plus anciens registres conservés aux archives du Vatican remontent au règne d Innocent III. (1198-1116). 

A 1 exemple des Romains, les Papes faisaient transcrire leurs lettres dans des registres spéciaux; mais tous les registres des Papes antérieurs à Innocent III. se 

I . sont perdus, il n'y a que des copies de registres de quelques-uns, de Grégoire I. et de Grégoire VII. par exemple, qui aient été conservée». D apres le P. Denifle. 
les registres d’innocent 111 . ne seraient pas les registres originaux de ce Pape, mais des copies, faites par des calhgiaphcs peu après l«nvoi des pièces originale». - ur 
les registres du Vatican, voir Gregorio Palmieri, Ad VmHtmni Artkivi Kamanorum pantifanm rtgvta manudtutia. Rome. 1S84 — Pour la date (ligne a») selon la coutume de la 
chancellerie pontificale de cette époque, on sc sert du style de l'Annonciation, d'après lequel l'année commence au 15 Mars ; de sorte que le 14 Février noa d apres notre 
façon de compter correspond au 14 Février noj ; cela ressort aussi de l’indiction et de l’année du pontificat (Innocent III. fut élu le 8 Janvier »' 9 » e» consacre le 11 Février). 
Le* deux bulles de notre page sont imprimées dans Migne, Fatralagia latin», t. 115. col. 9. 10; elles sont citées en regeste dans Potthast, Rtguta panti/cum Ramanarum, 

m m i8tt 1X36 ; une reproduction de l’initiale en couleur se trouve dans Pitra, Amalttia uauùtim», (typis Tusculanis, 1885' I, premier feuillet ; voir aussi une reproduction 

phototypique de notre page dans Denifle, Sfttimina palatagrapht* tx l'atkani takularn Ramanarum pantifimm ngittiit stlttia (Rome. 1H88 , tab. IV. C est à ce travail que nous 
avons emprunté notre Fac-similé avec la bienveillante permission du regretté P. Denifle. 


L écriture correspond à l'écriture italienne des manuscrits de cette époque : 
en général les lettres sont encore rondes, mais elles montrent quelquefois une ten¬ 
dance à la forme anguleuse (voir par ex. a, b. e, o. ligne 5. 6). 

Le copiste a indiqué k la personne chargée des rubrique» le titre du livre 
et les adresses des lettres, à droite et k gauche, en marge ; le ..rubricator*' les a 
insérés k l’encre rouge aux endroits laissés libres. L'initiale de la première bulle 
a été exécutée en couleurs (vert, rouge, bleu, blanc-grisâtre, et couleur chair) ; elle 
représente Innocent III., en habit» pontificaux, la main droite levée pour bénir, tenant 
dans la gauche une feuille de parchemin; au-dessus de sa tète se lisent les mots 
daminu* papa. A sa droite, il y a un cardinal, tenant en main un livre; au-dessus 
de sa tête on lit daminut tardinalit Jakanntt (qui n'est pas tout-à-fait visible sur notre 
Fac-similé) : c’est sans doute le cardinal Jean, du titre de Santa Maria in Via Lata, 
qui en l’année noj fut revêtu de la charge de chancelier. Aux pied» du Pape sont 
agenouillées deux petites figures, tenant dans leurs mains une feuille de parchemin, 
avec les noms de RudPfur et de Maint (les noms ne sont pas reconnaissables sur 
le Fac-similé) ; sur la feuille du premier on lit le vers : Santit patn, tutu, sucnrrt tué/. 


pttint ut U ; sur celle de l'autre : Affût mihi puliti, prttar, almt pour, kttudia. La réponse 
sc trouve sur la feuille que tient le Pape : Sic, psseri, naîtra vMt kntdktio pratit, In 
/ru* tu vite prtttntit ut auxilia ni. 

Les mots tiktr uxtui au-dessus de la page ainsi que la numérotation (XJ.IX) 
sont du XV* siècle ; de même les chiffres arabes & la marge ont été ajoutés plus 
tard. En marge, k côté de la a* lettre il y a un monogramme pour A ata km*. En 
haut, au milieu, la marge de notre feuille a été couj.ée. c’est pour cela que l'on y voit 
le chiffre du folio L de la feuille suivante. 

Lettres isolées. Pour la diphthongue ae on met presque toujours e ; on 
ne trouve qu'une fois ae. en ligature iaktertantiat, 7). Généralement s à la tin des 
mots est rond, quelquefois seulement à la fin des lignes il est long (8). Pour u 
on a presque toujours la forme ronde (2- 3) * I* forme pointue est usitée comme 
majuscule au commencement des phrases (9. 26), et dans le mot urktm (pour Rome, 14). 

A remarquer les abréviations pour les formules qui reviennent souvent (28). 

Les liaisons par boucles sont nombreuses (par ex ta, 5; *; 4 ', P*. »- 7 i /*-&)- 


Kegestormu douini Innocent U pape III. liber sextu*'i Innpit. 

J,, II;, nui priori et fratrlbu» luxta specuiu beat! Beneélcti regularem Titain servantiba». 

Inter holocausta virtutum nullum magi» est medullatum, quam quod offertur Altissimo de pingue- 
dinc caritatis. Iloc igitur attendentes, cum olim causa devotionis accessissemus ad locum soli- 
5 tudinis vestre, quem lieatus Henetl ictus sue conversionis priinordio consecravit, et invenissemus 
vos ibi secundum institutionem ipsius laudabiliter Domino famulantcs, ne pro temporal!» sustenta¬ 
tion» defectu spiritual» observantiae disciplina torperet, apostolicum vobis subsidium duximus 
impendcmlum. sperantes quod idem beatissimus Bcnedictus noxtre devotionis affectum suis mentis 
et precibus apud pi[i]ssimum Patrem et iustissimum iudicem commendabit. Vestris itaque cupientes ne- 
10 cessitatibus providcrc. sex libras usualis monete vobis et successonbus vestris de Caméra beati Petii 
singulis anni» percipiendas concessimus, donec m aliquo certo loco vobis essent utilitcr assignate; »ta- 
tuentes ut ca, que ad sustentationem vestram consuevistis percipere de monasterio Sublaccnsi. vobis 
et succcssoribus vestris propter hoc minime negarentur. Postmodum autem, cum reversi fuissemus ad 
Urliem, quosdam de fratribus vestris ad nostram prexentiam destinastis, humiliter implorantes, ut concessio- 
15 nem ipsam in aliquo certo loco dignaremur perpetuo stabilire, de quo prefatas sex librax percipere 
valeret». N«» igitur, habito fratrum nostrorum consilio et assensu, iamdictas sex libras vobis et 
succcssoribus vestris percipiendas singulis annis de annuo censu castri Porciani concedimus, et 
concessionem ipsam presenti privilegio confirmamus. Nulli ergo omnino hominum liccat hanc 
paginain nostre concessionis et constitution» infringere, vel ei ausu temerario contraire. Si qui» autem 
20 rutttta, *) us fut incursurum. Amen, Amen. Amen.*) Datum Latcrani per manuin 

Blasii, Turritani electi, VI. kalendas Martii. indictione VI., incarnation» dominice anno M* CC* II*. pon- 
tificatus veto dotnni Innocentii pape III. anno sexto. — . priori «le Oseue. 

Per tua» nobis litteras intimasti, quod W., lator presentiuin, post matrimonium cum quadam muli- 
ere contractum, cum sororc illius incestum simul ot adulterium perpetravit. et per trienmuin sorduit 
25 in hac sorde, ita quod geminam prolem ex adultéra predicta suscepit, per quod erimen devenit ad no- 

titiam vicinorum. Verum idem W., in penitent»rii nostri présent» constitutus, nimiam paupertatem ,1 allcga- 
vit, asscrcns quod non posset Ierosolimitanam provinciam visitare. Quia igitur facultatem eiu» ple- 

nius nosse potes, ipsum ad te duximus remittendum, discrétion) tue per apostolica scripta mandantes, quatinus imungas ei |>eni- 
tentiam quam videris cxpedire. Ceterum, quia qualiter cum uxorc sua de cetero habere se debeat. 

Vcorrï,* *| Voir U fan»-l« cmpl*» pt- « *1 Le» Amtn MU U mtma forme que 4«n. le» pritilèfM oriaiMWX 4a cane époque itou pl. !»|V •> Le nom e.t omi. ei remplacé per de u* pornle. 

traiu d« irâJivpoftition indiquant qti on doit Hr« minêi. 

A. D. 1272. — Registres de Grégoire X. 


•> Le» 


Rome, Archivio Vaticano, Rcgcsti Vatican! 37. fol. 115. 

M oitié d’une page du registre de Grégoire X. (1271-1276). La partie du registre k laquelle notre Fac-similé est emprunté a ceci de particulier que I écriture imite 
celle des bulles originales (voir les hastes supérieures et inférieures ondu'ées); de plus chaque bulle sc trouve accompagnée d un bref sommaire 13. 22). Les n u 
premières bulles du registre ont été écrites avant le couronnement du Pape (Grégoire X. a été élu le i« Septembre 1271 et couronné le 27 Mar* Çest 

pourquoi le Pape s'est servi pour la date de ces bulles de l’expression tutttpti a makis apastalatui affitii (20 , et le sceau ne |>orte pas encore son nom (17.I. ous emp 

c. VkÜLv .UK V—- du npW P DuMu. ,.b. XXJ , bulle «« c„i« en rc t e..e d.n. MM. t e.. N-»»,.- 

suivante on rencontre toujours dan* les registres j>ontificaux la forme gothique 
{Denifle, I. C- n. 35). — Lea sommaires en tête des lettres ainsi que les initiales 
sont à l’encre rouge. — Le chiffre du folio CXV en haut, en marge, a été ajouté 
plus tard. 


En général cette écriture a encore la forme ronde, pourtant on remarque 
fréquemment une tendance aux formes angulaires voir par ex. a. e. t, ti. ligne 3. 4». 
Dans les registres des deux dernières années de Grégoire X-, I écriture prend des 
forme* plus pointues, de sorte quelle peut passer pour gothique; dans la période 


A mon* 


lorinthienscm, latorem 


In nomine Patrls ot Filii ot Splritus sanctl. 

Kosritttriun doniini üreçorll pape dodmL 

clexle pruTtdeatnr cotidie in certa ranima. 

I # Gregorius electus cpiscopu*, servus servorum Dei. Ut archlepUcopo Cerlnlhleasl mbao pro aofocib ec- 

venerabitibus fratribus archiepiscopis et episcopis ac dilectis filiis abbatibus, prioribus Ci^tercicnsis et 
5 aliorum ordinum ac decanis. prcpositis, archidiaconis, plebanis, capitulis, exemptis et 
non exemptis, et aliis ecclesiarum prelatis ac rcctoribus, neenon hospitalis lerosohrnitaiu 
ilicic Templi nagittris, pracoptMibW et fratribus, ad quos Uttfti ;>ervenerint. 

salutem et apostolicam bcncdictionem. Cum vcncrabilem fratrem nostrum . , archieptacopom 
presentium, virum utique nobis et fratribus nostris carum ailmodum et acccptum, de cuius in* 
dustria et circumspcctione plenam in Domino fiduciara obtinemus, pro quibusdam magnis et 
arduis ecclesie Romane negociis destinemus, universitatem vestram rogandam attentius du¬ 
ximus et hortandam, vobis nichilominus presentium auctoritate mandantes, quatinus 
eidem ob reverentiam Apostolicc Scdis et nostram, cundo, morando et redeundo de securo con- 
ductu et singulis diebu* in triginta solidis Turonensibus pro suis necessariis liberaliter 
providcrc curetis. Alioquin sententiam, quam tulerit in rebelles, ratam habebimus et 
faciemus auctore Domino usque ad satisfactionem condignam inviolabilitcr observari. Nec 
miremini, quod bulla non cxpnmens nomen nostrum est appensa presentibus, que ante consé¬ 
cration^ et benedictionis no*tre sollempnia transmittuntur, quia hii qui fuerunt hactc- 
nus in Romane» electi pontitices, consueverunt in bullandis litteris ante sue consccra* 
tionts munus modurn huiusmodi obaervare. Datum VKerbii III. nonas Martii, suscepti 

a nobis apostolatus officii anno primo. Ut rtx Francic credat dlrto arcliieplscopo saper subsldlo Tern 

H. Gregorius electus episcopus. servus servorum Dei, carissimo filio . . régi Francorum illustii, salutem et îancte. 

apostolkam benedictionem Plcno quesumus intellcctu, fili carissimc verba nostra suscipias et memorie suscepta 
commendas. ut. sicut prodeunt ex intimis nostris affectibus, sic sensibus tuis instanter adhère-. 


10 


*5 


20 


Digitized by 

IINIX/FRÇITY DF TAI IFDRNIA 


Original from 

IINIVFRÇITY DF C Al IFORNIA 







r * 


t 






<|*u jL&t.. ' 

îSm trwtuii 


lo 


«B ; LIXA II c\JL.«__ 4'L, : LS ç-2., L k.c- ~UJ 

* imf kun «- mm mûmr «tpLtratuÇ jum nk? «ntpr" twmK.ur îfc pr {Jlvm^Wiem .'•jL» n*Î In <SVLntm pnSuMUwr f|^' 

l » ^•inino U. >2 ln< «2 i,, frf'' jim. «natiiuilO «.< un «mmI, Lui, "f <tr l'iïil( '•** 

mw> urtionakl.- rollîiw^ «ur an ^unm< tûj^ k* « 1^14 p^"'' L.ne'Spram* jponmK *pnj!s» ; |uL Lan -|Mm ' m» ptaf^Lr jwjLpi - ^ta»«nw< «*"- n ‘* mtu< 

<Ly»f A ^ ,T ' "*jLn «* «eeitA 4" lm nojcxtar 4^"*** pf** 14 * »kSem «"M*LUlr ^*«u ,ju.»^*«n«*p 

«f Wunn m»pjLn«f- 4'w < *‘ <e " vwu * rê^ ^ ” !“““*» '*'-‘4'™' .Lp^r tjp» »«ljrruvaj«.«n.^U« ^ * 

«à« l«*ÿmrw-^om«uo jiMrtr ^jijà . ^«* 1 » uoks »*t|p {«aer||*«L W >Uiwai . |n |«*ik L piytip,j|puui«*K» *• **>• ^ 

4'L «m Jjn j>cnm<mi^ |U-f «*«*» kfp- 1 ' «" * ml "«*'*• ^ 

m«W»r . ^«elum ja ivm \ /« «*vtn«- w L^ti* o» fapiL «r «a j^kne*-. 4. («1 *Wumi^ )*“K j *'^**^' *J^*’**B 

' • «JP •*• «•" p-r» .«• »« Culture C«mn ^u«t fvu«r*< V GJ'jFTj*. X.. ^V-’i-^jP- " *^' T '!■ •** V. m I , —*** '•'* ' Jr ‘ ^ 

1* « fl « -**«**. 

t*m un*n> ^^ilfnrm|Uirv mrt^ ri,\n> .\\inn ouït wM». <w'‘ v * n * n> ■ •«**»•« wW -mM+4* r ^ 


6W&VI4 ****** ■UHM 

• ®"pn awtf wum I 


im • liai 


•5 


, !|* , '^ <l |* |Lt. \itti»B« «man un» <wr> «^enStn^ jiu^.lVirM fnn!t^»\tnn'.Cmn Se T-mnmf.~'* rnt *Ç' •* 4 nn 

(««•• f-r ’ >| *r ** Tf*** «J» '4" Lr Auf^Lnate «rjrnjLn< fkip prar.O •0^* ,m 

« «n* « nutw «|w, L-j^yafttr uK «,« cjJtL- Jneee)^. nJI.,< tk fm moLnA |U^ ~)’ < * mT7 ’“ n 1 *4*f* 

]"* f ,lW J* ^ turoreni tr (e*rj 3uÿil|^ l, n j re^kn puîikrr tlunniHim. ^)««nmr «ra^ «r nulli *m.no Lmm Lmir' jrrïi*» 1 * avtt^'^Ln» 

-w^ jnM* . n jjf4 «f*r-. (L ? «UL- ««J.k ^ ,n^,n -jLm^ «u ^Jl^knan^ -n^^ 

^ rf~-^ *4*r *JU~ r ——‘ Jr L anj^S-J 7 

” pi ; |U «jü* «M| f nnutrt- tnnn^p.-fW- 1 , - < TlJ ^ p«J . 



00 

00 


A. D. 1 J 08 . — Bulle d’innocent III. Minuscule papale. 

Coir«, BiwWXIkhfn A«hlt, 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 





















00 

00 


\ 


A. D. 1208. —• Bulle d'innocent III. Minuscule papale. 


Coire, Archives épiscopelc*. 


• •• • • • »*• 


R Ojcstc : Innocent HL prend sous sa protection le cloître de S. Lucius, à Coire; il prescrit qu'on continue d’observer la règle de S. Augustin ; il coÜfijjHê h*’ postions et 

les droits du doitre et lui assure le droit de libre élection du prévôt Latran, 6 Mai 1208. La bulle a etc imprimée dans Th. Mohr, (.odex difüomaticas. colleWIon de 

documents pour servir à l’histoire de la Rhétie et de la République des Grisons. I. Coire 1848. p. 245, N* 174 ; elle est citée en regeste dans Potthast, Regesta pontificum 

Romanorum. N* 3402. Dimensions du parchemin : 34X38 cm. Notre Fac-similé est réduit. 

La date (18) ne contient que l'année du pontificat (Innocent III. a été élu le 8 Janvier 1198 et consacré le 22 Février). Plus tard une main a ajouté l’année de l'incarnation 
anno Christi MCCVIII ; plus tard encore une autre tnain a ajouté un trait, de sorte que l'on a maintenant anno Christi MCCVIlif. C’est au 6 Mai 1208 que Innocent 111. comptait 


la XI- année de son pontificat. t 

La bulle de plomb est attachée par un cordon composé de fils de soie d'une couleur passée, rose-jaune ; ce cordon traverse le parchemm par deux trous pratiqués dans 

le pli. Le recto de la bulle porte, comme d'habitude, les tètes des apôtres Pierre et Paul, entourées d'une auréole; entre les deux têtes se trouve une croix et au-dessus on a les 
lettres SPA, SPE (— Sanctus Paulus, Sanctus Petrus); le tout encerclé d'une couronne de perles; au revers, on a le nom et le titre du Pape: Innockntius PP. III. 

En bas, dans l’angle droit sur le pli on lit quelques lettres qui vraisemblablement désignent le nom du scriptor de la bulle. Peut-être laut-il lire M. de Are, nom que 

l'on rencontre aussi en d'autres bulles d'innocent III. (voir L. Delislc, I. c, plus bas, p. 32). — Sur le verso du parchemin, en haut il y a un grand C, au milieu duquel on voit 

une croix. Au bas du verso et d'une main plus récente, on a un résumé de la bulle et la date fausse de 1209. 

Sur les bulles d'innocent III. voir L. Delislc, Mémoire sur les actes d’innocent l!L (dans la Bibliothèque de LEcole des chartes, 19, 18.58, p. I); U. Diekamp, Zunt pûpstlu hen 
Urkundenwesen des XL. Xll. und der ersten HOl/te des XIII. Jahrhunderts (dans les Mitteilungen des Instituts fûr ôsterreichische Oeschichtsforschung. 3. 1882, p. 505). 


Minuscule papale. Voir les explications de U pl 80 Les hautes supérieures et inférieures 
*ont légèrement ondulées, f et » long ainsi que les ligature* n et *t «Hit ornés en haut. e et I, 
ainsi que » et t dans le* ligatures ** et tt sont fort distants I on de tautre et se trouvent réunis 
par une longue barre. Le signe commun d abréviation se compose la phipart du temps d un mrud. 
Le début des paragraphe* et «les phrases est marqué par de» initiales- Le nom du Papr au com¬ 
mencement de la bulle est en écriture allongée, la première lettre est sillonnée «le lignes blanche» j 
les hastes supérieure* de la première ligne sont allongée» d une façon extraordinaire. Les noms, qui 
se présentent au cours de la bulle, commentent par une majuscule, ou par une minuscule soit agrandi, 
soit renforcée (189 18 De même, certains autres mots commencent par une ma|ustule ou une 
minuscule renforcée, par ex fstp+tèU \i. fi+mii/imm, rtfttm, 6 m^n+rierimm (1 8), K+tftîaié, 

toits»*, utftt'U (8 9), (11). Quelque* mots commencent tantôt par une majuscule et tantôt par 

une minuscule, par ex dv*u» (8 10 ntrtù (11. 12). — La forme de cette bulle est beaucoup plu» simple 
que celle de* privilèges solennels: U première ligne n'a pas l'écriture allongée, les formules à la fui 
du contexte sont plus simples, il n y a pas les trois Amtn, de même la rota, les signatures et le Ht** 
\s%ltt* manquent ; la date aussi est plus simple (voir pt. 80 et 91). Les »im;»te* bulles de ce genre sont 
souvent désignée* au temps d'innocent UL du nom de limrrn* voir Delislc. 1 . c. p. 1?). 

Lettres isolée*. a* et q ne se présentent plua, ils sont toujours remplacés par un • simple 
(1 a. y 4 5 ); il est à remarquer que déjà le» bulles d'Alexandre UL {1159 —m&i) n’ont que la (voir 
Denifle, Sféttmin* p 15) C majuscule de la première ligne a une longue queue et par 

U ressemble au tt des siècles précédent* (voir pl. 4&. I* it» 53 L *); en d'autre» passages V a la forme 
habituelle (S. 9. ioj é a la forme ronde (t. t). Voir la forme de % i^végü, a). La boucle de h dépasse 
la ligne en'dessous k&ttsfu*», f). L'I double est surmonté de traits ; le second i est tantôt long, tantôt 
bref \jUiu r Luné, t; 2 ; Wm,6 ; quelquefois aussi Tt simple est surmonté d un trait ytmHum, 2 ; 


tAsftpt,rmtAsrmm Le dernier jambage de l ai et de la e»t trê* allongé A ta fin des mots (r al. r souvent 
décrit en bas une petite courbe vers la droite, souvent pourtant il est droit, quelquefois il a une petite 
ligne de fuite (strvut l ; /rrtmshrr*, amfrrrt, 16) L'a nmd k la fin des mots a maintes formes : 

la plupart du temps il est ouvert en bas, fort étiré et dépassant la ligne rn-dessous autant que les 
lettres longues; parfois il a ta petite forme habituelle; et quelquefois il a une forme moyenne 2 ; 

a/y T*dèhu mis, if); dans le dernier mot «te U ligne ta l'a rond est inscrit; voir la forme de l'a rund 
au commencement du mot dans icmAt, s * mi. * (I) et «Uns /#*»• <17). pourtant on doit le considérer ici 
comme majuscule Le jambage du t coupe la barre (1. a). Voir W (11), 1 (a). ) (8 A remarquer 
la forme de f (1 a) : a a dé>à la forme que nous rencontrerons plus tard «lane le codex «le Dante de 

1 année 1337 (Tab 103) , _ . É % 

Ou a les abréviations habituelles. Le signe d'abréviation dans ht* et ftt* iun point-virgule) 
est très long et dan» çm* il coupe U queue de q 1/wfoùJiM «***/. 3 ; fu**mf*^u* % $), tt »‘é* rit tout au long 
ou bien est remplacé par la note tironienne (14 ) Le signe pour «r a la forme d'un trait ondulé 
1 /ttihtr, t), Le »igne commun d'abrériatron a la forme d’un meud, mai» qoclquefai* il se compose 
d'un trait vertical ondulé (5). 

Voir les ligatures de a et *t : la barre reliant les lettres par eu haut est brisée au milieu (1 a). 
Souvent on rencontre les liaisons de boucles \<f», M, 1; f*r. érhtttm, f). On observera aussi 
le* liaisons U pp s* (a, 3)* 

La séparation des mots est désormais complète. A la fin des phrases il y a un point; ta 
séparation «les membres de phrases se marque soit par un point, soit par un point avec un trait par¬ 
dessus (1 a 3. *)• La date se termine par un point virgule (19). 

11 semble que dans cette bulle on n’ait pas fait usage de traits d'union, du moma maintenant 
on n’en trouve pas trace (y 6. 9 


Innocentius episcopus, servus servorum Del, dllectis htiis Conrado prepooito et conventui monasterii «ncti Lucii de Curia, salutem «t apoMolicam benedictionem. Oam a nobia petitur 
quod iustum e*t et honestum, tam vigor equitatis quavn ordo exigit rationis, ut id per sollicitudincm officii nostri ad debitum perdtiratur cffectum. KapfOptcr, 
dilecti in Domino filii, vtstria iu»tis postulation!bus grato concurrentes a»»ettsu, petsonas vestras cum omnibus bonis tam ecclcsiaaticis quam mundam*. que imprésentia- 
vum rationabiliter posaidetis aut in futurum iu»tts iiuhIis prestance Domino poteritis adq-ivri, sub bcati Pétri et nustra protectione suscipimus Statuentea. ut ordo canonkus 
5 qui sccundum Deum et lieatl Augustin! regulam in ecclesia veslra noscitur Institutus perpetuis ibidem temponbus inviolabilité? ol^ervetur. Pretcrea, quascumque p«>sscssioncs, queeumque 
bona idem monasteritivn tmi>re»cntiarum luste et canonice possidet aut m futurum cutieessione pontificum, largitione regum vel principum, oblatsone fidelium, seu a1i«v lu* 
tus modis largiente Domino poterit adipisci, firtna vubis vrstmque successoribus et illibata permaneant. In quibus hec propciis duximus exprimetida vocabulis: Lopum q«um, 
in quo idem munasterium situm est, cum omnibus pertinentes suis; m cWitate Curiensi hospitalc. cum omm iure ac pertinentiss suit; ecrlcsiam sancti Hylarii. uht moniales 
morantur incluse; ecclcsiam sancti Pétri «te Pradea, ecclesiam sancte Marie in Bene«lur, cum capclla ex ea |»cudcnte; capcllam sancti Antonh sec us stratam; do-no», molendina. 11- 
10 neaa, agros et prata* que habetii in civitate Curtensè; proventu*. quos habetts «te cu[n is Prade», Swemig et Lasc; in villa Vmbilico curtem unam; in Ame«les familsam, a- 

gros et prata; Malailrea curtem unam; Paisten curtem unam; Walt ram sburc curtem unam; Varin curtem urum; Flimis curtem unam; Augitne curtem unam et vinras, Trisune curtem 
unam; Escam curtem unam. cum appcnditlb suit; Vinonnc curtem unam, cum appenditiis suts; décimas curtia de Vinonna; curtem de Turring, et vmeas, et alpem de Ramoi cum pa»cu s 
suis; sscut predicta omnia iuste ac pacifice posridetis, vobri et per vos eccicrie vestre auctoritate apostobea confinmamus et presentis scripti patrocinio communimus Ot»eun- 
te vero te, nunc eiusftem loci preposîto vel tuorunn quobbet success«>rum, nullus ibi quabbet surreptionis astutU seu violentia preponatur, nisi quem fratre* commum consensu, 

15 vel corum pars consilii sanioris secundum De» timorern et beati Angustini regulam prOTiderint ebgemlum. Decernimus ergo, ut nulli oennino bominum liceat prefatum monasterium 

teroere perturbare, aut eius posae»»i>ncs auferrt. mmuere aeu quibushbe* vexatx>nibus fatigare. sed omma integra conserventur. eorum, pro quorum guhcrnatione ac sustenUtione concess* sunt 
usé bus omnimodta profutura; salva Sedis Apostohce auctoritate et diocesam episcopi canonica iustitia Si quia autem hoc attemptare presumpaerit. mdignatKmem omm|x»tcnt» Dei et 
beatorum Pétri et Pauli, apostolorum eius se noverit incuraurum Datum Laterani U nonaa Mail, 
pontificatus nostri anno undccimo 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






Où 

00 


crfmrtutî-TOC«>ana fimnAiv^ttL 


■PM 


;vnt*fcu} ^j^^bttoaH^occldirc^lJr^ 

_ _ (y i__^ __ faiym»TTOCujona ftttmttivj)c^Amur j; wyA»^^)wiit«til 

oSulnf im- uimnic^V mU1 ^^ ^ujimr Hugo n\M cuut JLîiairlifu^V^wfV.Srvf^.’Vmi twrwr 

<i^um>>tn JUnciemSa eu, {n**na> w^>At**lxme mcmottç ejtk&m àm*nâ^-m»$wi)iut^ wyg ***«• 

ry^w&dk vitoituf Çluuvu ^uiuûcar-r ^anenô jiwc v^Çm 

r Ü&jtyno iîm&t mtlfjCttcUm^ 



tnAMi 



^îw4*w*£mo*> wmen îwm faikotïïf*ot?tv urij>\t ttugo ***V„ , , 

■ tJtu^AWrajr**? ^cnAJ^ac Xaxçvç tt\<mar yttwa» ccuAw Iwuuunx ^ iuattfr^tut» t^Ir Üx^o l^V ^ct&*icri- 

im&uu^^W mûi\4lntt mutteg&jçbutr* awuvfcûntttt^o vtf (tr^ufc^ tawf \ut Intuv^mi e t*^6» itumA^w^ cclamstufl^^i^ 

vue oelitam* Jtno trotm Inno iUnttu cotlum ^<viutr£>anicn^ yli ittfh^rra&mndv tt* tmam uiotemer nauiutr» 

|1 ol màu>*Wl^|i Cnwsinstmi tuVtr^ aufiua^t^X cLu|U mW yarte ULttr £r £ Qûf (wf iwLr 4^*•* er ^ u ^ 
uulotnm ^mtulUm cm^Vm vattt Çoff(^Çum<rti ^swttAif TtuattV T^ocrltiucti\\ cmxmu*in(|nÜuf ^^nArum"- n t^G»njaliccr jfc^dlicju'tixfifr t 

gj^lin , ii iiyriigii^StMiiifl^ 

wi TtrmWtwm Uwmwr. mam 

HVSVUiUlV 4 l 4 i liqv^v«iuu %WU 4 VMW*.; -- £% *y ^ rt ^-| C 

on^ l^untç^îu». V»ù«V waf «wc- Otwnc.Awv» ®*>> «?4 Up»u ucw | 
iAnSÎ^i- Û-C^tc^nf Un *n,««n»Uc ngroumWW oiu^ta mi»M «Mar iu*j.ij>WlîMl-ial*« 

«, 1 V vZ«aK‘k£ttut* ~mcuw> voiU«<»f »»fW ^ferg. W T ^"Wn Ù' 


, mmvoiati \ndn& : 



mua 




ç> ^\^-Utt<J ; H €inna 

i taxi 



A. D. 1210. — Document de l'évèque Conrad de Constance. 

Saint-GtIL, StlftMrchiT. Urkamk-n P. P. j. B t. 


: ..î!xî V. *♦• • 

,♦*• ♦ • ••••♦•* t« » ! •• 

♦ ♦ ♦ * S • | >•' a ' ♦ • ••• 

•.•:*•.:•• •••• 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




















O 

00 


A. D. 1210. — Document de l'évêque Conrad de Constance. 

Saint-Gall, Stiftaarchiv. Documenta P. P. $. B t. 


F)cgeste : L’cvcquc Conrad de Constance déclare que le chevalier Hugo de Uiundc. bourgeois de Constance, qui avait cédé au monastère de S. Jean de Turia un domaine situé 
t\ A Langenau, pour le repos de son Ame et de celles de ses parents et pour la célébration d’une messe annuelle de Requiem, et qui ensuite avait omis, pendant de nombreuses 
années, de payer pour ce domaine le cens de 5 SOlidl, a renouvelé de concert avec ses enfants et en présence de l’évêque, la même donation. Constance, 8 avril 1210. Imprimé dans 
H. Wartmann, Urkundenbudi der Abtei Sanct (julien, 111. Saint-Gall 1882, p. 55, N" 839. Parchemin. Dimensions : 22X26 cm. A remarquer dans ta date les nombreuses indications 
chronologiques (voir pl. 70c et 83b). Les années du règne d'Otto IV. sont comptées à partir de la mort de Philippe (21 Juin 1208). Le sceau de forme ovale de l’évéque est 
bien conservé; il est attaché au parchemin par un cordon de soie décoloré. 


Ecriture gothique Comparer cetic écriture avec celle du document de Lauvanne de t année 
116*. pl. Ht Dana celle de Lausanne, en général, les lettres sont encore rondes, dans la présente Ica 
formes pointues remportent : les traits autrefois arrondit sont ta plupart du temps brué». {a et là 
seulement on rencontre encore les formes arrondies, en particulier dans le *1 rond, de même «|ue dan» 
a •* q (14 17 i&); le» lettre» sont |>tu» haute» que large», En général l'écriture répond à celle des 
manuscrits de l'époque, pourtant elle a emprunté à l'écriture des document» impériaux et pontificaux 
quelque» forme» de lettres en particulier le» ha»tc» supérieures et inférieures légèrement ondulées et 
les entrc*lacs de I f et de I » long (a. 3). Les jambages droit» ont la plupart du temps au lias une 
petite ligne de fuite oblique. Les hautes supérieures de b 4 , h I sont souvent fourchue» (3. 4* y 
Les majuscules rondes C\ K * ont le trait double 114. 16. au) ; un remarquera au»*! la forme qu'affectent 
ici certaines autres majuscules; voir en particulier A 17 16), U (a. 9), L (ai 2»), (17, tS}, T (ai). 

L r (t). Le» noms commencent tantôt par «ne lettre majuscule, tantôt par une minuscule (3.4.231. 
L'invocation du début du document a l'écriture allongée ; elle consiste en un roé’angc de capitale», 
d'onciale» et de minuscule», 

Lettres isolées, a prend trois formes : la plupart du temps il a la forme ordinaire mp»«c de 
l onciale l); souvent pourtant il a une forme dans laquelle le trait de droite a une longueur 

exceptionnelle (*^2.3; 5); uni à certaines lettre», a prend ta forme simple, tant trait penché 

I , t ), au lieu rie ae on a ç ou e (t. 4). La haste de h et de I est souvent ondulée 

<•. SI. e est souvent employé pour t 06 ce dernier a le son rie 1 1 1.3; 9). 

d a la forme ronde (1. a); le copiste se plaît A donner au trait supérieur du d une forme développée 
qui couj>e le» haste» supérieure» de» lettres voisine» (#4 3; nmdrm , 7, t+di, 16). f n a que la haste 
supérieure (1. 2)1 Voir g (1. s)l La boucle de h descend au-dessous de la ligne (3. 4), LJ c»l quel¬ 
quefois surmonté d'un trait et cela dans la liaison m et «v (10 11); souvent I est long et descend 


au-dessous de la ligne, eu particulier A la fin des mots (/v*. 1 ; /rt/vgmri, a). Le dernier jambage de 
Ym et de I n est parfois allongé et décrit une courbe ver» ta gauche, comme IJ, en particulier A la 
fin des mots, mais aussi au milieu (Jmtrmi 1 ; a ; u.-**r*« 4; an**, 16). p a en bas une ou deux 

petite» ligne» de fuite obliques (a j). I>c même q a une ligna de fuite (a. 3I. Le trait vertical de l'r 
décrit une courbe vers la droite ou bien a une ligne de fuite oblique < fwur»i a); de temps 
en temps il est très long U/rdru*. 17). A U tin de» muta on ne rencontre que I » long 

(l. a); voir un • rond suscrit, ligne 6 (mmiêmdv Le jambage de t, la plupart du temps, descend tout 
dro«t et a une petite ligne de fuite; il coupe la barre (1. a) ■ a parfois 1a forme pointue et cela dans 
le corps des mots \s**h*r**rii 9; /*17). Voir tv (4. ai). X (3. 10). J (16. 19). 

On a les abréviations habituelle* Voir les notes tiruniemtes pour «..* et it (t. 3. 5. 6); la note 
pour n est encore simple, sans ornement (voir la noie, pl. 93K Pour on a parfois le trait vertical 
ondulé ! mmhtrrt+lu. HUr*. 6; sm «nvwtrô, 9). L'i suscrit pour marquer une abréviation, est fermé en 
haut par un long trait U«« 4 na, 6 ; tnmj/trri, 19; aj). Voir ifitmr (a). 

Ligatures. Voir a (dïmt. 3), n (/#//, *\ 4r (6. 7. 13; voir pl. 7*b]u Beaucoup de liaisons de 
boucle» (voir |*r ex. 6 7 H); |iarfois de» lettre» ronde» wml liée» a de» lettres droites (voir * 4 , 4; 
de ïumAn. 7 ; MK*, t). Voir aussi bb 7), pp (*), »» (11). 

Séparation de mot» et de phrases. Le» prépositions sont encore souvent unie» à leur 
mot (0* Mmurrm, 4). Pour la ponctuation on a le point aussi hien pour la gTandr que pour la petite 
pause ; c'e»t rarement qu’on trouve pour la petite |miusc un point avec un trait au-dessus (3). A la 
6n du document, on a un point-virgule (23). Dans l'invocation (1 • apres chaque mot, il y a un petit 
cercle Les chiffre» sont placé» entre deux point» (15. 16 17). 

A la fin des lignes, on a un trait d'union (3. y. 


*5 


»o 


t In nomine sancte et individuç Tiinitatis Amen. Ego K Cura Jus. Del gratia CotisLanciensis ecclesie episcopus Ut négocia, que rationabiliter fueiint 
tucUia, valcant ad poateroa ptojagarl. pont debent in lingua testium et acripturç memoita perennari. Dcclxretur igitur tam presentibu» quam po«t futurs» 
omnibus bone voluntatis hominibu». quahlcr Hugo mile», civi» Conxuncimsi*. vulgo dictus de Hivnde. dum iter sacre expédition» ad libernnduzn sepul- 
chrum Domini ub amorem Del cum Fridcrico rmperatore bone memoriç quomiam arripuisset, mansum unum terrç suc ,n Lan^im>uc in pago Tvigouc sito, 
quam nomme predh inconcusse posséderai, mouasterio saneti tohanni» îuxta tluvium, qui vocatur Turia, sito pro remedio anJmç »uq et parentum tuorum in presen* 
cia domini »ui comiti» Diethalmi de Togginburch. cuhi» min!»tcriait» erat, libero et sano consenau, nutli» réclamant dm* docta veTborum sollempmtate xalubruer conita- 
didit; huiusmodi tamen forma pactioni» concéda, ut ipse Hugo et heredes *uî, qui de lumbi» eiu» ptmrearentur, candrm terram de manu abbatis etusdem ce- 
nolui haliercnt et qunique solidos denariorum accepte mooetç pretaxato cenobio annuatim persolverent; si vero ipse Hugu absqoc biens derederet, eadem 

terra in u*u» prefati montât en! tn inregrum 1 ) rediret. Otduuvlt etiam klent Hugo, ut smgulis annis dies anniversani cius in prefato nvonanteno celel*ra»ctur Donaci- 

one autem ilia cclebmta primo tantum anno statut 11m censum jeraolvit, nequentibu» vero plurtbu» anuk* et censum nrglexit et terram violenter retinuit 

Tostmodum idem Hugo se recogivoscens vidit. qood iusticia pro sepedicto claustro in hac parte astarvt. nostri» »e cum tilil» suis obtulit conapectibus, et ipse et filii sui 

vlolentam et iniustam eiuadem terre possessionem porrectis minibus et doctis verbis coram nobis publice resignarunt et ipsam acibccf possesaionem fra- 
tribu» memorati monaderii 1it»eram et quietam restituerunt et eamtem terram de manu Kvnradi sepedieti monasterii abbatis pro annuo censu in priori donatione 
constituto incontincnti susccperunt. Cetera etiam, que in eadera donatione pro ipso Hugone et hlit» suis pro eadem terra ordinal» fuerant, incon¬ 
cusse et mvicilabiliter observanda sunt. Acta sunt hcc in au a episcopaii Consiantiensi, anno domimcc incarnatkini» M^CC^X*. indictione Xlll*, anno deremno» 
veualia cycll Xllll*. epuctis XXIII, concurrentibus 1111 , C litera dominical!, sexto idus Aprüis, presidentibus nobis, présidente Sedi Apostobcç Innoccntiu lll*, anno 
apostulatus eiu» XIU*. régnante gU>rio*i«»imo Romanorum impcratore Oltone, anno regni eiu* II*, imperii vero 1 °, nobis hatedram C onstanciensem gubemantibu», 
anno élection» nostre II*, consécration» veto l # . Ne autem tam raciunabUe ncgocium a ptrvemorum calumnia m poeterum valeat attemptari vel ullo modo 
infnngt vel etiam ad futurorum noticiam per ohlivioais caliginem impetliatur transferri, hanc paginant fecimus mde conscribi et sygillt nostri un près* 
tituie coenmumrb S* qui» autem hutc arripto in posterum ausu temerano contraire presumpsent, in die district! examinis ab auditione mala 
pcrtimeacat. Te»te«, qui aderant et Hec viderant, sunt hii: Kerhtotdus de Anniuitarc, ^Iricu* de Thegirvclt, Heinrirus hliu» Livtfridi, Constancienses 
canonici: laici: llemricus quondam (onstanciensis causidicus et filius suus Kénradus, et Marqiiardus ConsiaiHriensi» eaunidicu», Vlricus de Schophe, Hein* 
ne us hiius fiLii Sainte, Anno pontomiariu*,*) Kiruadu» et Vlficus de Curia et plures alil tam clerici quam laict In Domino féliciter. Amen 


• («» 

••A 
• ••• 


V.\ 

« M* 
♦ •M 


■i U («triNtU» 4 # (t «S *'**» f«i iiêi •♦ne »» V«ir l'itkltf, QnnOr* mmU Dt^wntnu 14. p yo 11 r»|l«ik 4* pMixtr *t 4 * pr^olua* 4 » k»c Wmaunis I c.Xi. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 













90 


* 


4 • 

B J 

r.JH 

■ ^IvcU'rp* f* f~* ^rr^iw^ r»*«*LA jyjb («aam^ar^ 

^ver^ e^p -jituase, U«*n~eaceep ««> bü T^^T » 7 y awjrrrnt*c,.C^^^ JS <ypV»n*<- 

.^rttoir u^r^.^TWn' j ’ f.Sq prttjfc^ ^u3 Jum ^ 7 r / ’ w ^T mr!%1 ^ - 

Y ■ 

rn^nlutu,Vni .^.-.enr n«n.*«• ««V, vtmrt\V; cvrcmt<r« t, * n f^ |ni.tir* rctaEUiuay», .■atji(t m ^ ÉntjpLnlT 

^*tûattua,.uVt«^ ^»f»*u C1M0 mjlru^u»^ J^ux*^,y iiurrtc^. d£> 4 mt j^ou-ttftu 

ttt'-*wiaiï*c,*nr«'Alrü*^"î» •*a>rt»>mar> cvqu.tr. 

K t 

*^c».\«cn{j'\rru> ytxrjÇnà ÿuo (a^xâ <r>c*vv<n^>. (f>o. «urro <cv kJ-cnrvïë- co?^ji^xxo pnxtijxa . cr*W<tP 

rnotxjjvruxt^ .t*ut? Sc^mX* juâL Wxxorun^, frvtmvCtftU .XrttUA, qmScu? jsarmtziti^ xnt- t«sv jrtex.^ jaIaC 
ua(tu xxrfbnpyixceyw^ÇSx^nttTs 7 Sr ^î* tt> yC»xutr uîn -fitccitUA, ■mtrmàiT. uot - ur bnô ixjrixm vn ^ 




, 0 §JK nmntm^-^xuvttfimx-ttt'*^ uod tru> moib,* jgc \a «m, <'b«*uirr>tmnmnc,.-rnTutrcv) 

Smutiw »x^mec*pto ut» * futr? üTT wtxv ‘mÂr^ ftrrr? ^x£vuru*rr> i^V> w tu£\ -jkrmmtc umtr> be-^iut-rw 

■*w^ux» •yf&o uolT ipnbt ^Wxtotv ftpac, £Qrmt* çjcomxrCq uAtcry mtmtu ^ n^nôx^ fuj xxrgtru^xm^ 

■mcrrwj- c fto tc.ycû Ujçttto txt» rtruj*TÂ <A* ^urcüCj-niü^ ucnwl'tnUr jtx'Stuviv ^vimn^ itrnfgotiA 
Tjca. nm jmiiucrc W^entr >trur hdtnr «tj < jjcc rvxj nrtcnSwr i*r\ vir^-uot, 

i s MP oWm^re-; vu> ^ggmp -ntW. uaç, a* Éc«Â. x**.cc cvrn? tn.r»mci£ Ttvï^ yuenire;'<ftr - 

utUrx^ xit ^uiX ri> xvTv £S*C mtmujr. mj^^-rtnXKttC jun? urt^ otokxv numWw,. 


. .. ; n- 

20 yP':>- , r* : 

évcomn>' nÿîn>- .x^-j^evVni ^t\art) jumi pmtx^fK rVm fr^^xct x^/'«>rtp^* cm f^T' ^ib w ^ ♦ .-•'jj 

T^XAp, bipuMU^.^orulAyr- (oH .^» jo^uepr- jwmqir | 

^tSfpvxîie' A^fcbfiVm tVc-{<«-. - îpnirn> ^oUtjtd mr note* tort <5ttnruçCua^«fe -«houa 

35 HU 

i • 

30 àj» V 

T>^^^rotn^V')uwtv^?. enÿfUj lepnmt’’nurUtûocm r^U- 

cturtr vfyrv euV fmuvll frnA *^fT)fir 5 n VijV-b\icn^\ 7 * avnkv o>ilml ; fuutanç ^rp. 7 e? u 

rt^ fuefû'îorfi^ ^' txnrv fumA Wrr nxfW vfv- Vcrm^ ur^ fuenr^ftH^x 

vt' aUv< ^ t^"«K VutfertrVtCywQk. 

^ ? ^ î ^ÇV- ■ t , 7 L '”l V'’n^! r > 1 ^ W rr ù i 

OWtWxcrtTti Vayt. ÇolU. 1 

krrex'ni. y aUosa J^u >? 

W»Txt.[)xtWv Itcrxct i^Atvru *^ct^ «nnp ^ ôTa tfemç- Arm Çrrffi ^TtrnUuA foy- 1 


ljlA*vrK ctolUjt y^utj)rr- r ^£tm Jie ^JVf ^wunu r ^L^ jJirmX {5-^ - 

35 fl jnemr*fn Wtffmw;^ yeuer^tm* rf*V< W Wjr r oc^f tn^ojxUeï- v*ftt fcl4*‘Utf 

^oncrr^ W fwUyr A^Çul>fiWu fre-fe- jwunu £ trm n$r>«y c^Ufrrrir, îj 

t *v( nurvo n»co au wiufto V!fa‘* n ^ a <y>ilxulv,£ioYcnrim< ^a>- nxuLcx jV«- yvrxpr f\£»m «*15 ' 

/tw fuvnr rttdcyf lirfifo$*?*&* tfa» rvU 

I jjM iftt; ylXU»lJWi«^»>Sî^ *yi- <^vtykxr >T»^T^t ir\nncti?yr^\r< 4 n<mo-o-xmrvç fe r p i m ^volektr rrtfepc' 

*° * J'igirtl AyWtinmi*' ^ <M <ymtÇrt* ji?«\ptlmxç^btcrkaï" u |wm\ 

ewfwr^rà «v fatrtttr vÇWf^y .«tnn 1 ^hÿftojèrtu^ ^ n-ujjtmu ÿScSja' 

T^r C 1 r n î ttt ^ ~vfvW frrjd-^wfty ^ o>^W f ? «xt£ x«n+- 

L n ® Vri K‘Vi^ v 'Vi?^*to t ^v\Wye' *T^*cr--Jn<rr\rK A^lrîjjrTnvarhTrtxW^ (tWy^nr'.» \ \ 

» • • *. T ; 

A. 1). 1221. — Registres du cardinal Hugo d’Ostia. 

Paris, Bibliothèque Nationale. Ma. lat. 5 t$*a. fol' I*. 

Digitized by Original from 

UNIVE RSITY 0F CALIFORNIA_U 


























A. D. 1221. — Registres du cardinal Ugo d’Ostia. 

Pari», Bibliothèque Nationale, Ms. lat, $153*, fol. i*. 


P age du registre, où le cardinal-légat Ugo d'Ostia (Ugolino, plus tard Grégoire IX.) a consigné les actes de sa légation. Dans le 1« document 
le légat mande à l’archevêque de Pise et à l’abbé de Saint-Paul, d’absoudre, après pénitence accomplie, les habitants de Lucques frappés 
d’excommunication pour avoir chassé leur évêque et leur clergé. Le 2 e document contient une lettre de Guillaume de Montferrat à Honorius III., 
dans laquelle il demande que le Pape veuille bien donner au légat des instructions en sa faveur. Le 3« document se compose d'un acte notarié 
par lequel la ville de Florence s'engage à fournir certains subsides pour la croisade. Enfin dans le 4* document le légat fait part au Pape de 
cette décision de la ville de Florence et lui recommande chaudement les Florentins. 

Après sa légation, le cardinal conserva ce registre, car on y trouve des documents des années suivantes ayant trait à son évêché d’Ostia 
et de Velletri. Le registre passa vraisemblablement aux archives pontificales lorsque le cardinal Ugolino fut promu au Saint-Siège. Dans un 
inventaire des archives de l'année 1339, il est mentionné comme Regestrum de quibusdam processibus factis in Lombardia tempore domini 
Honorii pape per iegatum qui tune erat in Lombardia. Plus tard il fut égaré; finalement il passa à la bibliothèque Colbert, puis à la 
Nationale. — Le registre a été imprimé dans Guido Lcvi, Registri dei cardinali Ugolino d'Ostia e Ottaviano degli Ubaldini (Rome 1890, 
/stituto Storico Italiano. Fonti per la storia dlialia, p. 10 — 13, N° VII—X). Voir la description dans Levi, Le, p. XXI, et dans Denifle, Die 
püpstliehen Registerbdnde des 13. Jahrhunderts und das Inventar derselben vom Jahre 1339 (Berlin 1886), p. 20. Nous empruntons notre 
Fac-similé au t P- Denifle, Specimina palaeographica ex Vaticani tabularii Romanorum pontificum registris selecta (Rome 1888), tab. XV. 


L’écriture tend à la cursive : elle est plus courante et plus simple que dans 
les manuscrits. Elle correspond à l'écriture des documents privés de cette époque 
en Italie. Le troisième et quatrième document sont d’une autre main que les 
deux précédents; leur écriture est moins élégante. 

Lettres isolées, a prend ordinairement la forme simple, celle où le trait 
de droite ne dépasse pas la boucle de gauche; lorsque a est employé comme 
lettre majuscule, le trait de droite dépasse de beaucoup en hauteur la boucle de 
gauche (i). d est rond (i). Non-sculcmcnt 1 1 double, mais aussi I I isolé est parfois 
surmonté d'un trait \rtdituroi, imnutrimt, 3', flaeuit, 9; in tut tu, ta; digutmim, 13). Voir 
k (7). ni a parfois ia forme issue de l'onciale («u«wW.., 7; militis, ai); le dernier 
jambage de l'm et de l*a est allongé à la fin des mots et décrit une forte coût lie 
vers la gauche (1). Souvent r est long et courbé vers la gauche (a. 3). A la tin des 
mots s est presque toujours rond (voir un s long dans kit*, $); d'ordinaire cet s rond 
est un peu allongé, largement ouvert par en bas. et dépassant la ligne en-dessous 
(1. a). Le copiste des documents 3 et 4 écrit au commencement des mots générale¬ 
ment v pour u. souvent aussi dans le corps des mots lorsque u a le son de la con¬ 
sonne (17. 18. 33. 39. 43); le copiste des documents 1 et a a toujours u (9). 


Abréviations. Pour tau et tt on emploie les notes tironicnncs (1. 5. 18). 
Voir la forme du signe pour ur chez le premier et le second copiste (t.xtquatur, 
6; taüigttmr, 36; liitreutur. 43); un signe semblable s'emploie quelquefois pour r 
seul 39; fartum, 41). L a ouvert suscrit a ici une forme dont on ne 

reconnaît presque plu* l'origine {tuf ta, ta; gravati, 34); le même signe sc retrouve 
aussi pour r, er et ua [s fart, 3; ntituritis, 6; iutimarr, 9; mm ont, ta; fa.tr t. quatinut, 
41). Voir d'autres abréviations par suscription dans .ru./siguaii (35. 36); dignttur 
(4i); iugrtdi (39) ; ntt (40). Voir de plus le* abréviations pour kuiutmadi (43), quia 
(15. 16. 39), .tnnt (37). Nous rencontrons ici pour la première fois dans nos planches 
l’abréviation pour ut, composée d'un ■ avec un point suscrit («/ut, 41; ut. 43). 
Quelquefois on trouve des points à côté des abréviations (1. 3. 4. 17). 

Nombreuses sont les liaisons de boucles. Les lettres des mots sont 
étroitement reliées entre elles 

Comme signe de ponctuation on a un point seul ou un point avec un 
trait suscrit (1. 3. 3). A la fin des documents le second copiste met M (39. 3 «- 43 )- 

Ligne 35 il y a iusta pour tuxta ; ligne 36 soldas pour ttlidat. 


IV. 


V. 


VI 


Vil. 


Archiepiscopo Pisano et abbati sancti Pauli de Ripa Ami. Ad vestram credimus notitiam pervertisse, quod potestas et populus Lucanus vencrabilem 
fratrem episcopum et clericos Lucanos eiecerunt. eorum bona et ecclesiarum per violentiam auferentes. Onde, quia credimus ip»o» ad cor, dante 
Domino, redituros, presentium vobis auctoritate mandamus. quatenus 1 ) si dicti potestas et populus primo ablata restituerint, et postmndum iuraverint stare 
mandat» domini pape et ecclcsie Romane ac vestris, interdicti et*) excommunication» sentent ïam relaxantes, absolution» eisdem beneficium 
5 impendatis, ad nos confectum ex co instrumentum publicum rémittentes. Quod si non ambo hiis cxequendi* potueritis 
vel nolueritis interesse, alter vextrum hec nichilominus exequatur. 

Sanctissimo patri et domino suo karissimo metuendo llonorio, sacrosancte Romane ecclcsie summo pontifie!, Willclmus, marehio 
Montisferrati, tam débitum quam devotioni* famulatum. Litieras quidem patemitatis vestre leta facie et alacri 
vultu vidimus et recepimus diligenter, et de hoc quod michi placuit vestra Sanctitas intimare, vobis ut domino referimus in- 
10 numeras grates. Signifie antes vobis quod pro posse meo in omnibus et per omnia vestris obediam mandat», et nullatcnus 
dcvialK» a precepto vestro. Cum autem totam rneam spem et fiduciam habcam in vobis, paternitatem vestram, de qua non 
modicum confido, vobis humiliter et dévote tlexis genibus exoramus, quatenus intuitu Dei amoris supra ncgociis nostris 
memor estote, et cum legato vestro antequam ad partes nostras veniat, taliter ordinare dignemini, ut negotia 
et facta noxtra promovere debeat, et prout Dcus dederit ei gratiam cffectui manciparc intendat, ita ut per vos valeam 
i$ obtinere, quia vero speramus et credimus per vos ad bonam paeem cum inimicis nostris pervenire. Et si quid est quod 

vultis ut faciam. mihi vestro fnleli intimare,*) quia cnim paratus et intentes sum vestns obedire mandat». 

• • • 

• • & ftojninc, Amen. Miîlcsimo duccntesimo vigeximo primo, pridic nouas A pci lis, indictione noua. $ Ego Buonbarone, Perufinoi 

dvir civitatia Klorentie potestas, de plena ac libéra voluntate et consensu totius consilii Florentini, ad sonum canpane 

•: donino Iteoaki Osticnsi et Vcllctrcnsi cpiscopo, Apostolice Sedis legato, ob rr et tcmissioncm 

pftd aiSraWlwTdstrorum, ad preccs domini Honorii summi pontifteix et domini Frcderici imperatoris, pro commum Morcntic viginti solidos 
denariorum Pisanorutn per quodlibet focularc militis, et deeem sotidos per quodlibet focularc peditis. qui solvere potucrit. 
sine fraude ab suhsidium Terre Sancte, et promitto et obligo me nomine totius communitatis civitatia eiusdem, quod prefatam pecuniam 
fvdelitcr colligam et colligi faciam hinc ad per totum mensem lunii proximl, eamque tibi domino legato vel nuntio tuo, cui tibi pla- 
cucrit, infra eundem terminum faciam assignari, distribuendam et dandam militibua dvitatis Florcntie et eius diatrictus, si 
*5 tôt fuerint crucesignati, quibua Iota aumma dicte pecunie iusta vestre discrctionis arbitrium fuerit dispensanda, 

vel aliis» si tôt de civitate Klorcntic et eius districtu non fuerint crucesignati, sicut vestra paternitaa duxerit disponendum. 

Acta sunt hec in civitate Florentic, in palatio domini episcopi Florentini. in prexentia domini Iohannis divina providentia Florentini episcopi» 

Marabuttini de Campi, abbatix Radulfi, Bcrlmgerti lacoppi, Boncabii 4 ) Soldi, Berlingerii. Cipnani et Al¬ 
bertini et aliorum plunum 

30 9 Iohannes Galitii, iudex Hcrici imperatoris idemque notarius hec omnia me preaentc acta acripsi*) et in publicam for- 

mam redegi. 

g Sanctissimo in Christo patri domino Honorio, divina providentia summo pontificl, Hugo, mis[er]atione divina Osticnsis et Velletrensix epixeopux, xalutcm 
et tam débité quam devote reverentie famulatum. Noverit Sanctitas vestra, quod Florentini, licct eos in banno Metensis cpiscopus, domini 
imperatoris cancellarius. posuisset, et Pixani t sicut asserunt, magnam pecuniam detineant eorumdem, et alia9 plurimum sint gravati, reci- 
35 pientes tamen devotissime pro reverentia Dei et Sedis Apoxtolice verbum Dei, dederunt et concesxerunt michi per militem viginti solidox illiux 
monetc et deeem soldes per quodlibet focularc peditis ad subsklium Terre Sancte; que pecunia per totum mensem lunti colligetur michi 
vel nuntio meo, cui voluero, axsignanda, et conferenda militibus Florcntinis, quorum multi parati sunt recipcre signum crucis, 
si tôt fuerint et taies quibus confcrri vatc.it pccunia supradicta, vel aliix crucesignatis, sicut videro expedire, confccto ex his 
omnibus publico instrumente»; undc, quia oportebat 4 ) me ingredi provinciam Lombardiepropter marchionem Montisferrati, qui volcbat tranxire 
40 ad regnurn Arelatense» quod ci commisit dominus imperator, sicut a plurimis dicebatur et ego per suas litteras intellexi, nec potui 

moram faccre aput eos, Sanctitatem vestram prccor attentius, quatinux Florentinos prcdictos, qui ad vos tamquam tutissimum portum sa¬ 
lut is rccurrunt, habeatis propensius commendatos, et, ne impediatur Terre Sancte succursus, ad quem magnifiée preparantur, in eorum 
negotiis vestra dignetur dommatio providere, ut per studium apostolice pietatis ab huuismodi gravaminibus liberentur. 


•) V»ir lifM it •) ## 1 été Mvcrii «prêt co«p. *j A lupflétf ii/NmtiNi ou ut> mot lembUblt (voir Lcvi, t. ci. •* Po«r Hiummbu iLovl, L c.V •) Corfi|é *) Corrig4 *) Suoçrit «pcè» coup 


Digitized by 


UNIVERSITYQF CALIFORNIA 


Original from 

IINIVFRSITY OF CAI IFORNIA 














91 


•V* „ 


v. . , 


i ç A t '• ; v.y,AV^ 





R 

^ tref' onutu# jïfcd*i*u*‘ 'StUtpwô t< utomr tr u*L* A >** Aflint* *cvf"“* 

tt^Tilwip ctmîmuur^. ^«*É* 


tMMI? p 


cuuv îw* 


im 

•nrl«|ê JtL crtmmjjtp JiiA* 


ce nimumn umun 


10 


bcT» w» . tT. tut# j*tra?tv£<i# cLiumtr* «nnumu« ^ 

ety .uSc «u Ur p)U Ur- JHt|L* fnm 

,1S" .^Uutm* «• 3*J~£ 3 UKU *!^ ^ «f-^r w û.n««t J*f&«r «r «r jL.au» jmuf— 

1 * 5 »™-*,- -PwJS»-. tJ- jUxuji»*, «Ûm^ Wm* Jm aL* «L* jnf^Utr- W Jormt Syjjo . j,r*a «£ tU*y «r Otku» 

^iiunr* ra *P «t- iLuw J 1 *** J* r ' ^«Lsw J 1 «feo^Jcu, un®* g«wi$*P ^a«U^u# J?t»uij*r tj-u»a Li a JL «J>lbu» .mwtwur' tik tujq. _ô«*tjj» ^ 

«L» «X jmutmu.- «J &,l ltir - radia *A*f^W Jwfcnjur jp.rrrf U* J» LÜL «£«#«» aur- <£„„« «ma». uoLaam, -lÜU* , ‘Sy 

^ot-f^Uu- U«»CT- rue t^ud&ur «raü *r*y Wi* jumuutra* j«u yMr J^wwû S m£~. U*, ««««U». jwtmnttd.** Sim* 

J*. ^ k ^ _î j 3 \ , *' 

jF* tum* ***' t*mjuat&«.«» «nj*~tr' *&w. tue jwliUr- 4 r 5 i«n*«*' mgn» ia rt*j*ra Swww» jwjtunar* ojfuutm mmUt 1 . jfc jwu* Jim*' Jf «• 

, t» ' 

tt 3 U * *** «jy S Uc S» ^«>oa*J ' Vwiwa t» Ju» Ûttt»»' Jtrnunjir' «* Jat âjfcr' Jfcu mmrra t» jrtjmm». ^antvmu* jnnrn uf ' 

^ ■; ’ r " , ' * / ^ 4 

•* 3 “** s T* Fn*^""9 1*51 tutu t«uocu-\ ccmnÿTtxr' jmjtttuu» JtLy tnn|«ml>tu tuutcLklmr «o^Mvttttnu'J^tnrnttn.u . 35 » ttr* -é~-i 

1 > - I ’ » t » 

lutar '’^rn W/ t*n«V ^tw Ui9 * 4uT f«Mê .uijmT tnuxtr mmuht jtu auiUilrt J ujprjuvtifll^ fc m^m co«|#r 

J ^ ' J L/ 


«5 


Mwwr . «£*'y** 

• • 

j^L ^bt n« 

/juttf". ' W Ixwn 

l t,V ^ i 

«13 i'«g« Jiar 

^^T-3 


JJ^ 1 —»i «t- omuJJ* JunT a)tU* cmu«$u» jtjunu». _ftulu* a^lù» mJ 


• ~i A . 

^,u_î5ttm- ut fimm», JWfU 


frutn •UT' ttfiüre - ttctutV 


«r-. J*Si 


mr*«ir roimrwma 


»2S«»* Ja*Ja^Ltu 


rprrr 


<S,uuw> iu>io» 9J * Ittf' "w int^uieitr' gnyiwjur «- d JflitanJitrw c ry t if «c Jiujuuu tt'W 

**$ ? t ’ tA * U ' r J«L»r' u^lu. «ut*u Ue J.1A uu* jmuaJ.ua Jw^t^W 


|timt\u« <r 


tenr 


a/^Ltli# 








' CT t&uw j^rmua. 


UinA 




1 


JÜt 




k tf 
P 1 

I V. l .rl:/ 






/ 




r 










/^L\( 


f 1 

1 ► ^ 

( i| i 


0 

\ 4 



H 

Uî 

* 

* V 

^ J *1 


*.t 

» 

•V- 


• • •** 


• •••.*.:*• ;. ; : J. 

::• • •;< J*,. ••••* 


I: 


- 4 «- ?. - 


/ : 


JO 


H, rV— ^ — -- fS i> 4 

f «J* ' L - r 7^r-yt^àr' . + 


LU. 4 -L. 5 i 


X— 


ÿj; 



*5 


' ^[-4, 




^ ^ ^Qr wlfViLf 










A. D. 1234. — Privilège de Grégoire IX. 

Saint-Oall. Stiftsarchiv, A. 4 . H j 


Digitized by 

I TYQ FM 


Original from 















































































91 


A. D. 1234. — Privilège de Grégoire IX. 

Saint-Gall, Stifuarchiv, A. 4. R. y 


R egeste: Grégoire IX. renouvelle à l’abbaye de Saint-Gall le privilège de protection apostolique accordé par les Papes Jean et Innocent II. et 
confirme les franchises obtenues des Papes précédents par Burchard. Latran, 5 Mai 1234. Imprimé dans Wartmann, Urkundenbuch der Abtel 
Sanct Galien, 111, 86, N° 872. Dimensions: 68 X 58 cm. Notre Fac-similé est notablement réduit. 

En bas on trouve la rota, les souscriptions, et le Bene valete (voir là-dessus les explications, pl. 73, 76 et 80). 

La petite croix extérieure de la rota est d'une encre plus foncée que le reste. La devise du Pape semble être de la main de celui qui 
a écrit le contexte. Entre les bras de la croix intérieure on lit : Sanctus Petrus, SANCTUS Paulus, GREGORIUS papa VI1II. 

La signature du Pape est de la main du scribe du contexte, il n’y a que l’initiale E qui parait être d’une autre main. Au-dessous de 
la signature du Pape, se trouvent celles des cardinaux-évêques, à gauche celles des cardinaux-prêtres, à droite celle des cardinaux-diacres. 
Ces signatures sont de mains et d’encres différentes. Souvent aussi l’encre des noms n’est pas celle de la croix qui sc trouve par-devant ; on voit 
que les noms étaient tracés par les scribes des cardinaux, qui, eux, se contentaient de marquer la croix; à propos de ces signatures on lit dans le 
formulaire de la chancellerie du XIV« siècle, cité plus haut, pl. 80 : Quilibet cardinalis debet se subscribere manu propria cum signo crucis depicto 
1 *el alio signo, si alio est usus. 

La date est de la main du copiste du contexte; il n’y a que l’initiale B dans le nom du vice-chancelier Bartholomeus qui dénote une 
main et une encre différentes et est du vice-chancelier lui-même. 

Le sceau de plomb (qui n'est pas visible sur notre reproduction) est attaché au parchemin par un cordon de soie rouge-jaune. 

Au verso du parchemin il y a un signe d’enregistrement, consistant en un grand R; dans la boucle supérieure, il y a une abréviation 
pour scriptor, dans la boucle inférieure une lettre qui semble être un c. 


Minuscule papale des privilèges solennels. Les lettres sont tracées avec 
soin et bien proportionnées. Voir la minuscule papale de l'année 1127 et 1208. 
pl. 80 et 88. Les hastes tant supérieures qu’inférieures sont petites. Beaucoup de 
hastes supérieures se terminent par un trait dirigé vers la droite, au contraire beau¬ 
coup de hastes inférieures ont un trait dirigé vers la gauche, f et * long ont en 
haut de petits entrelacs, e et t, ainsi que s et t dans les ligatures et et // sont 
fort distants l’un de l'autre et sont réunis par une longue barre, brisée au milieu 
(ininneto, exùtamtu. 2). Le signe commun d'abréviation se compose d un nœud 
(efit&fuj, 1; omnibus, a); là pourtant où les lettres ont des hastes supérieures, ce 
signe se compose d'un trait simple, recourbé 1; tuUttû, 2; «/wWiVa**, 3). Les 

mots sont fort séparés les uns des autres. La première ligne est en écriture allongée ; 
l'initiale est grande et richement ornée; elle a des traits percés par des traits 
blancs. Les noms des Papes qui se présentent dans le contexte, ainsi que le nom 
dans la date, et le premier et le troisième Amtn à la fin sont en lettres allongées 
( 4 - 25.18). La première lettre de l’adresse aussi bien que celle du nom du destinataire 
sont en saillie et ornées {DiUeU, Ctnnek, 2); il en est ainsi de la formule In fer- 
fetnum (1) et de la première lettre du contexte et des paragraphes (Lieet, 2; H<x t 3; 
Saneimm , il ; Deeetnèmus. 12; Si 14; Cunetis, 17). Voir l’écriture particulière du 
second Amen à la fin du contexte (18). Beaucoup de mots commencent par une 
majuscule ou une minuscule agrandie (4. 5. 6. Cf. pl. 88). 

Lettres isolées. Dans l'a le trait de droite monte bien au-dessus de la boucle 
à gauche et parfois s'incline jusqu’à cette boucle: ainsi commence déjà à apparaître 
l’a à double panse, qui plus tard au XIV» siècle prédominera généralement (£*»*, ne, 
5); dans certaines liaisons, en particulier dans ca et ra on a souvent l'a simple, 
dont le trait de droite ne monte pas au-dessus de l'autre Umpetrevit, 7; vuuanetlUrit, 25); 
ae pas plus que ç ne sc rencontrent ; ils sont toujours remplacés par e (4). il a la 


forme ronde (2). Dans h la IhjucIc descend bien au-dessous de la ligne (18. 25). 
L'I double est surmonté de traits et le second i est allongé (2.6); parfois aussi 
l i simple est allongé à la fin des mots, en particulier dans les liaisons H et ri (/r*- 
femrieri, 2; //#. 3). Le dernier jambage de iu et de n à la fin des mots descend fort 
au-dessous de la ligne et décrit une courbe vers la gauche (2. 3). Le lias de la 
hastc de l'r décrit une courbe vers la droite (3). L’s rond à la fin des mots est 
la plupart du temps fermé en haut et en bas; quelquefois pourtant il est ouvert 
(2.5); l's est rond aussi au milieu du mot tuitfue, ligne 6; dans les signatures des 
cardinaux Vu affecte diverses formes. Le jambage du t le plus souvent dépasse 
un peu la barre, en particulier au milieu des mots (detitorts, *?e>rtAatus, 2). 

Les abréviations sont rares. Le nom de l’abbé, ligne 3, est remplacé par 
le sigle € entre deux points. Voir les abréviations pour <jue (5. 6), et pour «1 à 
la fin des mots (2); voir les signes pour // (3), pour rum (4). pour tu (1. 8). Parti¬ 
culièrement nombreux sont les mots abrégés par contraction (2. 3. 4)* 

Voir la forme des ligatures et et tt, lignes i, 2, 3, 5. On rencontre souvent des 
liaisons de boucles (De*, 4 ; festessionts, 5). Les lettres des mots sont très étroite¬ 
ment liées entre elles, voir par ex. hutitietm e*tuerv*re (3). 

Ponctuation. Pour la séparation des phrases on a un point (3. 11); les 
membres de phrases sont également séparés par un point, ou par un point surmonté 
d'un trait ou par un simple trait (2. 3. 6. 8. 9). Un grand nombre de signes ornés, 
ayant la forme de nœuds, se rencontre à la fin de la première ligne et aussi à la 
fin du contexte (18). A la fin de la date on a deux points et un trait. Voir aussi 
les divers signes après les ss (= ittisertfii) des cardinaux. 

A la fin des lignes on a un léger trait d'union (6. 7. 10). 

A gauche de la rota on distingue très bien des lignes à la pointe sèche. 


Gregorius episcopus, servus servorum Dci, dilecto filio Conrado, abbati monasterii sancti Galli eiusque succcssoribus, regulariter substituendis. In perpetuum. 

Licet omnibus fidetibus debitores ex inîuncto nobis a Deo apostolatus officio existamus, illis tamen propension cura nos dccet adosse et ecclesiis sibi commissis suam 
iustitiam conservare, quos constat ad Sedem Àpostolicam xpecialiter pertinere. Hoc nimiruni intuitu, dilecte in Domino fili Conrad*, tuis petitionibus clementer annuimus, et 

monasterium sancti Galli. cui Deo auctorc présidés, ad excmplar bone memorie IohàNNIS et Innocentii secundi, predeccssonim nostrorum Romanorum pontificum, presentis 

[scripti privi- 

5 legio communimus; statuentes, ut, quasc unique possessiones. quccumquc bona idem monasterium impresentiarum iusteac canonice possidet, aut in futurumconcessione pontificum, 
largitione regum vel principum, oblatione fidelium, seu aliis msiis modis prestante Domino poterit adipisci, firma tibi tuisque succe&soribus et illibata perma- 
néant. Adicientes etiam, ut libertates, quas per privilégia predeccssorum nostrorum quondnm Burchardus, provisor ipsius loci, a Sedc Apostolica impetravit, tibi tuisque successo- 
nbus invio-ata serventur, ut videlicet nulla ecclesiastsca seculansve potestas seu cuiuslibet conditions aut ordinis contra voluntatem abbatis et fratrum idem 
monasterium intrare présumât, ncc in quibuslibct titulis, ecclesiis, dccimis, patrimoniis, seu quibuslihet possessiombus, ad eundem locum vencrabilem pertmentibus, indebitas 
10 exactiones aut consuetudines imponere atideat, nec quolibet argument! ingenio in prefato monasterio divinum présumât officium mtcrdicerc; sed potius, sicut ab an- 
tiquo et usque ad hcc tempora idem monasterium in sua libertate permansit, ita sub Apostolice Sedis tuitione in perpetuum perseverct. Sancimus preterea, ut décimé 
ac possessiones, quas ad ipsum monasterium légitime revocari contigerit, perpetuis ibidem temporibua inviolabilitcr conserventur, Decernimus ergo, ut nulli omnino hominum 
liceat prefatum monasterium teinere perturbarc, aut eius possessiones auferre, vel ablatas retincre, minucrc, seu quilmslibet vexationibus fatigare; sed omnia integra conser¬ 
ventur, eorum, pro quorum gubernatione ac sustentatione concessa sunt. usibus Omni modis profutura; salva Sedis Apostolice auctoritate. Si qua igitur in futurum ccclcsiastica 
15 seculansve persona hanc nostre constitutionis pagtnam sciens, contra cam tcmcrc venirc temptaverit, secundo tort love commonita, nisi rcatum suum congrua satisfactione corre- 
xerit, potestatis honorisque sui careat dignitate, reamque se divino iudicio cxisterc de perpetrata iniquitate cognoscat, et a sacratissimo corpore ac sanguine Dei et Domina 
redemptons nostri le*u Chnsti aliéna fiat, atque in extremo examine districte subiaceat ultioni. Cunctis autem eidein loco sua iura servantibus sit pax Domini 
nostri Icsu Christi, quatinus et hic fructum bone actionis pcrcipiant, et apud districtum iudicem premia eterne pacis inventant. Amen Amen Amen. 

euni untentin: t Fao mecum, Domine, signum in bonum) Ego Gregorius catholice ecclcsie episcopus subscripsi. {Afemefrnmm*. Benk VàLETE.) 

**• * /• • • • 

20 f Ego Thomasïrtuii sam îê ^alïine # *prejbiter cardinalis subscripsi. t Kgo Iacobus Tusculanus episcopus subscripsi. t Ego Rainerius sancte Marie in Cosmidin diaconus cardinalis subscripsi 

t EgoIohaun^stiluJi^afwctt^lîrateUls prçsbiter cardinalis subscripsi f Ego Iacobus Prenestinus electus subscripsi. t Ego Romanus sancti Angeli diaconus cardinalis subscripsi. 

f Ego Guifsotufr tîtnU samcâ^fafri'ptcshiter cardinalis subscripsi. t Ego Rainaldus sancti Eustachii diaconus cardinalis subscripsi. 

f Ego Sigcnbaldus 1 ) tituli sancti Laurentii in Lucina presbiter cardinalis subscripsi. f Ego Oto sancti Xicholai in carccre Tulliano diaconus cardinalis sub- 

f Ego Stephanus sancte Marie trans Tibcrim tituli Calixti presbiter cardinalis subscripsi. [scripsi. 

25 Datum Latcrani, per manum magistri Bartholomei, sancte Romane ecclcsie vicccancellarii, III. nonas Maii. indictione VII., incamationis dominice anno M° CO XXXIIII», 

(pontificatus vero donnt G a ego ri i pape VIIII. anno octavo 


•) C# pourrait étr# auni 


Digitized by 

I INIWFRÇITY DF C AI IFHRMIA 


Original from 

IINIVFRSITY OF C Al IFDRNIA 

















92 






«O 



->• <**»• î»»ig>ÿ^ ^V^**^** ^-uî*n fXir^f ^ iv^Wrr . <f 4 *Xi'fÿï*, 

f*kr?f.n- «£ **&$ ^r^*?esÜ£ tïï 

«Pv<tt V-itrd ^ *»» C - ^. f*k*»UlU | (V, VJt 

&*'*&&+**£ $/ Rfe ,*4 % ^ **rt * ^- 7 =^ ^«-Uj ^. 

^4fee*/- xuEft f* 3 ^* 1 4 |^c rvn^trptm «Sr- **& ^A»^»>4Jy%\JU m >wj 

** 4 ‘ ai f***ff*-** P*^ a yc$>é** 4*Wn « .»i« ^n 

* f&r-'ÿh *IW* ~r=- ^W* *4^ * ** ï^pX? i^XfWiL ^ 

JpX Xb f* '*••£ 7^0 «56 yymJtjfc u*v* foui- 

«cUfe: yptS^^r ^y*-^*y&æ«fn-rt^Z+üKÛf*^ 
Tuïrfidk'*p et 7^mut. ptUiir^»p*- 

1 4‘WM’J 1 ^É V«iià p^î^ ^fi**AuA>4 ^W| .,.7^i 

”** J " urv f*^‘y^ yr^X? 

.-T^t.?a£„*r* ^^ ^ ÉaUwK.’.r.a^- r^n»^ rr^y-Z-f^ 

_/r> ÎTswt-^s^, 

£jv* k f ^V eifr *~ y ’ 7T~ •**** ■*«<* a«Uo^ *—W^. <aUy$ 

3 r*~» /rîv^ 1 * -»r*BaJt^. f «se 

.“*a ^ -Attw-. 


*5 


1 *^ 1 'ft^(u> 1 l<U«im ^ 'y >tu« vaaSv «MTnjè «a*i 

«m(KîhW f 1^ [yi ^ ^ ^ } &ey~k^z ^-^ tUsi-f A,.v=^ufc- 

ÿ»^J i / :, ^P *> >M ^F a Jf^il(^>£y tsMiM? ^^«»CT»n» ^ _ iïri»m(t<Mt- 

ey* fX- ~tpfc**v; ôt&ÜZ4 f-»*^ yxL+t+r-J! ^apà«y* s® A**rt o»^ 

o Votnr© T *t«'«*t^ 


■ <e ' c 2?*’âr ; '•'^•p^sT^i ~e <p^« n(u, -^b^Mr^è ,_ 


r 


| } w»r "♦ H 


fe 

I# 



\ 


3® 


35 




v -^^* ~ »à«**'« ^fJ»< fâ^ ^«BnnÆr.JSt î^« rk» r; iWe . 

i ‘" s * -“ 


'•£' ^ V^W-€ 

• ^ r-tr 

^.r*^ iù t'ti w :f AS-i(W ~|Ut« aS^ t« qcU(W; 

fis fe Apj^ rfep* j> «urr 

T l % • 

* •” 


‘ft> A îr 



% **- *• 


* 


« 


•••••• • 

* • ••••. 

• • 

»• • • •• • 

• ••• • • • 


A. D. 1240. — Registres de l’empereur Frédéric II. 

Naples, Regio Archivio cli Siato, Re^estum Fridcrîci II. imperatoris, fol. 7i v . 


Digitized by 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CA 



• •• • 



























A. IJ. 1240. — Registres de l'empereur Frédéric II. 

Naples, Regio Archivio di Stato, Regestum Friderici II. imperatoris, fol. 71*. 

P age du « Regestum * de l’empereur Frédéric II. Le manuscrit contient des copies de lettres de Frédéric 11. d’Octobre 1239 au commencement 
de Juin 1240. Toutes ces lettres traitent des affaires de Sicile. Au-dessus de chaque feuillet se trouve le nom de mois et de lieu; le jour du 
mois est noté avec chaque écrit (1). Les lettres commencent par des indications sur l’ordre impérial pour l’expédition de la pièce, sur l’officier qui 
transmettait l’ordre et sur le nom du notaire qui écrivait la lettre. En marge il y a le sommaire. — Les 116 feuillets encore conservés du manuscrit 
sont en papier arabe fort et bien lisse; malheureusement ils ont souffert de l’humidité; leur grandeur moyenne semble avoir été de 30X21 cm., 
elle est maintenant un peu réduite, car les marges ont été coupées. Le manuscrit est un des plus anciens manuscrits de papier de l’Occident. — 
Le registre a été imprimé dans Cajetan Carcani, Constitutiones regum regni utriusque SkUiae mandante Friderico II. imperatore per Petrum 
de Vinea etc., Naples 1766, p. 233—420; notre page (dans l’édition pag. 70 adversa) se trouve p. 345 —347; voir aussi Huillard-Bréholles, Hlstoria 
diplomatica Friderici //., Paris, 1859, V, p. 747. Un Fac-similé de deux autres pages (73 r et 102<) se trouve dans Sybel et Sickel, Kaiserurkunden 
in Abbildungen. livr. VI, pl. 17. Sur le registre voir J. Ficker, Beitrdge zur Urkundenlehre, II, Inusbruck 1878, p. 15. 37. 42; F. Philippi, Zur 
Gesdiichte der Reichskanzlei unter den letzten Staufern. Münster 1885, p. 30; H. Bresslau, Handbuch der Urkundenlehre. 1, Leipzig, 1889, p. 104. 

ment abrégé», par ex. f. n. = jUtlh m+*Ur ou jidtU* (3 4- 17 23), f- t- = jûUUuu 

tua (4. 19). If- p. r. as gtntralt fwnént r*gmi (19) ; pour la transcription «Je ce* abré¬ 
viations nous suivons l'édition mentionnée de Carcani. Le point et le trait «lans 
les abréviations de but et çu* sont tantôt séparés, tantôt écrits d'un seul coup de 
plume (3. 5. 6. 10). Les finales des mots sont souvent remplacées fuir de longs 
traits obliques, particulièrement dans le petit mot dt (3. $• 12. 14. 33). Pour tr on 
a la plupart du temps un trait vertical ondulé f pottritù, 21 ; txitUrti, 24); mais souvent 
er est remplacé par l'a ouvert suscrit (, durrrat. 14; eamere, ao; gtrtnHbut, 2*); dans 
fuerint (8) il est remplacé par un trait horizontal ondulé Le signe pour ur sert 
également |wur l'r seul (/Vrti, 16 33). Comme signe commun d'abréviation le scribe 
emploie quelquefois un trait horizontal doublé (1 rtdUum, regnum. 10; uneteu, 17), et 
quelquefois un trait vertical ondulé (afjuiaUs , 31; erntode;. 33). 

Les liaisons de boucles sont nombreuses. Voir par ex. bo (24), m (33), 

~ (25). 

Comme signes de ponctuation on a un trait oblique. un point avec un 
trait par-dessus, et un point (9. 10 15. 29. 30). 


Cette écriture a déjà beaucoup de formes cursives. Le scribe s'efforce 
de lier étroitement les lettres des mots et autant que possible d'en écrire beaucoup 
d'un seul trait de plume ; pour cela, il donne souvent des coulées à 4 . p. s et les 
forme d'un coup de plume tout différent que précédemment. 

Lettres isolées. 4 prend soit la forme habituelle ronde {fueiendus, 18). 
soit la forme cursive, dans laquelle la haste supérieure forme une boucle (W. 19. 
30; dtminiet, 26; fuumdru. Jiftrrrtmr , 35); à remarquer que le copiste forme la boucle 
d'après le même procédé que nous employons aujourd'hui dans l'écriture courante; 
c’est la première fois que nous rencontrons cette forme de 4 . Le dernier jambage 
de ni et de n est parfois allongé à la fin des mots (ta. 29). La haste de p forme 
quelquefois une boucle ( Petrus, 16; fer. 29). r descend la plupart du temps au- 
dessous de la ligne. s«juvent très bas (16. 19. 20. 21). L'a rond mérite une attention 
particulière : il se lie le plus souvent avec la lettre précédente et est écrit d'une 
nouvelle façon, de sorte qu'il ressemble à l's rond de l'allemand moderne (19. 20. 
28). Voir s (39). 

Abréviations. Les noms et les mots qui reviennent souvent sont ordinaire- 


Februario In Cuccuione. 


[f] Alvvonrfrn fi'.io Htarici 
pro ixptniii falonun 
et eetium Lembardelik et 
tliorum. 


t|l Angelo de Mnrra et 
Ufrcneni de Perte, e» 
•todibue erarii, pro Peuo 
Maino et Alberto Botoli, 
mercetoflbue Parmeai*. 
b«M, de (incite XXXVL 


ÎB K»»dem co'todibut pro 
Nicole* lûhermia de An* 
geto, neercatore Roman» 
«le (MiciU CXXL II. 


9 XI*. I>* impérial! mandat© facto per magUtruin A Hier! uni scrlpslt LanrcntluH Alexandre fllio Hcnrlei: Lombardellum de Ymola, Renaldum de Aquino, 
Malgcrium Sorcllum, lacobum de Gatulio, Riccardum Filangcrium, Roggerium Portaatrellum, Pridericum Muscatum, Obaldinum fratrem 
Lombardelli, Scornauaccam, Renaldum de Castan 1 ), et Bcr&rdum de Aquauiua, falconcrioa et fidèles nostros, cum avili us nostris et ranihus, nrrnnn 
ticrardum de Schultro infirmum, vallettum et fidelem nnstrum, in regnum mittimus moraturoa; fidelitati tue mandamus, quatenus Lombardcllo prcdicto pro »e f duobui 
$ scuterii* et tribus equis, pro XX diebus huius menais Februarii XIII. indictionis très uncias auri ad pondus curie, neenon cuilibet predictorum 
vallcttorum tantum*) pro eisdem diebus, sicut rccipcre solîti sunt in curia nostra, et lacobo de Imola falconcrio, quem mittimus 
cum eixdem, pro se, uno scuterio et duobus equis, pro predictis diebus uncias duas ad idem pondus exhibeas; ac deinde inantea, donec 
in regno prt> nostris serviciis fuerint, secundum assisam curie et sicut dari consuevit in regno, ad requisitionem dicti Lombardelli et 
per manus eiusdem, pro quolibet predictorum, videlicet pro se, duobus scuteriis et tribus equis, dicto lacobo de Imola pro se, uno scuterio et duobus 
10 equis, predicto Berardo de Schultro pro se, duobus scuteriis et tribus equis, usque ad reditum nostrum in regnum, neenon tribus scuteriis 
marestallc, quos cum canibus destinamus, pro se et tribus mulis, ac Thomasio Bruno falconcrio pro se et uno equo. a mense Mardi 
inantea, quia pro toto mense Februarii de caméra solutus est ipse Thornasius. secundum quod etiam fict auctio vel diminucio perso- 
narum. avium sive canum, de pecunia curie nostre, que est per manus tuas, expensas debeas exhibere. daturus nccessaria 
pro avibus et canibus nostris quos custodiunt, prout idem IvomliardeUus a te duxerit requirenda, et reccpturus ab eo 
ij de omnibus, que sicut dirtum est dederts, apodixam. 

§ Item h<* ri prit Anyelo de Xarra et Enfrenoni de Torta, cn»t4>diba* erarii in Castro Salratoris ad mare: Quia Petrus 
Magnus et Albcrtus Busoîi, mercatores Parmenses, fidèles nostri, vallcttis nostris de Lubcch nuper redeuntibus triginta sex uncias 
auri ad generale pondus regni pro parte nostre curie mutuarunt. ad faciendas videlicet e.xt>ensas pro se et falconibus quos por- 
tabant, fidelitati tue 3 ! precipiendo mandamus, quatenus statim visis hiis litteris triginta sex uncias auri ad générale pondus regni reststuatis dicto 
ao Pctro, omni difficultate remota; ipsus etiam et socios corundem de alla pecunia, quarn nostre camere mutuarunt, 

pro quibus super eadem vobis scripsimus, iuxta tenorem litterarum quas habent. quam citius poteritis, intègre quietare curctis. 

§ Item «cripsit lifteras patentes: Fridericus etc. Notum etc., quod Nicotaus Iohannis de Angelo, civis Komanus, fidelis noster, dum nobis 
humiliter supplicasset, quod, cum Thornasius de Galiano de Lcntino, qui pro amministrationc quam super cxtractionc fiumenti pro curia 
nostra minus bene exercuit*), captus fuit, infîscatis omnibus bonis suis, debitor cius existeret in unciis aun centum 
25 vigïnti quatuor ad generale pondus regni, nos ipsam pecuniam sibi restitui mandaremus, nos, facta pridem de ipso debito nostre curie 

plena fuie, dictam pecuniam usque ad festum nativitatis dominice huius XIII. indictionis eidem Nicolao curiam nostram promisimus soluturam, 
prius etiam, si prius in regnum redire nos personaliter contigisset; super quo sertpsimus venerabilibus lacobo, Capuano archiepiscopo, et Petro, episcopo Rauellen«i, 
ddectis famitianbus nostris. tune temporis in regno gerentibus vices nostras, ut. si contingeret nos in regnum dicte nativitatis 
dominice termino non redire, dicto Nicolao solvi f&cerent pecuniam memoratam; idem vero nuper rcdiens et ostendens per 
30 htteras archiepiscopi (Japuani, cui soli nostra* litteras dederat, absente episcopo Rauellcnsi, qui ad nos iam vcncrat vocatus a 
nobis, dictam pecuniam sibi non fuisse solutarn, eo quod officiales mutati erant et mandatum de assignanda cuiquam jKrcuma non 
habebant, sed de ea ad nostrum eranum transmittenda conventioncm cum curia nostra fecit, quod in kalendis Augusti proximo 
futur: huius XIII. indictionis debeat intégré de ipso debito quictari per Angelum de Marra et Eufrenonem de Porta custodes etc., 
ad quos ipsum cum litteris nostris duximus transmittendum ; quod si pecunia non soluta dictus solutionis terminus pcrtransirct. 

35 deinde inantea. quamdiu solutio diffeirctur, ana très*) uncias per centenarium*) in mense pro dainpnis et interesse ipsi 1 ) solvere 
tenebuntur de pecunia nostra ipsorum custodie deputata, et nichitominus de eadem solvent intégré uncias*) supradict&s cidcm. 

Ad cuius etc. présentés litteras etc. 

§ Similes dansas per eaiietu verlia scrlpslt pro eodrm ad eosdem cnstodes f addlta conclnstone: quod ipso termino solvant uncias ipsas ei vel nuntio sut procuratori. 

g Simlles apertas et clauta» per eadem verba seripsit idem pro Iohanne Gnicxenls Komano de utidls aari centuin triginta sex ad generale pondis. 



# *^1 \ âptet lui HuiîUrci Bréholl»* tr*n%criT»m m.vnV; il paraît qu’ü Ure Cds/*«*a, (Un* VIndex nomujihnv d'HuiJl«id-Bféholt«« on trouve k nom GemtiSu dé CétUme* p. infdi. 1 Apre» 

tnntmm U y n «n S(»Unf* k »»m tiifi V b ve*tre, imii l'imerprèce Caieial. •• CiKinl: esertmeetl. •) «mu fret, vol* Ducoogc, Gtnâtmrmm, mu mot «nu. * Cnreonl /r« ternie*uno. f ) Cafuni l/<« 

• rr ,n ?} 


• • ••• • . • 


Digitized by 

IIMIVFR^ITY DF r Al IFORNIA 


Original from 

IINIVFRÇITY O F ("AI IFORNIA 





















93 








..„ ^. 

wjtjjuûemu atitjgtaf tas _^Ju«jcrjpm ttjtutumw #»mW- [mutt 

^*teAenwjm*traè« ttfltttmée.ji 



IO 


>«5 uoUtjn^ biugntjîjgJU* Sejijlitugo Jbunjtmdut tghm tqlU ytuktpmojun'bn 

gornf ttjfie f^ftfû^o$J;^.i k L p jirntt^sT^mc c.&? \m 

ftumftt. tg 5 wn ujlle^fùtianu'tjlgtÜûi nit& nuuittty acjjjkto jmi 

|j(< tttta-jj!» tuu/y .tltïï ^«flCUM-u^.tGtt^1(XtSm , n^^c(oticagûl)iit5tijlil),ngjWfti(l)ittgi> .tlifg; cas 

Æucj^iam)'S» ojjcücj: J&kjc clapitr jxw tiôt AjùttMtmlnûlsli uarJZt du limr g« ,foutctt^ïÿeù> 

Maaittjw-jjx» j>aW btimt.St .tût ns d^ltmfljur- U*juJUjirt «s bejhtunt- 


: ' , 




<5 


. ( AtpJituAS. nifflt jma.ttiaii(B.t gitcm^.ijydïar tgiolig W.«rnf finelftio uam {jjUtwtfcn 

"*é* ' 


20 


4^onm SW.uttyjjo(tifjjftrfttT xitj&ycamt* aurais^jwtttu. aSÿ 
nolaœjkjictaxjBjliœi Utt^( 6 tBj.tufi aîjçxycdttwtTF l'gtîJtwjm'jtutj uln-4 wonm cîiwtr 
natWqt tjic. « injnjJfci-1? jnjôtojjutU W 

^•juçijWtj mcü<KC 5 yolrtmupvijli(Ke _fuko^uojjîtw&a 


uol 





IlllOl 


*5 


^|t—»-^ y ^di -z' —-^ j —~jncfttiïtyjfi 

. y i MmgJ ftuoSltiict cnjiU m*0ts Vbct UWtt camjépj twgmuùttt* tjjc*jti Ugturün^ iVwidJ; câfoh 
.. *•/ jiiftJteJrTtturtjn^vu*Sctiiiriioajju Atmuog Mttitbarf- tîf^iSimiA 4^guju 

tïfàimu^c^erît* tcnctJàtfeto jnfvjof. >^a((Tô jn^Jïftst 

r to JU (y.jaf. 1110(^0^^ l JusjKOtUf T4ttt^ C^T iüttWtU. Srftt «Jgl(Jtljuo (û^w 

nat-j uâjxotuf r»cjS itfqUcuÿ mjîit i^cujh)dt(udû andrr^fumrjhttm cîynttwy t Wtnïï juT 


+ ♦ * 


A. Ü. 1249. — Charte des franchises de Fribourg en Suisse. 

Fril»ourg (Suivie), Archive» cantonale». 


#•*••• 

• •• • • • 

• • V • •* 


Digitized by 

UNIVERSITE ÛE-C 


Original from 





• • • • 










































































A. D. 1249. — Charte des franchises de Fribourg en Suisse. 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales. 


P ébut de la charte des franchises (la Handfeste») de Fribourg en Suisse. Le texte se trouve contenu sur trois grandes feuilles de parchemin, 
retenues ensemble par les cordons des sceaux. Le premier feuillet mesure 60 X52 cm., le second et le troisième 60X47 cm. Chaque feuillet 
a deux colonnes. Notre Fac-similé donne la partie supérieure de la première colonne du premier feuillet. Regeste : Les comtes Hartmann et Hartmann 
de Kiburg (oncle et neveu) confirment à la ville de Fribourg en Uechtland les franchises et les droits qui lui ont été accordés à sa fondation 
par le duc Berchtold IV. de Zâhringen. Fribourg, 28 Juin 1249. Au verso du troisième feuillet et d'une main ancienne se trouvent les mots: 
Ly chartre et libertey de la ville de Fribourg . La < Handfeste » a été imprimée par Ernst Lehr, La Handfeste de Fribourg dans tUechtland 
(Lausanne 1880); dans le Recueil diplomatique du canton de Fribourg. I, 22. N° 10; dans Richard Zehntbauer, Die Stadtredite von Freiburg im 
Uechtland und Arconclel-lliens. Innsbruck 1906. Voir aussi Friedrich Emil Welti, Beitrüge zur üeschichte des alteren Stadtrechtes von Freiburg 
im Uechtland. Berne 1908 (dans les Abhandlungen zum schweizerischen Recht, de Max Gmür, livraison 25; Welti croit pouvoir prouver que la 
Handfeste n'est qu’un faux de l’année 1288; mais il ne nous a pas convaincu). Les deux sceaux de cire verte, en forme d’écu pointu, avec 
des cordons rouges, se ressemblant parfaitement, avec la même inscription, sont encore bien conservés; on lit en exergue: S. Cumitis Hartmanni 
DE Kibvrch. Ces sceaux correspondent à celui du jeune Hartmann de Kiburg, reproduit dans les Siegelabbi/dungen zum Urkundenbuch der 
Stadt und Landschaft Zurich (Zurich 1891), livraison 1, pl. III, N" 15. — Dans la date par méprise on a écrit Junii au lieu de Julii. comme 
le prouve la phrase in vigilia apostolorum Retri et Rauli (= 28 Juin). 

Ecriture gothique. En général les lettres correspondent & celles de 
l'écriture gothique des manuscrits, elles sont pourtant d'une main plus libre et 
les hastes inférieures et supérieures sont plus longue». L'invocation à la première 
ligne a des lettres allongées, qui en majeure partie sont empruntées à l'alphabet 
minuscule. Les initiales I et S sont en rouge. De même les traits entre les mots 
de la première ligne et les signes de paragraphe sont en rouge (it. 12. 13). Les 
chiffre» arabes en marge appartiennent à une période plus récente. 

Lettres isolées. Le crochet de e forme angle avec le trait principal 
(uaft\*am. s); souvent e s'emploie pour I, quand ce dernier a le son de i (maticiam, a; 
etiam, aj). Le plus souvent «I est rond, quelquefois pourtant il est droit i firrtoldtu, 

Hurgnndu, 4). Voir ta forme de t (a. 3). La boucle de h descend fort au-dessous de 
la ligne (a. 4). L’t simple porte quelquefois un trait [pantingat, a; initia, 5; wuatmime. 

7; mr ,», 16); très souvent I est allongé, au commencement, au milieu et h la fin 
du mot (a. 3. 4). Souvent r se trouve recourbé en lias vers ta droite (fait*ri, 
lier toi Jus, 4); souvent pourtant on trouve en bas un petit trait délié comme à la 
pl. 86 (rer. s.-ripture, 3); l'r rond ne se rencontre pas seulement après 0. mais aussi 
après p ftudtntum, 3) ainsi que dans l'abréviation arum et quant*» (a. 16); d'autre 
part souvent l'r droit se rencontre apres o (vero, 11 \/an, 10); quelquefois on trouve 
un IC majuscule (fer, 13). L's rond à la fin des mots est te plus souvent fermé par 

In nominc Patris et Fil» et Spiritu* aancti. Amen. 

Ne ea, quorum inprenentiarum habemus noticiarn, per processum temporis labi contingat a memoria, 
con*uevit prudentum antiquitas res gc*tax prout geste sunt scripture testimonio commendare. Eaproptcr no- 
verint universi tam posteri quant présentes, quod Bertoldus, dux de Chcringcn 1 ) et reelor Burgundic, iura que in pre- 
5 senti volumine sunt scripta, burgensibus suis de Friburgo in Burgundia et etdem ville contulit in initio funda- 

tionis ville supradictc. Nos igitur H artmannus et HartmaNniti» comités*) de Kiburc» eadem iura eiadem burgensibus de Friburgo in Bur* 

gundia et eidem ville confirmamus et sigillorum nostrorum 3 ) muniminc prestito iuramento roboramus. Et hec sunt iura sta- 
tuta: Quod nunquam alium advocatuin, nunquam alium saccrdolem, nunquam theloncarium burgensibus nostris de Friburgo, absque corum 
clcctionc, prcficicmus; sed quoscumque ad hoc elegerint, h os, nobis confirmantibu*, habebunt. Et dum benc eu» advocatus et theio» 

10 nearius plaeuerint, ipsos habere debent; si autem eis displicucrint, libère possunt cos destituera et alios institue¬ 
ra. 9 Scolasticum vero. matncularmm, ianitores et preconem per se, nullo ad nos respectu habito, cligcnt, instituent 
et destituent, et quicquid super his ordinavcrint, id ratum tenemus 4 ), et del»em[us] inviolabilitcr observare. § Nunquam nos 1 ; vel abquis 

I0C0 nostri secundum propriam voluntatem aut cum potestate aliqua in urbe iudicare debemus. 9 Ter in anno contioncm ante 
nos vocabimus, in Februario, in Mayo, in auturnno. Nosmct facicmus pretorium, ubi sedebimus pro tribunal!, quando contionem 
15 habebimus, et secundum décréta et iura burgensium iudicabimus, et non aliter. 9 Omnibus burgensibus nostris pascua, flumina, cursus 
aquarum. silvas, nigra iura et nemora. que vulgus appellat tnboluz*), damus, ut eis sine banno utantur. g Omnibus burgen¬ 
sibus nostris theloncum damus. ut non persolvant. 9 Nunquam stipendia vel présidium aliquod pecunie aut aliquid pro exercitu a nostris 
burgensibus, ipsis nolcntibus, t>etcre possumus, nec debemus, nisi cum in expeditionem ragiam fuerimus ituri ultra montes, cum nobis 
mandaverit rax; tune minister noster in foro publico de unoquoquc sutore jnist primos meliores sotulares> quoscumque voluerit, ad 
20 opus nostri accipiat, et de incisoribu» caligarum meliores, post optimas^ et a quolibet fabro quatuor ferramenta, et de mcrcatoribua, 
qui pannos laneos vendant, a quolibet unam ulnam accipiat de illo panno, quem pre manibus habuerint. Nec ipsos burgenses 
nostros in excrcitu duccrc possumus, nisi tam longe, quod eodem die ad domos suas possint redire. 9 Prctcrea ipsis nolcntibus 
nunquam corum domos causa boapltandi nos et nostros promittimus intraturos, sed eciam ipsos alios in hospitando inquictarc prohi%« 
bebimus. 9 Quodlîbct c&sale urbis debet habere centum pedes in longitudinc et LX in latitudine, et de unoquoque casaü ••••. # ,*• 

55 in festo sancti M«irtini XII denarii pro censu annuatim debent dari. 9 Si ho*pes vel advena aliquem civium perçussent, liga- ••••• 

tur ad truncum, abstracta sibi cute capitis; si vero c converso infra terminos ville burgensium tantummodo burgensis hospitem •••; 
vel advenam perçussent, tenetur scultcto in LX solidis, et percusso in tribus solidis; si autem sanguinolcntum fccerit, tenetur Kvlte»... 
to in LX solidis et vulncrato in LX solidis. § lus preconis est, quod, antequam eat dormitum. debet vigiles quemlibet in suo ^ 

nete. lus preconis est, quod, quicunquc vel qualicunquc modo sibi ad custodicndum traditus fucrit. statim cum intravciit domum*suAr^ 

• ••• 

(Datum Friburgi anno gratie millevimo duccntesimo quadtage»imo nono, quarto ka'endas tunii*), in vigilia apoatolorum PrtH et'Villclmo 
novo rege féliciter régnante.) SV* **” 

• Pour Ztringn •) Ui mol, tmpratliet*. A'ot igilur II. *1 H, tomiUi » trouT*nt »or un (rmltag* ; ila lonl d'un* icUic plu, foncé», •’i L*« doua or avec la trait abréviatif 4aa, rigiUormm Mmtrorum 
aa tianarni é,alcnanl mu «n (rattaga ; lou» tainia ui auaal plus foncée i Welll, I. c., p. loa\. *i Correction da (««nier *i Ma. *1 Pour f»réAo/a. 1 1 a oéNner. •) Pour Juhi; aoir laa Itpliralloa, cl daaaua 


le bas {umfaris, a), parfois pourtant il est ouvert et étiré (turrue, 15; natiru, 17); 
une fois il est suscrit, à la fin de la ligne (17); de temps en temps on a l’s long 
à la fin des mots (BerfaUut. 4; eu, 16. ootimaj, ao). La haste de I passe par-dessus 
la barre (a. 3). 

Beaucoup d'abréviations. Le signe commun d'abréviation se compose 
ordinairement d'une barre, parfois pourtant il a la forme d'un nœud (4. 7. 8. 18. J3). 
On remarquera que le signe tironien pour et porte au milieu un petit trait (5. 7); 
c’est la première fois que nous rencontrons dans nos planches le signe tironien orné. 

On rencontre fréquemment de* liaisons de boucles, par cx.te(a. 9 ), 4 r(i 8 ). 
A» (7). de (3), da (8 as), ad (84). pt (*9). (a '<>)• t» d autres endroits les mêmes 
lettres sont séparées (4. 6 etc.). 

Séparation de mots et de phrases. Le» prépositions sont encore de 
temps en temps reliées aux mots suivants (« memoria, a; fer te, 11). 

Comme signe de ponctuation on a ordinairement un point, tant pour 
les grandes que pour les petites pauses; quelquefois seulement pour la (>etite pause 
on a un point avec un trait au-dessus (a. 3 10. 11). Les nouveaux paragraphes 
sont marqués par un signe orné, à l'encre rouge (11. ta. 13). 

A gauche.en marge, on distingue les piqûre» du compas pour le réglage. 


Digitized by 

JNIVFRSITYOF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVFRÇITY OF ("AI IFORNIA 


























a 

2 

3 


I J 



i, ri | 


n#Wtf 


tl. f-rr~*t «L* (*l ~~+ j**, Hmm £ ^ —rn' yr *, 


Alî^v.v; ; . 


IJ 


«3 


»4 


•5 



** ’ V^^J* 5 'l 'tx^jj ^'f- ^r- ^enmcimu C*Jt*n*l^r 

i «Vlm(l j«wr^lî 


*””'^^l* w ^** y**»Hi«* tj I- cr~l,er,x*f Vuw cnn ut^M» jjium« 


ÎT *tu 4 »« V«r / t-r— — 


* ffmunmiuÿ l. it u[|i n»« 

weivuw <*nOMircr , jHM[ •uiOm fw<~ |'**^' 1 

ft-~ i^wiiiT «# |V- AMid^' - in m^ w’i>»n ♦ 

. . " -- * ^ A* - • a . >ij 


(m|tfi>nin#an4? ^ «• -**»|*» 

G»»,- 



A. D. 1254. — Bulle d’innocent IV. 

Samt-Galt, Sùfisarchiv, A 4 B la 


A. D. 1299. — Bulle de Bonllace VIII. 

frire», Stadtbib&ulhck: Archir, y >8 


0 ) 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 



















































A. I). 1254. — Bulle d’innocent IV. A. D. 1299. — Bulle de Boniface VIII. 

Saint-Gall, Stiftsan hiv, A. 4. B. 11. — Trêve*. StadtUbllothek : Archiv. Q. a*. 


4 Saint-Gall, Stiftsarchiv. A. 4. B. 12. Début et fin d'une bulle pontificale, dont le sceau de plomb est altaché par un cordon de chanvre (cum filo canapis). Notre Fac-similé 
1. est un peu réduit. Regeste: Innocent IV. charge l'évéque de Metz (Jacob) de lever lui-mémc ou par un délégué toutes tes condamnations de suspension et d’excommunication 
prononcées au cours du conflit entre l’évéque de Constance (Eberhard), et l’abbé de Saint-Gall (Berchtold); il enjoint egalement d’arrêter les procès intentés par Conrad de Strasbourg 
ou par d’autres en faveur de l'un des deux partis; de remettre le différend au point où il en était avant le commencement des procès; de donner dispense à ceux qui peut-être 
ont encouru l’irrégularité ensuite de ces condamnations; de donner ordre, qu'on rétablisse dans leur place et emploi les moines et les ecclésiastiques chassés et qu’on restitue à 
l'abbé les églises qui lui appartiennent; le Pape ajoute que l’abbé de Saint-Gall doit conserver ses droits sur le monastère de Rheinau. Assise, 13 Mai 1254. Imprimée dans 
Wartmann, Urkundenbudi der Abtei St. Galien, III, 130, N" 925; mentionnée dans Potthast, Regesta ponli/icum Romanorum, N* 15361; citée en regeste dans Ladewig et Müller, 
Regesta episcoporum Constantiensium (Innsbruck 1895), N* 1851. 

On remarquera la différence dans la forme extérieure de cette bulle qui, par son contenu, appartient aux litterae de iustitla et celle de la lettre de grâce (litterae de gratin) 
ci-dessous de l’année 1299. — Voir la division des mots dans la date: selon une règle de chancellerie, chaque fois que ces mots ne pouvaient être écrits en une ligne, ils devaient 
être divisés de telle façon que pontificatus nos tri anno tali se trouvât sur la seconde ligne. Seule l’année du pontificat se trouve indiquée (Innocent IV. fut élu le 25 Juin 1243 
et couronné le 28 Juin). 


Minuscule papale Voir les explications pl 68 et 91. Les haute» inférieure* ont le* trait* 
fortement allongé» ver» la gauche; le* haates supérieure* au contraire sont recourbée» vers la droite 
Dan* U première ligne les nastes supérieure* arrivent jusqu'à la ligne du haut. Selon une règle de 
chancelkne, te* nom* propres de personnes et de lieux, aussi bien que les nom* d emploi* ou dignités, 
commencent per «ne lettre majuscule (1. 1. 161. Contrairement 1 rc que nous voyons dans la lettre 
de grâce ci-dessous, ici seulement l'initiale du nom du Pape est agrandie ; elle n'est pas ornée ; les 
autres lettres sont d une écriture ordinaire (1); il n'y a que l’initiale du contexte qui fa»%e saillir 
\Qium, i); le signe commun d’abréviation se compose d un simple trait ; les lettres d et // ne sont pas 
réparée* par une barre \JiS*dum. CmrtrnmÊiends. a). 

Lettres isolée* A remarquer la forme du 4 rond («X La boucle de 11 descend fort au-destou* 


de 1 a ligne ()}. L'I simple porte quelquefois un trait (mmsij, *vun %U t mméri, 4 . winime, 17). L’a rond. 
b la fin des mots, est fermé en haut et en bas (1). 

Abréviations A ta place de» noms on a deux point* (t. t). Le **gnc d'abréviation dan* hu 
et y** (point et virgule) est fait d'un seul coup de plume ; il ressemble maintenant au chiffre arabe 
SI (1 16 Voir la forme de la note tironienne pour d (1. *)„ D'après une règle de chancellerie les 
abréviations pour f**. mr et d’autre* similaire* dcva*cnt être évitées dans Te* bulles pontificales ; 
malgré cela, on rencontre ici et fréquemment aussi en d'autres bulles, quelques-unes de ces abréviations, 
par ex pour ftt («fUr, 1 , /vr, 16), et pour frt 1 \ frtJu-n, it). fW est souvent abrégé lia). 

Comme signe de ponctuation pour la grande pause on a un point; pour la petite, un point 
et un trait par-dessus ou bien un simple trait (1.1. 3). A 1 a fin de la date on a un point-virgule (18). 


1 Innocentius episcoput. semis servorum Del, teneraUli fratri.. ■), episcopo Metensi, salut cm et apostuiicara benediettonem Quia occatèone discordie super plunbua et diverti* articula inter venerabilem 

(fratrem nostrun* . .*), Coit- 

a stantiensem episcopum, et dilcctum filium .. ■), abbatem monasterii 4 ) aanctiGalli, Constantiensis dioceais*). dudum exoctc, nonnulk interdum suspensionis et excommuntcatHmis scntcntic in ipso»et aHos promulgatc, UC non- 

3 nulli monachi et clerici sut* locls, uimmistrationibus. offre iis, ecclcsiis et beneficiis spoliati seu privati fuisse dicuntur, nos, ad tollendum inter eo*dcm eptscopum et abbatem dissension!» 

4 et turbationis materiara, tibi super corum causé* et questiomhu* alias aub certa forma littera* dettinamus. Verum quia firme paci* viuculo*) ipso» unirl eu pim us, et aubduci ar precidi 

15 et prnprietatcm eiu* legiümc revocentur. Contradictores autem. ai qui fueritit, tut rebelles monitioise premi**a auctoritate nostra, appellatione remota, compesca*, non obstante, si predictis 

16 episcopo et ahbati vel quibuscumque aliis personis a Sede Apostolica sit indultum, quod interdici, suspendi vel excommunie an non posstnt per littera* apostolicas, plenam de ipso indulto vel expressam de ipsius tctio- 

17 re de verbo ad verbum mcntKwiem minime farientea. et constitutio«ie de duabus dieu* édita in concilie gênerait. Datum Assisîi 111 . «dus Maii, 
l$ pontificatus nostri anno undecimo 

•> UdqiM da Mets d'alors * a»pcUit Jmtahu* •) L‘«rêq«o ét Can .taxer x.pixia* èSèrAixr*» ■> L'aSbé 4o SainlOotl • opfoUli Baria.Wwa •) otoiiorürai h uditi .ut un |Utti|( ^ Le» l«nrot •# ««t us •> V* «ur * 


2 Trêves, Stadtbibliothek : Archiv, Q. 28. Début et fin d’une bulle pontificale, dont le sceau de plomb est attaché par des fils de soie (cum filo serico). Notre Fac-similé est 
• un peu réduit. Regeste : Boniface Mil. confirme la donation des nobles «Walramus de Monzoie, Henricus de Schonecke et Johannes de Bifersheit» qui, avec l’assentiment 
de l'archcvéque (Uocmund) de Trêves, avaient transmis le patronat de l’église de Pronsfeld au monastère de Niedcrprüm. Latran, 23 Mars 1299. 

On notera la différence dans la forme extérieure de cette bulle qui, par son contenu, appartient aux lettres de grâce et accorde un privilège durable, et celle de la lettre 
de justice ci-dessus. — Dans la date seule l’année du pontificat est indiquée (Boniface VIII. fut élu le 24 Décembre 1294 et couronné le 23 Janvier 1295). En bas, sur le pli 
à droite, il y a le nom du scriptor. 


Minuscule papale Cette écriture subit fortement t’influence île l'écriture gothique. Voiries 
explicatkMnss pl. 68 et 91. Les hautes supérieures ou inférieures finissent par une barre formant un 
angle droit ou un angle aigu. Dans certaines lettres souvent un trait oblique adhère b cette barre 
lAiwrOtttw, Af«r, tW r la). Les haxte* supérieure* de I* première ligne sont très longues, f et s long 
n'ont pas d'ornement en haut, mais un trait final oblique (t. a). Toutes les lettres du nom du Pape 
sont allongées, U première lettre est ornée et sillonnée de traits blanc* (1); pas seulement la première 
W> 3) mal* 6US*i la i , l , lies clause* finales 

[Xuiti rr/o, ta; Si fuit mmirm, 13) sont en saillie et ornées; k signe commun d'abréviation constate 

en un ncrud (1. t); les lettres d et tt sont séparée* par une longue barre yéiUdù, 1; rndum, y). 

Lettres Isolées, a a la forme simple <1. a); il prend la forme onciale quand il est employé 

comme majuscule en forme de minuscule agrandie \AfriUs % 14). Le crochet de t est long Imw* 


/îfneaWh, 1). Voir la forme de t I; #r, 14) Voir h A.mfdum, 3). L'I simple est souvent 

surmonté d'un trait fin (conArmadt^ii tt). T porte au -dessus de l’épaule un trait délié 

d'ornement (jrr» 4 r. 1 L*» rond est le plu* souvent fermé en haut et en bas‘.quelquefois seukment 

il est ouvert en haut (1 a), t à la fin dca mol* a un trait d'ornementation aflorçgé , souvent le trait 
vertical dépasse beaucoup la barre iimlnam d, f). ***** ,*• 

Le* abréviations sont très rares *♦••* 

Ligatures. En dehors des liaisons de d et de a on trouve souvttt hv;liaisons de boucles, 
par ex. A# (a, 3), J* (ij), 0b (3), (a. la. 13). né (sX «f <*)> M (•*' iCÛ lêilS* (• *!>• 

Comme signe* de ponctuation on a pour la grande piuse un pqjnt^gour la |>etite pause un 
trait (*. y. iaX A la fin de la date on a un double point avec un trait 


1 Homfattu* episcopus, aervus lenorum Dei, düertia in Christo filiabus , . priori*se et conventui monasfr- ^ 

a ni inferiorw Frumie per prioriasam soliti guberaari. ordinis ssncti Bencdicti, Treverennia dlocesis, salutem et _ !!!! 

3 apostolicam benedictionem. Cum a nobss petitur quod iustum eat et bonestum. tam vigor nqultatis quam ordo exigit ratio- *;♦,* 


ta 

u 

M 

«5 


trocinlo communimus. Nulli ergo omnino hormnum l»ccat hanc poginam nostre confirmationis infringerc vel ei ausu te¬ 
nter srio contraire S4 qui* autem hoc attemptare presumpsent, indignationem omnipotentis De* et beatomm Pttn 
et Pauli, apostolorum nu*, sa noverit meursurum. Datum Laterani X. kakndas Aprili», 

ponuficatus nostn anno quinta ^ ^ Setia. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 










95 


mbwpw 


■MM 




mm 


fXfflnMMMMH 




10 


•5 


30 


2 5 


3 o 


35 


> T» '* . •-. 

-- -- 

.«v'vn-^r'rM+K-v.c —4 L^W* W *&£k 1 t _ 

- ^v v s!U^ vN^î^.^tC |^»c frvtv K - 4 \*trAv^^cJvi »-M-i4«®TKVVi^p^ 

Zr+^Stx J+ .îsA**^* *M^CY7c^^«f^Airr^^ 

^..«•'TiÇivcr- ^ r.^-v!- •V-V'-K' 

T~Z?^*'* '-r>s*vc^\ ^^■rviVw.r.'vA W^vA^wc^t^.(L aV*4KV<\.^ 

r^cvv^f^^p. ^vcr^yi^wbvVKK'' . rW s vjd,,VvT^ ( ^^T' 

\Vw- ^-C=ÿjTYKV*. y. .CT 'v^V'r^VsJK^V. 

i % -"i>'^ r \*Virus *" v ' v 'jV' A WvT^ïvKtrV'ï'\ v «.«^_ 

t\?<w-y wCS^Tl' - * V *Ü!PÏ> 

•'—t<=v*- n^^ < ^Tv‘iv^Lr' 1 jv ^T K ?' '^ *^ r r>Av^rxwT^ 






. IO 




«5 


^^V'îvAC^. • nr *'V' J ^* ^ 9C^~ ^ r\^VUnS T^Xi r r ££ 

rür^-^ r^«c-<ç • 

r^vv*'* ‘X vvV ^«^ î >-M^K' l ^ v \ *& & ^vV>cr\e>^i. '-s 

r * r * 'V V^v,vy \^ SY*^^ * N^ 


20 


\P (^«4 


_J 


V '■‘-urv-^v. 


Pv>~*r to r * 5 F **w* 




;• 

. ',i 


2 5 


ù >4 _£. 


VO-^ \>r-^v^ ^V ^ !&==> ' . 

yv'-^v-rvAVc->.v\'--^\V-'^<X^« P^^w^r^wrTsVv^. ::-'$ 

a:, v—a. w=U 3 =-. • • v ‘- \\» s ^>>^ 

r .k . a.__ . f ^ — --- 


3° 



35 


»o 




wï^ m 1 ■ ■ . -,.M- 

.-p$. 

^rTKWtVVîir^ 

<N >^ k y^<WA^>4\^-TPv^v**c^ r ~'V^ v ^r• ■ .,;>%i 

.,’ï 


40 


v«; 
l 


■*& 


. 





. . 

:. T '^V 

**> C 



^ -Aws^rT fr-,v< . 


ÉattèMÜ 


v vj^- ÿâ 

*• v? • • \f 


»Sr 



A. D. 1261 1264. — Autographe de S. Thomas d'Aquin. 

Milan Bthliotcca Ambrosiana. 


• Digitized by 

UNIVFRSITY OF CAI IFORNIA 


Original from 

UNIVFR^ITY QF CAI IFORNIA ._ _ 






























A. D. 1261—1264. — Autographe de S. Thomas d’Aquin. 


Milan. Biblioteca Ambrosiana. 


P age d’un manuscrit en parchemin que ta tradition donne comme autographe de S. Thomas d’Aquin. Le manuscrit se trouve à la Bibliothèque 
Vaticane, l’Ambrosiana n’en possède qu’un feuillet. Sur le fol. 3* des feuillets de la Vaticane, une main de la fin du XIII* ou du commencement 

du XIV* siècle a écrit la note suivante: Ligentur omnes sicut stant in ista carta et procureur si posset inveniri aliquis qui sciret legere istam 

litteram, quia est de littera fratris Th. Le manuscrit appartenait primitivement au couvent des Dominicains de Naples ; d’après le renseignement 

3 ui se trouve sur la couverture en parchemin, c’est en 1354 qu’il a été apporté à Bergame. On lit, en effet: Contra Gentiles sancti et reverendi 
octoris beati Thome de Aquino ordinis fratrum Predicatorum , a quo exemptâti sunt omnes alii ; quem tibrum ipse propriis manibus scripsit ; 
quem ad nos fratres lacobus de Crema et lacobus de Braganiolis portaverunt de Neapoli anno MCCCLIUL Pendant l’invasion française, au 
temps de la Révolution, le manuscrit s’égara dans les mains d’un particulier. L’évéque Speranza de Bergame, aidé par ses diocésains, l’acheta 

en 1876 pour la somme de 10000 francs et le donna à Pie IX comme offrande de son diocèse. 

Notre Fac-similé contient les chapitres 49 et 50 du 2. livre de la Summa contra Gentiles , composée entre 1261 et 1264. Le texte est 
pur et sans faute. Les corrections sont nombreuses, ce ne sont point cependant des corrections d’écriture, mais des améliorations de la pensée, 
faites évidemment au cours de la rédaction : l’auteur barrait d'un trait certains mots pour les remplacer ensuite par de meilleurs (voir par ex. 
col. 1, lignes 11. 40, et col. II, lignes 14. 22L En d’autres pages du manuscrit on trouve des lignes entières et de grands paragraphes biffés de 
la sorte, ou corrigés ou transportés en d’autres endroits; souvent de longs passages, sont ajoutés; quelquefois aussi c’est la division des 
chapitres qui a été changée. Tout cela nous confirme dans l’opinion que le manuscrit est bien de saint Thomas lui-méme; autrement on aurait 
pu se figurer être en présence d’un texte dicté ou d’une copie. Voir Pietro Antonio Uccelli, S. Thomae Aquinatis Summae de veritate catholicae 
fidei contra Gentiles quae supers un i ex codice autographe> qui in bibliotheca Vaticana adservatur . . . édita. Rome 1878. Les Dominicains 
préparent en ce moment une nouvelle édition du manuscrit tout entier. (Un autre manuscrit d’une écriture absolument identique et que la tradition 
attribue également à S. Thomas, se trouve à la Bibliothèque nationale de Naples; il appartenait primitivement au couvent des Dominicains de 
la même ville, par conséquent à la même maison d’où provient l’exemplaire du Vatican.) Nous devons notre Fac-similé à l’amabilité de f Mgr. 
Ceriani, autrefois préfet de l’Ambrosiana. 


Exemple d’écriture d’un savant du XIII. siècle. Ce qui frappe en 
particulier, c’est le caractère des lettres formées de traits séparés. A ce point 
de vue cette écriture rappelle les tablettes de cire de Rome voir pl $ 

Lettres isolées, a est souvent ouvert en bas ( 11 , i. a. 7). Voir la forme 
du d (4 imditur, II, 3). L’œil de l’e est remplacé par un petit trait oblique, qui est 
séparé du trait principal (eut, II. 1 ; est. II, 4) La forme du g est particulièrement 
curieuse (mtêlUe***, II, 4; ùitur. Il, 515) b est fait d’un trait vertical et d’un petit 
trait oblique ( 11 , 6). Le trait final de I n est souvent allongé et tourné vers la 
gauche (nam, 11, t; sine, 6, 7; unde, t3). o ressemble à l a et à l> (esteusmm. II, 4; 
ferma, 5). r est quelquefois très long irrrum, H, la); voir la forme de l’épaule de 
r {ferma, H, 5). L» a toujours la forme longue; il consiste en un trait vertical 
et un autre oblique ou à peu près horizontal (dnersitas, II, l). 

Abréviations. Le plus souvent l’auteur abrège les mots qui reviennent 
fréquemment, en suscrivant la dernière lettre ( materia , IL 1. 2; ferma, II, 5. 8; fefest, 
II, 1; simtp II. 6; ei/ f H. 20; adhuc, II, 16; net, II, 1 7 ; nature, II, 37). Pour bus et çtu 
on a b et q avec deux traits (unum^ued^ur I, 43 ; rtbns remnbîUbus, II, 28). Souvent 

est corpus. 3 Item. Nihil agit nisi secundum suam spedem, eo quod forma est 

[principium 

agendt in unoquoquc. Si igitur intellectus s»t corpus actio eius 
ordmem corporum non exccdit. Non igitur intcliigit nisi corpora. Hoc autem 
palet esse falsum, intclligimua cnim multa que non sunt corpora. Intellectus 
5 igitur non est corpus. g Adhuc Si substantia intclligens est corpus 
aut est finitum, aut infinitum Corpus autem esse infinitum 
actu est impossibtle, ut in Phisicis probatur. Est igitur finitum corpus 
si corpus esse ponitur- Hoc autem est imposstbilc. In nullo cnim corpore 
finito potest esse potentia infinita. ut supra prohaium est. Potentia autem 
to intellectus est quodammodo infinita, in intelbgendo; in infinitum 
cnim intcliigit species numerorum 1 ) 
augendo, et similiter species figurarum 
et proportionum ; cognoscit etiam universale quod est 1 ) 
virtute infinitum, secundum suum ambitum; continct cnim individua 
1$ que sunt potentia infinita. Intellectus igitur non est corpus § Amphus. Impossible 
est duo corpora se invieem contincrc, cum continens 
excédât contentum. Duo*) autem intellectus*) 
se invieem continent et comprchcndunt, dum unus 
aliuin intcliigit. Non est igitur intellectus corpus. § Item. 

20 Nullius corporis actio reflectitur super agentem; 

ostensum est enim in Phisicis quod nullum corpus a seipso 
movetur, nisi secundum partem ita scilicet quod una pars eius sit movens 
et alla mota, Intellectus autem 5 ) supra seipsum agendo 
reflectitur; intcliigit enim seipsum*), non solum secundum partem 
25 sed secundum totum. Non est igitur corpus § Adhuc. Actio corporis 
ad actionem non terminatur, nec motus ad motum, ut in Phi- 
sicis est probatum. Actio autem substantie intelligent» 
ad actionem terminatur; intellectus enim sicut intcliigit rem 
ita intcliigit ac intcUigere, et sic in infinitum. Substantia 
30 igitur intclligens non est corpus. 8 Hinc est quod sacra 
Scriptura substantias intcl]cctua1es T ) spîritus nominat per 
quem ntodum cou !>cum incorporcum nominare 

sccurulum illud Ioannis II 1 I.: „Deus spîritus est. u Dicitur autem Sapientia VIT.: 

[„Est autem 

in illa M , scilicet divina sapientia, „spiritus intclligentie" „qui capiat omnes 
3S spiritus intclligibilcs* 4 . § Per hcc autem excluditur 

error antiquoruin naturalium qui nullam substantiam nisi corpoream 
esse ponebant; unde et animant dicebant esse corpus 

veîJlubjn iô|uam vel alkjuid huiusmodi; quam quidem opînionera 

in fiâein chribvûiçtpîJqldàam induccrc sunt conati, dicentes 
1 o anîmarp çÿse corpus, cffigutum sicut*) 
ejÇérliiî-agujafcîim. V 

Mc^ltem"arilsMlysod substantie intcllectuales sunt immateriale*. 
Unumquodquc cnim ex materia et forma conipo&itum est corpus; diversas 
enim formas materia nonnisi secundum diversas partes recipere 

+) Cjiiod substantie intcllectuales sunt immaterUle*. 


ausM ni à la fin de* mots est remplacé par deux traits de ce genre (II, 18. 22. 
29. 44). On a prétendu que saint Thomas avait connu ou découvert un système 
de sténographie; en réalité il ne connaît que les abréviations d'un usage commun 
au moyen &gc et celles qui de son temps étaient employées dans les écrits 
philosophiques et théologiques. 

Ligatures. Dans ex (II, 8. 10) le second trait de le sert en même temps 
de premier trait pour x. 

La séparation des mots est imparfaite; souvent en (particulier les 
prépositions sont unies aux mots suivants (II, 12). Comme ponctuation on a 
un point, plus rarement un point-virgule (II, 1.3 5.6.8). Les paragraphes sont 
indiqués par un signe de paragraphe; lorsque ce signe sc trouve au commencement 
des lignes, il avance un peu sur la marge ; la première lettre des nouveaux 
paragraphes est un peu agrandie (I, t. 5. 42; 11,6. 16. 27). 

Signe de renvoi ( 1 , 40 - 

Un trait d'union & la fin des lignes (I, 26; II, 12). 

potest; que quidem diversité partium esse in materia non potest, nisi secundum 

[quod 

per dimensiones in materia existentes una commun» materia in 
plures dividitur; subtracta cnim quantitate substantia*) indivUibilix est. 
Ostcnsum est autem quod nulla substantia intclligens est corpus. 

5 Rclinquitur igitur quod non sit ex materia et forma composita. 

§ Amplius. Sicut homo non est sine hoc homme, ita materia non est 
sine hac materia. Quicquid igitur in rebus est subsistons 
ex materia et forma compo*itum, est comf»ositum ex forma 
et materia individuali. Intellectus autem non potest esse compositua 
10 ex materia et forma individuali; species enim rerum 
intdlectarum fiunt intclligibilcs actu per hoc 

quod a materia individuali abstrauntur; secundum autem quod sunt intclli- 

gibilrs actu fiunt unum cuin intellectu; unde 

et 1 *) intellcctum oportet esse absque materia individuali. 

15 Non est igitur substantia intclligens ex materia et forma composita 11 ). 

§ Adhuc. Actio cuiuslibet ex materia et forma compositi, non est 
tantum forme nec tantum ,f ) inaterie sed com(»ositi; ciu» enim 
est agere cuius est esse; esse autem est compositi per formam 
unde et compositum per formam agit. Si igitur substantia intelligrns 
20 sit composita ex materia et forma, intcUigere erit ipsius 
compositi. Actus autem terminatur ad abquid simile agenti; 
unde **) et compositum gencrans non gencrat formam 
sed compositum. Si igitur intclligerc sit actio 
compositi, non intelligctur nec ,4 ) forma nec materia sed 
25 tantum compositum. Hoc autem patet esse falsum. Non est igitur 
substantia intclligens composita ex matena et forma 
§ Item Forme rerum sensibilium pcrfcctius esse hahent 1 *) 
in 1 *) intellectu quam in rebus sensibilités; sunt ,r ) enim simpliciorcs 
et ad (dura se extendentes; per unam enim formam hominis intclligibilcm, 1 *) 
30 omnes homines intellectus cognoscit. Forma autem perfecte 
in materia existens farit esse actu taie, scilicet vel ignem 
vel 1 *) coloratum; si autem non faciat aliquid**: esse taie 
est impcrfecte »n illo, sicut forma coloris in aère 
ut in déférente et sicut virtus primi agent» 

35 in instrumente Si igitur intellectus sit ex materia et forma compositus 
forme rerum mtcllcctarum fanent intellcctum 
esse actu talis nature qualis est quod intclligitur; 
et sic sequitur error Empedoclis, qui dicebat quod ignem 
igné cognoscit anima, et terra terram et sic de aliis; 

40 quod patet esse inconvcniens. Non est igitur intclligens substantia 
composita ex materia et forma. § Preterea. Onmc quod est in aliquo 
est in eo per modum récipient». Si igitur intellectus 
sit compositus ex materia et forma, forme rerum 
crunt in intellectu materialiter, sicut sunt extra animam. 


•j adéüia mem mmOatie Ml barré. •) D««x Imm barréf», *1 Corr«cti«n dm «/«nnun. •! Corrtct.o» 4« mUUetimsm; «Un* U 8*»» « ***• t«t barré. mmi barré. •) QuelqM* lettrt* b arrêta- 

f > Qa«li)u«« Uttraa b4rréar. homo isUrio* figuf* barré; é*i«Umm*rn l’atMaur vo«Ua dire fgutaius. U a pourtant Warré U« in», mot. avant d’avoir achavé U darniar Suit un d|M d« renvoi, auquel répond en 

■targa un d|M tauibUHIo, avec la niro du cbapnra extraction da ma/rrru à ce q^ii aemble ».i *t a été ajooté apré. coup at intêitig* Hf a été barré. M ) Cmtigè Ap»è* tantum, U y a una lattra barrée. 
^ Oo a barré êésut ifitur rou./ •*> m *€ ant niait u » «Mt hnbtui a été ajouté, et tuni htiéêUotm a été barré. *1 A vaut in on a barré quam. •»! O» a barré »n quantum imtrUigihiUm uahii avoir été OjOwté 
aprèi coup. A prêt va/ on a barré una lattra. *1 aJiquid eat Mirent. 


Original from 

UNIVERSITYOF CAI IFORNIA 




Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


























*«rwr><\ 


pr 

• vw>ru»r) ■ f|S> ^ .(t «»*j Vfe ✓ 


tl=— w*J[yXiu« ^vn 6—«tuh»^ 6—^** »w|i ( ^/m^ 

p»**1 *T ^rCkwm)^W*ty^|Jfc,, a -VK*♦*«««• jfcwfiit» 

~ •WliwfcA A«- «.»(§Cn Ucx A'gjp *-jjpjmtPU >-£>«' .^»-tCL«. jp * | ^ JEU x*(K«v,^«i> d^US»^«îl^L*^ 

*^**»^*’> *" *"■*** x r— y . m .i * s>-z. . os»*^W^ ->XU 

^ # ^Xru^ Wf* / *•• f»* >v^r '^$9 cv.^ . . **,« ^^OUtfiL, £, GrV 

S / .)»»-vt.<# - y*fijr A f'T [-"«A»# ~«f^aswD; '-*£■ nLy.jQj^ >H J^ JK£j H4«*«.~ 

• <Û_-«S> <p pVi^ ,^Jfr*t r> *t *«»cv«r- mn^^dî . ^ 

Vv~**«**-f££j*pX.vv^tr^rVu*«> «t X"fO*/^ ^**»» .-i(X»ft pflïflr,,,*» *>y«(WrM« />r ^ / 

J JL ~S r& rt "~> w« 

t£^yvs.^ ~^» ^sJ^ «A- 

‘p 6 ■ Ê- 4 Û>>y-.fW . fS^^T -W «SC- ? Jfe^^;.^ 





. Mlk 


^VHld 


tt'cau^A • 






I * f J* „ 




* 


Ê-omônoc«nj &$r Jempc^ $u<m JL» - ^&lt$fcntvCué - . <&iSœ*> • C^wRfc*. 

’® iwiw^^i m ©e^an^ia Jtu 5^fr p*iw ^trfhn t cwnne Ixmum 

wtui^piiat*^— tnten«|rftit'j^t ^jrt Jtnceyittlâ /^p uocuu5 *N^i^ .cîernmtty^ ^uâruum ^nf' XLem 


Jpe^tto^^mwS s -^~ çmudiaoni& 



m 


ccxMfy-arnu& 


rfe«c ejV z' 


^ LU^ld 



X! 




ûftm lîflcv^ttttt^" fe^gna ^^ÿrimué ^ftam^fttn • (&—>u^ ^uimwup #»■ amrya Scé« u-f pc Nx£té «£ 
^fU**»i-U^ ftC^u«6 •dmotiero ^jcu U^ \jèiïbbrt ^ ^>udU^irV ^(Xtirn ’Ntj^ ^untê/^S ' 

lîw Jp^ujggrnjeni tnty-ft£ir/î6i ytapienS ^uS& ^jinrcn^aficcp ^i«pr ^i^mitvtm . Ait uepo Sw^ u*f au 

yui ^conrpâ /'Vtef Ji£oaO o^tnîjUalc* ^ aur ^onrm«é ÇW^rftnéo6/" âlî^u^ ^atuut6 <juejlumi6 

Y*W vflurt uîùict' ^iiem comaemy-e ^ofuep«5 ytrnn conuenvmé "ér & yta^rxè ^woà ^ittWcnr utpié «à . 
oim6 yret t*|Vtmorw«m ^gmâra ç*»n^> cot^ry-ij?tam ojmivjtan* uijjwnnè aymunx^j . 

Wtn 5pt>t^ne ^u ujk . jJn^tSnr*teynfl^3mio ^wi»j -STt 

' ' ^ s^;.r ^ *• ' ^ r -- ■ ‘ •’ ^ 

1 r 

f 






A. D. 1275. — Deux diplômes de Rodolphe de Habsbourg. 

Fnbourg (Suisac), Archives cantonales, itipl/Vmc* i et 41. 



Digitized by 

OF CALIFORNIA 




Original from 

UNIVE RSIJ Y OF CALIFO RNJA 



















96 




A. D. 1275. — Deux diplômes de Rodolphe de Habsbourg. 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales, diplômes a et 41. 

4 Diplôme de Rodolphe de Habsbourg, sur parchemin. Dimensions: 12X24 cm. Regeste: Rodolphe I. prend sous sa protection et celle de 
!• l’empire la ville de Fribourg en Uechtland et ses habitants, avec tous leurs biens et leurs droits et cela pour 12 ans à partir de la prochaine 
fête de Noël. Aarau, 20 Juillet 1275. Imprimé dans le Recueil diplomatique du canton de Fribourg. I, 110, N° 30; cité en regeste dans Bôhmer- 
Rcdlich, Die Regesten des Kaiserreidis unter Rudolf, Adolf, Albrecht, Heinridi VU.. Innsbruck 1898, N" 407. 

Le grand sceau royal en cire blanche, tenu par un cordon de soie rouge, est encore bien conservé, seule l’inscription est endommagée; 
il correspond au sceau décrit dans Heffner, Die deutschen Kaiser - und KOnigssiegel (Würzburg 1875), pl. VII, N J 59 et p. 17, 74. Au verso du 
diplôme une main plus récente a écrit: Romischen kûnnigs Rodolph schirm. Le parchemin est fort piqué des vers. 

Sur les diplômes de Rodolphe de Habsbourg voir S. Hcrzberg-Frânkel, Kaïserurkunden in Abbildungen de Sybel et Sickel, texte p. 207. 

Cursive gothique. Beaucoup de lettres et des séries de lettres sont 
écrites d'un môme trait de plume. La forme de certaines lettres, telles que d, 
r, I, *. est modifiée de façon à obtenir de meilleures liaisons. 

Lettres isolées, a prend trois formes: i. la forme habituelle issue de 
l'onciale (A ’omanontm. i); 2 la forme simple, que nous avons déjà rencontrée souvent 
■ voir pl. 89 et 90), et dans laquelle le trait de droite ne dépasse pas la boucle de 
gauche (on peut l'appeler la forme cursive de l'a gothique); elle se rencontre en 
particulier dans les liaisons ra et ta (gracia, lifteras, . t); 3. la forme à double panse 
(miiw, uuh'ersstatis, villam, a). I.es hastes supérieures de b, h, I se recourbent en 
haut vers la droite et forment de grandes boucles; celles-ci sont quelquefois tout 
à fait fermées 1 villam, 2 ; iunbus, 3). Souvent on ne peut distinguer c et I, car la 
barre du t ne se compose souvent que d'un ctochct comme dans le c (nuuc 
aattvitau, 10). d est écrit ici comme dans le registre de Frédéric U. (voir pl. 92) : la 
haste supérieure forme une coulée, faite de la même façon que nous l'écrivons 

aujourd'hui dans l'écriture courante icvnduetum. 4; tantummad*. 10); le U majuscule 

est formée de la même façon (11). Voir la forme de y 1 gratta, 1). L '1 simple est 

Rudolphus Dei gracia Romanorum rex semper augustus universis imperii Romani fidelibus présentés Hueras inspecturis 
graciam suam et omne bonum. Universitatis vestre notlcie presencium sérié volumus notum esse, quod nos villam de Friburgo 

in Ohttlandia ac eiusdem loci burgenses cum (o'mnibus suis rebus, iurihus, possession il jus, vestituris singulis et honestis ac bonis 

consuetudinibus eorumdem in nostram et imperii protectionem, defensionem rccipimus et conductum. Mandantes vobis universahter 
5 singul is' et singularitcr universis, ne quis vestrum prcdictos cives, contra nostre protectionia seu defensionis umbraculum. in se 
vcl suis rebus. iuribus, possessionibus, vestituris et honestis consuetudinibus contra iusticiam aliqualiter molestare vcl inquietare 
présumât. Quod qui fecerit, gravissimam nostre serenitatis offensant se sentiet incurrisse. Prcdicta indulgent» seu gracia 
universahter se ad omnrs Friburgenses cives, in villa et extra villam, et bona, iura, possessioncs, vestituras et consuetudines, quas 
in villa vel extra tenent, habent vcl possident, extendente. Presentibus tamen per duodecim annos continuos, ab instante 
lo nunc nativitatc Domini numerandos, tantummodo valituris. In cuius testimonium maiestatis nostre sigillum presentibus est 

appensum- Oatum apud Arovte XIII 0 kalendas Augusti, i[n]dictione 111 *, anno Domini millésime duccntcsimo septuagesuno quinto, 
regui vero nostri anno secundo. 


très souvent surmonté d'un trait (1. a). La haste de p se recourbe en bas vers la 
gauche et forme souvent un noeud (1. a). Voir la forme de l'r (iw ivertù, iusperturis, 1 ): 
il semble que ce soit là le |>oint de départ de l'évolution qui plus tard devait 
conduire à l'r avec double trait vertical, qu'on trouve aujourd'hui encore «lans 
l'écriture gothique allemande (voir pl. 1*1). L’s rond ne se retrouve pas seulement 
à la fin, mais souvent aussi au commencement des mots ; il est écrit de différentes 
manières: en haut, il est tantôt ouvert et tantôt fermé; quand il est ouvert, il 
ressemble à I s rond de l'écriture allemande d'aujourd'hui (1. 3. $.7; voir s pl.ça). 
On emploie pour u et r au commencement «les mots le plus souvent la forme 
pointue I vestre, svlumus, villam, 2\ universis, umbraculum, 5; vel, 6; Ma la forme ronde 
dans vel, 6 9); au milieu des mots on ne rencontre que l u rond (universis, 1). 

A remarquer la forme des majuscules gothiques: Il 13), C (5), 1 » (9. Il), 
F (a), « (a) I ( 1 .10), I H (4). I I Q ■ 1 ' 

Ponctuation. Pour les pauses finales on a un point (a. »o), pour les petites 
pauses, un trait allongé ; très souvent on trouve des traits, là où il n'y a pas de 
pause. A la fin de la date on a deux points et un trait. 


2 1 Diplôme de Rodolphe de Habsbourg, sur parchemin. Dimensions: 16X25 cm. Regeste: Rodolphe I. accorde aux bourgeois de Fribourg 
• en Uechtland ce privilège que les actions judiciaires qui leur seront intentées ne pourront être jugées que par le tribunal de Fribourg; 
d’autre part, dans le cas où ils porteraient plainte contre les officiers du roi, de ses fils ou contre des étrangers, ils sont obligés de porter l’affaire 
devant le juge du parti inculpé. Aarau, 23 Juillet 1275. Imprimé dans le Recueil diplomatique du canton de Fribourg, I, 114, N"' 33; en 
regeste dans Bôhmer-Redlich, Die Regesten des Kaiserreidis unter Rudolf. Adolf. Albrecht , Heinridi VIL, N" 408. Le sceau royal est le même 
que dans le document précédent (fortement endommagé); il est attaché par un cordon de soie rose-jaunâtre. 


Minuscule diplomatique. L'écriture *e rapproche de la gothique. Elle 
n'a plus les longues hastes sujtérieures de la minuscule diplomatique de l’époque 
antérieure, f et s n'ont pas d'entrelacs, le signe commun d'abréviation n'a plus 
la forme d'un nœud. Les lettres sont pourtant écrites d'une main plus légère 
que dans les manuscrits, les hastes tant supérieures qu'inférieures sont fortement 
courbées, et quelques lettres (b. <1 I) forment des nœuds comme dans la cursive. 
Les hastes supérieures sont souvent ornées (vel, habuerit, 6 ; fidelibus, s ; kalendat, ■ 1 ; 
suit, a). L'initiale de Kudslfus est grande et ornée (i). De même les initiales du 
contexte, de la corroboration et de la date font saillie et sont ornées (a. to. il). 
A comparer la forme de ces diplômes avec celle des bulles pontificales, pl. 94. 

Lettres isolées. La a deux panses (1), L'I simple est souvent surmonté 
d'un trait (a. 3); à la fin des mots I est quelquefois long (11. is). m et n ici 


n'allongent pas leur trait final («. a), r la plupart du temps est très long et descend 
au-dessous de la ligne (1); voir un r petit dans semper (1); l'r rond ne se trouve 
pas seulement après o, mais aussi après p et r (/arum, vestrum, 6 ; prrmdUùt, 4). 
L’s rond est fermé en haut et en bas et ressemble au chiffre arabe fi (i). t avec 
le son de a est remplacé par c (4. $. 6. 7); voir la forme de t dans la ligature a 
(dileetis, a). Pour u et v au commencement des mots on a le plus souvent f, 
quelquefois (>ourtant on trouve aussi a (vert vas vel vestrum, 7); au milieu du 
mot, on a a 

Abréviations. Le signe commun d'abréviation se com|>ose d'un double 
trait horizontal (1. a). Dans putaverit (6) le signe pour er est relié à la lettre finale : 
cet usage de relier le signe d'abréviation avec la lettre finale ou une autre lettre 
se trouve fréquemment dans les documents de l'époque postérieure. 


Rudolfus Dei gracia Romanorum rex semper augustus prudentibus viris . . sculteto. consulibus 
et universis civibus de Friburgo in Oetlandia, dileetis fidelibus suis, graciam suam et omne bonum. Meru- 
it multipliciter intemerate fidei vestre sinceritas, ut votivis vestris desideriis clcmcnter. quantum sine alieni 
iuris pretudicio possumus, per exaudiciords bcneficium occurramus Hinc est, quod vobis hanc gra- 
5 ciam de liberalitate regia duximus faciendam, quod. quicumque scilicet contra vos vcl ex vobis ali- 

quem vel aliquos accioncm seu questionem habuerit vel habere se putaverit, forum vestrum sequens vil¬ 
lam Friburgensem intrabit, ibi rccipicns quod sentencialiter fuerit diffinilum. Si vero vos vcl vestrum ali- 
qui contra nostros vel filiorum nostrorum ministeriales aut homines extraneos aliquid habuentis question», co¬ 
ram illius iudice quem convenue volucritis reum convenietis, et ibi recipietis, quod diclavcrit iuris ordo. 
lo In cuius rei testimonium présentent paginam exinde conscriptam maiestatis nostre sigillo iussimus communiri. 
Datum Arouwe X® kalendas Augusti, indiccione tercia, anno Domini millésime duccntcsimo LXX® V M , 
regni vero nostti anno secundo. 



• ••• 

*•. 
• ••• 



• •• • 




m • •• 

• •M 









Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CAI IFORNIA 






















. «**j- f»-«*Wj v «f^ *f 

SSi Sft • l *?‘ ÿi|Æo*W* 

£ atÆ 4 i 


LJ LW 

P*f*•• 




4^‘H** 1 *** *** 1*1** f^-' 

^*cW^W** t * r fhwm kA*<*« .^^'^»»*'« -*»*•* «f‘ **i a * ro *" f r * ’ ï !: •• 

f ^by***» «rf* 1 >p+ s "* * m f' 1 !* 11 ? Vi< cwW ^ P' Jfnr< ’P r 1 **" * ,v ^ ,rt *f* 

I frrfty «flft jfenay. tJ^w'iefVfuc»^^ fot “"T*' 

I f^»iurthw»i ^««py 4rt^rr^frtn«". |»p.^tr .^.â.if-r.iw fftfcf 8'As ’ l *f H »f 1 *' f T 

I aP^mJA fà" >*»" n%i «ÿjh? -r. f^»<‘ > «? t 1 

L«f-?. •vmrffmfi**** r W "M’ n 0 f m f W ' t ^ f’ ,,tr J* 

qjAaji'rfItetflk «Anf^ww* i.yrrtin^t^ç tauf •«••»•«»• ■VFwir^mtnr, <*»".*«" fî**r 

4Pd» firfkovp-Otffm»*** f* 4 P* «*#*jpa«.»r f»W 

îrçc*#p OKitfttt pfWj 1 W&JMjWtMl^-ôT jV«» ÎM>i<»*rr tn^llft 

ijÿipn - cmiftafitoc kœnnîBramii^ 


■uü rn rantmem* wa'ïï 


_ __rnTifymn «ii«ni|Jtc Wlonaftor *u |>U».I 

jQ^rcrrr,. afiT©*!!*..! cwfnti ( Æ t itî|t#( cVtmv ÿnpnmfm jï,« Ti #pu WwidA ® 1 •fl.ffcptap 

jy il# rimw* witjagw nfl'^'wnj Æ^'Unit» »*if rtiVt ■Vi. 1 *|î<r ^ iFÎime»v ^ >!■ Ttir 

Cju.^tyt ^mytmie 'mineur* i&S*;e»i« >1 

y* «mjSf ^ jypKtc ciyttllji*c ♦i^ît)}c’'Wf ^hA 4 .uk c»ufhT':r7**i f ^'' 

I jiitr tv-^tdown Amis VM.ijatffc a'^-t'îi^i^FF; JJ je *Pe0% êpemy<<& j&ktir. ^iitiAuMp-^ar 
jfo ffsnojf*eej c»ç v j*”t$t .'T tfcc rfüw tcco c*y>tnÆ» tjfT/hrnt -yemoy m#u.« ycatar’Hiüi 
g ^liiuJÿn* WfîtMiitj 1 nx Ttc) *f tvn? #»*T l %i»i? t |>œ8' AtOutr- viîSjSc wctfutpji 'yr|T 4, ’t 
A cnt*~-o>i w- cfic \fns ÿZûyhnÿtft f Moiw t f«j["'2 j> '««'W -01^*11# 

<'*T S5~y>»rir pr g | 3 >Bai. <n^3|s tin^S’wtr 1 cyf» <*iAi*ttirr ip n^ÆjV' 

|w« #t»«*vç I>tam cnio muwi |çK ^ m pn* 1 y-t* liiwr^t ^ «tj| i n 

tcwtar nyr+iÆ-*|>üï 

ron(hnirô«e icm Jtmiwni^. 

I «n, a/fttrttij emtjjfb 8^01^ jpc «tmiUS An 



05 A. D. 1279 1292. — Statuts diocésains de Cantorbéry. 

I.Mtultch. kc*cord- 0 (Tii;c f Exchc<jucr of kcicipt Rej*xacum miifiiivirtilorutii. lÜK*f A, fol 156. 

Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



S 1 ? >»* ^1# cfWiAk^r f»? 

-tCV^.ijWÎSrmil f»il ( 

1U* wi t nn Jj .Wlr «yt cr- âfcj“. 

,f;• * A * 

** *9 y —txr~ j^vJp-lJuaTHe mmai^i * 


• jmw J Al S tt 

^r»w4^r 

faramnr r 

f^fUiH çti-tnhW . 



K'Tf nr 1 *~* «H f*«f— û— ff;*« 7 *~ ij^jr^îf*' 

^T , _ ^ **V r^tm> %TW.» •]- **»? /pT'**” 1 < «^> ■■ 4 ^wrf 

*vy ^WVrrvrS <ma(v| m|*i> 4 ^ %HÏ tf-yS" P ba acrfwîÏA 


nruxr **"* •** 

rt, s,3T * T ^* <1 r .«*a d-tW.* f. f- 4 * Ça -i»»’-'- 

^ V 1 A * r ^ t J^Xiw», y*—” --— . Tllia# |T-f- 


% 

» V 


r . J»' 

gy kfa^ 

k 4imr»«4 ^ r 

^ «r^W^WaaP 

.jll Jr ÎAJpJ^ fp|% 5 kr^^*'* 


rv t,, ^ içjk IftMMiaAl ywinâ^t |LtrjT» y>CTK$>.- ümo Sri» <p - Æ* - ^ 

A S, .^* a 4 ^Al 4 b 4 t ti«ru «.«îfca, .i> nwvtnT 

^'feo ^ •mVuJülï 

%è rr»»nSn«» OMrM/jBM^m* 

1 y«*r» fii rfxtwvm 


•*^P**w 






=^s : 



<»jp« •p-fc ~ g-# ^ JL»A *21 Uci tie V*r* «ww»' «fl*- ,*£/?** 

1-- r f lP *?^ T ^*»’ iHSwXMm^it 5 **(«Jn^A rt ^ ' 

. ^'‘1 < ro^‘ 6 r fJ:rT j*“* *T 1-]*^ *» A ^w«a 

^ v,r -I-f—s^Ar^v^^a*a«a 

* #•_••• • 

• • f * * ! • « 

•..• v . 


* a • •••»• 


: /•.: :::v , *.ï 3 :V: 

• «*«*» t«» * « *••• * « • 




^—*_ mài 




HéMHH 


A. I). 1270. — Arrêts de l'ancien Parlement de Paris. 

iVla, Archive» Nationale», X i» n° i, fol. 6a v « 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


































t> 

<3 


A. D. 1279 -1292. — Statuts diocésains de Cantorbéry. 

Londres, Record-Of&ce. Exchequer of Rcceipr, Regwirum inunimentorum. liber A. fol. 256. 

S tatuts diocésains de l'archevêque Jean Peckham de Cantorbéry ( 1279 — 1292 ). Les consti¬ 
tutions d'Ottoboni. dont il est fait mention, sont du cardinal Ottoboni Fieschi (plus tard 
Adrien IV.), qui, envoyé par Clément IV., visita l'Angleterre en 1264 . M. Hubert Hall a eu 
l'obligeance de nous procurer ce Fac-similé. 


• Official Book-hand.» L'érriture ressemble à 
celle de* documents royaux anglais pourtant le* haste* 
supérieures et inférieures «ont plus petites et sans 
ornements; elle tient donc le milieu entre récriture 
de* dlpUVme* anglais et l'écriture de manuscrits. Elle 
a une forte tendance à la cursive : les lettres sont 
écrites d une main légère ; elles sont mainte* fuis 
re.iéc* entre elles; les hastes supérieures de b, 4, b, I 
forment la plupart du temps une boucle arrondie et 
fermée (4 6. 7). b, b, I ont m avant un grand trait 
d'ornementation, qui d'ordinaire se lie A la lettre 
précédente (/ta nk*tis, 4; êhime /theul*, 7); de même la 
haste inférieure de l'f et de l'a long forme la plupart 
du temps une boucle fermée (4. S). Les autres hastes 
inférieures *c terminent en posnte. 

Lettres isolées, m le plus souvent a deux panses, 
par (ms pourtant il conserve la forme ancienne (4. 8). 
La haste supérieure de d est écrite comme dans le 
registre de Frédéric IL (pl. 92). La boucle inférieure 
de t «st très petite (4. 5}. L'arc de h décrit quelque* 
fois en bas une boucle (ketetemnt, $). I la plu|*arl du 


temps a un trait (4. 5). r est souvent très long, d une 
forme caractéristique pour récriture anglaise i, /tarit, 4) 
s a la forme ronde pas seulement à U fin mais quelque- 
foi* aussi au commencement de* mots (#**#*«»«/. 14; 
jnS, 31). t et c se confondent souvent (/ b u Anxta r, 
t porte une hane au milieu; il ressemble à la note 
tironienne pour et i4. 7) 

A remarquer la forme des lettres majuscules : A 
h , 4 < , l. , I \ 0 (i P 

qu.ii •$>. B(i.i6), H .1 14. #7) 

Abréviations. Le copiste, d'ordinaire, trace 
l'abréviation pour /r en la rebant A la dernière lettre 
du mot. sans lever la plume (l*); le même signe, con¬ 
sistant en un trait vertical ondulé, remplace quelque- 
fma la finale de* mots {4 i »*m fis 12); ce trait 
est appuyé très fortement, comme le trait intérieur de d 
L'a suscrit est fermé en haut par un trait allongé (16). 
Le signe pour me a deux fur nie» (ouvre r, 4» rideiite, $). 
La note tiromenne pour et est ornée d'un trait au milieu ; 
elle est arrondie par le haut et anguleuse en baa (4. 6). 


Proefsaat damIni I ohanni* Pal gracia f'aatnarlcnsU arrhlepUropi In rougregaclone sua Radlngla, al alUrum 
lilteraran »‘|. f Super capitula de baptisme ét eenstltnclenlbu* OttnbouL 

Fo. CCLVI. 

Quod in presenti constitucione eavetur de puer la baptisandi* uaque generale baptisma Pasehatis et Pcntccostes 
5 videlicet reservandis; pro tpsius statuti reverencia, quod baclenus videtur esse neglectum*), sic duximus 
derlarandum, ut pueri, per octo dies ante Base ha et per dies totidem ante Pentecoeten nati de matrum maris, 
•i abaque pericuto tervari valeant, reserventur usque ilia tempora haptizandi. (ta tamen quod medio tempore in¬ 
ter na[ti] vit* tem poerorum huiusmodi et baptiamum pcrfectum recipiant cathac mmum, so laque diebus baptismi super- 
ut inmersio facienda. A Los autem qui aliis temporibus anni nati exsti ternit, tutn projet mort la peru ulum. qu<»d 
10 sepe poerta imminct improvisum, tum propter simplicitatem parentutn, qui circa forma m baptiwni sunt facile 
errâturi, absque ulla offenwonm*) nota iuxta vetuatam 4 ) consueiudinem vel incontinenti cum nati fuennt 
vcl postca. prout placuent ipsis parentibus. baptizentur. Quod si forte contigerit, pueio» propter mortit periculum 
baptisait, caveant sacerdoter ne baptisenum légitimé factum audeant iteraxe. (a la cis 

Super constitue Une d# eene ubinarU*. 

15 Quia incontincncie vicium etenam maculai et lamentabiliter dehonextat, in scandatiim plurimorum. 
statutum doin.ni Ottoboni contra concubinarios editum precipimus in suo rigorc inviolabditer observari. 

Et ne cr»m»m* contagio calàginen» obdurente mentibus virtosts se per ignoranciam sel oblivionem valeant 
exrusare, precipimus arcbideaconis universis in virlute obcdtencie et sub pena suspensionia ab ofticio et 
beneficto, quam in ipsos fenmus, si sponte circa hoc fuerint négligentes 1 ), quatenus constttuciuciem preuictam faci¬ 
le *nt in quatuor anni principalibus capitulis ruralibus per se vel eorum of&rium, vcl saltem per derano* rurales 
scu gerrnte* vices corum, distincte et apcrle curant toto capitule, exclu*in laie*», recdarl Quam reofactottem 
pro monickme haberi volumus, ut libcrius contra omnes huiusmodi proccdi valeat rioosos, ne causari possint, cum 
ad [exjecucionem privacionis in eos late sentenciahter in predicto statuto processum ruent, ac*) mondas non 

[fuisse Si qui* 

autem dicti statuti recitacionem maliciose impediverit, excommunicacioni subiaceat ipso facto. Si quis vero 

[récitare neglexerit, 

13 seu decAnus seu gèrent vircm eius, omm uexta feria an pane et aqua teinture*) per obedienciam, niai m- 
5rrmta* impedeat. teneatur, donec in uequenti capitule» ipsum fecerit recitari. 

Super coustilucioue de institucienibus. 

Audistis, fratresconscnpti. constitue ioms istius ténor cm ; novlsti* et ranones sanctoc um pat r um imper har mater ia 
edito* tam in Toletano quam Remcnsi conailio, net non et capitatum IHonisii, que omnia, seu qui omnes 
30 piuralitatem benefuriorum cum cura inhibent uni committi, singulas ecclesias*) smgulis sacerdodbus committcn- 
tes. Secuta sunt deinde concilia, Lateranense sub Alexandro papa, et generale sub Innoccncio tertio, in qutbu* 

[omnibus 

iiU pluralita* inhibetur; hoc addito in ultimo concilio, quod per reccpcionem sccundi benefteii vacat j rimu.ni 


•> Et mUmtwm /iirnamm nu m lurckarg» fi um mim Mil» f i IU »*£{%'**imm •) Avini 11 f ê m p»M 

•) M*. NI(9UMI M» nêifhgmtt* * M* *♦ *) U IfMt ni r»m|éi. •) M*. rtritmtmn. 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


A. D. 1270. — Arrêts de l’anden Parlement de Paris. 

Paris, Archives Nationales. X t* n* i. fol. 64*- 


U ne page du premier volume des O/m. On appelle ainsi les registres du Parlement de Paris, 
qui tirent leur nom du premier mot du second volume : Oüm homines de Haiona ,,,, 

Ils contiennent les jugements du Parlement royal de Paris en matière civile de 1254 à 1318 . 

Le premier registre en majeure partie est de la main de Jean de Montluçon, que Ton peut 
désigner comme le plus ancien greffier du Parlement de Paris. Voir la description dans VAlbum 

paléographique de la Société de TEcole des chartes, Paris 1887 , pl. 38 . Cesl à cet ouvrage 

qu’avec la gracieuse permission de M. Léopold Delisle nous avons emprunte notre Fac-similé. 


L'écriture tend fortement A U cursive. Elle 
tient le milieu entre la curuve et I écriture ordinaire 
des manuscrits. Lei hastes supérieures de b, h ! forment 
souvent «te* boucles; «te même f et I s long ont le plu* 
souvent une longue boucle (l. r 3- sV d et * rond 
sont formés comme dans le registre «le Frédéric 11 
i volf pl. 9*). Le* signe* d'abréviation sont j»arfois reliés 


à une lettre du mot tn^wejtt, 17; mlttrku. 24. /+fUm*uU\ 25). 
a prend soit la forme cursive simple, soit une grande 
forme A double panse (1. s La boucle «le h descend 
fort au-dessous de la ligne et huit par se recourber 
vers la droite (4. $>. — A comparer cette gracieuse 
écriture parisienne A l'écriture anglaise ci-contre. 


1 dire tant Iniurias huiusmodi il lit as fuisse, sit in castellanu, territorio, iusticia et garni na sua de CourmUaiaco, 
* in qua garenna contra iu* ipwius chaciabant, alcut dicelat, et multa* geutibu* aux* iniunas irr«»^*runl Kcontra 
«iicebant * monachi, quod net in castcflania nec in territorio nec in iustitia sua erant, set erant de garda regis 
nec in ort», vineis « ac nemoribus corum de Chalemel garennam h[abjebat; set ipsi et alii erant in satsma 
5 chacUndl ibidem Quod ab ar- * chicpUropo negmbatur. Tandem ittquesta super hiU facta, quia per inquestam 
ipsam non fuit sufVIcienAar probata mtcnoo ar- • chi<qit*cop«, prominciatunn fuit, quod nec saisina gudie nec 
ab* probata erant pro archiepiscopo, per que respondere non debeat T ad ea, que contra ipsum proposuerunt 
monachi antedicti. 

1 9 Cum vkceomitissa LemouicensU propuneret contra dominant regem nomine hbe sue existent!* in 
tallo suo, quod rex Lu Jouiras genitoc • domini regiv qui nunc est, a Guidoue quondam vicecomitc Lemo- 
le uiccufti, pâtre vkecomitu Guniums virl nul ultimo detunett, habuk M pcecario iuramentum honunum castri 
Lemoukensis pro transquillitate patrie et genciam securitate servsmta, hoc a domino 11 rege revtxare Intendcna. 
[ad] defcnsionem domini regis fuit propontum, quod. cum iuramentum spectaret ad ducatum ]t Aquitanic, et 
ratione duratus ipsius reges quondam Angtie Henricus et Richard us. anus poat aiium, successive, tare suo 11 tan- 
quam duce* Aquitaine huiu*m«ida hsbueriat iuramentum, dktua rex l.udouicus non precario dictum iuramentum 
habuiL set sibi M petenti iuramentum quod duci Aquitanie factum fuerat; iuramentum huiusmodi recepit tan- 
15 quam ius pertinens ad ducem t* Aquitanie. et sibe tanquam duci Aquitanie factum fuit Kursus ad «lefensionem 
«kimint régis fuit prêteripcio proposita, que au- hcere dicebatur ad repellendum agentem." Contra quam 
prescripckmem fuit ex parte vicecomitisac ex cauâ» varii* inter- w rupcio al Légat a. Facta quoque postmodum 
inquesta de mandato domini regis per magistros Nichohum de Katha^auno et Tbomam 19 de Pari*i«st> clerico* 
domnii regis, tam super precario predicto quam super dictis defensionibus a procuratore regis Anglie ad hoc spe- 
“ eialiter vocato ad defetttionem «kxn«n« rcg»s propositia, quia tam per mquestam ipsam quara per quamdara 
»o apprisiam de man- • dato ipsius domini regis antea inde factam sufPkienter irueiiu est probata mtencio vice- 
ComitUse, pronunciatum fu t( it, quod dominus rex non habebat iu* in iuramento ei>dem; quod etiam illud 
tradere non imitait régi Anglie, qui ex tradickxse sua habet M illud; et mandabitur régi Ang’ic, quod illud 
domino régi reddat dissolvendum per tpuum seu vkrecomitifiic reatituendum, vd vcniat «licturus et os* * tensuros 
nova* dcfcftstones, ahas ab eis quas alias proposuit. si quas habet. et que de novo « emeraerint, quare ad 
restituendum iuramentum predictum minime teneatur, quia super ïam propositis non audictur uherius 
25 » 9 luq«H««tt *ip«"lits si tsrmluata Pari*ia« in parlaïuenlo Pentlie< o%te*» anne llumlnl R* l’t» LXXs 

u 9 Hommes de Fayaco petebant usagium suum m for ests Bierie, videlket ad mittendum porcon suos 
tempore pessone. qucmhl-et tT porcum pro tribus denariis, dscentcs quod super hoc us» fucrant multo tempore; 
ecoutra dicebatur pro rege, quod huiusmodi usagium nec ha- * bucrant nec habebant Tandem facta super 
hoc inquesta de mandato curie per Stephanum T**iesautur, batllvum Senonensem. qua per • mquestam 
tp*am nie lui Inventum e*t probitum pro ipsis homimbus, quare habere Jrt»cant usagium predictum, pronun- 
30 ciatum fuit, * quod ipsi homine* «le Fayaco dictum usagium non haberent. •****• 

•• g Cum domina de Castro Gonterii peteret resaiairi «te qumiam homme capte* jWcentes ipeios apu<l 
Herotiillam, pro auspi- w cione furti, et de quibusdam al iis, quo* similater ce|»cru*^ÿc!?iôs sue, pro mesleia 
facta ibidem de ftocte uaipie ad efTu**me*n aan- • guinis. de quibus ballivus Mn5nÿedftfd eam duaaisivcrat. 
dkens insuper ipsa domina, omnimidzm iustkiam vide de Herouilta ad u se pertirufiAt luJIiao ecoaU* «iicefite, 
35 quod ad dorainum regem pertinebat iusticia dicti loci de iure commutn, cum e*set ideaj loéôs in cas- “ telLinia 
Pontr*are«iki, in qua rex habet talera iustteiam, excepti* terris domini de Insu la êf’qufétfcnda» ecclesiarum 
privilcgiatarum ; pro- " curât or que d»cte «Aom»ne confessus fuerit m iure doininum regrW.usum fuisse omm* 
moda iusticia dicte ville a XL 4 annis citra, n *et tune tenebatur in dotalicium, ut* rbreVuV, non tamen abter 
fuit probatum. Viais attestaciombus testium a dicta domina * produrtorum et audita coufcsaionc dicti pro- 
curatoris pronunciatum fuit, nichtl probatum esse pro dicta domina, propter quod'dbnvims rex * a saiona 
huiusmodi debeat amoveri. Vcrumlamcn qua ballivus Medontcnsàs predictus, cul au per hoc;Adem adhibuit cuna. 
40 retulit curie, quod «* ipsa domina habet ibidem vusticiam de fundo tcrTe usque ad ducfîum et cognàcionea 
meskriarum sine sanguine et ame disccrcura, 41 etiam si ibklem fuerit aliqua percussio, de qua mehancium 
vel mors rnnume teneatur. et cognkione* *«per delxtis, si ad ipsam primo 41 ventum fuerit; ita tamen quod 
ai aliquia ad lalhvum vel ad prepositum venerit, qui auper debitis conqueratur, dicta domina curiam non habebit 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

















IO 


•5 


20 




> 


«5 


30 




35 


40 j 


45 H 




50 


m tffcna^vmtoia ' 

m«9t*»j4ljrWp g-À9»4*uifJna 
Wfffhirfotpàtietmiaif'afi/tolhr 
urT-ct* paaeoê uvAm~rûepbfaat î* 
nfe^^we^AjîH ^ mico a 

fortm^l^^^nr^tcoîTi^tie ut^ 
££ battra nmlat ergotai ftunat t 
Odïftfegfli» «rttrnt piçattr 7 rmlU 
magif tnftmutrp 7f*îrxàmnîâ<f***f 
ffcgÜà fhir^tmà tn ftttfiâb c tm (joti 

ctpam prrmm f* tf Bg w ctpa jffA 

â^d^amnf ^icmTnS’bûana nulla 
Hpa p eertUT? wdbifcna fîulIVft j* 
cnipaîna pcrtnt^^Ww^fciwiîF 
Tnrfndf»a^a>Tmriî^»tuar7camHr 
pcft fcifaf 7 îi T buo nma (Prfbrftrfc- 
c*cw <*o^im«mibutli«ta 2 &^ ' 
bib&tt>7 o; c? 'bamï aiftoîmf iirafnu 

4hpOfe qSmtë<P 

no 6 tfr^am^tpnaîi'te-fîâea’no^ 
WncflUma fî berna ^tîbôacm'r , 
^tôâ lotiif 

qtr ftwfine ilîebiiT?ah<pîU>fctCpcr 
mm-fl « borna cmtitÀ Pictmuîi- 
«JmttfâTüetfc» twteni\i<> 6 ' 
OTfcerm i <pa>Mmuôni ip&çUtV 
m«Ram fcco acotpnf^^l 3 â'cai^TO 
mtr^îoo tmalv^b* ftrp 02671 c- cope ' 
or ? iftr niifcr^tr iHa ifdrfab p«xb 



(j’iuftt i M c tt occarma ^ tfclc^(3tiC 
aïcmag txcâuAtffîym zahAfSafPqî^ 
tncàia %ï üpüàhx ? cit^tk> <* <p«*f 
çmtatt nliq 1ût^b> 4 pti f ciî'a^fc^ v 
&^anuafti0i4 Uh^i p <pïfc r <vn n a 
pcnf^jfctir « <^iin €<► tir 
^ ftifrttmmv?<p pfiomitâ £. 

_i**tvablbfcto£tff hnt^p 

pccôqueh OirfhtVp Vnexq’n f vw? 

- " * nt%tfa^ûamie^â 4 



v 


erpû tetam <Hn <W mca/ÿâm tUUô 
Afp, cwm tbtur*<vn 0* <j* fi o& <nm4 

muMt prtaq^tKXfarfax^^fUp ' 

qunrltnr mita p» 
î(pê tflomiaaa iila* tref maucfuel 
‘.tflaxa prôusik 

teiwô tçjîiîî tvôiu>^i(f9d*v«liy<f 
>îaffljftehc otn 1 J^xuKi-ro tt7âF 

rnljîvîr (itv <fa*^L 
oooma flcnptr rom• 
ftwiceCtfa»^ 
cprrtHtutDfirtà^ 
qxfatifirïb rcooU4rlb 

_ itôtti fô m^iiarp»» 

^ttftttUtO-**^ CÛTiÔîô^^l p'fll ' 
nltnbftrpcciùprâfiep iinuniit for 


<5f qcoam<|i mMcçf pecou TtvfpcmîT ' j^iam^îeatiia^^mu pSI ttuXc abj 


Urôta cft'rrtHnita-# rcrtttuto çqtd 

a pc<b à rdh^ orttat». 

qôûlicmî co ftuuiobetihor 
p 5 h 0 ^t^Hmtd«<Vpnîoj?^fVnn 
rime farfttûe.^cjpo 


tiir î io-v f ooipTa {amia qm|aria 
cydop- 7 ft%ta \>ur 7 ooaipum «r ' 
tnTÔîMnti ^lemmîï iS\xupî4m odi 
udia oif^nXuitrcfîb urcfÿlTfMp 
cnopat f q’fhrftôU'c fm? 

tiiggonïin Sfrtm uàa mànlc&*<ftô$ 
peâti l'ÏCnhomtnrf? jïf «btriac^ 
cnoVlfrpnm-z foce éiàVînoetpcf 

*up& ^côo c *iS»lan 


IO 




✓ 1 




ou ot'iCiro icef«iK^tilTaîwcjli* f nfîî^reihmto, - - 

ô^tobfT fic^fo^ja .dkêifmù 2 * 4tMo^cq>aWam no ^ drtetr 
petitgtnur ftm>tr 7 t^rhr wnâ • cr r«flttuv fhmâ cm w-aitui nopo^ fi 

cfttfnnf^a^îff c(bS oco f^tnaaufr^^i^teonùaVlaoop 

mhjU&toïo qt^mf ^fu4ui*^ , ffrdhmto-lj ^ Nipna Tçm iQata 

«irnif.fiîir^ÿ fi" tf Tnajâ&*ftb» fofiur*cf 

«ao Wleib*» Tito^ ftsm^N amostfom " mt urabuno vgtm^abfaAon» " 
on mfrnampoilb 0 fem^ctrmT^ bu alu»m ÜocabUtufitamui 

^ mmffbimmo tacob nrhidw Angpc ^4 K> 4. nn l 3 ^ lt ^ ^«nwoèaU^ 

licmAroiutti f çf.g\m4j n^tf^ 4 u<^^l}iR^anrtlmiVtU’ 

** % ■ * r * c* 







«S 


i 




30 



*5 


J® 


35 





•• • • • 

•V • • 

► • • • • 


A. D. 1286. — S. Thomas d'Aquin. 

Bruxelles. Bibliothèque Royale. Mv II, 934, tome U, fol. 35. 


Digitized by 

U NIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

U NI VE RSITYOF CALIFORNIA 








































A. D. 1286. — S. Thomas d’Aquin. 

Bruxelles, Bibliothèque Royale, NI*. Il, 934 , tome II. fol. 35. 

P age d'un manuscrit en parchemin, contenant le commentaire de S. Thomas d’Aquin sur le quatrième livre des Sentences de Pierre Lombard. 

Notre page donne la fin de l’article IV et le commencement de l’article V de la distinctio V.. quaestio /. L’article IV a pour titre : Utrum 
satisfai tionem oporteat fieri per opéra poenalia. A la fin du 2« vol. du manuscrit, fol. 243, se trouve la note suivante : Iste liber est magistri 
Berneri Nluella. Quem perfici fecit Parizivs, anno Domini M" CO LXXX° sexto. Ainsi donc le manuscrit a été écrit à Paris en 1286. Cette 
note est sans doute du premier possesseur, Bernier de Nivelles, curator ecclesiae sancti Martini Leodiensis. Voir Van den Gheyn, Catalogue 
des Manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique. II, p. 318 et 111, p. 13. On trouve le nom de Bernier de Nivelles aussi dans L. Delisle, 
Le cabinet des manuscrits. III, p. 144 : il légua 25 manuscrits à la Sorbonne. Notre manuscrit appartint longtemps, à ce qu’il semble, à l’abbaye 
de Villers; au commencement du 19» siècle il fut acquis par Sir Thomas Phillipps et passa en Angleterre; le gouvernement belge l’acheta en 1888. 
Nous devons notre Fac-similé et la description du manuscrit à l’amabilité du P. Van den Gheyn de Bruxelles. 


Liltcra Pariaicnsis de la fin du XIII* siècle. En général récriture a 
le caractère gothique, on y rencontre pourtant beaucoup de forme» arrondies, 
voir par ex. 4 et « (I, 6 \ 

Lettres isolées. La plupart du temps la a deux panses, souvent pour¬ 
tant il conserve Tancicnne forme habituelle (L 8 13. 40. 41; II. 48 49)* L i «impie 
a quelquefois un trait, en particulier avant et apres m. n. u (I, 15. 38. 39; II. 45)' 
L’r rond ne se rencontre pas seulement après o, mais aussi après d'autres lettres 
sc terminant par un arc rond, par ex. après h. d et v (II, 24 27 5 °)* * * la fin 
des mots est la plupart du temps rond, mais quelquefois il est long (I, a. 9 *&. *7 - 
Au commencement des mots u est le plus souvent pointu, souvent pourtant il 
est rond (I, 1.4* 5 6). 

Chiffres arabes. Nous rencontrons ici pour la première fois dans nos 
planches des chiffres arabes; voir *1 et 4 (I, 11. 33; 11 , 7 . Sur cca chiffres, voir 
notre introduction, p. XL. 

Nombreuses abréviations. Comme dans les autres manuscrits de con- 


modo ipsius; et ideo non habent rationem satisfactionis, sed vindica¬ 
tion^ tantum. $ Ad primum ergo dicendum, quod quamvis ilia flagel¬ 
la non sint omnino in potestate nostra. tamen quantum ad aliquid sunt, 
ut scilicet eis patienter utamur; et sic homo facit de 
S neccssitate virtutem; unde et meritoria et satisfactoria esse 

possunt. $ Ad secundum dicendum, quod sicut ex eodem igné, ut 
Gregorius dicit, aurum rutilât et palea fumât, ita 
cisdem flagellis et boni purgantur et mali 
magis inficiuntur per impatientiam; et ideo quamvis 
10 flagella smt communia, tamen satisfactio est tantum bon- 
orum. § Ad 3. dicendum, quod flagella respectum habent ad 
culpam preteritam semper, sed non semper ad culpam persone, sed 
ad culpam nature. Si enim in natura humana nutla 
culpa precessisset, nulla pena fuisset. Sed quia 
13 culpa in natura preccssit, 1 ) persone alicui divinitus pena infer- 
tur sine culpa persone, ad meritum virtutis et cautelam 
pcccati sequentis; et hec etiam duo necessaria sunt in satisfactione: 
oportet enim esse opus mentorium, ut honor Deo ex- 
hibeatur; et oportet esse virtutum custodiam, ut a fu- 
10 turis peccatit preservemur. § Ad terciam questionem dicendum, quod 
satisfactio, ut dictum est, debet esse faits, per quam aliquid 
nobis subtrahamus ad honorem Dei. Nos autem non 
hahemus niai tria bona, scilicet bons anime et bona corporis 
et bona fortune, scilicet bona exteriora. Ex bonis 
2$ quidem fortune subtrahimus aliquid nobis per 

eleemosinam; sed ex bonis corporalibus per ieiunium; 
ex bonis autem anime non oportet quod aliquid subtrahamus nobis 
quantum ad essentiam vel quantum ad diminutionem ipsonim, quia per 
ea efhctmur Deo accepti, sed per hoc, quod ea submit- 
30 tamus Deo totaliter; et hoc fit per orationem. Compe- 

tit etiam iste numerus ex parte ilia qua satisfactio peccatorum 
causas excidit; quia radiées peccatorum très ponun- 
tur I. lohannis 3., scilicet concupiscente carnis, concupiscente 
oculorum et superbe vite. Et contra concupiscentiarn car- 
33 nis ordinatur ieiunium; contra concupiscentiarn oculo¬ 
rum eleemosina; contra superbiam vite oratio, ut Chrisostomusf) dicit super 
Mattheum. Competit etiam quantum ad hoc quod satisfactionis est, peccatorum 
suggestionibus aditum non*) indulgere; quia omne 
peccatum vcl in Deum committimus, et contra hoc ordinatur 
40 oratio; vel in proximum, et contra hoc eleemosina; vcl in nos ipsos, 
et contra hoc ordinatur ieiunium. § Ad primum ergo dicendum, 
quod secundum quosdam duplex est oratio: quedam que est contemplati- 
vorum, quorum conversatio in celis est; et talis, quia totaliter 
est delecubihs, non est satisfactoria; alia est que pro 
43 peccatis gemitus fundit; et talis habet penam et 

est satisfactionis pars. Vel dicendum melius, quod quedam oratio habet 
rationem satisfactionis, quia quamvis habeat suavitatem spiritus, 
habet tamen afflictionem carnis, quia, ut dicit Gregorius super 
Eaechielem, dum crescit in nobis fortitudo amoris inti- 
50 mi, infirmamur proculdubio fortitudine carnis; unde 
et nervus femoris Iacob ex luctu ange- 

li cmarcuisse legitur (Genesis). g Ad secundum dicendum, quod 

*| Le «ifn< dehfévUtton sur s f**t défaut. 

*| Le Nrt«i suivant €«t bufié 


tenu philosophique ou théologique de cette époque, certains mots qui reviennent 
souvent sont abrégés de la façon la plus concise; voir, par ex.: dietidum (I, a.6), 
Ma.'ura (I, I}. 15). renoua (I, 12.16), poteet (D, 12. a6), fr étera* (U, 30. 34), rerpeetum (I, 11), 
rtrpondete II, 7. ai). stmnJum (1,6.4a). videtur (II. 37). Souvent aussi nous rencontrons 
ici la nouvelle manière d'abréger par suscription, que nous avons déjà vue dans 
l'autographe de S. Thomas d'Aquin : une ou plusieurs lettres finales sont placées 
à droite en haut des premières lettres du mot \ueceuiiate, I, 5; eorporit, I, 23; ma- 
vitatem, I. 47). Le signe d'abréviation dans les finales iuj et ainsi que dans 
le mot ted — consistant en un point-virgule — est la plupart du temps fait d'un 
coup de plume il, t. 12. 14; II, 1$. 24); ce signe remplace aussi la finale et [detet, 
I. 21; II, 5a; oportet, I, 18. 19; patet. Il, 39; fuodhàef. II, i». la). La note tironienne 
pour et a un trait au milieu (I, 1. 5)1 L a suscrit est ouvert, ou il est fermé par 
un trait; souvent il a la forme d'un trait ondulé (I, 17. 21. aa. 26. 3t. 34); on ne le 
rencontre pas seulement pour ar, ra et na. mais quelquefois aussi pour d'autres 
syllabes où a se trouve (I. 7. 28; II, $)- 

XV 

peccatum camale dicitur dupticiter: uno modo quod in ipsa de- 
lectatione carnis completur, ut gula et luxuria; alio 
modo quod completur in hiis que ad carncm ordinantur, 
quamvis non in delectatione carnis, sed in delectatione 
5 anime magis, ut avaritia. Unde talia pcccata sunt quasi 

media inter spiritualia et carnalia; et ideo oportet quod eis etiam 
respondeat aliqua satisfactio propria, scilicet eleemosina. 9 Ad 3. 
dicendum, quod quamvis singula istorum per quandam convenientiam 
singulis peccatis approprientur, quia congruum est, ut in quo 
10 quis peccavit, in hoc puniatur, et quod peccati commissi per 
satisfactionem radix absci njdatur, tamen quodlibet hortim pro 
quolibet peccato*) satisfacere potest. Unde ei qui non potest unum 
ex eis perficere, iniungatur aliud; et precipue eleemosina a- 
liorum vices supplcre potest, inquantum alia satisfactionis 
15 opéra per eleemosinam sibi quisque mereatur quodammodo in illis 

quibus eleemosinam tribuit ; unde non oportet quod si eleemosina omnia 
muinlat pcccata, quod propter hoc satisfactioncs alie super- 
Huant, g Ad 4. dicendum, quod quamvis sint multa pcccata 
in specie, tamen omnia ad illas très radices vel 
20 ad ilia tria peccatorum gênera, quibus diximus dictas 

satisfactiones respnndere, reducuntur. g Ad V. dicendum, quod 
quicquid in afHictione*) corporis pertinet, totum ad 
ieiunium refertur; et quicquid in proximi utilitatem ex- 
penditur, totum eleemosine rationem habet. Et similiter quecunque 
35 latria ex hibeatur Deo, orationis accipit rationem. 

Et ideo etiam unum opus potest haberc plurcs rationes satisfaciendi. 

Ad V. sic proceditur. Videtur quod restitutio sit sa¬ 
tisfactionis pars. Quia satisfactio réconciliât Deo 
et proximo. Sed per restitutionem homo reconciliatur proximo. 

30 Ergo restitutio*) est satisfaction» pars, g Brcterea Sa¬ 
tisfactio fit per contrarium peccati, sicut per ieiunium salis- 
facimus de gula. Sed contrarium peccati male ab¬ 
lation» est restitutio. Ergo restitutio est quedam 

satisfactionis pars, g Preterea. Ambrosius dicit, quod vera penitentia est 
3$ a peccato cessare, Sed qui restituit, a peccato cessât; 
quia quamdiu quis alienuin eo invito detinet, 
pcccat. Ergo restitutio est penitentie pars. Sed non nisi 
ratione satisfactionis. Ergo est pars satisfactionis g Sed 
contra. Satisfactio fit Deo ut patet per diffinitionem Ansclmi 
supra positam. Sed restitutio fit proximo. Ergo satis¬ 
factio non est restitution» pars. 1 ) g Preterea. Satisfactio 
ponitur in arbitrio saccrdotis penitentiam iiyungen- 
t»; non autem restitutio. Ergo restitutio ntm é*t satisfaction» 
pars, g Ulterius. Videtur quod ablatum' hou ;Sêmpcr délicat 
restitui. Kama enim restitui non potesÇ.Seÿ/.; 
fama aufertur. Ergo non de omni abla&*.pote£ 
fieri restitutio. g Preterea. Dampna in! fïérsùhXm illata 
sunt maxima. Sed huiusmodi dampna non {ip^sunt res¬ 
titui. ut ablatio virginitatis. absc»[s]io me 
bri alicuius. Ergo non omne ablatum potest tçstitui 
g Preterea Qui impedit aliquem a consècuclône alicuius, 
videtur*) hoc sibi auferre. Sed hoc non.'debct.ei restituere vcl 


40 


45 


50 


•> S«r un crattAga •• 
*) Pour £r|0 mn if/ tsiin/mchomn /ne*. 


Après non oa a «n« battra barré* •) On remarquera let aigna» 4a tranipnaUion 
•I La première Jattrt n'tat paa dinttneta; «Ile reaaemble pliaiét à ■ qu i 


n réédition Virée porte ad a/ftiih+mm. 


■ Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 
























IO 


n tûne bni -1m l^<mc|ian cr vriimn fiiLre^uicr garni qmferp4nf (Lru Sekttc ifl?- wtiuft ep4ie«m<rf\u!l\« Vramc Ymufw-rtfij» 

te^S^fvr^ ,xr ^ ^ #l * n mn'^m^TtnmûiM YiÜif tnfrrwyiif iw^LoT t^tf arrenVntef nr £ er (îu nyft ’wfttvhs CVateanT/lcr ~\ |Vvm» >tVwo mcLuJ*pfct'tuer 4îit 

umSttvuft «»«• f»li afUftr .umL* iiiO <^urUtr- ac Çmicic gCnif < er «vi; w^vj^| cr <x poro |iU, t*-to tujv>,p »wif ar jmguLf q cof.^ 1 4(1(11» "fe fppj, J^juaip 
^^wûunr weUkj 4 »ii- mim*wm T^tmf cr wtjmJu <J>U; macl'mati» Uc Tarn) eveno? <jU; Vtuupci/^mufir in ,iwf«-V nnoc fuTr 

'TyrNiuiigWW^ V*f4lr tün^ VnvSArc fAm> cocçir u»<tmr© atmcjur,.>(Air©«j (wma utmtmo ^Ler^fiîj wiSfe® 

<T ^ U* uiîjU» ji'o WUri (\4c rniôrrVti* «nvfc™** *n4Î gtrufm'jWmim 4r a&mtmm vrlvii; fwmnC nîfc . 

/. ^.1 — jJferJLiiîno ^pcrriüi j^iu«- tqrirTroL vf\^vinaiif«jiur ai»%«mif am^nn i’jAXfWw.£t u Ytflcnfu fonra Çmf "rr i»qf^nrurofjfew ' 



■s 


* /. 


(Ut« *f«{itviwÿivat^ W«r^fcacj *>*« *»»*"«} •* >*«*?Jcgg^M >«nr «n wuxmr. yt n i u ^ 

(lima, ftvaàvlbir £?ccnSu iM&feMT \Ç nù/j? Jîi ^'jjmïait.frT’ (1 nufc^ozc (vucr crHfènYicîf farfcirrônc ÿAaü*c si; Wipifim» ^ ' 

V R ftticf«e<^f^*AiUf^«r rcp* ^ 0^ *4ta^Uf 

^ r à *iiuf«{r vlflMM fw u&taffpLl^ V A Au) tuScvcrcpm ft ncoc f„tr wWiV^îk 

O? 4 ^ uun.fr Equif^ ^na ^^ 

,^'AW f»4«- vna LrvgnTwr »u(Vtrtc I faFWif îT^t^ 

£ynf Aantnf ^ <n vnirrmx Cilntiir «w^itianf pecSîrc Vne {^.m«-u»T VuKmi'. jn au (k" cm'Sfmt ^cnfiniWncnru .> ^cnenc ÿÊtrm 

V V^iUrCTcr Viin cA- marne . tW imû 'Sm» •£ Au - ffu (U 


r«m 



, # 

__* 




» ««.lit • «•« ♦• 

• ♦•••••• ♦♦♦• 

• r • •• ♦ • • ••• • 

•"• • • *♦♦♦,«.*•• % • • • 

- \ •♦••.♦: ::♦ •• :•<*v : ••• 

♦#*♦*• •*• ♦* ••*•%♦ • • • • 



05 

05 


A. D. 1291. — Premier traité d’alliance entre Schwyz, Url et Underwald. 

Schwyt, Kantonsarchiv, 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 




























A. D. 1291. — Premier traité d’alliance entre Schwyz, Url et Undcrwald. 

Schwyz, Ktntonsarchiv. 


R egeste : Les hommes de la vallée d'Uri, de la vallée de Schwyz et de la valide basse d’Unterwalden renouvellent pour toujours leur ancienne allante. 12$i;.au commencement 
d’Août. Document sur parchemin. Imprimé dans Ph. Scgesser. AmtUche Sammlung der a/tem eidgenôssisehen Absebiede, I, Lucerne 1876 , p. 241 ; dans W. Oechsli, Dit Anfdnge 
der Sdtweuertschen Eidgenossenschaft, Berne 1891 , p. 381 . Un Fac-similé se trouve dans W. Oechsli. I. C., et dans C. Hilty, Die Rundesierfassungen der SdiweUerisehen Eid- 
genossensdiaft. Berne 1891 . C’est à cet ouvrage qu’avec l’aimable permission de M. Hilty, nous avons emprunté notre Fac-similé. 

Quant au texte, il y a à noter que quelques paragraphes ont la lorme objective et d’autres la forme subjective. D’apres le professeur Brcsslau, qui, le premier, attira 

l’attention des historiens sur cette particularité et en déduisit des conclusions historiques importantes, cela s’explique ainsi : Les passages de forme objective contiennent l’ancien 

traité d’alliance, l 'antigua confédérationis forma. Les passages de forme subjective contiennent les additions nouvelles de l’an 1291 : Commuai etiam consilio et favore unanimi 

promisimus, statuimus ac ordinavimus . accipiamus vel aeceptemus. Quant à la phrase ito tamen t/uod quilibet homo iuxta sut nominis conditionem domino suo con • 

vementer subesse teneatur et servire, qui se trouve entre deux paragraphes de l’an 1291 , il est probable, qu’elle est aussi une addition de 1291 , mais ce n’est pas tout à lait certain. 
(Voir H. Brcsslau, Dos atteste HOndnis der Sdneeizer Urkantone, dans le Jahrbudi ftlr Sdtzveizeristhe Gesehidtte. 20 , Zflrich 1895 , p. 31 .) 

Des trois sceaux de cire qui étaient attachés au document il n’existe plus que ceux d’Uri et d’tJntcrwalden. Le sceau de Schwyz est tombé, il n’en reste plus que la 

bande de parchemin, qui le reliait au document. Les sceaux de Schwyz de la même époque, qui sont encore conservés, représentent S. Martin, i cheval, et divisant son manteau 
avec une longue épée; devant lui. par terre, un mendiant, avec deux béquilles, saisissant un bout du manteau. En exergue on lit : t S. VN 1 VERSITAT 1 S IN • SWITES - * 
Le sceau d'Uri représente un écu avec une tête de taureau portant un anneau dans le nez; en exergue : t S. HOMINVM • VALLIS VRANIE. Le sceau d’Unterwalden 
représente une clef; en exergue : t S. UN 1 VERS 1 TAT 1 S HOMINVM DE STANNES; à l'intérieur, autour de la def, on lit : ET VALUS SVPIORIS (pour superioris)-, la forme des lettres 
de cette inscription intérieure diffère un peu de celle des lettres de l'inscription extérieure. Ce sceau est donc celui de tout le pays d’Untcrwaldcn : aussi bien des gens de Stans 
(de la communauté de Nidwalden) que de la vallée Obwalden. Dans le document lui-même (ligne 2 ) on ne parle que des hommes de la vallée inférieure. On infère de là 
que Obwalden n’entra dans la confédération que plus tard; comme document de cette adhésion on aurait ajouté au sceau, qui n’appartenait primitivement qu’à Nidwalden, les 
mots et vallis superioris et on s’en serait servi comme du sceau commun pour tout le pays d’Unterwalden; peut-être cette modification fut faite entre la conclusion de l’alliance 
et l’apposition des sceaux sur le document (Oechsli, I. c., p. 303 ); Bresslau opine que le sceau appendu originairement au document ne servait que pour Stans, et que plus tard 
il fut enlevé et remplacé par le sceau de tout le pays d’Unterwalden (I. c„ p. 7 , note 3 ). Voir les reproductions des sceaux dans E. Schultess, Stddte - und Landes-Stegel der 
Sdiweiz, pl. X. XI (dans Mittheilungen der antiquarisehen Gesellsdtaft in Zttridi, vol. IX, Zürich 1853 - 1856 ); voir aussi Jos. Jg. von Ah, Die Bundesbriefe der alten Eidgenossen. 
Einsiedeln 1891 , p. 11 . 


Ecriture de documents privés. Elle tient le milieu entre l'écriture de manuscrit* et 
la cursive. Le* lettres sont nettement tracée*, nuii sans recherche ou soin spécial. Les hautes 
supérieures sont souvent assez longues et recourbée* eti haut vert la droite, le* Justes inférieures 
de l’f et de l u long ont souvent un petit tra.it d’ornement comp. les bulles pontificales, pl 94) — 
a lt plupart du temps a la forme cursive simple, quelquefois pourtant il a la forme onciale (/***; l). 
I a très souvent un trait (i\. r prend la forme ronde non seulement après • mais aussi après b 


• WW rùrr. 16,1. • 4 >, S t), h I. 4 WW, ti). p (*>lu • la plujvurt du temps est long, 

rarement il est rood {»Wfc>, 1)1 • U plupart du temps est pointu au commencement des mots, parfois 
aussi au milieu et 4 la 6n (aO&Aa/r/, 1; •»*>*, 3)î & remarquer que le v pointu n est employé 

au milieu des mots que lorsqu'il est consonne (1.4. j. 7. ti). — Abréviations nombreuses. — 
Beaucoup de liaisons de boucles i.voèr par ex. : é<, s; .V, W \l 


ln nomme Domim. Amen. H<xtc*Mti con»ulitur et utilitati pnblice prondetor. dut» p*ct*«) quiet,* et p»ci* cUtu debito w.InUntur Noverint igitur untTewi. qood homme. Vraaie oiuvcrMUsque 

valu* de Swili ac commandas hominum inuamontanorvm «allé* tnferiori». m ali ci am tetnpoh» attendent!-», ut *c et *na rniga defendcrc valeant et in »tatu debito melin* conacrvare, ftdc 
t*ma promiserunt, invicem sibi assistcrc auxilio, consilio quolitttt ac favore personis et rebus. infra vallc* et extra, toto poase, toto niau. contra omnes ac sèngulos, qui ms*) vel alicui de ipsia si jwam 
intulcnnt violcnôam, molestiam aut imuriam. in personis et rebus vnalum quodlibet machinando; ac in omnem eventum quchbet univcrsitas promisit altcri accurrcrc, Ctim neccsse tuent ad succurren* utn. 
c et tn expensis propriis, prout opua fuerit contra impetus mahgnorum resistere, iniurias i ) vindicare, prestito super hiis corporaliter luramcnto, absque dolo senrandis, antiquam confédération!* furmam iurmmcnto 

[val Ut ai® presentibus tnnovando. 

Us tamen, quod quilibet homo iuxta sui nominis conditionem domino suo convcnienter subesse teneatur et servire Commun! etiam consi !>o et favore unammi peom***mua, statuimus ac ordinavimus, ut in vallibns 

[prenotatis nullum 

iudicem, qui ipsum officium aliquo precio vel peccunia aliqualîter comparaverit, vel qui noster incola vel conprovincialis non fuerit, aliquatenus accipiamus vel aeceptemus. Sâ vero dusensio suborta fuerit 

(inter aliquoa conspirâtes, pru<Jenc:o> 

res de conspirâtia accedere debent ad sopiendam discordism inter partes, prout ipsis vnlebitur expedire, et que pars illam respucret oedinationem, alii contrarii deberent fore conspirait. Super omnia autem inter ipsosextitit 
statutum, ut qui alium fraudulenter et sine culpa trucidaverit. sâ deprehensu* fuent, vitsm ammittat, nisi suam de dicto ma’cfkio valeat ostendere innocenciam. suis nefandi* eulptt exigentibus, et *i 
in forsan discesse rit. nunquam remeare débet- Receptatores et defensores prefati malefacioeis a vatlitws segregamti sunt, donec a coniuratis provide revocentur. Si quis vero quetmpiam «ic conspiratis, die seu 
isocte silentio, fraudulenter per incendium vastavertt. is nunquam haberi débet pro conprovincialL E* si quw dictum malcfactorem fovet et défendit infra vaDea, satasfactionem prestaxe dcl^et dampitHirato. Ad 
bec si quàs de coniuratis alium rebus spotiaverit vel dampnificaveTit quabtcrcunqisc, si res nocentis infra valle» possunt reperiri, tervan defent ad procurandam secundum iusticiam lesis satisfartionem. Insuper nullus capcre 
debet pignus alterius msi sit manifeste debitor vel fideiussor, et hoc tantum fieri de 1 >et de licencia suj iodicts speciali. Prêter hec quilibet obedire débet suoiudâci. et ipsum si neceste fuerit iudicem ostendere infra [valtea)*) 
sub quo parère potius debeat iuri El si quia indicki rebellis exstiterit ac de ipsius pertinatia quis de conspiratia dampnificatus*) fuerit, predictum contumacem ad prestandam satisfactiiAiicm mrati compcliere tenentuj 
15 unwersi. Si vero guerra vel discordia inter aliquos de conspirait* suborta fuerit, ai pars una litigantium iusticie vel sstisfactkmis non curât recip*re complementum, reliquat» defendcrc tcneniur COniuraU- Supra 
script»» aututia, pro communi uti.itate salubriter ordinal», concedcnte Domino» in perpetuum duraturia. In cuius facti evidentiara prenena insirumentiim. ad pet[it]ionem®) prcdictofum coofectum. sigillorum prclataïuns 
trium universitatum et vallium est munimine roboratum Actum anno Domini (X* I..XXXX 9 primo, incipiente mense Augusto 


• OcchiJi Lci a* peraci* m la à Mrt ; «n ëttm lt pttu trait qm m ir-i*+ 4t f »'•§« ptS u» «rail bWévUul mmu «a trait Cottitmtni La cognât é«»k u«i U trait ahrérutil «otr S. M 

CH» da p aa trait d«tattatM jA ift, • S ai pl »*t t. *9 11, ut* Axai tëM la t«a« du MUM /urfa tu pré^rabk (VSls Bratdaa. ». «* if. iSft, p 4t^ *) B*. W t« data laa lignât ««éraaïc* «t^q»tt 

Itnrat a# aaal pat dittlaetat à etM éa pli ét pardmata. f il — a é«4 oai« par «qudi ^ Ma. dampmt/ae*iuB •) M* pe^ntsm 







I ’ 



♦ •» 

O 






X 

x; 










fc?f 



*5 


ao 


ty- /^ <fcV "' 1 T 3 y I ' ■»■ ' » i > U ’A»^- v»i » y aSr»0 ^ l 5 ip^**r 7 yj *«jl 

^ * cn # ‘V*V’ -liAir #ti|W^ jit-«tw^|y||V« ^K«<w«n^»» A» 0 a> ,yr > &w ' > **»îÿ» A«Xy 

\£%GÇ o^- ti 3 «TV-o t'V^ < * ^ tfStA '2 b >X ~A vt^ tWr 

t-tf Dm ~y* 4 « *p£~r« /y P>- X w\r»r^ rCK^-S? «JT fl^y / «%J \ ««N» Lw&Uo Ar«t-« 4 ^ 

- « ^ - *-^ »>- &r- ttsm. î° ,r ° "* Air '^“ io ^ r 

* ) D»i mJ! i w ^i**«*«. aMi-v»fl aa^av—•^' v ^X* 1 — ^ ^ 

^ y ^7 . y^ â T ’ » «« g f ^**7* XX '^ ït * f^TT 1?* 

^^^a^kçK^îSi^^ 5 e«ï 

K. aç. à-** awat.T*^ rf /*^ ! =~' e <r-* , -T'-£ f t*** 1 ' 

rv^lL^rr— - » -*,* r&ty ff ~ r^T ? 



•r^ 4 


* '' t 


r r&.~T^-ï-~f.-^ r »- .f r Ne fw •■?■ ~r*iî rf “f r-fX fc "^-»'f— 

' “ -* , JËWvaP »TX ^ M~*~* *^Sy^<W*—r> ' 


tL-aST -a^t-rr \ 





O 

O 


A. D. 1310. — Document du duc Léopold I. 

tribauri* (Suivi* •. Archive» caiitonatc», di|ilAmcs 38 


A. D. 1319. — Délégation d’un procureur à la Curie Romaine. 

Trtve». Sn<ltl>il>liotbi'k : Arc hiv S fc*. 


Digitized by 


UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 

















































O 

O 


t 


A. D. 1310 . — Document du duc Léopold I. 

Fribourg Suis** , Archives cantonales, diplômes 3S 


R egestc : Le duc Léopold I. reconnaît avoir pris à son service pour 200 marcs d'argent le comte Pierre de Gruyère et le noble Guillaume, seigneur de Montagny, pour le suivre 
dans une expédition en Italie avec 8 chevaux et deux arbalétriers, bien équipés et bien armés; pour leur assurer ces 200 marcs, il leur abandonne d’abord les droits de douane 
et les impôts d'immeubles de Fribourg, en second lieu 60 livres de deniers de Lausanne qui lui sont ducs annuellement par les préteurs Manuel Tliome, Albertinus Tliome, 
Georgius Asinarius et Menfriodus Alterius d'Asti et leurs collègues de Fribourg. Fribourg. 7 Novembre 1310 . Document sur parchemin. Dimensions : 19,5 X 33 cm. Imprimé 
dans le Recueil diplomatique du canton de Fribourg. II. 49 . N" 86. Au verso une main plus récente a écrit : Les vendes et U Lombars de Fribor; une autre main a écrit: 
Versatzung des zols zu Fryburg dur, b ein Hertzogen von ôsterrydi. 1310. — Le sceau de cire grisâtre est attache par une bande de parchemin; il est encore bien conservé, 
seule l'inscription a souffert. 


Cursive gothique Leu lettre* sont tracées couramment et le plu* souvent liée» les unes 
aux autre* Le* ha*te* supérieure* de b, 4 li I ont «les boucle» fermées i / «W1; Hiîktlmmm, a). 

Le* nom* propre» et le* mot* désignant une dignité comrocmcnt |»ar une majuscule on par une 
minuscule agrandie; beaucoup d’autre» mots aussi sont abitrairement écrit* avec de majuscule» .«*», 

ï+Uifortu, t ; JtutMtis, \, **Mf**«W#, #4 ô ; *3). 

Lettre* isolées, a la plupart du temps a une «Jnulde panse; dan* le» luisons m et u il a 
la forme cursive mrmtfnt*, 3 ; fredè<tû, d a la forme cursive ronde que nou* Hvona rencontrée dan» 
le rentre de Frédéric II. (pi 91 Voir g »ft* r l). La Uni te de h descend fort au-dessous de la 
ligue ( Wilktiimm, a) lu plupart du temps tl c*t surmonté d’un trait (l. a), o est arrondi et souvent 
très petit (1 ; ne. dan* les mot» allemand», t'exprime par u avec un petit * suscrit 1 Or* 4 /iW*. 4 * 4 * 
L'épaule de l r e»t reliée au trait principal par 1111 trait tin, partant «le la ligne i l. A U fm des mots 
on trouve le plu» souvent lu rond, quelquefois pourtant on rencontre encore I » iong 3 ; 

l'a rond a la forme cursive que noua avons vue pl. 9 2. Le bas du trait vertical de t est ou droit 
on recourbé; dans ce dernier cas, souvent on ne i*cut distinguer le t du e (frrumtinM frtyétfmmr, 1; 


a; é***té*. ««4 4 Au commencement des mots a a U plupart du temps U forme pointue, au 
milieu du mot. au contraire, il prend la forme ronde 1 <***». i; «4 >i Ungrav/mi, l; voir des exception» 
dan» vt/, 6; *4 10. 11 141; à remarquer que la plupart du temps v est arrondi à U base, comme dan* 
l'écriture latine moderne; le trait qui commence le tr forme «oovciit une boucle nmèvfn <*#, 5; vtmrf, aal. 
x est fait d'un seul coup de plume Jhx. i; tetMgintm, 6). 

Abréviation» nombreuses. Le signe commun d abréviation consiste d'ordinaire en un 
simple trait honsontal, légèrement ondulé i /*"**. 0. auvent pourtant quand il est relié à une lettre 
du mot, tl a un long trait île baison now, 3; /r*tr*hu, 6; /r k «rit, ai. L a Mi»crit e»t fermé psr un trait a). 
La note tiromenue pour ft porte au milieu un petit trait la). Dans l abréviation dV.« et dan» le» 
finale* semblables, il n> a pa» seulement l'a mal* I l au »<4 qui *oit supprimé «é//jr«feme. 7 10; r« nJu'*rt*u. 13; 
voir une exception, ligne 19, où H seulement est supprimé , 4 comparer pl a;, 6 ta; pl. 9*» 4 *S1 
pl. 9J, aj; pl 9e a. 3. où Ym seulement est supprimé; pl. 96b, 11, et pl «17a. 4 «9 11 seul est supprimé. 
Dans la forme du I dans 1» et frtftUt (l|) on voit encore la trace de l'ancienne ligature <*. 


Nos Luppoidus, Dei gratta dux Austrk* et Surie, laiigravius Alsacie, ac de Hatabury et de Kyburg cornes, presentium tenore profitent ur, quod nos nubiles vuos Pe> 
trum comitem Gruierie et Wilhclmum dominum Montaniaci. ut nobiscum ad partes Ytalic se transférant cum octo dextrsri s et du obus baliaUftla 
cum armati* et armatura decenter raunitis. nostros elegimus et acqunivlmu* servitores pro ducentts marchi* argenti boni et legalis, ponderi* Friburgi 

Oecbtlandie, pro quibua du< cntl» marc b % argent! umdictis obltgamu» et deputamu» cudem Petro et Wilhclmo et eorum hcredibu», quamd u ei» a n<»bi» aut a noetris fratri- 
5 bus se u hercdibus ip*e ducente marche persolutc non fuerint, totum thetoncum dicii Friburgi; tiniver*i»quc et smguioa cen»u» rasalium dicti lod Friburgi nobis 

et fratribus nostri» quoquoraodo pertinentes; et scxnginta bbras ilenariorom monctc Lausannensis annuatim datuU* et («niolvcndas rt«detn Petio cl Wilhclmo vcl eorum heredibua ex- 
B une annis ungtalia, predicta obligation* durante, per Manuclcm Thume, Albcrtmum Thomc. Georgium Asinariura et Mcnlnodara Alferinm, civet et merebatore» 

Astenses, suo**que colle**» in dicto Friburgo commoniKe*. de pecunia q«um lidem merchaiorc» nobis annuatim dare tenentur, aut per alios qui in dxrto Friburgo post 
eosdem merchatore* imt>osterum pruatum *eu mutuum exercèrent, ^uibus mercHatoribus predicti» sooiaque ipsocum sive aiti» pretium excrcentibus mandamus et precipimus 
to per présentes, ut ipst, dicta obligatione durante, non expertato alio mandato, prefatis Petro et Wilhclmo et corum hercdibus dicta* »cxaginta tibras ex parte nostri 

annuatim, ut predktum est expédiant et persolvant. De quibu» sexaginta Ubri» aanualibus iamdictis pro tempore per quod 1 ) îidem merchatore* *eu a!ii preMum exercentes cas et*- 
dem Petro et Wilhelmo vcl coium hercdibus perso.vent, ipso* merchatore» aociooquc aou* ac eorum berede» et alios i>re»tum exercentes pco nobis et no*ths fratribus et hercdibus Vu ptff*eluum 
absolvimus et quitamus, ac eisdem *u;»er solutionibus que per ipsos predicti* Petro «t Wilhclmo et eorum hcredibus hent, promittimus pro nobts et nostris hercdibus esse boni et legfta[mi] 
uxrentea et proprebensorei erga fratres nostros et herede* eorundem. Yolentes et concedcntes pro nobis oostri*que fratnbu* et hercdibus, ut prenominati Pctrus [et] Wilhelmus 
15 et eorum berede* ad opus »ui exnunc semper et singults anni» dictum thrloncum renausque predictos et sexagmta libras annualcs pretact»* intégré libctc et pacihce hatie- 
ant. percipiant et récupèrent, quamdiu c» a nobis aut a nostri* fratribus »eu heredibua preampte ducente marche non fuerint mtegre pemolute, dicta percepti- 
one thelooci censuumque et sexagmta librarum annuabiim ïamdictarum in sortera aliquam minime computanda Dantca pro nobis nostrmque fratribus et hercditMis pura doua* 
llofta et irreTocatuh eisdem nostri* serritoribu* Petro et Wilhelmo tamquam bene meritis. et eorum hcredibus, quicquid ipwi per se aut per aliqucm allum, Ipsorum nomme, pendentc oèili* 
gatiime prehahita ex the <meo, cetiaibu» et sexaginta libris annualibu» predicti* percipient ulia forma, predicti» tamen ducentis marchis argenti non propterea 
ao decrescemibu* ullo mmio Promittimus etiam pro notas et nostris hcredibus bona fuie dicti* Petro et Wilhelmo et eorum heredd u». quotiescuuque eis et cuilibel ipaorum necesac fu- 
ent, «lictam obligationem et omma predicta manutenere, defendere ac eis super prédictif omnibus et singvl*a erga fratre* mroa et alios quoscunqne bonam et hr- 
mam warandiatm terre, et contra predicta vel subscript* vcl aliquoit eorundem naodo aliquo non venire nec consentire aJicui contravenire volenti In quorum 
predw torum omnium tcatimomum et ftrmum robur tradi mssimu* eï*dem Petro et Wiihelmo et eorum hercdibus presentem Utteram sigilli nostri muniminc ro- 
boratam. Datum et actum Friburgi Occhtlandie VU** idus Novembru, anno Dumini millesuno triccntcaiino deelmo. 


•) U» f n* 


A. D. 1319. — Délégation d’un procureur à la Curie Romaine. 

Trêves, Stadtbibliothck : Archiv, S. 62. 

R egeste : Le chevalier «Gysilbertus de Smydcburch> fait savoir au Pape qu’il a constitué le clerc Mcinrich de S. Maximin son procureur en cour de Rome. 26 Mars 1319 . 
Parchemin. Le sceau de cire grisâtre, petit et fort endommagé, est attaché, à l’angle gauche, par une bande de parchemin. 

♦* *• 

Cursive gothique. — a est grand, avec panse double Üi|. Voir U forme de l'a ouvert Abréviation» Parfois Ica finale* »ont indiquée- par un trait ubli*fye/*u par un trait vertical 

susdit (y 11 )l Noter que ft dan» le mot Utter+t (1) est écrit comme rf. ondulé *; 6). Voir l'abréviation pour /r**r«A»r I 

•••• *♦, 

«M* 

Sanctkssimo in Oinito patn, sacrosancle Homaee eccleaie summo pontind eius 1 ) humilis Gpillertus de Smydcbârch. mile» Moguntine 
dyocesis, devota pedum oarula bcatoram. In caria Sanctitatis Vc»tre Hcnricum ilictnmi) de aancto Maximino, ctercum Trevcrensi» <h-oee»ia, al-iéh* j 
tem tamquam j»cc»rntcm meuin conatitoo facio et ordino procuratorem. ad imietraiidutn pro me llttcra» tam simphce» quam le- 

gendas, ius seu graciant cotitinentes, rontfadiceiwlum, in indices et loca convenicndum. et eoe récusandum, al mm • %, • 

5 procuratorem sim suhstituendum. sutatitutum revoenndum et omis proruraciofu» in se resumendum, quando et quociens 
vident expedire, alia nmna et siagula Caciendum, que circa pcemi»*» fuerint opottuna. ratum et gratum hal turus 

pcr|«étuis temporibus, qu»dquid v ) dictu» procuratoc seu ab eo substituts» fecerit in prtntimi» <Juod îianctitati vestre et omnibus quorum *•••" 

interest aut intéresse |-ote»t. significo sub mgilto religiosi vin domini prepositi monastern in Kebingersbârch, ordinb aancti tV* **** 

Augustini. per prepoaitxm soliti gubernari. Moguntme dyoceala, preaentibu» littens precibus meis ap|enso. Ht non p[rt)po*itu» mo- • f ,.; 

<0 nasterd Rebingcrsbdrch, ordinb predicti, sigîllum nostrum ad precc» dicti militia recogisoucimus presentilms appendisse. Datum 
anno Domini M # CCO XIX* in craarino annunciacionis beate Marie viigini* gloriole 


• #«m< M Àiutmm «mi ir,lM«filM!MMM p«wr U« ■»|ipnm«r *1 !U 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




101 


IO 


«5 


20 


3 ° 



<r mftcnivtiçiaj ii(xr î> cmtto^crptoat/* 
^(apu:arniccirttticô cnuoij mfoiiu* * 
paio£>/7 pirto: il m cwon or y o:fccm 
O tprnm aitauvcr cpmiu pilota lcra. 
a uiohltaranntaicao.flabuUntcfaçni 
O mta otiuito môrtromr canmnc vata\ 
<:rpliat * tVco^ifoî: Inaptr i .ai „■ ? 
*^W^F$ ma^u pUce.i tr mcouir c4nc? 

I JL rpj(la?ab4pl>zy1bAv&ti'.iucAncrqiltccf. 

Il & ta g\»4au»*mmiirctc4mi4mta: 
O ûliuiji^a:qeautmnlbraî)iimmr 
4 iir mUucua ncfat bulmoio 4nu>r 
C m no taie brla^pticri latoma trlce- 
U vpvcu mccq* humaxxp prtofvifigm ctSio 
4 ca'cq^tïpcim vi4 &quamc4*î*>ffini 
C* oüîr lnimo.uictï>:qJumî\x>Ut4ir p <>;4 
]} nm^cgompatîim mcm ma vira fttpftt. 

4 oïivo nrdu» ccoiuam ucrtur mufao 
p muo idtmcao irfrom t m4tuapttnur. 

4 ? ciunmmc4inptcpliicrm4mio2ep>nâ 
f ter 441 tardK m$ca itfn fUmtn cmt 
o> inaao^tenauptmraninmcnfao 

| lï medto m atfircro-trplu qi tenant 
J Utvicnw cço i tfno ofpsctua tn ofha: 

C ami qiiaomucccr44ttt4to4o fUtmiaain: 

' 

kuf^Uiiar fcpfir ifar.ttw.vfi UaunYttapuî cjniemie.vc 
ftriiUncuinl'ubqtif laimu'nêftr fîqUimtï «c menue aT 
c tlhtp mvt| cucitc- outre m anvftïe vtnfobe fîlui luav. 
jpnkuciTiinitf.tvav^ nuA^>wttflir Aao quoe mtuue 
‘ 4 ctctxarlv. 1 t. Uefmcr/'i.aque/'lvMaue. itmteru* 
b: fut u& nui hc umo fbme.'P.uuîe. hvLte attt ténue 
hrratlte fuit . qtu aqiwrnm yCcctu* raptue è .imHnpfn 
lnufut- rviev- m qtu ucena cmw c aftHiraemt wuwi 
r Ljtonu <)U4in tttAiU 4piu> vt ( an icgttn^4 

muance ccU*4 grjttqi fcumvtr.vbiAtintii ptemue ou*»’ 

T».' Infyrmmeip. OîCtaq wt jC. evetsitr ptmimqi tpm- tÀ 
AA. foUiuitt. vrrjjvtvunc. ^moua. tvneiejv- jeneie 
pu-falmia roue rd.rtpKumr Alu Aur aiwnMt (Uÿif 
rame* ce ptCtrwm .K equev huit utUnOto^ uqvte ven® 

9 f..mt ar.tw. qui jw Ab c mulm' noexutr. (U h4t®n 
facncjnicCMeCApcimaeecrcamat.utaut moulera v 
taxe nluttn attt vuttV uœtrtr .^vOcu aV|cUrfvm «ma 
qrhf|fv«4mt4 eviruftr tufmUu .mn^pm pût» fut 
Imiu autiio jvuncnc qtumo caxu? .tr Urne aun vutc 
te fciapr.trutiU pmtmt fvCwcr f mtH-Abcr^nun 
te fwptrjmo ut marc i eut iwmtcu rmfadut.nmn 
.tb ce tnvrmi aumtr ftUgnu*. tia. c’antal ' jWfdq 
•te 1>tttncrtqc ^rUqvinA^mo ebur fut» rvtfe teaat ccfcac 

•' 1 î ri uf w firjmvm^ £cl<mrtGnn tüf wfCbtf; - .J «f 

nuw>u«t rmobiT iWu-Rur ti Fui* rc^’ln.m.vnnp\V 

T>v ? n ^ cVfuj TV TÜAuMirT>.u> uiSir>r()^On jvftt Vnü < 

a'Ut'^sn^K'- cw jri f ,t 4»««5 ImIV A «u«r«frit*uW<#v 

«.«.A a.*’ .. >■ « -.J* -a. 1 .A^Vt.-v.lbOW unit»? 


^ w •! W» » 1% • - . * 

.]Sjî £r * r c\^nrtivi 3 

ttmi uelupdrf yiiAtrj t> vi«gr 




v'uuratr uuttr 4 tu> fiuù fttù q<tt 

I4mni4|fvllu. aquaaui^ *>u 

a Whmimic mrpca entre q b* 
rtmi eau» -tnimpilr. fvOcaatt 
mère cmtulvai wlmrtVr au.* 
nuti tnuv.uv 44 * utAruti entv 
n ctmnmi b-aehtuui ttduu 
«t* vit/ te fûiatmrqi erra» cit 
tara cj vtmiu cwfii ilînmr. 
ait» «uni icfu-û». 4 m «ne 
-f' ♦lflcrcquu». v»nu m mat. 

.«? vu.i.utw. -h.Amrfcalq 
h. avqu«|: .p.c. fiiftuimircur 
ntinu' incnn. prafvm.tnc 
. 1 -' Viaw.crtVcnu r.mie |1U 
\nm>: cpc. fumant, q-ah 
-b* ptnue cçp » tpiUm huDud 

nunawii-’ but farta,vt'qtcv 
itv roiU ,% uuo nucritr. i/um 
l- avtv.câmmâ. dtamt rtV 
-m-demie, terne. tecna.uufc 
clutm mette uuiûo euvtute . 
.tv )mmcu» rvUnt-u» *uinmmtr > 
q liante dtncafnta fenmax 
muratem 6mme.tur.mue. 
C carVulte fuimam euue 
ternir. ' nudn orfar-c. t.tm 
.«rfUMM cnnfHimi tulv.cr 
wtc uûte é imaâali. Haï 
»fu» tépiû tnrau.tr fwftc tenâ* 
nurfe eurturmnmm qifab 
iJiettanr fuar tant rcncT.i at> 
Innriae turc et(înv. dtfaûc 

emc f medte cC*amtf lû Aam 
fuar fw. ndetntumut (ab;* 

Confiante «I au*'ftrouiv»vr* 
i meete ceUiXuatr. 4lt4 Aron 
m œenumt jument, m bt 
jr f^tu» omfftmu? m e- m jê 
ttfiae. au*Cc efftaû w«t m 
trmpti •Homme fuutfuuni- 
4* Centum quaenumn». tAmt* 
me» crbutte «nmrce-qtatr 
\Mtrr nuit m ufru» cr^rmr 
.p.r. attm - vv v mt/Tue futur. 
en utccAmueqtunte tnattif 
cramte. ce q* mviUcuê 
crhtUcttwir cr.muequt cr 
fqr ce jvfhvtftmurfeaiic 
•ifurtua* i fUuca An» habc 
qi pmanftr vr uumr* mtlT* 1 
4 jprtlatm»r cntnue. Cmçecr 
mm a*rme fnn amvpumn 
wnr. fuur enam aamunia: 
cHtm ri m ittamo flummi 
anmfce .t^rntbancur iatoo 
Utmrwftae^rtamfe.urabu 
craqi calrpiv t^rmiiue ffbu» 
puuUt.vuar ce emmtee tri 
(fdcrbtiriunwr umuirn 
en (un feOne.ltetratoi .tarai 
ctmtv meme arcmfce xxuri. 
x: Ounctu nudn- m Hntetem 
meutu .Ihar etat'-Ov.Uue 

jÿtnuln an me «rtwira Iv 
rum mutnnuv* ^ucuicc -•per' 
atphrti oût terne ebmpta 4 
0tntcitfrm Açvtr. ium .Uphr 
tte ftuume cclttne.qamtoe 
mvtu ptCio i tu qu.i itHmir 
etemptate tupucr. .t-futta» 
.e; Vuete q» meiercbi- ncmcai 
mqtiacciciuatura^cm.thb 
icm arrhrmea- axrtetdnu» 
tiiit* ptftr? fiitf Wmflf 
entent an «nomoü nnnctl 

UnriiU W tupi nilulêniCi' illMiU i wm 
■IXtf UuM - n>utttrird^|>.Mrtité- fi& 
rVtV, Oln-nî ilUnW’’i*tlbiW , ^“ ! ' M * •* 
ffu*r ffat I f«u4 tvûrr-flr » nm 

o»»«U li-Miv w. -priwuur 

'pAttofffÿ 4Lmj»>»Wi nùfn*2*>»e 

V*WU*« IWtltlf «M» 

«t^iw cqdûivAnt «<4> 

uU» mnr iwiinr.4>ût- 

ÜK U .— .'I 


Saec. XIV. ineunte. — Le Virgile de Pétrarque. 

Milan. Bibliotcca Ambrosiana, fol. 35. 










IO 


*5 


40 


*5 


30 






35 


40 


45 




s® 





75 








-lis-'. 







Digitized by 

E 



Original from 

CAU 
































Saec. XIV. ineunte. — Le Virgile de Pétrarque. 

Milan, Bibliotcca Ambrosiana, fol. 35. 

M an usait sur parchemin de Virgile (avec les scolies de Servius), ayant appartenu à Pétrarque (1304 — 1374). Dimensions : 41 ,5 X 26,5 cm. 
1 1 Sur le 1» feuillet il y a plusieurs notes de la main de Pétrarque, entre autres celle-ci : Liber hic furto mihi subreptus fuerat anno Domini 
M° I//' XXVI° in kalendis Novembris ac deinde restitutus anno M* III* XXXVIII * die XVI 1° Aprilis apud Auenionem. Ainsi donc le manusait 
était déjà possédé par Pétrarque en 1326; il est par conséquent du commencement du XIV« siècle, sinon de la fin du Xllh Sur le second feuillet 
se trouve une peinture de Simone da Siena (1285?—1344?). — Après la mort de Pétrarque le codex s'égara; dans la 2* moitié du XV» siècle 
il fait partie de la bibliothèque du château des Visconti-Sforza, à Pavie; c’est de cette époque qu’est la note qu’on lit sur le premier feuillet: 
Galeaz Maria Dux Mediolanl Quintus; à la fin du XVI* siècle il appartenait à un certain abbé Marc’ Antonio Maffa, qui était au service du cardinal 
Agostino Cusani; c’est de ce dernier que le cardinal Federigo Bonromeo l'obtint pour l'Ambrosiana. Au temps de l’invasion française de 1796 
le codex fut emporté à Paris; il fut rendu à l’Ambrosiana en 1815. Voir Achille Ratti, Ancora del célébré codice manoscritto dette opéré di Virgilio 
già di F. Petrarca ed ora delta biblioteca Ambrosiana (dans la publication F. Petrarca e la Lombardia. Miscellanea di studi storici e ricerdie 
critico-bibliografidie raccolta per cura delta Società Storica Lombarda, ricorrendo il sesto centenario delta nascita del poeta. Milan 1904, p. 217). 

Au bas de notre page (1.49) se trouve une des nombreuses gloses, éaites par Pétrarque lui-mème. Sur ces gloses, voir P. deNolhac, Pétrarque 
et F Humanisme, Paris 1902, p. 121 (dans la Revue bibliothèque de F Ecole des hautes études. Sciences philologiques et historiques, fasc. 91, p. 121). 


Minuscule gothique italienne. Le* lettre* du texte de Virgile sont 
grande* et larges; leur forme est très *oignée. Les hautes supérieure* et inférieure* 
sont petite*. Souvent les lettres rondes sont deux foi* bruées (comme dans le* 
Uttrtf iû formé), voir par ex. : a. d, g, o (12. 16. 25). Le* titres, ligne* i, 2 et 7 sont 
en rouge. L'initiale T I. 3 est bleue, celle de la I. 8 est rouge. Au-dessus des mots, 
expliqués dans les scolies. se trouve une petite lettre entourée de points, à laquelle 
répond une même lettre, en marge des scolies. A propos des scolies de notre page, 
il faut noter que les scolies de t, v, x, y, x et le commencement de la scolie a se 
rapportent à la page précédente. Toujours les mots à éclaircir se tiennent dans 
les scolies au commencement des lignes; il* sont soulignés; mais s'il se trouve encore 
de la place, à la ligne précédente, le texte continue dans cette ligne précédente; 
ce qu'indique un trait vertical et orné. Ligne 12, au-dessus du mot inlaudati *e 
trouve un signe de renvoi d'un autre genre : un signe semblable lui répond en marge, 
I. 49, où Pétrarque lui-même cherche à expliquer ce mot. — Les scolies de Servius 


sont écrite* de la même main, que le texte de Virgile. Pourtant l'écriture est plus 
courante et plus ronde. — L'écriture de Pétrarque est petite et fine. 

Lettres isolées. Voir la forme de l'a dans le texte de Virgile et dans les 
scolies ( 1 . 8 . 26). Parfois à côté de la forme ronde d a la forme droite (19. 21. 23V L'r 
rond ne se trouve pas seulement après o, mais aussi après d'autres lettres, finissant 
par un trait arrondi, par ex après d G h, p (9.25 36.43). L’s rond la plujart du temps 
est petit et large (3. 4), souvent pourtant il est allongé et étiré (10.13). Voir J (9.11). 

Abréviations. Le signe commun d'abréviation se compose d’un petit trait 
ondulé (8. 11). Le trait horizontal ondulé se met aussi bien pour ra, ua f rr que pour 
r seulement (j^ramina, 4; a^uam, si; cetera, to; iauJari, 27; voir pl. 90). Parfois à la fin 
des mots m est remplace par un trait vertical ondulé ( 11 , 71.72). La finale ima 
ou bien est écrite tout au long ou abrégée : ioc (II, 41.47; au contraire Pétrarque 
abrège oc, I, 50). A remarquer la forme de l'abréviation pour modo (171. 

Beaucoup de liaisons de boucles; voir par ex k, Je ( 3), ^(4), <*(5)1 


10 


15 


20 


25 


30 


35 


40 


45 


KIumIciu Virgilii liber secondas explicita 

Incipit rarmen thetrasticon Uuidü Kasonlfu 

Tcque, Pales, et pastorum memorande per orbem, 

Et pecorum cultus, et gramina pascua leta, 

Oui* habitant armenta locis, stabulantur et agni, 

Omnia divino monstravit carminé vate.%, 

Kxplicit (second u*’) Geo rgi cura m» Incipit fterti a*. *) 

Te*) quoque, magna Pales, et te memorande cancmus 
Pastor*) ab Amphryso, vos, silve *) amnesque Liccy. 

Cetera V que vacuas tenuissent carmina mentes, 

Omnia iam vulg.ua: qui* 1 ’ aut Eurystea durum, 

Aut •*' inlaudati * nescit Busyridis aras } 

Cui*»' non dictus llylas puer, et Latonia*) De1o3, 

Hyppodameque d) t) humeroque •) Pelops insignis ebumo, 

AccrO cquis? Tcmptanda via«> est, qua me^ quoque possim 
Tollerc humo victorqucb virum volitare per ora. 

Primus b) ego in patriam mecum, modo *> vita supersit, 

Aonyo®» rediens dcducam vertice Musas; 

Primus Idimeas»» referam tibi, Mantua, palmas, 

Et viridi in campo tcmplum de marmore ponam 
Prêter aquam, tardis ingens ubi flexibus errât 
Mintius et tencra pretexit arundine ripas. 

In°> medio michi César erit templumquc tenebit; 
llli victor ego et TyrioR* conspectus in ostro 
Centum <a s quadriiugos agitabo ad flumina currus. 

huius laudem scripsit Isocrates, unde inlaudati participiura est pro nomine, ut 
sit iilaudabilis non qui laudatus non sit, sed qui laudari non meruit. ut 
est illud in VIL Eneide: „Dives inaccessos ubi solis filia lucos/ 4 
pro inacccssibiles, non ad quos nultus accessit sed ad quo9 nullus 
accedere debeat. j las purrî Id est: a quo? Horatius; , 3 criberis 
Vnl non dlctns Hj- ' Vario fortis" pro ,.a Vario 4 *. Hylas autem soems 
Herculis fuit, qui aquatum profectus raptus est a Nymphis 
in Mi-sia. . Uclos: ln qua Latona cnixa est Apollinet» et Dianam; 

Latunia ' qua m insulam ante vagam Apollo, ut in tercio tegimus, a 
Miconoe celsa Gyaroque revinxit, ubi fabulam plenius diximus. 

Il)podainci|Bc: Grcca que in e cxcunt, pletumoue ipsum c in 
ia solvunt. ut Yppodame Yppodainia, Pendope Penelo- 
pia. Fabula talis est: Yppo<lamc filia fuit Oenomai régis 
Elidis et Pisamm. Hic equo* habuit velocissimos utpote vento- 
rum fiatu creatos. Qui procos filie multos necavit, sub hac con- 
ditione provocatos ad curule certamen, ut aut victus tra- 
deret filiam, aut victos neraret. Postea ctim Pclopcm amas- 
set Hyppodamia, corrupit Myrtillum, aurigam patris sui, 
primi coitus pactione. Qui lactis ccrcis axibus cum, victo- 
re Pelope, a pudla promissum posccrct premium, ab eiu* mari- 
to precipitatus in mare est, cui nomen imposuit; nam 
ab eo Myrtcum dicitur pelagus nos Tantalus pater Pelo- 
lluaieroque Pelops laslirnl* rbor- < pis volcn* dcorum temptare 


divimtatem, invitatis filium suum epu- 
landum apposuit; a quo omne* dii 
abstmuerunt excepta Ccrcre, que bra¬ 
chium eius consumpsit. Postea dii 
5 petente Tantalo cum voluissent eius 
filium revocare ab inferis, Ceres 
ci eburneum brachium restitu- 
it. Quod ideo fingitur, quia Ceres est 
terra, que univers* corpora consumit. 
to o**a tantum reservans. > am Oeno- 

* Acer cfjuU: Victor eti- < mai. 

■ Yia t id est ratio. humo: Sicut *e alii 

b Me quoque possini tôlier* ( sustulerunt car- 

minis merito. \ propositi; sic 
15 l Victor* Effector ( paulo post: ilh 

victor ego. ^ patriam: Quod ante 
b Primas ego in ( ipsum nullus 
Mantuanu* fuit poeta, vel quia ex- 
inde nullus talis emersit. \ a ipsa 

20 * Modo: Taniummodo. \ Eliconi- ' est 
« Aon lot Boetio: ( Boctia, in qua est 

Elicon mons Mu si s dicatus. 

« Idlmeas palmas* Habundantcs 
quante sunt apud Ydimcn 
25 civitatem Fenicis. Lucanus: 

„F.t arbusto palmarum dives 
Ydimc*.'* . inlchl César erlL >d est: Ip*i 

• In medio ( templum dabo Et 
vertxi usus est pontifical!; nam 

30 qui tcmplum dicabat postem tenens 
dare se dkrebat numini, quod ab 
illo nccessarie fuerat iam teneri et ab 
humano iure disccdcre. Quod autem 
dicit „in medio* 4 , eius tcmplum signi- 
35 fi rat fore; nam ci numini sacratus 

semper locus est cuius simulachrum 
in me<lio collocatur. Alia emm tan¬ 
tum ad omaium pertinent. . In habi- 
p Tyrio conspectus in ostro: 7 tu pon- 
40 tificis, cuius se offiemm dicit in 
templi consecratione sumpturum. 
q Centum quudrllagu^ id est: Unius 
dici exhibebo circenses, quia, ut 
Varro dicit in libris de gente 
45 populi Romani, olim XXV missus fichant, 

*ed vicesimus quintus dicebatur 
erarius, co quod de collatione populi 
exhibebatur erarius; qui de- 
siit esse, p<j9tquam confcrendc pecunie 
50 consuctudo est sublata. Unde hodie- 
que permansit, ut ultimu* missus 
appellaretur erarius. Ergo „ccn- 
tum currus* secundum antiquitatem 
dixit. sicut etiam ,,ad flumina* 4 . 

$5 Olim enim in littori* fluminc 

Unde et circenses dicti sunt, qui exhibebantur in circuitu ensibtis 


circenses agitabantur. in altero laterc positis glariiis, ut ab utraque esset parte ignavie presens perkulum. 

positis, licct alii a • icumeundo dicant circenses ( a ne ta mlcbls In honorcm meum. 1 Ik.m 1 1 : 1 s ad me ecrtatura horum multitude) conven 

Fer Alpheum autem Iovis Olimpici agonem significat, nam Alpheus tluvius est Eüdis, que civita* iuxta Pisas est, in qua colitur Olimpicus Jupiter. •' Lacosqn* MolorehL 
id est: Silvam Nemcam, in <jua celebratur agon in honorem Archcmori. Molorchu* autem pastor fuit, qui Herculem venientem ad occidendum Nemeum 

Hoc veibum „ilhv(Jati , 'ndriVfid 2 ^orydonrum adexprimeiKiamscelerati&simibominisdetesUtionem.qui.quod homincsgen- inamabiîem dixit Stigiam paludem, nam sicut illaudatum, 
tium omnium immotare* solifus fuitr npn laude indignus sed detestatione execrationeque totius humani gencris grecum, laudis, ita inamabiîem pro amoris, grccura, detesta- 

dignus e*t r \ Et : Çênfùir „i|ja\nJatoV duo videntur responderi posse; unum est eiusmodi: Nemo tam cfrlictus tus est. Altero modo „illaudatus 4 * ita defendatur: Laudarc si- 

est monbûs,‘.quhv Uéiât-Vaidiû/ilDfUihnquam aliquid quod laudari queat. Unde hic antiquissimus versus vice proverbii gnificat prisca lingua nominare appellareque; sic in nati- 
celebratusest: grecum*). Sedenim qui omni in re atque omni tempore laude omni vacat, isillaudatus est. isque omnium pes- onibus civilibus auctor laudare dicitur, quod est nominare. 
sïmus deterrimosque est. Ac sicuti omnis culpe privatio inculpatum facit, inculpatus autem instar est absolute virtutis, ]IIaudatusergoestquasiillaudabilts,klestnunquamnominandus. 
sic omnis laudis privatio illaudatum facit. Illaudatus quoque igitur finis est extrema malitie. Itaque Homerus Sicuti quondam a communiconsilioAsiedccretum est,uti nomen 

non virtutibus appellandis sed vitiis detrahendis laudare solet. Hoc enim est: grecum. Epycurus quoque simili modo ma- eius qui tcmplum Dyane F.phesie incemlerat, ne quis 

ximam voluptatem privationcm detractionemque omnis doloris finivit his vérins: grecum. Eadcm ratione idem Virgilius ullo in tempore nominaret. Macrobius. 


*) U c«pi«t«, à et qu il •table, écrit erreur primât* au lieu de urüfi^Ni, et »eruM«du » au lieu de lertim* ; d'oè lu grattufu. 

Du fait o* troueu »««v*nt d«i citation* grucquue dana lut totti ■kurginalet. Voir Ratti, I. p. aj*. 


r l Lu ttcand # uat axpenctud. 1 Ata fol. ni, en a : Gtttum Jtbel hie >ow» 




— 


• Digitized by 

UNIVFR^ITY OF CAI IFORNIA 


Original from 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 

















IO 


«5 


20 


*5 


JO 


35 


40 


Anctovmiîc eanoniai&Aigw «xatmAm vctncra 

Or | mi i » V Vbliotbcm 

^ M«W4^no€Acccptrcpq*flnvwH' 

4 "*- " banAip - Harrn b jMio i<b wu ràjcca vcpofi 
vô mm*ptür ♦ lAtotbccam udif ttfcamu cf$£ 

fcnba jÎTccfSUfl à ccabafbû tubei vx^furiB’ 
T icrlm'fcmitioaShr fyïi tc^AUtr atar-lcgiT iV^pKa- 
tûuolirmm qfttftrra^V^omion cçmnr.tor 
cp uct?tc(h»tnttr v^u-l^ d5<hm*V tor hé cT 
fcm-Ticçc $tbcanr tr litre. JtofAut bibUo 

tbca pmîChttuflc piûtâ^édit Arbcnûfiû tymm# 
^ftdcepT Ab AtbcmcGÿUncfi xafcf îeêftC Attenté 
cucttr t £OtT- Tôc^q; p t€pc C&cac^mcbanor utrtf 
7 tttiair.'fefo Chirw rcçil?tnbibfyccttf tUttï 
c «£.■**&t udutrtubm&m $?ctil*£Ïtpt«crî«w 
iTgftûtcbt* wt* 't* trrrcrprcnVuf 

magn 41m8 Vfucceflbxcfcfl 7<htucbi 
cmvumlté. bvWwtbccif Antmû rtâkmftvrâ 
ptoUmc cognomto plnlafedf^omif Utrîstc fligactflf 
cû fhtbiobÿbltotbecûp pvfiffiti cm uUttr r\ CAü gc 
tiûCèptnf^îbtuiiurniwf ? brblioffaâ CuS cottflr 
fU- txomvia KbV Aictaÿc meta 

Ab clcawo ptrfte pjtSr(cptnrj4CCf tçfbvmtw 
$tâ jm>c 5 7vça et hc& £lr» Ttptetcf rnflrc au*.n«r 
AtoM^brWiotbttcA Wir^^ fi&êKTstir 
ccTWM'fc^m tta omOj) Cprô (an TtevptatitfVr 
web T Alicuf cou cofcwc Tttctû ccr <y7 «nf‘Tî ubcü 
ct^bt(^>Apcr^ucfr4AVu tepteref À et bdÊtiigA. 

7 gcâ û?cloqa HifHikrr Cu AilA^ffmAc^ tbafoo 
croît « fie ï* nulgawf tCLavrprttvYtô eu? Attetm no* 
ApîAier. et ob T^fmc ticgcTl^mf qutd cdttô nucu' 
par* ^rctcAN^ «r.SnT? cbttScm oviçcncf muo 
vïton: icpxnr t- o ectif ciittm^co AptAutr • jÿfbir 

ibcVbvtAtittu flO'- 


vw, rmàç\n\$T Atb q’bcmarmbuf mAçtnfiaftf 
(Vfoû TChtroevAr \n *cj ApS nof blbborfNxidhmcTr 
_V xf $«of & pÂphtVirrir oumû «ttG&O 

Tl ccCmcftrS^pat'* î fcrfcû*w*«* 

■■ (hibio bmAbccÇtc côtcnMr.^tc «m^fblwtÿcci 
fiwvtpcxtt: ubimnmî tnilu Vnûr c\> 

Atcps^ti db? oxliAOA<»(T^toitr tt to otbc c\rwr 
otdtntjp(cetm (9* owifp fhîbia t wto uolumt^ 
iiibtdi^pbîici^n-q' imiha fenpfbntnr^ 

^ TVrtt-tct&uiC lavroApSUtuvof vnndbAcf 
g " 1 r tf pfir.^çfeof 4.cJOattM?tmrtr«tt^ mtr' 


USA ^ ^ *wwvw wy W 

cofonjeneTt fcptîuUboteta jtor^uttnor oÿu 
Cuounuo (npawt*î)cnwp tcwntwOgcmiliA li 
l^c?(cU 5 i&flttcf om7um fto'bu 

aù^rfTgcmb V facta fUa inar»fUt3ta Cèpftr 
ttr bid?AC ttocti^n to >\u fc\i ttbf oqf^O n 
qîê occurtar » \m • bc senerd? opufculoruin 
^ Y petttsetu ce ci * ^mù çctf cxecvptatf ' 

ce febUA micupânu'T d^cAÀuvtct^obCa uT 
btfîtahA fûmAtt Ac éut ^ünçût>Accûbn ^ccnf 
otnclictfqf uttm tibîi A^xtiSr qpfcvntt popfif 
Teraü cdKnu qCnof Wrtnolumunucupamitr 
i)mcbc Aurab tt«%u loqut *Tiwnt ttb *i»Ubn 



pofttnoncfuocanftjîmoAut^ ep 7 fntvpfbur 
*Vtitc7 u^tbolf fc mtUfci«b^*X«ietat?4xirc imP 




pwto tmto ecnf'Anteftf. flX t \ ttboatcnAxw^^ 
^pfptcuttsrte fStetmc cUnox» *^ttp \ttpjtc a pj* > 
Ano XrpnrtaS uenax A). 4 ^mulibtvTvoTna 
if omcpmult^sx | niC AbuacriP 
Xf copia Abnew ctmlTpaul^^fb mAocbynïï 
ixsçcSku veto .Sa.vSe incuB? cpôtw^t pba. 
Cb*bc 4 trma\*co laru&mncç&tw mAtw'b^b'Uo 
“^ecc câfhtvede » jSmû Aut bv^otbecaf publi 
ciuur poUto ^baf fimt atep unnar abbmfAttr 


ubû'jitno cm aTm eget ^bra*Tactar'r^bf 
Ab Cc^pm c ,s voü aùt- *tb omr^bc^bta^^bum 
fccitâb pplvn * CSmctara bâ cû rntc iSûtr* 

cmTta^imtôcCurSmcnttt tunf* 4Pbmctrtvt 
«uarvjdtv. «Ipolegtctt ccpcwfato T 4 7oTct qbâ accu 
fbntû? tefpSïcte ^bcfèftoncAttr negAtoc fbUl 
pofttu c* et cnotn $fcû* IbAnagtvtcû 3ltôkiofÛ 
etiafennofu ^tnccduanbtbliwù^ cm 5 
ppütûcbôtcfrnTtgCmSivri r*tb tiuf% <£fc? malu a • 
c^Ccrtmrû c. ^IcuttaTfhmcta btccài fiwfa 
te t copulâîbfli mTVnC fnbactoa ncblif fttfata 
wr.jGfbopia} (f 7 cv^Kg«r«’c5ûtUf<b l btmt A 
fiiWA t* potcfUtr$bca**VrtCa t onvbn lîb 1 ûffrou 

♦ I •. * t * • 


* • * • 

••_ • ••. • . 


• • • 


A. D. 1312. — Isidore de Séville. 

Berne, Stadtbibliothck, Mh 129. fol 34 


10 


*S 


70 


*5 


30 


35 


40 


y »•« 

' : 


Digitized by 

-UMLVERS1T Y Q F ÇAIIFORNIA 



Original from 

R SITY OF. CALIFORNI A . 

















A* D. 1312. — Isidore de Séville. 

Berne, Stadtbibliothek, Ms. 129* fol. 34. 


C odex en parchemin. Grandeur : 32 t 5 X 23,5 cm. Notre Fac-similé donne les chapitres 3 8 du 6* livre des Etymologies de S. Isidore. 

A la fin, fol. 120\ on trouve la note suivante : Hune librum scripsit frater lohannes de Mondiaux monachus lia/m . In vigilia Penthecostes 
finivit anrio Domini M° CCC° duodecimo. Quicumque legerit, dicat : Anima eius requiescat in pace . Amen . Amen. Amen. Amen. Amen. Amen . 
Le Codex a donc été écrit en 1312 à l'abbaye bénédictine de Balma, en Franche-Comté, aujourd'hui Baume-les-Messieurs, auparavant Baume- 
les-Moines, département du Jura en Franche-Comté. C'est par Bongars que le Codex parvint à Berne. Voir la description dans Hagen, 
Catalogus codicum Bernensium t p. 181. Voir le texte dans Migne, Patrologia latina , t. 82, col. 235- 238 (d’après l'édition d'Arevalo). 


Minuscule gothique. Les lettres ne sont pas aussi pointues, ni aussi 
anguleuses qu'en beaucoup d'autres manuscrits de ce temps. Les titres des 
chapitre* sont en rouge, les initiales des chapitres alternent en rouge et bleu : 
sur notre page 11 , K M sont en muge, II, A. O en bleu. Les hast es supérieures 
de b b, I portent en haut, À gauche, un petit trait d'ornementation (1, 4). 

Lettres isolées, a n’a pas encore la double panse ; il conserve la forme 
onciale, usitée aux siècles précédents (1. 3)» <1 la plupart du temps a la forme 
ronde, quelquefois pourtant il a la forme droite (I, 11. 42. 43). I le plus souvent 
est surmonté d’un trait ( 1 , 1. 6). Le trait vertical de l'r décrit souvent en bas une 
légère courbe vers la droite; souvent pourtant il est droit; l'épaule souvent est 
séparée du trait vertical (I, 1. 3, 4. 8); voir la forme de l’r rond après o, col. I, 
I. 3b- 37 3* *. A la fin des mots, a presque toujours la forme longue, rarement 

la forme ronde (I, 5); voir la forme de l a rond, col. I, I. 9. 12; col. II, L 8. 12. 
Le trait vertical de t dépasse le plus souvent la barre. I/n rond se trouve en 
général |H>ur n et v, il n‘y a qu’au commencement des phrases ou des membres 
lie phrases que l'on trouve le v pointu (I, 8. 9; II, 33. 44). 

Les abréviations sont nombreuses; elles sont nettement formées et 


faciles à transcrire. Le signe commun d'abréviation consiste le plus souvent en 
une barre, parfois pourtant, surtout après les lettres à hautes supérieures, on a 
un trait vertical, ondulé (L7.15.25; II, 40 42). Les abréviations par lettres suscritcs 
sont très nombreuses (1, 4. 5. 9); re est remplacé par un * susertt, er par un trait 
vertical ondulé (I, 3. 5. 6. ti. 15). Dans la syllabe on a supprimé l i et dam iene 
1*1 et l'n I, 1; I, 41. L a susdit est ouvert ou fermé par un long 

trait (ü, 4. 5. 23 30). La note tiromenne pour et est barrée par le milieu ( 1 , 15). 
Voir la note tiromenne pour cum (I, 33). 

Les liaisons de boucles sont nombreuses; voir par ex. ce (II, 38. 39), 
ci* ‘II. 4)» de ( 11 , 2 $), de IH. 1 i ,1 I. 5 * Hf I V 

Comme signe de ponctuation, tant pour les grandes que pour les 
petites pauses, on a un point, placé d ordinaire à mi-hauteur des lettres (I, 4. 5.8.9). 
Les nouvelles phrases commencent par une grande lettre, la plupart du temps 
rehaussée par un trait noir (I. 4 5 - 10. 14)* 

A la fin des lignes on a quelquefois un trait d'union i, 3. 4); souvent 
il est omis (I, 29. 42). 

Le copiste écrit linga pour Ungmmi} % 16.24.2K 54), Uquntur pour Utumutur <11.25). 


VJ M 

auctoritate canonica diligent) examinatione remota 
sunt. IIL De bibliotheca« 

Byblioteca a greco nomen accepit, eo quod ibi rccon- 
dantur libri. Nain „byblio" librorum, f ,thcca' 4 reposi- 
5 tio interpretatur.*) Bybliothecam veteria testament) Esdras 

scriba post inrensam legem a Caldeis, dum ludei regressi fuissent 
in Icrusalem, divino afflatus spiritu repara vit; cum [ta que legis ac propheta- 
rum volumina, que fucrant a gentibus corrupta, corrcxit, totum- 
que vêtus testamentum in XXII libros construit, ut tôt libri cs- 
10 sent in lege quot habeantur et littere. Apud Grecos autrm bibbo- 
thecavn primus instituasse Pisistratus creditur. Atheniensium tyrannus, 
quam deinceps ab Atheniensibus auctarn Xerses, incensis Athenis, 
evexit in Pcrsas, longoquc post tcmporc Selcucus Nichanor rursus 
in Greciam retulit. Ilinc studium regibus urbibusque ceteris natum 
15 est comparandi volumina diversarum gentiurn, et \>tt interprètes in grccar.i 
lingam vertendi. IV. De interprctlbus. 

Dehinc magnat Alexander, vel successores eius, instituendi 
omnium librorum bybliothecis animum intenderunt, maxime 
Ptolomeus cognomento Philadelfus, omnis littérature sagacissimus, 

70 cum studio bybliothecarum Pisistratum cmularetur, non solum gen- 

tium scripturas ted etiam dtvinas litteras in bybliothecam suam contulit. 

Nam LXX milia librorum huius temporibus Alexandrie inventa sunt. Hic et 

ab Eleaxaro pontifice petens scripturas veteris testament) in 

grccam vocem linga ex hebrea per LXX interprétés transferre eu ravit, 

25 quas in Alexandnna bybliotheca habuit. Singuli siquidem in sitigulis 
cellulis separati ita ornnia per Spuitum sanctum interpretati sunt, ut 
nichil in alicuius corum codicc inventum esset, quod in ceteris, vel in verborum 
ordine, discreparet. Fuerunt et atii interprètes, qui ex hebrea linga 
in grecam sacra eloquia transtulerunt, sicut Aquila, Symachus et Thcodo- 
30 cion. sicut etiam et vulgaris ilia interpretatio. cuius auctor non 
apparet. et ob hoc sine nomine interpretis quinta editio nuncu- 
patur. Preterea VI 1 ** et VII m ** editionem Origenes miro 
labore repperit et cum ceteris editionibus coaptavit. Presbiter 
quoque Ieronimus, trium lingarum per il us. ex hebreo in latinum elo- 
35 quium easdem scripturas convertit, eloquenter transfudit, cuius inter¬ 
pretatio merito ceteris antefertur. Nam est et verborum tenatior et 
perspicuitate sentcntic clarior, atque, utpotc a christ)- 
ano, interpretatio verior. V. qui primum libros Ruina- 

Rome primum librorum nis advexerit. 

40 copiam aVlvcxit Kmilius Paulus, Perse Macedonum 

rege devicto; deinde Lucullus e pont ica preda. Post hos Cé¬ 
sar dédit Marco Varroni negotium maxime byblio- 
thcce construende. Primum autem bybliotheca» publi- 
cavit Pollio, grecas simul atque latinas. additis auc- 


torum imaginibus in atrio, quod de manubiis magnificcntis- 
simum instruxerat. VL q«l apud nos blbliothrras institnerant* 

Apud nos quoque Pamphilus martyr, cuius vitam Eusebius 
Cesariensis conscripsit, Pisistratum in sacre bibliothece 
5 studio primus adequare contendit. Hic enim in bybliotheca 
sua prope XXX voluminum milia habuit. Ieronimus quoque 
atque Gennadius ecclesiasticos scriptores toto orbe querentes 
ordine prosecuti sunt, eorumque studia in uno voluminis 
indiculo comprehcnderunt. VIL qai ninlta srripserunt. 

10 Marcus Tcretitius Varro apud Latinos innumerabiles libros 
scripsit. Apud Grecos quoque Calciterus mitis attollitur 
laudibus, quod tantos libros ediderit, quantos quisque nostrum a tic- 
nos scriberc propria manu vix posset. I>c nostris quoque apud Grc- 
cos Origenes in scripturarum labore tam Grecos quam Latinos operum 
15 quorum numéro superavit. Drniquc Ieronimus sex milia li- 
brorum eius se legisse*) fatetur Horum tamen omnium studia 
Augustinus ingenio vel s< tentia sua vicit. Nam tanta scripsit, 
ut diebus ac noctibus non solum scriberc libros eius quisquam sed nec legere 
quidem occurrat. VIII. De geiierlbus opnsrulornm. 

20 Opusculorum généra esse tria. Primum genus excerpta sunt, que grc- 
ce scolia nuncupantur: in quihus ea que videntur obacura vel 
difficilia, summatim ac brcviter perstringuntur. Sccundum genus 
omelie »unt, quas Latini veibum appellant, que proferuntur in populis. 
Tcrcium est thomi,*) quos nos libros vel volumina nuncupamus. 

25 Omelie autem ad vulgum loquntur. Thotni vero, id est libri, 
maioris sunt disputationis, dialogus duorum vel plunmorum, 
quem Latini sermonem dicunt. Nam quoa Grcci dialogos vocant, 
nos sermones vocamut. Sermo autem dktus, quia inter iitrumiiue seritur. 
Unde in Lirgilio; „Inter se multa aerebant.** Tractatu» autem est unius 
30 rei multiplex cxpositio, eo quod trahat sensum in tnulta sentien- 

di vel sentientis contrectando sccum, Differt autem sermo, tractatu* et 
verbum. Sermo enim altéra eget persona. tractatu* specialitcr 
ad se ipsum est, verbum autem ad omnes. l'nde et dicitur: „Verbum 
fecit ad populum.** Commcntaria dicta quasi „cum mente' 4 . Sunt 
35 enim intcrpretationcs, ut commenta juris, commenta 

cvangelii. Apologicum est excusatio, in quo soient quidam accu- 
santibus respondere. In defensione enim 1 ) aut negatione sola 
positum est, et est nomen grecum. Panagiricum est licencvosum 
et lasetviosum genus diccndi in laudibus regum, in Coit^ 

40 poaitionc homines multis mendaciis adulantur. IjuoiLittaSiirtJ 
Grccis exortum*) est, quorum levitajs] instructa diceiACTJYaftnh- 
te et copia incredibili multas mendaciorum nehula* 

• • • • 

vit. Kaxtorum libri sunt. in quibus reges et consules serjlutntur. a 
„fascibus“, id est potestatibus, dicta. Unde et Ouidii ifhri *y;.pirurn 


• ••• 

... 

Ali 1Î41S <U bytilim i) devait y avoir la mot frac »fm« «3#/xi| ^oiÉr ikteo •) L édition Migna porte • I>an« le manuierit tkemmi ou tàenmi . ao«r VJ^fanta • s, entra 

deux point*, au taterit. *) Dttu la sanuacrit fjrtortwm aaaa •••• 



Digitized by 


:rsi.b m 












Original from 

HIMIVFRSITY OF f Al IFORNIA 






























mMç pnc f pi 

/ menti i V A 

élC miim« iP« 



1 llfln oii>HI I 


menti t P**m« ^I« virtu 


^TÔ aminci* U mnto pim* pnna 

vtc noliiqualc fu tnccmt* aruttn Uô 

TT j®Ic»e? 

^ ÆêSêêST^ c OFOtë& 

/*IP7yA C/VOaOj 

■ J[ *ifcu\ i aroj no 

»p k^.Wf'l îs&fV^ 

t-OVMi 

'o n i 

J etv/Kïo 
^ SC ft **« cEêi I 
<TTAi ViAi 6^ ** WR 

€>S 

•r oiuinm *fc*r muDm c cojuNsim 
OttclU M(m ftlwaÿip*’ 
ctv ?ul pn|%cT mSL* fapum 

<L oure «mura cW rao c pu maitc 

ma y *vtutar cci&«» ê^n* uitveiwu 
^irTwt'Utit nw uo |®tet, 
r «s mto umttni 
tnidiB vun%tTj< 


*^r m p ,èo fiwi — |-— 

<C n f •jê* «^rjfrY 

V. pManiiuo tmo cHm<©i ^ 
fi uoTjr AWtw anminr 

• .v J» t(»; 

O (Mmo 




uJjc 

il tùfiojionji 
pjat© unpe© il 
npofi ma ôlopaç^ia *>tpm 

|w,mo ^|ic 

't car Cpaji aUrmincur^KotB ' J* 

«noloncn (^ytm *1 pjtn m*lto ^ 

clf |»Cnirt w^*® tra «utn» * 

-t fum aluofn 

ipcftua tr 



^ f mmSwi nte ^ICi 
S» jîucuce *~11cfc glial e p * 

|* ^ ®mnf||! |tnah^Vt(i|. 

fuetno c a>n jrfjcprutD 
ct»n tlhimo ^ijc^jjuttotte* \ côticnc 
twifj. «Tatiti . Olui jcoo cjuclîi 

Vernit ^u*n5)bc^t|iii *tte 




r AMU 

ctu-i tu cto nîbtr l- eneni» 

îao^b iftjn c|îemffo mp jœit 
fffl moI^Î flmAn^rpi «f ptoji metr 

«xrkttio K»D» i^n^x pAttro |Ve Ite 


* pl 


au*i tnpViua ttn» ilrmo oimmme 
ri>i fu ^ntPîfUir pu uoîie uoW- 
d 1 em P CUl^cTpî muyto^efm.iti ni 





'joftno acpA ptnte 

clt T<U r CT* OC V»a a fk«V*r/ 


|« Kt cWlfui ^f^x^an rêHt 

lJ wmac tcinuuuiui ^ueîa iiaIi 
cft maoca ^ipv T* *P«n *»n 

if 

*f DM *» ‘rjuc 


ip cm wVt mopo matin* 

cWl jormotimua |u c©mp© Ife jwfc ’ ^ 

(1% m» ivlui «a A» .. À , 

a^>o||«^^ tima quelle c©{« Ertte 

fi cï\i Ernc j pcmr mem îu^xnu 
©%<jtptEt rien* E\ipoen plC 

om «kfVemp nî-4 «De ftnjM’n*’ 

manoji <W pun ne «??V{[e 

DauijU 4ï % >n. wiu( ^i» 

u^rjli pneu cKe vcnt^îc 

ton riire|\n a ftn ^ 5* Càmjjù Jp* 1 * 

pmi Stloot ne trmcjp 

a (ufn v4ir^itatt« Cmme 
»— _ 


a 


e-r^. 


Zx 




f«nî 


m IU i cnrm ne fia jttOM 


t» mutfo 


ufHilt yâ% lHJy ‘ -p. -. -utn 



a 




ioltn 


uc 


•mm --I- I 

^ r w 

m ijçnic p ^ui ii;iin^p' 
i mit*» it mHto^t»rrtuicci 


-rnw 


\T>mt , pfni 
; pu*n m^r» t'jutl 


:Jlu mi y^iJV mmp^^nuccf» 
J^TMum culciu 


ç/ Y 

nUpum cujciu |«u 
'cVtppt D jpn-icu ^tCCe^d * 


M‘ d 

F 4 « tHTIt C 


; Tv r ^’ a* 

*eau4c quel cht uolunnen au»ui|tn 

J ' i C. M 

a (puprl retnp nr_J ppiO 

^Vntuc* |»urt |»m j 1 -.»» |*i.m <ye 1 |*<m jlo 

* 

Si'Qè» 1 . , 

W'TAk 



^io "vijle mai fun eu lÀpA^pnt, 
<6^o^r pirurt itciel^Vtii pwn 
O jcctCMtrxenaT v^tuo jjttp 


st^co^ 

^ /vcaiiA. 
atcA&e 
veïc^ 


f p cHe tomiatr je ^luc^y Ouc 
O fon> ^cp ui^b fu pxvttto 

>m pco me urCjtnïb uIaIcio yotb 
ta rrf^ iTa mjp A cm 


' fr 


into . 



^v* 

I ^ « 111 1 * • 


inc^nô^ 
Cb«XA^cja.‘oie 

a^c tnair (t cmwè* 
Vttro^ucr |(Wn>t rcçno 
D f» ^U^A 

rf* 

et« uo^lro jono 
^uato fur^u. 

ycguimnïb ilma en ut© coejuctf 
tca\ mijnt jtntiro 

li colp mT cfW^v jpTqr prîbno. 
Çotcc cotot^onen mC ^upn> 
cjftr |aococj-liuA rxeT jereno a|pcto 
^ttvtWD pTt mjirtp A^itmo . 

vmn nwmnuw %iî-©cto 
to|l© clîfo ujri ^ctta ara rnortu 

rfte mauen amtn|Wti ^«cc4u e[|^cto. 


prjjo^mo un vrjt /pli 
%xjno^imnta wuetviicn m lujln 

pt non^et a Tp^rc ûfeun jljluirU. 

unen Irtt'arttt % te 5*0)1® mi (w 

'S^‘ 


unpn Uiboy 
pmua aijuM m 


U 

r, 


pAh 
, Kjoci 




mn«unl 


ium endetta attnin^pâ ItjVn- 




^lte 


ptr> 

rj 


MM 


[r cjuattro un |^mcte 
j^ iy uan |» Mijîui fuma Allume 
^nP ue^ea amvc 

OJ>i jute -uoi cRe contre* oliu© jiunc 
^uc^itn 4 tuetc ^ upronfiotic ectnna 
c Vt^|èP mmen^b cjiSthonpjV punu 
c PuiA oruîàttl <tftî Ul^U ^ttCtf IIA 
v|om% jîioc \v(C» nette 

cWfcmp© tim tawattê î^cttia 
1 


n ^tlcpi BuBifJb ®|i rcctr 
e mu tnt© mcvel ncuo «mjtjTu 


ïW^annati vciutf âlrmit^y n arte 
Ë-o%i« rmo «\lEtt mâit^jngîio 
n »n pux>tc tco mam ncon omm 
rcuercnti mi je fipm& tlgjti 
iPofcnrtfnuofc ^ %mc nm vermi 
%mu\ jgtj» artaeP y luui 
< ^ftarma otm pp v ®|Wi jjp^nm 




00 

O 


A. D* 1337. — Dante. 

Mian. B bliulcct Trb uUiayia Cod. ioBo. fol. i et j6. 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 





















A. D. 1337. — Dante. 

Milan. Hihlir.tera TrivnliUna, Cod. 10H0. fol. i et J6. 


P eux pages d’un des plus anciens manuscrits de Dante. Parchemin. Grandeur : 37 X 26 cm. I.e manuscrit se termine ainsi : ExpUrtt liber commedie Dantis Aiagherii de 
Florentin per eum rditus sub anno dominice incamationis millesimo trecentesimo de mense Marti», sole in ariete, luna X!V‘ in libra. Ser Francisais ser X'ardi de Barbe ri no 
vallis Pese curie summe Fontis scripsit hune librum sub anno Domini M CCC' XXXVII *. Le manuscrit a donc été achevé, en 1337 , par Francesco di ser Nardo da Harberino 
au Val di Pesa, en Toscane; on dit que ce Francesco di ser Nardo fit 100 copies de la Divine Comédie; voir U. Marchcsini, / Danti .deI Cento* ‘(F^pôèncc> dal 

n. 2 . 3. e 4 deI Butlettlno délia Società dantesca italiana). Voir la description de notre manuscrit dans Pono, Catalogo dei codici manoscritti délia ijrîn ( 8 $ 4 ).’p. 106 ; 

Bassermann, Dante s Spuren In Italien (Heidelberg 1897 ), p. 214 . 277 ; Volkmann. Bitd/iihe Darste/iungen zu Dante"s Divina Commedia (Leipzig WA Vî!. 


Ecriture Italienne du XIV’* siècle. Tendance i la c«nhre. I,* plupart du temps! les 
lettres affectent une forme ronde, rappelant l'écriture des privilèges pontificaux du XIII» siècle et 
celle tic» documents privés en Italie (voir pl. 90 et *>i) Beaucoup de lettres sont faites d’un seul trait. 
Lei hante* supérieure* de II II, I ont d ordinaire en haut i droite un trait oblique. auquel adhère 
encore une ligne fine qui forme une Boucle on un triangle, comme dans U cursive ( 11 . 1 3. 9. 10 19). 

I. e* h*«es inférieures finissent d’ordinaire en pointe (II, t, I |i et » décrivent quelquefois en bas 
une boucle pointue, comme dans U cursive IV, i; fregimx % IV.iJ). On remarquera les majuscules 
coL l f 1. 7—18 et col. Ht, I 10—ai. de même le* majuscule* au commencement des strophes : la forme 
de la plupart est empruntée à I onciale. Les premières lignes, avec les sommaire*. sont écrites en rouge 
Le» miniatures sont de couleurs variées; celles de la première f»age sont fortement endommagées 

Lettres isolées, a prend la forme de cursive simple (l II. La haste supérieure du il forme 
une boucle, qui, !a plupart du temps, est recourbée en dedans (1.3 4 quelquefois pourtant, en dehor* 
fl, 1.19). La boucle inférieure du g est grande le plu* souvent, parfois pourtant elle est petite (I, 2 20; 

II , s. 3. 4). La hastc supérieure de h ou décrit une courbe vers la droite et quelquefois forme une 

boude fermée; ou bien elle a à gauche un grand trait d'ornementation II 1 4 b 9) l a diverti» 
formes (1, 1. 1 3 5). r ne prend pas seulement la forme ronde après a, mais aussi après e et p I. 5.10.19). 
mais dans les mêmes liaisons on a aussi l'r droit (L a 4» * est long I, 19 ao) l e trait principal 

du I dépasse un peu la barre (I. a! ; /r est le plus souvent écrit comme et {tutu, IV, 2 ; ettern* IV. 13; 
smaftro, IV, 5, au contraire dans Nette, Il ai; mettre, IV, 19, il a la forme habituelle); comp. la forme de tt 
pl loab, 3 et pl. 105a, 1. Au milieu du mot on trouve l a rond aussi bien pour a que pour v ( 1 .1 *3. 14 . 
au commencement des mots, le plus souvent on trouve le v pointu, pourtant, même là, on se sert 


souvent de l a rond (I, 4 ao. ty *7, *9). Voir la forme caractéristique du pctii s ;l, a 3, Il 31 33. 35), 
et du grand X (I, 7. Ht; la même tonne *e rencontre déjà dans la bulle d'innocent III de ia©8 (pl. Sa, 121. 

Les abréviations sont très rares a est remplacé par une barre (J. 36, II, is On a une 
préférence pour abréger fer fr (Lé. *3). et le plus souvent est remplacé par la note tivonienne 1. 3.4 ; 
au commencement des strophes et est écrit tout au long ( 1 , 19; U. 10. 13X 

Les liaisons de boucles sont nombreuses, par ex de T A ke. *e % fm, fe, /*w (IV, 1, a 3 5 
7. 9. 10. Il, j6. 30!. 

Séparation de mots et de phrases. Les petits mots, tels que les articles et les prépositions, 
sont souvent uni* au mot suivant Comme aigne de ponctuation on a généralement à ta fin de 
chaque strophe un point, aussi bien pour la grande que pour la petite pause (I, ai. 30); quelquefois 
pourtant le point est oublié ( 11 , ai. 27). Souvent on trouve un petit trait entre les mots, pourtant d 
n’a pas toujours la même signification que notre virgule <11. a 13. JS'î on * f impression que certains 
de ces traits ont été ajoutés après coup (II, 2. $). 

Parfois on a placé ut» point au-dessous des voyelle* ce qui signifie ici vans doute que dans 
la lecture, ces voyelles ne doivent pas se prononcer III. 35; IV, 4 17 18 *3>. De même dans les 
poésies françaises on place quelquefois un point sous une lettre, pour indiquer, que la lettre ne doit 
sa pcononcer : voir Siméon Lace, Dm* emfi.d dm nmxertt dent fei memmxerù* fwem+*iê (dans la 
ftib%i*ik*ywe de Vfixait des 4 tartes, 19. I 858, p. 360); comp. Wattenbach, AmieiNt*# tnt Ixttinis. Fs.àjfta*hre, 
4* éd., p. 45. en bas Du reste, il y a à noter que, dans notre manuscrit, beaucoup «le ces points ne 
sont autre chose que de petite» tache» voir par ex. Il, *8 301 


lorrminds la Uaréii 41 llaat# 
Alltghierl 41 FUrrara. 5rla quale trai¬ 
ta 4ele l'Mia H pualmeatl 4e viril et 4e 
merltl et premll 4ele vlrttL 
5 | ( omiiifU il eaato primo «Lia prima 

parte arts tpi air fa p rue mie a tnt ta l'opéra. 
Nel mex- 
ao dcJ 
cammi- 

to n di Ro¬ 

sira*) vi- 
U Ml ri- 
trouai 
per una *- 
15 cl va o- 

bscura Che la dira- 
tta via era s marri* 
ta. 

Et quanto, a dir quai’ era. e coaa dura, 
an (^uesta selva «elvaggia et aspra et forte, 
Che nel pensier nnova la paura! 

Tant’ t a mira che poco è p u morte; 

Ma pet tratiar «Ici ben « h lo ri trovai, 
Dirè deU’ altrc coue ch* io v o ncorte 
25 Io non so ben n«iir com’ io v’ intrai: 

Tant’ era pien dcl sonno a quel punto, 
Che !a verace via abbamtonsl 
Ma poi ch’ i’■) fu* al piè d* un colle gmnto, 
Là dore lcrminava quela valle 
30 Che m' avea di paura il cor conpuutto, 
Guardai in alto, et vnii le sue spalle 
Ve*tne già «le’ raggi «tel pianeta, 

Oie mena dritto altrui |<r ogni calle 
Allor fu la paura un poco quêta. 

35 Oie nel lago dei cor m' era durata *1 
La notte ch* io passai con tanta piita. 


K ’tl corne quei, che con lena aflunna[ta] 

Usclto fuor dei petago ala riva. 

Si volge al acqu» periglosa, et guata; 

Tosi I’ ammo mio. ch ancor fuggivs. 

5 Si volse arietro a nmirar lo pasao, 

Oie non lasclé giamai persona viva. 

Com’io posalo un poCO il corpo lasso, 

Riprcsi via per la piaggia disert». 

Si che '1 piè ferme sempre era ’l piè ba«o. 

10 Kt ecco quasi ai comme lar deir erta, 

Unsi Ion ta leggKrr a et presta molio, 

Che di pel maeolato era covetta 
Kt non mi si partia dinanii al volto; 

Ansi inpediva tanto il mio cammino. 

15 Ch* IT fu per ritomar più volte volto 
Temp era dei principio dei matmo, 

Che T Soà montava su con ouclle «telle 
Ch' cran con lui, quando I' Àtnor divmo 
Morne di prima quelle cosr bdlt; 
ao Si ch’ a bcnc sperar m' era cagione 
Di quella fiera la gaetta pelle, 

L* ora dei tempo, et la dolce siagrone: 

Ma n«>n si. che |«ora non nu «tesse 
La vista. che m* sparve d’un leone. 

25 Ouesti parea che contra me venisse 

Con la testa alta, et con bramosa famé, 

Si che parea che I* acre ne temesse : 

Et d’una lut»*. di lutte brame 
Sembiava carca nella sua magreriM, 

30 Et molta gente fe giâ viver g rame, 
ijuesta mi po*** tanto di gravexxa 
Con la paura c’ uaiia di sua vista, 

Ch io perdei la speranxa der altrxxa. 

F.t quai’ è quel che voluntieri acqnh’H 
33 Et giugne 1 tempo che per« 5 er lo fu r 

Che ’n tutt’ i suon pensier pUnge et s' aMiista; 


l omincU la sseo«4a parts otrro eaa- 
tirha d»la Cosurilla 41 Haute Alla- 
Xhlrrl 41 flrrart. Sella «|nale parte 
al purguus II esante**! peeeatl et vtsIL 
3 4e’ quai! V nom» è rsufssai» et peututu 
rso anime dt ao4i«fatl«Nie. Ft routleae 
\\\l!l rantft. t(ut sans qnrlll ehe 
spsrau«i 41 veulre quaa4oeàit sla alla 
beat# geuti. 

10 l*cr cor- 
rer mi- 
glor 
acqua 
a Isa le 
15 velu 

Ornai 
la navi- 
cella 

dcl mio ingeng- 
20 no, Che laacia die- 

tro a sè mar si crudelc: 

Kt cantcrb di quel secomlo regno, 

«love T umano apirito si purga, 

Et di «alîre al ciel dirent» degno. 

25 Ma qui la morta poesi resurga. 

O santé Muse, poi che vostro sono, 

Et qui Calmpe alquanto surga, 
Seguitando il mio canto con quel suono, 

Di cui le Fiche miser* senuro 
30 Lo colpo tal, che disperir perdooo. 

Dcilce color d* oriental raffiro, 

c;he a’ aecogteva nel srteno aspetto 
Dal meio pun> infiiio al primo giro, 

Agi' occhi miei ricomincio diletto 
33 Tosto ch io 1 ) usci’ fuor dell’ aura mort» 
Che m* avea contristait gl’oechi e i pette 


Lo bel pianeto ehe d’amar conforta. 

Faccva tutto rsder I* oriente, 

Velavido i Fesci, ch* ersno in sua scorta. 
I’ mi volsi s maii v | de«tra et puosi mente 
3 Al' altro polo, et vidi quattro stelle 

Non viste mai fuor c' ala prima gentc. 
G«det pareva il c*cl di lor fiammetic. 

O aettentr tonal vedovo Mto, 

Poichè privato se’ di ve«ler quelle I 
lo Com' 10 da ioro sguardo fu paruto. 

Un poco me volgendo al' altro po1o t 
Là, onde il Carro glà era sparito. 

Vidi presao di me un vegW> sol», 

Degno di tanta reverenza in vista. 

13 Che prü non dee al padre alcun figliuolo. 
Lungm la barba di pel bianco muta 

rortava *), ai auoi 4 ) capelli simlglUnte. 
De' quai cadeva •) al petto doppia Ksta. 
U raggi dclte quattro luci santte 
10 Krcgiavan si la sua farci* dx lume, 

Ch* 1* *1 vedca eome I Sol fosse davante. 
„Chi sâete vos, che contro al cieco Hume 
Fuggita^l avete la pregione etterna**? 

I v»m rl movendo quelle honeste piume. 
23 . Chi v’ a guidati, o che vt fu lucerna, 
LTsciendo fuor dalla profomla notte, 

Che sempre nera fa la valle infernal 
Son le leggi d ahuso rosi rotte ? 

O è mutato àn ciel novo consiglio, 

30 Che dannati vende ale mie grotte"? 

Lo Duca mio allor mi diè «H pigbo, 

Kt con parole et con msni cl con cennl, 
keverent) mi fe le gamlie a *1 ciglio 
Poucia rstfiuoae fuir ,.D* me non venni; 

35 Donna sccse dei ciel, per li cui preghi 
Délia mia compagnia*) costui so venni. 


•1 Ms 


». Aimi 4 «a «mois met W lc»i« a pt«* j a*«M il #»*«r4 ùmutmenXn 


Vou U p*«i wMcm mu 


•) 


•1 a; b I. *i a. •> • 


* I «11 «MCrlt. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 












104 






■ «r 

H* 


w : % 

* 



5 , 


10 


*5 




il 

n k 




t>< buobi aqtud obün-fr <np q vôûtûtr oblmïc Ktroo ofiliii. 

* fi^ tn,u * d ^ ,<lctU ^^ ,ldd * riK * lo,,eo mltr F rtl,< * <Ctf - 

JO» fiuc drtuüttr t lü ûiûim jteqh vnû tmar-fetbtirdjt 4 ptid* 

. I dxptmdô Artututr * fi tend » n \• fat fallût vn tttt<wÂ'j)iwur 
oblinj§t AUuttftr fiimr tu («tu tfidoh. tnbiif f te fi £ptndmi. bwf 
ïttirt* t prUtnu attuhftr ne mük fîu f ftno pûm oblm tnbtr qUb» 
Jti ûmiuiiin fclhe» teû .Jiqû vi M|nm* xêûibmr fuicnrt tteloft • 
foUicr.}« fie pd u \\tyum û maCd* fait tel .6 ftût «Mm .ff te fd 
Utn mdttom* ftüf ft g >rllib; ftunmûte numo qamter 

ûtoUmJrfiqûAltuY 'fim&étfinoqtid (xndMpUtad 
vêtaVur mltftm tficioti înbtir. J t le phb 4 upttiu* t mttmi»nttt 
ttnû tfdontw bUnmt bc rMonco mttr Imcod yaimoa * 
ï^)c qt)uùq: fi ni b; (met pdtn bnf teJ.mfium aberteiiû'îalàimi 
tfdûîi. foliicf. 5c dKlottco utter Kbtttioé qui C truie buuutur. 

; Kbtni q wl^eù note freine ûflWûtcftipct ij têfuuu fui 
»îtr qU tp>ïu lur itign> fiio-ttj .ïrfi -jn bu 4 Cdaytihm n-bal. 
jtiûtc £ prtulmi-t taï-Jf nmipmgrt rielom-an pênû*tlûpn 
Jbflfûü fmc œrâ fut* ptp autdhnt rc» plhfir tilm dû• tirv. tir. obu 
ht tnlnt -J§i uîMvtctï Oc* lerotefitm gîv fiiofoUûrtrt^fceià û<* 
pfi firfhï «mW qhtarec tt rtrgtttMtuimü oûtüq» fit mmictc le 
Inc drepm Jf ! «imtdlib 4 fitfti* ijàf crtnrtm tfbmt q crertîd ûtfc 
fyr trttnid fiefitt. qh tetl -fcüM* -]te le rôlh ï ffco pfitfl oblm-bu 
m* tbclotm tan y# i «infdni .*bc tbdott oflio.ni dû affum - i 

C Vmajj <nm\m dttilfir Dur Imr drtuic 

J^ffrob Im bibtit -5c m an ta fcm fili^ • CC aintttd atrton û 
ont tnîîmi.dutmtidlmfilTtrOc «rmm q*lotïê fiftt^cpmïr 
Un^ctids vriuifd» q geUcit ûitr^dbhn* Ctuluui dfluhnt mien 
nu rijrtoû • bxbur • "Çk juitlc faon!: qS dtiifinbs oWm*5e 
t» oûliu Ûc cêtii oma imoud-lte ptê dfiimto oll.ta. yv ud«]n 
ÂmtAUb: fini a qt>U noua ptatiftm oWni • >nûe nid p* ( aunarti 
eCaùf filme 6cm vctiûiûtr^ôl^Ttl cwpfiô «Titan ^ fmittn- 

ô-'mqj fâbrStdlbu fi'm le tir dut vicr^üi dur trmlcï>flc èl^feûi 
ûtt vnû m» fcc ttitoubi û*bit ûcùqi rarnitu ivqiÀî; tüfcitoV t» 


1 


o r 



tw» îubtrOmâxî cBmmtü^-4^ ôitrartuln %î vn te»»t 

Ûi bibtt-CCaiq; cnmttfi q' Idtttn ûïdrtultf vtidbtbtt.ûi^: 
cnrntrn h^t dû côburcûft attuhV Ugn ytî butf .1 n ânu.Ui 
q anbtô ptittos i iftrumtH 14 ^» *4 fi* wlcnûè dttuitt v 

ud bibit .Iji v m«r httT*afitat bits 61 fii fi& p>^ 1»*^ 

ï fia fcûd p?<Voctntu qjfitc Uyid ifiii toUaû dûftrtuèb (Hmtô l 
flabiafttfr idtttmû Iqilifftta înûüqawa finlto pnmtoafcruai* 
fcdK*]tê q« ûcdbmûioma tuihod fiiœ «U .\iiic ^Mtutd tntlcd 
>"~Vuniqî ûefiv VbtV t>« fiitr {qtuq: filua ûuc qit.tb pmt. 

W (lue ermr utân p-Jn pnua tUtf te tinmcfiinlie t dû coa Ç 
.inuflinrc îtb; biûui oum dû t|«m dfcbuœû» *Jito duti tepîfir 
jtfuc i ab co* fytroure* Qjrttiûi fi*dlm ûiûtû mi -JUi vtedltixv i dû 

J coa^tiiKaqitoctdûûu(étel«ftcvfi|{dûl»tdïûcaâmft*&ri»b» 
Ibt «tunotics dûptoatû ItuTnmti* ficct&t* mfluafiUéuiadlRwn 
te Ô»t tn»« ï trou* «qui 6u« uiai qui pt; te 1 dpû*ualhi t viA q 

ituraû vniii ûmt p vid t lift 1 J) cun Ixmwn tficufipdûpté 
t C Uxû ûtûpnCv3t V trttl'* îcbfiituttibtuCtT'l turc fuit ut etndt- 
|»tl le Htm» i dû coe (ÿ nm«* qui fin cà .Jlh 4 te hemne i te ^dl* 
U ï te brum d&miflmtt fcebi h^nd dû tûficnûû q tri^m nâe tec 
U ûnr.Jtimûm pldnm vT^buocui î auitdtc 1 nü’nraïüuènbî v , 
à \ “T TtulKt 5 to artbn^i pianos luïr mn ce£*t i vfua lô pilan 

\^F«|• firctca nui piaotn cdcbidte ïd» iritutcgcriiii am-f^b; pM 
{ûoe qltfii tetn m t a tncc cp i uilfid dû fin» pua m (ptâttd -C fiqià pld 
oto oUttt ûtbtt >1111 fi pldorn edebiduir • cwcpn* ûnbi tsmôicor q (f 
ïttamiiimk'ilmlKtmlKdlm i (bibw«.J«fitti»earâm« < pi«I»p 
côc aitb pldtm {fiû nn (Bfific qu«h teit fiultô • te ûm • qn tâdj}a 
c dbuoam •oraqm* tOtû q mduêt opb btez -4 finaknc pidatn «lebttr 
arm firfhï £ mdrtim coû faihô t dûtiorato J lli ^ïetTiitu pldntucc 
Icbutn fi*®û Tailw t dûuocnro ànftifû Ta mdrtim fitct'umlô p 
umm fit Imfindti* J tu y te * euifimo fiylÂir pfdmu celcbîtt âûm> 
»to t ût» dbbh -Jt UH te eeuenc t te firufic t te dkç» brute pua 
tü oeldnc tebé fiuUô t dûùomto -}ftlh dffi'vrut plaatû cdcbwux le 
tant fihr Jftlfi tipû'pn fiifr.pi dpû* pdhemit fifit. Jr îlfi ùpb' Cl 


lo 


■5 




20 


n 


S» 


••• 




* » », » » • » 
*..• : v . 




♦ j:-: :V ! /. 
•• • . • • • \u 


A. D. 1339 . — lura archicplscopi Trcvircnsis. 

Trive*, Dombibliothek, Cod. joo, fol. 3* et 4'. 



Digitized by 

SITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


























104 


A. D. 1339. — lura archiepiscopl Trevlrensls. 

Trive» DomUbliotbek. ( ixl yao, f"<»1 j* et 



pages d’un petit manuscrit en parchemin, 


intitulé : lura domini anhtepiscopi Treuerensis. 


Grandeur : 22,5 X 14,5 cm. 


Date : A. D. 1339 . 


Minuscule gothique Les lettres sont larges et formées avec soin. Les hastes supérieures 
et inférieure» «ont petites. Dan* f et q la haate inférieure a quelquefois un petit trait d ornement (6); 
d’autres lettres ont souvent un trait final délié, allongé et recourbé au-dessous de la ligne; voir h 
(i. #X * (il), le second I dans I I double ( 7 ), le signe <i'abréviation pour <r et f> 11). Les traits de 
beaucoup de lettres ont une double brisure : il» sont écrits comme dan» récriture qui a reçu le nom 
de trtfr, d*f*ms\ voir pur ex. d (y ij), • ( 1 ). g ( 15 ). • ( 1 ), q ( 7 . Ij) 

Lettre» isolée», a a la double panse (l ») 1/1 est te plu» souvent surmonté d’un trait, 

quelquefois pourtant d’un point : c’est la première fois que nous rencontrons dans nos planches le 
point sur 1 1 (5 q 10 1 11 p a quelquefois en lias un trait d’ornement ( 6 . 29 , comp. avec le p du traité 
d’alliance suisse de Tannée 1291, pl 99). Voir la forme de l r rond (9- 10). Le trait vertical du t 
dépasse de beaucoup la barre (j j). Au commencement des mots pour ■ et ? ou a presque toujours 
le v pointu (1. 3); il y a pourtant quelques exceptions eux, 29; H, 23); à l’intérieur des mots 
on a I 11 rond (2. 4); 1 remarquer la forme m pour sa 1 H 15 ). 


Abréviations. Le signe commun d’abréviation consiste soit en un petit trait horiiontal. 
soit ; particuliérement après les lettre» h hastes supérieures) en un trait vertical ondulé (i. 3. * 13: 
Ce dernrer trait sert aun»i comme signe particulier j*our tr et quelquefois aussi pour r seulement fl. 13)1 
Le» mot» qui renennent souvent sont abrégé» par suspension; le plus souvent ces abréviations ne 
sont pas seulement indiquée* par un trait, mais aussi par un point idfwjuw, 3; tMèd**, dtuarinm, 4; 
t 4 eUn*»»m.$.l). Le siglc • «nan'est traversé pur un long trait oblique (17.20). 11 faut noter l'abréviation 
par suscription pour d*mr*é (II, fl. *9; dans le titre. Il, 19. on se sert de l'ancienne abréviation connue). 
On remarquera aussi l'abréviation 4 »r, avec un sqjne pour «r pour (1$. fl. 27); pour dkitnr 

on a dr (10. 26' Voir aussi les abréviations pour 4 * 4 */ (31). pour drt**t (II, ij. 19 Le signe pour mr 
a deux formes : voir d une part datunu ( 11 , 3), Awvmtor llî 17), d autre part /wm* II. 11 itV tmahtr (II, 17). 
Le signe pour m a une forme angulaire 117), 


De duobus agnis obulum <). De capra qui vendaient obulum. De hirco obulum. 

Si cives Metcases peunas chûnlap)*) De tfceloueu Inter pellllce*. 
hur attulerint et Tendidcrint, de qualibet unum denanum dabunt. Si veto penna* 
aguinai attulerint. ai penna KU ,,r solidos solvent, unum denanum dabunt; si minus, 

5 obulum. Si aliunde fucrint, talentinum theluticum dabunt Item, si Epternaceoaes hue 
pennaa et pcllicàa attulennt de mens* sua in foro pont a obulum dabit qulllbat, 
m annualtbu» featia denanum Si quid vero in hospictia vendiderint, takntmum theloncum 
solvent. Item, de pelle vulpina. si masculus fncrit denarium, si femina obulum. hem, de pci- 
lihus mardrinis ««militer »). ï>e pellibus acurtms, de numéro qui M cunber 4 * 

10 d*citur, obulum. Item, si qunl aliud »u|>er mensas 11» foro qoaon pennas et pellicia 
vendiderint, talentinum thcloneum dabunt. Item, de pellibus leporinis et cattini» taie fi¬ 
lm ura thcloneum dabunt lie thiduneo Inter Hit*** panons. 

De quitniscunque ftnibua linei panai hue delati fucrint ad vetsdendu», talentinum 
theloncum solvent Ile t h «don en inter herbarlo* qui «mntrr* ilnitir. 

15 Quiconque herbani, qui vulgari munine ..cremcre*' dicuntur, in die saneti Pétri hic tentoria sua 
fixennt. qoibbet ipsorum dat magntro suo III denarsou, in die saneti Maxlmirti I denarium 
m •) die saneti Paulini I denarium Item, cuicunque magiMer et thcloncarius pondus ad pon- 
derandum aivc ceram sive piper aut alla» re» prtstiterif. usque ad XXX libras, obu¬ 
lum dabit; si ad LX, denanum. Ontncs veto ccnsutn magistro suo solvente» proxima die 
so post festum saneti Maximini quilibet daturus est ei argenteum minimum cuiuscunquc ait rnonete de 
hoc archiepiscopatu Item, in annuahbu* festl» qu* urique extranei lurbariL qui „crcmere“ dicuntur, 
hic tentoria fixerint, quilibet denarium dabit Item, de mensa in foro postia obulum Hu- 
tus thelooei tercia par» est camerani. Ile IheUneo officiât! ad cippum. 

Quirunijtie carratam circulorum ad ligand* v**a que , reifé* dicuntur, hue attule- 
•3 rint, obulum datant. De carrata feni similiter. De carrata carbonum 

aut trabrum aut canabum similiter De carrata quod „loi*' dicitur, similiter. De porulere 
lagenarum^i vel vasunim que ..gelten ' dicuntur. obulum Qu» Unum attulerint. talent i- 
nuin theloncum iltlxiDl De porulcrc sacrotum quod stoppa dirttur, obulum. De XXX case- 
la obulum. De centum ovis WH ova De i-ondere asinino ollarum unum*) vaa In 
30 snnualibus foris quodühct novum plaustrum obulum, unde tercia pars est camerarit 
Quicunquc herha» feni vendiderit pondus unum dabit, excepti» censuarris scuHcti 
Quiconque pondu» vasorum quod ..stnnbcren" aut ..viersalen ‘ aut .mulensestere*' dicitur, vendi* 
dent, unum vas de minoribus dabit Ouirunquc carratam tegulanim vendiderit, u- 

1 Au»»l n ttMH kiu «Ml «• iwftf «Mm lier* a» •* Noua im «• qtm» («U M«*« o«Mif A I» ll|M 

• M » /«»M4 il fa* «Mckri yuU doit y n.nr U *i U c* «t>4Mmi|é *• A S >icW 

*• "*•*•»• •*» • in» tu cuntvc : 5UV tlit> « t » *■ U » m «tponctuf. *i Ai dêuu« Ai v m » un trait 

rwrtx ku pMnti : ptohthlaiMtM la c!4«r p-tw* nwnw 


nam dabit. Quicunquc carratam Iignorum que ..keffere" dicuntur. attulerit. 1 gr.um unum qund„hant“ 
dicitur. dabit. Quiconque carratam iignorum quod .latten" diritur. attulerit, unam débit. Quiconque 
carratam Iignorum ad comburendum attulerit, lignum unum dabit In aunualtliu» festis, 
qui cordas puteorum et instrumenta in quitus equi trahutif. quod „aeylen ' dicitur, attulerit, u- 
3 nam dabit. Ipse vero magister huius officii daturus est in feria seconda post ebdomadam Pascbe 
et feria seconda post octavam Epiphanie ligna et soi et ollas ad serviendum schulteto et 
scaUnâs. Item ipse latrocimo deprehenui* et non ligato» sculteto ptraentat<»* servare 
débet. Item ipae «le abiudtcstis «usticiam facere «lel«et. Ville prvparauteu trabt* 

Quandocunquc defectus trahis in ponte fuent, in quacunque silva sive episcops ad punteni. 
lo sive ecclesiarum inveniri potest, inprimis illi 1 ) «le Warnesmlre et ad eos spec- 

tantes amminutrare debent «limldium currum ad ipsain athlucemlam. Ilü autem de Piat- 
tenc et ad eoe spectantes preparandi sont ahum dimidium currum tlli vero de Altrey et a«l 
eue spectantes preparare et adducere debent trahem usque ad lit us apud ecclesiam sancte Barbare. 
Ihi centurinnes ad placitum huius civitatU spectantes cum suis sulxblis assumen- 
15 d> sunt trattem et tran» aquam <lu« rrr et per viciim qui ,,Port M dicitur et apud vatlum in viam qua 
itur ad Vrium et directe per viam illam et per curium Bercwxi et sic usque ad (xintcm 
et in locum suum ponere [debent] S» vero tiabs m ronfmio non invenitur et necesse fuent ut ematur, 
h»i «Je Altrey et ad nos spectaute» empturi sunt eam Ult vero de lleranc et de Paire- 
le et de Byuerc administrare debent ligna ad trausiciidum que vulgafi nomme „die- 
20 le'* dicuntur lura «Dmini palaliui Tel aétorati in ehltate et tIIIIs elrraiiiUcentlhns. 

Quscquni srultems «iomini archieptscopi placttis lurratur, tercia pars cedit in usus domini pa’ati- 
ni Prcterra tria placiU celcbrare «lel«et in ovitate per circulum anm In quitma pla* 
citis quolibet «kunus tam in civitnte qiiam in villis ad sua placiu spectantes an aingulo pla- / *• 

cito obulum dabat, ita si placitum ceiebraverit, exceptas domibus canonicorum. que sunt 
15 mfra munitatem. et dont dm* minisicnalium et scabinorum. Item sutores in civitate pro roiLnip-// 
«ione cuiusdam placiti in feria UH. Pasche quibtiet dat *r ntt cto IX denario» quorum tercia^ar» • 
est advocati, exceptis illis qui minent apud Kkes qui singulare placitum célébrant 
ci rca festum saneti Martini coram sculteto et advocato. IL i vero de Cùns placitum ce- ***] *••• 
lebratun sunt coram aculteto et advocato clrca festum saneti Martini, licet iura domini pa* 

30 latini vint beneficiala Illi vero de unclo Kucharw singulare placitum célébrant advo* ... 

cato et «loenino abbati. Item illi «le Zcuene et de Kcrrichc et de alt«ru # j Kernche placi- *•••" •'•V 
tum celebrare debent aculteto et advocato. Item illi apud Vrium placitum celcbrare de- ;* •••• 
lient similiter. Item illi apud Pontcm similiter Illi apud Pabenne similiter. Item iMi apud El- 

' Mt »JA*Y «ri|ia«i(««ini le coptiM iviii écrit r+Ctt* * i«i» imi vtpmci4« 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


#1 * 


105 



< f* 





«I V.,. 


ni 



Iftl 


< c 


») 


Wvfî», VetmVnS 

w ftwrf 

Vi- wwMp V 


L. 

iSi. v«f -ÉVfcn 


wft- /H» V»ÿj vtuÜM «A* P* «1» **fc*Sï û^ku 

5VWtt.-o»»PftnoM fV»À-u. < 

Uifi rtA f *a- j^4 tnxjfm- yw mi^«i'«iff v. 


Hr 


MM-I 


IO 




■s •• 


v c 

fre I^yri ctirpPmArc. (XhS'amii vti^iG^ctiar\s.n4w^ C-tftl SutVû^OWW ^ 

n^tvti vii* otipUti^M» uAf C*<Ha‘ ttiï *A,it»-en Wî>^u<sj®« * ,v ™> wuÛ« *(V 'P™* w *’* 

4 *»^ .WS ^MMWcfo vi# xwn^ftv V* vern ^>tv£ %»* I 

™.^, - r „„jçm xmS ^„ fïi -tçiruvuS* VrÆ' f^mi fl* v*» .X*K^f> *\P AWaWHtn IH, A ... 

cvfei AA* Nvnjf ^»tAj-frc AV>t» ,ïv«î5U»WTVxf*. Vtlfc AU Livf tr» AUe >k*- 

firicrr ,lRi (SÎwwîI lu tyr^yyftwia. ^ri^itr (Utf* V*tV wti A>n£ fctfm t&ypfe cî’tul»Ati vdtt vni f 

■wruîtvv yw (?**£«**? -trr%t~ cft>tx*\ imVHcfiftc^ A& Www 1 « 4 t '^ 

£n ÊfcWfAlfcr Arr^^cU^ fCrrwJyiî^A Amtfi vnftt aw^« 

oSt** ‘jofcmtHÆW %tf***' A**n-r ft> j^LstiWWt^ — •—-»*- 7 ™^ — —- 

Wnvn<l vnS vmftT <a 4 w <S««w»> Vo*«f«- 'lu'uUn(/ib\ vt6> é«n>Mn "«4 P«lLu On- v*v>Amf «-Kn wsmi >V* liUW vm vu An 

^triTAKtw IWri AVtSUw^ vr^fHfW «&**»• dkWw« &n P» fUtte* Scm c&u ovxlt^^ f i^wp. Ua»**, wfh^.4 ,. 

^6^1 «*-W «r'nATe. viA A” h»*-Ctr lUMivnfm «wr* v<?m 'H^fWw “’W *A VX 

cr»tv& «*^aè® h*t A futt^»* >mA»-(>»*û«. i>J^pYmw4re»i kj V»ipiU k w *A*W 4» Re*| vm* 

fUi*<V$n ru OÜi ht>- A»nji. *{fi -o*V vfV l^rv,ffc„ g*« WvAf N~n *.rvf <W*I 4fVn*r4f^ 

■Jt* Sbm -tn.U»r trxinn rfc*» iWhpfl fcnfS»^ c 


Ven, An»! 


u« l? r - 


20 


*5 


30 


JS 


Sbl A?ev P™!» ISm*»»^ VcH 6o££m <r <û*m«é --_ 

vv<rr»^H 4 tu ^WTcr i-ccu+mAï ujA xrcco*ç>tafai**\* A A»en 

Æfu»4 iukrû:*f Qf»Mi>gy»fmw >1 Arff^Urttr.A fut er^m. ,_ r - 

cAtîn* rurttmcr* m>»v»*A yMwmat* Nar»m«» Ac Afoj )^yt*fum»$Ær yu>fr *mê\ I 
£*6#t& nvh\ (T4\A*»>m ê*r-m*»*-iM afiWtl* 

ftij|Miir " " 1 vy~ i 


^•/VMr'r^-utr*uA*rr âcâ v>iV 

4 ftu*-» |n^i| pifvfifi» WMwfjA mS« ^ i»4 >î»ù mm «a»*^ .^m 

«a** \wnvrty«É ^ Wtnu ,v»-*p Pi->»,» IrLnA t 

-■ *^--‘ -*i— ,1..^*,<*-ctliMwnt 4^>mâ^pmrtS,,.W ( 
;,vAm 4 H »wft j^ou««« »n ftiwtni) «ÂiAin- ^ ‘ 
-A ,«ï: AS«k»amA4 <)Wtt>ic tejuutm*'fit* Alÿ e4-i 


tfSiti 1 àmPS* »Cm»nd wtmdr »w? it nf» ft 

«e. fftiii mc^Kulnt AyKi |\»gtj[U u ^ .., _ - r - 

^ r^n /lHtvln«é L^.It 1>î*ofc; ^ 

Bm h i ^ r.n 0 >lw 4 t Pfcé tyVciwr-Mç 



.««Mo. 
tt^r.fr 4i 


40 



thttlw.f l 
**f»trr »4 J2J 
ât^evru 


____...-H 4 YU*e J 

,. Wa 5 î 4 |*5Tu»t»»-eJ et-eerfiA»»» 
itri» Uvr^ 4 *»n*n*p# «■ fl ,4 * 

tid ^tonAanAii * "' 

fewi ii t < |w«aS3 

Ac J2hMc^ Lnifl' P to, T m P 1 l pSiltÊt T&lumlijf ^ STS ?tNtlif * 

îi ivo fi tfd(3(^^u, .IrimAvtt 

<rov-e^ 4»’ aitn fW ^ptb 4 

it- trru>î*\4^rrcimnt^ucw, ^5 ru foc v6a ^ 








tyy ) 4 


yct 






Ve è( 




HH âH 4 «Vt Kl 


45 


5° 


55 


6o 


6 5 







vtsAi 4 îr»n»* nu Üârv »4 AoSïfc^AîOlrriît' .tC 
‘ -o t^Sîrn A» p..rrrv/«iLr», (\cr>tu^ jhi 

-- - . - ,-— -m V&câfVrT» fU*r .A(Pyi4m ^TScrv» (i 

Ht» 1 Inutr <rucA»*c fïcc tuai «r'Ÿwitrt fbtl» 

vna flfnAiA V>^< AttKlt<n c*“ Ai»'^ >5ïw® ^n»*m 

Jk»|U>.*« 4 ««3 t»»Al |i 4 ÿtû> ^Wt 'V »*vj Wm -V tf poi»yi- 
■* AtAU^AHmfSj ttnA L-A* »LUp»0n^ cAunct&trt^ 

« «rfU, «£ajju maciw iMu^&Aaa fA*n,tf(V„VW «t hem-^ 

~^Ptx\4 *4' 

csnGhfl n,t»(Ve*n ^p4>Ar,fr^ it 


,. ~xA * 

fçnAtti ^jw, 

. ,AHt<5 ^ÛfÏAn^ Êni< 

•fVsn vrA- v*nr Anv? 1 
\Nfc^ VH* arv**t, ÂIH 
JrV.iHtajWM 

p MT * ^ 

DftV, •) 

Vvtea-V<h-A»f 
rVlV fcn, ÿ»At, <- *(t 
«K VtMitll Alkt 

~V*ntc ^vïhc.___ 

vajJ Acl»*A«-c 
^«(Hvyk-Vtor lut^U *e 

i à*x*y>i- ' 


-«Mil 


»«Cit 


1 


iitv^ ^1U] 

m* — 


£Hr»Cr( 

j/ n > - 

■■■i _ A»«e 4 «iNÀ$ >h6A 
anay-iCh *uâ*J-ôiia *vA( 
lIt«*-|î^u^Hauh y^biu-n 



, p^*-'v f®i l - 

♦mSc 5^nî ittmmtm 

T vfhJ*ffytaÇÏ; t n % 

^ aÀ'fuutni', lir 


_ tvnALjJUü 

iU" *** 




üPn -mit- cWi..,.*, 
vv»T vev : 

___ 

(IlM !S»h fTHrtvr TMfctttAUs ^ 


-,«*1 


. ‘U>» l*i» 


.f**?^*™*^ ^,-H, ^ fWi.a. 

o~~ AS^me-o^ g r^uvirf fV«v4*A, A*. Aruiy> «V^ O*'^ 

fu^W rWAHAt'1-^»H*n pj H^yf^ 

5 ^y-r*H»»^âT^*r<p-riB r*uu—.fU»4> 

db'bffm ytr+ \>v ^ 

^**P5F rni#v^jU-C^ <pr*iÂ*A~A£*£y*fa ho, 'A^y*. 

i|V4 i^UiuUW >mi VH 4 < y<mi^^ iéi ^V >M 4 »HCV Y«* iVr^lMâtir- 

Vr*4»^ u?pUfG+*mj- .. . ^ j. , . . 

jVidhun ^ ^ . rf*-^Li ofi »**JxiitA vu-.^^P' 

t» aU «ni ■?&*•*Ab 1.^c 4 *&i ** 1 • 

4w b vu» «V»*«C> 

c»r iHM|îolbl Am ^p**fpm4i 

r 

•5 J^v^CtfM- ÂtofWcno» brt*AAl ( ^»p*Hi*' w4fn 

Xw w»tt- 



cira» A. D. 1346. — Registre de lettres reçues par Parchevèque Baudouin de Trêves. 

Trêves, Stadtbibliothek, Balduincum Kcssclstatt, fol. 379 


A. D. 1411. — Chiffres arabes. 

Berne, Stadtbibliothek, M» A 50, fol. 190. 



Digitized by 

ITY 0F CAI IFORNIA 


Original from 

I IMIVFR^ITY 




























s 


10 


•5 


30 


*5 


5 ° 


55 


40 


45 


s° 


55 


60 


*5 


ctrca A. D. 1346. — Registre de lettres reçues par l’archevêque Baudouin de Trêves. 

Trêves, Stadtbihliothck, Balduineum Kcssclstatt, fol. 379. 

P age d un manuscrit, dan* lequel l'archevêque Baudouin (130S—1354) fit consigner tou* le* document* pontificaux, impériaux ou autres concernant l'archevêché «le Trêve* 
(deux autres exemplaires du «Balduineum» se trouvent aux archives d'état à Coblcntz, un quatrième aux archives secrétes d'état à Berlin), Jusqu'à la Révolution 
française le manuscrit était conservé aux archives archiépiscopales de Trêves; d apres une note du fol. 1 vers 1810 il passa entre le* mains de Wirtz. autrefois 
enregistreur à la cour du prince électeur; c'est de la veuve de ce dernier que l'acheta en 1854 le comte Edmund von Kcssclstatt; la famille von Kesselstatt Ta déposé 
à la bibliothèque de Trêves. Parchemin (Grandeur des feuillets : 27 X ai cm. Notre page n’est pas remplie jusqu'au bas. Voir Lamprccht, Dtmtuka IVértsckifbteben, II, p, 684; 
Hastgrn, UntermckuHftn tmm l'rïrrtr Balduineum dan* Trieriuhet Arthh\ fa*c. 13 . — Notre page c ontient des copies de document* de l’empereur Charles IV., de l'année 1346. 
Le 3* document (271 transcrit et confirme un document de l'archcvéquc Thcodcricu* de l'année 1239 (Voir Bohmcr-llubcr, Dit Ktgesten dti Kahtmidks u*ttr Karl IV^ N" s 292; 
le document ici transcrit e*t reproduit d'après I original par Eltcster et Gocrz, rekandenbuck Jtr mitttlrheiuiuheu Ttrritarüa, III. p. 500, N° 658). 


L'écriture est petite et fine; elle est plus rapide et courante que dans le* cette écriture du nom de mi-cursive gothique. On remarquera les chiffres 

manuscrit* de luxe; les lettres des mot* sont la plupart du temp* liées les unes arabe* en haut de la page, en marge, et dan* la date (2$). 

aux autres; les hastes supérieure* de b il, h I forment des boucles. On peut désigner 

379 

unscrm vetern und sînem stifte zû Ichcn entphinge und von yn zû Ichene vorbaz hette, die doeh vore des seîhcn unsern vetern, ertzebischof 1} zu Trire, 

und sine* stifte* achtcrlehen waren, und unser vorgenanter vader Icider nu vervaren und die egenant grasrhaft an uns vcrvallcn ist, so han wir die lehcnschaft 

der vorgenanten marlcc zû Taluang und Tronccke und waz dar zû horet, un*erm egenanten vetern, ertzebischof zû Trire, und sînem *tifte vor vierdusent clcinc 

gulden von Florent* ufgctragcn und an sie gewendet und trngcn sie yn auch uf und wenden an sic an disem brivc, also daz der egenante wildegreve von 

Kirbcrg und sine erben die vorgenantc marke von Taluang und Tronccke und waz dar zû horet, in aile der wise als er sie biz lier von unscrm egenanten vader 

scligen und sinen*) aldern greven zü Lutzillinburg zû Ichcnc gehabt hait und von uns haben solde, entphan sollen von unxerm egenanten vetern und 9incm stifte zû lc- 

hene und vorwerter von yn zû Ichcn haben mit eiden und diensten al* von sulichen lehen recht und gcwonlich ist zû dune, biz dax wir 

oder unser erben, greven*zû Lutzillinburg, die selben lehcnschaft umb die vorgênante summen geldes umb unsern voigenanten vetern und sincm stift wider gekeufen 
uder gewinnen, und wanne daz ge*chen were, so sullen die vorgenanten Friderkh wildegreve und sine . , erben die egenante marke und waz dar zû horet, wider 
von uns und unsern erben, greven zû Lutzillinburg. zû lehen han und entphan, und sullen wir und unser erben, greven zû Lutzillinburg, sie dan ouch von unserm 
r genanten vetern. sinen nakomen und stifte al* vor zû lehen han und entphan. vortine su sullen wir dem egenanten wildegreve mit unsern briven vesticlichen 
gehiden. daz er die egenante marke und waz <lar zû horet, von unserm egenanten vetern und sînem stifte zû lehen entpha und habe als vor begriffen*) ist, und 
entede er des nit, so sullen wir yn dar zû mit aller un*cr muge 4 ) helfen dringen, daz er sie von unserm egenanten vetern und sincm stifte entpha vor sich und 
sine erben, in aile der wisc als vor ist bcgnffcn. l’nd diser dinge zû urkunde han wir unser inge*igd von unser margraschaft von Merern, des wir 
xû disem male gebruchen, an disen brif dun henken. Der gegeben ist exu Lutzillinburg. da man xalte nach Crists geburtc dusend druhundert ses und 
viertzig jar, uf sente Mathcus abent de* heiligen aposteln und ewangelistcn. ÿ Feoduut coiultis LutzIlliiibiirgeiiHis. 

Karolus Dei gratia Romanorum rex semper augustus. rex Bohemic et cornes Lutzîllinburgensis, universis sacri imperit fidelibus volurnus esse notum, quod nos ratione comitatu* no*tri 
Lutzillinburgen*!* recepimus in feodum et récépissé nos rccognoscimus a venerabili BalcbwfM*» archiepiscopo Treuercnsi principe et patroo nostro karissimo marchionatum de Ailuno 
ernn suis attinentiis universis. Item officiuin supremum mar^chalcatus sui et ecclesic sue Trcuercnsis cum ipsius officii iunbus, onere et honore. Item septuaginta duas 
ccctesias matrn e* cum iuribu* patronatus, decimi*. ac aliis caruin pertinentiis et quidquid nos obtmemus scu alu ultenus a nobis optinent in terminis earumdem. Item 
advocatias super curia* et bona monasterii *ancti Maxirnmi extra murns Treuerenses, sive in manibus et potestate no*tris ipxa* advocatias adhuc tcncamus sive alii ea* 
vcl aliquas eamm a m^bis tenerc ulterius dmoscantur. Item opidutn Bydeburg prout in litteris super feodo eiuxdctn opidi inter nostros progenitorcs et ecclcslam Trcuercnsem 
spccialiter confectis plcnius continetur, quodque nos et noetri herede* comité* Lutzillinburgen*es premissa omnia et xingula a prcdicto archiepiscopo et sua ccclesia eiusque successoribus reci- 
pere et tcncre debebimus in feodum perpetui* succe**ivis temporibus cum onere fidelitatis et alii* de talibus feodi» debitis de consuctudinc vel de turc. In quorum 
testimonium sigillum regni nostri Bohemic et comitatu* Lutxiilinburgen*is presentibu* est appcn*um. Datum Treueri die 3* mensis Deccmbris anno Domini M° CCC° XLVI°, regnomm 
nostrorum anno primo | karola* roiiIKrmiit feuéum et litteram de llydeburg. 

No* Kar,i//i/ Dei gratia Romanorum rex semper augustus, rex Bocmic ac cornes Lutzîllinburgensis. universis sacri imperii fidelibus volurnus esse notum, quod cum alias inter 
venerahilem quondam Theodericum Treucrcnsis eedesie archiepiscopum pro se et eadem ecclcsia Treuercnsi ab una parte, ac pic mcmoric Ermesindim comitissam 
Lutrillinburgcnsem et Henncum eiusdem comitisse ftlium. progenitorcs nostros, ex altéra, super feodo opidi Bydeburg, a prcdicta ecclexia Treuerensi dependentc, 
quedam litière conscripte et *igillat<? sint et fuerint testoris et continentie per omnia in hec verba: ,,ThA^m«/ Dei gratia Ticuirorum archiepiscopus omnibus presens scrip- 
tum inspecturi* notum e*se volurnus, quod nos Erme*indi comitisse Lutzillinburgcnsi et Hcnr#*» filio suo concessimus in feodo, de assensu capituli nostri, quidquid iuris 
habuirau* in opido Bydeburg') et concedcre poteramu*. reservati* nobis redditibu* pertinentibus ad rameram nostram, asc endcntîbus ad quatuor libraa 
tantum annuatim; qua* eiusdem opidi . . scultetus colliget noinine archiepiscopomm Trcuercnsium, qui pro tempcire fuerint, et cas ipsis annis singulis assignabit. 

Opidum ipsum mument comitissa et suu* filius et eisdem primum et secundo nobis et successoribus nostri* tidclitatem facient ipsius opidi omnes tnha* 
hitatores In eadem*) episcopi Treuerenses domum habebunt honestam, non tamen muratam, 7 ) cuius inhabitator non subiacebit oncribus quammeunoue exac- 

tionum. Insuper ab ipso subsidium habebunt episcopi Treuerenses contra quemlibet, excepta •) covnitissa Lutzillinburgcnsi et cius successoribus comitibu* Lutzillinburgensibu*. Etsiguerram hahucrint 
eiusdem tempore, per homitie* suos ibidem locandos et recipiendos se poterunt adiuvare. Idem*) facient comités Lutzillinburgcnses contra quemlibet. exceptis episcopi* Treuercnsibus. 

Nullus in eo hominum residentium in bonis episcoporum recipietur absque €( Item dictus filius comitisse et cius successore* comités Lutzillinburgenses castrenses 

nostri erunt in Castro Killiurg, ibidem pro se militem loi aturi 10 ) qui hahehit ab episcopis Treuercnsibus pro eo, ouikI vulgariter dicitur „sezlen* 4 , quidquid situ a comité 
Lutzillinburgcnsi pro residentia in dicto Castro facienda fuerit a**ignatum. Et ex rudem *e poterunt adiuvare comité* Lutzillinburgcnses eo modo, quo Treuercnsc* episcopi ex opido preno- 
tato, scilicet Bydeburg. Ut autem hec rata permaneant et débita stabilitatc firmentur, presens scriptum inde confectum communiri fecimus nostro et capituli 

nostri sigillis. 5 fos autem Erwc/fW/V comitissa Lutzillinburgcnsi* et Henr inu ipsius comitisse filius approbante* omnia prescripta, in eiusdem approbationis testimonium scripto presenti ap- 

posuimus etiam nostra sigilla Datum anno Domini M° CC° XXXIX 0 , IX 0 kalendas Augusti/* — Nos dictis litteris visis, perlcctis et examinatis ac plcnius intellect!*, 

quia invenimus prcdicta* litteras illesas, non canccllatas, nec in aliqua sui parte viciatas, ipsasque veris sigillis et integris prefati quondam Theod/nW archicpiscopi 

Trcuercnsis et sui capituli neenon quondam Ermcsindis et Henria eius filii, progenitorum nostrorum, sigillatas. easdemque litteras ex causis legitimis et rationabilibus 

fore ordinatas et conscriptas, nec aliquid invenerimus, propter quod cfTc«*tu» dictaium litterarum et contentorum in ipsis deberet vcl posset aliqualiter impediri, ipsa* 

litteras cum omnibus et singulis contcntis in eisdem approbamU*. ratificarula* et confirmandas duxunus, casque ex certa nostra scientia approbamus et ratificamus ac présentis 

s<*ripti pattocimo confirmamus; promittentes pro nobis et noetri* hcrcdibu* comitibus Lutzillmburgensibus l>ona fuie, si dictum opidum Bydeburg, quod tam in potestate 

et dominio venerabili* Bald rtri** ari hiepiscopi Trcuercnsis patrui et principi* nostri karissimi et sue ecclesie consistit, ad nos vel nostros herede* per reccptionem vel alias revolvi con- 

tigerit in futurum, quod pretactas littera* in omni earum forma et continentia observabimus casque plene observarc debebimus et tenebimur, aliqua defensione vel 

exceptione in contrarium non obxtante, dolo et fraude in premissis pemtus proculmotis In quorum testimonium atquc robur rigillum regni nostri Bocmic et comi- 

tatus Lutzillinburgcnsi*, quo in hii.% utimur litteris, appendi mandavimus ad présentés. Datum in Thconisuilla anno I>omini M° CCC° XLV 1 °, die V° mensis Deccmbris. 

Wir Karle von Gots gnaden R<»mescher kuning aile zijt mercr des rkhs, fl Karolu* res dat domino Treuert*i«*i qulcqnld bnbet In Vedellrh. 
kuning zû Behem und grève zu Lutzillinburg. bekennen an diesem brivc, wan^wir dem erwirdigcn BaldrWj». ertzebischof zû Trire, unserm licbcn 
fursten und vetern, und sime stifte die vesten gênant Koppr. gelcgcn bij Dune 11 ) in der Eyflcn mit aile ilem dtiz dar zA gehorct und mit an- 

dern vesten und guden, al9 in den brieven dar uber gemachet uml licsigell vollichen tegriffen ist, gegelien han, und zû der selben vesten 

Koppc gehorig waren dru fonder wines jerlicher guide zû Bredail v gelegen uf drr Musel bij Sentmcrienburg 1 *), die unser vader aelige 
lohan kuning zû Behem 1 *) kauite umb die grevinnen von Salmen in tKzluig, die itzû vervaren ist und sic an der selben guide nit langer 

enhatte wan yr lifzuch, und die der selbe unser vader getirmet hatte zû der vorgenanten vesten Koppe, daz wir vor die acllicn guide umb daz unser vorgenanter 

veter tlar uf tnûtwillichen verzigen hat, ymc und *imc stifte von Trire erflichen gegeben und an sie gewant han, geben und wenden an sie 

an disi-m bneve «lie losunge einc* fuder wingeldes, dax Welther Brcchwalt von Pilliche von unserm vorgenanten vader scligcn xA pande hait 

xû Vedelich uber Sure gHegcn bij Mcsenich. und waz wir da selbes han. wan der selbe unser vetter. sin stift und yr gotshu*er. da und 

dar umbe gude und guide han, umb daz wdr und unser amptlude allczijt die fridclicher und fruntlichcr leben mit einander, als wir 

l>egeren und uns wol gelustet. Und diser dinge zû urkunde und ewiger stedikeit h&n wir unser ingesigel von Behem 1 *) und unser 

vorgenanten grasrhaft von Lutzillinburg. des wir an disen sachcn gebruchen, an disen brif dûn henken. Der gegeben ist zû Dydcnhouen, da man xalt 

na Gots geburtc drutzenhundert scsz und viertzig jar ( uf den sihenden dag des mandes, dem man sprichct Decembcr zû 

latine, des ersten jarcs unser kuningrichc. 


•» CT. I. 54, *i Corrifé dt »i mttn * Oevant on a annulé ûl. A i tei ai rn é*auir«« p«m|9« il f%i dilficiU da raconoaltra «i la Ultra nitcma a«t un o nu un a • Pun UditioB cM«^uh mantmnné* 

d'SUeMet ci iU Ihjiii faite d’apfèa l'ottginul on a èltJtburg; • ; ’l imuiifaiN; txtwfh*: *1 iUm *•> 31 » /«nv/Wn. M i Ici U Ultra auacrita parait èirc a, cf I. |8. u Atarvtnbmrg prêt il'Alf aiir Moelle 

'* La copiftta a mi% mn trait aur Bthrm protakleneat parce «fu’il avait l'habitude d'abréfar la nom. roir ligne 54 


F 


A. D. 1411. — Chiffres arabes. 

Berne, Stadthibliothek, Ms. A 50, fol. 190. 


in de l' Arumsttc* de Bredwardin (ordinairement api>elé DraÀvarJiftui, d*xt*r pr\\tunduj) % le plus célèbre mathématicien anglais du XIV® siècle (f 1349). Voir Moritz Cantor, 
ùtuhùhft der Mathematik, II, p 102. Voir la description du manuscrit dan9 Hagcn, Çaulagm BertuNsium, p. 75. Parchemin. Grandeur : 25X18 cm. 




MH’iitiHnH liber ArUnoHice 

inter maximum et minimum ad dUTerencum inter maximum et medium, ut in 3. 5. 8. 

Exemplum omnium îstarum pro|>omonutn patet in hac figura a. Consirniliter possunt 
et alie due ctrmbinaciones signari, in quarum prima maior *it ad medium, 

• • mcuî difTerencia inter maximum et minimum ad differenriain inter medium et minimum; sed ista proporrionalita* 

• /•*,*•• *5 est nmKjüsibilis, ÿ Secunda est quod maior sit ad medium, sirut différencia inter maximum et minimum 
( V # a«l dmerenciam inter maximum et medium, ut in 3. 6. 8. Undc hec proporcio et armonica 

, .••• • # *àn eisdem numeri* resultabunt, et idco hec non variatur ab ista secundum rem, sed potest 

• • ••• %-îaU corobinmcio dici una propneta* proporcionalitatis armonice predicte. De istis autem 

duahti* combinacionibu* non facit Roetiu* mencionem. Possumu* autem 4 solides 
to numéros signare, ut 6. 8 9-12. quorum aliqui ab cqualibus per equales equabter 
*unt producti, ut 8. et aliqui ab inequalibus ad inequalia inequalitcr, ut 6 ex uno 
bi* ter, aln vero ex inequalibu* ad equalia equaliter, ut 9 ex semel tria ter, et 12 ex 
bi* duo ter. In quibus 4 numeri* 3 proporcionalitates prime habentur et omne* consonan- 
cic musicale* Ista igitur sufficiant pro sentencia huiu* libri Arismetice. 

15 Explicit Arismetica doctoris profimdi magistri Thorae Brawardin, 
anno Domini 141 i # É 4 0 die mensis lunii. 


a 

i 1 - 

.12 4 

il 3 A * t\_ 

4< 3 5 6 

< * 4 5 

61 t 46 

; e* 8 g 
8 ! 6 > 7 | 9 

■ 

10 3 S 8 


Digitized by 


Original from 







106 


io 



•5 


ao 


*5 



•ittf idit.iu> fogc urotaio.iu(u. 

J rpccüa^vixir-i tr 
ni&mmnomroJ& 

.. utpttuucnutmuf 
m •ttcmcmpûti44i 
' :iraitu>ni.iUuî>cn 
miiulczcqucu-c» 
.Ulûtiatcanion 
v j i.iblx>tc.lüoautlc 
arquai-canunc 

_ qnutKtaMântit 

tcquo.vd>ilawc.cumirtici aUÿahztt tu 
num.ixuomraudlpiulc.ixaxlnbiP-nlii» 
tpük-i x.iiciubUlu'oc aî>tri idu oUncto 
aü.unfcpqi un» (Vnuu dt-T»'uir.vuqj diaft 

tÿomcuitntio’u.Uto'unuiûUJli^cnt.Uc4ii . 
iir <vü ic-Huir ccc rrlni f. u>ïi ttLob-am u t fa? 
KcaptoaüftlUpn ftanéRiWMai qnao yo 

iuiriaiuo.fairirnrtuAvlib:i.>TnLtUi!^?iw 
|imiîtaiffti^uU^*n»nudainiha£t|.qa.r>-q. 
uij/Tuuuq.LQ'.qAii.ri'| < q.>VTnxq4UcX'.l>il f 
icuifUz» ftantpccmu an.>iirfdc nidaiouar 

amande 
Atifcv<.ftiiaüAiÆi5/tutfii'ïWi>ïiiiv. 

‘ uln ud iuU ftUtc wfrta:; frnu 
:quc*uulrtaxdqi«omi ceci 
ftrndttdinait ut»a pcmrt ito 
vor.-roiiLttnr woiuoptt*, uvU 
pemmu ftm 'lomnuia^ ptmitb. 
in.umaxnoûuftn pcnaalutbi 
ni*|bï~u>um iu'fiujx.tnimnnu.iiuu,uù *- 
œfcui(ti‘îurnuü.tii w uiijb pc*ao.intfu.m 
anetteu? qômottafiaiubi. pLiaur.wquo t 
aulrîta mpltuim» dtf; fliuK fubaub nu Cuf 
ftarüïîpUaw.q' fcqnu ftnoib/7ivcxri«c 
ix*oo.quouulrtcavpmi nom qdwaoi v© 

ùcriairaomtu^iic(Viiiac.iiinîtfudrcnpt 

VUlllUn 

Irlumctuv i»iii vx. aim cpiiuvuic’ pccijjTï.-lr. 
qnidonTm* MÏÏpmi*.utwàu 'xcfla.jr 


imtpmi 




_ c o(Umoum.rt;û:ab>.citft nunab latti b' 
^.ftqiiN’Uic.irwlnlvunajUnibi ac tnum 
nimuriib^oiuuvc-mu^ii^qï -CDucau 
iirciu fctuiû io. in rtapm$-i loqtûua par 
avale qôné lUKvuiiroÿâit.ptu i « .en ta i 


acuiuv.iuvu uatpic io i avusu 11 ’u.vtuu* » i m i. 
ai îoixf^rxrmnr-iauUxaio r it?iUir.ot>u yii 
ttiuo umiur^iojpiuritçcrinxoa^uoaoalu 
ff.îtCPUurou: 

viiic'iKlU.iiurumr-n'in) pnuÉitta un 
vnuirifl\^î^wrûcmr-omuuadftHTdfûirçr^ 
coûunio.ii'circum oanacpuaufcburmapu 
>(liiunCpLunitr.fUl»ci.ifflica\iawqtu>uiUr 
^o4dmi^a»Cûirn^^Ch>ci^tb.ï|^ ' 
u i .fidipi6icC fmV vviuuLiafi .1 .a:faux iuUIi ^ # m * 

ax.eiadoj«tpuuc uf.udltiiûxqppi^iiix- ni 
lue- ciûlo coiccr trmnu cccoicinwndqoMcu 
ce .utL piccti Ji.lüv^çcçiiofcib’rnuxinK aur* 

-tcoii tm lifcu que (laicÙJîîb'XtcUtUJ ulMnypï 
qo tuaccbnutnwwaii^crnirQ ctanair poar 
‘itùiyicctxt qrt’icit'uôirixat qootq voUmnb 
ri.ir.Uatm cüu »ifcü cnxiwùitowyqagjc* 
it tid w>fli oïmaaxauxvumu rt$mna« 

ndcrooimr «quo fcqnu q^nuioanciiizaUq 
ud ixcQirruictlclvLiïp mt4ünoiu>«cf.inf 
fhanuu .ibfaice jtniûuqcnid uoaurxcroi 
eimo vx)fîlmbrolu»^tu fubGXiumj at>(Mo 
rcnr.ir uoeû i>urvt> 7 alvrcqr/ 7 n:tiuJ:au».îÆ: 

.iViqiu frotiii*iuiuiîib.iucanupumi4wt 
Ciunoq pctrhiriUucvùtu w.un.qV < 'tucruvv 
oainuaXnam ^uni:7domj®cmubtt:iq^ 

mx>(to^utdgûm>iurdXHm^ ni ri'nnbtyor 

rUuc.îCJV^V u ^^uifuLiio.racu : nliiwrlTitn' 
t iitod fuico auii.Ltvniccoftcmc.iiur û.ww 
ob liuico.o ftiJTrtmur. r x:7aiu^ ifte hnioi^tur 
cim fi il (Te cm nuuié i r f*tu fl un.V. inr fîiir‘Xi^ 
nuanaiidrrliztum iûxxbti pmuitauqtu itiftinup.^w 
-VicWTiIc ^ouum^lntdm.^ldrdimllc. maaim 
*V^ôbuarôu bii^rlMuiDîflinurpiürit 
uii4j.9fdjminmi*(R«aU»'uôro(iiâb. 
Tuiou.tbt.inrmvnL'CupîUircinniq’iuliul; 
uHoai mpIbînttibainwmîtuuoiurtU^iÉü 
cqprauouftaiô ai iiuwnoamc pwoqx tube 
tuwcttq: tru«- femp luguitt^itülouialknnî: 

Quc.tcnx* a>vimcDi ibi?Cam.vvM nrcuimxra> 
q iniPirftbîtriiwpîHUiP catc«tyim:ctit?uir 
untinuunLMlu abuumbiüpo^uiutçq» 
vau : luiMunicutr oivHtaü iiumuuu uutpm 
Vouin âiiti.p Cq ud tn laCfiifinfttoic. C iu.<x 
ruiduc.ibufIoiiciiic.vautrraiuî»înnxmqiu 


IO 


! 5 


20 




H 3 * 




3 » 


35 


40 


45 


A. D. 1353. — Commentaire aux Décrétales de Grégoire IX. 

Rome, Bibliotcca Vatican». Vat lat. 1456, fol. 179. 


Digitized by 

UMLVE R S1 T Y.. Q F- CA LI FO R N I A 





















































A. D. 1353. — Commentaire sur les Décrétales de Grégoire IX. 

Rome, Bibliotcca Vatican», Vat. lat. 1456, fol. 179 . 


P ébut de la Novella de Johannes Andreae sur le 2- livre des Décrétales de Grégoire IX. L’illustration représente un évêque siégeant au tribunal; 

devant lui, les partis s’efforcent de faire valoir leurs droits. Au bas du cadre de l’illustration, commençant par la gauche, le miniaturiste a écrit : 
Ego Nidiolaus de Bononia feci hoc opus anno Dontini milesimo trecentesimo L.ltldie tercio mensis lunii. Le Codex a donc été écrit en 1353 
ou peu auparavant et il provient de Bologne. Sur Nicolô da Bologna voir Lisetta Ciaccio, Appunti intorno alla miniatura Bolognese de/ set olo XIV 
(dans L’Arte, Rome 1907, p. 106) et les ouvrages qui y sont cités. Notre Fac-similé est un peu réduit. 

(Pour une meilleure compréhension du texte, nous donnons aussi ci-dessous le chapitre des Décrétales qui est commenté.) 


La façon de citer les livres du Corpus iuns canomui et du Corpus imrii emlit 
offre de grandes difficultés pour la lecture. Voici quelques exemples qui montreront 
comment les anciens canonistes citaient ces livres: 

d. VIII. quo iure a» in prima parte Decreti, distinctione VIII., canone qui 

incipit ,.Quo iure“. . . 

I. q. I. principatus = in seconda parte Decreti. causa prima, quaeslione prima, 
canone ..Principatus**. — De poen. d. VII. qui egerit = in tractatu „De poenitentia 44 , 
distinctione VIL, canone qui incipit ..Qui egerit 4 . 

De cons. d. I. nocte sancta = in tertia parte Decreti (quae mscnbitur „De 
consec ratione* 4 ) distinctione I-, canone ..Nocte sancta *. 

De iur. pa. quia derici * in libro Decretalium, sub titulo „De iure patronatus 44 , 
capite quod incipit „Quia clerici" (voir ligne 15). 

De clec. indempnitatibus. g si vero. li VI. = in libro Sexto, sub utulo .,De 
elcctione**, capite ..Indempnitatibus", paragrapho „Si vero’* (voir I. sj). 

De reliq. et vene. sanct. si dominum in Clemen. = in constitutionibus Clc- 
mentinis, sub titulo ,.Dc reliquiis et venerationc sanctorum**, capite „Si dominum' 4 . 

lnstit.de iur. nat.gen. et civi. g. sine scnpto = in libro Institutionum lustiniani 
imperatoris, sub titulo ,.De iure naturali, gentium et civili", paragrapho „Sine scripto* 4 . 

ff. ex quibus cauxis. ma I. ab hostibus g. sed quod = in libro Digestorum 
lustiniani imperatoris, sub titulo „Kx quibus causis maiores 4 *, lege quae incipit „Ab 
hostibus* 4 , g „Sed quod** (voir 1 .44)- . ... „ .. . 

C. de pracscript. XXX vcl XL ann. 1 . si quis g. pe. <=* in libro Codicis. sub 
titulo „De praescriptione XXX vcl XL annorum*', loge ..Si quis'*, g penultima. 

in Authen. de trien. et semis, g. considcremus collât. III. — in libro Authenti- 
corutn, sub titulo ,.De triente et semisse* 4 , g ..Considcremus* 4 , sub collationc tertia. 
Voir le traité Modtts Ugtndt aürrviaturas passtm iu turf cMUfuam pontsfido otcurrentes, 


Venise 1566; Fr. Laurin, Introdudio im cotput imris t au.mid, Fnbourg-en-Brisgau 1889, p.9. 

Littera Bononiensis. Ecriture gothique de Bologne. Le corps des lettres 
est grand et large, les hastes supérieures et inférieures sont très petites. Souvent 
les traits des lettres ont une double brisure, comme dans I écriture qu on appelle 
«lettre de forme* : voir a, d, e. o. t (a). Les signes d'abréviation sont très petits. 

Lettres isolées. Voir a (L 1. s; 11,4 5)- e et • sont difficiles à distinguer; 
pourtant, en général, le crochet du r a une direction plus horizontale, celui de l e 
une direction plus oblique iiudtcem. 27; petido, 30). d a quelquefois la forme droite 
(1,3 j U, 17.30). On ne rencontre pas seulement l'r rond après •. mais aussi après a (41L 
b (19), h (24). p (14), u (22). s à la lin des mots a quelquefois la forme longue (4. 17). 
■ au commencement des mots a le plus souvent la forme ronde (4 14. 19); à la lin 
des mots, il a quelquefois la forme pointue (14. 43). 

Beaucoup d'abréviations caractéristiques Voir c.= capite (8.10),•. — eodem 
(il faut suppléer titulo ou Mro), G* - glas— (II, 37 38). L long = infra (7.10), I. = les, 
Ugt (II, 1), etc.; ces siglcs sont suivi» d'un point, ou mis entre deux points Le signe 
ff (II. 1. 5) mérite une attention spéciale : il indique les digesta ou pandectae 
de l’empereur Justinien; originairement c’était un B barré par le milieu; ce^signe 
souvent était mal formé, et les copistes lurent par erreur ff Voir Fitting, Dier die 
Entttekmng des Zeiekens ff Jur dit Digtsttn (dans la Zeitsthrift fkr KstktsgtsckicAu , 12, 
Weimar 1876, p. 300I. Les noms des juristes aussi bien que les mots cités des livres 
de droit sont abrégés, généralement par suspension (Gof. - Goffrtdu,, 16; fi. = 6 lii, 23; 
ob. = Madone, 17); toutes ces abréviations sont accompagnée» d’un ou quelquefois 
de deux points. Voir la forme de l'abréviation pour ur et us (28 44) • 

Nombreuses liaisons de boucles Voir par ex. pe, pp (a), de (5), <*(7). 

A la fin «les lignes on trouve quelquefois un trait vertical |>our remplir la 
ligne (5.7; voir Reusens. Eléments dt paléographie, p. 160). 


(De iudicus. Ex concilio Alricano Cap. 1 .: De Quodvultdco Centunensi cpi&copo quem cum adversarius ipsms eum pet iiv.se t ad concibum introduci, interrogatus, an cum 
eo vellet experiri, primo id promiserat. et altéra*die respondit, hoc sibi non placere, atque discessit: Placuit. ut nullu» eidem communicet, donec satisfactione praemissa 
fucrit absolutus. Nam adimi sibi episcopatum ante causac eius exitum nulli potest iure videri.) 


Incipit liber MM'iindus. De iuiliril*. Rubnca. 

Êxpeditis preparato- 
riis iuditiorum ad 
iuditia veniamus. 

5 Et dictum est in plurali, quia 
iuditionim aliud cri- 
min ale, de quo infra, eodem, 

At si clerici et capite Cum mm 
a* lamine, aliud civile, 

10 de quo infra, eodem, Ctterum et capite 
Quia F.; aliud ordinarium, 

de quo infra, eodem, Diltdi et capite Exami note, aliud extraordina- 
rium, infra, eodem. AWtf; aliud spirituale, infra, eodem, hxAitita, aliud 
temtmrale, infra, eodem, VenerMl». Non est addendum de annexo spiritu- 
»5 ali, infra, eodem, Quanta, quia illud spirituale est, infra, De iure patronatus. Quia eferid, 

[ secundum 

Goffredum. Item iuditiorum aliud universale, aliud generale, ali¬ 
ud spéciale, aliud commune; de hiis, infra, Dt Mtlli Mations, capite IL et in Spttnla, ') 
hoc eodem titulo per totum. XV significattones mdicii, quas po- 
suit loannes Monachi super rubrica ista VI. Iibri, vide eodem libro, De regulit imris, 
20 Jn iudiciis super I. glossa. Ad materiam facit II, questio I; et V. questio 

1111 ; et XIIII, questio I; XV. questio VII; XVI, questio VI; et XXX, questio ultima. g//ôr 
ita, usque ad linem. Et repetitur in VI. et in Clementinis; cui convenit 
De «f/ieio delegats, Censulnit; Qui Jilii sint legitimi , *) C au ram, IL;*) Dt élections, 
Indempnitatikus. g Si veto, libro VL; De herttiris, capite finali, in principio; De immumitate 
25 tcclesiantm, Decet, ad ftnem. ubi non valet seculare iudicium factum in ecclcsia 
Ile Uinnrnltdeu. Caxus. Qui promi- 
sit non ueclinare iudicem, penitere non 
potest. Et dividitur in duas partes, in prima 
pomtur factum et contumacis punitio; 

30 in secunda repellitur accusatoris iniusta peticio Secunda ibi: 

„Nam adimi.*' *) Vel secundum Petrum dividitur in III: in prima 
pomtur facti narratio; in secunda iuns positio; in tercia in* 
cidentis questionis decisio. II. ibi: „P1acuit“. B* (Juu- 
valtévnt supplc ..statutum est*'. Tancredus. *) Sed sine hoc subauditu snf- 
35 ficit littera ..Placuit* 4 , que sequitur, secundum üstiensem. Et hic est ,,de*' pre- 
positio. ..Quovultdeo** proprium nomen, quod decidi po- 
terat, sicut ..Deodatus'*, infra, De remania, capite III., in suprascriptione, 

Ostiensts. et ..Deusdedit** eodem titulo, Tanta t^ueai, alias quoniam. et est l'ansiensis 
littera et melior, secundum Petrum F.um: episcopum. Vincentius. Per llssets arguit, 
40 quod quis non debet proponere nisi prie* audientia conccssa. Item 
arguit, quod licet partes sint présentés coram tudicc die 
et loco assignatis, non tenetur pars experiri, nisi prius 
requiratur, et componat sarcinulas, et in hoc modicum 

tempus est eonsumendum. Digestis, Es fuitas cauris maiores, lex. Ai hastüus, 

45 S Sed fuad. Vincentius. Ad ewueilianit provinciale, ubi cause tracta- 
bantur, De MeJli Mations, capite I„ Tenus Introduci s quasi advocari, 
ut causetur. Innocentius. laterro«ata»r nota quod circa nrin- 
cipalem questionem ludex interrogare potest in XI casibus qui 


notantur Digestis, Dt intetregatione actionilms, 11 ) lex 1 . Sed extra illos casus, et extra prin 

cipalcm qurstionem interrogare potest, ubi movet equitas, 

ut : quis prius conduxit hospitium vcl lectum. vel quando fuisti 

citatus, vel vis litigare sub nobis, ut hic; et De tide instrumentamm, 

5 Cum Mannes; Digestis, De interrogations actionii>us, Tricmmsme. Post litem contcstatam 
mus veniunt quoad interrogationes et quoad aha. fomma ple- 

Digestis, De edilitia édicta. Ediles, $ ultima; et infra. Ds appelUtionüus. Signijicants. 
Vincentius. Vellet» in antiqua erat „apud episcopor 4 .*) Pruniiserat: idem, si non 
promisisset. Innocentius. lMscessiti contumacitcr; propter 
10 communicatus ab cpiscoporum concilio. Tancredus.*) Plaçait s hic incipias 
constructum: „Placuit‘* acilicet ..condlio Affiicano de Quovult- 
deo' 4 et cetera. Nallas: excommumeatus enim ab omnibus est vitandu*, XI questioiu 
III., Sicut afesteli et capite sequenti, secundum Hosticnscm T ) ctiam privilegiati», infra, 

[Di irnt/Hiia excommunuatumis, AuUi. 

Lhlnu rpiscopo couiiuunicelt plane videtur velle hec littera, quod per hec verba „nul- 
15 lus Ticio communicet" teratur excommunicatio, et facit. quod dicam 
De appellationiius, Prstsrsa, IL, super verbum Csgnascas ; et maxime cum 
adduntur verba que secuntur, et hoc concedatur. ubi apparet 
quod iudex hoc intendit, et talis erat, qui excommunicarc poterat; 
et tune procédât quod dicitur, non referre quid ex equipollcntibus 
20 fiat; alias cum talia verba cadant ctiam in indices, qui excommunica- 

re non possunt, De immnni/ais tctUsiarum, capite ultimo, libro VI. ex sua significations 
non excommunicant, ex quo sequitur, quod tali» communicando al iis 
non peccaret vel edebrando irrcgularis non esset. Hatis- 
factiunr: an atisente adversario et non vocato excommuni- 
25 catus posait abeolvi, et an, si absolvatur. absolutio 

teneat, notant l ie Petrus et Abhas et Egidius, et rcmissive dabo infra. Dt 
appel laiton Qua fronts. Nam : subintellige: nec exaudiatur adver- 

varius. qui petebat. ilium episcopatu privari, quasi convictuin propter 
contutnaciain ,.Nam adimi*' et cetera. Ostiensis Adimi sibi: tamquam 
30 de|>o«to. Vincentius. Episcepatam : redditus tamen subtrahi pos¬ 
sunt, De appellationtius, Tastoralis, in fine. Innocentius. Exitum. alias ingressum, 
id est btem contcstatam ; si habe» ..exitum 44 , id est donec constet de causa iuris, ordine 
observato. Ostiensis. Et dixerunt Petrus et Abhas. qucnl iste finis probat 
causam fuisse criminalem. Item secundum Francis< um Vercellensem hic fuit contu- 
35 maciaiudioi, proptercontumariam*)enimnon rcsidendiinecclesia,benc privareturqui» 
episcopatu. Et sic solvitur, infra, Dt clerids non nsidenttritr. Ex tue. 

ü Secunda glossa obiectionem duplicitcr aolvit, et secundam reprolmt.*) 

$ IIIL glossa signât ••) contrarium, et respondet illud non solvendo. 

S4 In glossa II ibi, Inter stipulants», S I. ponit casum quotl nil valet 
40 stipulatio. cum stipulor a te Stycuin, et tu de uno intelligis, 
ego de alio; sed secus, cum in iuditio a me petis. , quia iudi- 
tium“ et cetera; et quia reus semper negarct, se de illo intellexisse, 
quem actor expnmeret. Et ibi j| Es saura ponit caaum de eo, 
qui respondit, *e heredem, et producto testamento repetitur exheredatus, 

45 vel reperiuntur alie tabule. Et ibi Si post datum dicit, quod 
procurator »u(>erveniente capitali inimicicia inter ipsum 
et dominum causam prosequi non tenetur, ctiam si satisdedit. § In glossa 
Sed nouas ibi Si conrensrit penitet ante additionerr, qui 


*1 L'M«n(l Spéculum iniirtaJe 4 « CwUJiwm Dur>n«U CuUlaum* IKir»«.l Un* mnut nain a écrit mm 4aa.» d« la lign* m ////“ parte \ _L 

paice 4U« dan. cm tltf« il p a d«u« chapitra., commentant par Cm team •) et i*i «at cspoactué •> L'*4itlan de Veata* da na«r« comnentair». d« I aa 161a, au Imu da t a Tanm Tamtrodu 

m autrfum compilation, dan. l'anciann* cohectlon de droati apréa .*«JI«t. o« 1U «apud epiacopaa*. •) En mar*» «t d un« autra au Ha oMmos m 

\ qwalipaa cbo|« a 4t* barré. •) Edition de Venta*. Le titre complet eat ; De mtrrrvgahamUu, im iure factendu et miermgntomt acttontine 

• •••»•• ï Z 


•) Il qu'iJ jr là «m* faute de copUte 

f Vêm 161 », »u lieu de t e Tarn mm T*mir+ 

•) Kn mat|i trot» mot» d’ut e autre Min. 


•l «a. âtfUBtM. 

• Ce»» à dire 
•l Après rtfrvkmt 


Digitized by 


Original from 



























Ufrw A^otï» *Ç^CnVn»iiîft«* O^i *xllcn 


20 


»- «U* »*" ^DW^rtïit» Brnn^i-K«fh- a,. -U 1er. qcter, meve,. WA- Q* Q , 

rT^T^C^"* *V«nG i-umw 

ÇAm a»-B»'«nK|ï» Su-^tir .m.- aG cvU r VdBim fin-»,* fin-$C» RoArt 

Km -*w l 2 «*«»5 a,M I^vm xmprii ©\tr» JTtv fÇocWfiav t^nloiWl^n 

CUt 4 )ci4kvv vnp^ j=T,v ' ^,pv- aflèv ^&», \>n^ V VUrô&nt£») 

CtvSte -fîOkfiîM Vue lT&* Cfteti £v 1 V<W rctfltfcn #vv(?ett**j GÏrtt 4 cf*Cv> 1 

\>vïà <nrv>*M\{^uftM £Mîfv* ^ \kx\) "ik* Wvi 43ft:e wftW6cv 

£vac$t fys&QM meyna*) bvà Avxvdsvs |Tc \jtî^ ÔQ^^ivmo^ AvnSkv 

vV^v-T^vcmrC/^ fvc ffm’àvv u iti» \*jûffre»i tij 3l|cii\^tvâ0 aV^^àï 

vciiÿctë- mtr \n%fcP{w?G(^n a\u<^btTj n 1 1 GuC£vtfr£*WkV^ 

<5 otfnv'CC- nuufl to v ifc!it> jftvOÔi» ^i- ^nti Jai Ki 

3M^> * ^ 







tud?jîh\t tn^.Vnpt- Tcufo H) ^n)4vn\n^y<xiiy^ h yi 


»*m# nj^m; 

• MJ 

, .^rm? 




L~Ù x 'c^lat^nt* «H^ U* ^l«Hf W***’^J| ,, i» , <'l 
pr ■» fwyK, jxjbp. >-^- \wimIoiOC, p*»*‘d £«Jù>u«c. 

d£ Vwi 4 - T 'iW | 3 a»tt al dM«i«»i-pi^. i 

< &*tlï~- &£- tr»»<d ^'«W hnr&ifoO e 


ï».’ 


t vyl.ÂUffiiv ^ «vftBM 

• • - .i .ri" • v< l*\'K<-\ 4 t,v&fr 

■ ~ r : r’.* *iÆÆ. -■-•- rfî 


-EFfestCs Sfêr~ 

• AlAâw »«% . ^ 





aA^cVvni f^ JTtt^wk(^c»tpa(Ii> 


L^o-j»-. rL.„oC,-^„^.JZ„ri i.C^TZÊxZ^. t”^ r *7 

ÎISIES «S?dCT2u2t^^ 4~~cs 

Ts^f pV' 4 .-' I ^.. ^ •»X.'i4w >««4^ ^ K y*H< ft*H<hu MlftOHlQttA .MUIOHV \Xfl 

“‘TT'fT*' (■W.-.J r^r.JW- 5 X.S ~J&L~iLZ 

J? &»nlp 4^ iw<hX »Üa >**o»nm»^. t |H<. f^>*«<»i-<A j ~ ‘ • ‘ / — 

<ofîyvM> ^sa-w*»»^ >»»V»Xwc. ojj»< 

7 %<«r # .&y -» I I ( ^7- T 

L rN2LJ ^^« " ' 


V H , fi ^c^au^ r 1*+. 

^ * H -7 '7 tCr ' 41 ^ i J^ t 'f[ fH '*^' A ' t ' > ') f' vt% i ^cê»v» o^K^n^'ocAWâ<, 1 c.t»>*~. r 


Wlttlli 
cvhfl/|« 


i<4 <|MJitnd ic. Yt»W* ’5y«v»»‘o v*i ^w«m ^M»f’cv«iC j*ytt» .43c TVofiC^-^JMc^ino H t ^ | 

; Wjfp»a, •*£* pa££t^y ru~v ^o^.rX;.^ p k »o hZ^* 

• ivtWht^-ulîlnfi» C JT^./jJ •«. ft» ^ H-C—4 r A e* a. . v/ ^ A * —f . .^ 47 ^ 




W aûfui 


•• •' * , * •% • * 


. .j. * - v ;* 


< |’^ ti ' ^ ^^-r ly y» 1 ^7^37^—? J **** 1 ^ 2^. 


i»>i 




^**|j*^ Ÿ %m ^yir k *— / —«-|—. — -.— 

naJR.(îiyîWL^ValR. ^R.> ^.«^2 po^cxo «•« >w ** s> * w% 

p*^ ^9tCjf dut *jxypji**< ^.^'duotiTr-p^w.vA ^aU»»^a jt>Ùè^i*c *y '*J u jP pj* ** < ^® c ^ 

/^ •Sp^yr- • T T^fy ^/s^jw^r* . * B PH| 

Of- P .fe4^w^4STLÇju^WT#r* rf" *r2ê * ^‘7* ' r ' < * 

^<i|aiiw icj*u*^Lukt x ^(UM tç <£bax' t ta < yûf&uJ* ptù p*« •^-°^ %ul *) ^ °T 




• • • ' 

• •!_•» 

• • » 


* O . ..A 

-, - 


♦ • • ’ ’♦ » 1 


A. D. I.'i66. — Diplôme de l’empereur Charles IV. 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales, diplômes 35. 


A. D. I960. — Registres de l’empereur Charles IV. 

Dresde. Koniglich Slchsisches Staatsarchiv, Register Karls IV , fol. 17. 


Digitized by 


Original from 






















A. D. 1366. — Diplôme de l’empereur Charles IV. 

Fribourg (Suisse). Archives cantonales, tiiplAmcs 35. 

P chut et fin d’un diplôme de Charles IV. Regeste : L’empereur Charles IV. déclare que si à la suite du contrat de succession qu’il a passé 
avec les archiducs d’Autriche, les territoires et principautés de ceux-ci revenaient à lui ou à ses héritiers, les rois de Bohème, lui et ses héritiers 
conserveront à la ville de Fribourg en Uechtland tous ses anciens droits, franchises et privilèges. Sulzbach, 15 Décembre 1366. Edité dans le 
Recueil diplomatique du canton de Fribourg. IV, 25, N" 216. Cité en regeste dans Bôhmer-Hubcr, Die Regesten des Kaiserreidis unter Kaiser 
Karl IV.. N" 4458. Parchemin. Grandeur : 19,7X26,3 cm. — Le grand sceau de majesté, de cire blanche, retenu par un cordon de parchemin, 
est encore bien conservé. Le revers du sceau porte un contre-sceau en cire rouge. Voir Heffner, Die deutsdien Kaiser - undKônigssiegel, pl.XI, N’83 
et pl. X, N" 84. Sur les documents de Charles IV. voir Theodor Lindner, Dos Urkundenwesen Korls IV. und seiner Nadifolger, Stuttgart 1882. 


Minuscule diplomatique. Elle tient le milieu entre l'écriture soignée 
des manuscrits et la cursive courante des documents privés. 

Lettres isolées, a d'ordinaire a la forme simple, quelquefois pourtant 
il a une double panse (3. ao si). I est surmonté d un point (1). o a deux points 
obliques (kàren, 3). L's rond semble un petit B majuscule (3). Il porte deux points 
obliques, trahissant quelquefois leur origine de e (1. 4)* Au commencement des 


mots on a toujours le v pointu <2» 3 4)- Souvent on a 3 pour I (2. 3. 17). z est 
la plupart du temps renforcé par un c placé devant (1.4* 5 )« 

Abréviations. Le de la finale en est souvent omis et remplacé par un 
trait horizontal (20. 21). Souvent aussi on a un signe d'abréviation pour tr ($-16.19). 
Voir l'abréviation pour *tr (19. 21). 


Wir Karl von Gots gnaden Romischcr keiser czu allen exciten merer des reichs und kû- 
nig *u Hehcm, liekennen und tun kunt oflenlich mit disem brieve allen den, die yn 
sehen oder hôrcn lesen: wann wir als eyn künig zu Behem fur uns, fur den hochge- 
bornen Wencsla, kunig su Behem, unsern sün, für den hochgeliornen lohanscn 
5 marggrafen czu Merhcm. unsern bruder, und fûr unscr aller erben und nachkommen, 

(kunige xu Behem, an cynem tcyl, und die hochgcbomen Albrecht und Lcupolt, hcr- 
ciogen zu Osterreich, zu Stcyrn und zu Kernden etc.» unsern lieben sünen und fürsten, 
an dem andern, aile unsere lande und herscheffte einander vorschreben und vermachet 
haben, nach laute der brieve, die wir beiderseit enander doruber geben haben, so 
10 meynen und wollen wir, und globcn für uns, unser erben und nachkomen, kunigen 

zu Behem: wer das sache daz ire lande und herscheffte sich an uns oder unser erben 
und nachkomen, kunige zu Behem. vorvilen, von todes wegen der egenant hercztjgcn, 
also daz sic verschieden und hinder yn nicht liczcn cliché erben, daz wir denne den 
burgermeister. den rat, und die burger gemcinlich der stat zu Fryburg in Ochte-) 

15 lande blcibcn wollen lazen by allen iren rechten, fryheitcn, genaden, hantfesten, 

und guten gewonheiten. als sic die von den herezogen von Osterreich von aiter hcr- 
bracht haben, und meynen und wollen sic doby behalden und bcschirmcn wider 
allermenniclich, die sic doran hindern oder irren wolten in dheineweis. Mit urkunde 
dicz briefs versigelt mit unserer keiserlichen maiestat insigcl. Der geben ist zu Sulczbach, nach Cnsts 
20 geburte dreuezenhundert jar dornoch in dein scchsundsecru zigstem jarc, an der mitwochcn 

nach Sant Lucientag, unserer reiche in dem eynundczwcnczigsten, und des keisertums in dem zwelften jarc 

Per dominum . . imperatorem 

- ilecanus Glogouicnsia.*) 

» Johann von Gtogau, notoire de 1a chancellerie de Charte* IV, ivoir Lindner, I. c. p aj>. 


A. D. 1360. — Registres de l’empereur Charles IV. 

Dresde, Kftniglich Sachsisches Staatsarchiv, Reywtcr Karls IV., fol. 17, 

P artie supérieure et inférieure d’une page du registre de la chancellerie impériale de Charles IV. Regeste du premier document : L’empereur 
Charles IV. déclare par serment qu’il n’a ajouté aucune foi aux bruits mauvais répandus contre le bon renom et contre l’honneur du roi 
Louis de Hongrie, et que jamais il n’y ajoutera foi. Tyrnau, 15 Mai 1360. — Le roi Louis établissait un document dans les mêmes termes; les 
changements de noms et de titres requis pour ce document sont marqués au-dessus de la ligne et ils le sont d’une autre main et d’une autre encre. 
Cette même main a ajouté la date (12. 13). Lindner en conclut que la lettre de Charles, insérée dans le registre, n’était qu’un plan et qu on 
s’en servit en même temps pour écrire la contre-réponse de Louis. Voir Theodor Lindner, Das Urkundenwesen Karls IV. und seiner \adifolger, 
Stuttgart 1882, p. 164. Le document est cité en regeste par Bôhiner-Huber, Die Regesten des Kaiserreidis unter Kaiser Karl IV.. Innsbruck 1877, 
N° • 3115. Quant à la date, BOhtner-Huber ont montré par les dates de l’itinéraire de Charles IV., qu’il faut lire feria VI. post ascensionem (— 15 Mai), 
au lieu de feria sexto ante ascensionetn (— 8 Mai). — Les deux documents suivants de notre Fac-similé sont cités en regeste I- c. f N** 3160 et 3136. 
— Avec l’aimable permission du M. le Directeur général des archives du royaume de Prusse, nous empruntons notre Fac-similé à l'ouvrage de 
Sybel et Sickel, Kaiserurkunden in Abbildungen, livr. VI, pl. 21. — Notre Fac-similé est un peu réduit. 


I/écriturc est presque aussi courante que la cursive pl. 100. 

Lettres isolées. D'ordinaire a prend la forme simple, seulement au 
commencement des mots, il y a quelquefois deux panses ou la forme onciale 
i; nmiaaù, aurrm . 8; anu *s<*ntu>ntm , i j). d et // sont tout à fait semblables 
UuOarr. 3; 5). * le plus souvent, en haut, n’a pas d’œil, seulement un 

crochet, comme le c (i. a) : ce semble être le jK>int de départ de l’évolution, qui 
aboutira plus tard à l> cursif gothique avec deux traits verticaux; c, e et t sont 
souvent difficiles à distinguer; en beaucoup d'endroits pourtant la distinction est 
nette {ftùHCHti, crtduiitatii, 8). I porte un point; souvent pourtant on l'omet; 11 double 


a deux points et le second est allongé (9. 10). Au commencement du mot on a 
le plus souvent v, plus rarement u (3. 5. 7). Voir x (6). 

Abréviations. Les finales sont parfois remplacées par un trait oblique, 
relié à la dernière lettre et souvent formant coulée {Vn^arû, 2; k***nt t 4; '<***«, 5» 
fr*jrenit*rti, 7; eiusdtm , n). De même d'autres signes abréviatifs sont souvent reliés 
à une lettre du mot et le plus souvent avec la dernière {ventnum, 1 ; vtnutis,^ dieti nastri 
fratrit, frtUxtu, f ^urant, 5)* Dans abtHtisstt (4) et i 10 ) on a pour tt le même 

signe qui est employé pour bus et 4ut (t, 4). Fa note tironicnne pour tt est arrondie 
en haut et anguleuse en bas (2.3). Les signes pour um et n$ ont une longue queue (1). 


Karolust) etc. Nottim facimus etc. Sicot venenum aspidum insanabile quidem confiditur, si proditoric suggestion* \icio humams fuent carnibus appheatum, 
sic et lingue pestiféré virulente sanici delibutc versuciis inter scrcnissimum prmcipem dominum Ludowicum*) regem Ungane illustrcm fratrem nosttum cansvimurn 
ab una, et nos parte ab alia, turpis urique mali odiosam pernicicm seminassent, nisi tantis perfidiis et vicioais conaribus nostra utrobique sollerna * uct ° r f Knf ». r i. 

Domino et ration* adiuta suffragiis prudencius obstitisset. Idcoque ut de corde carissimi nostri fratris omnts mab tollatur suspicio, sibi m verbo no r % 

et fraternalis fidei ac eciam virtutc*' 1 ) corporalis super hoc prestiti iuramenti promittimus et spondemus, quod talibus detractivis») susurranrium loouelis et mal* s . 1 . ' 1, 

vcl hon<»rem dicti nostri fratris quovis pretextu videbantur * in ahquo sugillare, habito respeetu ad consanguinitatis. affinitaria et par^ 

nos utrobique divina clemencia federavit, et ad sinceram fidem ac mutue dilcctionis fia 


famam 

quibus 


fagranciam, quibua se nostri nrogenitores dum viverent sunt 
stas^i am>osuit ncc aoponet tnantea aut fidem habebit 


quidem benignis et constantibus amiciciis prosecuti, nunquam aurem credulitatis nostra magestas^) apposait ncc apponet - a -.. 

in tam proditoriis et vanis relatibus, sed omnibus climinatis*) a nostro corde et animo neenon cuiuscunque sinistre informacion* conceptuum vestigus r M , 
io penitus cvulsis. si que sine inpressione credulitatis nostro forsitan animo*) inhesisse quomodolibet potuissent, auxiliantc Deo, gubernatorc bonorum operum, 
pro nostris viribus ad omnia ilia nitemur, que honoris, famé ac profectus eiusdem nostri fratris augmentum neenon principatuum et dom^yau/um cius 
ul>erem statum prospiciunt: idipsum sperantes indubie erga predictum carissimum nostrum fratrem relative dilectionis aficctibus invemre!. untum ; 
in Tyrnauia anno^ M° CCC* LX°, feria VI* ante») ascensionem Domini etc., regnorum etc. Cancellarius. #### î 

Karolus quartus etc. nobili Dyciano de Czcneta, iuris civil* perito, et nobilibus Byachino de Portsiliis et Bartholomco de 1 apdjiivs ■••• 
vacco de Padua, legum doctori, suis et imperii sacri dilectis fulelibus graciam suam et omne bonum. Pridem animo deliberato et *aa& prockrum nostromm 

presencium etc. Datum Prage anno seiagcsimo, indirtione XIII» VI. idus lunii, regnorum nostrorum anno Xllll*,^imperii sexto 


•5 

3 * 

40 


«••• 
• • • ♦ 


«5 


(Duplicata^*) 

Karolus quartus etc. Notum facimus etc., quod nos animo deliberato ex ccrta nostra sciencia promittimus hona fidc Bur^nartio iiurgraMo 

Magdeburgensi, impérial* curie magistro, suis hcredibus, et nobili lesconi de Wartcnbrrg dicto de Wessel. burgravio Pragensi, hde ibus 
dilectis, suo et heredum suoruvn nomine, quingentas sexaginta w ) grossorum denariorum Pragensium, in quibus ipsis obligau dino^ciquir, 8a«Jestun 
sancte Walburgis futurum proxime in Castro Wclisch dare et solvere contradictionc vel mora quibuslibet proculmotis Q u * s quidem. J 3 eccup # as 
illustres Bolko Swydnicensis et Bolko Opoliensis duces et principes et sororii nostri diiecti una nohiscum insolidum dicto Burghardç^-* •••• 
suis heredibus, aut dicto Iesconb ipsorum nomine, prout annotatur superius dare promiserunt et solvere, piout in Iitteris ipsorum super eo^Conlectis p emub 
dinoscitur contineri. Presencium etc. Datum Prage anno sexagesimo, indictione XIII», II. nonas lunii, regnorum nostrorum anno •••*. 

XIIII». imperii vero sexto. Per dominum Minden%cm. llinricus Australis 

Ténor 11 ) secumle littere duplicate prout narratur sic incipit. scilicet,.Karolus quartus etc , nobilibus Byachino et Archiconi de Porcsilkts et Bartholomco de api 1 us v . ; 

de Padwa, legum doctori, et Dyciano de Czeneta, iuris civil* perito, suis et imperii sacri dilectis fidelibus graciam 4 ' etc.; per omnia quibus supra. 


f ) Au dfiMi <U KamJm» on m d'«n« autrt m*ia «t d on* noir* encr* Ludomitu» Dti geotUt Vugawu rts % \ Ao-d«a»a» d* Ludomttum on n tt Jommmm domtumm Ksmtum tte *1 Cortifé. 
d* marteau , grovidtucx* •) A c. on o là un* correction pour u»*irtanima. •) Patmm tt U toht o été o)o«ié de U «sème —in, <,ui t écrit le« mot. .n-de— dot lignet ^Po.»r U d.tt 

de r.noée to copiait « saoit écrit tout ,l'abord que LX*, puis il l*n borré tt mit It cbUTrt complet de l’annéa. Voir let etplicttion* ci deatnt •) l> u«o autre niia tt d imt outre MC9S Voir lot deux dernière* 

ligota de U paie < 4T . «»>. Ma. Mfo|W. •*) Rtneoi, comme U ttcond exemplaire de le lettre ci-dtaaut (t«) doit être écrit. •*> Le dt auitrant tel écrit delà* foie 


Digitized by 



Original from 

IINIVFRÇITY OF C Al IFDRNIA 


107 







IO 


n» », 

\L 


y* 


«W* 




• T- 





/ 


p. 

«mcWU «r SW 



j ' r r-- 9f> r «~* JL J. 

1 J 7 jt- ~ î^r— "* C ‘« J •» k* rti SVSU*?,-^ ,„* w fo, M 

■" r^ 3-c—- ~- r***- -r— 

*”** f** f»**«' #**«*.*£ 

»* &Z+r*%A+**iX .rn iIlt^^i Wh.u r.. ^_ 


itc«H %t*cM ^VifR.rtC 

«Htm l»«m MP ^ %I1IH 

i* «*^0ctt hcT ^^r//.^9 &hV# 

0 **Vî«M« t+1 HtitWXl' fl^ 

-y virAtu,; yKiï^f*t}*fi 

'%•%•-■% ■• -»~-~ * a.* 1.»<r «/i 4 «ifi«Mi 


/n## a* 


•S 


25 



V/ 


* rtipriiUw 
if^Mf fvr ' VMritfv %<• 

' n»*«Wr .Mv^ J^Hh 

fl«l 

» •p*t»€* cv *ii*né%Ti ' 

%*c+ v«i ^ yv«4»if- fHif üiff Wb 

► >ih| « «: 24 up '**•«*<!» pj*»^ *e phc* P^-mAm 

4<M*K M«r& f tfofr V »»* 3 •V^ 1 ^*»»* *=*• S; (fW-&»rw*<£ tiw 

CfN?r*> *k>* ctSttŒc» tZl *ïlï»i*Ç &>*fxc*£> 

Sf<^ Sb tLrÿï* 

&“►*> ^C*'i>vfc ^5fisr^» dt~ i>w |V^45|ît«» ^ 

***c A 'ôkyfx -tr^ prtcHif' 


r»"«ji 


; .* 

v. 



• ». . t* • •.' ♦ •* 

• •♦ • • *y ♦•• • •♦• 


A. D. 1364 . — Instrument de notaire. 

Tr£ve* S'adtbibJiotbck : Àrchir, E. 22. 


« 

O 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


















00 

O 


A. D. 1364. — Instrument de notaire. 

Trêves, Stadtbibliolbck : Archiv, E. ta. 

C opie notariée (transumptum) d’un diplôme de Conrad IV. Parchemin. Grandeur : 24 X 35 cm. Kcgcstc du diplôme : En retour de la fidélité qu’ils ont.rçopjtfç.au.spryjcç, 
de son père et au sien, Conrad IV. prend sous sa protection spéciale et celle du royaume les bourgeois de Trêves. Le diplôme a été édité par Uopold Eltèstôf*# : 

Urkundenbtuh der mittetrheinisdien Terri torien, vol. 3 , Coblcntz 1874 , p. 567 , N" 751 ; dté en regeste par Uôhmcr-Fickcr. Die Regesten des Kaiserreidts etc. /ûtusbrpçk 

1882 , N" 4466 . Le diplôme n’est date ni par l’année de l'incarnation, non plus que par celle du règne, mais uniquement par la 15 * indiction. Conrad fVj^stédtni fils'-jê’. 

l’empereur Frédéric IL, avait été élu roi à Vienne en 1237 ; il mourut en 1254 ; la 15 ^ indidion de cette époque tombe l’année 1242 . L’acte notarié porte l’annéVde l'incarnation, 
l'indiction et l’année du pontificat (I. 1. 2 . 3 ). A l'indiclion (indictione secunda) on a ajoute : iuxia stilum scribendi in civitate Treuercnsi : c'est-à-dire qu'à Trêves on suivait 
l’indiction romaine qui commençait au I Janvier ou le 25 Décembre et non pas l'indiction impériale ou de Béda, qui commençait au 24 Septembre; d’après l’indiction impériale 
le 26 Novembre 1364 aurait été dans Yindietione tertio. En bas, à gauche, on a les signa ou seings manuels des notaires. Le premier porte au milieu un G. initiale du 
prénom du notaire Gerardus de llarderwijch; le second contient un W et les mots signum WilHelmi de Hunna. Les plus anciens seings manuels de notaires pour l'Allemagne 
remontent à la fin du XIII e siècle. Ils se composent de figures arbitrairement choisies, que l’on dessinait, jusque vers la lin du XVh siècle, avec la plume et l'encre; à la fin du 
XVH siècle on commença de se servir d'une estampille ou griffe; au XVIIl* siècle s’introduisit la coutume de se servir de petites feuilles gTavècs que l’on collait à la place du signe. 
Souvent le signe donne en entier le nom du notaire ou du moins les initiales du prénom ou du nom et du prénom; souvent aussi on trouve ajouté la lettre S. (— signum) 
ou S. N. (— signum notons ) ou bien N. P. (— notant publici). Assez souvent la figure exprime le nom ou fait allusion au nom (Fabri une enclume, J 3 ger un paysage 
avec chien et chasseur). Souvent pourtant la lettre ou le dessin n’exprime le nom en aucune sorte. A leur entrée en charge les notaires traçaient le signe dont ils entendaient 
se servir dans leur actes, sur un registre déposé à la cour du ressort où ils étaient admis à instrumenter. On trouve de nombreux exemples de signes de notaires dans l'ouvrage 
de J. ü. Tb. ÜÜsching, De signis seu signe fis nolariorum veterum. B resla u 1820 ; et dans Fried. Leist, Die Notariatssignete. lun Heitrag zur Qesdtidtte des Notariats. soseie zur 
Lettre von den Privaturkunden. Leipzig 18 %. Sur le dernier ouvrage voir un compte-rendu de W. Lippert dans les Mitiheiiungen des instituts filr tisterretehisdse Gesdtiditsforsdsung. 
XVIIL, Innsbruck 1897 , p. 635 . Voir aussi F. ôsterley, Das deutsâte Notariat. Hannovre 1842 ; A. Giry, Manuel de Diplomatique. Paris 1894 , p. 603 . 


Ecriture gothique. La copie e»t 4k la mam «lu premier notaire (voir sa (signature); récriture 
tient le milieu entre (écriture des manuscrits et la cursive L'éentute du second notaire est plus 
cursive que celle du premier b, 4 , b, I et aussi v forment une boucle en haut (1. 2 3. 4I. A volonté 
le copiste commence beaucoup de mots avec une majuscule, spécialement le* moti dont l'initiale 
Clt C, I. a \inttr*Mentum, 1*, frmqpM*»* imJirU***, tth iVvar, ihrêtmte, a; tigUlé, (i kàé trl, bi/rw fsrl*, 7î 

4*j*ai«r, 14; rvfinr, i6>. Ces majuscule* totit d'ordinaire renforcée* d'un ou de deux trait» (fa, f*r, 
é*ttrnms*twm, fmd, 1> 

Lettres isolée*, a a une double panse (1). Souvent il est impossible de distinguer e. e et t 
(iûm fi, 7; irm/ort sm gUttisni* £ ; quelquefois pourtant on reconnaît le t parce que le trait vertical 
dépanne la barre et souvent il est droit et ne se courbe pas ver* la gauche (/«**< I; éturrti 4). 
Voir la forme du 4 rood (* 3), celle du g 11 if) et de h (4 5 La plupart du temps l est surmonté 
d'un trait, quelquefois pourtant il porte un point mèmrt. 4); I l double a toujours des points 

et le second I est allongé (y 7 14. 17); de même Tl simple à la fin des mois est quelquefois allongé 


•fowmj. t; 4 Voir U forme de r dan* *«..sr*«v/v/u* « (t); I r rood ne se rencontre («as seulement 

après •, mais une fois aussi après T il>**»*, 31 L'a rom! ressemble au chiffre arabe H (1 3); A noter 
la forme de I H majuscule »* 2\ 4). Le tnut initial de v et u est le plus souvent 

allongé et forme une coulée; r eut la plupart du temps arrondi en bas; pour u et v au commence¬ 
ment des mot* on a presque toujours v, au milieu du mot ou a u (màmé, 1; nW # 4; ütr, 7 
uW, 3. forme exception). 

Abréviations Les signes abréviatif* sont souvent lié* à une lettre du mot mJ*, Irtmcremn*. t. 

7 Comme abréviation de la finale on a quelquefois un trait oblique relié à la dernière lettre 
1 Amti/ê.etinj, s; imfttmltfià, 7; **H*r*it, ta); voit aussi le* abréviations ries noms Cmraàm* et (7. î%y 

Le signe pour cv$ est très long et forme une coulée (3 6V 

Les signe* de ponctuation sont irréguliers Les paragraphes sont séparé» par deux point» 
(i 11. 17. 18. 19). 

A remarquer le double trait d'union à la fin de* ligne* (y 14 19 


In l>ei nomme, Amen. Per hoc prevu-» pubitcum initrutncnlum patcat umveru*. quod anno ab incariLacwme eiusdem miîleaimo CCC # 
sexagesimo quarto, indiettonc secunda iuxta stilum scribendi in civitate Treucrenti, ponrificatu* vero aancttsnimi lit Christo pain» et domini nostri 
domini V M ] rovideocia pape quint. die XXVI* nantis Novembn», hora *cxtc vcl quasi, in domo ha!*i- 

tacioni» dlscrcti et honesti vin «Uxmni lohanttia d»cli Wolff, »cabini et magistri scab-norum Treuercnsi un, in caméra minori prope 
5 roqumam ciundetn hafoucfoni* in moi notarii publici subscripti et testium infrascriptorum presencia constitutus prefatu» dont mus lohannes 
VVédff suo et tociu» communitalis civitati» TreuereutU nomme litteram tenorem inbaicrlptum rontinentem, non aboUtlni, non abrasam, 
sed omili vicio et suspicione carentem, sigüto quondam itliintri[s] principi* et domini domini Conr.W* fibi bréJrtta di»i augusti imperatora 
quo tempore vue clectiotus ante suain confirmacionem utehatur, sigillatam coram me notario predtclo et testibus infrascnptis produxit, assercos, 
quod propter pericul.i et discrimina viarum ad luca remota «leduccre non auderet ipsam litteram orienaliter, petens et requirent, quatmus 
10 qisam litteram sub instr umento pnblico transumerem et i|i*um tranatifiq>c«im cum orienali Conferrrm, ut, m r«m ipso orienali concurdarei. 
ipsi tranniimptu tanta ttde* sicuti orienali a&lhit»C4tiir. Cuius qiiMlrm liltere ténor talh est: M (*onr«j>î*/. dni augusti imperatoris Ytt/srtà filins, 

Üei gracia Romanorum in rrgem eketus semper augustus et bere» regni Icrusalem. Tenore prescncium notum facimus umversis, quod 
«m k ad devoia servie ta que cives Treuerense* domino et patri oostro. nolus et irnpeno, prcstiterunt et fréquenter poterunt exhil>ere. 
débit u m rc»pectum hâtantes, eovtlem cum personls et omnibus bonis suis sub Imper m et no%tram protectionem ret cturnus *f>ecialem, per obtrn 
15 tum gracie domini et uemtori» nostri r.\ no*tre Hrmitcr po ipumtc», ne qui* co» contra présent» protection»» no»tre tenorem au»« lirntfiri» 
mofoaare présumât. <Jood qui presumpserit, indignacionem nostram et îmrerii se sria: graviter încursurum. Ad cuin» protectionis robur 
preientc* e*» dumus lifteras stgillo nostre celutudmis conmunita» Datuir Hagcn.’ny XIV* lut u, XV indH tionc.“ Kxhiluta fuit bec 
I ttera. et acta sont hoc présentants <tomino Mcffndo (>rcl*eiidario eceltsk béate Uaiic maiOfiN TrcuerernuN, Wilhelmo de Ifonna luhanne 
dicto Frauwenstat, cleriCi*. pulil»ci» imperiali auctoritate notarii», lohatint cuNtodc ecclesie sancti Gengulphi TreuerenKi*. ci Bartbolomco, ccn- 
au turfone ctvltatis Treuerensâs. ac pluribua aliis circumstantibus testilxus ad premusa vocati» et rogatis 

Et ego Gerardus LuMerti de èlarderwijcn rJei«cus (rateciensts dioces<* publicus unperiali auctoritate 
(Stfnmm notanut, qma cum Withc*mo de Hotina cleiiCO, meo runnutano pre«bi to, facta coUaclone de ipso transumpto cum orienali 

huiusmodi transumptum cum i|*»u orienali concordart inveni. ideo ex hiis hoc prcsen* publkum instrumentum 
confeci, quod manu propria scripflL et in banc publicam formam redegi, meorjne signo «-onsueto et solito signavi, 

45 rogùfuii et requUitna. 

Et ego tVithclimu quoixiam fiiicnaen* ac Hunna elenent Colontenai* djin ests, pubUrus im- 
'Sifmum nctont ) peria.i auctoritate ootariua, ou»* una cum Gcrardo de Hardermich, tnco connotario 

prescnpto, facta collacionc de ipso tran»*ump4o cum onenali antetacto buiusmodi tranasumptum 
cum ipso orienali in ommbos woncordare inveni, ideo hoc presens publicum instrumentum 
jo per dictum Gerattlnm confectum et consrrlptum signo meo solito et consweto signa» 1 ac 

me subscririsi, requesitu» «fieiialiter et rogatu* 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 












•5 


J 5 


y> 


8 


Crvfpi libci’lu 

*uv«n 7»<mr. 

1 Tdp» mmeur >c 

/lllJBd i * uaciuu 

’ Kunuuum^ 
cilU etac Ar^n btx 
me ciu watt# fVut y uivtucc 
» vc^nouv ^Atn «ium txytUanV 
tuccy mAitt# aIuic nccy yfkWLT 
j iiienu# uu-tutt. mAjif a; tutuix 
/.'T mMifhvun l»#vu* uim Aue 
eemyti# >cc((V. A<t p * 

1 ycratrr uttt rnnealuim aiu# c. 

, w|m ul^AS jL'i-um utituncuu 
[ crafpiCttïv Atunôe ypilcn# y*tt< 

? <y 4 e cUru? c|V. necy (Kxun4 e 
Lc^xe. Ouuyyc ^ue ywVitaet.ihu 
(hum. Aluçty tenu# -vite# nccy 
| Mrc nc^ cnyert aucyù yotcfV. 
in «peu# yrautc cuyuftW A? 
îcrei^m ce ucluyeux^ enpci# 
n ycfUnîttCu# cfV. ymeufi Ubiei 
^ ne yaiityy u|W. uti y (kcettiAZ 
» mrc# teyttf ceuc ?£cmum ec 
^luxtrt UAfitte îfUrmiCM accusa 
tut*. •S’UÂ Cjuicy culyun AUctrrcÇ 

a» nMpctA ttifffetiîè CL. A 
IvTua. \uvù tanta, aua cct. ijiu 
» (VuMe aIuha Ae mejnl ^uuT 
7 mulcn* «HA ynadcfi yeeûi*. ne^ 
| VMprwte ’a eaflbuf m^vf S «je 


ht * 


! 


i<ae cafLé. ce «# nu^nuu^.c yoe ■> 

Mixt ue y m#t«lUn 3km eccu ^ 
ni fUrtr.TlAtn nti jenu# knum ^ 
cryeftum tv oum ce au efh 1 
ica vcC côccc |Wu<* où n» cvl$ 
yen# aIu . aIu cmmi nAtumm 2 
fL4ttÛAU*r^itur ycUt* fnn«, nu 
£*t Milieu..cettfc niC cr*-?<n#.cr-' 

aIu où KuCccmcî Vixm tnUkuir ; 

- •• f 

* t^tmj cyt-ji* fannera (kup ' 

au Tnutcalu f\tt .^cfhxmr cru* 
ym# cefkomc Veneo, ue imcuî. J 
(\e f\nif w(h Omùo; nca ccciCne. 
ce Aiicta (lnc^me.‘l\m# unruyrT 
ccem n#. ixcwr 1>tùn 15m# *jir 

Any kikr cûcta.ncct 1^ î»Atetur. 

OLu# m*4u ymuca# «a. AMnuî 
2*a c(V'<|iu MMtt crajpm# 5weip 
J Ittvam ce i^uuuw états Ajie. 

Cecca. tjcnium c|u# ney mdiuc 
nc<y Am| 4 tt# Aime inAtanuta 
lium efh. incuUu Atxy fVcvteu <r$ . 

ycftcix 1U1 flnile. AÎ yf^rtun t£ j 
mulfic UAtxc*y f^«e ai auc#. 
flTnu clu^cuîc yAmmr."Vcu *v f 


fl *ty*»ÀJ Jt «. 

* ■«« X*. 

*irOuia»A*(tuuT 


W< nu 4 ^âcur* «e tmyu. yjfhtmc 
ex} cuia jixa. yuWicaa. mime m 
\%u «syefKfit euyunSA ui^oitur. 
ynjuy utun knué îumr. nccy 
tlU ^bu# y fUiOcm tu# fine utuy* 



A. D. 1380. — Salluste, Hélium lugurthlnum. 

Milan Biblioteca AmbroMan», L M. pane Mlfiei*o»«. 

Q) 

O 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



mut C|«mTu* <t fiufticmi »ueer.i Tw|xcta-i*i f. îtc q 

lli niîvn lilmr trnyüMU ft j»ti orn cft\ r n#c4ui# et »niii^ Jk mm» 
i.i (V*a«RT cmn uct cùrfiim Kïitw ^‘on#:ri 4 tir ue ;ulm (?»u pniL»° 

__ v^l m «v cnm <^1V ^x4cnr, A.-t »»“ nrrrpu# flfwpi r» TT» » -lit: .y ^ 

Itimimn r<^nir(rtiiH .try> <n'm»‘« J* iKTwbimAiM ^wdin (niMi xdivnM fi>*c «tiHntv»«r 

Jh «nmiiKv»# &tiae(Lm aft Ii mfîr-nr- >vn» Hvr; n -nrj»ifu^»# 

^mi|uru» t^rnJîi ctum %un# flou amlKnltr ^iuim f|vna et 

lu^zitm in^rni ann jcuuv â>imiKiuHi rrmp^lC rum warii »&W\ v ait%# tt^yUri^r TvJ j»»i 
<jm l«vt»^ apium et fxjivyiiJiiun» pL«ilW.»« fccc luhrKiê «tt ç& Tivvtftu mnlle* mtL 
(Kinim et nul»uI<wrJIîm< r/ti»|xrllitci tvnnnmr.Nci} uuv e ai^tcnriUi^ 
tJimkif fiiKft!» ort| Mfu#dK^c.*é 4^ ,*|uil»ii6 4 ^nmu rvNt. CiUrl*MiiXie 

mtrr iv^ ^ Tva>liTMXu».rr Sltte itw^iirii» m prrtiiHurmncin t uctrn# 

cf ttuliiLbr»! îviuMtntiti* 111 mcHiî rrrô «ri-im^ii jujr Tntnnwn. €t rnnpu^ 

pHl tvmliiLitif W fliutiki# jvr iw*# j crnitnm pdx lie ttt »vv 

vwrytof R^anhmnr, ^ytt> timen I*» ik! aQxritJttfHi» itnî \%A «o)iTrif]s|» r^v; 

*U* T L»r luiDiri# et mirlu iJ (raiiÿ iu) üii «tnic^. tu! 1 

pi. tnhiicf *vi| ^ lcT.ivii>ii c^nhrratn. TiKi tu« (r-iirr îutfji ImiUn/i Mn 

iwtft fxvunn, tkim nof» jnnvic.irc .ipu* m< f4n* U lutlcn* nf^», o^lii 



A. D. 1422. — Cicéron, De oratore. 

Rome, Bibli<*ecft V«tkAM»«, OttoboniAiu lit. 2057 , fol. t. 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


















































109 


A. D. 1380. — Salluste, Bellum lugurthinum. 

Milan, Riblioteca Ambrottftiu, L. 68, parte auperiore. 


P age d'un Codex contenant le Hélium Catilinart et le Hélium lugurthinum de Salluste. 

Notre page donne le début du Hélium lugurthinum. Le Codex sc termine ainsi : 
Expiait liber Salustii. lugurtini. Deo gralias. Scrtptus manu Pétri de Votcanls de 
Verona tune Massant commuais Vincent le in millesimo CCCLXXX. Le Codex a donc 
été écrit par un Véronais en 1380. Il appartint d'abord au monastère de Santa Maria 
Coronata de Milan; en 1607, ce monastère en fit don au cardinal Fedcrigo Borromeo, 
pour l'Ambrosiana. Parchemin. Grandeur : 26 X 18,5 cm. 


Gothique italienne. Leu lettre* sont bien 
séparées et nettement formée* Ijeur trait est 
léger; elle* ont aussi bien le» forme* rondes que 
les forme» anguleuse». Les hartes inférieure* 
tinufccnt eu pointe. — Le titre cM en rouge (i. i ; 
finit aie Y est rouge et Idcue (j). A droite et fi 
louche l’écriture est encadrée de lignes ornées 
Lettre» isolées, a est simple a e et e 
sont souvent difficile* k distinguer; tous deux 
pourtant sc distinguent aisément de t 16. 7. k). 


I tantôt a un trait et tantôt n en prend |»oint 
,6 7 14), l'our ni on a souvent un trait vertical 
ondulé (11 aj) Ou trouve I r rond non-seulement 
apii s •, mais aussi après a et e (I, 13. 16; IL 2). 
L’a tond a sornent une forme ouverte allongée 
<*. 7 ). 

Le* abréviations ne sont pas nombreuses. 
On met de préférence un trait borixontal ondulé 
fiout fr et pour r seul, une foès aussi pour nr 

(1. 21 29; II. * IS •« ")• 


G ali Crisgi Salu-itil liber la¬ 
çai liais Incipit. 

K»i*n qne?dur de 
nature su» genus 
S h.immum quod r i imbe- 
cilla etas atque bré¬ 
via es 1 pocius sorte quant virtute 
regat 11 r. Nam contra 9 ) reputando. 
neque manu atiud nuque peeatabiliu* 

10 inventes virtute. magisque nature 
mdustnam hominum quam nra aut 
tempus «Icesae. Sed dus atque im- 
ptratn* vite mort al mm animas est 
qui 9 ) ubi ad gloriam virtutis via 
13 crassatur*), abonde pollens potens- 
que et cUrus est, neque fnrtuna 9 
eget quippc que 9 } pnéititnn, tndu- 
stnam attaque bon»* »rtes neque 
dare neque enpere cutquam potest 
si» Sin captus* pravis cupidinibus ad 
ioerttam et voluptate* cor|*»nt 
pemundutus 9 } eat, pcrtitriosa libidi¬ 
ne pautisper usus. ubi per socordiam 9 ) 
rire», tetnpus, etas. ingcnium de* 

15 fluxere, nature fcnArmila* »<cu*a- 
tur; auatn quique culpam auctures 
ad négocia transférant Quod si bominitnis 
1»<inarum renim tanta cura esvet, quan* 
to studio aliéna ac nu K il pro futur* 

.30 multoque etiam pericuiosa pet tint. neque 
regcfentur a casibus magis quam rege- 


rent eara» et co 11 } magnitudini* proie* 
derent, ut pro mortahbus glorva cter- 
ni bereni Nam uti genus hominum 
coeipmitum ex corpnre et anima eu. 

5 ita res c une te rtudiaqoe otnttti nontra ror- 
pori* alia. alla anuni naturam 
sequuntur. Igitur pvccUra faciès, ma¬ 
gne divitie. ad 19 ) hoc vi» CorjKiris et 
alia omnu buiuscemodi brevi dilabuntur. 

10 At ingemï cgregia farmor* 11 ) siculi 
anima immortaha surit P«»etreino cor* 
ports et fortune M ) bonorum ut inicium 
sic fini* est. Omnsaque orta occidont 
et aucta seneveunt Animus incorruptus 
13 eternus rector humani generis agit 

atque haliet cuncta, neque ipse habetur. 

Qu«» m*ip* pravttas eorum admiran- 
da est, qui, «lediti cor|*ori» ^audits, 
per luxtim et igna vient et stem Mguvit. 

*0 Ceterum *) ingcnium, quo neque melius 
neque ampliu* aliud in natura rrvorta- 
fium est. incuKu*) atque socordia tor- 
pesccrc ilit sinunt, cuin presertkn tam 
niulte varicque sint anuni a rtc», quibu* 11 ) 

25 *umm* clarttuilo paratur *f| Vcrum ex 
liu*t*) m.igtsiratuik et imperia postremo 
cMsmis cura rerum publie arum minime*) rnichi 
hac te m pestât e 91 ) cupiemla videtur 9 *), 
quontam neque virtuli bonus *1 dater neque 
30 illi *•(. qud'ti* |*cr fraudent ius fuit, utwpie 


Ütttcm ékwmt •> «■; * m tê àmm i «1 (mpdmgmW. •) Apr*. /orfwtM «ci « «H t MpsKM* •• So*»it fmHmm*. 
ImMfmUi »> mmmnmmt ; ^ mornmm; /r* W; ••iméüs »i " Mrnifàtm; •• «r.- “1 *•* %U *1 «• •*»l» 

«h 1 U m*\ Aé<U«é OmutlH, im, ni. ••> Suacnt «rfièu»; nrfMnhtr w «»nA«s, m > U *rt mam; *1 W-»# "i S *« 

•miiH par «i trtit -jui k «Mli|0, O ««H* ÀuU fmfïee fm 4f/Wfknr tum fn*4 WAMMl m r# p* k.Wrt #f rré*r**l 

W Si»crit • hnr . fc l kumtmt* 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


A. D. 1422. — Cicéron, De oratore. 

Rome, (Itb)ioteca Vattcana. Ottolwniana Ut *057. fol. 1 


P age d'un manuscrit qui fut copié en 1422 d'un ancien Codex, qui avait été découvert 
dans les archives du chapitre de Lodi (Codex Laudensis). Sur le dernier feuillet, 
en marge <124') on lit : MCCCCXXU, die penultimo Xoivmbcù.ifl. sejoJiniL AmfenJ. 
Cet ancien Codex Lauden$i$ s'est égaré. En marge et quilqifrftdis IliAJigncs 

on trouve de nombreuses corrections et variantes, la plupart : du:)eqim avec4#i ; mention : 
vêtus (1.12). Au dernier feuillet (124-) on trouve la notesuivimfe'/déFrancisCiiWViglcvius 
de Atdiciis : M. Tul/ii Ciceronis de oratore. orator. Hrutus libri Je/iciter expliiiunt, qui 
sunt reverendissimi in Christo patris et domini domlni Franeisci Hossii Mediolanensis. 
eplscopi Cuniant ac comilis. iurisque utrius doctoris. virique gravissimi et pacatissimi 
domini Anlhonii Bossil filii. ducalis consHiarii et quçstoris. Qui très oratoni librt 
correcti. auscuitati. collecti, emendati, eonformati et iustificati fuerunt cum codice Ulo 
vetustissimo et ipsa intuitione religionem quandam mentibus hominum in/erente. quem 
reverendus pater et dominus dominus (Içrardus Landrtanus, tplscopus Laudensis et 
contes, in archtvio ecclesif suq repperit. Utterarum cupidior, per Antonium lohannis 
Simortem Pétri Bossios et me Franciscum Vighrvium de ArdiciLs. qaanvis cursim. 

MCCCCXXV. die XXVI. Apriiis. indit tione tercia. in civitate Papi< studiorum matre . 

Voir te Fac-similé et la transcription de ce feuillet dans Châtelain, Ihtleographie des 
classiques latins, pl. XXB. — L’illuslratio» du haut représente les personnages qui dans 
une propriété de Crassus. à Tusculum, vers l'an 91 avant J.-Ch., tinrent soi-disant les 
discours rapportes par Cicéron dans son écrit : au milieu on voit assis L Licinius Crassus 
et M. Antonius. à droite P. Sulpicius Rufus, à gauche C. Aurclius Cotta et Q Mucius 
Scaevola. Au fond est assis Cicéron, qui écrit sur un rouleau : Cogitanti midii etc. 
Les noms des personnages sont donnés au bas du cadre de l'illustration. An-dessus 
on lit Tusculanum et plat anus 


Gothique italienne Ce n'est pas encore 
t écriture humanistique, les lettre*, en effet, ne 
montrent pâ* encore <1 imitation prononcée de 
I ancienne minuscule carolingienne ; cependant il 
y a c omme un pressentiment «k récriture huma- 
nuûque dans ce» lettre* i«iljjneu*en»cnt formée*. 
l»en proportionnées, nettement séparée*, moitié 


anguleuses et moitié ronde» (voir l écriturc huma* 
niatique pl 114 •>$)- On remarquera U forme de 

r* ( 1 ), g (i.j), • ( 9 V » (• *>- 

Tré» peu d'abréviations L^n trait hurisonta! 
ondulé semblable 4 I ancien a ouvert) *e retrouve 
aussi bien dan* le* mot» M»«m» et w* que dans 

wr ( 1 . 9 . * 7 ). 


Cogitanti rnichi 1 ) sepenumero et memoria vetera rej-ctenti perleati fuisse, frater, 

Illi viden Mêlent, qui m optima re publica, cum et honorihu» et rerum gesUnim glo- 
ria dorèrent, eum vite cursusn teuere potuerunt. ut rel rn negocin t*ne periculo 
vel in ocio cum dignitate esse po%acnt. À«* fuit tempos ïllud cum rnichi quoque 
3 Miitium rcquie*cen«b atque animum ad utriusque iiA»struni prectara stu<ba refeu-nd! fore iustum rt 
prope ab omnibus conCMill case arbitrarer, si infmitus forensium rerum labor et ambitions» 
orcupatio decursu bonorarn etiam etatu» dexu constitisset Quam spem cogitationum et consi- 
borum mritfuin cum graves cutnmunium lrmt*«8fura tum Tarii nostri casu* fefeHerunt. Nam 
qui locus quietis et trattqulllltam plcni**imus fore ndebatur, In eo maxime molle* mole- 
10 stiarum et tiirbulentiwimc trmt'rstatc* extiterunt. Neque vero nobi* cupientibus *t«jue op- 
tantibu» It uct u» ocii <latus est ad cas arte», qiiibu* a pueris dédit i ftumus, cdcbrantlaa 
inter nosque rccolcndas; et 9 } etate incklimus in ipaam perturbationem diarlplsiie veteris 
et consuUtu devtmmu» in medium rerum omnium certaine» atque discrimcn, et hoc tempus 
omne po*t consulatum obiccimu» lu* ductibus qui per nos A commun! perte depuis! tn nou- 
13 mctqiocu rcdumlarent Sed tamen in bi» vel gspentatibu* rerum vel angusih» tem|K»nv 

obsequar studii» mutm et quantum nui hi vel frau» inimxrorum vel cause amhcorum vel re* 
puMica tnbuet ocii, ad setibendum potissrmum confcram. Tibi vero, frater. neque hortanti deeiu 
neque roganti; nam neque auturitate quisquam apud me plu* te valere potest neque voluntate. 


Surent • s*»*», * itbm* fnm* 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 







A. D. 1384. — Glossaire allemand-latin. 

l'ntxwrj; (Sui*v . couvent de» CofdeJtef», Cod. A*, p. 19. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


^ yfl tnwS • S* r . (xr • 

j££o»*i (w CAjyy^* 2 *^***<» G 

tfiU- Gn*T f»*aCt» W C iq ûl 

i tue Soûf n».®) twoUa S.u$» h^aio 1 

ÿiu .*.vavv*c . G.****#- Wta* *“ P* 

f 3 «à, V*f*U*C* ** ™ 

» « * 

«S»Ol -îV««t 

/^UMT C 1- 1 

*»d6 jwa *v 

V* S» jtno |Hn 4 W' 

c Ml (MVl^.'VVIU* 

4Ï*f +*+ <^K- .»/ . PH 

|> 9 t ca>i% / dt'.tiâi) / v>— l-4^C» 




V*. 





■*4 





Al? 

^ v*Tutir a mwu« : Çft? 1 gJ^c4iÆ^ 

^te«Sb s £y%4r uii CLT f»w CTu u« h«a 



ns|sâGfcr5£$5*. 


ho 4 



“"S^v 

P p B*. «î 

p É^prrvC"|X*~jO 


; 


^PVjw «^4 


4 Î 4 ^ %» » 4 A| X 


rsseja^is 





ZSraE&SSl 


VcS^ru ^Wc r *14v^>*<civ 4 ^ /A)i|Uv' 

^jca r- 1 puwi ^ y* 


• s 


S J > 


30 


••• • • • ••••«. ?•• % : :.% 
! • • ♦ • !. • • !._• î*.î 5 .*,» 


A* D» 1404. — Sermons de S. Vincent Ferrler. 

Fribourg Sait*#)* couvent de* Cordeliers. Cod. és, fol. Ai. 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 


























A. D. 1384. — Glossaire allemand-latin. 

Fribourg (Suisse). couvent de» Cordeliers* Cod. 66, p. 19 

U ne page d’un glossaire allemand-latin et latin-allemand composé par Closener de Strasbourg 
et que Frédéric d’Aniberg, gardien du couvent des Franciscains de Fribourg en Suisse, 
fit copier à Fribourg-en-Brisgau en 1384, A la page 202 on trouve la note suivante : Ego /rater 
Fridericus , mintster fratrum minorum provincie superioris Alemanle. nacre théologie prof essor, 
feci conscribi hoc vocabulartum in Friburgo Rrisgawie an no Dominé M. CCC. LXXXIV.. 
composé tu m per quendam presbiterum de Argentine dictum Closener. Manuscrit sur papier. 
Grandeur : 21,5 X 14 ctn. Le glossaire allemand-latin est l’œuvre de deux copistes : le premier 
a travaillé jusqu'à la page 30, le second de 31 à 42; du second aussi est le glossaire latin- 
allemand. Il a mis son nom à la fin, p. 202 : Qui me scribtbat Oregorius nomen habebat . 
Dec gratins . Noire Fac-similé offre un exemple de récriture du premier copiste. Sur d’autres 
glossaires voir Laurcntius Dicfcnbach, Gtossarium latino-germanicum mediae et infimae aetatis , 
Francfort-sur-le-Main 1857. 

L'écriture est fortement cursive Ixs c«t souvent séparé du trait principal^ 4. 7). 1 prend un 
initiales des mots sont mises en vedette jmr un trait. trait ou un point (l.s; II,* ni Au-dessus de l’u on a 

Lettres isolées a est simple (t. s), c et I sont un petit * et une fo»s un petit trait, pour marquer 6 

souvent impossibles à distinguer; souvent pourtant (T, j 9; (1,15.20)1 De même, on a mis au-dessus de l u 
dan» le I le trait vertical dépasse la barre (S. 9); dans un petit crochet pour marquer 11 < 11 , 30.40). Souvent 

les cas douteux J'ai consulté le texte du glossaire pour signifier a long, on ae sert d'an petit accent 

latin-allemand ou j’ai choisi la lecture qui wt trouve circonflexe (I, $. 44 $ 9 Si S* 33)- Le * rrwcmWe 

dan» le glossaire de Diefenbach L> ressemble au f. fort au h, il est pourtant plus arrondi 127, 3 jL 

ixjurtant aon crochet, qui remplace l'exil d’autrefois. 


kolb 

clava»), cotitus 

kriecbe 

piunum vel |>futtcl!«im 

kol 

carbo 

kriechb6m 

priints» vel prune lus 

kûlekrOt 

cau'is vel btaatca 

KnechctiUnt 

Grscit, Achadia Dalmacia. 

Kodc f ), civrtas. 

Colon ta 

Elloda*. Kmpirus. Ilhricus. Mac c< Ion ta 

5 koltorse 

msguderis 

5 Kriechenvolg 

rireci. Mirmidonc», Argivi. 

koler 

colUrium 

Athmicnsc». Danav r loties 

kopete, piscis, 

empito 

PM 

lis vel briga 

koplc oder napf 

cèfihu» vcl crater 

krieger oiler kriegmacher proegx 

kôpfelin, sirlx 

est avis nocturna 

krimelkrdt 

il t niulg 

io kor 

corus 

10 krtmmcnd sicchtagc colna vel visa* a passio 

horp 

cophinua vel cortiis 

krimmen 

colera 

kurbehn 

»|Ktrtula vel caUlus 

k n ppc 

prête pe 

korSisrhof 

archydiaconus 

kristaile 

cristallus 

kocherre 

pellicatu» 

kncxe'ftcorh 

litillkus 

i S kurscbuler 

cocalis 

15 kr«\*» r c»ns helmes crista vd conus 

kom 

frumentum vel blad-im 

krone 

corons, dyatktrta 

kornhus 

granarium. tysananum 

kropf 

struma 

kornminci 

calantetnum, hetba 

kr6j»fc 

unguia vel fuscinula 

kornkAifer 

a un»» vendit or 

krostei 

car.: la go 

20 ko»t 

expense 

so krôse 

viscera vel inteviinum 

kostc an gcutlichem genht sport uta 

kr< 

bufTo vel botraca 

Kostenexe *J 

( on»Uncia. civitas 

kruttenblûme 

buta’înos 

kottcflcisch 

tfipa vel omasum 

kruft 

cripta 

kotis 

lodex 

krhg 

ampboro. sityla, idns 

*S koczenklest 

melota vel laccrna 

25 krtigehn 

cunica 

kociung 

vomit us 

krucke 

podium, gi|>sa vel gerula 

kraft 

vigor vel vis 

krump 

cunrus 

krsg 

lien 

knompoder 

varies 

k rafle 

corailus 

krumlTvtege oder krumtiersnck Code-a 

3o krainpf 

»pa»nt«i» 

30 krumpfOaviger 

siroens 

krsneh 

gm» vel gTeon 

krûselehter 

crispus vel ensper 

kranichsnaliel 

nquilegia, herba 

ktûselin 

cmaibuhim 

kranker 

dctiiiis vel vdis 

kilt 

hetba vd olu» 

krappfe 

ht toc res 

knitckrr 

herbularius 

35 kretn 

cancer 

35 krutelehte 

herbule 

krege») 

comix vel estcmulus 

krutgarte 

ortus herbaium 

kreis 

etreus vel circuits» 

krucxgang 

ambvtus vel proceiaio 

kremer 

knaütor 

krucxe 

u ru x 

kremcrhulle 

cadirca •) 

krucxeblfime 

iris 

40 krevse 

gracius, piscis 

40 krOcxelunge 

tmllacio 

kresse. herba, 

naaturtium 

kA 

vtcca 

kretenstem 

crut» 

k&fleisch 

carnes vaccine 

kftCSC, av«A 

alietui 

kubel 

cuppa vel teca 

krtcsigchût 

prurigo 

kubelin 

cubelc 

45 kride 

creta 

45 ktVhe 

tort» vcl tor<Muvta 



kfichelin 

tnstula vel tortulus 


•j On «rail écria. erreur, k ■» Pin* ta partie «line «Ilcman4e au ■ JCdifc. *| n» nnwiw rvméfor «i dana la punie 

la»-re allemande • r aat au «cm • On a emémrxm 4ana la partie lafttaa-alienaade. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


A. D. 1404. — Sermons de S. Vincent Ferrler. 

Fribourg (Suisse , couvent des Cordeliers. Cod. 61. fol 61 


M anuscrit sur papier, 21 X 15 cm., écrit par Frédéric d’Amberg, gardien du 
couvent franciscain de Fribourg et» Suisse, et provincial pour la province de 
la Haute-Allemagne (de l’obcdicncc d'Avignon). Frédéric d'Antberg accompagna 
S. Vincent Ferrier et transcrivit les sermons que le Saint prêcha à Fribourg et dans 
les environs. Au loi. 45. il commence les sermons par les mots suivants : Notandum 
est, quod anno Domini .Vf* CCCC. IV* quidam famosus predicator de ordine lacobi • 
(arum, nomine magister Vincencius FerrarU, de Valencia magna oriundus, ad Fri- 
burgum OediHandie applicuit, et in medio Quadragesime ibidem predicare ceplt. 
per totam iUam septimanam, postea vero se transtutit ad villas cireumiacentes. 
Quem ego (rater Fridericus minister fratrum minorum provincie superioris Alemanie, 
sacre théologie professor, associons et sequens usque ad dominicam Palmarum re¬ 
portai* omnes sermones, quos tune predlcavit, de ore suo, meliori modo quo potui, 
et in sexternis sequentibus propria manu conscripsi etc. 


L'écriture est fortement cursive. La 
plupart du temps les lettres des mots sont liées 
les unes aux autres 

Lettre» Isolées, s a toujours la forme 
simple <i. il t n a pas d'«cil, mais seule ment un 
petit crochet, la plupart du temps séparé du trait 
principal (i la d ordinaire un trait quelque¬ 
fois un point (asvie/eb, 34; ftdptrt, 37 )• k* boude 
du p est d’ordinaire ouverte en haut 37 V t a 
une coulée et ressemble k h •>««*# wré nia tm, 5). 

Les signes d’abréviation sont souvent 
unis k une lettre du mot (1.4.51, La finale des 
mot» est souvent remplacée par un trait oblique 


ou par une coulée (mmudnrn, 4; «il wm, 14; ertimhj, *0). 
Souvent pour marquer l'abréviation, plusieurs 
lettres finales sont suscrite» ^>rWu«, 3; kuvr. 
im*mws, 11 ; /damé; 15). Le signe pour tf prend 
Ici une autre forme qu’autrefois; auparavant, en 
effet, c’était un trait droit en haut et arrondi 
vers U base, maintenant au contraire il est droit 
en 1 ms et arrondi en haut; le signe ressemble 
à l’r rond i’t*. 23V Voir l'abréviation pour 
l*ei U7>* 

Heaiuoup de chiffres arabes (1.1.7 * 24). 

On remarque?a la façon d écrue c.utUte (*5. 
1Q. 36), Jmjrnmtn* (il), 17). lo). 


lu l’riburg» fsna quints p+«t Lelart .') Ih eitrvasu iuéirto. 61 

..Visitarit pleliem suam~, Lace 7*. I>e extremo kudicio lo- 
quendo notandum. quod dies ilia vocal ur dies fitiabs retribofkjnis, 
quia tune Üeus vbitabit mundum, malis dando prrpctuam 
5 dampnacsoncm, boni» vero vitam cternam. yuapropter in sacra 

scriptura repcriunlur Ires visita* tonc* Dei a pnnciplo mumii 

uvque in finens. fi Prima est*) de miacricurUU copïosa fi a* de graci.»*i vtmiosa 
fi 3* de iiistlcia ngorosaty. g Prima fuit in incamsrione; fi i* in ho*i»c 
conseciacione*), ubi «ctnper presens est; fi 3* in indien extremi 
10 prima cxccuoone. Dicvt igitur emangrbum n Visita vit** etc. Dtco igitur primo, 
quod Cbnstus Icsus visitavvt nos pcopris in perton» in incurnsoone, 
qu.mdo de smu Patria propter nostram salutem deserndere dtng- 
natus est in ulerum mains, nostram raturam assumens. fi In qua 
eciam in hoc mundo humillter conversât us est, de loro ad locum 
15 eundo, predicando, ictunando, or.indu», mit seuls farleitdo, 

no« sua*} magna mtsericocdia convertendo. etc de ahis. 7 ) 

Kccc quam d;ngna visiucio plena misencordie* fi Sscut emm sol 
nos visitât a m.mc nsque radiu» et calorein nobi» 
emittendo, s k Christus Icmib ab Imrs prime »ue vue 1 * toque mi mor- 
jo tem misit nobi» habundanter calorcm sue caritatis. ri- 

dus*i sue doctrinaux instruction,* nos iUumtnando. 

Dicamus îgilur ribi: ..Bencxbctu* Duminu» Iléus Israël, quia visi- 
tavir* etc. Luce i*. »i ..llluminare H ) hii» qui tn tenebns*' etc. Psalmo. ts ) 
j* t)ic»t ergo: , Visilavit phbem" etc. fi i* vimiaoone est nobis 
25 presens rottidle in altans aacnficio. quando ipee KiUus !>et «d 

verba sucer dot is deMcmiit de celo sub accidentibns 

latitando fi Ista est certa grocUisa vüàla» io. Kxemplum: Nam ,' M », 
si hospitale |>auperum haberet multos mfirmos, et unua # 

medicuv visirarct eos cottidie, gratis de ipsrs cursm #### t .{^ 

30 halendo, faceret et» magnant graciom fi Sic est de nobis, ,«•' 

Nam nos sumus inlirmi m peccatU muftis. f>uapropter ad 
medirum nostrum dévoie i lavnare debrmu» dteentes: „Miserere •••♦ ;;;; 
mei. I>omliie. quoniam infirmus sum. sans rut '* Psalmo. Nam l ■ 

omnes sumu» mtirmi. unus de superbia. aller de avaikia *' , •***» 

3j etc fi Ideo tnedicus nnuter lesu» sua gTacsoaa tnisericordis non tf* ,?A 

»itat cottidie. dans nobis pteoosam me»ltcinam sui sacri W 

corporia H sanguin» quam quilibrt in fesbt Pasce recipere ‘, t ,* V;/ 

•••« •••• 

• La 4lminchi L<tel*'* eai I» ««Mcâa 4* Urlaa, il ort »oe ao«a éi jnoiit» »•• ém U MtM 

*• i«* 4 , I* y> M*r«, le f é*aii .l..a^ U g Mé,n m la fbt%m f»i*A« 4li U »| **»• 

m < «V Mi»er»i *1 a -h^m iMtra Ica irti trait*, placée au 4*aaa«e. qua fnina date être lairrcalé ici *\ Mf»r<ua 

•uicr.t 9 i 11 y e t«a aei rayé #« tailla * été êcatt apece cauji *1 U trait atoérlat U «al leeeU ’l Aprêa mhu» vital ue 
..(•a »*»|uar»t le p*r»«revbe *1 tes fr.wd I aapaaactuè. *» ri te tuait *5 Cwrigé. ** Steeerll **' A tm q«iU aawMa, 
le capvo »yei« aaie €*Sorl us ngne at*fé«»«ol peur au et mmàm U l eNa^a. •* Lmtt «at barré 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




IO 


- mM ‘itiCtrobcr fmcoup lir• 
onttr- ob cr gotfli ùftrar 
(Kwr*>»fi ttd)t t) 4 f cr (b et rcbct 
ï,, fcrjjnvfijct tPtrr-vtio nrr cr ftt wt 
entrai tofHjof tît-oïtrcrocra auitni 
-, crfolaulrrbifrm crftw Hngm 
ocm pMtmn gutfctt ocr loi fine 
~ crftbiftfpfr WngraviiO ocr nwjr 
mnittrolirtomifii- 
,U)iC ituin ücu hrm^cnpflcr-ûn/ 


> 43 | 

1 




, ^ m * ttI curai bfruigcnvdcn 

AJtvtl 04; fol mon nui ’tffutubc 
g' futrtj'VnO Ut ma# oir fiirflru npr m 


•5 


; «4 


20 


30 


Otc ftar-fo uwgtu fi w mit rcrijcr «* 
f;| root crawlai wr ocrftar-Vtio 4lo fi 
ira WiMf hcfintfo fot cr o»r l«tr- 
| o te 04 roue fuir -cadjtr tira c oaa 
' cr wm Ocr liât var VnD alo fi fret# 
Y ,, tuuriicu m Dcraljtr fmr jjuvcfrn- 
fo fol fi trr btfdpf wn raegeut^ îf 
? bnnne nni-Uo fi 04r nrar fint ftdi$ 
] i w tidjco vuo emm tug-fo (lillrur 0 
" itur redite oüc b ilrürfïc rr brame tvn 

| vtiowtlffrbumgcrnwgftbnmjf 
mïwtwbftcflpan- 

* tbcraubmng-crroclcr* -cjrui- 
A^Vra bûmjnUlm tnvclcu Ort 
"pbafira fiiriten voO vtrrlcvc 
r (urficur £>crbttftpfvon tmgrop 
î i ift K«mlcr ;ctMtlil)Ctti lauttîcr 
botoie entra (tnwncitn armai* 
fer biûtpf vott tnrrr OicaiiOa 



•'il 


K 



3 S 


biûfpf wn bolnc oie onttr 
nimmlçtH rtàattycmdç 
au ocrftunme OcrpbaUmftjjralv 
- vorormecwruljco tra^fRfîtr 
fol irai Wtwf ore entra fdiû^on 


fitrougin-t>crauicr an Ocr 
fhromc tlt CrrIjruoj-vonf.ubfni 
cro nd)cv marHilMldi-Ocr fol crm 
bûiugt fin ftvert rnigra-tflDcr 
buripf von bôtac oa tlt Kutfilcr 
;fl4mp4nra-r <î)crvou tnerd 
tlt bauPlcr-u trro btinjrabîfarlc 
0* f wt Dm a mpr Ote fprrar ra irr 
bint-C t>cr bnttt tlt o' nwrbjtn 
uc von broniraburQ: cro ntl ttS r 
bomcrrrirr fol Ocui hmifrtiwir 
fccr vtcrir tn - orlrmoj' 
wn potm-cro ndico ûbcnkîrr 
fol Don hirogeira entra bcdicr 

twgtn-<rc >lf vter ftillra tûrfric 

ui4u fm von vatttr vno von mur 
Oitr wn cnirvconic-^ttO tvcrnur fi 
m cnvdm fo fullm fi cm Ipradr 
gcbinra lim^cftmibrafititoïc 
ftillra gcbicmi ocra btlrtof von 
tttcgntp bi erra pntmc-vno fi*l fi 
ocr itbaUcafegnifr vom nncgrbif 
tra br ocr «ibtofi fnllcn oargebre 
tra xu ocra gcfprabc tr gcfcllm 

Ote tmt m oa tvrtcn fnllra-oar tta 
di ccn atioû fitrftra 4lo vtl fitrgr 
s jpalra ttragru-fcii vontltcrrfiir 
| .(tra vttgcraïc gtfiset ob on 4u eut 
jcudllrar-vtcriW oraanonoao 
H otc oty ernvutra ftiUcn volgra- _ 

J ^ vno if fol otemiurc wlgr orranr 

€ ^fiOtcflir(tracnvdcrt c>rai)-. 

fi otc ftintra cnoclra fb 
^■ ^B lfttllra fi «fera brtligra foin 
J^ptOurdt Ulr tratb Ourdi leur 
notb ounfi gwtro traerroa^ mge 




I to 


.. 






20 


*5 


v 


3 o 


35 




• : 

- 


i 

fil I 


A. D. 1410. — Collection de lois dite Schwabenspiegel*. 

Fribourg i'Suts*e). Arrhirc* cantonale*: Diverse», 42, fol. 6o*. 


0 


Digitized by 

UMVEB51.TY QF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSIJY QE-CALIF.Q.RN1A 


































A. D. 1410. — Collection de lois dite Sohwabenspiegel • 

Fribourg (Suisse). Archives cantonales : Diverses, 42, fol- 6o*. 


M anuscrit sur parchemin. Grandeur : 50 X 36 cm. Notre Fac-similé contient les chapitres sur l’élection du roi. A la fin, fol. 135’ on lit : 

Diss buoch ist Henslin Verbers, geborn l’on Bresslaw. eins des rates und burger ze Friburg in Oditelant. Der selbe Henslin Verber 
hiess schriben diss buoch, und bat geschriben Bruoder Gerhart l’on Franken, barfuossen orden. do man zalt nadi Gottes geburt viertzehen 
hundert iar und zehen iar. Le Codex a donc été écrit par Gérard de Franconic, des frères mineurs, en 1410. — Les feuillets sont comptés 
de façon à ce que, le livre étant ouvert, on a à gauche la foliotation marquée en bleu et à droite la même foliotation en rouge. — Voir la 
description du manuscrit dans J. Schneuwly, archiviste d’état, dans le Fribourg artistique à travers les âges, 1891, planches VL XIV. 


Minuscule gothique. L’écriture se rapproche de la grosse gothique, 
appelée lettn <û ftrmt, qui fut employée en particulier pour les Missels et autres 
manuscrits liturgiques, d’où l’appellation en allemand d’écriture de Missel i«Mis*ale* 
ou «Missale-Schrift»)- Pourtant on n'y trouve pas toujours la double brisure des 
traits de* lettres, caractéristique dans la Uttre de >rw, à comparer par ex. h dans 
th (l.s) avec b dans bisduf i£)\ 4 dans dot (ta), der (i$) avec d dans Jeu, die (16.17); 
de plus les e dan* tint n, trwtlen (il); comp. aussi d, e, o lignes t. a. 26 27. 28. 
Certaine* lettre», en particulier r et t, ont souvent des traits d'ornementation déliés; 
voir par ex. r (1. a), t (1. 3. 4)1 de plus f (32. 33). g (10. 11. 26). — Les titres de 
chapitres sont écrits à l'encre rouge (10. a6). Les initiales sont alternativement 
bleues et rouges : sur notre page 4 est bleu, H rouge, S bleu. De même les signes 
de paragraphes (grand C) sont alternativement bleu et rouge : ligne 1, le signe 
est rouge; ligne 2 il est bleu. 

Lettres isolées, aala double panse (t). Souvent i porte un trait délié, 
en particulier en liaison avec ni n. u; souvent le trait fait défaut (1—9). Voir la 
forme de k (3.6). n tant en haut qu'en bas est généralement fermé par un trait fin; 


u au contraire n'est fermé qu'en bas (t. 2. 4). Sur l'o on a un point ou deux traits 
obliques pour indiquer « (L 3 33; ». 5 *)• Voir s* (3). Le trait vertical du t 
dépasse de beaucoup la barre; celle-ci se trouve souvent tout entière du côté 
droit du trait vertical (1. 2. 3). Au commencement des mots u et v sont la plupart 
du temps rendus fuir t pointu, dans le corps des mots par u rond ( 1 ,4.5.15 ; II, 10.29; 
voir des exceptions dans «nût», 1 ,13, «tûn». I, 23, et dans «uf», II, 35); Il est la 
plupart du temps marqué par u surmonté d'un point, une fois par u surmonté 
de deux points obliques (2.5. 10. 11. 13); l'o qui souvent se trouve placé sur l u. 
est fait d’un petit trait très fin (4 ta). Voir la forme de y (col. I, I. a* 34). et de c 
(col. IL L 6. 7. 8). 

Peu d'abréviations. Il n'y a d'abréviations que pour ni n et tr (7.33 33 34 >- 

Beaucoup de liaisons de boucles; voir 3 * (1,6), <&(I,i-S 6), ht (II, 12.15). 
h* (I, 8. 20). 

Pour la ponctuation aussi bien pour la grande que pour la petite pause 
on a un point à mi-hauteur de* lettres (1. 2. 3. 4). 

A la fin des ligne* un trait d'union délié (2. 3. ao). 


§ Daz ander, ob er »n e-wip lat. 

§ Daz dritte, ob er gotshùscr icr- 
stûret. Disi recht hat er, *0 er ic kei- 
acr gewihet wirt; und tût er da vor 
$ emem bise ho f ût, oder einem andern, 
er sol es alier bi dem ersten klagen 
dem phalkntzgrafen ; der sol sinem 
ertzbischofe klagen, und der mag 
in mit techt bannen. 

10 Wle man den kknig »rw*lrl. CXXW. *) 

Als man einen kunig erwelen 
wil, daz sol man tûn ze Franken- 
furth. Und lat man die fursten nût in 
die stat, so mttgen si in mit rechte*) 

15 wol erwelen vor der stat. Und als si 
den kunig kiesent, so sol er die lûte, 
die da inné sint, ze achte tûn, e das 
er von der stat var. Und als si sechs 
wuchen in der ahtc sint gewesen, 

20 so sol si der bischof von Megentze ze- 
banne tûn. Als si dar inné sint sechs 
wûchen und einen tag, so sQllent ai 
mit rechte aile bischoffe zebanne tûn. 

Und wil der kûnig, er mag si bringen 
23 in des babstes pan. 

ffer den kttuig erwelet. CXXIIl.*) 

Den ktinig sùllen erwelen dri 
phaffen fürsten und vier lcyen 
fûrsten. § Der bischof von Nlegents 
30 ist kantzier ze tütschem lande; der 
hat die ersten stimme an der wal. 

§ Der bischof von Triere die andern. 
g Der bischof von Kôlne die dritten. 
g Under den leyen ist der erst ze welcn 
35 an der stimme der phallentzgrafe 
vom Rine, des riches truchseze; der 
sol dem kânig d»e ersten schûzlon 


fût tragen. # Der ander an der 
stimme ist der hertzog von Sachsen. 
des riches markBchalch; der sol dem 
kûnige sin swert tragen. § Der 
5 bischof von Kôlne der ist kantzier 
ze Lampartcn. § Der von Trier der 
ist kantzier zû dem kûngrich ze Arle. 

Daz sint drû ampt die hôrent zû der 
küre. S Der dritte ist der markgra- 
10 ve von Brandenburg, des riches 

kamerer; der sol dem kûnige wasser 
geben. § Der vierde ist der hertzog 
von Peyern, des riches schenke; der 
sol dem kûnige den ersten becher 
15 tragen. $ Die vier süllen tûtsche 
man sin von vatter und von muter 
oder von cinwedcrme Und wenne si 
in erwelen, so sullen si ein sprache 
gebieten hin ze Frankenfurt. Die 
20 sullen gebieten dem bischof von 
Megentz bi dem panne, und sol si 
der phallentzgrafe vom Rine gebie¬ 
ten by der ahte. Si süllen dar gebie¬ 
ten zû dem gesprcche ir gesellen, 

25 die mit in da welen süllen; dar na- 
ch den andern fürsten, als vil si ir gc- 
haben mügen. Da von ist der für¬ 
sten ungerade geseczet: ob dn an ein 
gcvallent, vier an den andern, das 
30 die dry den vicren süllen volgen. 

Und ie sol die minre volge der mere 
volge volgen. Daz ist an aller kûr recht 
E si die fünden erwelen. CXXIV.«) 
So si die fûrsten erwelen, so 
35 süllen si uf den heiligen swern, 
daz si dure h libe noch durch leide 
noch durch gûtes mietc, das in ge- 


*) Çomfè <U CX11 

• • 


*1 11 «tsa^U que lot tr dit» opté» 


• • 

» 



recht r *>t»i été fait» pouf remplir la lift»# icomp pi. 107'. 


•) Corrifé <i« CXlll. 


• Coriigé de CXIV 



Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CAI IFORNIA 










112 


•5 


*5 


50 


35 


40 


45 




mu 



^Vn 




im^Ih^ bilfiiMni* ûMilhhinom*ni .\ndl>K»^|linhth jnimiU 
et vmni4*niç tviinlii.^ v»i^Y pïn^ifTtffl irrrltai-A vpi c^K^inAi# 


^mUi(urpî»Dii 4 nf\*rhim et pUum 

tfiitirïlin-* 


^ hihiu *.*f Un'li/nt (»t 

rî|i»iivnii i»vmi |w cVifbbultittt nnî r^piuu ' cn>:>nur \ 

^uc w>ni4ii4*:mr,pniiirtiitr ] nntm° 2 tttr rivnmrcrn) 

(îiu* (ohumtu^ luivr vt>\eho -lythn tin~4tn 


IO 


20 


n* tuMï*.\r “Oi 
et (ui+Ia ilia 
jhmAutr 

y 

p 

nn^t miiwuiu*) 

finir f4<hî4*ft- 4*f,|?iuillîiiu evit tHTÎuuV iTfw firniii et valibtini 
lit- rnnuyi.t lî prt’t'miifv' fiy* mrhmi POiVf* *c¥ ni ivtui* et hvnnttite 
{mur {mpintii min |.w}i»t;iiin*iim Nrbint cffpVan^ no 
Ï>t* mnj|n4 vp.uu? tiNrli J»n|\\nnt -et vov c»r.int>ufiii et bû>i*-honr 
fK nia J»t»turv:t* bm et lmi*> un fvlm* nn*m«>i*ic *ec i>ftMtintum nuu 
tTirhi*]; cl> ntrn* Cnfibiiluiii fui|,viij un*»1iuû>i irranouc ^ 4 *im| 
Idîiiid ii i nLj^viiHiiii(’ eîr >m tttn t*f*i l'j.nllinm 

fTit-v*” . \ tillfmtio^iiA>:iii^pnitfiHii^ninr{itii^fnn^ bw**vi )ipuct»i* ô>u(7n* 
hnppoli ni|?.ilUn^ nrb ^MÎik^nuni In* rufcn* nnnm m>V 

jppiJ iiumv ^ni|xnn.tli mm ivuVun aini^i bnILt 

I i iwittou pitaulx ionlwuciiiapolimn lut bulla plutilva 

v*>ni>7iiinii4>tvlimim* itaitr R»nt«r vniu 
(7%!»* Ptnarrryt K’iunt^tlTtnn* l'.t&nultbu* re*tU.u\'eahe 
it|,n* er onmtbiiv >ru<*nc* ut **rnPÏV ts.WÎlinf 

|cr rÔ4Vrrnn*ni imrfp vrbt* 4 'uimt>ni c.i finnvr mrimrv it.inun 
na ijiiüli Ira* K-v* wrvjMitni Aurlvniu c^ni ‘3 h 

>cn *ff .ilUüm NfCtMlpt* i.iav r i*r*>t«yt4* no^iiti oiMfvrv^ 

»n* et rvlanptitbn* rhimut L»u noi-nnii»t*«\>u*.«»» 4 nii 




et miünt* ilïiirjp vniftin» p>irH nr ev 
bne-rvL'.utv nr.i frirh* et mnm L~èU 


ni* cni tn>ftuin* 
pinmlnt* patvf Tintfi\v IrÿTinotii 
mrh* et finw ^Imhi^iur ollvn^â uJ> pfrnufrîiiV 
mnmi nroîlhu^ir ivw nr humuimivr lui wlnum* et 
;\> |>U‘u* ItiiiViti rr*T»l«li et *u>vm >i/^ltn^uc l^ iniltitV^ 

^iifu’iifv* fî et tTunliii vnnitrntni fnbpnria oniuut mnit) 

ru> h'K’itfiu ab clll* (rb’in anuo|iiii «nbtttmt et rD^tt*fitbmmt 
cbiiolni fi4*1 C>tii 4 >inni I»U*m: tmii^Lidi ff lîiiii?Ir (îbiii fr*mu* ann 
rrmiwrincpi-Ê cVnnliPi-*! <rt illub i>mli^ jft»banfr itifnli 
COiinlit? viMmmthT et a>na>:>tr\-t»itfJulîmi hnf Krttiû Uiûiv 
m bubimitrvi* pf inu* fOiirt>n*+iMif t*f li tv* ‘fluf emmu bi rh\ 

fîii*2if- t-ôcvlïa crniîîniufa .ilbi riTiir ptv ulmv* legTiaence 

aZ> r.nn nrt r\ntr fTtrHt* împrbim \>ezo fint tVrlufTa et effnto 

I ^ * 

,üph’»‘ rpanv nm»lhtnn.K' nr >nu *lr ^uonuni >K mm 

npr hiiimnt jMit^firubmitri htixn-ifH* olKmbtr cp If^untuifiti fZniuni» 
fn*nr j> tfh* • *rl>armfn ito* dut Iri* cr rc!.iru>mbn* (îiox-ü c»r.tfx>*—^ 


un 





















ct nurhuni amkl/tafPV* nvi* fitnnliaîr Jiupety^ptffO 

iu*rhaim Vmrtnn paLvLxfiT nwikviVn tt b«>uar.iii>i(Ittim niTim/matuir/n* . 

* • i •:•::**./ {; 

. • • •• • • • « 

• •••.•. ♦*, *. • • * 

• . ••• • • •• *. ; *V : > : /•; 

• • ••• • • • ‘/VA 




i*ost A. D. 1433. — Décrets du concile de Bâle. 

Paris. Ribliotht-quc Nationale, M*. lat moi. fol. 47 


Digitized by 

IINIIVFR^ITY OF CAI IFDRM IA 


Original from 










poat A. D. 1433. — Décrets du concile de Bâle. 

Paris. Bibliothèque Nationale, Ma. lat. 12101, fol. 47. 


P age d’une copie des décrets du concile de Bâle, collationnée et vérifiée par les notaires du concile Michel Galteri et Thomas Chesneloti. 

On trouve l’attestation originale de ces notaires sur nombre de feuillets du manuscrit, par ex. fol. 95 : Collationata et auscultata surit 
décréta suprascripta cum origirta/ibus ipsius sacri generalis concilii Basiliensis per me Michaelem Galteri. notarium eiusdem, et concordant . 
Michael Galteri. Idem per me Thomarn Chesneloti (après chaque signature, un paraphe de notaire). Parchemin. Grandeur : 34,5 X 25 cm. 
Notre page donne, traduites en latin, les lettres de créance, des envoyés de l’Empereur et du Patriarche de Constantinople. Voir Mansi, 
Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, 29, 96; Monumenta conciUorum generalium saeculi XV. de l’Académie devienne, 2, 756. 
Les notaires en question sont souvent mentionnés dans les documents du concile de Bâle; voir les noms dans le registre de Haller, Concilium 
Basiliense, Studien und Dokumente, Bâle, depuis 1896; dans le II 0 vol., pag. 540, Chesneloti est appelé decanus S. Simphoriani Remensis. 
Dans la date (15) l'année est indiquée selon l’ère byzantine et selon l’érc chrétienne : pour convertir les années byzantines en années chrétiennes, 
on retranche 5508 toutes les fois qu’il s'agit de dates de Janvier au 31 Août, et 5509 quand il s’agit de dates du 1« Septembre à la fin de l’année. 


Mînu*cule gothique. Elle «'inspire de l’écriture humanistique. Les 
lettres sont aussi larges que hautes. Les formes arrondies y sont nombreuses, l’eu 
d'abréviations. Sans doute le copiste avait vu des manuscrits anciens ou connaissait 
la nouvelle écriture humanistique. — Le titre, ligne 20, est d'une autre main; il se 
trouve sur un grattage; on peut encore parfaitement distinguer le mot fhémbea 
de la première écriture. 

Lettres isolées, e parfois a une forme qui imite (ancienne onciale, en 
particulier dans et (2. 21). I souvent est surmonté d'un trait; souvent le trait est 
omis (1. 2). I.e double I est relié en haut par un trait (1. 18). Les jambages de 
111. n. u ne sont pas reliés du tout, ou ils ne le sont que par un petit trait An, 
à peine visible, aussi ces lettres sont-elles difficiles à distinguer (ai. 22). On trouve 


l’r rond après o, a. il. e (5.16. 22); on remarquera la forme du grand lt (21. 22. 25Ï. 
Voir l’a rond (1), lt (24. 27), y (a). 

Peu d'abréviations. Le signe commun d'abréviation est le plus souvent 
un long trait horizontal, avec un point au milieu (21. 22); le point fait défaut 
quand le trait croise la haste supérieure d'une lettre (1.2. 5). Parfois on rencontre 
comme signe commun d'abréviation, surtout avec les hastes supérieures, un petit 
crochet arrondi (ai. 35. 43). Le même crochet arrondi se rencontre jiour er 
et pour r seul (19. 21.36. 38. 40). De même un trait horizontal ondulé remplace 
quelquefois er (22. 35); on trouve aussi ce trait pour r* (41). 

Trait d'union à la fin des lignes (16. 17). 


Ténor mandat! Imperatoris («reconnu suit bulla aurea de greco in latinnm translatl. 

(Quoniam missi fuciunt ad sacrosanctum concilium generale Basiliense nostri et imperii nostri ambasiatores familiaris noster prothe- 
vcsliarius Demetrius Paleologus Methoditcs, et honorandissimus in sacris monachis abbas sacri monasterii sancti Dcmctrii, et familiarisé 

noster iohannes Dissipatus, ad constitucionem a nobis sollicitati gencralis XLVII 

et ycumcnici ») concilii, pro unionc premeditata ecclesiamm Christi, et dedimus eis 
ainbasiatoribus *) perfectam et plenam potestatem et bayliaai super et in predic- 
tis, mandat, dilïiint et ordinat *) imperium nostrum pet prescris crisobulum *) suum jJod omnia 
5 et singula ilia que ordinaverint. promiserint, iuraverint. fecerini et con- 
stituennt per scripturatn sive scripturas super predictis prefati nostri am- 
basiatorcs, reputentur a nostro imperio et affirmata sint, amquam si a 
permuta nostra presencialiter facta, ordinata. promwsa et urata forent. St ai r.on- 
tingeret impedimentum ahquod vel mors in aliquo dictorum imbasiatorum, 

10 tune quod factum est et promissum erit per duos ex eis, :muir. et "aliduTi 
sit. tamquam si per omîtes très factum foret. Et in robur et firmitatem 
predicioium iurat imperium nostrum per iuramentum debitum et condecens*) no¬ 
bis, tanquam christiano rideli imperaiori, et per oracionem et benadictionem 
sancti mei imperatoris doinini et patris nostri fclicis memorie, et per înimam meam. 

15 Fact unique est presenx crisobulum imperii nostri a mundi crcacione sex*) mil- 

lcsimo nongentesimo *) quadragesimo secundo, et Doinini nostri Yesu*) Christi nativi- 
talc millcsimo quadiingcntesimo tricesimo tercio. die XI. Novembris, Constan- 
tinopoli in pallacio nostro imperiali, et subscriptum litteris rubeis manu nostra 
piopna more imperiali. cum pendenti aurea bulla. 

20 Littera patriarche Constsnlinopolitani snb bulla plantera. 

loseph gracia Dei archicpiscopus Constantinopobtanus nove Rome univer- 
salis patnarcha reverendissimis cardinalibus Romane ccclcsie et reverendis 
episcopis et omnibus aliis devotis congrcgatis in synodo Basdiensi. Condignam 
et condecentem mitto vobis omnibus ea qua tencor caritate et amici* 

2$ cia spirituali salutem. Lifteras reverencic vestre rcccpimus per reverendum Anthonium episcopum Su- 
dcnsem et fratrem Albertum de Crispis, sacre théologie magistrum, iratorcs vestros, 
ex quibus et etiam relacionibus prefatorum bene notavimus optimam dis- 
posicioncm atque intencionem Deo amabilcm, quas*) vestra rcvercncia ï>ro toti chrisiia 
nitate gerit et specialitcr pro nobis, id est pro unitate ecclesie sanetc Christi Et super 
30 hoc Ictati fuimus maximum, w ) quoniam hortamini nos pro illis. pro juibus »t nos 

iam diu hortati sumus >■) instanter ecclesiam Roinanam. Multocicna 1S ) cnin acnpsimus 
et misimus illuc pro unitate predicta, ut omnibus patet, tantis legacioni- 
bus ex parte nostra factis et tanta solicitudine ostensa; non permiserunt 
tamen eircumstancie rerum, ut lincm acciperet nostra voluntas et tractatus. 

35 Ad presens igitur de istis hn- dein, «1 et consimili et eadem dis|>osicione, vestre reverencic scrilùmus, 
querentes fieri concilium ycumcnicum sub prescncia omnium personarum necessa- 
rio dcbencium adesse, secundum antiquum ordinem et consuetudinem, et talc 
concilium fieri canonicum, liberum, inviolatum, et simplicitcr secundum formas anti¬ 
quorum ycuniemrorum conciliorum; et illud omne, quod Deo dantc in tali 
40 ctmcilto unanimiter et concorditer condusuin fuerit, hoc firmnm hal>ere M ) 
indubitanter et sine contradictione et lite quacunque. (Juc omnia dicta 
fuerint •*) concessa et continnata a sancta Romana ecclesia f>cr plures legaciones 
ad eam nostri n) parte factas. Impcdita vero fuit istorum conclusio et efTeirtus 

propter temporales circumstanclas, ut supra dirtum est. Sed quoniam vestra reverencia in présent! 

45 tempore tantam promptitudinem super istis ostendit, quod **) legacioncm spccialcm 
fecit pro istis, et hortata nos fuit litteris et relacionibus suorum oratorum, 
propter hoc et nos mittimus ambasiatores nostros familiarrm imperii protho- 

vestiarium Demetrium Paleologum Mcthotidcm**) et honorandi&simum in sacris monachis .... 

(abbatem sacri monasterii sancti Dernetrii Ysidorum et lohanncm Dissipatum, per quos petimus et rogamus vestram reverenciav^, Ipi/sd 
ad hoc Deo amalnle opus unionis conférât» omnem curam et solicitudinem, ut fiat et concludatur dictum laudahile opus vestH^snM^o 
et diligeneia nostris corrcspondcntibus. Cum vero sint aliqua necessaria ad hec et eius operis executiva, commisimus de isti^V/edntjs 
nostns ambasiatonbus, qui vesire reverencie lariux et darius omnia referent et manifestabunt, placeatquc reverencic vestre jîC/'uvitit» 
plenam fidem adhibere. Datum in urbe Constantinopoli. millcsimo quadringentesimo tricesimo tercio, die XV. mc-nxis OctobritJ ;••• 

•** *••• 

• • • 

r | M*n«i a * nmhaataJnrihmt. ») »t *rdi a é*é ayovfè aprèa co«p par la corractaur avtc i*nt ancra p 4 u« püe. •» Mami : fhtywMmm; *1 •) •) m d*na 

Mnnrt£#Hi#MPMn a été anaulé par un trnàt m» »u d«a«o«s. il aam^la q«a la trait aoit du carractaiar, car il a«t d’une encra plu» plie Mau»» donne têomnftHU*9mo. *i M*n%i : /#*•». # •) ; fiMM»; •) Mflléw; 

§, i /untmt 1 «/a t*ti* rimdtm; •) htben : " M« irrM •*) MaJiai m atira; M Ugatkouém sfeinxletn La» nome ont été »;s.a]é£e j«eâ# coup par la correcteur; 

Manu écrit k dernier noen MimiiJrm. ..V. 




Digitized by 

CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


I 








a) 



10 


•S 


*s 





VxA- ii^joo.v:t;^ l'tiaJPfcu 

^ frifeny aviuX <fvî)'<pn^/?i>- r f * — 
*‘^l* t **'*£*** 4 ?^iauh> iuxtaui -pnAffgir; 
$uftu< 4 v dr H^AuîiJ fiStiuffM Ofkiu^ a<? nruKftAp^u TT/ 
v va «n*#> y****} fbyv\y*&W yîiWjiufr A$J>tcO fl^xp 
&t >yà^f Awt’^nfcif *p -ifln^PAA^A. /jmnÀ. 

iftitHi/fitifav £coiV <*0*>ii4&\U^pvv ^j\0t(t\Éb p*# 

^^»nw+ 4 > j^tcSÂTcnt «l£Uf <M«* l]tcM&\Xj C<Kc\m*. 

AV i4iu|j pôtiit/pittf a<AU fent 

ftHtai*CVA^ pt^i*£itUt* tVVA^vhU-.cnt'^j j$» rY*t*M •>&**) 
£&\tyuki' Ib^vT (2in* ufe pnt£ O- 

AJCMiO Aut? V*(lSf} Alt® 
n%fw^ <>MttàiiA Am<^eu pu aoamj 

'V^Cfrfu** AmSit * Çow aW «h*** 4 "*" flCn£i&**- 

^4D>^% C^mo ^yw) ymfcuc ce ao^yhoW 

5t) Æv»p&H? rAH>d C^I -Bt* t^r 'noktuOj*fî^inO ar 

cvmoiuim^ J 4*&&b* étp S^V^n 

*| a(Wi fÿ^^-âyvwvoi&wj ^>^P3MCn^ 

Ev^ÀÉAMÇ A.4 *tw* A*W> 4ru>Wt>* fi *# ^atIk 

J&xhviA^ (W>-Ôr>mv«uOCr (jAc a&* '*& H* T nt>v 

& pft*T4j$ GU~)lHlX Æt-iûXjJP^ÎJ 1 ^ 

lJua >* AÜ*i, >* *"** hvc 

jgcMttU? 4 -- âtMta? t» I.WaG'V*^ ty^wv ^ 

ü^o a» 'ho f^n? aAÎjfàrfto'wv* 3a ^r 

)~*»***«È^^/Vl», ffc* ZtKGC™J&h« >t,«. 

(J*çr Wt«f£ p * AWAIA f^>ngpOV>*^l 9 f»^ 

^7 / mf p*j3kj^ qyitàclfl >wa\? wyy>) ^Ai»A 
ŸynACrtà no\&vL3M4vv i'HtCHic*£E" A "5*l ^Q? A '£' , 

&7 (Wnf yywftxvàâe >j îfwVutc rpv^ a* tzÂfvfyd 

înfvV AÎè y+fl**'tefafpfr} actoAlfr ï&n»* 

gy> fiKn&| pcmV lu>>i^trjC hj 


A. D. I 4 .V». — Fabula? morall/alae. 

I filHiuf^ Hiisahc), Convint clro Cordtlirr», C<h 1 ts. fol 7J*, 



Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 


i\ 


( »V& &t\\.* Ç*v» ?vr?^*A^ 0^*A**6^ 

V' |V><x ^"«vÎVvi ^uu«v vnv> 


<^if^ 

^ <%^WnHCÇ< ^^11 * ^ VmV .Vv^Ih» * 

e^^- T-^b. Ci«ku <K?r**u>ta ^* 4 *vh» l^%«F >*»« 

Ç**p*" «>v«f rwr yVMH^j jA*HVy i?U. (Htw i v ^-» c^v* 

<^»A« l”* ? rt '" vî ' ,r "^ij»*1 >»»5 IVM/A|siV«<âi ( Vm*\9 

^.»Tp^,»*»v?«'« «'"|’Aw« 0^*0 VH rrrtf^V 

l»' ■ t ‘1^Ç\'Ort ^Vkrtc»i ( W4flc n|w*< .vvAt^pi ^S*^V ^>wCc <t CsW- 

. ' t ^ l *'/f 9 dT.»C»^^p%v^H(**v»yj Çbv*wtt<" 

ihj Al Vvh 3 |*y(‘CtV»" >«<vt "hi v««Ai c^vmc^i 

U — *“ jA - “ ^ *- ^ ^ 


** 


'V'VjfVtti Tm Vpî» 1 ^-*- 

vi*«S V ”^ 1 *V*^R<v 4 v'*h*^ ^lAu -ttwrS aÆc <♦»»# 

3’* ><n V , îf^<,-»» -A T,v»*^ ^i* 5 u;l ■%»••»».T»* 4 ^ 

^ uX» t Xvi^u^t'^ ti ahc \Hv^cTr vj®cl.«<j< 

<p»w v v ”f<; (hxà*- >H«ithj( ftiniaiii 1 r«W7<>i ’vVu. a«*fH 


4 ? Clf^ 1 


f\^4 ^ Ç fcïtt Awtrfî^*^ ,\sUf • 

AM^Cfl R< ^>#n rt*^u** vn«^W 
âu (v«H<|lvM f?n*ae rvl^vfc,* p*^** **^*^ 

»a«. Sh**ô 

«W•'»**«’ â*u^* a» ^i. J iV W^MM -J^«rv«lv i g- VH trux^t gCe&^Si * 
f»|si*r*p <V>w (ftfrtiÎM 3<»1 <-fçf\\\u+\ vh* ^*f*/Vvn*xÇBv*vfl &*Ù~ 

9 kAc# >«»ciivH -\k»9a1ï<^ 

^ +9*\g avui*aç*. SV^HCi |w< Xffflroi ^4* v»d«/, 

rvnS^few^ «)HH ^fet ^HH^C 

VH» 4 ih^r ^ 4 »A» ( w*h 3 ma»^>w^»h (uuoi Mu 

> t \>— 

^*xçv«»^R«<'^^^hh "*113*1 >" rntofe 

, ^£f oijtfÿix r*>*«£ <r»v.<iS^ v »»»9 S«? 

f+f**~ % iye+'+fif" A*)Sh&» (?1 *<Æ ôe%> 0 <W*V 4 ^ 

*fi" 1** *'" 4 * flM - / bp t Yvvvw W» w A)^' 

IM x ri t.a fe . *</.;.. 

/7S o r> ^ •••••*?♦ *•* « ••• • 

WW Q^MfxjXkVM V 

_ via ^ _ 7 . _•-•••v •*• 


*5 


• •* « 


A. I). 14b.>. — Documenl concernanl Jean üutenberg. 

WukIhmi()>. KftniKliebes KreUarchiv. M»in*-Am haffctitiuiifer lngr».*»aiuihii<-h N° jo, fol. 17) 


Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 













A. D. 1455 . — Fabulât morallzatac. 

Fribourg (Sut*»*), couvent de» Curdelier», Ctxl jj. fol. 71*. 


A. D. 1465 . — Document concernant Jean Gutenberg. 

Wwrrttourg, Kan>t;tichc» Kreuarchiv, Maint* A»cbaflfrnl>iirger IngriMsaturtittch N* Jo fol. 17* 



C odex sur papier. Grandeur : 28 , 5 X 21 cm. Le titre Fabulae moraluatae est d'une 
main plus récente. Au fol. 78 on lit cette note : Expticit iste liber. Deo gracias. 
Scriptum per manurn domini Francisci de Ga/landia de Ywnans iuxla Verdunum anno 
Üominl M’ CCCC" qui* Vr. die VI* Octobris. Par Verdunum. Il faut entendre Yverdou 
en Suisse (appelé ordinairement tverdunum) : il y a, en effet, une localité du nom 
d'Yvonand, dans laquelle se trouvait une lamille de Gallandla (üallandat). 


Minuscule gothique svec beaucoup de 
formes cursive*. 

Lettres isolées. D'ordinaire * prend U 
Corme simple, souvent |4iurunt il nme garnie 
forme caractéristique que l'on rencontre Iréqucm- 
ment d*n* les écrits de cette époque «/, U 

s). c à le fis des mots a un trait final 
oblique (Air**-. l). Le é rond a deux formes : T une 
pointue, l autre arrondie (Arrmitus. t; >éntffcr 
dttF, 3; *d<THs~f« dt* r 5). Au beu de U boucle in¬ 
férieure le g. le plu* souvent, a un trait fort petit 
et légèrement courbé ; par U II ressemble à m 
t14; Utif+rt, 15) SouTent I prend un trait 
(l. 3!. On ne peut souvent distinguer • de ■ m* 
nu**, 5; /**/, 13} r au milieu et à la fin des mois 
a presque toujours la forme ronde (l. a 3; Il y a 
une cxc(]<tn>n pour uettint 18); au commencement 


des mots r a une forme empruntée A U majuscule 
(7. 8; consp. le grand r pl ni). Le trait vertical du 
t dépasse de beaucoup U barre; à La fin des mots f 
a un trait final, pareil à celui du e (t. a. 3^ Voir a (1 ). 

Abréviation!. Le signe pour tu fat grand, 
il est placé non pas au-dessus, mais à côté de La 
dernière lettic («ro***, 7; tmifrmtm** M) Vcâr la 
note tironienne pour H (j 1©). Pour la finale on a 
quelque: ois un trait oblique 19; 20). 

En ligature /v est fait comme // lf**/wrrr. 4; 
toHtmmmtum. $); et U comme et (m*t farté. $ ; MHHê, 16; 
■ 

Comme signe de ponctuation on a jiarfoia 
des traita épais, qui paraissent avoir été ajoutés 
par une aut«c main, t'encre en est plu* pAle que 
celle du texte (après /ViM/te, 4; après .aw^, iH, 
apréa 19). 


laxus est animal tnultum «kHimens. Ad ©une accessit simia 
dicetis: Fratcr, accomoda michi centum marchas quia cupk> m 
partibus utramontani* negociari, et lucrum tecum fidcliter dividrre 
9 Cu* taxas lloc libenter annuam, quoniam quiescere peropto, *) si michi 
5 fideiussorcs des et instrument uns ■> per manurn noltafli facias. 9 Symia 
autem tmbiilum et thaurum fideiuworc* institmt, et cyrographum 
per manus s ! sonqiedi* rclinqoens ad parte* suas peragnnil, 
et nunquam rcdiit. {| Taxis* autem vklens, quod illusus 1 ) esset a aymia. 
a fidciussorihus peciit accom«*Uta 9 lpsi vero sibillal »ant *) post 
10 ipsum et quam plurlmum speroebant. j| Taxua autem hoc uidici îndicavit 
ostendeus ci cyrographum 9 ludex itaque fideiussores citari fedt 
et sentcncum propalavit, quod restituèrent, que per cartam oblHi 
fuerant 9 lpsi vero indignati taxum wemper perscquuti sont, et 
ad extremum graviter perruserunt. 9 Taxua autem vulneratus ait: f 
15 Oui non cupit mut[ujare, nnuqiiam cupit Irtigare 9 Sic eciam 

multociena acctdit, quod bomo perdit anucos, cum rejietit sibi debiua 
9 Tamen die* KaaJnsua: 9 locundus Homo, qui tniserctur et accomodat 
Sed scribit •) Catho: Cul des, caveto. 11*4: notatur discrccio ac- 
comodatoris. Fabulatur enim, quod queitam tag ola(?' f j pregnanx venit 
fo ad aUam habentem domunculam, et verbis dulcibus «t pietosia 
lamentan* de partu fieciit domum, promit tons se post partum 
daturam soam domunculam. Hcc alnit. ilia manet. Sed post partum 
per plures dies rediit peten* *ua mrn At ilia olotruxit 
aure* et edem nolens reddere. quod promkserat, ait: Non timen tiso{s! 

15 dentes. quia dente* fUiurum meoruni te tanialiunt- Fer hoc doectui 

Homo, quod non teinper credere deliet verbis mcllitia. quia multi de» ipauntur 
causa pietatii. 9 Unde versus: Non satis est tututn, roelliite credere verbte, 

Ex hoc mclle volet pesti* amara sequi 9 Ft l, ut refert 
Ysopus, quod nil pcodcal pro«tesse malis, quoniam ptavs mens 
30 malorum non verecundatur immcfiwK este accepti bencficii, unde ait. 

quod lupus mssticando in gutture ipsiua o© t fans versât uni est, qua de causa 
misit ad gruem ut suo rmtro ipsum cxtrahercl Grus ossc rcvulso 
de faucibus peciit promisaa, que tituba prumiserit lupus. 9 Cul 

f lupus: An non, m félin, vivis munere meor Nonne potui (itemlere cotlum 
liium mocAU meo) Erg° munus meum.t 

•1 C##r«fS *1 iMfuci a été Warr 4 Ms •» Lm M«n« d'abrèviartie* ■ *• mé**# fa»**# <?•* **■* !»«•• *i 

on ■‘•«I «iinirrttfMeil Monrl pn*r r+nteni* au rameui* «n tafmmafu. U rh»«nn* M ta ni* U*Wm# 


C odex sur pardiemin. Copie du document — daté d’Eltville, 17 Janvier 1465 par 
lequel l'archevêque Adolt de Mayence désigne Jean Gutenberg pour faire partie de 
sa domesticité; Gutenberg recevra chaque année l'habillement des nobles de la cour 
et de plus 20 muids de blé avec 2 foudres de vin. L'original du document est perdu. 
La copie se trouve dans un registre de la chancellerie archiépiscopale de Mayence, 
aujourd’hui aux archives de Wurzbourg. Voir le Fac-similé, le texte et les explications 
dans Karl Schorbach, Die urkundtichen Nadiriditen liber Jidumn Gutenberg dans le 
Maimer Gutenberg -Festsdirift. Mayence 1900 , p, 220 , pl. 22 , et dans Bethefte zum 
Centralblatt fttr Bibliothekwesen. vol. 8, fasc. 23 , p. 290 , Leipzig 1900 . C'est au premier 
de ces ouvrages qu'avec l’aimable autorisation de M. le bibliothécaire Dr. Schorbadi 
nous empruntons notre Fac-similé. 


Cursive gothique. A remarquer te re¬ 
doublement fréquent des consonnes Mf % 3; 

a*/ vrrkfnm, 4). On rencontre *uuvetit m >*h trm, 4; 
•fan*, 8). A U tin de* mot*, surtout après a et f. 
le copiste fait un grand crochet qui reuembLe 
au signe muté pour en d'autre* manuscrits 
ce crochet indique ©ouvent le redoublement de* 
consonnes, il n'est pourtant ici qtTua ornement 
du muin» en l*caucoup d« cas); voir par ex mj*, 
/***«« (1); mit nxum (II 18) Voir aussi le petit 
crochet qui se trouve souvent aussi tue© A la fin 
qu'au milieu du mot au-dessus de l’r (*r. 9;13) 
Lettres isolées Voir te forme de k 1 1 . a. 3) 


I au commencement dca mots est tantôt long, 
tantôt bref 11 rarement il a un point 114 15 , 
dans M double, qui indique la voyelle longue, 1e 
deni er 1 est long ,6. 14. 15I; tièa souvent on a 3 
pour K (II. 34!. Souvent on ne peut distinguer 
i© de 1 u .v Amf 1 11 plupart du 

la forme ronde (5.9); parlote pourUat il a la forme 
droite et d'ordinaire avec la hampe fortement re* 
courbée vers la droite (1 s, 3) Au commencement 
des mot* on a v aussi bien pour u que pour f, 
dans le corps de* mots on a a 13 4 17). w prend 
du en» es formes (/rtnrnv?. $; ftW, 6 ; iruwn, J 6 ). 

A la fin îles lignes on a deux traits d'union 

( 11 . *7 u\. 


5 


10 


«5 


10 


25 




41* 1111 u gaedlger herre ven Heu *»t Inhinu budeabenr 
i« Siner linséen dtener nné baffr**i» 4 * eniptsagni hat. 

\V»r Àdolff etc. bekennen und thun kunt ufftntliche mit dteiem tirieff, dat 
wir hiben angesehenn annemige und irillige din*t. die uns und unsicrm 
stiffr unser lieber geirumer lohann Guitenbcrg gethain bad. unnd ion 
kunffiigen «ijten wol thun sali unnd msg dar umb und von l»c*undern 
gnaden ine *u unnserm dh.cner unnd hoifTgesmde uflfgnommen uniül 
emphmgcn, emphacn unnd nemen me ufT geynwertiglich in crafft dicsas 
bneffs. Wir sulten unnd uollcn ime auch solichcn dinst. drsile cr lebet, 
nit uffsagen, und uff das er solichs dmste* «testabas geweaen nuigc, »o uollcn 
wir ine aile tar unnd eyns iglichen iars, wan wir unnser gemeynn huifi- 
gesimle klcvden werden, su iglichen si/ten glich unnsscm esteln kleydcti 
unnd unser hoilfkleydung gelien latesen, unnd aile iar cyn* iglschen iars 
xwcm'ng malder konu und iweij fuder wins su gebruchung une* 

huns — d*>ch das er dte nit serkeuffe ader voeachcngkc — frij ane ungelt nyddcrlagc 

unnd wcgegelt inn unser stanlt Menue mngeen laisser» ; inc auch, dwilc 

er tebet unnd unnser dhiener sine urmd hlihet wirilet, waehen* voAI- 

ge dynste. schatsunge unnd anderer die wir andern unnssem Imrgcrn 

unnd innwoneir des bemrlten unnser staidt Mcnl#e l>ssaher uffgcsatst 

hat>en oder bemachmals uffsetsen werden. gnediglich erlaissen. Unnd 

hait un» < 1.4 rut er der egenant lohann Gudrnbcrg in tniwcn globt und 

bpliclie eynen cydt su den hcyligcn gcsworii uns getruue unnd holt 

su sind, unnssern schaden su warnei unnd bestes su verbe n, und aile» 

da» au thun, das ev*n gctruwcf dycner sir.em rechien hern schuldig vor- 

bunden urrd pHbchtig ist au thun Allé obgcachribben stugke puncte 

und artigkel gere«ten unnd vorsprechen wir m guten, waren. truwen 

m crafTt diests brieflf* wart- atede veste unnd unverbrochlich au halten, 

dar widiter nit su thur. ade* achaffen gethan werden in dheyne wisse. 

ussges*heyden aile argeliste und geserde, unml des su urkunde *0 haben 

wir unsser inge*ie-gel thun hengken an diesen bneff. der gcl^cnn ,*,V, 

ist su Eltuil am donrvtag *ant Anthonii tag anno f>oniini mil- 

letemo quatlnngentesimo sexagc»imo quinto. ,.** 

Dédit litteram reveraalctn etc. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


























•'VA- PROAVE * 

- NOT1S-AN.- 

VALERIV5 PROBVS DE NOTIS 
A^TIQVIS . 

' v ST c-tc.-l prn\r\\jrnAvi lit 

* •‘2k'’ p^ucu-rribiy f r/ tims nounja/'uf 
cWT [Kidiu. ’nciutn cjctptm p uo lunfa.fr 
Cu ‘jjf f*‘ U^u publuo ^ ojÿ&r- 

u ACior coi N jrn cp apttd \xetere» i ujû( 
noM 9 wuiUy'effet jp fcrrbenjt fxcultue- 
♦najctmr’ i /fruuu. y (cnbenAo adrrj/- 
u*- ceieriter duFta. côpfemderQ cjupda 
ûba. «Uiy nota. rx cot côfmfu. pmy {«/■ 

tevfnarahnt Q fruçulf liticrp'yd (uçru 
fic+rQ: tmprrdfu rr^r . Quod no m pr e ' 
rvcmfnitu^ ie^nbu/publicts ponfl/icuTn<p 
^ »n iutis cvuilibu/ Itlmî 
^ nu c • A d cjuai nofxfion» pu- 

bii^a/Accedti- £ fUadury. woluntaf 
unu* ?tt y^ fa.mdf.ref f,h, notas p uo— 
lun/a.fr' f^rnaj^ (puis coprebendere" 
ttxfmtû cfl". publier fane ftmrcle'cj’T 
monumrify plunnm, £ m UflvAéru 


iitrr togauut. pcpulu^^uf tutr fufeepu- 
[nforo pro rofbii eyc d.ntr'd irm pciie'- F. 

HOLHR - ftu» kac oifeusleor'minium 

e ô 

ro^a-fruT SRl-E.C.Q^P RF . Sircm le>c. 

Oc nus câ. (| otum re»uw *^h>. 5. FLL. 
Socij nominis Lu fini • LP.C.R • Luniupr'i — 
fcx ctuef to mani A\EM..D.D.E • vWunvc - 
iptjs nu^muntctptj duie da.mna^)©. 
C.E .C Coloni^colonif ! fc. R.F. LD 

Quod nus radie- fnÂhi. re Axutfr • L-I-D. • 
A • C • Lcsc volt*, de a dultrnj* cobcrcëd»* 

A D P R l T YndedepUno reifïelcy 
A A A • F F. Amr ax^ento «.uto flnmd -© 
frrtondo I N Q^Q.: lu^kfnupftjs ç^uefwt 
(^xurftuf■ S.0 i ,^ , SlRHl-5R^W*t-> 
R • Sicp uA feicn fji-nfh efb- 
•■fit ro^xtü et’ or (e^e rtihtlro^LkfTA 
P- R. foffeffon'redtfü .- V A VrfevMflo 
fi^rxAtü. V- F. -vfuffru&uf S.C«fM* 

^rnany^co^ultu. pie 

F. P D E R.V4.Ci 









' M ! -- 

’^A-'D E 


ti 


?' 






\ t 




liFnrty r &jcrrf cj publie^repun^Vf*. P publiuf! 

G • oatuf. ^ • marcu^ GH . gweii^. 
tus .MA macuutu| , XI. hbmu^’ CL cia. 
u Aiuf. SP j'punut $E)C [rKtuf-Sl*- f* 
utu» A V C ab urfcr côdua.. PRE po/F 
re^« r<a^Tos. P. C. pa*rr% ttÿcnp*i<*-P. 

R. P. • fenMuf pepulu^ j romAnxtf. ERR. 
n|u« romirnu . V R. vrb* rom*nx .C.P. 
Ctui* romattuf COL eolone uTcoIuitwt» . 
A\V N mumctpi» utmumerps • HL nom 
put Uhm LC. Uhm cclwitanj. VM .L.So 

ci| noi% la#im ^|mi1uu. Seeundu Fec cur— 

Uni Tvoid tTtFuiî comicio*^ Sdftttlauwi^. • 
pora/um • ma^Wafuû . p/pfKjra^c focro^ 
Vudo^c. • TfT u utlviiutf rpru miIua-Ttum. 
colcyoTf dfcurù»^. fafhxru. numrroçf me— 
jurATiî iuns cuulif • ^ |îmilui. ceferotû. 

notationeiJft** Fn/’, 

t.ufrrf fin^til>«.rrs mmre CWttU 
S pîgFrfîn». 

P.IR . P. QJ.S IF P R E AD P Fbpuliï 


placrre- dr ra. rr umùf un cmfûerMt 
F E-l • S. F. Ruod fa/hÂrf]- tférxAtu. 
fuerwt- D-C-S côfult* fententUL. 
Ç.RM.O I.R A.P P.VO.f COK 
S PR TR. PL.^.N.S.RPVA P. 

PL F. Si^ci yr*j- dreateacipopull 
plëtuwi uaiefo of>uf rf- côfjrrHo rtibu 
nt pl*4n^cju* nui fût- «j $eruf luAehuur 
dud populu plrbi» fet&* Quod Jt nô fuir» 
lt ros plmrr^fn b uni plrbtf t^drmeop* 
enîr e^d”ns ludrtu^eul populû plrtr- 

ue'frrrÂt’ S* F. S».S me-frA.uA.e'fuÆ- 

în |.^ii ««/TiontfcrunTCC 
A.T./VA. D- O. Au> te- m dxrr'oftor 
tenter. RH.T S Q^P Qjuirlo ne' 

mdêM*cTA.rn94o cjttinjmA.Tt^puo- 
'Mffeÿnm/:f.l.M C-V- Cxiu*r 

UOCAU 44 -. S.H.1R 

S » ryar fcLCTJLm e-rtfo c^urrUo- « I C- 

/. Stclïdi 


io 



SrcOclu c+.uf*feutx 

1 V V.T 




•V 


A. D. 1457. — Valerius Probus, De notis antiquis. 

Itcrnc, Staiitbibliothek. H 42, fol. if»o. 161. 


20 


i) 




10 


<5 


20 




QRNIA 


Original from 

UNIVFRSITY OF CAI IFQRM1A 


• • • 




























A. D. 1457. — Valerius Probus, De notis antiquis. 

Berne, Stadtbibliothek. B 42, fol. 160. 161. 


Q uatre pages d'un Codex sur parchemin, ayant appartenu autrefois au Vénitien Marchanova. Au fol. IV T on lit : Patauii opus incoeptum 
Caesenae scribi absolutum Bononiae in banc formant redigere sua pecunia fecit loannes Marcha noua artium et medicinae doctor. P. MCCCCLX. 
Il ressort d’une note du folio 190 que notre copie de Valerius Probus fut achevée en 1457. Grandeur des feuillets : 23 X 14,5 cm, de la surface 
écrite : 14 X 7 cm. Notre Fac-similé contient le fragment de M. Valerius Probus De noth antiquis. Voir Hagen, Catalogus etc., p. 49; Mommsen, 
M. Valerii Probi de liiteris singularibus fragmentum dans Notarum laterculi (dans Keil, Grammatici iatini, IV, p. 267), et dans le Corpus 
inscriptionum latinarum, III, p. XXIX. Sur Marchanova, voir Léon Dorez, La Bibliothèque de Giovanni Ma rca nova dans les Mélanges G. B. de Rossi 
(Supplément aux Mélanges d’archéologie et d’histoire publiés par l’Ecole française de Rome, t. XII, Rome 1892), p. 113 126. 

(Après la transcription du Fac-similé nous donnons la conclusion du fragment, d’après le texte de Marchanova; les notes reproduisent 
les lectures divergentes de l’édition de Mommsen.) 


Ecriture humartistique, Imitation de la minuscule ronde carolingienne. 
Le» capitales ont la forme de l'ancienne capitale romaine. Beaucoup de lettre* 
sont tracée* d'un seul coup de plume, et souvent des groupes de lettres sont îcliés 
entre eux (voir par ex. littens, 4). Le* titre* *ont en rouge. Les corrections en 
marge sont d'une écriture plus courante (page* a. 3 4). Sur U première page on a, 
en bas de la marge, mais invisible sur notre Fac-similé ; kinc colint*\ page 6, ;i la fin : 
kactenu* iW/aAi. 

Lettre* isolée*, a est oncial (3): pour ne reparaît de nouveau le <; cédillé, 
qui avait disparu des manuscrits depuis le XllUsiècle (3 ta), é a la forme droite <3.4). 
Voir la forme de * (ia). I a un point ou un petit trait, mai* souvent aucun aigne 
(3 4 - $) r a la forme droite; il a quelquefois une ornementation en bas (4. 15); 


ffiûft^Û ij 


Valeriu* Probus Dp notis antiquis. 
Vnleria* ProbUB, Do notl* 
antiquis. 

Est ctiarn circa prescribcndas *) vcl 
paurionbu» liiteris notanda* vo- 
5 ce* studium necessarium: quod partim pro voluntatc 
cuiusquc fit, partim pro usu puldico et obser- 
vationc contmuni. Namquc apud vetere* cum usus 
notarum nullua esset, propter scribendi facultatcm, *) 
maxime in seoatu qui scribendo aderant, 
to ut celeriter dicta comprehendcrcnL quçdam 

verba atquc nomina ex commuai conscnsu primis lit- 
teris notubant, et singulr litterç quid signi- 
ficarcnt, impromtu 1 ) erat. Quod non mibi 4 ) prç 
noinimbus legibus public» pontificumque 
15 monument is et in vins civilibus*) libns 
etiamnunc manet. Ad quas notationes pu- 
blica* accedit etiam stiHiiosorum voluntas; et 4 ) 
unusquisque familiarcs sibi nota* pro vo* 
luntate signaret ouas 7 ) comprehcndere 
20 infinitum est. Publiée sanc tenendç, que in 
monument» plurimis et in historiarum 


alias 

rogavit ^ 


10 


*5 


*0 


(fitgin* j) 

iurc rogavit populus quç lure suscepit IT ) 
in foro pro rostri* ex ante diem pndie E. 

II. 0 « L. X. K. cius bac omnibus lege nihilum 
rogatur. H. IL L. I I • G> <L o. IL E. si rem lex 

ex eiu* cau^a quç omnium rcrum esto. *•) 8. X# L. 

socii nominis Latmi. L. P. C. IL Latini pr»- 
sci cives Romani. R. E. M. D. IL E. munic- 
ipiis l4 ) eiu* municipii date damna* esto. 

L. E. C. colon» eiu* coloniq. (J- E. R. F. E. D. 

I uod eius rectc factum esse dicctur. L. I. IL 
. C* lex lui ta de adulteriis cohercendis. 

V. D. P. R. L. P. umic de piano rectc legi possit. 
A. A. A. F. F. aere argento auro fiando 
fertondo. *>) L X. Q. Q. iusti* nuptiis quesitos 

quçsitus *0 S. Q. S. S. B. Q. X. L S. R; K. H. L. 

X. ML si quid sacri saneti est, quod non iu¬ 
rc sit rogatum, eiu* bac lege nihil rogatur, 

P. It. posseasori reditum. **) V# A# veterano 
adsignatum. V F. usus fructus. X* 0» P. H. 
senatus consultum. Plebissitum ■) Q. IL E. R. 

F* P. IL E. R. V. L V. quod * 14 ) de ca re fieri 


il a la forme droite aussi dans l'abréviation rum 1.8. 17); on ne rencontre pas la 
forme ronde, s à la fin des mots est tantôt long, tantôt rond; I s long a la hastc 
supérieure et la hastc inférieure, il sc signale par sa forme allongée et oblique 
(3. 4. 14). Le trait vertical de t dépasse de beaucoup la barre (4). Pour u et t 
on a presque toujours u, même au commencement des mots (3.4.5; pourtant vt> II, 1). 

Au-dessus de T abréviation pour eue on a un petit trait (6). 

Voir les ligatures pour a (io), si (ai); la ligature et se trouve aussi pour 
la finale e< (lô. 19 , et — avec un trait suscrit — pour tnt {10.131. 

Liaisons de boucles. Voir ht (3), ke (10), te (7) et d'autres. 

Un trait d'union à la fin des lignes (4.6). 

. (f*** n * *) 

Valent!* Do 

lihr» sacrisque public» repenuntur, ut: P* Pubhu*. 

11. •) Gaiu*. M. Marcus. GX. f ) Gneus. Q* Quin- 
tus. RA. Macuuius. ,0 ) Tl. Tiberius. CL. Cla- 
udius. NP. Spurius. SEX. Sextus. SEIL Scr- 
5 uius. ftl ) A. V. P. ah urbe condita. P. R. E. post 
reges cxactos. P# C. patres conscripti. X. P. 
i\. R. senatus populusque Romanus. E({. R. 
eques Romanus. V. IL urbs Romans. **) C. K. 
civis Romanus. COL. colonc vcl columen alias 

10 SIVX. municipia vel municcp*. ,4 ) X^.J L. nom- municipe* 

inis Latini. L. C. Latini coloniarii. li ) S. X. L. so¬ 
cii nominis Latini. Et similia. Secundum bec cur- 
iarum nomina. tribuum, comiciorum, sacerdoctorum, 
potestatum, magistratuum, prefecturarum, sacrorum, 

15 tudorum, rcrum urbanarum, rcrum militarium 

colegiorum, decuriarum, fastorum, numeromm, mcn« 
surarum, iuris civil», et similium cctcrorum 
notationes proprias habent. 

Lltterç singalare* In lure cItIII de legiba* 

20 et plebesiti*: *•) 

P. I. R. P. I(* I. 8. I. F. P. IL E. A. IL P. populum 
(fiagi** 4 ) 

placerc,* 1 : de ea re untverai ita censucrunt. 

F. E. I. 8. F. quod factum est. In senatu 
ruerunL* 4 ) IL C. de consul» 17 ) sentcnti<i. 

8 , O. M. D. E. R. A. P. P. V. O. E. COX 
5 S P IL TIL PL. q. X. 8. q. E. V. A. P. 

PL. F. si quid me de ea re ad populum 

plcbis* valeto opus est conspreto tribu* # plcbcura 

ni plebis qui nunc sunt, quod cius vklebitur, 
ad populum plebis ter an t; quod si non tuler- 
10 int. cos pr^tore* tnbuni pleins qui dcinccps 
erunt, quod eis videbitur, ad populum plcbcm- 
ve ferant. 8. F. H. sine traude sua. 

In leai* actionibn* hqe: 

A. T. R. IL O. aio te mihi dare oppor- 
15 tere. ({. X. T. 8. P. quando ne- 
gas, te xacramento quingenario provo* 
co. Q. XQ, A, XQ. X. 7, i quando neque 
ais ncque negas. E. I. R. C. V. ex lure 
manu conscrtum vocavit. H. X. 8. Q. 

20 si negat, saemmento querito. 8. 8. 0» 

8, IL K. T. V. secundum suam causam sicuti sl ) 


(dixi ecce tibi vindteta. Q. I. L T. C. P. A. F. A. quando in iurc te conspicio, postulo anne lar auctor. T. Bf ) I. A. V. P. T. IL tento îudicem aHntrumve po^tulo 
uti des I. IL T, 8. P. in diem tertium sivc perendimium. *) A. 1 ^. K. arbitrum liti extimandç *) Q. IL F, quaerc®! bonum lactum In fdlctis perpetniii nçc : 
L R. P. E. iure dicundo prçerit. L I>. Ci iuris dicundi causa. Q. R. F. E. V. quod rectc factum essc videbitur. V. IL A. vin boni arbitratu IL R. F. Y* C. doh 
mali» 7 ) fraudisvc causa L D. 10 . ludicium dabo. iuris dictio ») Q. E, IL IL T. P. L R. IL T, Q. P. HT, IL IL P. F. quanti ca r«» erit, untç pecuniç meUctum 
rccupcratorium dabo testibusque publiée dumtaxat decem denunciandi potestatem facit. ®| Q. 8, 8, 8, quç suprascripta sunt. L C, L. iusta causa esse vulelutur 
X. K, C. non calumniç causa. CL consilium coepit (( 4I ) I# IL I. CL iuditium dabo iuris edicto. IL L IL boni ex re. C. C.! vel causa cognita F. Cf Tfaudare 
creditores vel fiducie causa vel fidei commissum P. C. 43f ) partum convcntum vel pecuma constituta. i\ K. IL convinctum esse dicetur. H. 8, hçfc/ic* vj| bora 
secunda.C. V. centum virum vel clarissimi vin. 8. T. A. sine tutoris autoritate. T. A. tutorc auctore. F, E. IL factum esse diceret. 4ft i Q. MA. 4 *; qyfjhattlacKlum 
0 . R. quo modo vel quo magis. P* P. L. Y. pro predi lit» vindicarium. 4t ) I. 8. iudicium solvi. ((®) M. F. P. male fidei posse**or)). ) •••• # ... 

♦••• •••• 

T»xt# «»»• 4 * loaiMfi fc« *«t imprimé •» eur«i*« ft* amti ch«« Mom«a««ti et m donc été tuppiéé P*t lui) : •) *i Jijptcuhutm •) in promptu *pt«mtu. 

•) Q«eé la 1 peut Quod non mihiï. ■) iuti» civt/û. rot- r | f«<u iigumrit (Ml lieu île qua»). •) C. •) Cl. H*. Mmmms. #l ) Après Survio» il y » cbea Moibimi OF. Opèter .** 

coloni muni cl pet. m ) eu p.cbi»cieia. •*) populua^u* iurc * et fit. ■) S. K. L. IL I. C. q. 0 . K. K. »i remfiê Us r#t lut «umijo» omnium rrrum eua, mianici/»6«5 ftriuiido* 

» I'. I. veteri poeae t tort reddkt«n. s. 1 . i«ainu eosMltua. F. S. plein icitvm. ’* f ut H *3 ploc fret. q. F. K. factum e«t. I, M. F. U «eaatu fuerunt. **1 conailii u *. q. B. 4 K;H. E.A. 

F. F. > l | K, CH. F*. Ta. FL. q. X. H. q. K. V. 4. F. F. ▼. F. Q. S. iV. T. COS . P*. TR. PL- Q* D . B . 0 - B . V. A- P . P. V. P. quid met de en re ad populum p!eèmwev imt* «pu. » M»l t l 

tri>• uni piehU qui nunc iunt, quod m aid«bitur, ad populum pleèemev ferant, quod si non tuleriai, #oe. prn«tor«» trihuni p«sbia qui detneep* eruoi, quod eU videbitur, ad populum plabemv# ferant, qL JC Q *q* 

*1 quaemo *•) aicut •*» Entre T et I encore FR. **,i le pmrt or. Primitivement il y avait «entor; corrigé on la teais perendlnum. **) A. L A. arbitrum litA aeanmandae. “) qu»m. . * •dek. n.a *» 

*» I. D. ludicium dabo. I. R. iuria dietto •■> faciom ••) ceptt •*) Ce qui »e troteve ici entre doublea parentbèeea a été ajouté en marie, au baa, en deux ligne* par una antra «nain et d'un# encr#yij* pèle; 
cela manque cbet Mommien; apeèt la paremhéa# commence une page nouvetle et le premier mot eW eet annulé par on trait qui le «ouhgme, manifeatemeot dan» le bu* d'unir te» mot* auivant» aux n*é|* ajouté* 
••) Entre C et pactum i! y a mtetcalé pâtre» cooacripti vel. M > Cetta pbraae manqua d.n» Mommaen, Ceua phrase »e retrouve plu» tard chea Mommaen, aptèe factum e»te dicetur. **', dicetur. Nltra M» 

portait primitivement dicetur ou diceretur, ur a été exponctué, ••) q. A* I. •*) praede lltla viudtcàarum. •) Le» mot» suivant» ont été aiou 4 é» per «ne autre main et d'une enere plu» plie, île manquant cher 
Mommaen. à leur place Mommaen a : B. IL K. F. F. f. q. I. boue es téuto poarnde/i proecribi venàrique hibebo^ 


Digitized by 

IINIVFRÇITY OF C Al IFORNIA 


Original from 

UNIVERSITYQF CALIFORNIA 







«I 


•5 


*S 


3® 


35 




I 


Ce- 

A»®l 


efff^ r«û», 



I© 


HUtoYK m vnimitl)) tyv«i<*wnM*j' 
«JPSiifc» ^ “ •'] ' 

tvAm* nu« ^*te 

y j**© (,a yvo« iW q.^vs«*e, 

, A ik- 6 fh* flb .1 

oAitW f'svty* **a jpÆmMa 

t-afcC© 

^nvS ««*Mv vât mvJi v*S© 

Woi A»** .**^5 Cy»r«r 

^^r*p€o(H WfKcsi 4: dZ 

kyhxJft\*v*T 

U# nwAK* (J»^ y\» 

y Aâ^uw Hi iw/» v*m ~ " 
fk-tfla* l>arivW> |T* 


»Wk%4t 


40 


45 


tx> piow*4 ^1 

fco4^ 

^ VH^Iv* Ètltoâjfmi m Jïünfi 

fiv ^3 V>vv4 ^b ftu>6 1^ 

v\%4> %\#vt£ otâw / 

«*v*d jfiC%%^ YK%^ 

t$*t>7* vv ® ***$ v T0*6* 

y>r(xJit# Ç)ù c£b>+ SAwv 4 
t' /îw ^tii^vi 

* 9 * «ftûfl Av©*** (ju « «ü; 

^ytsr« «o (£*»*&* Jja>~© 
yya &>*>Vès * kn/jt- whk© jfc© fVVv 
4* AvmoV&te Vu.^Jfem- a» A 

vftvv*u’ tHAfe M % f C 

^W 4 -l %3 lUjtU* ^ 
v*v%8 ^V*m |21La hi Ç$ 

+\ \ ttyû+\?U #9 Avm^HV 

v<Wi8 Qs ffatS 3*1 fpMr 

>4 »\ovU» te ^ju|loHfi*K^ljé y(jb 
t^S». >V4#«iw 

•*« ^ JWU j*j)*R» / 

C* &*y^ Afl* 

-Wi*^ hm+i+y - 


|»*m9 


î jüià 3iit« w v wYjr l**9 

l/ut m<! tofiic^J A ■VW*St> 

*wav y**v üw*'*wr 
.f♦•• a ^itt) 

.tSjtttr 

l*t?ZT*' ^ v rLâ© 

4 t «9 K’Wnîm.' H»av 
4 »h *4 »••«»*£« 4 iiïiev\yn 

f^tn OVB 9r<0 ♦H* 

lOKnrit^jnit CW^*»* 

*%*# t<)< 43>mV «a tJC^ 
n vu%^ &?/ 

y y 1»^* f« ^ 


t 


yJ*s&r 

ï 4 ÿsW|i »9 Pi A»**- 4 .»~*© 
y v4fU*ü> *i nty/»i*»*v4 

H’ •**•« i§» «wv» h><9 
P»H VvlÜtM >Y« 44 Mmi» 
my ♦♦wditi .ytrv.#» 

»**» W^\««&© 

■*$© < 4 » A v*»mV A. tf^*Mf- 
w«©8 a** 9 ^w« 

$ 1 * «Sjf fon A t^yj^ 
a*( 8 'Wort* «e>*fe \v^t.*t 4 V° Jv^t^ 
*** 

y ruJjnfH v6«49 «4 *»*»**© 

‘R Av© yovy 4f w ûh4 
AJp> té ji At*-ê .ViJ p 
Fq<* *,19 'fc pt»H ûJLô 
^ToAtCSj^Ht Ftû S*»~® 

.VvÇa Wtttâniî dwfrî A^o & 

/vwwc 

vît*»**»* 

&»»© j/hUI 

Lin mAv ^vttOn cn^ vcwS 

^9 ji« t(^t^ y Bw*v$ 

U* .»J>.*t* 

rAt^V viirof 

(J**** W »«-»fr AR^üjl^l 
N'uvuyÉf* â?ùi* A%y c « 

.«h 9 flMMfftn» Afittwv ' 

,\vd 'Wrt£) ^ A»j45 fv»« 
- fc^ Kt &v frX t 


i 9 » 



A. D. 1457. — Le Bel Inconnu. Poème anglais. 

Nftplet, HlWiMe* h Naitonale. XIII, H * 9 , p. S 7 . 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


incjti«rqmf^uruolmr forma fAqua prmfadieâa defunduur. 
Camc^uc conattam fa ait e(V eximerr. quonuur» qui fobefb hamor 
non pmmr formt© mh-ererr-. Sed ttm confamata dilputatume 
de tiilUna f pccudibtif etrjur pa1"h omfcu f aa-e relia tu nolnfru 
(bcarum rerom par» fubeft de culeu ho t to ru m FVi bit Svlume de 


mcepfua at et ntn et Gtlliam noftro compU 
conmtmuf:; 


cueme in carmtn. 


k» 



oïmoiu&tvi 5avi«E:^yoD 

c^ticd ifapuUno fpopondaam abi mipui. 
penfumcuLatn perape Hatti funcrtcmbii» 
aecem Ubnf hac mtnufpatte dantutr qaed. 
rumtr^ perfoluo reddtderam SuprrefV ergo 
cultnf hotxorum fegruf ac neçirôu f quon . 
dam uettrtbuf A^rtcdiB ttunc uel celebem 
I mai* bicjuidem arm pimor 4pud prilco» 
dTer frnraltta© latgtor tamen paupenbufmit ulù© epuLarum laiT 
txfcopia rermapue ac domrlHcacum pctttdum carne oefot «poa- 
frumentoejae'fiimmif Atqar bturulluruf mdnm toIentnnbuF Mav 
con fcpaene et pneapaa notera <etuf daptbufîtlndmoftrpnma cô 
fhtume Coauepue'non naturahburdeTtderuf fed cmftbuf *ih 
mmttrt*: Ptebcu paupertaf fammota poenoftonbof abtfad uuîcp 
tn'oomprllmtr (^aarrcalttit hortorum qiionum et ffnAufma^tf 
tnafu rit diltaetituJl'nobtf q tcidtdaiint rnaiorrf pnertpmidjf H\- 
llcjuc ftrnttfunmenim pioii» oranone pnonbuf ! ubnrdrrrtur cko - 
duf ntfi propofitum expugnaîTer ffepucnfpolbuLmo ttu qtve per 
mat or poettaf rntmenf expterem peomtc» carmintfotmlTafpamf 
«pufwmenattpfe X'ttotltuf ItoruKcaaerat.pDi'b fe tntmotandin#t_> 
trliamr.Heaue crum alttrr ilrnd rvobif tuent «udendum cj factio 
luntate tianftruxtmr uenetxndt cutufpuafi mur»tne'mfbgant*r 
ptgtr fmt dubto ptopt t r diffiailrimri openf. uerumtamen non fine 
Ope ptofpen luccriTof agrriTi frnrnxf tmuem admodom et pme indu 
aam cotpote nuteruun i jwt tam exutf rib ut tnconfum^none 
cjutdem tottuf opertlAnnumenn utlut para eu I a exrfTic Labortfno 
ftn per fe uero et puaû loi© ftmbufttrmtnata nulLomaio ffrrwCt' 
confia M am et molta 1 um ouf ouaft membra de cjtabtii'ahcjuuL 
poiTumuf affin ta mm eadem tam eogua funtouod a urne gra 


•s 


JJ 


j® 


JS 


ran 


• • • ’• • • • 




• • I M».«. • •„ • • • 

M • , •* • •• 

•»• ♦ ♦** , * •*, •*,» • *.♦ 

• •••••• *•*•»«•••« 


A. D. 1488. — Columella, De re rustica. 

Naples Bibliolcca Nationale V, A 5. 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 
































A. D. 1457. 


Le Bel Inconnu. Poème anglais. 


N«|'lr« Rihl«MecA N*«IoimIc. XIII, B 79 , |> 87 


P age d'un manuscrit sur papier, contenant des recettes médicales et une poésie anglaise. 

Sur la dernière page, le copiste a écrit : Hic pennam fixi. Penitet me si male scripsi.... 
Anna Dominl 1457 . Sur le 1" feuillet une main italienne du XVh siècle a écrit ; Questo 
manoscritto in lingua tedesta (une main plus récente a corrigé inglese ) f ho havuto da 
Diomede di l.eonardis e fa primieramente (la note est interrompue ici). Grandeur du feuillet: 
28 X 19,5 cm, de la surface écrite : 23 X 14,5 cm. Voir sur ce manuscrit et cette poésie 
M. Kaluza. Libeaus Desconus. Die miltelenglische Romanze vom sdiônen Unbekannten. 
Leipzig 1890 (vol. 5 de F.. KOlbing, Altengiisck* Rlbliothek). Le poète anglais n'est pas connu. 
La poésie est en strophes rimées de douze vers; en général le schème de la rime est : 
aabaabccbddb; beaucoup de strophes pourtant suivent ce schème : aahaabccbcch 
(voir les vers 25 S6) 


Gothique anglaise Lécriturc c*t fortement 
c ursave Deux foi» l’on rencontre ponr tki fa. 821 
le signe fonné <tu caractère r unique, il ressemble A m 
E n outre on sc sert souvent du r demi-ottoal, my 
de l'ancienne écriture insulaire : il remplace irk dans 
le corps ou à la lui de* mot*, et de fan souvent ers 
mêmes mots ont le * h a sa place s 17 34 51 bc 70 Bo 
Lettres isolées, a prend parfois la grande 
forme singulièic que nom avons déjà remontrée 
pl. 113a (4 n i. e ressemble au petit 4 rond et à l'a 
rond lt. s t et a ont un jambage fort et allongé 


(a. 6) g a deux formes 54 55 Le trait ne sc trouve 
sur 11 que rarement H01. a et n ne se |>euvent 
distinguer (10.11 ru trois formes l’une issue de 
l r droit et qui ressemble au Y (1. 1155; comp pl. 
119); la forme ronde (46. 47); une forme allongée, 
issue de l r anglo-saxon fourchu (z. lt). De même 
a a trois formes: voir kù, «mi( 2 5); au, mi*, ta (3.5.25); 
sidéy rifii <9. 14). 

Voir les abréviation# pour j\ êtwuar 

* 35). pat (18), mftA(lfi). 

Aucun aigne de ponctuation. 


S 


10 


>5 


au 


*5 


y> 


35 


40 


45 


LlbUn» 

lesus *| Cristc. owre saviour, 

And hla m<xhr, that suete flour, 

Helpc us at nur nede, 

That listenith of a conquerunr, 

That was vus witty and wigbt werrour 
A dooghti man of dette. 

His namc wa« hôte Gyngelcyn; 

Y gete he was of air Gawcyn 
Bi a forestia sida 

Of a betir knyght ne profitable 
Wdh Arthur at t lie mund table 
Hurd ne ver yet man raie. 

Gyngelcyn was feire and bnght, 
Gentil of body and feire of tight, 
Bastard tbou^he he wer*. 

And his modir kepit him with myght 
Tbat he achulde se no knyght 

V armetl in no manere, 

Kor that lie was au savage 
And blitheli woldc do outrage 
To his felowia in fere. 

For dout of wikkid Ions 
His modir ktp«l Ibm in clooe 
As doughti childc and dere 

For he was »o feire of vise 
HU rn<»dir calUd hym Heaubta 
And none othir namc. 

And he him silve was nyce 
That he ne axid never y wis, 

Whate he bight of hit «Urne. 

Tille hit bi fille up;*cn a day, 

The childe went him tb play. 

Of dere to hâve hla game; 

He fournie a knyght, where he lay 
On armour, that was stout and gay, 
Slayne and made fui tame 

The childe drowe of the knyght»* w 
And him adve ther in he achrede 
In that riche armour 
And whan he had do that dede, 

A none to Glastonbury he y este. 

Ther was kyng Artbmir 
Aa he sale in his halle 
Amonge lus knyghtis aile 
He grete hem with honour 


idtiaoas t) 

And ackle: , Arthour, my lord 
Graunt me to sp*eke a worde, 

Y pray yow par amour, 

Y an 1 childe unknowe 
50 I corne out of the sowthe 

And wol be made a knyght. 

Lord, y pray yuu nourthe, 

And with your mery mowthe 
Graunt me that a none right.*• 

$S Than seld Arthur the kyng: 

,,A none. with out lesyng. 

Telle me thi namc a phghtt 
For sithen y was bore, 

Ne aay y never b« fore 
60 None so feire a wight •• 

The childe acid: , Hi acint Jamc! 

Y note, whate la my namc; 

Y Am the more nyce; 

But whan 1 was tame at borne, 
t»5 V!y rnodur in hur *1 g.une 
Ca hd me Hraufice'" 

Than scid Arthur the kmg: 

.This is a wondir thing, 

Bi God and acint Üenycc! 

70 When he wol ben a kn.ght 

And wote never, whate he hight, 
And is so feire of vis. 

Y wol him ycre a namc 
Hi fore yow* al in samc. 

7$ For he is so feire and fre 
Bi God and bl ac: 

So callbl lum never his dame, 

Wbo wotnan so ever acho t^e. 

Nowe callith h m aile thua: 
âo Lybeus Dyaconiua, 4 ) 

Fôr the love of me! 

Than may ye witen on a rowe 
The feire* on thatte y knowc 
Certis, ao hâte het" 

$5 Kyng Arthur a none right 
Gan nim to makc a knyght 
Uppon the sitve day 
And y ave him armour bright 
And with a swerde bright of myght 
90 Ha gurde him aothe to aay; 


0 •twble. 6* mibi qa'M dos*» tum «i»a «u />»•*« m»** Dm* le texte dune Mbe main Bp Djammm* t k> 

• Le c patate a trait tracé m I <cmm» leldele, «aie ele ri* fat été cxécetéa. * Co«p km* J lia m Le I«m J*tc*amm 

tmemmnul, avac la prateadadM Mflalée. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


........... . 

A. W. (488. — CoiumeHa. De re rustlca. 

•NIpKehJ Bihlwtetrt jééarionale. V, A 5. 

• • • 


P agt d'un manuscrit, exécuta par le calligraphc Giovanni Rinaldo Mcnnio de Sortent® 
pour le roi Ferdinand L d'Arajjon. On lit, à la fin : Divo Fernando re#i Aragonio toan • 
raina/dus Menants millesimo quadringentestmo LXXXVM qtuul bette vortat t ratt sert psi t. 
Dans les Cedole di Tesoreria aragoncsc . & Naples (Reg** 124 , fol. 198 ) on trouve à la date 
du 25 Février 1488 une note d’après laquelle Mennio aurait reçu pour la copie de 7 feuilles 
10 ducals, 2 tari et 10 grana : per lo scrixvre de septe quinterni de pergamlno de litera 
an tiqua de uno volume întituiato Lu do Columella de a^rieoltura a ragione de XV carlin i 

lo auinterno . Beau parchemin blanc- Grandeur des feuillets : 37 X 25,5 cm, de la 

surface écrite : 24 X 14 cm. Sur le manuscrit voir Nicola Baronc, Notizia délia scrittura 
umanistica nei manoscritti e nei documenti Xapoletani de! XV* secolo (dans les Atti 
deir Accadtmia di Ardieologia. Lettere e Belle Arti t Naples 1899 ); G. Maizatinti, La 
bibUotcca dei re etAragona In Napoii t Rocca S. Casciano, p. LXV 167 . Notre page 
donne la fin du 9 * Iîvtc et le commencement du 10» livre de Columella, De re rustica . 


Ecriture humanistique. Les lettres sont 
rondes, larges, bien proportionnée* et bien formées 
A comparer le* lettres tic la minuscu'e carolingienne, 
pl 71b 77. S5, Les lettres des mots *o«it mainte* fois 
reliées entre elles par le trait final. Le* lettres 
longues finissant par un jambage droit, ont une 
petite ligne horizontale ou oblique voir d f q % 
110. 11); les hzstes supérieure», au contraire. »ont 
un peu épatante» en haut : voir h d h. I (to 14). 
De même les lettre* brève*, qui finissent par un 
jambage dro«t, ont la plupart du tempa un peut trait 
final voir i ut n r. a (aa. 13: Le fond de l'initiale 

I9) d’or, le cadre est vert, la lettre F est verte, 
le» figure* d’ornement wmt bleue* en haut et grenat 
en bas. La première ligne du livre (9) a des capitales. 

Lettres isolées. La plujart du tem|* a Mt 
oncial, souvent pourtant il a une double panse f 10.11>; 


pour aa on a une ligature »;j 13) 4 est droit (le). 
Voir M (il U I est souvent surmonté d un point 
léger 1 ait vertical de 1 r est : 

droit, tantéit recourt»* ver* U droite (5 6); nou* 
n avons pas ici d r arrondi % à la fin des mots, est 
tantôt rond, tantôt long (11 ta). Le jambage du t 
rtc dépa%*e que peu la barre (ao) Pour « et v on a 
toujours a <15.17). 

Très peu d'abréviations. Voir l'abréviation 
pour m et pour (10 *4) 

Beaucoup de liaisons de boucles ; voir par ex, 
lignes 10. lt. ti. 

Ponctuation. On remarquera que pour U 
petite pause on a un double point (l* lO* P* JUf 
la grande pause on a un pt>int (13-16 Voir le grand 
signe A la fin du 9* livre fy) 

L*n trait d'union délié A la fin de* lignes 1*4), 


m quaa qulsque voluit format, aqu.% prius adiecta delunditur 
Earnque coneretam facile est exnncre, quomam qui subest humur 
non patitur formis inhaerere. Sed iim consumai* dinpiitatione 
de villaticis pecudibus atque pastioushus, quae reüqua nobis ru- 
3 stécarum rerum par» aubest, de cultu hortorum, Pubîi Siluine, de- 
inccps ita, ut et tibi et Gatlkuni nostro compDcuerat, in carmen 
conféré mua 

|Lacll lanü Noderati Colaaiallaa ral rmstirae liber andecimas.) «j 

Focnoris tui, Silvine, q«wd- 
10 quod stipulant i spoponderam tibi, rehquam 
pcnsiuncülam percipe Nam superionbua 
«iecem libns hac minus parte débitum, quod 
nalurae prraulvo, reddideram. Superest ergo 
cultus hortorum segms ac negiectus quon> 

15 dam vetcrihua agricotia, nurvr vel cctetierri- 
mu* Ssjuidcm eu» partior apud priscoe 

esset frugalita», targior tamen fauperibus fuit usua epularum, tac* 
tis copia ferinaque ac domestirarun» pectsdum carne velut aqua 
frumentoqur summis atque humilbmi* vktutn tolérantibus. Mux 
za 1’ inwjurii»*) et pfter ipua nostra aetas dapibus libidinosis praet a con¬ 
stituent, cornacque non naturatibu* desàdcnis, sed cenuliu* a#Mi- 
mentur. plebeia paupertas sunimota praecioaionbu* cibi* ad vulga- 
re* compellitur Chiare cultus bortorum, quomam et fructus magis 
rn usu e»t, diligent iu* nobis quam tradMicron t maiores. praeripiendus est. 
z$ Isquc sicut institucram prose oratione prtoribu* subnerteretur exor-*) 
dns, msi propositum expugnasset frequen* poatulatio tua quae per- 
vicit, ut poetici* numeris explnem Géorgie» carmin» omiisas jurtes, Y) 
qua» tamen, ut Ipsc Virgilius significaverat. post se mémorandum 
reÜ4{uit. Nique enim aliter istud nobis fuerat audeodum, quom ex vo- 
30 luntate ratis maxime venerandt cutus quasi numine lnatig.«nte — 
pigre sine dubio propter ddfi* ultatrrn operis, verumtameu non sine 
spe proaperi tuceessua — agresai surnus teouem admodum et pene vidu- 
atam corpore mnteriam. quae tam exilis est, ut in consumatione 
quidem totius operis annumerart velut partirula poaidt laboris no- 
35 stn, per se vero et quasi suis finibus terminât» nullomodo «pecioae 
confie» N*m et milita «unt cius quasi metnbra, de auîbus aliquid 
posMimu* aflTari, tamen eadem tam exigua sunt, quod aient Graeci 

9 ) Dan» ita è4âc»t«ia tnphméc* di ColanatUn, la ica frtra. •) L'AAom 4a Vaniac «la 15 a! a : rum ny w a » i *• r tanr». 

■) Ma. parti*. 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 






•) 


jnrfrviVtiitr 


/ 


î 


r? «irthfi/n 5.iUrr^Æc4mW Aaœmjf /ilu*w fuvafcum &ncaTiitm nihum LwfW£ m nAm» (uffuamp 

No» fri», tUA funtrfnn* tjftm bon et uirwatfettmra-o-f'4ffrti cWw V***** ntofitmuf- jx&pfJxr^. 

n(tfft ntt ctoLf pffetmf'œmftmm "W *™{ « f* c ?<* ra «*•»** tttwfhf' * Jfafiit ai«* fanffwm» tt&xm tfftm pmui amfïnabene Medr fütantfhv Juliane ’ 

nixttnrnU^tn cânimjfa nrc jit&> atrnt aJMCutbwwf <J. «£* Mf» fchifcmwnuf uokjfp «wr.U» URmdiffmd tffepctam Son ctmfimm- htt trfuA ftnt&i ÇAtf pecuifuutffiuf an mtnnai*pjhbm «tp,^ 

Irtfmuurr ympaniwWu»» W Wrm» ckixntufëuf deatpr^bttm AA ÛB-^njrttfnoffa fn 


«ntttt mwuàf 09. adtafjrffume 
Amtulo t^jpttxyrrs ài* K 



anfratt^ « Mw «■ nrmtfffta^ph*% Wwnmrtuxw^rer®^ j-.tA-cxrr mowx n* wmaatnJ ^ wml*’ 

*4*. A - - , r ® WJ, --_ 7 J _ 


f. Ame 


jL. Grrfuf 


b» 


•mar 



;3 



*■ «•»î» (r* 

I 4 i nmmln f tf 

<4 fJomJ 

v. «r^ 


j*VW*i ^hki^ (tmtfrt iï ly*** émU LéUm*U * 4«W; «f 

4 ci^ JJtTnmk# 4 tmjfuunfti wW **f*7r»W ^ f^4c jbuhGuàP 

—( L --. ^^J^XkuLi c'^Moviù 1* mm ^«ftrriMW **['(** by&ru ' rmvnnù 

ernuh t/» */ft *• eé-,mq*U* ijMAwM 

y%+> e4 $*tV te' «t«m 


* ^«fe* *""2Ti- -^ r . £, /# 

iuL-m mUftï* Hfh'mmm! ~?t» \n*f\amkfm (mJfmJnf** \n*ru>jmhL 'fm&lom fukiafJu 4~J« 4 

ftu’ -iT^^ ut fvtfrtÂ* H*~t>**' U U,Ltwi ji t^uf» j'Tt/un mJt.u^uutfui ionk* u 

^ pefhte* y* ut! riît oljmmil f-em «U/mf» ihhWmh/’ /hÜ »» Umt* tm Un mumL 1 \w,Auuf* n m ttwmt / 

Lu Ut fc.lrK, h» fument u€^jtn ^mUtiUr fnjméUu ** X^uoLçJuJU ' **** loytuhLtlê éH+utlmtdé jntmhmt/mLf 

_J ;tuSw'»ft*f*J 7'”“'* fft'l*'** ^ Üf-AoiT^ féjtu tf'uXut.AUtm <i fcmJhUt oomtLmm ft ^«n #^W 

***V~/; fcUup Conkouj t ÇmLtmmOf <yA W ^J_- 

v r <% / . • •. ‘î'Lj.' t. . .T* . L£v 




'Ktrn# 


Ti/i* 


ril 


■< 


ir ■ 


•/ 




• ■ ■ ^ 

PAVLVS. PP.V-‘ 


1 




I 

J j 

4 ’ 

5 

6 
7 
» 

9 

10 

11 
12 



ftoAgtxfaÛrém unujdeùtnfm 


-,— j.-j .. ^...... . —.JjftnCuJtifTutU. C*tnSjitj(tr><?jjn jm£uj pTtmurn summogcrc iCktdîtmu/j>ifSMtu,ftJûn 

U£ftr<S Jinfuf+rr j&Jtum trj* joottmm >j/.v je&m, j£stn/&ïe/um *.£mim rmtt* d*i*tu, tt enumt+nem d"e+vtn/ium diSfriiÛm 

t*njiCt4t /ttiXenUt^j oviLfcÿroComus _^//lm’ *{Hiu*n/m /<?j> ru.</êntut, etpittutJ utiut tfrtfy Jen*tut h**t/*nuj t*nfi>~m*j£Lt J*m 

'tijujproeufSu£* jetnper \rr /i/îm uj t u*f summ* turr**fptU*rt ifltfên/rra dtc/e/t 4 /tu*f fc&rtntù Pot 

tu ,éjû tantum , et tam JfftnJl/um turmen St£l c+mp*rttueru-tU Cum uaf 


natumuj, 4 * 4 * \ 


f>+* 

U-rrt rxpertmtnto t^na/umu/, jut/ yti 

__j utjtu/tm,ÿbàm &n*’ ■}■:rtiutm utttrtrum matrrum ^muittouru ,jpu tantum , et tam Jp'tn^Uum Hamtn Stbt Campa 

t* Jeta amm* prralfihtuJtne' ,jua lÛîjuttut pu/ fut ,^ftrtùr\; at ta n/ta ntt r pujnanJa t Jtpiutattm /tut*/ jantt^ /tt/t/ Cutati/uut. utrty 
ope/, capta/ nafu'm* Jantta* ££.emaiut C’ct/t/iS matru utjtnr > amantis/tma' maiutatr' mttnanJa a(tu£entu t?t nat f 
atuatiaau . et fiUnfi/ adjeruantia’afjfcuu m en iat uaf a nama prajjçB/***-*/ 

Jttnut uafu, uéjnfjetnpeT ut anima *titra mamarUm fip mpt a ti am/ 

mu/ acta/ianam, pua tamma^a'paf/imut fat att tau/a yaft/ antific*** . fntarta £$tum pretaamata, apata tu*et* fana prattdunt, ut ua/ei 
tinaa prattetiant? çt/t* fiat ,*t jtmuf "uafù paramantrr fentdinmu/ ffiatum L$.am* aputf Ja ntfum J 


t/tatr' rrCmanJa, eftufrnti.a ft natpuajut ft uaatntf 

*n*J s yt re > tp/ajuantuam. Cuan. f&amamapt an mu/, aft/aratmat 

Cfrtfta? -yatuataCu ut/Cra' Jfée rÛam. ynauam p+xteruuac* 
_ • /* ' P t 





X*«< 


nr yt/ctdtdf <u Jtm4ti uétu pfram+iurr benedi 

^ fuau/Ci O C 97 - if***ift 


dflj-fc 


nufé _i 4/ 




J& 


f *ftn 


vc+rrru 

Jêù*& 



1 4 • • • 

: t v ♦ •: 


1 




• • • • •••*•••.♦ *• * ♦ •• 

• m « •!•••••. «V • 

• , n' * !î ♦«•• •• ••• 


fdfl'm SfnZü* 


~ 




A. D. 1472. 1512. 1606. — Brefs de Sixte IV, de Jules II, de Paul V. 

Fribourg (Suivie'. Archive* cantotwlen, et Milan, Biblioteca Ambctwiana 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 



















CD 


A. D. 1472. 1512. 1606. — Brefs de Sixte IV, de Jules II, de Paul V. 

Fribourg (Suisse), Archive* cantonales et Milan, Bihbocera Ambrotiana. 


I A. D. 1472 . Bref de Sixte IV. - Fribourg, Archives cantonales, affaires ecclésiastiques, 43 . Grandeur : 41 X 9.5 cm. Adresse au dos : Dilectis fitiis sculieto et consulibus Friburgi. 

• Ce fut sous Martin V. (1417 1431 ) que l’on commença à donner aux brefs une forme régulière et désormais ils sont d'un plus fréquent emploi. Les brefs se distinguent des bulles 

en plusieurs points : ils sont écrits sur un vélin blanc et fin, d’un format généralement allongé; ils sont scellés de cire rouge avec l'empreinte de l'anneau du pécheur; cette façon 
de sceller est expressément spécifiée dans la date fsub annulo piscatorisi ; depuis Eugène IvT ( 1431 - 1447 ) on se serl de l’écriture humanistique (les brefs antérieurs qui nous sont 
conservés sont en minuscule gothique); au-dessus de la première ligne on a le nom et le titre du Pape et ce titre est papa (non pas episcopus, servus servorum Dei ); quand il y a 
eu plusieurs Papes de même nom, on ajoute leur numéro d’ordre; dans la date le jour est indiqué d’après la façon moderne (non par Calendes, par Nones ou Ides), et le commencement 
de l’année est le 1 ® Janvier et non pas le 25 Mars. Enfin les brefs sont expédiés par le Secrétariat des brels et non par la Chancellerie apostolique. Voir sur les brefs N. Lichatscheff. 

Drief des Papstes Pius V. an den Zaren Iwan den Grausamen, in Verbindung mit der Frage über die papstlichen Breven (écrit en russe), Saint-Petersbourg 1906 . 

Cvrsive hum»ni»t iuue Le» lettre* *ont penchées ver* t» droite; souvent elles sont étroitement long il); de même su rom menre ment des mots, il est quelquefois rond ,mt, é). Pour s et * on» B(l). 

liée* du reste leur forme diffère peu de l'écriture de manuscrit icomp pL n«. njb). Comme s>t*ne commun d'abréviation on se sert d'un trait horuontal oo oblique («1. 

’ Lettre» isolées, a est oncial; pour ae on a le plu» souvent une ligature plus rarement * (tuUtùu, Ligatures. Pour ti on a quelquefois l'ancienne ligature (.J). 

pn/Um, t). 4 est droit (t) Voir g (s). D'ordinaire l poète un point •: il. s à la lin «le» mois est tantôt rond, tantôt Comme signe de ponctuation on a pour U petite pause un douldc point ou un petit trait (y «) 

SIXTUS PAPA IV. 

• Dilctti liiii, salut cm at apostuiicam benedictionem Acccpimus litteras vestras, «juitius, ut dilectum (ilium Franciscum de Sabbaudia, notanum noatrum. I -a U(,*nnenal ccc Iritic pteficere in eptscopum et pastorcm velimua, aupplicatis 

* Nos, filii dilecti, Franciscum ipsum tum ob familiae d gnitatem tum ob virtute* et mérita eus ainitutan prusequimur cantatis affect u. eumque Domino aoctorc honorare et ornare mteiultmua. In hoc tamen 
j nec ipsi nec vobis possumus complacere. quia minor est annis et propterea ut audire potuistis et nos alias ad vos «crqmimus, ecclcsiam i|«am provida consyderatione dilecto filio noslro luliano tltuli caneti Pétri 
4 ad vincula, p»*»bétero catdlnaN, ttoatro »c* tindum carnem nepoti, contulunus, qui eccleaute ipsi saluberrimus vobisque omnilius èoeundissimu» esse poterit. Non consuent bec apostolica Sancta Sedc* provisione* sua*. 

[tam uuturaa peesctiim atque salu- 

j h-res, mutare. Sed offeret se indies occasio, in qua Franciscum ipsum poterimu* hoiwie »re. cl ni libentl animo faciemus buperest ut vos. sicut bonos obodienliac filsoo decel, procurstorem dsctl cardinalis, nepotis nostri. sincera in Domino 
é cantate recipsatis. eique ad possessionem ecclesiae antedictae pacince consequendam omni studio et etinatu ruretls adsotere, et ita per présentes hortamur vos in Doenino et aportolica auctoritate monemus. Datum 

[Romae apud sanctum Petrutn sub 

7 annulo piacatori* die XXIV. Mali MCCCCLXXI 1 ., pontiAcatu* nostri anno primo, L,. Grifua. 


2 A D 1512 Bref de Jules 11 . — Milan, Biblioteca Ambrosiana. Z. 53 ( 55 ), parte superiorc. Adresse au dos : Dilecto filio nostro M/attheo/ tituli sonde Potentianr presbytero cardinali 
• Sedunensi. nostro et apostolice Sedis legato. En marge, à gauche, traces du sceau. Voir Ratti. Xotice sur quelques lettres papales adressées au cardinal Matthieu Sdiinner, et qu'on 
croyait perdues, à la Bibliothèque Ambrosienne (dans le Compte rendu du quatrième congrès scientifique international des catholiques, Sciences historiques. Fribourg, Suisse. 1898 , p. 279 ). 


L'écriture est plot cursive «juc dan» le bref de 147*- Les bisti’i t»nt inférieure» quc supérieures 
sont légèrement ondulées. On rencontre beaucoup de forme* gothiques. Beaucoup de mots commencent 
par une lettre majuscule 

Lettres isolées, a jtfend la forme de cursive simple; pour ae 00 a t (i. fj. • comporte souvent, 
surtout à la fin de» mots, un long trait d'ornement > jw, a. ryw^j.4'. quelquefois üa la forme d epailon (tt, 1 8' 
Voir g (*V Voir les forme» diverses de q il), r, U plupart du temps, est droit, quelquefois rond 1 »i. 

s est le plus souvent rond, même au commencement et dans Je corps du mot is^w, l; u/wn/y»* 5). 


t est beaucoup plus long que les lettres brève»; In barre se trouve d'ordinaire au milieu de la batte (1); 
souvent aussi la barre manque et il n’y a au-dessus qu'un trait de liatioo oblique [ehèHatèk**, a/JV<v„ r). 
Pour • et v on a, au commencement des mots, tantôt U et tanUVt f (l e 3). 

Abréviation»! Voir le» h g les (t. S). A U fin des mots pour tu ou h on a un » suscrit 
n>. Voir les abréviations pour tt#«i II), (91, /W (4L 

Ponctuation On a pour la grande pause deux points, jKiur la petite, un »eu1 (1 11 irK Voir 
les signes nombreux avant et après le titre, la algnature et après la date. 


1 

s 

3 

4 

| 

7 

H 

9 

10 

11 

t? 

O 


IÜLIUS PAPA II*. 

Dilecie Ml noster, salutem et aïostobcam benedictionem tlrcum»ipertuini tue. de nobis et sancta Roman» ecdtsia, cum< bouorab.le membrum est. benemehte, ea paterne concedere volente* per que e* hooor accrcscat, valus proremar 
animarum et Ci vit ali bu*, urbibns atque locjis. que ad sanctissimc lige obeilicntl mi redeunt, t*cnign»m »e reddere possit et grattosam ultra ea que in nostrU legationn tibi commivac sub pliimho iMtcrn 
confectis continentur et exprewa sunt e»run«lein htterarum ac omnium et vingulorum in illi» çontentorum tenorem presentibus pro suHîcientrt expremo tialierl volcntcs, ex nostri certa scientia 
ac de apostolice Sancte Seüis potestatis plctiÜudlnt: quint duodecirn in nostro» et apostolice Sedit notarié* tolidemquc comités et fuites aule »ath ptlatii LatcnncnsU et acrolitos afKistolicos, alias tarnen kkmeo» 

et *ufncicntcs, nec non nonoutlo* non tamen ultra eundem numerum duodecirn, ad théologie et ulriusque iuris gradus doctoratus, etiam »utfinentes, duobus vel tnbus in eimlem finilimilwji 

doctor bas tccum adhiblth* wiimque votia luntis, super quo tuam et illorum consrieuttairt nneramut. creare; et aliquibus csppdl» dk tutr patronatus nnbilium laycorum u«jue ad numerum 
duodecirn, in iuigentias septem anno^um mxta formam quinterm cancellanc apostolice. etiam inirrevsentibus bencdsctiom per te popul.s damJe coDcedetej nrrnon omw* et smuutai quarum- 
cunqtte cmtatum et terrarum. que ad sanctisaimc lige ob<si»cnti»im, ut prefertur. venerint, et milites tam équités quam prdites, undccunque sint, qui contra nos et sauct* Romane ecclcsie res arma sump^serunt, 

ab ommt>u» et »mgulis ccnsuris et pénis in momtorio propterea |»er ihxi edWo absolvcre, penitentumque salutarcm iniungrre. dummodo tamen in tuis manibus luramentum tmutant 
et solemne rotum^quod poatbac, ut prefertur. arma non sument ne que «a sumentibu* *< tsinaticis ac damnatis olim caromalibus, nrq»ae corum roncdlabulo quovisniodo favebunt. ac 
ecclasiasticum interdktum. quibus AUp|<i»»ite civitatea, terre et oppida ac loca hu uvmodi wint. relaxare potais et valeas anctoritatem et facultatem confedimo» t»er présentes Non 
obvia ntibuv àllk». que in diclis légation» tibi faete ac momtoeib ut prefertur, a noli» emanati liitcris Tohinrm non obvure < etc risque contranis qui buse unque. î>alum Rome apud 
sanctum Petrum »ub annulo piacatiMis die X 1 IK 1 4 lunii M.D.XI 1 “°. pontihcaïus nostri anno uonn. 


Baldiasar Tuer dus 



3 A. D. 1606 . Brd de Paul V. — Fritourg, Archives cantonales, affaires ecclésiastiques, 406 . Grandeur : 40 X 20 cm. L’adresse au dos : Dilectis filiis srnafui hriburRensi. ecctesiasticoi 
• hbertatis defensoribus . — Par exception, le jour, dans la date, est indiqué d'après l'ancienne manière romaine. 

La belle cursive des bref» »ub 4 t l infliienre de l écriture italienne de chancellerie, on peut la regarder trait d'ornementation <i). Voir k ft). r est droit (1). Partout • est rond (1). 
comme une forme particulière de cette écriture ;oomp. pl. lia). Le» haates tant inférieures que supérieure» U n‘y a d’abréviation que pour n U**. 10; ttn* ij). 

•ont légèrement ondulée» et épaitsies ou bien elles sont ornées Comme signe» de ponctuation on a U virgule k point-tiret, le double point et le point (14 5 

Lettres isolées. Pour au on a une ligature (1). d est droit (s)l e prend à 1 a hn de» mot» un Au lieu du trait d’union à la fin de» ligne», on a deux points (4. 9 leb 

PAULUS PAPA V* 

1 Dilecti fUii, salutem et apostolicarn benedictionem Periucundac nohb fucrunt literae vestrae, in quibus prtmum summopere budamus | Krtstis et fidei 

a vestrae aingulare atud um erg» Sanctam hanc Sedem; deinde telum chantatU, quo altoium errata doletis et convetsionetn abt rrantium ad meliora 
3 consilia desiderstis, valde probamu* Plane opinionem, quant de prodentia et pictatir bttus rgiegu »cnatus habelvamus, confirmasti» Um 
4 ver© experimento co^noscimusv quod utique procul duliio scnnpcr credidimus. vo» summo iurc appellafi dcfcniores ecclesiasticae libertat*». Vi- 
5 dimu» quidem, quam bene virtutem vestrorum mitortim aemulamink, qui tantum et tam sp’cndidum nomen ul» comfaraverunt: cum vos 
6 cadem animi prompOtudtne, qua illi, quoties opus fuit, fonder ac coniaanter pugnando dtgnitatem huius Sam tac Sedis tuiau *unt, vires. 

7 ofies. copi-i» nobis pro sanctae Romanae ecclesiae matris vestrae amantissimse maie^tate leiuicmU obtuientis. Et nos quoque hoc vestrae 
S dévotion» et filiaiis obsenrantiac offteium e» in vo» animi propensione acce|>imus, ut re ip*a qu4fitum cum I.iomnso poterimu* déclaraiuri 
9 sim us vubis, vigerc semper in animo noitro mcmorUm aignlllcationia huius rgregiae voluntat» vestrae Nec ullam uuquam praetermitte- 
10 mua ©ccasionem qua cotnmoKle poasimu» bac de caum vobis gratifia ai i Inter ea Oeum precamur, a quo cum ta bona pfOredant, ut ros con- 
11 ttnua proteciiofie custodiat, ac aimul vobis peramanter benedicimus Datum Remue apud sanctum Marcum sub annulo piecatoria 
ir pridk idus Augusti MDCVL, pontdicatus no»tri anno secundo re-trus Strota 


Digitized by Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


.Va 


,***. 
• •• 
!•«« 


• * * 
• • 
••• 





Xcî**i <>*** 






O 


hfa~c i*wût#<* ea. aut 


îcpu&f !**} fUv# i£4*w r*rm*«t}^AtcrM — 
mtfte Ua. :JL 4 ») (utt&iH iprii repu*nr J tncffLaui* jcarro p t 




y!ztL.£Xr .jWpwrtu l*H***w cuijicm 1 nnal 

QjuJuy pMfJ.tt.fmLf ff.fpJ«*/f*r JS? O*,* 


»> fiuuiin tpr*i re*uinï J t*tcffUn<iA, Jearro ey^ntHKj> 

* gndiuf'\ ~t 'Cftf*Ca^fre^f SnÇçîw fn cii^WhnûluiA^ • 


^ <1 I&hSÏ$ Arfffa: 

o ayc HtJâLfôfi 1 * ' 

Hôiïtrj 7 a 




rtCrCi 




Gr>tty*uerf*<~b«tf 'fte SWr* fl#* YfH 4, Onfrytte (w’ru taW* éJmu a#' 

JuunA, r?nft«rit4, cûput'u*nt«* reçSi^crncuu^. r?p&Qio puy^ffxo ixf Üêtyfhrtïfôiu i'p oithtffài 

A ** ncccfptnAs :jbj p**ui(fafKf#f Çméti hun*!#** lùlUShc *c %#^hJ 

TT^? » VP’P'jffï **i b rn*i/ nmmif. V/W^ç nctcffuLtt' errdn**' 

rtrtn nyâ&Atn (ê f*>M towr' U* fm+rÇu*fiAnenkf vmîït e^A. ^ticm mZUu pfint'j cdUforA^lui, - 
■' ' ' ' 

> Jnfhnu fhu^Yf ‘ryuJ&ï.At Iraf piuoi 

per cKtwti An ih^ccdjàrii? fyPtrAnt t Ct ormA*b mAcrHrA fm 7àrrA*uttn. nuilx'? tr*vdJi<L ÿfe icAura** 7 mêr—' 
e S^lfjl ijy "ffàlvf t*tZujj fiùrtfjbrti ÿiWnch Çit*v tcnorÙAcfi it ilo dJrian? 

Y u 1 ^ 

cu/w i .JcnArAttene'-' m 2 derrétit AyA/J P 

^ ^ J* frnnA, fayrcm^ t cu*v) ^ f * j J 

jjyftwr# tinty ^UbUxt##^ r __ 

)■£>" 


\ 

,*'»U 


-4- 


fW a^V^hT, j*MÎ 7T f mÂiififL ftauTfc/hw 




> J 


BENED1CTUS P P. XIII. 

if nhVurntjriô *?&:*. '1 s.s< 2 — \ A*/ 



* J^fé*** 9 * AJ*S, « i *iV^« *<>/ < •+*+*/* 

afîfW7r+m..rri£*T fi* y*/* rf » m w rn+* Ai* /f*rs*/f%A ^ ■ <** # « 


Atrt**/*/*~Y* A*mrf+~** A 


«« % 


Cvu^ 


A. D. 1477. — Supplique avec signature de Sixte IV. 

Rome, Vatican. Archirio secreto. Instrumenta Misceilanea 


A. D. 1730. — Motu proprio de Benoit XIII. 

Rome, Vatican, Archivio *ecreto. Instrumenta Misccllanca 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY 0F C ALI FORNIA 

















117 


A. D. 1477. — Supplique avec signature de Sixte IV. 

Rome. Vatican, Ârchivio sccrcto, Instrumenta Misccllanca. 

S upplique adressée au Pape Sixte IV et que celui-ci a signée de sa main. Document sur papier. La signature du Pape se compose des mots 
Fiat ut petitur et de l’initiale de son nom de baptême Franciscus (délia Rendre). Voir ligne 18, De même à coté des lignes 19 21, contenant 
les clausules, le Pape a de nouveau écrit Fiat avec l’initiale de son nom de baptême. — La date (22) a été ajoutée par le «Prodatarius*. 
La 7« année du pontificat de Sixte IV commençait le 25 Août 1477 (Sixte IV ayant été élu le 9 Août 1471 et couronné le 25 du même mois). 

En haut, en marge, se trouve indiqué le sommaire de la supplique. Au verso se trouve un grand R (— registrata) avec le nom du «registrator* 

de Caronellis ; de même, en haut, en marge, vers le milieu au-dessus de TR, on lit libro 3* fol. LXXXVl ; en haut et dans l’angle droit on a : 

pro fratribus in Algua. Nous devons les deux Fac-similé de cette planche à l'amabilité de Mgr. P. M. Baumgarten. 


Cursive huma ni* tique. Voir les explications sur l'écriture des brefs, 
pl. 116. Beaucoup de formes gothiques. 

Lettres isolées. I est surmonté d'un point ou d’un petit trait (i). in à la fin 
des mots a souvent une forme ondulée (tiré in*, j). r à la fin des mots a ordinaire¬ 
ment la forme majuscule (i. a). sa quelquefois la forme de cursive gothique 
» frtdsitsu>rti, io). La barre du t se trouve souvent un peu au-dessus du milieu 
du jambage vertical, du côté droit (i. 2t. 


Abréviations. Le trait horizontal ondulé est parfois mis pour r seul 
\ci>rrectortj, 6). Pour et on a la plupart du temps la note tiromenne, quelquefois pour¬ 
tant on trouve la ligature (H). Le signe |»our ur rappelle parfois encore l'ancienne 
forme de ce signe, la plupart du temps pourtant il imite le signe ancien pour ut 
(videutmr t rep*rèu*tur % i; vûtebtutur, 4). Voir l'abréviation pour rvréo, verbum (17). 


l>u mi nu» Paulus II. pro sedandis ceitis controverses, que tune pulluiabant inter canonicos congrégation» sancti Georgii in Alga Venetiarum. commisit patriarche Venetiarum 

[et ccrto abbati, quod esse deberent eisdem canonicis tamquam communes 

patres et amicabiles compositores, correctores, diffmitorcs etc. Et licet dicta commixsio per obitum dicti domini Pauli credatur expirasse, tarnen émanant sepe ccrta mandata a dictis patnarcha 
et abbate pro rebus minime necessariis sub pena excommunication» latc scntcntic. quam contrafacicntes incurrunt co ipso; que sunt ipsis canonicis quasi quotidie celcbrantibus 

[valdc formidolosa et periculosa. Pctunt 

declarari, dictam commisMonem per obitum mandantis expirasse, seque restitui in pristinum statum Afntique] controvcrsic huiusmodi iam fine debito termmate fuerutiL 

Beatissime pater Quia ea, que ab initio videntur utilia. aliquando successu tempor» reperiuntur mefficacia. îccirco exponitur 
humiliter Sanctitati vestre pro parte devotorum eiusdem moderni rcctoris generahs et canonicomm congrégation» xancti Georgii in Alga Venetiarum, 
quod dudum |>ostquam felicis reeordationis Paulus papa II. predecessor vester, qui personas dicte congregationis singulari complectebatur dilcctioms affectu, 
pro sedandis ccrtis controversiis, que instigante pacis cmulo et mimico tune in dicta congregatione pullulare videhantur, patriarche 
5 Venetiarum et abbati sancti Georgii maioris Venetiarum et connu successoribus per suas litteras commiserat, ut e»dem rcctori et canonkis atquc 
personis tanquam communes et arnicabiles patres, compositores, correctores, diffinitorcs. censores et milices essent in quibuscunque causis, litibus, 

Controversiis, dissensionibus et reliquis casibus et rebus, honorem, commodum, utilitatem et conscrvationem ipsius congregationis publicc vel privatim 
concerncntibus, quotienscunque per ipsos canonicos forent requisiti, et nonnulla alia exequerentur et Tarèrent, prout in dictis litteris plenius continctur. 

Controversie huiusmodi fine debito terminate fuerunt. Itaquc congrcgatio predicta iuxta traditam eis a Deo intelligentiam et admvante 
10 divina miscricordia cum pacc et cantate regitur et gubernatur; et protectio seu commissio dicti predecessoris — que ctiam per obitum ipsius 
a nonnullis asscritur expirasse — eis minime nccessaria. sed potius officieux quieti, tranquilitati et observant» ac seventati dicte 
congregationis neenon animabus ipsorum periculosa esse dinoscitur, cum interdum ctiam pro rebus mmimis et sine aliqua necessitate émanent 
Ccrta mandata sub pena excommunication» late scntcntic, quam contrafacientes incurrant eo ipso. Que quidem mandata personis ecclesiastic» et divi- 
nis mysteriis continuo vacantibus formidolosa minium existunt Quare pro parte rcctoris et canonicorum predictorum Sanctitas vestra humiliter sup- 
15 pheatur, ut eorum quieti et tranquiliuti ac animarum saluti pie consulcntes cos in pristinum statum restituere ac litteras huiusmodi 
per obitum dicti predecessoris expirasse, et omnia abinde citra facta et emanata nulla et invalida •) esse declarare et decer- 

ncrc dignemini de gratis speciali. Non obstantibus litteris Pauli predecessoris huiusmodi, quarum tenores, ac si de verbo ad verbum inscrercntur 

presentibus, habere dignemini pro express». Ceterixque in contrarium facientibus quibuscunque et cum clausulis opportun». Fiat ut petitur. F rantixtut. 

Et cum dcclaratione et decrcto prcdictis. 

Et quod expediatur in forma brevis, cum j Fiat. F r*ucitent. 
insertione présent» supplication». 

Datum Rome apud sanctum Pettum terciodecimo kalcudas Novembris anno septimo. 

*) Corrigé 4a mrmU»du. 

A. D. 1730. — Motu proprio de Benoit XIII. 

Rome, Vatican, Archivio secrcto. Instrumenta Misccllanca. 

P cbut et fin d’un Motu proprio pontifical. Papier. Le Pape a de sa propre main signé son nom au-dessous du document. En d’autres documents 
de ce genre la signature du Pape sc compose des mots Fiat ut petitur, ou Placet motu proprio ou des mots semblables, avec l’initiale du 
nom de baptême du Pape. — Il semble que le chiffre arabe 24 dans la dernière ligne (23), indiquant le jour du mois, soit aussi de la main du Pape. — 

Au verso du document il y a le sommaire de ce que le Pape est prié d’accorder : ... s/ degna Vostra Santità permettef alli padri di detto 
couvert to . .. con le deroghe, préservé, et altro più diffusa mente espresso nella présenté cedola di Suo moto proprio. — Ecriture italienne 
moderne. Voir les explications sur la lettre de S. Charles Borroinée, pl. 122. 


BF.NF.DICTUS PARA XIII. 

Motu proprio etc. Ci è stato rappretentato l JCf parte del priore e rcligiosi dcl convento deî nostr' ordine di San Domcnico di Modcna, e con esai e per eaai 
dal maestro Fra Giovanni Domemco Agnani figlio di detto convento, che An aotto li 30 Maggio ie>Sr, Giovamta Mantovam Foresti c Filippo Foresti, suo liglio, donaronu a detta loro 
chiesa per serviiio et ornato dcll* altar maggiorc, che insicmc di quel tempo era dedicato al detto Padre San Domenico, un tabernacolo di mole assai grande, composto di molto 
5 legno divise in più parti, et al di fuori coperto di puro argento lavorato di peso oncie novecento settantatre, corne apparisce da istrumento pubblico stipolato lo stesso giorno, 
nel quale da detti Foresti donanti fu dichiarato con le seguenti précisé parole, che tal donazione la faccvano a gloria et onorc de) Santtsximo Sagramento e del glorioso pa- 
triarca San Domcnico, avvocato de' medesimi, per esporsi sopra detto altar maggiore, dove abbia ad esser depositato il Santissimo, a di lui onore c gloria e del detto glorioso 
San Domenico, quando non paresse bene alli pa<lri sudetti. coll* assenso sempre delli nomma! 1 Foresti o in loro difetto de* loro descendenti, e non altrimentc nè in aluo 
modo, di levarlo per rq>orlo e custodirlo in luogo sicuro. ad effetto di megiio preservarlo, c poscia csporlo nellc feste solenni délia chiesa tanto universali quanto 
10 particolari délia religtone Domemcana, e caso che mai si dove*»e distruggere detto altar maggiore per quakhe accidente e per ridurlo forse a miglior forma, altora et in 
tal caso intendono c vogliono esai donanti. chc detto tabernacolo si debba riporre sopra I' altar maggiorc, che si fabricarà in luogo dcllo atesso, corne cosi lî predetti 
padri prcsenti spontaneamente per essi e per li loro successori in detto convento promettono c s’ obligano di riporlo neH* accennato altar maggiore, con espressa condi- 


dcl présenté nostro moto proprio, quale vogliamo chc vaglia c debba aver sempre il suo pieno effetto, eseeuzionc c vigorc, colla semphee nostra sottoscnzionc, benchè non vi siano stati 
chiamati, sentiti, nè citati i predetti eredi de’ sudettî Giovanna Mantovani c Filippo Foresti, il capitolo e canonici délia catedralc di detta città per l'intéressé délia loro cappella del 
15 Santissimo Sagramento. sostituita nella donazione di detto tabernacolo, Monsi^nor vescovo délia medesima città esecutore deputato di detta «lisposizione, et altre qualisisiano persane ancorchè prtvile- 
giate c privilegiatissimc, ecclesiastichc, c luoghi pii, ch©«vi avesserowo jîret3Snî.iessero avervi qualunque intéressé, non ostanti tutte c singole COM premesse, c specialmente la donazione di detto 
tabernacolo fatta dalla predetti Giovanna e Filippo Forcatt, gl^oblighî* i^tîi, # côhdizjoni, proibiziovti, t>cne anche di caducità a favorc di detta cappella del Santissimo Sagramento nella chiesa 
catedrale in caso di contravennone o d’ino.vwrvanza, çt allri«pc v si e>g^av^nj.nsu(anti dal sopra riferito istrumento e da qualunque altra diaposizionc d'ogn* altro benefattore 
e donatore degl’ altri argenti sudetti, la bol la di Pio INt^tiosJl/o Jrrel^eceàs<)r4? tk rightrarndit, la regola délia nostra cancella ria De iure ^natrio t*U*n 4 *, la disposizione de roncili generali, pro- 
20 vinciali e sinodali, e qualisisiano altre costituzioni et orcfnaziuni apostolkhe, nostre, e de’ n istri predecessori, leggi civili e canonichc, statuti, riforme. stili, usi, consuetudini, c qualunque 
altra cosa. chc facesse o potesse fare in contrario, aile quali tutte e singole, avendone il tenore qui per espresso e di parola in parola inserto. e supplcndo noi colla pienezza 
délia nostra potestà pontifie» ad ogni vizio e difetto quantunque sostanziale c formalc chc vi potesse intervenire, per questa volta sola, e i»cr la piena e total' eseeuzione et effetto di 
quanto •' exprime nella présenté cedola di nostro moto propno, nmpiamente et espress&mcnte deroghiamo. Dato dal nostro palazzo apostolico V'aticano questo di 24 Gennaro 1730. 

Renedictus papa XIII. 


Digitized by 


Original from 





















»> 




rfr'Jf** T" ■MMHnflR 



■>* 


c-' .U rr 

^P 1 */ 



M 4 *rr> 
'imt *4 


f^t^t ÇntsrrvHj *V*S**t /»^f7 /w4 m*< ^ f**û ' <j t *++* t v*rrf ÇrryfÇrriA. A" 

Iwl' ftPt wWr 7 <^ rvV 'V'TMtvfz^r <TCf JruiUr^ ri)-uJh*n*C- 'nvrwi++ /: / éJUoizA^S ** <*d1p*r 

£tnfrofUA *-r* M * n t nj *4, ]<i. Clism <*pJ?Ufwt+-' C**m t^t*MZ fi/conjh+ e**nJern tyvm -non y>vo4c Jfofh>UrM ' 

VrJr%+** -ncbijïr ywnr,fttl cn+m -m (h+ -UMh puin**v^ con*n~* C»f wtM Ktmfte z <Y*H«nnt»^ TT7 fp»*< /*•**" 

fvL^rrr^A rr fief t** fioCt+T A*tr VU<oU*t frlymn*,vri TZiruJ* rvobn &p*+*4>{t<L ^ cot^^+*xm'^ iUcornoJ+trrf* 

fu*M+t4 • cU a ho V ftu^m p *Uci corvfcxvL-uUvf n'UH '^inruoz+f i*m jrttj>^* ft p rVjnrr* * y^rry (\s *-?■ royyrr*MA dnji '74*jt*m mlA, 
*j>nî tiff*\yrr) (ti*m c(m mt" ê/. wrn^ryoLru iynr- rutn <p rn orryrvi yc Çf*** co»v/m*4y- *f flnivd***^ 

\r\ que m*rn rw?< ^fvtrty autzU>i fo+rt+M ctrmfi MMrxdmm pz*fat>trr*u4 , ZCm 'nofrlA ^VSUyfjirn+rn M U*~ /^i****** 

con^d*-t+tio*vi r*z? 'X’htiffttnA. ^H4\ft~- fitultm ry> dt**4 COTtjt*itft“ ~ (Lp. n<<tf-*/< yrtA^ jrrvpti4 *fcWç/K:y»'. A*+*j \fi4- 


Ai tft im*t !wmW^ cLiu-nj^- cjc+ntntu*- 7^?vi<*v>ozwrn jtrn^K’t— 





Uuny*wT ÙAtrruu*/^ C-vc*nr <uf . /\%Ai^<Lyk A.n^rtf/l*ye ktrt^ 



û t/iA' «av—- 

- 


r 




) 


,vvw ^) **v> 





Aÿ* fcy/\r. V? 

^ yTwwH - 

1 * 0 ?+* * A* *>♦ -wvvf JL+rfî- ^«wf s —^ A/ w»C *v**/Yl 

^ 6 ÿ) Px^-VXKV *VwS“ Vv>^Vw 


~~j£ 

„ <* $ *++ $ ■ $+r^£%+r> 

SW - t ffv^w»Wfw ^Hrv» 

I? ^ fôf&fjt*» 9 <VvVH “Vvw^ Vy»?Vvy^r 3 

vM-'V 1 # v»w fvwW^' ^*<T pvr^ Awvvnw^ - 

f < ^ ^ ./T^ {ÿfvyyvflf'/? $** (KK^'Vv^lr*) &A ’*&**"*& î 

Ovv^ Wi/Jw &vw*$ 4vW? Q+r/lâ*~ (jxfStS fifres ~U¥+riÿ 

&fl+a. V>vJ ™ JM+$ AMy J*, lUlIjlwjl *i ÿ^Kr#VvMT^y;<>M^ Vvwi/W 

yv^ vw^U, *^JU V^P %*f+z+x~£f -m*9 **■>/}■***+» «A' 

wwvy^vvyvi ■tV'V - - _ J )+&n '£?frÇfrWljt JW* £*# 

VVVvu*^/’ W»yW t w ^►vv^y^p** *w / x^ y ^ v *^ O”* 1 ^ * 





• • 







A. D. 14%. 1513. — Deux lettres de Tempereur Maximilien I. 

Vienne. K u. K. Hau%% llof- und Staatnarchiv. 


Digitized by 


Original from 
















• • •• 


118 


A. D. 1496. 1513. — Deux lettres de l’empereur Maximilien I. 

Vienne, K. u. K. Ha us-, Hof- un«l Staatsarchiv. 


1 Lettre sur parchemin. Regeste : L’empereur Maximilien recommande Nicolas Schinner au Pape pour le siège épiscopal de Sion. Augsbourg, 
• 11 Mai 1496. Au-dessous se trouve la signature originale de l’empereur. L’adresse au verso porte : Sanctissimo domino nostro papç. 


Avec la permission de M. le Directeur général des Archives prussienm 
in Abbildungen de Sybel et Sickel, livr. XI, pl. 26 b et 28 e . 

Cursive humanistique t es lettres sont inclinées vers la droite. Sous 
beaucoup de rapport» l'écriture correspond à la cursive «le* brefs pontificaux (voir 
pl. 116); les lettres pourtant sont moins soignées et moins belles; à remarquer 
aussi que le* lettre* ont plus souvent la forme gothique; voir par ex. e, r, t. 

Lettres isolées a prend la forme simple; pour ae on a soit une ligature 
soit l'q cédillé (ligne, nnetrf, a), r finit en lu* soit par un trait droit, soit par un 
trait recourbé; souvent on ne peut distinguer c de t ( fer tin an a continu*, 4 ; suffectus 
et e/ectur, 5). d a la forme droite (t) *, comme le e. finit souvent en bas par un 
trait droit, souvent pourtant il est rond, comme autrefois; au lieu de l'œil on n'a 
souvent qu'un crochet isar/mm. rr, 1 ; tmfnedemtioni, 2) Voir r (la. 11). r a presque 


nous empruntons ce Fac-similé ainsi que le suivant aux Kaiserurkunden 


toujours la forme ronde de l'écriture gothique, rarement il a la forme droite 
(finter. restent». 1). s a la forme ronde à la fin des mots, quelquefois aussi au com¬ 
mencement et au milieu (uiremur, if ta, 1). t est souvent plus long que les lettres 
brèves; son jambage vertical est dioit; la petite barre est placée à droite (1.2). 

Abréviations. Voir les abréviations de la première ligne (1.6.9); voir 
en outre celles pour ynnnt (1), ynantum (K) 

Four et on a souvent lancicnne ligature (2. 3). 

Pour signes de ponctuation 011 a tantôt un point, tantôt une virgule 

(l. 7. S 9). 

Chiffres arabes dans la date (9). 


Heatissime pater, reverendissime domine. Nisi scircmus, Vestram Sanctitatcm tam litteris nostris quant rc ipsa satis intellexisse, quantum sanctissimae et screnissimae 
ligne scu confocdcrationi nostre. imo universae rei puhlicae christianae. nocuerit et adversus fuerit ac ailhuc hostis existât 
cpiscopus Sedunensis, id etiam latius explicare possemus. Cum igitur etiam constet, eundem episcopum non modo apostolicis et impcrialibus 
monitis noluissc parère, sed etiam in sua rehelli prrtinaria continue perseverare, et iam eius sic rcquirentilms meritis in cpiscopatum suum 
5 suffectus et electus fuerit altcr, Nicolaus Schincus, •) vir non modo nobis charus et gratus, sed etiam confocdcrationi nostre accommodatissimus 

futurus. de quo V'cstiç Sanctitati etiam per alio* confoederatos no*tros viciniores iam scriptum esse percepimus, ipsam Vestram Sanctitatem rogamus atque requirimu», 
ut ip*um electum etiam nostro imuitu charum et commendatum haltère, eumque cum omni favore in ipso episcopatu confirmarc et stabilire velit. 

In quo etiam nos. quantum ad nos spectat, otnne ei auxilium favotemque praestabimus. Et rem nobis gratissimatn, ac, ut speramus, 
confocdcrationi nostrç utilissimam facict eadem Vestra Sanctitas, quam Deus conservet. F.x civitate nostra imperiali Augusta XI. Mail 1496. 

10 Maximilianu* divina clementia rex Komanorum semper augustus, 

Hungariç, Dalmatie, Croatie etc. rex, archidux Austriç, dux Hurgundiç etc. 

Maximilianu* rex Lu Brunus f) 

•> Erreur pouf SfUittHtr. •• Ne *e voit pi< »ur le Eec-eiaiile. 


2 Lettre sur papier. Regeste : L’empereur Maximilien défend au juif Hierssl de poursuivre pour le moment un procès contre Hans de 

• Reychenburg à cause d’une dette. Oberwesel sur le Rhin, 7 Juillet 1513. En bas, à gauche, se trouve la signature per regem per se, 

faite avec une estampille. En l’année 1507 Maximilien, pour diminuer le travail, que lui donnaient les nombreuses signatures, se fit faire, ainsi 
qu’il le déclare dans un rescrit, une estampille, c’est-à-dire une espèce de timbre avec les mots per regem per se; comme on le voit dans les 
originaux, la signature imprimée porte un trait d’union tracé à l’encre de la propre main du roi; c’est comme une réminiscence de l’ancien 
-Monogramma firmatum» (voir Steinherz, dans Kaiserurkunden in Abbildungen, texte, p. 478). L’adresse du verso porte : An Hirsl juden. — 
Dans la date au lieu de l’année de l’incarnation complète on n’a que le nombre : im dreyzehenden ; le millésime (1500) est omis. Cet usage, 

d’omettre le millésime, qui apparaît déjà au XIV* siècle, se rencontre très souvent au XV* et XVI* siècle. Le règne de Maximilien est compté 

à dater du jour de l'élection (Maximilien avait été élu roi des Romains le 16 Février 1486). 


Cursive gothique allemande Cette écriture se rapproche déjà de 
l'écriture allcmamle moderne : quelques lettres correspondent tout à fuit à celle* 
d'aujourd'hui, d'autres ont des formes de transition; voir par ex. a. b. 4 . f. h. I. 
r, s, t, a. t w. On remarquera l'abus de» doubles consonnes cara< téri»ti«|ue pour 
l'écriture allemande, particulièrement au XV* et XVI* siècle (nnnur, 3; ditt.ci/l, 5; 
Unndt, 6; httnUt, 9); de même le grand usage de J pour I (kayser, 2; AeycAennAnrg. 3; 
ravttuug, 8; mnynnen, 15; dreyiehenden, |6), 

Lettres isolées. Le trait droit de l'a souvent est indépemlant à «Vite 
de ta boucle à laquelle il se relie en haut par un petit trait; souvent pourtant a 
a la forme simple d'autrefois (Ma xèmilinm, l ; lannden Mxalit, 9)- * tt * se terminent 
en bas par un trait droit (AeviAennAurg, 3); au-dessus de l e on a parfois un petit 
crochet; l'œil de l'e est grand, formé d'un trait fort et arrondi (ste/len, 7), fade* 
formes anciennes et nouvelles (darauf, fueterluh, 8; hierouf, mis/alUn, 14). Voir les 
formes du g (AeytAennAurg, 3; aile g, gegt», iai. h a souvent la forme de lécriture 
moderne allemande t AeycAenntmrg, 3; tkautent, 4). La plupart du temps i est sur¬ 
monté d'un point ( Aatn, unilennt, 4); parfois pourtant il a un trait, en particulier 
dans les petits mots in et im (5. 8 121. Voir la forme de k (t*y/*r, a; Anettes, 8) 

I a le plu* souvent une boucle, quelquefois, en particulier dan* II, il est simple 
(/Mer, 3; diraoeill, 5). Four «« on a u avec un petit crochet (2. 16). r a deux traits 


verticaux, reliés en bas par un petit trait; il ressemble par là à l'écriture moderne 
allemande (Aaysee, 2). L * rond à la fin des mots ressemble à l a rond de la gothique 
moderne; la piu(>art du temps, il dépasse un peu en hauteur les lettres brève* 
unnters tticht des, ift). De même t est le plus souvent plus long que le* lettres 
brèves; le trait de côté, qui remplace l'ancienne barre, se trouve bas (geteewee. 
rut, 3; tag, 15). Au-dessus de I n il y a un crochet; c'est par là que l'on distingue 
maintenant i'« de l'n (tAun, juden, 3); de im’me au-dessus de w il y a un crochet, 
quami w a le sens «le n (geteewr, 3). f et w ont de» formes moderne* (3); v au 
commencement des mots remplace aussi bien u que r ; au milieu «les mots u 
remplace aussi bien u que r unn ee. 3; beveikeu, 131. ) prend deux points (3). 
Voir la forme de x (3. 14). 

A remarquer aussi les formes des lettres majuscules : A (3.6), Il (5.9), 

i i. 1 L(6), ■ R •(il), 1 

Peu d'abréviations. Voir celles pour te et n (3. 5. 6. 8). 

Comme signe de ponctuation pour la grande pause on a un point, pour 
la petite la plupart du temps également on a un point, quelquefois une virgule 
(3. 4. (4. 16) Les paragraphes nouveaux -sont signalés par une grande initiale 
ondulée 1$. 9 151. 

A la fin des lignes on a deux traits d’union obliques (41. 





•1 Cwrité. 


Maxirnilian von Gots gnaden 
erwcltcr Kômischcr lcay*er etc. 

Thun dir Hierssl juden zu uissen. Als dir unnscr lieber getrewer llanns von Reychennburg, unnscr rat und 
haubtman zu Rain, von wegen weilennt seine* vatters vicr thausent guldcn Rcinisch schuldig i*t, der- 
5 selhen du in mit recht hart anfichtcst; diewcill du nu uaisst. «la* solh schuld von umts und unnsern 
lannden herruert, al*o das wir und unnnere lanndt bemellten von Reyhenburg derselben und merer 
schulden xufriden steilen muessen, und wir dann jetxo verordennt hahen, das mit genanntem von 
Reyhenburg sein ravttung in kurtzer zeit lies'iosscn. darauf er dann fuderlirh von unns und unnsern 
lannden bctzallt soit uerden: demnach emphelhen wir dir *) mit ernnst, das du dannocht in 
10 betrachtunng «le* grossen genuess, so «lu aus unsern lannden bisher gehabt hast, und das «lise s«huld unns*) 
und unserc tannd berurt, derselben schuld gedulil tragest. den von Reychenburg dcrsclbcn mit recht 
unbeschwert lassest und m alheg gegen im stillstccst. als wir auch hieneben unnserm regimennt *) 
bevelhen, «rider in nit zu procediern, so lanng bis die rayttung mit im beslosscn, und cr darauf von uns 
un«l unnsern lannden vergnuegt wirdet; und erzaig dich hierauf unns 2U nachtaill und misfallcn nit 
ij ungehorsam. Des maynnen wir ernnstlich. Gebcn zu Obcrwesl am Rein *) den sibenden tag 
des monats Iulii,*) anno im dreyzehenden, unnsers reichs des Rftmischen im XXVIII. jaren. 

per regem C'omissio ccsarcç <) 

per se mai estât» proprin 

H. Vogt 


*) Corrigé de regemrttMt »i Juin »t«Ht ■♦«If élé •jotnè âprè» coup. è Mt rwrrf, 



Digitized by 

UNIVERSITYOF CALIFORNIA 










Original from 

UNIVFRSITY O F CAI IFORMIA 

















119 



I 


/ 

£ 


*T TT* CL. V^TcC» <*&.. 

I/'S'Sfe"..—(T;'../,.,»,, 4 yC\' r „, . 
r~r*r* « - ^ «s». i —«k—je JLi.- r , / r..„.'w 

** "*’’*■ *"* ®* ’'** T'-'vP"!* ■ J** .fie ' 


p^/ f ' [ V " f--* !>»•*» ■* * vc«- ro « w.svNt loi ’Wvt* Tfr** 

• r *V~*-p*» e^ 4c 

7 *^r f jT '* 7 * / «i-* ^-^•-•>. Ce. e4r4>yV x « L 

^ îr F'j •{>•*”• --*>♦ ^,w;jaTe L 

ObeC?^- ^ r-> J_,* 7 V. 


► * Uff TO*\ ^V.\vNt 


***> 4 * 4k 


W 



10 


]cntvpavlft(fmecÏÏCcfUit Jirr^t Jrnyiacfîv^pdorfniJuZjcsüÛte^^mn^ » 

yimttf ' * C **{&*#$ • Sv»«* f*uuf$ *rtï$ $“$<'*■ <p*nU' H Zuffy# Htttffv* H **$ affattM a £xc*ÿ*ty U irt X*«5»«^ Xtt- * 

/ <fw<fctttÉ *»f cyïtuAHt tnc*t& nu' )oy*umf • & * cotn»*’ hou 4 jycuuAndJn* ud ix4>uu/t, tpstnWmA* 6ty *U4*ït' *u 4ut<& ' 

3/ fU**’*^*'* 2 * ontàfuf' f**S tfr*fâ*'f**.A* f*tf çuécxtd • y* f*nA SA'tf&'ïtf. *t KyuBfuquM.-. am 

menfitt <ytâf^Ht' «ffMuy «f* Ccnf&»*6*t) V<* rUf¥f*à a fyf MU fulffAtu? cV fuutttc. *** ^t*w >*C - 

*w *ux ^ * 8^**' tfr*»?** ’ 1“ ^/“f* 91 *** r aix **"* ***n6ftum*. W £fu% f*t*é (fffoutt* au* f AtL ~ ' 

SàaufvuY * £onà éffnjuCi&à'Üf—uf"*?* ntt* au+Hà <y*tu**f ffttoiuu' Sf? Ç* SiAtufiOancS efffi C*u\*mt' £ - 

C 4 „f,/ D qu+'Ç^ud «j ÏSfîtSj fa àfnmy^mfafÂfbmf^m ffF& ffué$t«H*' <jhJ f} fnü 3u - 

fti 5 ^ /i«j •jttX > fc**ÿp**** 4^ Vp«Mt /* ^ Voyautnt QUuA Vi>wi#w4 tSctuxà a Çy*ud • Commé^ U9$ ff*à «fftetq 

éf at ft ufi Amyd ' <£r&9uà ftuk, fmifdttà • V f ^4 coriukfo affe Wi«y fWautrv, * ÿ£Uc 3<f£ - ’ 

C**6*s t>9H*$>*ud ^HéeutKnU fat/Æ $ *" Çvudfcfn* C«Hpïûfc Aj nu c*Hp*Cj*tuS.<fM# Amfafptï** 


'5 



J* • yfv » » l 

' ' '' '»*•' ^ "•'. ÿ'' >. •- /. '.^y.' 


A. D. 1502. — Lettre de Louis XII, roi de France. 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales 


A* D. 1576, — Lettre de Henri ll! f roi de France* 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales. 


Digitized by 


Original from 

































119 


A. D. 1502. — Lettre de Louis XII, roi de France. 

Fribourg (Suisse), Archives cantonales. 

I ettre de créance de Louis XII en faveur de son ambassadeur Thierry de Scaers à Fribourg en Uechtland. Parchemin. La date manque; Thierry 
.* de Scaers fut envoyé en ambassade extraordinaire en Suisse en Mars et Avril 1502; une main moderne a écrit cette date en haut, à gauche. 
Voir Edouard Rott, Histoire de la Représentation diplomatique de la France auprès des cantons Suisses, de leurs alliés et de leurs confédérés 
(Berne 1900), I, p. 140. En bas, à gauche, on voit la signature originale du roi. L’adresse au verso porte : A noz très chers et grans amis, 
confédéréz et alyéz, les advoer et conseil de la ville et quanton de Fribourg. 

(Pour pouvoir photographier le nom Gedoyn très éloigné du reste, on a dû plier le parchemin; de là ce grand trait oblique que l’on 
voit sur le Fac-similé. Le document suivant a été plié de la même manière.) 


Cursive gothique française. Beaucoup de lettres ont deux, trois 
ou même quatre forme» différentes. Les hantes supérieures de 4 . h. 1 ont parfois 
des boucles. Les hastes inférieures sont souvent très longues pointues et descen¬ 
dent même jusqu'à la ligne suivante (a. 3. 4). e et s rond, à la fin des mots ont un 
trait d'ornement délié, avec un fort point final; souvent le trait est à peine visible 
et on serait tenté de prendre le point pour un accent (t**/ dire, 2). La forme de 
l'r, imitant la forme du v, est particulièrement caractéristique (four, dire, 21 . - 
Les premiers mots Tris chers sont en saillie. 

Lettres isolées. Souvent a est fermé par un trait oblique, délié (chambre, 1); 
en d'autre» passages a prend soit la forme ordinaire de la cursive (amys 9 1), soit 
U forme de l'a gothique allemand ( jurons , amc, 1). d a la forme ronde (ardinain, de, 
dire. 2). e n’a pas d’œil, mais seulement un petit crochet; on le distingue difficile¬ 
ment de c [cher, 1). La forme de l'h varie beaucoup (cher, 1; touchent, 2; charge, 6). 
I n'a ni point ni trait (2). La forme de 1 au commencement des mots rappelle 
la capitale (Je, 3; l*y. fi); * l’intérieur des mots, la base de I est tantôt pointue, 
tantôt arrondie (varier, 1; alliance, 3). Au commencement des mots le premier 
jambage de n est très long (naître, 1; nam, j). La boucle de q est parfois fermée par 
une ligne déliée et oblique, comme pour l'a (gui, 2; que, 4; voir pourtant qui, 3). 


r a une triple forme : 1* il se compose de deux traits verticaux et se rapproche 
de l'r gothique allemand (trams, 1; croire, 5); 2 0 le trait vertical décrit une courbe 
vers la droite; par la U ressemble au v (yaur, dire, 2); 3 # il a enfin la forme ren¬ 
versée de l’r rond d’autrefois (<hamtre, 1); cette forme est quelque peu modifiée 
dans tris ( I * ; natfre ( 4 ). On ne trouve l’a rond qu'à la fin des mots; voir ses formes 
dans chers (1); vous (7); crayons (7); Hlays (9); s long est fortement appuyé (l. 2). 
Souvent I a en haut un trait final délié; il est plus long que les lettres brèves 
et la barre se tient presque à mi-hauteur; à la fin des mots il a quelquefois la forme 
que nous avons déjà notée dans le bref de Jules IL pi 116 b tau<hent,2; entreUnement, J ; 
instituant, 5). Le trait initial du ▼ est d'ordinaire très grand; ainsi le v ressemble 
au b (von* vues lien, vous, 5); au commencement des mots v se rencontre aussi bien 
pour u que pour V; au milieu des mots on a a aussi bien pour u que pour T (devers 
vous, 1). Voir 7 (12.10); le grand crochet dans la signature du roi appartient à 7, 
il remplace le point ou les deux points de l'époque antérieure. Voir x (5. 6). 

Aucun accent. (Dans la transcription les accents ont été ajoutés.) 

A remarquer les abréviations qui reviennent souvent dans les documents 
français pour naître, vostre (l- 4 fi)i Ct pour dict. dicte ($. 7). 

Aucune ponctuation. 


Très chers et grans amys. Nous envoyons présentement devers vous nostre cher et bien amé varlet de chambre 
ordinaire Thierry de Scaers, pour vous dire et remonstrer aucunes choses de par nous, qui touchent 
principallcmcnt le bien et entretenement de l’amictié, confédération et alliance., qui est entre vous 
et nous, que de nostre part nous désirons entretenir sans aller au contraire. Si vous prions, que 
5 vous vueillei oir et croire ce que le dict Thierry vous dira de par nous, selon et en ensumant 
la charge, que luy avons sur ce donnée. Et au demourant vous emploie! de vostre part es 
choses, qui concernent rentretenement de nostre dicte amictié et confédération, comme croyons 
certainement que ferex. Très ihers et grans anrays, nous puons Dieu le créateur vous avoir 
en sa très saincte garde. Donné à Bloys, le XIX ® e jour de Mars. 

10 Loys Gedoyn 

A. D. 1576. — Lettre de Henri III, roi de France. 

Friltourg (Suisse), Archives cantonales. 

R egeste : Henri III sollicite des bourgeois de Fribourg un emprunt et accrédite auprès d’eux, pour traiter de celte affaire, son ambassadeur, 
M. de Haultefort. Paris, 5 Mai 1576. Parchemin. En bas, à gauche, la signature originale du roi. 

Cursive gothique française. A comparer avec l'écriture cle la lettre 
ci-dessus de Louis XII. — Les lettres de la première ligne sont grandes, allongées, 
avec les hastes supérieures ondulées; au-dessus de l'I et de l’y on a de grandes 
coulées qui remplacent le trait ordinaire ou le point \ JJtnry r Dieu, ray). 

Lettres isolées Voir les explications pour la lettre de Louis XII. a se 
rapproche de l’a gothique allemand (cy^devani a/Jtigé, 3). Le d rond est petit (2). 
r ni pas d’œil, mais un petit crochet, ce qui le fait ressembler au c; à la fin 
des mots il a un trait d'ornement délié, finissant par un point (urgente nécessite, a). 

Le jambage de f et de s long est fort et appuyé {2). I tantôt a un point et tantôt 
pas (4); au commencement des mois, il est très long ( juger, 2; U, 5). 1 a une forme 

Henry par la grâce de Dieu roy de France et de Pologne. Très chers et grands 
amys. alliés et confédérés. Vous pouvex asscx juger, quelle est la grande et urgente nécessité de nos affaires à l'occasion de la longueur des 
guerres, qui ont cy-devant affligé et affligent encorcs nostre royaume, et comme nous pouvons nous trouver grandement en arrière au faict 
de noi finances, lesquelles ont ésté si fort éspuisées par les susdites guerres, que sans l'avde des princes, potentats et républiques, qui ont cy-devant 
$ monstré quelque affection à la conservation de ce royaume, il n’est pas à ceste heure en nostre puissance de pouvoir satisfaire aux grantfé<f% 
sommes de deniers dcucs aux gens de guerre éstrangicrs, que, en faisant la paix, nous avons promis de leur faire payer. Et pour oa-qjje* 
beaucoup de bons et singuliers tésmoignages nous avons cy-devant assez ésprouvé. quelle est vostre bienveillance envers ceste courômjc et**\ 
combien que vous en désires la manutention, nous avons aussi estimé, que à ce bcsoing, qui est le plus grand qui se soit jamais pré$ÿ)dé Mu- 
temps de nos prédécesseurs roys et depuis la constitution de nostre dict royaume, nous debvions avoir recours à vous comme à nox*p1tu Xtf rur ^ s 
10 et parfaictx amys et ailiéx, et vous prier, ainsi que faisons, de toute nostre plus cordiallc affection de nous voulloir secourir par prêsj.ftes^ 

sommes de deniers et de la caution, dont vous requerra de nostre part le sieur de Haultefort, cnn%ei\\tr en nostre conseil privé et nostte *aATba*Hadeur 
par devers les seigneurs des Ligues; qui sera ung plaisir, duquel la mémoire ne nous demeurera pas seullement, mais passera bien loing 
a nox successeurs, qui vous en sentiront une perpétuelle obligation. Vous priant de croire ce que vous dira plu» amplement sur ce 
de nostre part le dict sieur de Haultefort, selon que nous le luy mandons. Et à tant nous supplirons le créateur, très chers et grandi** **** 

15 amyx, alliés 1 ) et confédérés, qu'il vous ayt en sa saincte cl digne garde. Escript à Paris le cinquième») jour de May 1576. # 

Henry Brulart** 

»i Corrigé pour ntliêt comp ligne aV. *\ Ajouté aprèa coup. 


différente scion qu’il est seul ou double (2. 3). Le plus souvent r a la forme ronde 
. grande, urgente, 2), souvent pourtant il a une forme issue de l'r droit (langueur, 2). 
La forme de l's rond est particulièrement intéressante (amys, vans, 2) : sa première 
partie est formée comme l’e; puis vient un trait vertical, quelque peu recourbé 
(comp. financet, guerres, 4). t est aussi long que les lettres à hastes supérieures; 
la barre est à peu près au milieu du jambage vertical (est, et, 2). v au com¬ 
mencement des mots se trouve aussi bien pour u que pour v; d'autre part dans 
le corps des mots u se rencontre aussi bien pour u que pour v (2). x se trouve 
souvent à la fin des mots au lieu de ■ (a). 

Ni accents ni traits d'union ni apostrophes. 




Digitized by 

UNIVFRSITYOF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVFRSITYOF CAI IFOR NIA. 
















O 


w s 






Saec. XVI. ineunte. — Ecriture gothique anglaise. 

Ijocidrc», Record-Office. Augmentation Office Miscellancous Booke. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 










Saec. XVI. ineunte. — F.crlture gothique anglaise. 

l.oivUrc», Record-Office. Augmentation Office MiscelUneot» Hooks. 


C ompte* d'un officier fiscal du temps de Henri VI» d’Angleterre ( 1509 - 1547 ). Papier. LA où la Summa d’un paragraphe se trouve en marge ou au-dessous du texte, une autre 
main a ajouté ex avec un signe d’abréviation : ce qu'il faut lire sans doute examinata. Les sommes mentionnées sont comptées selon l’usage du moyen âge en livres (librae). 
sous (solidi) et deniers (denarii) : 12 deniers valent un sou, 20 sous une livre (ce système monétaire, comme ou le sait, est encore d’usage en Angleterre). Sur l'écriture voir 
Wright, Court Hand restored (édition de Ch. Tr. Martin. Londres 1892 ). Pour la lecture des manuscrits historiques anglais ainsi que des documents on consultera avec grand profit 
l’ouvrage de Charles Tricc Martin. The Record Interpréter : a collection of abréviations, latin words and mîmes used in Eng/ish historien/ manuscripts and records, Londres 1892 . 
Voir aussi Hubert Hall. Studies in English Official historical Documents. Londres 1909 . — Nous devons le Fac-similé à l’amabilité de M. Hubert Hall du Record-Office de Londres 
qui a bien voulu nous aider dans ia transcription du texte. 


Cursive gothique anglaise, telle quelle était en usage au tribunaux royaux, dan» 
1 ‘ Angleterre du XVD siècle De 11 son nom de «Court-band* icomp. avec elle le «ttouk'hand* officiel 
du XIII* Mècle, pl 97a et la gothique anglaise pi 115a). Beaucoup de lettre» ont une forme tout A fait 
caractéristique. Les hastes supérieures et inférieure» ont leur trait fortement appuyé Les hastes 
inférieures sont pointue» et longues, elles atteignent souvent la ligne suivante il *, Jb 

Lettres isolées. Voir la forme de la au commencement des mots 1 «/«Wwfr, t; nous avons 
déjà rencontré cette forme pl. ii)a et 115a); dans le corps du mot a porte en haut une barre qui 
d'ordinaire se lie à la lettre suivante » tmrrti*, t). b et f se rtncmliteM beaucoup, pourtant 

b es* plus long que f et se trouve un peu moins recourbé vers la gauche Ufoérw, */, 2). La courbe 
inférieure du € monte ni haut qu’ede atteint le crochet en haut cl forme une boucle fermée (A#r/w*; 
frtéi.tu*. s Voir la forme du 4 rond (1. 4 )l La forme de l'a est particuliérement caractéristique * 
ressemble à l’a. tout en ayant encore un trait tourné en dedans {tf 1}. Au commencement 

des mois f est surtout remarquable par son double jambage, de sorte qu'on le prendrait facilement 
pour IT {10 I* x») f ressemble au chiffre S {sêtifiMfr, 1 a). I n’a ni trait ni point; souvent il commence 
en haut par une petite barre et finit en bas par une courbe, de sorte qu’il ressemble A lr rond 
renversé [iMem, S; frutrm, 4); au commencement et A la fin du mot il est parfois fort long farfètâi, 
jti 1 m hm w y) 0 et a souvent ne »e peuvent distinguer, car souvent manque le trait du milieu #*r*w*rn>, y\ 


Lr droit rappelle le long r fourchu «le I ancienne écriture insulaire : il a une bastc forte qui descend 
bien au-dessous de la ligne. A la fin des mots l'épaule est large, au milieu du mot l'épaule consiste 
en un trait délié qui est relié A U lettre suivante 1 >»*r., 1; CHr&ury, il; après • on trouve l> fond 

[frt+rëtiH, 4). Voir les formes de l'a nmd \ enfin* t, l K; xerrue, 5»; au commencement du mot 

on a d'ordinaire * majuscule 15. 9 ti); quelquefois pourtant on trouve l’a minuscule bnfehm, 1 R 
t monte fort au-dessus de la ligne; la barre *c trouve A |>cu près A vm hauteur («r, ut % 1); c remplace le t 
là où le t a le son de s (/r*cû\ 2). Tour u et v on a au commencement des mou r (1. a). Voir % (1 <. — 

A remarquer aussi le» forme» souvent étranges des lettres majuscules : H 1.16 t’ 114). K (1 7), 

u > 7 16, o (19), r (4), s (5 61 

Abréviations La plupart du temps les abréviations sont en lia item avec uue lettre du mot. 
Le» finales en particule r sont souvent abrégée», soit par un trait oblique ou ondulé, soit par une 
coulée; ce|>*ndant souvent il est difficile de deviner quel genre de linule est marqué par ces signes 
d abréviation et nous ne savons pas s* «Uns U transcription nous sommes toujours torntiés |u»tc. 
Dans I* abréviation pour /vr la barre est reliée à la boucle de f (l. 4 ^ Voir la particule H IJ. 4 
Les chiffres sont tous lomams Dans le texte les sommes d argent sont *oulignées 
l*a» de ponct uation 


Summa XXIX Ib XVII a. VIII d Examinata 


AHocaciones diversurum bonorum et 
caullorum mobilium venditorum per gubcmatnres 
domorum religiosarum predictanim inter pfimum 
supervisum et dèsaolucionem 


Et in ilen.tfifc* allocatu et exoneratis ut pro tôt dmantn tuperiu* oneratur in titulo 
de Chirbury inter lion* mohélia ibidem, ut 111 precio duomm mvencorum *} XX s. unies 
vacce VII s. VI d-, et duarum a lin r um vaccarum XXVI s VII! d. appreciatur in dicto inventono dirti 
tiupcr prioratua «le Chirbury predicta per dictum priorem et conventum predtetum ibidem 
5 venditorum versus austentacionem hosptcii sui. ut paret *) inventotium ptcxUctum. 

Summa 1.1111 s. Il d. Examinais 


: : !• : : / ; 


Lllll n II d Examinai* 


Allocactone* diversorum averiomm 
catallorum et granorum ac aiiorum bonorum 
mobibum per dictoi gul-ematores in hospscio 
secundum expendtta ante dhaolucionem predictam 


Et in dcnarii» alloeatia et exoneraus ut in precio certorum aseriorum catallorum et granorum 
in inventorio nuper prioratus dr Chirbury predicta appreciatur, «u|»crtu* nneratur inter alu 
hoaa mohiba et catalla in titulo ibidem ac inter supervisum et dissoiucvmcm ciusilcm macula, 

10 futmta pascuDu*) et pandoxata et in hospicto «ecundum ibidem expcndita videbcet in precio uniua 

vacce vocatt a heyfonhe 1111 » . porcorum XII s, ac eciam an prcoo XII quarteriorum duorum bu»*ellorum 

siliginis lift Ib. XX d, vel d«* |»rerwi VI quartervorum avenarum XIIll s. ac m precio XX* 
carcctarum feni XLIX s llll d in loto ut paret •) inventonum predictum inde annotata inter 
aba plenius continetur 


VIH Ib. XII d Examina?» 


15 Et in consimilibus denarri» allocatis et exonciatt* ut in precio certorum catallorum averiorum et 
granorum in inventorio dicti nu(*er monasteru •) de Buyklenaasc predicto appreciatur, 
supehus oneratur inter alla in titulo boni et catalla ibidem et inter »upervisum et dissolucioncm 
predicta in boapicio eiutdem nuper monasteni ex pendit a et in hospitati* tuleltcef tam in 
j»rcoc> duorum toum XXVI a. VIII d., XI ovium XI a,, et XI porcorum IX s II d. quam in 
10 precio XV 1 I 1 careciarum feni L s. eteetera. prout palet in inventorio predicto, inde inter alia 
annotata plenius ’ipparet 


llll 1b XVI • Xd Examinât* 


•» Il r • «a Met htrrV *1 Dut le llrtv 4èjà «né de M«riU, 1k* K*e+rd JnDtp'e.'ar m ****** e» «pfee-liet NUN as# Min «*•*«! plie» posa cru* l èt Am b— f**. «si M f+ai *irt prélét.hlR 


, «e«t|A pif« tau 


'l Lomtt • L wn|É de 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


















WvyjCkvi*^ *'$♦'■> Ô$* $*• M- mV<4 Vt*m $ <y f\<( f* CX ♦ v\m(<^ fv) vCti<4C ^t* 

lf*Air Wvr (fwi {%* tvrç, *vrn) t\+\4 ^ fwir*\«* m\4j W\((«V), p*t'r4*Cnvwy 
l<f<iMM<([^r|T^tvv( «vit v«f$*nvr vwrvw^ttw (mw^ fevytty 
rwAjftv» yw* «tirWAvMty VmT♦*<}*) yw& < ?lï<OCvcÉÏ «v> )U*«v»yfnt wv<r*v*y 
^vw^ WVÏ wv\4 jtU4vJ<%v\ rA«^ *Kv* ÿwHY jfUrA^nwi^ ytrfWw^l 

\)vwv$ytv|‘rôvv<«v(U$fv, ^ V'", ' 1 - —LQS*'»«VW»V» y*\$ ytvjUirfU*') 

<mv ÿ\**v*4 vy\| Yf w*f»r4ft V»r frrv^'^fvv^^V fWvtv*(*c$<tt w(<«ntv'vv* 
twvvyw^jf yw» *\v.U^>av V Ï-v» Wtwm va* J>\« »%«Çp«y 

v%<k4«vmw*Nv v*trw »«> 


i 




\ ..* 





wrmmfclunq. 




\ _y. V 

A * *Vl & c r î. & y > < 4 ' f ff T f ff' 3 9 $ • 

9 9 6^ l t , f I r- ( f f.mniMtniMtiHH. o o ( 

” r f t i,i- ••*•-«• r rr rt* P- * * -.«♦«. 



: c» 

““ (JOYsAWlCil 


.) ' 


* r ^ f f J ^ * i'tntwo^A r*,|’« 

f X " W f £ J l î 






/ 


V - - 


«5 / ! -: : vv -n- H — —■ 

•*’* .*. : ::*•••• :*:!•!: A 
• » ».♦ • • ♦• * ?•*/ •*«• • •♦• 

♦ «♦♦•••*«•• •♦••%• • ♦♦ • 




%43>2 , Mu€ZQ£$X 
5) ©Wk £ $ <* 4$W&$, *5“® S&£ »•$• 

—' .ÇOT9S>tcJî^9nSR<IR^ f tft‘nî^ 

3QM«SP. 94 O^TÎ 1 TCK'rô 9^91® £<£><0 $ 0 S 

$eS $| SSfe^.TÎ 

- ^ £ttt x ,<p<2nÊ 

iï$r- - 1 n " i l 





Saec. XVI. — Ecritures allemandes. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 





















Saec. XVI. — Ecritures allemandes. 


a) A. D. 1538. — Page de modèles d’écriture de Jean Neudflrffer de Nurenberg : 
Ein gute ordnung und kurtze unterridit der furnemsten grunde. aus denrn die jurtgen. 
zierlidis sdirrybens begir/idi, mit besonderer kunst und behendigkeyt un ter ri dit und 
geubt môgen teerden. durât Johann SrwdOrffer. burger und rechenmaister :u S'urm- 
berg, seynen schulern zu mererm verstandt geordnet. im jar der geburt Jhesu Christi. 
unsers herren und seUgmathers, M.D.XXXVUL 


Curai tc gothique allemande («Kurrent- 
A comparer avec l'écriture de la lettre 
de l'empereur Maximilien, de l'année 1513* pi. t t&b. 
beaucoup de majuscules sont renforcées d'un trait 
vertical, fait i l'encre d'or : voir II M, SM » 

H I» lt ü 3 a V (ii, E (i). 

Lettres isolées Voir cl-dw »ou h les expUca- 
lions sur e) Le |«tit cercle rond sur l u indique, 
a ce qu il pAfiiît qu'il faut 1ère •• *; AV- 

M//iè/u, 3); voir |»l. nSb. ligne 2 f se trouve au 
commencement des mots |«our u comme pour v; 
d'autre part, k l'intérieur de* mots a *e trouve 
aussi bien pour ■ que pour ? (1. s. 4); une fois 


au lieu de a on a u avec un crochet 5). 

Ponctuation. La i»clile pau*e et* marquée 
par un petit trait, qui d'ordinaire (comme autrefois! 
se trouve au de**** de U ligoc; quelque!01* pour¬ 
tant le trait prend la place de notre virgule ; 1.2.3 4 t. 
l a grande pause est indiquée par un point (S ti |. 
I^s mots intercalés «des glxk-r nir sein* ligne j 4 
sont entre des parenthèses rondes. 

Deux traits d'union verticaux A U fin des 
lignes {51 

Le petit mot «Wot écrit tantôt avec un. tantôt 
avec deux u (a. 4 5 6*. 


Von Gottis gnaden mir Hanns grave zu N. etc. und wu Ücrnnhard etc 
bekennen ôffenlich fur uns unnd unser ettien mit diacm brief, das *ir 
dem almechtigen Got zu lob. auch dem heyligen Rômischcn reich (des 
g ider wir sein) su eren. unnd umt> gemeincs nuti wiîlen. zu erhaltung 
3 Ixrstrnntlkhs fridens und rcchtciis, uns, unnsern Un mien lesrten. angehô- 
rungen und verwanten. geistlichcn und vrcltlichen ru aimgkeit. merung 
unnd aufg.mng uns mit zeitttgcm rath und guter betrachtung verclnlgt 
unnd verschnl)cn haben vercincn und vcrschreiben 
uns hiemit wUsentlrch in kraft dis bnefs. einer freundlichen vcrszentnus. 

1© einigung und buntnua, die auf datum angeen und zehen iar die nechstcn 

nacheinannder volgcndc u eren und l^esteen sol, ailes in form mie hernie h volgt 


c) A. D. 1538. Une autre page du livre de modèles d'écriture de Jean NeudOrffer, 
cité plus haut : Anweysung etc. 


Alphabet des petites lettres gothiques 
allemandes. Chaque lettre a plusieurs formes. 
Les traits dont les lettres forment Mont plus 
ou moins brisés. Les formes diverses des lettres 
offrent en général une grande ressemblance, en 
quelques-unes pourtant les différences sont im¬ 
portantes : voir par ex g, h % t, x Dans t*eau- 
coup de lettre* on distingue nettement le* formes 
de transition i l'écriture allemande d'aujourd'hui, 
voir surtout a. e r. v — On remarquera aussi les 
liaisons de lettres W, pp *•, si. Il ts 

Lettres isolée s Le trait de droite de la 
e*t indépendant de la boucle de gauche k laquelle 
il est relié par un petit trait. Le b et le d sont 
tracés avec ou sans coulée \jt trait principal de e 
est *oit un peu arrondi avec un trait final, soit 
drovt et sans ce trait. De même le trait principal 
de e est »od arrondi avec un trait final, suit droit 
et sans ce trait; lœil est grand et pointa, h est 
fait avec ou sans coulée ion ne rencontre pas ici 
la forme moderne allongée que nous avons re¬ 


marquée dans la lettre de I empereur Maximilien 
pl ntb) Le premier l n'a ni trait ni point, le 
second a un crochet arrondi qui ressemble à celui 
de I a Le dernier jambage de ! m junte un coup 
de plume ni haut De même le dernier jambage 
de I n. dans la se conde forme, a un coup de plume, 
le dernier jambage du premier 11 est arrondi en 
haut et prolongé en tas. Le premier o est arrondi, 
le second a la brisure simple, le troisième ta double 
brisure, le premier p ne se distingue du ? que 
par la haste inférieure. On a aussi bien l'r droit 
que I r rond L » allongé j*orte en haut une ligne 
de faite Le t* cm ter I est un peu recourbé; il a 
une petite ligne de fuite; le second est droit; la 
barre se trouve placée un peu au-dessus du milieu 
du jamloge t ressemble k un a retourné; il se 
compose de deux parties, réunies en bas par un 
petit irait. Des trois a il n’y a que le troisième 
qui |xirtc un petit crochet. La seconde forme de I % 
ne se distingue de f que par la queue largement 
recourbée z a une grande forme et une petite. 


b) A. D. 1538. — Page d’un autre livre de modèles d'écriture de Jean NeudOrffer 
de Nurenberg : Anteeysung einer gemeinen hanndsdirift. durdt Johann NeudOrffer. 
burger und rcchcnmeistcr zu Nurmberg. geordnet und gemadit anno 1538. 


Ecriture allemande de chancellerie Le* 
lettre* sont inclinées vers la gauche; en d autres 
exemples de la même écriture 1rs lettres se pen¬ 
chent vers la droite ou sont verticales Les lettres 
sont longues pourtant les hastes tant inférieures 
que su|>érieures sont petites Pour le reste, le* 
lettres ont généralement la même forme que dans 
l'écriture dite «commune*; pourtant clic* uont 
tracées avec plus de soin et quelques unes se 
rapprochent davantage de I ancienne écriture de 


manuscrit : voir par ex. t, h — Au-dessus des 
voyelle* I, a. y on a de petit* crochets ou un cercle. 
De même au-dessus de o on a une tocs un cercle 
et deux fots un point ; sans doute ce* signes in- 
d-qtient qu'il faut lire «»« {ràméwrkm, t; 4; 

thirrruk, 41. On a longtemps employé cette 
écriture appelée en allemand «Kanzlci* dans 
les chancelleries des rois et des princes pour 
certains documents comme par ex |xmr lettres 
de nnble**c, de fief etc 


1 liera alierdurchleuchtigstcn, grosmechtigsten fursten und herrn herren 

2 Karoln. Rom schtm kay»er, zu allen tzcitten merern des reichs, in Germanien, 

3 zu Hupantcft. beyder Sicilien, Hicrusalem, iu Hungern, Dalmatien Croaticn etc. 

4 kônigen, crtzhcr.zogen zu Ùsterreich, hertzogen zu HurgumJi, zu Braband, graven 

5 zu llabspurg, FUndrm und Tytol etc., urvserm allergenedigsten herrn 


d) A. D, 1553. Page du livre de modelés d'écriture de Wolfgang Fugger de 
Nurenberg : Ein nutztich und wolgegrundt formulât manneherley sdtôner schrief/ten. 
als teutsdier, lateinischer , griechischer und hebrayscher buchstaben, sampt unterridttung, 
me ein yrde gebraudir und gelerrf *oU Wtrden, menigklich zu nutz und gui in trudt 
verordnet durdi Wolffganng Fugger, burger zu Xurmberg, anno /Vf. D . LUI. 


Alphabet de majuscules gothiques 
allemandes Certaines de ces lettres sont 
contournées de telle sorte qu'il est difficile d'en 
distinguer la forme primitive. Beaucoup de lettres 
dans certaines tonnes se ressemblent assez : voir 


par ex B C et K et L Ü et K, O et t{ 

Au XVI***t" jtfVII* siècle l'usage s'esz introduit 
en AlléJJ4^nc**il écrire tous lus noms substantifs 
avec uua'iettre ynajuscule, usage qu an a conservé 
Jusqu klKiU WW* 




Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 








122 









À/ 










ùoctmtniLM, tum dm a 
pMteifini- eiauiAffta/fiif/ïei, fin dytui, 
</ù:(/* 





r 


CtM AU**A 





y 


10 






*5 



6fût:(/ aai/j fi* SieUAfiJmûn/frfyd'/i*eieùi^ue tfnAAiHArfi'Jcr £a 
' mzte £ ftudMce yurojÙb, idftu/e KtnjtMÙtJùt- /tediuve /a ton 
/mSa Jt/tmlc. fu'r/trAÀdMdÂzedïtittttre/el’AAùMu a//aom4.'*//U.Ia; 

JaAtidt tutti ntt,et/vinci^Alt* • ’dt f dé fi-J ItiAMAn//- c/lflflt, dcf 
//laÙ mu etitdtret edct/A dtftntn dt iy/*#e a ce*/titra Jet a <Ditok* _ 
tânà Mn u/tcandie cm f’Aild) Ae ; AAeidtujAdetuù., ujfutUjnrt 
AVÜa d/f* ftu/è à* ton. CA/tJi ’/um fetulnt^' 4/epit, V-f-tW*?'4t 
ftr/t ucutnen/ctotLc/i)i*l’,&//inccrt AT- tntoK^toÛtcdt^tAt lt ae. - 
i atA rt /a^iI’/ùa/uj., ntn tn incitât cArttAinsnM. aamMoU. ; 

ZfcrtueiJl/A, et A'ttü.'h/tUjcr me , etjcrifJnA- / 4: Me: Ctj&ûu. j 
ciee4tt c/a* ttlwmd' /ctneta, te *zacc*■ on. ,o.x û itme^^ j za/ia^^ t . 

Çlmu À L 


fU* cf- l 


<4- 













».*. -*• • 




-♦/ \ 






r 

>« 4 .. 










Pr 

y>. 42tr, 


A. D. 1562. — Lettre du cardinal Carlo Borromeo. 

MiUn, Biblioteca Ambroaiana, 1 . 40, parte inferiore. 


Digitized by 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 




Original from 

UN IVER S ITY QF CALIFORNIA. 

































A. D. 1562. — Lettre du cardinal Carlo Borromeo. 

Milan, Riblioteca Ambrosiana, 1 .40, parte inreriore. 


lettre du cardinal Carlo Borromeo au cardinal de Mantoue (Ercole Gonzaga). Papier. Dimensions : 28,5X21 cm. Carlo Borromeo fait part 
L* de la mort de son frère, Federigo Borromeo. Rome, 20 Novembre 1562. En bas à droite on voit la signature originale de Carlo Borromeo. 
Dans l'angle de gauche est indiqué le destinataire de la lettre. 


Ecriture de chancellerie italienne. Cette écriture est issue de la 
cursive humanistiquc (voir pl. 116. 117). Elle imite en général les lettres de la 
minuscule carolingienne, elle a pourtant quelques éléments de la cursive gothique: 
on rencontre par ex. le d rond à côté du d droit, à côté de l> avec l'ccil fermé 
on trouve l'e avec crochet séparé, et à côté de l r droit on trouve l'r rond. En 
général les lettres sont rondes, souvent pourtant on trouve des formes pointues 
(voir par ex. h. n ligne 2). Les hastes tant inférieures que supérieures ont ceci 
de particulièrement caractéristique qu'elles sont ondulées et que leurs finales sont 
appuyées. Les lettres sont tracées couramment et fortement inclinées vers la 
droite; elle* sont grandes et nettes. La plupart du temps le* lettres sont reliées 
les une* aux autres, souvent pourtant elle* sont séparées. — On rencontre cette 
écriture dans les correspondances de la secrétaircrie d’Etat des Papes & partir 
de la seconde moitié du XVI* siècle, dans les lettres des nonces et en général 
dans les lettres des chancelleries italiennes. Cette écriture atteignit son plu* haut 
degré de développement en Esjtagne, où elle reçut le nom de « tarda » ou *Mtardt>, 
parce qu'elle était un composé d'élements de diverses écritures. 

Lettres isolées a prend la forme simple de la cursive (1). d la plupart 
du temps est droit, parfois pourtant il est rond; le d rond est tracé tantôt avec 
et tantôt «ans coulée (//arendo. 1; patendi >, 4; di, 9). * » soit un œil, soit un crochet 
oblique; ce crochet est d'ordinaire séparé de la haste; dans les deux formes e 
entre en de nombreuses liaisons (10.11.12). g est très long et fermé en bas (1. a. 3). 
Voir la forme de b (3. >)• I a un point; dans 1 1 double, le second est long {neiaâi, a). 
Dans ni. n (et aussi dans u le premier jambage est d'ordinaire un peu plu* haut 
que le suivant {tammune, uan, 1). p et q ont, en bas, un grand trait d'ornementation 


appuyé (a. 3. 4). r a tantôt la forme droite, tantôt la forme ronde; celle-ci se 
rencontre particulièrement au commencement des mots et après » (4. 5. 13). 
L's rond se trouve au commencement, à la fin et au milieu des mots; il a une 
double forme ; une allongée dan* laquelle il dépasse un peu la ligne au-dessus 
et est séparé des autres lettres; une autre petite dans laquelle il s'unit aux 
lettres voisines {uritta, ma, 1 ; imagmarti, tMoamua, 8). Souvent t dépasse un peu 
la ligne; le trait vertical coupe la barre (1. aj. Toujours on a u aussi bien pour a 
que pour v (1. a). Voir I [tenta, 5; tetta, 91. 

Abréviations. Pour les titre* et les formules on a soit des sigtes. soit 
de* abréviations avec de* finale* susdites. Après les sigles et au-dessous des lettres 
susdites on s un point (1.6.9). On remarque une prédilection pour l'abréviation 
par suscription des finales : voir friudfalmente, amariittmo (6), i/rviterv (lo). hmmiimente, 
rmttmmamdané«mi ( » 3). Voir de plus les abréviations pour /râtelle 14) et Sma memaria (ta). 

Ligatures. Beaucoup de lettres sont si étroitement unies le* unes aux 
autres que le trait final de l'une se confond avec le trait initial de l'autre. 
Certaines lettres subissent dans ces liaison* un changement de forme, par ex. : 
h (Aôo/ ■ne, 9; tadandale, IJ* comp. la forme du b dans f'ubltci, a); » (Jaglia, tanta, 3). 
Voir la double forme de et, d’une part dans faatidi 0 (3), kutaue (7), d'autre part 
dans i}uest>\ tatienere (4). 

Parfois on a de* accents (/»'», vedera, a); quelquefois on le* trouve sur 
de petits mots que l'on écrit maintenant sans accent (A 1. 7. 14; kà. 9; ma, 10). 

Pour le quantième du mois on se sert de chiffres arabes, pour l'année 
de chiffres romains. Sur les deux chiffres il y a un long trait (14). 

Deux traits d'union à la fin des ligne* (4. s). 


Illustrissimo et Rcvcrendissimo Signor mio osservandissimo 

Havendo aeritto lungamente in commune, non dirô a Vostra Signoria lllustrissima co*a alcuna 
particularmentc circa i negocii publici pib di quello ch' Ella vederà per l'incluso 
foglio: tanto più trovandomi nel fastidio che Lei puô imaginarsi per la 
morte di questo mio povero fratello, il quale non potendo più sostenere la vio- 
S lenza dcl male, hiersera a due hore di notte rese I' anima al suo creatore. la- 

sciando tutti noi. et principal mente la Santiti di Nostro Signorc in amarissimo cordoglio. dcl 
quale non crederei che cosa del mondo bastasse a consolarci, se la divina 
bontà non ci soccorresse con I' aiuto suo, dandori patientia. et quclla for- 
tezza de la quale in un caso si duro havemo di bisogno. Vostra Signona lllustrissima ha 
10 perso veramente un cordiale et sincero servitore, ma in quello che potrô io re¬ 
para re la perdita sua, non mancherô di farlo eternamente, amandola, 
oaservandola, et scrvendola [ver me. et per il conte di hona memoria. Et per hora 
resto baciandole humilmcntc le mani, et raccomandandomi in Sua buona gratta Di 
Roma a li ao di Novembre. MDLX 1 I. 
ij Di Vostra Signoria lllustrissima et Reverendissima 

humillimo servitore 
C arU Cardinale Borromeo. 

(Al) Signor Cardinale di Mantua. 


• ♦♦♦ 

• ••• 
• ••• 





Digitized by 

UNIVERSITY QF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVFRSITY OF CAI I 



















• I 



nn UV& 
k| ifMLjf}- 

V>iA »-i 4 v l~> 

(\C I j /v**^fi 

lZd~ 



i+oit 


- -- - 


f» 


— 


/ A ^ 

? 


-£&/ÿ1-n£ 4: C \ > t 

AL <x 

»-A 


/ f)l/VlH<l* - «r - 

Cr * y *^ > V 




/W-* //«^ l*v,V^Ây?W /^^LUj 
r*~ >J?rAf~W: pw/vAiL ( 

^mEcr^î . • 

M,ot .CrWL «A. /$»i«Hl V Cm - » - ,. 


•5 


k» 




..„ r „.,^ r ^.. y» /ML -y 

(j-^- t^Al*»V*lAV>1» ^(»«v- 

y£fZ*'U\ <y>£+~ '( jL{ {YtV^ t X. 


vw^i^/>C y Ct-AA»-V^ <SU yp "H* 4 jA* i 

. /And ****7 (?***^4 'V/V , 4 “ ^ jJ t *-' K ’” rv ^ >**’^* *» /, *'ï > 

y^>(vA^y»»*»v j^*yX\ I 4 MV ^L»*- \> n->y *>v «» y^ v *»»<- \ -^~ (^t^Wy ^ 


4 ««hv tfyj 


Wv 




TU VUC 


is pc<fc rv\<e> IvUrcie infpcducU Dctanue 

In jacuItaTis *rJtfoloii<f in ucntt.itih ( lortnh<j£ trftutTijtt» j}ntlto PATtJunJi'jtlluttm m 

1 ri & 1 n «m fi Mi h I r li 4 i 4 t» i ’ /* al LaIi / it 1 L .U * ^ ___ A * 1 . 




. « - -~ - ™ JulwS C mw il ni ut îjt fiJri’ C*U*lu* cuUotc* . tmn mKmaTi '(iquiUTt <tu«m Dutin* Icjût o.„ 

cvpfcjir.l Asltich ut fuUU.TtsTinunnm pttkiifAnt miuMi mwHc mA^i* ctnucmt ni J*1 a^uTri Jnciit 'Tktfliiur PtojfcJVo^ 
tl* i|Mt ut fit Attm d( Dunnift | (tuUn)ur tl tn ;a aI<m \n|ft f ^ §j 


JYrut«*tur tl in t« ait*» msftuant tl injtt mm) wl ju n«c Am*tt tut | rtupte » A?tt Alt A ^uacim^' 
pct«jw itcHUjj n teelitiJin* vttüafu et ratûm» . C u« tÿlitr n*n J*Wm j«iw ftJntnU .Jcil tp/m» tei tuititnlùi ictU 

lîm "•t«o\cr noki* fintl^LrjliUttsp Aovltum utncraitUm j» ^ f %,m M J 0 ATI Ttf Ht J^ll C H AC » 

I m t«Mjannci»Jii ) V»K Jfet* 'TMoya 3 AetaWti"* *\U m* r ',L» elfticnt'u*/m muttiplwthr (AiuM'inif Altln/v»!»' 

ri 4 v*nhin <io >* in k»c pArtc «mmIaIÎ Tn/fi w#nii»m pitKxiftf t«n»?< prajtntmm n*twm jfAt'imw» tflm prff/cntitu* Aim 

. .T®? P r *^ M * Ol-t Tl TIC c ^XtCj}A(l i/A <li«m Î'AkaI Atttcnlus Ann* "D*mim nillljinf (JutnynTtfimo («p* 

Jfplun* 4 ir 4 (umi jtphm* mrnfi* „n*n ex nmimU* ti^*r*/i* Jccnn< 4 u*n ' pT*<Ji(}« n**>t« TKt 9 Î*nf« JacuITa>i*/TaV 

I \ ln vA ^ fTn J ACW ^ A ^ C Tiicptoycv P ATtrn|t If^iltmr r^Aitrplui J n ctttu* in Wplimfvnnm /iiillimt pr*/** 

il • . - # * * 5 ^* /acmUaIi* TilrtU ptAjtnlitw* rluxim*» AppcntniJnrn iMntv S^rtjiji in n**trn c«n*r*M>unc # mit aIi a pw J 

l 1 "" ” ltlrbtA>A Xnni V unim mOTt/in,» * Hinirnhfiw* (WL^tW. vVn—. 

*Lf*|nr«l« t*fur*m f ftfhmf T), c \«r* ft . M « C 



• Mi 1 * 1 

: : :«4 2 V : 

M » % • ♦ * 


• ; •• 
••• • 


: ;; * ::•• *:.• :V ; ••• 
••*•*•$•••« ••••*»« ••• • 


00 

(M 


A. D. 1577. — Deux diplômes de l’Université de Paris. 

Fribourg (SuisseI, Archives Au couvent des Cordeliers 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




























































A. D. 1577. — Deux diplômes de l'Université de Paris. 

Fribourg {Suis**) Archives du couvent de* Cordeliers 


I Rejicste : Le Recleur et l'Université de Paris déclarent que Jean Michel du diocèse de Lausanne, après examen préalable, a obtenu avec distinction le grade de magister artium. 
• Paris, 21 Mars 1577. Parchemin. Le sceau n’a pas été conservé. 


Cursive gothique française Voir le* explications mit les documents de Ixiuia XII et 
de Henri III, pl i i«>. Beaucoup de lettres *e •Ifcsiuigwctil per la multiplicité d«* leur* formes, en (articulkr 
a, c. e, r. s, t (Quelques lettres se ressemblent au point de se confondre. Le copiste cherche à tracer 
le plus de traits powütde, sans lâcher U plume. 

Lettres isolées, a prend soit la forme de cursive simple tantôt ouverte. tantéc fermée 
(flêrtMfn/u l, i wra. n*/vs«jï, 2 soit une forme caractéristique, commençant par un trait tin oblique, 

ue nous avons rencontrée pi. 119; cette seconde forme est employée en particulier au commencement 
es mots; quelquefois pourtant, on la rencontre aussi dans le corps des mots 3; «c ûié*s. 5; 

14; >r/m*crr6ni-, »'• r ressemble le plus souvent X un I sans point, il a La même forme que 
le c dans la cursive allemande moderne 1 a; *<, tk. sri, $>j voir d’autres formes dans 

«a****/ (6) et tu/**/** (7V Voir les formes multiples de le en ligature (1. 2. 3). w est très long; sa 

t rande courbe inférieure est d'ordinaire ouverte (9; voir g avec la courbe fermée dans gradum t <^ 
a haste de II est d'ordinaire brisée {/tthéAtn, 7)» pourtant dans Am (71 elle est à peu près droite, comme 
dans la curaive allemande moderne. 1 au commencement du mot est long et sans point (A», t. 5); 
souvent aussi le point manque sur k petit I |i , quelquefois k copiste a fut k point sans lâcher sa 
plume et ainsi il se trouve une petite ligne d'union entre le point et I I ou d'autres lettre* (direvac, 3; 
Jn ttnf, 6 Voir U forme de I n â la tin de* mots 1 ; \ La plupart du temps • est ouvert 

iV a; «mm/, 4). <| a une grande queue tournée vers U gauche, souvent la queue forme coulée. 


s'unissant aux lettres suivante*; à cause de cela q ressemble au ç; dans le r pourtant le trait d'union 
ne part pa* «le U courbe inférieure, mais de celle d'en haut t/id, a, ?*#«. 3. AmsusévW, 11); comp 
la forme de q dans e*n*mrr»mr dans l'écriture anglaise ni 115a, ligne 4. Voir les multiples formes de l'r 
lignes 1 .2 | < remarquer en particulier ceBe oh il ressemble au ? («wr», a; tmitmmmt, c); au com¬ 
mencement île»» mots r a la forme majuscule (miv*, t ; rNtrtudtnt, rmtimiê. 6 ; mi, 13 A la fin de* mot*» 
!’• rond souvent ressemble tout à fait à l'a rond allemand mJuj, a; tmïièu*. ta); au commencement 
et au indieu de» mot* un a l'a long et souvent avec des haste* drpa***nt fort la ligne (1 il); on 
remarquera aussi la forme de l'a long dans le premier mot du dipldmc {mmêrnnù, 1 : * ressemble ici 
au h allemand ; cette forme souvent encore usitée autoord hui. provient de ce que, pour lier cette 
lettre aux voisines, on dotait l a rond d'une coulée en haut et en t>a» Voir les formes multiple* du t 
lignes t. a. 3 {fnmni**, rr<*»r, 1; cuikr** f*m, 2 ; nm /wtitoivC j). V au commencement des mots et 0 
au milieu s'emploie pour a comme |**ir f mm t; ut, 3). 

On trouve quelquefois des abréviations |>our tn à la fin des mots 1 mmmium, 2 ; 3), 

et pour çm <jmmnmfmt. 61 . On trouve aussi abrégé* /r*j*«*«av I*), /WA•# (11. 15), P* I 

De nombreuses ligatures avec changements de lettres, qui à beaucoup de points de vue 
rappellent les ligatures de t ancienne cursive romaine. On remarquera |ar ex. r, imx/wtoir/ mttm 1 
tr ! itUrdj. I; ryrs, j); et (miiértf, *); tf 3). // a une double forme 1/ftvSM, I; urttm,*mtmm, 3). 


Univers» présenté* liter** ènspecturia rector et universita* studii Parisiens*» salutem 
in eo qui est omnium vera salus Cum univers 1 fidei cathobee euhore* tam naturall 
aequitate quam divine legis precepto sint nstricti, ut Adèle testiroonium perhibeant veritati, 
maltu magiN convertit, ut virl ecclcslastici du e rsa ru m scientiarum professores. qui Ycntatem 
5 in omnibus scrutantur ac in ea alio* instfuunt et informant, ut sic nec amore tel 
favore aut alia quacunque occasxine devient a rectitudine veritati* et ration». H>nc 
est quod no* m hac parte *91 laftl testimonium perhibere cupientes omnibus et singulis, 
quorum intereM. tetiore presentium notum facimus, quod diketus noster duc rc tus vu 
magister toannes Michael, diocesis LauHancmiiii, in artihu* magister. gradum 
10 magisterii m preclara artium facultatc Parisiensi examinibus rigoruais anro 

Uoaitni miUcuimo quingentesimo septiugesinu» pnmo secundum prcdictc facultati* 
artium statut* et connuetudinc* diligcntrr prch * bat la sokmnitatihus in talllni* 
avsuetis laudab.litcr et honorifkre adetdus est In cuius rci testimonium sigillum 
nostrum magnum présent ibus lit cris duximus apponendum. Datum Pansiis in nostra 
1$ congrcgfttfcxic generali apud Hsrtrtum Mathunnum nolenmiter celebrata anno Docnuii mttlrnimo 
quingentesimo septuagesimo septimo dm vicessma prima mensis Marti 1 

Laffcte. 



Rcgcstc : La Faculté de théologie de l’Université de Paris certifie que J«au Michel du diocèse de Lausanne a obtenu, après examen préalable, le grade de Bachelier en théologie. 
Paris, I" Août 1577. Parchemin. Le sceau n’a pas etc conservé. 


Cursive française h u m a n i s tique A comparer avec la curwvc hununtttiquc italienne, 
pl i!♦» et 1174 Les lettres sont b*en formées Mlles sont plus hautes que larges; elles sont distantes 
les unes des autres d'une façon *|»éci*k Leur forme hc rapproche de récriture de manuscrit. 
L'influence de l'écriture gothique se fait encore sentir en quelques lettres, par ex dans a, h, r, I, l 
Les grande* lettres ont la forme «te l'ancienne capitale romaine (*. ji. — On remarquera aussi 
l'initiale et le* forme* anguleuse* des kttros grasses de la première ligne; l'a rond a deux Mi la 
forme humanUtique carolingienne! et trots fois la forme gothique. 

Lettres isolées a prend la forme *impk de La « tiraive gothique; *a grande boucle est anguleuse 
dans le bas (aï; pour ae on a une ligature Uk i\ Voir la façon dont h est formé i [t+merahtt, *H 
Voir la forme ondulée de t et de s long ;i|. I prend un point; le second i dans 1 1 double 


*e prolonge beaucoup en t** (n 13). Voir les traits 6ns et allongés par lesquels se terminent p et q 
• «j 10 111 fllfeâ «rmc di bas il a un petit trait Anal oblique on Ucn il est recourbé vers la droite 5 

k trait de l épiule est très petit et souvent est fait comme un point (a. 31. On trouve I » rond â la fin des 
mots et dans les liaison* /# et ti [ut^tri, #; fmfnmmt, ♦) • a une haste supérieure; il ne se distingue de I 
que par La harre; celle-ci se trouve presque au milieu de la lum|*ï 1 3). Four a et v on a la plupart du 
temps l’n rond, parfois pourtant, au commencement des mots, on trouve le V pointe ifvrrfai/iV,6, ww, 14». 

Ijcs abréviations sont très rares Voir l'abréviation pour (*”/*/'?•'• *h pont fvm, qh 
pour Pmnrkmi fit) et pour (14). 

Fn ligature on a ae et o* t; Jwnir. >). 

- A la nn des lignes on a un ou deux traits d'union \3 4 *»)- 


10 


l’niverats présentes literas inspecturts decanu* 

smgulique magistn focultatis theologiae in vtnerabib florentique et frucutero studio PartMCnai kilutem m 
eu «îui est omnium Tcra Milu» Cum universi hdei cathcihcae cultorc* tam naturali aequitate quam divuiae legis prae- 
cepto *int astneti, ut tulele trstimonium perhibeant veritati. multo mag s convertit, ut magistn sacrae thcojogue proiesso- 
re» qui vrrimUMit «le «iivini. «rrutiiniut et in ea alio» iiwuuiint « mlorroant ut sic nec wnore vel f«Tote sut «lia quacuoque 
occa»ion« «k'Tient • recutu«i»ne veritasi» «t Cum igitur non «olum faina referente, »e>i tp«u» rei endcntin-içcia. 

tante veraciter nofcis conrtet «i.letlum no»1rum vcnerabilem et discretum virum tnac»»ttiun loannen, Mlchae- . . 

Um «lioecrakt <i lju»anoer«» in «acta theolopa bacealauteum. vit» tnonbus et actcntia fore multiplier comiri^i4aAnem. volet»- 
le», quanium nobla mcombit, in hac |*ar«e ventau testitnonium perhibere. tenore practettjjunr notum facimu* fi Al p/a«»entrbu* «|u»r 
futon». quod praefatna magtrter loannes Michael gradum baccalaurealu. anno Domtnt mrllesrmo M u.n*ente«im,r*>p- . 
tua^csimo septimo die decinaa kcptima mensis Maii cxam n.bua rigoro»r* »vtun«lum praerJictae novtrae ttieo,< -j|«e Uwn » * 
tau et consuetudines in eadem faeulUle theologiae Parisien*, légitime e»t adeptu» In cuiras re» testrmonmm 

tac ruMrae thcolomcae facultati» literia praeaentibus duximus apponendiim Datum Panena In nostr* congteg»boitefienerali at ud 
colley .um SortMjnac r«4emniter celcbraU anno Donini rarlleaimo quingentesimo aeptuayenmo septimo d»e veto pt'p^f' mcnUi Au S u,u 
(Approbo rasuram ..septimo die vero prima*.) •♦aDé'Ooux- 

••• •«. 


' Cwn|A *i (Rugira mao »ur an |raiia|« Ca gratxaga »t ta caaractlM «ont afprMtèi par laa imu 4m »» tmvcai ra bai à ganebc, iu 4 u»mi do 4otia«M aie . *C*a «ftW pKvam Sara 

*»a*. 


da ta 1 


1 du aàgnataira da 4 aeaa*ai A 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 


Original from 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 




% 


124 


'.V'i’rin cinf r tuitfrn tXralniVn i‘Vpnun«-mûfca(tt rtinm 

OS^ ** f D 




V.'i ni oiiu'i ^'iilTi iiIttliiliritPriiC'ii-rlirlwii CaiiIvlfÔ. 


»*> 


V» 


% < / fv ' y ' • *rt» ii ii y m » i iv» ^viuivi jyi <fH 4 nffuui 

jSrrJuimim »ViuTm\rit ivi.Vr/riitni^nn> 

s/KV..:/i,.A?*. ..IV. . V! i t ,•// . '. <tjr) ». P 


t 


itm= 


,C 4 jUVItlt 4 ) 


( 


/-v • • • • ••••#•• !'• 

Myorm (tuer t|runM*d|eit îtitî> rco'ulirtcn l^otiiiid *5nirtfrt/*' 

LV'U 


e» 


_Lj/cur^u^'Uio leo’-b’Utcai', GfiMna comretijr 

cives iuos a nioribus præicntiliiis ad teinpernntioretn vivendi rationem 
tmduccre [ nam erant corrupti dclitiisjdiiOîJ edticavit catulos eodem p⬠
tre et eadem marre pro^cnitos : quorum alteruin pa 11 us elt dotiu lautio 
ribus cibis vc Ici, aire rimi cdiicfhim ad venationem exercuit.. Dcindc 
cum ambos in forum, vbi turba convocata erat, prodtixillet, Ipims litnul 
et efcis cpubiisdam dehcatiorib.illic pofitis, moxleporem emtfit. Sed cum 

utero. mpcrcturad ailucta ,&altcr adelcas ferrerur oui ni inipetu altcr le pore tu 
invaderet. An non vidctit.incjiiit, cives, duos catulo?, cum ex codent Tint jycncre, tainen 
c>b divcrfain cducattonem adtnoduin dilTitndcs inter le evaTilfe. plust|ur ad nonclVatem mo 

menti liabcrc cxercitalion cm, <|u*m naruram 


IO 


A. D. 1716. — Ecritures allemandes et écriture latine. 


Digitized by 

UNIVERSITY OF CALIFORNIA 







Original from 













A. D. 1716. — Ecritures allemandes et écriture latine. 


a) A. D. 1716. — Une page des modèles d’écriture de Michel Baurcnfcind : Vollkommene Wieder-Herstellung der bisher sehr in Verfall 
gekommenen gründ- und zierlidten Sdireib-Kunst, Nurenberg 1716. (En 1736 parut la seconde partie de ces modèles d'écriture, sous ce titre: 
Der zierlichen Sdireib-Kunst voUkommener Wiederherstellung anderer Theil. in weldiem die rechten Fundamcnte derer gebrüudilichsten modemen 
Sdirifften compendiôs und leidit begrei/ftidi, zu jedermans Nutzen, Aushülffe und Nadtahmung, mit Figuren in Punctis und Linien. deutlich 
vorgestellet, demonstriret- und verschiedene Hand-Griffe und Vortheile angezeiget und gewiesen zperden. L’ouvrage porte aussi le titre : Grund- 
mâssige Anwe'isung zur teutsdi - lateinisdi-italienisdi-franzOsisdi- und holldnxlisdien modemen Sdireib-Kunst.) 


Cursive gothique allemande («Deutsche Kurrcntschrift»), A comparer 
avec la cursive allemande du XVI* siècle, pl. ut. L'écriture se rapproche toujours 
«le plus en plus de la cursive moderne allemande; il n’y a que quelques lettres, 
comme * et h, qui ont encore des formes de transition. Pour pouvoir tracer le 
plus possible de lettres couramment, sans avoir à lever la plume, on use beau¬ 
coup plus qu'auparavant de liaisons, de coulées et de petits crochets. K. 0 . il (» 
ae, oe, uc) sont marqués par deux points. Tous les mots substantifs commencent 
avec une majuscule (i. 3). 

Lettres isolées. Le trait final de b a un petit crochet, ménageant la 
liaison avec les lettres suivantes Ctmmh, i). Dans la liaison ch, le e ne se distingue 
de l’i que par l’absence du point (/«A dnrth, 1). Voir le «I rond il. a), La tonne 
de l> marque le passage à l’e allemand moderne : le crochet, qui autrefois tenait 
place de l’œil, se trouve à une certaine distance et parallèle à la ham|te. à la¬ 
quelle il est relié par un petit trait; plus tard on fit le crochet aussi long que 
la hampe d'où la forme étrange de l e allemand moderne, composé de deux traits 
verticaux et «le trois traits obliques (fciw, einen, 1). f porte en haut une boucle 
et au milieu un petit trait oblique \gUickfallt, 3 ). La boucle supérieure du ir 
ressemble à l’a; comme dans l'écriture allemande moderne, elle est reliée à la 
courlie inférieure par un |>etit trait (/tgrmken, a), h a une boucle aussi bien en haut 
qu'en bas; la brisure du milieu (qu'un ne trouve plus dans l’écriture moderne) 
rappelle la forme ancienne (M dmrek, 1). k a en bas un trait de liaison (ktmmen. 10). 
o a en haut un petit crochet (l). r a deux traits verticaux, reliés en bas par un 
crochet idurth, i). On se sert de l'a long au commencement et dans le corps des 


mots, de l'a rond à la fin des mots (en d’autres planches de Baurenfeind on a 
l's rond aussi à la fin des syllabe* dans le corps des mots); l's long est légère¬ 
ment ar«iué en haut ; en certaines liaisons il est fortement courbé [tmgtnd, teint*. 8; 
W/. 9; voir pourtant me». 1; tit. »o). t a la haste supérieure; il se lie aux lettres 
qui le précèdent par un long trait oblique, avec celles qui suivent par un petit 
trait horizontal <1 futur 1). ■ et v sont enfin nettement distingués : u est pour la 
voyelle, v p*>ur le* consonnes (Bevtr, 1; unuhnldigm, a); pour se distinguer de n 
u porte un crochet vertical ondulé. * dans le corps de* mots a une petite forme, 
au commencement des mou. au contraire, il a une grande forme ( ttiinu , 1; nr«r, 5); 
le petit * en avant porte un coup de plume; on serait tenté de prendre ce trait 
pour un e ou pour un petit t ; de fait, autrefois, on écrivait souvent r* et /*, il 
ressort pourtant des alphabets donné* par Baurenfeind en d’autres planches de 
son livre, qu'on «loive lire z (comp. r* dans le mot enttehet de l’écriture de 
chancellerie ci-dessous, ligne 7). — On remarquera aussi les formes variées des 
grandes lettres. Le grand A n’est autre chose qu’un agrandissement du |»ettt a 
{.lugtn, 9). De même une de* forme* du <1 répond i la forme du petit jr I Galgtn, 6; 
voir d’autres formes du H dans Cnaden, 3; iStrtvgtnAtit. 91. 

Beaucoup de ligatures. 3), «v*(2.6', ^(7), «#{8. ro), //(147). /* (3 8.9). 
a (2. 6). On remarquera aussi la ligature de la grande lettre H avec t ( Strùk , 1). 

Ponctuation La virgule mar«|ue la petite pause (1.s). Devant le discours 
direct, on a un d«iuble point (8); voir aussi le double point ligne 5. A la fin des 
phrases on a un point (to). 

Deux traits d'union à la fin des lignes 19). 


Farm einer andrrn denrlelclieu orduutiprsniiisxlirrn relnen 
Currentschrlfl» 

Bcvor sich Hammon durch einen Strick in die Grubcn stürzte, 
welcht- er tien unschuldigen Mardochai gegraben hatle, ururde er von 
andern Hoffleuthen des Kbnigs. uelche gleichfalls in groszcn Gnaden 
waren, gebetten. er solte sie dorh lehren, wie sic îhres m&ihtigsten 
5 K oings lluld un<! Gnade crhalten môchten. Hammon uar xuar 
sehr betrûU und hatte ein natQrliches Abscheuen vor dem Galgcn, 
doch wolte seine zu spat crlehrnte Klugheit mittelst folgcnder Lettre 
cm Gedachtnüsx hinterlassen, sagead: Wer will, da*z seines Herrn 
Gewogcnheit bestândig Ideiben soll, der halte beede Augcn unver- 
10 ruckt auf «lenselben und lasse sie ntinmer von ihm kommen. 


b) A. D. 1716. Une autre page des modèles d'écriture de Michel Baurenfeind : Vollkommene Wieder-Herstellung etc. 


Ecriture allemande de chancellerie A comparer avec l'écriture 
allemande de chancellerie du XVI* siècle, pl. tatb. Ici les lettres sont droites; 
il n’y a que les lettres longues qui soient un peu inclinées vers la droite; en 
d'autres exemples de la même écriture toutes le» lettres sont inclinées ver* la 


druite (< get.keitnt Aanu'eî*) ou vers la gauche (• gtltgft A'antUt *). Les lettres de 
cette écriture *e distinguent de l écriture courante par des traits grands et forts; 
beaucoup «le lettres sont imitées «le l'ancienne écriture gothique : voir par ex 
c. «I, e, f, h, r. t. 


Forni einer anlfrecbtsteheiiden xierlichen C’antaley. 

Gordianus der Krste diese* Nahmens \\ur«lc anno Christi 237 im 8o'«" 
Jahr seines Alters durch emhelligc Wahl de* Ratha und der Gemein *u 
Rom luffl rflmiachcn Kaiszrrthum bcfônlcrt. Allcin er hat «Jaunit 
\scnig Freud genossen; dann da er gleich im Atifang scincn Sohn 
Gordianum den Andern wider semen Feind, den rômischen Kriegs- 
Obristen Capellianum, schicktc. und sol< her in dem Treffcn um* 
kommen, hatte er über dessen Verlust sich so entsetzet, dasz er sich 
sclbsten narh einer monatlichcn Regierung erhencket. 


c) A. D. 1716. — Une autre page des modèles d’écriture de Michel Baurenfeind : Vollkommene Wieder-Herstellung etc. 


Ecriture ronde («Rotundschrift») : imitation de l’écriture humanistique 
de manuscrit (voir pl. 115 b). Baurenfeind reproche à cette vieille écriture en 
particulier de n'avoir pa* de lettres majuscule* et de les emprunter à l'écriture 
romaine ou carrée (Il s'agit de la Cafdmlit quadrata\. 


Dans d'autres planches Baurenfeind donne «les modèles de l’écriture 
latine cursive, dont les lettres corre»|»ondent presque entièrement aux lettres 
cursives, qu’on emploie aujour«l’hui. 


Farm einer grttndlichen un«l regullrten Kotund-Nchrilft. 


•> Mi 


•> Mk atAMtJa. 


5 


10 


Lycurgus illc legislator, cum conaretur 

cives suos a moribus praesentibu* ad temperantiorem vivendi rationem t , % 
traducere nam erant corrupti delitiis), duo* educavit catulos eodem pa- *. .• 
tre et cadem matre progenitos: qu«irutn atterum passus est tlomi lautW*; 
ribu* cibis vesci, alterum eductum ad vcnatkmem exercuit. Dcindc 
cum ambos in forum, ubi turia convocata erat, produxisset, spinis simAV. \ 
et escis quibusdam delicatioribus ') illic (•ositis, mox leporcm emisit. cpjç; 

uterque ra|»erctur ad assueta, *) et aller ad escas ferretur omni impctu^^Jted Jeporem 
invaderet: „An non vidctis, u inquit, „cives, «luos catulos, cum ex eodem ain{ jjencre, tainen 
ob diversam cducationem admodum dissimiles inter *e evasissc. plusque udjhjçnestatem mô¬ 
me nti habere exercitationcm quam naturamr’* .***. 





Digitized by 




Original from 




















• % 


Ætm> 





y , y , vvt^iUvtM lilich ,Çav ituiXu) «, . 

^j} c ‘, m \ kVw ^ arritt**r c*rytvn/ ’tv£iv*t*^fc/d>iKK r.v*£%r> cvMrAl.v^^iic.i . 

Avorte' A^yiJc.wwviMi^ +7 £/*VirmAtviw\*A VH ^AiifctirfirlK iSkchïts . 

VAttiU’u,^ ^vil w.V u*.*i.v±:.*fw r w'xtw vnc'x'crû^.C^vrMiTu.s il* i'\v.*rvtv* *r*}i «uKaim va 

cVr-üviy >Kv xvt:r\ ytvntKnwJi iv/Hv^v^iUi ù*&&&*** vrW«rri 


iw^ crj|*’»A 'wjHurfrn «am* tfr»iY*<r. . 
■w m/rttfjt A JT^yKv V^rA^nc* , 

/vÏHATtf'Hj yrWirnmM rw.VA\w ct// 


»••*•. •*, ». • • ♦ 


9* V ? 


A. D. 1763. — Bulle de Clémenl XIII. 

Trêves Sudttnhliolhek; Art hiv Mr.it. 


O 

(N 


Digitized by Original from 

UNIVERSITY 0 F CALI FORNIA_U NIVE RSIT Y O F CALIFO R NIA J 



















A. D. 1763 . — Bulle de Clément XIII. 

Trfcve», Stailtbibhothek : Archiv. N* 11. 


R egeste : Le Pape Clément Xlll lait savoir à l'empereur François I qu’il a confirmé l’abbé Willibrord Wittman, élu par les moines du monastère de S. Maximin près de Trêves, 
et qu’il lui a confié le gouvernement dudit monaslère, et recommande à l’empereur le nouvel abbé et son monastère. Rome, 21 Mars 1763. Parchemin. Dimensions : 28X47 cm. 
Dans la date on se sert encore du |MC de hHOacUUh d’après lequel l’année commençait au 25 Mars : ainsi le 21 Mars 1762 se trouve être d’après notre façon de 
compter le 21 Mars 1763. Cela ressort aussi de l’année du pontificat (ligne 18) : Clément Xlll fut élu au S. Siège le 6 Juillet 1738; il s'ensuit que ce n’est pas le 21 Mars 1762, 
mais le 21 Mars 1763 qu'il se trouvait être dans la 5* année de son pontificat. Dans sa réorganisation de la curie romaine, par la constitution Sapienti consilio du 29 Juin 1908, 
le Pape Pie X a définitivement abrogé ce style : In posterum veto tn omnibus apostolicis lilteris, sive a Ganeellaria sive a Dataria expediendis, initium anni ducetur, non a die 
incarnationis dominicae, hoc est a die XXV menais Martii sed a kalendis lanuariis. 

Au bas, à gauche, se voit sur notre Fac-similé le nom du >taxator Palmilii, devant se trouve une abréviation pour taxa et le chiffre X; c'était la taxe pour l’écrit. 
Un peu plus loin à droite on rencontre un autre signe de taxe : X. par-dessus V, surmonté d’un trait horizontal (— 16); c’est là un exemple du système particulier usité dans 
les comptes de la trésorerie, à la chancellerie pontificale. On écrivait I, 2, 3, 4 avec des points ou des traits horizontaux; les nombres 5, 10, 50, 100, 1000 par les chiffres romains 
correspondants V, X, L, C, M. les nombres au-dessus de 5 etc. par des combinaisons de chiffres romains et de traits horizontaux : pour 6 par exemple, on se servait de V avec 
un trait horizontal par-dessus; pour 7 V et deux traits; pour 8 V et trois traits; pour 9 V et quatre traits; pour 11 on écrivait X surmonté d'un trait et ainsi de suite; pour 15 
X avec V par-dessus; pour 16 X et V par-dessus, avec un trait. Le chiffre pour 16 se trouve dans notre bulle aussi au-dessous du pli (sur notre Fac-similé on ne voit que le V); 
plus bas, on lit les noms : D. Sauze et P. Mattéi ; ils étaient « taxatores » pour les vacabilisti • (supprimés par Léon Xlll). Sur ce système de comptabilité voir L. Schinitz-Kallenberg, 

Die Lettre von den Papsturkunden (dans A. Meister, Grundrlss der GesdUditswissensdiaft, I, Leipzig 1906, p. 218). 

Vers le milieu, au-dessous de la dernière ligne se lisent les lettres C. S. D'ordinaire, à cet endroit des bulles on a trois lettres : L (—tectum), C (— correct um), et l’initiale 
du nom du cardinal vice-chancelier ou du régent (Prelato Revente) de la chancellerie. 

Vers le milieu au-dessous du pli (invisible sur notre Fac-similé) on trouve les noms A. Cunoniu .« et /. Caraffa cap (probablement cappettanus) : c’étaient les abbrevtatori 

del parco mappiore. — Au-dessous, sur le pli, à droite, on a le nom du Scriptor apostolicus : N. Malocardus. — Le sceau de plomb n’existe plus. 

Au verso on voit le signe de l'enregistrement et un nom (illisible). Par-dessus, le nom A. Cunonios. 


Ecriture de» bulles pontificale». Appelle iiiui liftera sancti Pétri, en italien icrittura 
bol Ut if a l.ei premières traces de cette écriture caractéristique diMtcit* A lue, *c rencontrent iUn* 
les balles de la wQCOùéê moitié do XVI» siècle Elle est caractéristique pour les belles du X 
XVIII* et XIX* siècle. Cest un produit de l'époque baroque Elle a pour fondement l'écriture gothique 
des bulle» pontificale», de U fin du moyen Age Léon Xlll U supprima par un motu proprio en d.iie 
du <9 Décembre 187$ Voici le texte de ce motu proprio (A<U ******* trol. XI. 1B7H. p. 465) : 

„LEO PAPA Xlll. Motu proprio etc Univcrsae rccltsia* regimcii humihtati nustfae cotteredi* 
tum inter alla aollkitudmem a nota* ex postulat, ut per eos, quorum opéra et ministeriis utimur, eac 
meliarationcs ac modificationes. quac mngi* pubticac utilitati rmuulcre magisque actati huic nostrac 
respondcrc videntur, tn re praesertim ecclesiastica procurentur atquc affcranlur Quapruptcr, eum 
experientia compertum Tuent, chauctcfcm tbnutonicum, vu goMtafa», utpote ab usu commuai remotum, 
iittefarum apostolicarum lectioni difhcultatcm ingérer* et carundcm rentotari expedioonem, quousque 
authenticum exemplar» nuncupatum. signatum non fucrit, plumbeum rcro numisma faciliori 

huiusmodi litterarum transmission* haud Icvitcr obeatt, super qilibias datas quandoque fuisse qucrela* 
novimus, nus bis aÜUquc minons ponderis incommod a prospiciendum aposlolki mu ne ri* esse reputamu* 

Idcirco de concilie dileeti noatri filii cardinal» Pro-Datant, et andito desuper etiam ditccto filio 
cardinal! sanctae Rumanae ecccsiac Vicc-Cancdlario. |»er pr*c*cnte» huera* Motu proprio chararterls, 
de quo «upra in apostolkia littens usum sublatum et abolitum dcce mimas ac dcclaramus, mandanteu, 
ut a praesentium publicationc litterac apostobrae commun* latlno charartere super rharta perRamena, 
ut m more est. exscrihantur et exarentur. fi r mis tamen manentibus omnium et singuîorum ofbcialium 
et ministrorum »ul»*cnptiunib»»s cum proprtt cuiusque muneris respeefiva dcsignattonc. 

Ouoad plumbea numismata una cum adicCli» cor du U* praerlpmnua ea ncrvanda tantum esae in 
apottuliCf» luteria collât lonum, érection um et dismembratsonum bcneficiorum maiurum. neenon in allia 
Sanctae Scdis solcmnibu» acti* In rcliqut» vero litieri* et praesertim tn Ulu quae bénéficia minora 
ac dispensâtiones super impedimenta matrimonial!bus respkiunt. auctontate no»tra apoetolica per 
praesentes cadcm alxilctvm» et abohta fore statuimus et mandamus, iisque substitut ac substitutam 
et subrogatam fore iubemus unpresaiuncm rybri colons alfllli BOviter COnAclendi, imagines ipsorum 
apoatolorutn Pctn et Pauli referentis, inscnptione nom mis régnant» suturai pontifie» cinumdocta. 
Quae autem pro ftdcliter cu»1odiendts et asservit*!» plumbt numismatum typis statuta sunt, cadem 
per praesentes confirmant us atque examussim olvacmnda exae «Jeccrtnmu» 

Quamobrtm eardinallbua nostris Pro-Cfctario, et sanctac Romanae eccleme Vicc-Canccllario 
eorumque pro lempore successoribu» hoc nostro Mot 11 proprio priée ipimu» et in mugi mus, ut ipat in 
posterum in quacumque litterarum apostolicarum huiusmodi expédition*, supertu» praetntna atque 


ordinata prme oculis habentes ea flrmiter Obserrent» et ah omnibus et aingulis «bi respective subjectif 
oflSciabbus, mmutris ac personis quibuscumoue inviolabtltter obserrari faciant, 

Non obstâitlihu» quilnjavis conatitutvonlbus et ordinauonibus apostolicis» ac, quitcnus opas sit, 
l>* ittrf ns* ÊtUtnd* altisque nostm et canr eMarUe aïKistolicac reguli*; nectvon pnvilegos» tn- 

dultis, facuttatibua. et htteris apostolicis spécial! memione dtgnis. et ex quacumque causa hic forsan 
de nccessitate expnmenda, conreaxia appivdiatts et Innovant usibut quoque, stylia, consoctudimbus 
ctUin diutumLs et inveteratis in contranum praemissorum quomodolibet facvctitibus vel extantibus 
Ouibus omuibua et stngiiliv llUrum omnium et singuUrum tenores pro plenc et sufNcienter expies»» 
et insertis habentes ad praemiviorum efTectum spe* tabler et expresse pniesentibui huius ooatn Motus 
propni Ittterif drrogamus, caeteris contrariis quibuseumaue 

Nulli ergo botnmum lirait paginant hanc noatrac abolition!* suppression», suhrogationis, COtt- 
tirmatwinis. praecepti, statuli, mxmUtL et voluntat» tnfringer*, vel ci ausu teinerarso contraire Si 
qui» autem hoc tcntarc praesumpsent, indignationem Dei oranipoteotis et bcatorutn Pétri et Pauli, 
apostoiorum eius, se noverit incursurum 

I>atum Romac apml sanctum Petrum die vwesima nona Decembrt* 1*78 

LEO PAl’A Xlll Larolus cardinal» Saeconi. Pro-Datanua ” 

Dans ce document la Mcriitur* est appelée r Aêr+rttr foUuiaiM, «an» doute, jiarce que 

Gaetano Martni dan* *a //»«• $jjû*a avait soutenu qu’elle avait été introduite dans la chiincellefie 
pontifie aie par le Pape allemand Adrien VI ',1518— 1 $ 83 )* 

Lettres isolées. Au lieu de me et •* on a * 3; 4 d est rond (d* j. l). • porte 

en haut un petit crochet, qui d'ordinaire est téparé de la hampe; 4 la fin des mot*, ce crochet est 
fort long; de plus, au-dessus du crochet se trouve un petit trait d ornement; • ressemble 4 «, pourtant 
s • M manque le trait d'ornement (imvnwr, 1 : ai. Voir f a; S> I a un point (il 

A la fin des mots m e* il ont un long trait final 1 * • Voir f \ fr*p** jftsr,l j). «t q \*xd*mrut.t) r est droit fl. a). 

L'n roml 4 la fin îles mots a la forme la plus étrange {CUmmt 1 ; voir s long it). 

Beaucoup de lettres ma)Uir ules ont des formes étranges : voir A (s 8 *. Il C13.4 4 11 . 

E ij). P ; «o H (j). I j. 17). K \% * 13 4 > 4 6 ), 0 3), I* (4 1 H R u. 7 N j 3 T 3 4' V «6 VI 3 

Le* abréviations sont spécialement usitées pour les mot» et fortntilca qui reviennent souvent 
(a 3 4). Quelquefois la finale de* mut» e »4 remplacée par un trait oblique nWfarf#» 3; rvnrWr»». 8 l 
L igatures. Voir « a l», lui. // 1», *t (j. 6 ), ti (i) etc 
Aucun signe de ponctuation. 

Un trait d'union 4 la fin de» ligne* ». J- 4 6). (piqûres de compas. 

Les lignes sont tracées 4 la pointe sèche. A droite et 4 gauche en marge 00 remarque les 


Oemcna cpiscopus, servus servorum Dei, charixaimo In C’lirtsto filio Francisco, 

Komamirum régi in im^icratorem electo, salutem et a|Histolicam liencniictlonem Hodie electionein de petKina diiccti nui 
Wiilibrordi Wittmasi. monachi monasterli sancti Maximini ordinis sancti Hencdicti extra menia civitat» Treui- 
rensis, nullius seu Tre tu renais diecesi*, Scdi sposiolice immédiate subiecti. per dilecto» fibos capitulum et muiia- 
3 cho» eiusdem memasteni ceno tune expresso modo abbatt» rcgimlne destituti, canonke c«lrl»cat;mi afHJSt<ibca 
auctontate spprobavimus et contirmavimus, eidemque monasteno de |«er*ona dseti Willibrordi, m>bis et venc- 
rabilibu» fratnbus nostm sancte Romane ecclesie t axdinalibus ob suomm ex*gcntiam menturum accepta, de fratrum 
horundem consilio dicta apostolka auctéifitute providimus ipsiunquc ails in abbatem pcufccimus. curam, regimen et 
administrâtk>ncm ip»ius monasterii ci in spintualibu» et tem^H^ralibua plenari* committendo, pruut •) 

10 in nostri» indc confectis literia pleniui continetur. Cum ilaquc. fili chariwime. sit virtutis opus, 

Dei ministros benigno favore proscqul ac co<s verbis et operibus pro régi» eterni gloria venenui. 
maicstatem tuam regiam rogamus et hortamor attente, quatenus eundem WiVlibeordum ablietcm et mo- 
tiasterium prcdictum suc cure commis»um habeas pru mmtra et Scdi* apostotice reverentia prxq»cti*ius co«nmen- 
dato*. in ampliandis et con*erxamlis ïuribu» suis sk eis tui benigni faroti* auxilio prosequaris. quod 
13 ipse Willibrordus abbas tue celntudmis fii f tus presoiio in commissa sibi dieti munasicrb cura possit Deo 
propitio prospeniri. ac tibi exinde a De*» perennis vite premium et a nob» condigna pruvemat actlo 

S ratUrum Datum Rome apud sancUm Marnm Makirem anno incarnation» domimee millesimo Bcptingentesimo sexageauno secundo, 

uodceimo AalemD» Apriha, ponttficatui nostri anno quinto. ^ Malocatdu» 

•l A c4t4 A* fir+ut ou a um ek * mmat* «lp« 4m r»n»oi , «a ne tm fat ici à poi «II* répotU ffw-èlte ^*1 r*Sr » aitUac ipècfaltiMtii I’aïuama «M l’autr* bjle foc I'm c»t hit 


Digitized by 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 





Original from 

UNIVERSITY 0F CALIFORNIA 

■ " : : ' — :